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jeudi 26 mars 2015

Crash dans les Alpes : nouveaux délires des chaînes info

Les chaînes d'info en continu ont pourtant été mises en garde 

Au festin de la tragédie, les loups de la presse et de la politique se pourlèchent les babines 
Nul besoin des loups pour ajouter de l'horreur à la catastrophe aérienne qui a vu un Airbus A320 s'écraser dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 147 personnes à son bord. Pourtant, l'AFP, suivie par S.V. pour BFM-TV ainsi que Léo Klimm et Aurélie Abadie pour Les Echos, reprend une information du quotidien belge La Dernière Heure, alertaient, mercredi, sur un risque de loups qui "pourraient être attirés par l'odeur des corps des 150 victimes". Une information qui pourrait être prise au sérieux à l'heure où Valls dit sa "peur" de Marine Le Pen, prédatrice plus redoutable que ses alliés communistes, et où Hollande veut "arracher" les électeurs aux griffes du FN... Tandis que personne ne vient en défense des loups du FN, les experts de la faune sauvage nient en bloc comme abjecte la menace animale sur les victimes de la Lufthansa dans les Alpes.
"Le site du crash, qui a coûté la vie à 150 personnes, est cependant gardé par de nombreux gendarmes même la nuit. Car, d’après les gendarmes eux-mêmes, la montagne héberge aussi de nombreux loups. Des animaux qui pourraient être attirés par les cadavres des victimes," écrit le journal belge.
Le Monde conteste
L'écologiste Audrey Garric dénonce un canular. Pour cela, elle appelle à la rescousse un expert de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui déclare: "La région de l'accident, située entre Digne-les-Bains et Barcelonnette, s'avère bien une zone de présence permanente du loup, revenu naturellement dans les Alpes françaises en 1992. " Depuis 2006, il y a effectivement une meute sur le secteur dit des Trois-Evêchés-Bachelard. Sa taille est variable selon les hivers, mais on y relève des effectifs en général de l’ordre de cinq individus." Pour autant, assure-t-elle, si les loups peuvent atteindre les zones escarpées, les dépouilles des victimes ne risquent rien, tant le prédateur est un animal farouche et méfiant. "Les rotations constantes des hélicoptères dans les airs et les équipes de gendarmes, d'experts sans oublier les badauds au sol, sont autant de facteurs de perturbation très importants pour les loups, au même titre que pour le reste de la faune sauvage. Il y a tout ce qu'il faut pour les faire fuir", assure Pierre Athanaze, président de l'association Action Nature et ancien président de l'Association pour la protection des animaux sauvages.

En revanche, la meute des journalistes s'est répandue sur la zone

"A quelques pas de la mairie, la Maison de la jeunesse s’est, elle, reconvertie en centre médias, accueillant les journalistes européens venus en masse. Le procureur de la République devrait donner une conférence de presse ce matin," écrit Les Echos. 

"Angela Merkel, Mariano Rajoy et François Hollande sont attendus vers 14h sur les lieux du crash", poursuit le journal économique.
Le président Hollande n'a pas manqué de se précipiter


A défaut d’information, l’imagination prend le pouvoir à l'antenne

Chaque organe de presse déclenche sa "propre" opération médiatique qui doit capter l'auditeur et les recettes publicitaires: il faut meubler pour tenir.
"J’atterris sur BFMTV à midi passé. 'Alerte Info BFMTV – Crash d’un A320 près de Digne : Airbus n’a 'aucune information'", témoigne un Samuel Gontier stupéfait, dans Télérama. "Pas d’informations, confirme le correspondant à Toulouse, devant le siège du constructeur. Mais on imagine le choc parmi les personnels des chaînes de montage.
"Il y aura beaucoup de larmes dans leurs yeux. " Oui, en général, on pleure des yeux, s'agace S. Gontier. Mais quand le reporter en vient enfin aux faits, c'est pour dire : " Tous les jours, on fabrique des avions ici. Il en sort des quantités incroyables." Bac +5 et régime fiscal spécial totalement justifié...

"En Allemagne, on est très inquiet", selon le correspondant de BFMTV, qui précise n’avoir "aucune information". "Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise en place ?", s’enquiert le présentateur. "Aucune information ici", avoue à son tour la correspondante en Espagne. "Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise en place ?", s’inquiète à son tour la présentatrice, avant de rappeler Toulouse. "Toujours pas d’information ici", confirme l’envoyé spécial au siège d’Airbus. Pour l’instant, les versions convergent : "On a très peu d’éléments." " Donc, très peu d’informations." Le client de ces chaînes a-t-il le sentiment de vivre le drame en direct? La tragédie provoque-t-elle en lui une montée d'adrénaline? Il éprouvera peut-être bientôt la belle secousse annoncée... 

A 12h29, une "alerte info" me révulse : " 'C’est terrible, c’est un drame épouvantable.' (Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence/BFMTV)". Je ne vois pas ce que les élections départementales viennent faire dans ce crash. Un peu de décence, s’il vous plaît.  Faut-il que les autorités fassent  à n'importe quel prix la preuve de leur efficacité ?
Enfin, les premières infos vérifiées surgissent. "L’avion a décollé à 10h01, confirme l’aéroport de Barcelone." "Un gymnase aurait été réquisitionné", lance un journaliste, bien qu'incertain. "La responsabilité de la télé-réalité est écartée", assure le blog de Morandini, en allusion au drame argentin de l'émission de TF1.


Pendant ce temps, "François Hollande reçoit le roi d’Espagne" devant une envoyée spéciale d’i-télé. "Felipe VI reçu à l’Elysée dans ces conditions particulièrement dramatiques." (info i-télé) Le palais présidentiel aurait-il été touché par des débris de l’A320?  
De son côté, le président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence continue à faire campagne, déclarant : "Notre département n’avait pas besoin de tout ça." Quelle inconvenance ! Ce n’est pas le moment de disserter sur les élections départementales. Interrogé par i-télé, le maire de Barcelonnette, en vrai montagnard, se montre plus sobre : "Quelles informations avez-vous ? — Les mêmes que les vôtres !" 

En plateau, on annonce comme le Messie la venue de Bernard Cazeneuve. 
La pilote de l'avion de la gauche qui s'est écrasé à la présidentielle de 2007, "Ségolène Royal va aussi se rendre sur les lieux du crash." Elle plaidera la circulation alternée des Airbus A320...
Manuel Valls fait savoir en revanche qu'il a mieux à faire que de se déplacer: pendant la tragédie, il est en campagne des départementales. Le Premier ministre fait toutefois dire que son agenda est bouleversé: le drame n'était pas là où on croyait.

"Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise place ?", demande le présentateur de BFMTV au maire socialiste de Digne qui un bref instant se demande s'il est question des départementales. "Une cellule de crise a été mise en place au ministère de l’Intérieur", annonce l’envoyée spéciale place Beauvau. Mais toujours pas de cellule psychologique. Et à Toulouse, au siège d’Airbus ? " Toujours pas d’information ici", rapporte l’envoyé spécial. "Merci pour ces informations." On ne sait qu'une chose, c'est qu'on ne sait rien".

Sur BFMTV, "on s’interroge beaucoup sur l’avion, l’Airbus 4U9525" et surtout sur les chances d’établir un nouveau record. Est-ce "le plus grave accident depuis le crash du Concorde à Gonesse" ? En tout cas, c’est "l’une des plus grandes catastrophes aériennes de l’histoire de France". Au moins depuis Henri IV. 
La présentatrice est seule et n'a personne avec qui passer un pari: les binômes ont éclaté; les garçons ont été envoyés au froid sur le terrain, mais les dames en décolleté arborent leur brushing impeccable en plateau: un drame peut être la chance d'une vie de femme. Pour juger du record à afficher en bandeau déroulant qui mangera le tiers de l'écran, des escadrilles de consultants aéronautiques à peine débarqués de la collision d’hélicoptères de TF1 reprennent place dans les cockpits, pardon, les studios des chaînes infos. " L’avion s’est déclaré en détresse", rappelle le présentateur. Non, c’est le contrôle aérien qui l’a déclaré en détresse, corrige l’expert. 



Escalade escarpée de la compassion et de la légende Cazeneuve










"C’est un décrochage, ce n’est pas un piqué", assure Michel Chevalet, pilote d’essai de 76 ans qu'i-télé a dû sortir de la naphtaline. "Le fait que les débris s'étendent sur deux hectares, est-ce que ça dit quelque chose ? — Ce n’est pas très grand." "Un rectangle de 400 mètres sur 500 mètres", traduit un expert de BFMTV. Soit à peu près "20.000 mètres carrés", selon i-télé. Et en terrains de football, ça fait combien ?

"On n’a aucune certitude sur une explosion à bord", me rassure i-télé. Qui croit tenir un formidable scoop avec son entretien avec un "pilote ayant participé aux recherches". "Je n’ai pas vu les débris, avoue Gérard Monchablon. A priori, l’avion a dû avoir un problème." Voire un pépin. Et de conclure très sagement : "Ça sert à rien de faire des hypothèses." "Vous nous parliez de dépressurisation brutale", rappelle Bruce Toussaint, tentant de relancer l'indispensable Gérard Feldzer, chef d’escadrille sur i-télé mais aussi sur BFMTV, qui avertit : "Nous saurons avant la fin de la semaine ce qui s’est passé." "Mais avez-vous une intuition ? Est-ce que l’hypothèse terroriste ou crapuleuse est à exclure ?" En tout cas, le conflit d’intérêts est avéré : l’expert aéronautique d’i-télé est aussi l’instructeur qui a appris le pilotage à Michel Chevalet.

C’est une info iTélé, "il semblerait qu’il n'y ait pas de Français parmi les victimes". C'est plié: on remballe les gaules ? Mais non, c'est pas fini ! François Hollande le décrète, "c’est un deuil que nous devons éprouver, car le crash s’est produit sur notre sol". Le croque-mort de l'Elysée n'en a pas eu assez pour faire remonter sa popularité et i-télé encourage aussi sec les Français à présenter leurs condoléances au numéro d’urgence de la compagnie Germanwings :
A 14h10, i-télé est fière d’annoncer la présence d'un reporter "sur place, à quelques centaines de mètres du crash" (à peine) et triomphe bientôt : "Vous voyez ici les images de Seyne-les-Alpes." Et ce n'est pas tout, l'envoyé spécial à l’aéroport de Barcelone aussi dévoile un document exclusif. "Vous avez d’autres éléments sur les familles qui sont bouleversées ?" "Oui, on a la première photo des familles." Génial ! Mais… déception… On ne les voit pas pleurer.

A 14h28 sur BFMTV, "c’est l’heure d’un premier bilan : 150 morts, aucun survivant ". Michel Vauzelle, président de la région PACA, ne veut pas manquer le fête et adresse en direct "un message réconfortant pour/à ceux qui sont en deuil : la région est très bien équipée. Nous avons les meilleures technologies au monde." Nous vous promettons des morts high-tech, un deuil up to date...

"A 14h58, i-télé offre à son public la première vue exceptionnelle de la vallée de l’Ubaye et le certifie, "ce sont des images d'aujourd’hui".
A 15h15, BFMTV réalise son premier duplex avec l’envoyé spécial tout juste arrivé à Seyne-les-Alpes. Pour avoir interrogé des témoins directs, il est en mesure de décrire la scène du drame : "C’est une scène assez simple, celle d’un avion qui a percuté une montagne. Ce que nous savons, c’est que la phase de secours est terminée, nous sommes dans la phase judiciaire." La montagne a été mise en examen ? s'interroge Gontier, résolument indécrottable. " On est dans un cadre classique: pour l’instant, c’est un homicide involontaire", se risque en plateau le précautionneux Dominique Rizet, chef du service police-justice-crash. Comme pour le drame de Dropped. Sauf que, "pour la collision des hélicoptères, on avait des images précieuses". Il faudrait songer à équiper nos montagnes de caméras de surveillance.


Un expert prévient : "Il faut être extrêmement prudent: même les autorités se contredisent." Sans doute parce que les autorités regardent les chaînes info. Sur i-télé, on écarte définitivement l’hypothèse d’une disparition au large de l’Australie : "Contrairement à ce qui s’est produit pour le Boeing de la Malaysia, on saura très vite ce qui s’est passé." Un expert - un de plus-  de BFMTV - car la presse ne recèle aucun guignol: que des experts, analystes et décrypteurs de haut vol, si on peut dire - s’étonne que les pilotes n’aient pas composé le code "alpha zéro-zéro-sept-sept" et donne ses consignes en cas de décrochage : "First, fly the plane, toujours en cross check." Do you read me ? Over. 
"On est obligé de vous couper, intervient en plateau le contrôleur aérien, soumis aux "impératifs du direct": nous avons l’image en direct du roi d’Espagne, place Beauvau. François Hollande devrait faire le trajet à pied." C’est plus sûr.





Le présentateur de BFMTV fait le point.

"On rappelle ce chiffre : huit minutes de décrochage." "Non, de descente prononcée, corrige un expert. Un décrochage, c’est proche du piqué ou de l’avion qui part en vrille." Compliqué, pour le péquin moyen, mais c'est à cette distance que l'expert s'évalue. Je décroche. "Les éléments s’affinent, triomphe le présentateur: les débris ne sont pas à 2700 mais à 1800 mètres." "Le résultat est le même", note l’expert. "Premier bilan des victimes : 60 femmes 82 hommes, 2 bébés." Et 0 candidat de télé-réalité. "Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise en place à l’aéroport de Düsseldorf ?", s’enquiert le présentateur. Un communiqué de la société de production ALP rappelle que toutes les victimes étaient très heureuses de participer à cette aventure.

I-télé révèle que "Barack Obama propose l’aide des Etats-Unis." Mais pas de nouvelles d'al-Assad ni de Vladimir Poutine: c’est bien le signe d'une reprise de la Guerre froide. Et voici la première image des lieux du crash : "On voit des restes de fumée." Elle n’aura pas survécu. En exclusivité, Laurence Ferrari recueille le témoignage de Christophe Castaner, apparatchik socialiste replié sur Forcalquier, député PS des Alpes-de-Haute-Provence, qui vient de survoler la zone de l’impact : "Il y a des débris de femmes, d’enfants et d’hommes," a distingué ce socialiste rompu à tous les aléas de la vie. "Est-ce que vous craignez que l’avion ait pu faire des victimes au sol ?" Marmottes ? Loups ? Chenilles processionnaires ?… de quoi mobiliser les écologistes ! Pas de réponse de l'élu interloqué. "Nous avons été coupés", conclut la parano, Laurence Ferrari. 


Le député Castaner n’est pas perdu pour tout le monde, il accorde successivement des entretiens exclusifs et gracieux à i-télé, au Grand frère Canal+, au Grand soir 3, comme à la petite BFMTV . "Nous avons vu l’horreur, des petits bouts de l’avion totalement explosé. Et des corps des hommes des femmes." Le commun des mortels aurait lancé, l'oeil humide: "Y a pas d'mots!" Mais les experts s'en distinguent par la richesse du vocabulaire: "Ce sont des scènes effroyables pour les sauveteurs, épouvantables", s’émeut Laulau Ferrari (à ne pas confondre avec Lolo, son homonyme).

A la Seyne-les-Alpes, "tout à côté des lieux de l’accident", le reporter d’i-télé a aussi trouvé un témoin direct, "un des habitants a réussi à aller au plus près de la zone; il a même pu distinguer l'impact du crash". Mais "il ne voyait pas de corps". Ça ne compte pas, alors. 

Heureusement, Laurence Ferrari est consciente de l'indigence de l'information forcée et montre qu'à défaut de jus à exprimer, elle a du biscuit (de survie) dans sa musette : "C’est une vraie information : une des deux boîtes noires a été retrouvée." Ça change des fausses informations, mais ce n'est pas grâce à la liseuse de dépêches.



"Résumons tout cela, propose le présentateur de BFMTV, les questions fondamentales." "C’est totalement incompréhensible", estime un... expert. Comment avez-vous deviné? "On maintient l’idée d’une intrusion dans le cockpit ", précise un autre surdoué, plus aventureux, qui cherche à sortir du lot. 

Conseil à l’attention des familles : "Faut pas aller sur Internet: on voit des débris de l’avion, mais ce n'est pas le bon." Cette zone serait-elle une décharge aéronautique qui aurait échappé à la vigilance scrupuleuse des vertueux écolos radicaux ? D'ici que des espèces florales aient été percutées, on n'ose y penser. Restez sur BFMTV, nous vous garantissons des débris authentifiés. 





"Pourquoi on ne connaît pas encore l'identité des victimes ?", s’impatiente le présentateur qui dans tous les faits divers crapuleux se satisfait pourtant de l'anonymat de "jeunes adolescents" et de "personne" connue des services de police. "Il y a une simple question de décence, prétend un expert. On avertit d’abord les familles." 
Il y aussi des problèmes d’accès : "La salle de décision sécurisée est enterrée sous Beauvau, explique l’envoyée spéciale. "On y descend par un tout petit escalier (également escarpé?): c’est pour ça que les équipes de télé ne sont pas admises." 
Le présentateur n’est pas dupe et, en digne représentant du peuple (et du SNJ) il réclame que toute la lumière soit faite. Pas de complot avec nous: on veut, on exige la transparence. "On a l’impression que c’est le même problème à chaque catastrophe aérienne : on n’arrive pas à savoir ce qui s’est passé." Scandaleux. On nous cache quelque chose: complot juif, terrorisme islamiste, homophobie corporative ? Valls a sa petite idée: là-dessous, il y a Nicolas Sarkozy ! En effet, sa crise anti-FN lui a passé. C'est l'UMP qui risque de ramasser la mise: adieu l'Essonne ? 

Mais il y a encore plus inquiétant, c’est "le ballet des hélicoptères " 
"Le ballet des hélicoptères a duré toute la journée." "Ce matin, le ballet des hélicoptères a repris". "Vous voyez derrière moi le ballet des hélicoptères". Et au-dessus ? "Le ballet d’hélicoptères est incessant." "C’est le ballet des hélicoptères que l'on entend derrière vous." "Il n’y aucun répit dans le ballet des hélicoptères"… Pourvu qu’ils ne dansent pas un tango argentin. Et les drones? Y a même pas un un illuminé qui a vu drone ici ou là ? Un lynx, qui sait ?

Vous reprendrez bien un peu de
 
Christophe Castaner - pour la route - maire de Forcalquier, prolixe mais flou, et surtout politicien socialiste :
Le discours du député Castaner, 49 ans, peut plaire à tout le monde.


Il assure qu'il connaît bien la région (qu'il aime, et ses habitants aussi) de la catastrophe, alors qu'elle est située à 100km et qu'il est à Forcalquier depuis 2001. En effet, il a fait carrière à Paris comme conseiller technique de la ministre de la culture Catherine Trautmann en 1997, avant de devenir son chef de cabinet en 1998, et chef de cabinet de Michel Sapin, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat (2000-2002).


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