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dimanche 29 juillet 2012

Hollande et Montebourg menacent Peugeot, entreprise française

Riposte de Thierry Peugeot aux attaques de Montebourg




Montebourg, accusateur public




François Hollande a profité la malencontreuse date symbolique du 14 juillet pour tenir des propos très durs à l’encontre du Groupe français PSA Peugeot-Citroën. 

Mais ce sont surtout les critiques de l’aboyeur Arnaud Montebourg qui ont conduit la famille Peugeot à monter au créneau..
Nous sommes prêts à accepter la critique mais il y a des limites. " Le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, a directement répondu au gouvernement dans une interview au quotidien " Le Figaro " publiée vendredi 20 juillet. 
François Fillon et Jean-François Copé sont eux aussi intervenus pour dénoncer le comportement du ministre-fossoyeur, dit du "redressement productif", Arnaud Montebourg.

Thierry Peugeot contre-attaque.


ENTRETIEN - Le président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën déplore la façon dont sont traités le groupe et sa famille par le gouvernement.Thierry Peugeot, 56 ans, est président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën. Quelques jours après les critiques du président de la République contre "le comportement des actionnaires" [français], amplifiées par les déclarations d’Arnaud Montebourg [contre une entreprise française], le principal représentant des Peugeot au sein du groupe défend la position de la famille.

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous aux attaques du gouvernement contre la famille Peugeot, premier actionnaire du constructeur?
Thierry PEUGEOT. - Au-delà de ma propre réaction et de celle de ma famille, c’est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé: le conseil de surveillance, le directoire, l’ensemble du personnel, les concessionnaires, les actionnaires, les fournisseurs et même nos clients. Au restaurant d’entreprise, les salariés m’arrêtent, ils sont choqués, dans l’émotion. Je reçois des messages d’anciens dirigeants. Ce qui nous choque, c’est la manière dont l’ensemble du corps social est traité. Cela crée un fort sentiment d’injustice.
Quels propos vous semblent les plus injustes?



Citroën DS5 Hybrid4 Découvrable de F. Hollande





Il y a des mots que je n’ai pas aimés et qui ont été répétés: "mensonge" et "dissimulation". Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites. Il existe dans ce groupe une vraie passion, une fierté, une ambition forte. PSA Peugeot Citroën est le deuxième constructeur européen: c’est un constructeur qui a un potentiel énorme, un vrai savoir-faire. Nous sommes par exemple les seuls à avoir mis sur le marché la technologie hybride diesel, un produit d’avenir. Créé au pays de Montbéliard [dont Pierre Moscovici, actuel ministre socialiste des Finances, fut un député !...] il y a deux cents ans, le groupe s’est constamment développé pour devenir ce qu’il est. Il emploie aujourd’hui 200.000 personnes dans le monde, dont la moitié en France.
Comprenez-vous l’émotion que suscitent vos annonces?
Nous sommes bien conscients de la gravité du plan de 8000 suppressions d’emplois. Ces mesures sont douloureuses, je comprends qu’elles puissent choquer au sein de l’entreprise, du gouvernement et dans l’ensemble du pays. Mais nous sommes des gens responsables, des industriels, des entrepreneurs. Nous avons des valeurs d’humanisme et de respect, sur lesquelles le groupe s’est construit durant toute son histoire. Nous ferons en sorte que ces valeurs soient appliquées dans la mise en œuvre du plan.
Comment justifiez-vous ce vaste plan de restructuration?
Le groupe traverse une crise extrêmement violente, due au fait que le marché européen s’est effondré de 25% en cinq ans. Et comme il s’agit de la zone où nous sommes le plus présents, nous souffrons, d’autant que la concurrence est très forte. Dans ce contexte, nous sommes dans l’obligation de nous adapter, nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Tout au long de son histoire, le groupe s’est toujours adapté aux circonstances pour assurer sa pérennité.
La stratégie du groupe est remise en cause, continuez-vous à la défendre?
Je suis convaincu que nous devons devenir un groupe mondial et réussir notre montée en gamme. Il n’y a pas d’autre stratégie possible. Nous avons désormais deux coentreprises en Chine. Évidemment, nous n’y avons pas la part de marché que nous souhaiterions, mais le développement international ne peut pas se faire du jour au lendemain. Par ailleurs, la DS3, symbole du haut de gamme à la française, lancée en 2010, est un succès.
Arnaud Montebourg a reproché à la famille Peugeot d’avoir touché 78 millions de dividendes en 2011, alors que le plan de restructuration semblait en préparation, selon un document interne…
Les actionnaires sont d’abord des investisseurs. Notre priorité a toujours été de développer le groupe. PSA Peugeot Citroën n’aurait jamais existé si nous étions restés à Sochaux. Mais nous sommes aussi des gens responsables: à chaque fois que le groupe a été en difficulté, il a suspendu le versement de dividendes à ses actionnaires. Cela a été le cas en 2009 et en 2010, au titre des exercices précédents. En 2011, l’entreprise a versé des dividendes car les résultats de l’exercice 2010 étaient bénéficiaires.

L’effondrement du cours de Bourse de l’entreprise, qui a perdu les trois quarts de sa valeur en un an, vous inquiète-t-il?
Oui, cela m’inquiète. Le groupe familial a 25% du capital, mais il faut aussi se mettre à la place des actionnaires, qui détiennent les 75% restants. Si le cours a chuté autant, c’est que les attaques dont le groupe fait actuellement l’objet ont un effet immédiat sur leur perception du groupe. C’est une situation qui est dangereuse. La capitalisation boursière aujourd’hui de 2,3 milliards d’euros est extrêmement faible et n’a rien à voir avec les capitaux propres de l’entreprise.

Redoutez-vous une OPA?
Tout est possible. Il faut donc agir.

Est-ce parce que la famille ne souhaitait pas se diluer que PSA a tant tardé à mettre en place une alliance?
Le groupe familial n’a jamais été contre une alliance. En 1974, nous avons racheté Citroën, ce qui n’était pas évident, puis en 1978 les trois filiales de Chrysler Europe. Notre participation est d’ailleurs alors tombée quelques années plus tard à près de 20 %. Nous avons aussi fait le choix d’aller chercher à l’extérieur les meilleurs dirigeants, tous à très forte personnalité. Enfin, l’actionnariat familial est un pilier de l’édifice du groupe, un véritable atout. Peugeot a besoin d’un actionnaire de référence. C’est un élément de stabilité pour les dirigeants, les salariés, les concessionnaires et même nos partenaires étrangers, car nous avons une vision à long terme. [La reine, en Angleterre]

Votre alliance avec General Motors, critiquée par le gouvernement, n’arrive-t-elle pas trop tard?
C’est toujours facile de faire ce genre de reproche. Avec le japonais Mitsubishi, en 2010, cela n’a pas abouti. L’alliance avec General Motors est une véritable opportunité, avec une part de défi, ne serait-ce qu’à cause des différences culturelles. Mais il y a un vrai potentiel, de vraies synergies possibles. C’est un excellent choix.

Seriez-vous prêt à diluer encore la participation de la famille si cela était nécessaire à la survie du groupe?
Cela n’est pas à l’ordre du jour. Il faudrait étudier la question en fonction des opportunités.

Y a-t-il des dissensions au sein de la famille au sujet de Philippe Varin, le président du directoire?
Il n’y a pas de dissension au sein de la famille. Il y a l’unanimité totale. Et le conseil de surveillance a clairement exprimé son soutien à Philippe Varin, début juin.

Certains membres de la famille sont-ils exilés fiscaux?
Comme je l’ai déjà dit, j’habite en France, et je paie mes impôts en France. Tous les membres de la famille qui siègent au conseil de surveillance de PSA ou au conseil d’administration du holding FFP, ainsi que tous ceux qui travaillent dans le groupe, vivent en France et y payent leurs impôts. Au total, plus de 90 % des actionnaires de la famille paient leurs impôts en France. [Peut-on en dire autant de l'entourage militant du président Hollande et du PS ?]
Je suis à la fois inquiet et optimiste. Ce n’est pas la première fois que nous traversons une période difficile. Le groupe s’en est toujours sorti. Je suis optimiste sur son développement international et sur son potentiel, même en Europe. Il y a sur ce continent des millions de consommateurs exigeants, or nous proposons les meilleures voitures au monde sur le créneau des petits et moyens modèles. Au milieu des années 1980, la crise était au moins aussi forte. À l’époque, nous avons été sauvés par la 205.

Pour certains, le groupe paie sa trop forte présence en France.
Tout d’abord, je n’aime pas cette expression. Nous sommes un groupe international, européen, très attaché à son ancrage en France et à ses origines. Nous avons 16 établissements industriels en France, dont 6 usines de voitures. [Et Renault ?] Mais nous avons aussi fait le choix de nous développer à l’international. Il n’y avait pas d’autre stratégie possible.

Fillon et  Copé dénoncent l'agressivité du gouvernement partisan







Cobra royal crachant



" Montebourg c’est l’arrière qui tire dans le dos !.. "
Dans le même temps, François Fillon et Jean-François Copé ont sévèrement rappelé à l'ordre le destructeur ministre du "Redressement productif". 
"Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, a lancé François Fillon vendredi matin sur Europe 1. "Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation?" a encore lancé l'ancien Premier ministre, selon qui, l'attitude du gouvernement dans ce dossier est "irresponsable". Et dangereuse ?
" Pour l’instant Montebourg n’est pas en train de redresser grand chose !.. " Jean-François Copé s'est montré tout aussi incisif sur France 2. "Mettre à ce point en cause l'image d'une entreprise (...) pour le plaisir d'expliquer que ça ne peut être que la faute d'un patron, comme on dit au PS, c'est menacer en fait des milliers d'entreprises, des milliers d'emplois", a  mis en garde le secrétaire général de l'UMP. Qu'un "ministre de l'Industrie socialiste" considère que "son fonds de commerce, c'est taper sur les employeurs", cela revient à "fragiliser" l'économie française, a-t-il observé. 
Et de prévenir : "Je dis attention! M. Montebourg est en train de porter atteinte à notre économie", a poursuivi Jean-François Copé en raillant l'intitulé du portefeuille d'Arnaud Montebourg, ministre du "Redressement productif" : "Pour l'instant, il n'est pas en train de redresser grand chose", a-t-il affirmé.

samedi 28 juillet 2012

Royal renie ses propos discriminatoires contre la diversité

Ségolène Royal prétend qu'elle "ne se reconnait pas" dans les propos qui lui sont attribués sur la franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem

Ségolène Royal nie en bloc ses propos discriminatoires

L'ex-candidate PS repoussée dans sa conquête de l'Elysée a estimé que la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ne "serait peut-être pas là" si elle s'appelait "Claudine Dupont".

Et d'assurer "qu'elle ne se reconnaît pas" dans ces propos cités par l'hebdomadaire Le Point.Dans un portrait de Mme Vallaud-Belkacem, le magazine d'information Le Point rapporte que Ségolène Royal a déclaré à propos de la ministre des Droits des femmes dans le gouvernement Ayrault et conseillère du roi du Maroc: "Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière".

a présidente de Poitou-Charentes avoue qu'elle était été intéressée à l'ascension de la binationale 
Le Point révèle que, lorsqu'elle visait la Présidence de la République, Ségolène Royal reconnaît l'avoir promue "du fait de ses origines": "J'ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi".  Najat Vallaud-Belkacem a en effet été l'une des porte-parole de Désird'avenir Royal, la présidentielle de 2007 et la primaire de 2011.
Mme Royal ajoute que la ministre, née au Maroc en 1977, "NVB" doit "accepter d'être là pour ça", d'après Le Point daté du 26 juillet.Dans le même portrait, on peut lire que Najat Vallaud-Belkacem refuse d'être réduite à ses origines marocaines. Son antimodèle: Rachida Dati, qui aurait, selon elle, trop mis en avant son parcours. Et son attachée de presse de s'agacer: "Avec Najat, les portraits débutent souvent par: "Elle est née dans le Rif marocain et est arrivée en France à l'âge de 4 ans ..."
La vertueuse refoulée est-elle une renégate ?  
Dans la soirée de vendredi, Sa Cynique Majesté Royal n'assume pas et affirme par communiqué qu'elle "ne se reconnaît pas dans les propos réducteurs [que lui prête le journal Le Point à propos de Najat Vallaud Belkacem et qui aboutissent à lui faire dire le contraire de ce qu'elle a toujours affirmé".
Ségolène Royal se renie par communiqué, assurant qu'elle "a, depuis 2007, toujours mis en avant Najat Vallaud Belkacem, à la fois pour son talent et son histoire et elle se réjouit des responsabilités qui lui sont confiées aujourd'hui et qui sont pleinement méritées".
Les propos révélés par Le Point suscitent de vives réactionsLa présidente de l'association  Ni Putes Ni Soumises, Asma Guenifi, juge les propos de Mme Royal "méprisants, déplacés et discriminatoires"."Selon l'ancienne candidate à la présidence, si l'on s'appelle Najat, Karima ou Abdel, et que l'on est promu à un poste à responsabilité, ce n'est pas dû à la compétence, mais à l'origine et au nom que l'on porte", note Asma Guenifi, qui "dénonce la tentative de Ségolène Royal (de) réduire Najat Vallaud-Belkacem à son origine et non à sa compétence".

La gauche exemplaire se révèle à la diversité des quartiers qui a massivement voté pour  François Hollande
, ex-concubin de l'innocente incomprise:   la nébuleuse des associations du PS - féministes ou non, qui avaient lâchement gardé le silence face aux turpitudes de DSK - reste impavide lorsqu'un membre "vertueux" manifeste son racisme et sa xénophobie, à commencer par SOS Racisme, mais aussi la LICRA, sans parler de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), toutes en sommeil depuis l'arrivée de la "gauche molle"  à l'Elysée...
Premier à réagir, le Front national a estimé peu avant que "cette sortie de Ségolène Royal était très révélatrice du rapport malsain qu'entretient la gauche avec l'immigration". Une discrimination à laquelle ne se serait pas livrée la cousine germaine, Anne-Christine Royal  (1965, veuve et mère de dix enfants), membre du Front National et candidate du Rassemblement bleu marine  en mai 2012 pour la 10ème circonscription de Gironde, qui a voté à 52% pour François Hollande au second tour .
"Non seulement la gauche est favorable à une immigration massive, mais elle refuse de surcroît l'assimilation et souhaite que l'immigré reste à jamais l'immigré, à qui on ouvrira les portes d'une discrimination positive dotée de toutes les vertus", commente le FN dans un communiqué.
Un internaute a également réagi en créant un compte parodique Twitter nommée "Claudine Dupont" où l'on peut voir la photo de  "NVB"  suivie de la mention "Ne sera jamais ministre d'après @royalsegolene".

Port du voile à Marseille: un contrôle d'identité tourne mal

Le ramadan n'adoucit pas les moeurs à la mosquée de Marseille


La femme voilée
veut rester soumise
à la loi de l'imam



Un contrôle d’identité d’une femme voilée a conduit trois policiers à l'hôpital hier
Trois policiers ont été blessés dans la nuit de mardi à mercredi, près d’une mosquée, suite à un contrôle d’identité qui a  tourné au pugilat, a-t-on appris, non pas de la presse socialiste locale, mais  de source syndicale policière.

En application de la législation sur la burqa, une jeune femme de 18 ans, entièrement voilée sur la voie publique, a été contrôlée  par deux gardiens de la paix. 


Mais l'inconnue a refusé d’obtempérer : " Je n’obéis pas à la République ", s'est écriée l'inconnue. 

Ses cris ont attiré son concubin et un petit groupe de musulmans, qui ont finalement provoqué une bagarre. 
Parmi les agents présents lors de l’échauffourée, une fonctionnaire de la BAC, intervenue en renfort, s’est faite mordre à la main par la fanatique.

Le couple réfractaire à la loi a alors été mis en garde à vue, puis libéré après avoir été entendu librement, pour ne pas créer de polémique pendant cette période sensible du Ramadan, lequel s'achève fin août. 
L'affaire n'est pas classée




Rue de France ?
 
Mais le  secrétaire zonal adjoint du
syndicat de policiers Alliance de la région, Provence-Alpes-Côte d’Azur, s’indigne " Cette affaire nous laisse dans l’expectative la plus complète. S’en prendre aux forces de l’ordre, sans être inquiétés, le message donné est hors de propos, les policiers de Marseille se sentent complètement délaissés," explique David-Olivier Reverdy, pour le  syndicat.

D'après le Parquet,  les extrémistes religieux pourront être à nouveau convoquées au commissariat.
Une enquête administrative a parallèlement été ouverte sur ces faits, certaines personnes impliquées dans l'affaire se sont plaintes - en toute bonne foi- "de violences illégitimes de la part des policiers", a précisé le parquet, qui a saisi le cabinet de discipline de la Direction départementale de la sécurité publique.  


D.Strauss-Kahn aurait favorisé la République 'démocratique' du Congo

L’ex-directeur du FMI est visé par une enquête pour "faux" 

Le Parquet de Grasse (Alpes-Maritimes) a ouvert une enquête préliminaire concernant Dominique Strauss-Kahn, en sa qualité d’ex-directeur du FMI. 

L’enquête, révélée par Nice-Matin, a été ouverte le 25 mai pour " faux, falsification de résultats et infractions à activités réglementées ".
L’affaire touche à l’effacement de la dette du Congo par le Fonds monétaire international (FMI) en 2010 et à des créances anciennes du pays africain envers le plaignant, Serge Berrebi, qui s’estime "spolié" en 1987 par le président Sassou-Nguesso d’une entreprise qu’il avait développée au Congo. 
Une enquête financière ouverte le 2 juillet par Muriel Fusina, le vice-procureur de Grasse, fait suite à la plainte de ce chef d’entreprise cannois de 62 ans, qui se bat seul contre le pot de fer. 

La plainte déposée à l'automne avait été mise en sommeil 

A l'approche de la présidentielle, la plainte n'avait pas défrayé la chronique: la justice de gauche ménagea le candidat socialiste de substitution. David déterminé, Serge Berrebi n'avait pas craint de demander des comptes à Dominique Strauss-Kahn en sa qualité de président du FMI, bien qu'il ait été le candidat favori de la gauche dans les sondages. 

Dominique Strauss-Kahn, sous le coup d'une enquête de plus 
Cette nouvelle enquête préliminaire contre DSK s'ajoute au procès de New York pour tentative de viol. Sa victime est une immigrée ...africaine, employée au service d'étage d'un hôtel de grand luxe qui l'accuse de violences sexuelles. 
Lien PaSiDupes 


L'avocate de Dominique Strauss-Kahn dans
les affaires du Carlton de Lille, Me Frédérique Baulieu, dit tomber des nues. Elle n'a pas de commentaire à faire sur une nouvelle affaire DSK dont le Parquet de Grasse se serait saisi : " J'ignore tout de ce dossier. " 


Le Congo se joue de la justice française 

Les premières investigations ont été lancées par la brigade financière de la PJ de Nice. Et c'est par l'audition du plaignant que les inspecteurs ont repris à zéro cette affaire internationale. Il ne conteste rien de moins que " les conditions troubles " de l'effacement par le FMI, des 2,6 milliards d'euros de dette du Congo auprès de la France. " J'ai été volé deux fois dans cette affaire : en tant que simple contribuable qui, par ses impôts, assume ce cadeau fait par DSK à un état voyou. Et en tant que chef d'entreprise volé par ce même état voyou." Fait du prince, le président Denis Sassou-Nguesso fait alors savoir à Serge Berrebi qu'il est indésirable au Congo. Dans la foulée, le chef d'entreprise cannois est spolié de la florissante société avicole qu'il avait développée à Pointe-Noire. Sauf que le Cannois est obstiné. Cette affaire, il la porte devant les tribunaux. Et contre toute attente, la justice lui donne raison en 1993 en condamnant la République du Congo à lui verser 18 millions d'euros de réparation. C'était il y a près de vingt ans. 

Le Congo a fait fi de cette décision de justice. 
Ces 18 millions de la " spoliation ", Serge Berrebi ne les a jamais reçus. Et craint de n'en voir jamais la couleur. 

Mais il assure avoir accumulé des preuves d'une complicité entre le FMI et l'État congolais
dont il ne serait que l'une des victimes. Documents à l'appui, il montre qu'en 2007, sa créance judiciaire est enregistrée comme prioritaire.



Un journaliste est recherché
- mort ou vif -
pour avoir diffusé
cette photo iconoclaste
du militaire-président congolais,
en larmes et soutenu par deux femmes




Le FMI en fait même l'une des deux conditions sine qua non à l'effacement de la dette colossale de 2,6 milliards d'euros du Congo. Serge Berrebi se dit alors qu'il voit le bout du tunnel… 


Le " vrai faux pays pauvre !" 

Théorie du complot ? 
En septembre 2010, sans explication et sans qu'il en soit informé, sa créance est subitement déclassée " sur la base de faux rapports ". "On a fait plaisir à Sassou-Nguesso en lui offrant une revanche sur l'opposant à son régime voyou, que j'ai toujours été. Un double cadeau puisque, légalement, il n'aurait pas pu obtenir l'effacement de la dette de son pays sans avoir au préalable réglé toute les créances contentieux, dont la mienne." 
Mais ce serait cette " petite injustice personnelle " qui lui aurait permis de mettre le doigt sur quelque chose de bien plus grave
" Depuis longtemps, des proches de M. Strauss-Kahn œuvraient auprès de M. Sassou-Nguesso pour maquiller ce pays riche en pétrole et en diamants, en un pays pauvre, assure le Cannois. La seule question, c'est comment DSK peut gommer d'un trait de plume la dette d'un pays présumé pauvre… alors qu'au même moment Total et l'ENI (la compagnie pétrolière italienne) annoncent qu'un gisement de 300 millions de barils de pétrole a été découvert à Mohon Bilondo." 

Mediapart et Slate ou Le Nouvel Observateur et Libération auraient dû s'emparer du sujet.
Qu'est-ce qui les a retenus ?

Le général Sassou-Nguesso a été au pouvoir à deux reprises, de février 1979 à août 1992, pendant les mandats de François Mitterrand, et depuis 1997, quand il s'auto-proclame  président de la République.


Sur son blog, Serge Berrebi évoque non sans risque la piste de la "rétro-charité ' :
"Le FMI de M. Strauss-Kahn savait que cet or noir rapporterait, sur dix ans, près de 20 milliards d'euros à la République du Congo… Soit quatre à cinq fois le montant de la dette dont il venait de faire cadeau à Sassou-Nguesso ! "

Stigmatisée par la gauche, l'entreprise française Total serait-elle une enfant de choeur !

Et les 2,6 milliards d'euros de remise de dettes du Congo n'auraient-ils pas pû être mieux employés au sauvetage du groupe volailler Doux ou de l'entreprise française Peugeot-Citroën  (PSA) ? 
Tombant dans la facilité, Montebourg, le "destructeur improductif", a pointé les patrons du doigt, mais Laurent Fabius n'a pas eu un mot pour soutenir l'entrepreneur Français face à la République 'démocratique' du Congo...

Raison d'Etat

De 1997 à 2002,
Lionel Jospin, partisan de la politique non-interventionniste du "ni ingérence, ni indifférence", laissa accuser ELF de soutien au docteur Pascal Lissouba, rebelle  au pouvoir de Sassou-Nguesso: une guerre civile l’opposa à Denis Sassou N’Guesso au cours des derniers mois de son mandat. Défait par son adversaire, il dut céder la place au général; le 15 octobre 1997. Jospin était Premier ministre depuis juin.

Début 
mai 2009, la  juge  du pôle financier de Paris juge recevable la plainte déposée en décembre 2008 pour "recel et détournement de fonds publics" par Transparency International France et l'Association Sherpa visant Denis Sassou-Nguesso et deux autres chefs d'États africains Omar Bongo (Gabon) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) soupçonnés de posséder en France des biens mal acquis financés par de l'argent public détourné.  Le 9 novembre 2010 la Cour de cassation annule la décision de la Cour d'appel et rend possibles les poursuites.

Sans concertation, Hollande annule la dette de la Côte d'Ivoire

La France endettée a-t-elle les moyens ?

Alassane Ouattara a remercié François Hollande pour l'annulation de la dette de son pays à l'égard de la France





"Rencontre cordiale
entre le président ivoirien Alassane Ouattara et François Hollande
 
à Paris", selon RFI



Alassane Ouattara est à Paris depuis le mardi 24 juillet. 
A l'issue de leur entretien d'une heure et quart, jeudi, les deux présidents se sont exprimés devant la presse dans la cour de l'Elysée.  
"Monsieur le président, je voulais vous remercier parce que nous avons signé avec le ministre des Finances avant hier (mardi) une annulation de la dette de la Côte d'Ivoire à l'égard de la France de 99,5%, c'est-à-dire plus de 3 milliards d'euros", a déclaré le président Ouattara. "Cela va nous permettre de renforcer les investissements dans les secteurs sociaux et je voudrais vous dire un grand merci", a-t-il ajouté. 
F. Hollande a remercié à son tour - en plaisantant -  M. Ouattara pour "ne pas avoir oublié les 0,5%" de la dette non annulés. 
"Nous voulons que la France et l'Afrique aient un partenariat dans la transparence et dans le respect" et "avec des principes qui sont ceux que nous posons dans les relations avec tous les pays du monde, c'est-à-dire la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le respect des droits de l'Homme", a également affirmé le chef de l'Etat. 
Auparavant, les deux présidents s'étaient félicités de leur échange "tout à fait fructueux"[sic], au cours desquels ont également été évoquées "les perspectives de la coopération bilatérale franco-ivoirienne dans les années à venir", selon un communiqué de l'Elysée publié peu après.   Le cacao, le café, la canne à sucre, l’ananas, la banane, la noix de cajou et ... l'huile de palme sont des produits importants dans les exportations en Côte d’Ivoire, pays agricole, malgré la remise en cause des quotas par l'Organisation mondiale du commerceMais après avoir été classée troisième producteur mondial de café pendant près de trente ans, la Côte d’Ivoire connaît une baisse de production, passant au septième rang mondial. La principale ressource naturelle de la Côte d'Ivoire est le bois, mais le rythme de la déforestation n'inquiète apparemment pas les alliés écologistes de Hollande...

Cette annulation de dette
(signé par les ministres des Finances le 24 juillet, en présence du président Ouattara), "prépare la signature du contrat de désendettement-développement" (C2D). 
Sur 20 ans, 2,85 milliards d'euros seront affectés à des projets de développement dans "l'éducation, la formation, l'emploi, la santé, l'agriculture, le développement rural et la biodiversité, le développement urbain et l'eau, et les infrastructures de transports". 

Autre souci: la situation intérieure ivoirienne
La réconciliation en Côte d'Ivoire est en effet en panne plus d'un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011, quelque 3.000 morts), et l'intervention de la force française Licorne qui avait permis l'installation de  Ouattara, élu face à l'ancien président Laurent Gbagbo. 
Selon l'Elysée, le Président Hollande a "salué l'implication personnelle du Président ivoirien dans la restauration de la sécurité sur l'ensemble du territoire ainsi que dans la réforme de l'armée". 
Il a également évoqué avec lui "la question de la réconciliation nécessaire entre les Ivoiriens, qui passe par le dialogue, la lutte contre l'impunité et la justice". A cet égard, le renforcement de l'Etat de droit et du système judiciaire en Côte d'Ivoire fera aussi partie des priorités de la coopération bilatérale", assure la présidence française. 
La situation au Mali n'a pas été occultée 
Le président Ouattara, qui préside actuellement la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), a dit espérer une résolution des Nations Unies "dans les tout prochains jours" pour "une éventuelle intervention militaire". 
Le président Hollande a réaffirmé que "dans le cadre d'une résolution du conseil des Nations-Unies, nous appuierons ce que les Africains auront eux-mêmes décidé". 
La Françafrique n'est plus tabou ?

Hollande creuse ainsi la dette publique française
L'annulation de la dette ivoirienne fait sans doute partie de la croissance...
Il dispose du fruit du travail des Français sans consulter le Parlement. 


Le candidat Hollande n'avait-il pas promis que, lui président, la concertation serait la règle ?
Et il recommencera avec la République 'démocratique du Congo: à qui le tour ?

Mais les ouvriers de PSA n'ont pas, quant à eux,  besoin d'aide de l'Etat français:
il faudrait sans doute qu'ils se délocalisent en Côte d'Ivoire... 

vendredi 27 juillet 2012

Ouverture des J.O. de Londres

Allo, Londres ? 
15 jours de silence radio dans les familles !


L'amère Royal serait-elle raciste et xénophobe ?

Vallaud-Belkacem?"Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là" !

La diversité opportuniste irrite au PS 

Formulation maladroite ou petit tacle assassin, s'interroge le Huffington Post 
Le site socialiste aux mains d'Anne Sinclair cite Le Point du 26 juillet. 
Désirdavenir Royal, rappelez-vous, cette ex-candidate socialiste battue à la présidentielle de 2007, évoque de manière assez réductrice le parcours de l'actuelle porte-parole franco-marocaine du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui fut longtemps l'un de ses lieutenants, avant de prendre le train Hollande après la primaire. 

Les Bleus, Blancs, Beurs se sentent trahis 

Le terme "beur" ("beurette") est apparu en 1982, au temps de Tonton Mitterrand et de SOS Racisme. Il désigne les fils et filles d'immigrés maghrébins installés et nés en France. "Elle s'appelerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière", aurait déclaré la présidente du Poitou-Charente, semblant réduire la ministre des Droits des femmes à ses seules origines marocaines. L'ex compagne de François Hollande ajoute que la ministre, née au Maroc en 1977, doit "accepter d'être là pour ça". 

La Marche des Beurs

La Marche pour l'égalité et contre le racisme, surnommée Marche des beurs par les média, fut une marche antiraciste qui se déroula en France pendant l'été 1983
En 2003, les 2 millions de Français issus de l'immigration maghrébine constituent aujourd'hui le plus gros gisement d'électeurs en friche. A Vénissieux dans la cité des Minguettes furent à l'origine d'un formidable espoir de fusion black-blanc-beur.  Les militants instrumentalisés par le PS affirment que le pays est passé d'un racisme anti-arabe à un racisme anti-musulman. Et c'est alors que les revendications religieuses leur ont succédé, sous l'oeil des socialo-communistes.  

Pendant sa campagne 2007, la gelée Royal avait instrumentalisé les banlieues
Le Bondy blog raconta en février 2007 comment "Madame Royal est   venue dans cette terre lointaine [la Seine-Saint-Denis] signer le contrat  "social et citoyen  " rédigé par l’association AC Le feu à destination des candidats. Elle en a profité dans la foulée pour déposer une gerbe de fleurs sur la stèle commémorative à la mémoire de Zyad et Bouna, les deux jeunes [de Clichy-sous-Bois] morts [en s'introduisant] dans un transformateur EDF en novembre 2005." Depuis, la vertueuse a beaucoup oublié.

En avril 2007, le mouvement terroriste de résistance iranien des Moudjahidine du peuple (OMPI), a annoncé son soutien à Ségol'haine Royal pour le second tour des présidentielles et appelé " les musulmans de France à voter pour elle ". Pas de souci, ils ont la mémoire courte et ont voté en 2012 pour Normal 1er...


En 2010, Arcueil est aux yeux de la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, un exemple français du bien-vivre populaire en banlieue. "Avec ses 45% de logements sociaux et ses plus de 47 nationalités qui y sont représentées, Arcueil témoigne d'une forte cohésion sociale et culturelle", estime encore Sa Cynique Majesté Royal. Et elle y organise sa "fête de la fraternité". Ses espoirs furent terriblement déçus et elle conserve un goût persistant d'amertume.

Ensuite, à la primaire socialiste et sur la gauche de l’échiquier du PS, le candidat
Arnaud Montebourg, challenger surprise de la Primaire socialiste avec plus de 17 % des voix, et aujourd'hui ministre, ne s’étendit pas sur ses "racines arabes ".  
Ségolène Royal s'en était pourtant déjà prise à un camarade d'ascendance maghrébine, suspendant temporairement de ses fonctions son porte-parole ...Arnaud Montebourg. Il n'avait plus parlé en son nom "pendant un mois", à la suite de ses propos mettant en cause son compagnon, François Hollande: "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, son compagnon" !

La parachutée refoulée aux législatives 2012
 
"J'ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi", indique également Marie-Ségol'haine Royal, dont Najat Vallaud-Belkacem a été l'une des porte-parole à la présidentielle de 2007 et la primaire de 2011. 

Au moment où, pour insultes à la presse, le footballeur Samir Nasri écope de trois matches de suspension  ferme en équipe de France  de la part de la commission de discipline de la Fédération française de football (FFF), Sa Cynique Majesté Royal en rajoute et a bien mérité son surnom.