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samedi 4 février 2017

Fillon poursuit sa campagne: les chiens aboient, la caravane passe

Fillon contre-attaque en riposte aux rumeurs d'emplois fictifs présumés 

François Fillon trace sa route minée par la presse alignée sur l'Elysée 

Le candidat de la droite et du centre résiste aux pressions externes et au débat interne autour d'un délicat "plan B" également présumé par les media, dans l'attente que se dégonfle la rumeur lancée par l'exécutif en déroute sur de prétendus emplois fictifs de son épouse, voire deux de ses enfants. Pendant des années, le couple Fillon avait en effet jugé bon de taire l'action de la discrète épouse au côté d'un mari exposé qui voulait protéger femme et enfants de la presse inquisitrice. 

La semaine à venir s'annonce décisive.
"Je resterai inébranlable", "je tiendrai bon": le candidat Les Républicains à la présidentielle s'est montré combatif dans un message vidéo publié vendredi soir sur Facebook, adressé directement aux militants et aux sympathisants de droite.
"Je mesure ce que vous vivez. J'ai parfaitement conscience de ce que vous endurez: les attaques qui sont lancées, la pression que vous subissez, les doutes que certains cherchent à instiller et le trouble que tout cela suscite", leur a dit F. Fillon.

Mais la presse ne dit pas tout.
Il confie "éprouver une colère froide" et "promet de traverser cette épreuve".
Empêtré dans l'affaire des emplois présumés fictifs de ses proches qu'il voulait protéger, François Fillon fait face à la frilosité d'une partie de la droite, où quelques personnalités, déjà connues, certaines pour leur faiblesse ou leur flexibilité, tel le juge Georges Fenech, d'autres pour leur opportunisme, tel le sénateur Alain Houpert, d'autres pour leurs aigreurs, tel Henri Guaino, ou encore des inquiets de leur réélection, tel Renaud Muselier, député européen pour cinq ans depuis 2014, l'ont invité à déserter, à la façon de Hollande, sans combattre. 
Mais le candidat est fier et déterminé à ne pas céder. Il l'a d'ailleurs réaffirmé dans une vidéo diffusée ce vendredi sur Facebook, après des rencontres avec Gérard Larcher et Xavier Bertrand, et des entretiens avec Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, François Baroin, Christian Jacob et Jean-Pierre Raffarin.

"Mes chers amis, c'est à vous qui êtes le cœur battant du combat pour la France que nous avons engagé, à vous qui êtes en première ligne dans cette bataille pour le redressement que nous avons lancée, que je souhaite m'adresser. Je mesure ce que vous vivez. J'ai parfaitement conscience de ce que vous endurez. Les attaques qui sont lancées, la pression que vous subissez, les doutes que certains cherchent à instiller, et le trouble que cela suscite...", confie-t-il à ses quelque 250.000 fans.
L'ancien premier ministre martèle de meeting en meeting"Des mensonges, même répétés 100 fois, ne parviendront jamais à constituer une demie vérité." Admettant que "les sommes avancées" (plus d'un million d'euros au total) peuvent paraître choquantes, il dénonce que "la voix de la défense (soit) systématiquement recouverte par le bruit et la fureur de l'accusation". Il pointe aussi la "répétition présentée habilement comme une accumulation de preuves", notamment sur les chaînes d'information en continu cherchant à occuper l'antenne à n'importe quel prix, fusse celui de la désinformation (BFMTV et France Info (mais l'ensemble du service public), et qui jubilent à patauger dans le caniveau.

"J'éprouve une colère froide face à tant de bassesse, à tant de calomnies, à tant de mensonges. Et pourtant je resterai inébranlable", jure-t-il, estimant que "tout cela dépasse infiniment (sa) personne", atteignant le système républicains et les démocrates. "Mes amis, cette campagne, ce n'est pas le combat d'un homme, ce n'est pas le combat d'un parti; c'est le combat d'un pays dont le cœur bat encore.
Alors ensemble nous allons traverser cette épreuve et, ensemble, je vous le promets, nous allons marcher vers la victoire", conclut-il.


L'ancien Premier ministre vise le coeur de son électorat qui résiste au décrochage dans les sondages, plus sûrement que les Cassandre. Des actions de tractage de masse sont d'ailleurs prévues ce week-end. 
"Est-ce que ces faits valent l'idée de renvoyer tout d'un coup le candidat en disant 'on va faire autrement et laisser la gauche continuer à diriger à la France'?", a demandé le député Eric Woerth, conseiller politique de F. Fillon, venu tracter sur un marché de sa ville de Chantilly (Oise). 
Impunité de la presse salissante
Ce ministre du Budget, puis du Travail, cible de la gauche récidiviste et victime de la rumeur. Soupçonné 
en de prise illégale d'intérêts dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne, Eric Woerth a finalement obtenu un non-lieu du tribunal en décembre 2014, pendant le quinquennat de Hollande.  Le Canard enchaîné, anarchiste, et Marianne, fielleux, étaient à l'origine de la rumeur.
Mis en examen pour trafic d'influence passif et pour recel de financement illicite de parti politique dans l'affaire Bettencourt, le même a vu le tribunal correctionnel de Bordeaux prononcer une double relaxe en sa faveur en mai 2015. Sont à l'origine de la rumeur, le journal trotskiste en ligne Mediapart et le journaliste Hervé Gattegno, lequel continue de baver sur les plateaux d'organes de presse -notamment BFMTV- en recherche d'audimat et d'équilibre financier.
La déstabilisation de la droite ravive aussi les espoirs des autres principaux candidats

Ce weekend, Emmanuel MacronMarine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon tiennent tous meeting à Lyon. Et Benoît Hamon, vainqueur de la primaire socialiste, sera officiellement investi dimanche candidat d'un PS qui se reprend à fantasmer une victoire.

En perdant la tête, la démocratie se met en danger. 
Selon un sondage BVA-Salesforce diffusé samedi, la rumeur aurait eu la peau de François Fillon donné favori dans les enquêtes d'opinion après son triomphe à la primaire de la droite. Selon les entreprises commerciales de sondages, il serait éliminé si l'élection avait lieu aujourd'hui. Mais si l'oncle Fillon n'en avait pas...

Au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen resterait stable (25%) : il ne s'agit pas en effet d'accréditer l'idée que, dans sa fuite en avant, l'Elysée pourrait pousser l'extrême droite.

Quant à Emmanuel Macron, il est le principal bénéficiaire de l'opération médiatique, puisque il est en hausse (dans les intentions de vote) à 21-22%. Ainsi l'ex-banquier devance-t-il désormais François Fillon (18-20%), qui a perdu en un mois quatre à six points, d'après cette enquête. Mais la marge d'erreur des sondeurs est de 3 ou quatre points, voire cinq, vu leur parti-pris.

François Fillon, "laisse béton," exigeait Libération samedi.
Cet appel d'un quotidien marqué à gauche est représentatif de la presse militante. Les media les plus en pointe appartiennent à des milliardaires qui ont soutenu le bras cassé Hollande -Pierre Bergé, Xavier Niel, Mathieu Pigasse (Le Monde et L'Obs), Alain Weill (propriétaire des chaînes de radios BFMTV, RMC), Patrick Drahi (qui achète à crédit, de Libération à L'Express) ou François Pinault. (Or, l'hebdomadaire de ce dernier milliardaire, Le Point, reçoit environ 4,5 millions d'euros par an de subventions de l'État -c'est-à-dire les contribuables- mais veut faire payer aux lecteurs l'accès à ses articles internet copiés-collés ou non des agences de presse). 

Tous tentent de faire croire à l'opinion que les incitations les plus pressante à la renonciation, après Hollande, viennent du camp... Fillon et tiennent son sort en mains. C'est avoir une bien piètre opinion "des gens", comme ils disent dans les media, méprisants des Français.

Le "plan B" est un fantasme de salle de rédaction. Elles ont ressorti Juppé, rival défait de Fillon au second tour de la primaire de novembre, mais il leur a claqué dans les doigts : il n'a pas digéré la manipulation dont il a été l'objet dans les sondages commandés par cette presse omnipotente et arrogante. Alain Juppé a par deux fois refusé d'être une alternative. "Je comprends la colère des électeurs, l'inquiétude, le doute, le scepticisme", a assuré Jean-Louis Debré, second couteau de Jacques Chirac qui soutenait Alain Juppé pour la primaire, et qui dit craindre que les mouvements "anti-républicains" n'en profitent. Une menace qui peut marcher encore ? L'ex-président du Conseil constitutionnel est désorienté. Le septuagénaire sait-il seulement encore où il habite ?

La presse a dû imaginer son "plan B" et lancer des noms. Elle a pensé à François Baroin, le patron de l'Association des maires de France, mais aussi bien Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, etc. Tout le monde y est passé !

Cette presse sans foi, ni loi doit recourir à des anonymes qu'elle fait parler, masqué derrière le secret des sources. Tout devient possible... "Le plan B, s'il y en a un, il ne peut pas avoir le visage d'un quadra/quinquagénaire", jugeait un "ténor" (sic!) LR interrogé par... l'AFP. 
L'agence, pourvoyeuse de copie prête à l'emploi, est à la rue et les lignes éditoriales zigzaguent, bondissent et reculent sous les yeux d'une opinion inquiète du mal qui frappe leurs experts et décrypteurs de tout poil hérissé, ébouriffé, pelé. "Chez les 'quinquas', c'est tout sauf l'autre. Ils sont en train de se battre comme des chiffonniers. Donc le plus petit dénominateur commun, c'est Juppé", veulent croire les journalistes qui ne savent plus comment faire pour être plus malfaisants et discréditer l'adversaire.

"Par chance", une attaque islamiste est venu distraire les esprits - apportant une bouffée d'air, certes vicié, mais toujours plus respirable -  avant le weekend. La presse en aura profité pour refaire le monde politique au bar du coin. Et les brèves de comptoir, ça nous en promet de belles !

François Fillon entend "accélérer sa campagne" la semaine prochaine, a annoncé Woerth.

Une semaine après avoir demandé à son camp de tenir "15 jours", le candidat viendra devant les députés LR mardi, a-t-on indiqué de source proche du groupe.

Selon son agenda "provisoire" diffusé par son équipe, il doit se rendra le même jour dans l'Aube, fief de François Baroin. Puis mercredi dans l'Essonne, jeudi dans la Vienne pour un meeting avec le juppéiste Jean-Pierre Raffarin.

Ils n'ont donc pas tous renoncé comme le voudraient les manipulateurs de la presse de désinformation subventionnée ?

lundi 29 octobre 2012

Contre-offensive de Fillon suite aux invectives de Désir H.

L'ancien premier ministre dénonce le " sectarisme " du pouvoir socialiste


François Fillon contre-attaque

Le Premier ministre sortant  avait assuré que son ambition de conduire le "redressement" de la France en 2017 ne l'empêcherait pas, d'ici là, d'assumer sa mission de "premier opposant" à l'exécutif. Il a montré un aperçu de ses talents d'attaquant dimanche, en dénonçant le "sectarisme" du président et du premier ministre au Grand rendez-vous Europe-1/i-Télé/Le Parisien.

"Les trois premiers mois de François Hollande ont été gâchés par ce sectarisme, a-t-il affirmé. Quel est le pays au monde où le président de la République aurait pu prononcer une phrase aussi bête que 'j'aime pas les riches' ? "
"Le vernis craque."  L'ex-premier ministre a aussi illustré son propos avec  "la désignation [par Hollande] des chefs d'entreprise qui sont les boucs émissaires de la crise" comme preuve que le chef de l'État a conservé "des réflexes de premier secrétaire du Parti socialiste".

François Fillon a réservé un traitement spécial à l'homme du président
Egalement en chute libre dans les sondages, son prédécesseur à Matignon s'est offert un succès d'estrade samedi, au congrès de Toulouse, en insultant devant les caméras "la vieille droite bourgeoise dont le pays ne veut plus".  

François Fillon s'est indigné du mépris de Hollande pour 48% de Français
"Tout d'un coup, le personnage présenté comme calme, policé, qui avait appris avec la gestion de la ville de Nantes le réalisme, apparaît comme ce qu'il est, c'est-à-dire un homme de gauche, très sectaire, qui s'en prend à la majorité des Français". 
"On sent que Jean-Marc Ayrault est complètement désemparé et, surtout, qu'avec le choc de la réalité le vernis craque. Ce n'est pas indispensable d'insulter la moitié des Français - enfin, lui pense les insulter - en les traitant comme il le fait, avec des accents de lutte des classes", a-t-il décrypté.

Ne commettons pas les mêmes erreurs que le PS
Sans se hasarder à des pronostics sur la durée du bail de l'actuel pensionnaire de Matignon, l'ancien premier ministre a joué au billard à deux bandes avec une mise en garde à tous ceux qui, à droite, misent sur une défaite de la gauche pour revenir au pouvoir, sans s'interroger sur la politique qu'ils mèneront. "Même l'alternance classique ne pourra pas venir à bout de la crise que nous traversons qui est en réalité le déclin de l'économie française et sans doute du continent européen", a-t-il prévenu.

Sur l'Europe, François Fillon a aussi regretté la dégradation des relations entre la France et l'Allemagne. 
Partisan de la construction d'une "place forte européenne au cœur de l'Europe avec les pays de la zone euro", il a expliqué qu'elle nécessite "une entente franco-allemande qui soit absolument parfaite". Or, a-t-il pointé, des "erreurs psychologiques très graves dans la relation franco-allemande" ont été commises par l'actuelle majorité, qui ont conduit à "une vraie méfiance" entre les deux pays.

Or, la première journée du congrès du PS, vendredi, était consacrée à la dimension européenne de la politique économique. Et devant un parterre de sociaux-démocrates européens, dont ses camarades allemands en campagne des législatives 2013, Désir H. avait décrété , internationale socialiste commande: "Merkel doit partir. Nous avons battu le “Merkozy” en France, il doit être battu en Allemagne." 
La haine socialiste n'a pas de frontières.

dimanche 29 juillet 2012

Hollande et Montebourg menacent Peugeot, entreprise française

Riposte de Thierry Peugeot aux attaques de Montebourg




Montebourg, accusateur public




François Hollande a profité la malencontreuse date symbolique du 14 juillet pour tenir des propos très durs à l’encontre du Groupe français PSA Peugeot-Citroën. 

Mais ce sont surtout les critiques de l’aboyeur Arnaud Montebourg qui ont conduit la famille Peugeot à monter au créneau..
Nous sommes prêts à accepter la critique mais il y a des limites. " Le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, a directement répondu au gouvernement dans une interview au quotidien " Le Figaro " publiée vendredi 20 juillet. 
François Fillon et Jean-François Copé sont eux aussi intervenus pour dénoncer le comportement du ministre-fossoyeur, dit du "redressement productif", Arnaud Montebourg.

Thierry Peugeot contre-attaque.


ENTRETIEN - Le président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën déplore la façon dont sont traités le groupe et sa famille par le gouvernement.Thierry Peugeot, 56 ans, est président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën. Quelques jours après les critiques du président de la République contre "le comportement des actionnaires" [français], amplifiées par les déclarations d’Arnaud Montebourg [contre une entreprise française], le principal représentant des Peugeot au sein du groupe défend la position de la famille.

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous aux attaques du gouvernement contre la famille Peugeot, premier actionnaire du constructeur?
Thierry PEUGEOT. - Au-delà de ma propre réaction et de celle de ma famille, c’est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé: le conseil de surveillance, le directoire, l’ensemble du personnel, les concessionnaires, les actionnaires, les fournisseurs et même nos clients. Au restaurant d’entreprise, les salariés m’arrêtent, ils sont choqués, dans l’émotion. Je reçois des messages d’anciens dirigeants. Ce qui nous choque, c’est la manière dont l’ensemble du corps social est traité. Cela crée un fort sentiment d’injustice.
Quels propos vous semblent les plus injustes?



Citroën DS5 Hybrid4 Découvrable de F. Hollande





Il y a des mots que je n’ai pas aimés et qui ont été répétés: "mensonge" et "dissimulation". Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites. Il existe dans ce groupe une vraie passion, une fierté, une ambition forte. PSA Peugeot Citroën est le deuxième constructeur européen: c’est un constructeur qui a un potentiel énorme, un vrai savoir-faire. Nous sommes par exemple les seuls à avoir mis sur le marché la technologie hybride diesel, un produit d’avenir. Créé au pays de Montbéliard [dont Pierre Moscovici, actuel ministre socialiste des Finances, fut un député !...] il y a deux cents ans, le groupe s’est constamment développé pour devenir ce qu’il est. Il emploie aujourd’hui 200.000 personnes dans le monde, dont la moitié en France.
Comprenez-vous l’émotion que suscitent vos annonces?
Nous sommes bien conscients de la gravité du plan de 8000 suppressions d’emplois. Ces mesures sont douloureuses, je comprends qu’elles puissent choquer au sein de l’entreprise, du gouvernement et dans l’ensemble du pays. Mais nous sommes des gens responsables, des industriels, des entrepreneurs. Nous avons des valeurs d’humanisme et de respect, sur lesquelles le groupe s’est construit durant toute son histoire. Nous ferons en sorte que ces valeurs soient appliquées dans la mise en œuvre du plan.
Comment justifiez-vous ce vaste plan de restructuration?
Le groupe traverse une crise extrêmement violente, due au fait que le marché européen s’est effondré de 25% en cinq ans. Et comme il s’agit de la zone où nous sommes le plus présents, nous souffrons, d’autant que la concurrence est très forte. Dans ce contexte, nous sommes dans l’obligation de nous adapter, nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Tout au long de son histoire, le groupe s’est toujours adapté aux circonstances pour assurer sa pérennité.
La stratégie du groupe est remise en cause, continuez-vous à la défendre?
Je suis convaincu que nous devons devenir un groupe mondial et réussir notre montée en gamme. Il n’y a pas d’autre stratégie possible. Nous avons désormais deux coentreprises en Chine. Évidemment, nous n’y avons pas la part de marché que nous souhaiterions, mais le développement international ne peut pas se faire du jour au lendemain. Par ailleurs, la DS3, symbole du haut de gamme à la française, lancée en 2010, est un succès.
Arnaud Montebourg a reproché à la famille Peugeot d’avoir touché 78 millions de dividendes en 2011, alors que le plan de restructuration semblait en préparation, selon un document interne…
Les actionnaires sont d’abord des investisseurs. Notre priorité a toujours été de développer le groupe. PSA Peugeot Citroën n’aurait jamais existé si nous étions restés à Sochaux. Mais nous sommes aussi des gens responsables: à chaque fois que le groupe a été en difficulté, il a suspendu le versement de dividendes à ses actionnaires. Cela a été le cas en 2009 et en 2010, au titre des exercices précédents. En 2011, l’entreprise a versé des dividendes car les résultats de l’exercice 2010 étaient bénéficiaires.

L’effondrement du cours de Bourse de l’entreprise, qui a perdu les trois quarts de sa valeur en un an, vous inquiète-t-il?
Oui, cela m’inquiète. Le groupe familial a 25% du capital, mais il faut aussi se mettre à la place des actionnaires, qui détiennent les 75% restants. Si le cours a chuté autant, c’est que les attaques dont le groupe fait actuellement l’objet ont un effet immédiat sur leur perception du groupe. C’est une situation qui est dangereuse. La capitalisation boursière aujourd’hui de 2,3 milliards d’euros est extrêmement faible et n’a rien à voir avec les capitaux propres de l’entreprise.

Redoutez-vous une OPA?
Tout est possible. Il faut donc agir.

Est-ce parce que la famille ne souhaitait pas se diluer que PSA a tant tardé à mettre en place une alliance?
Le groupe familial n’a jamais été contre une alliance. En 1974, nous avons racheté Citroën, ce qui n’était pas évident, puis en 1978 les trois filiales de Chrysler Europe. Notre participation est d’ailleurs alors tombée quelques années plus tard à près de 20 %. Nous avons aussi fait le choix d’aller chercher à l’extérieur les meilleurs dirigeants, tous à très forte personnalité. Enfin, l’actionnariat familial est un pilier de l’édifice du groupe, un véritable atout. Peugeot a besoin d’un actionnaire de référence. C’est un élément de stabilité pour les dirigeants, les salariés, les concessionnaires et même nos partenaires étrangers, car nous avons une vision à long terme. [La reine, en Angleterre]

Votre alliance avec General Motors, critiquée par le gouvernement, n’arrive-t-elle pas trop tard?
C’est toujours facile de faire ce genre de reproche. Avec le japonais Mitsubishi, en 2010, cela n’a pas abouti. L’alliance avec General Motors est une véritable opportunité, avec une part de défi, ne serait-ce qu’à cause des différences culturelles. Mais il y a un vrai potentiel, de vraies synergies possibles. C’est un excellent choix.

Seriez-vous prêt à diluer encore la participation de la famille si cela était nécessaire à la survie du groupe?
Cela n’est pas à l’ordre du jour. Il faudrait étudier la question en fonction des opportunités.

Y a-t-il des dissensions au sein de la famille au sujet de Philippe Varin, le président du directoire?
Il n’y a pas de dissension au sein de la famille. Il y a l’unanimité totale. Et le conseil de surveillance a clairement exprimé son soutien à Philippe Varin, début juin.

Certains membres de la famille sont-ils exilés fiscaux?
Comme je l’ai déjà dit, j’habite en France, et je paie mes impôts en France. Tous les membres de la famille qui siègent au conseil de surveillance de PSA ou au conseil d’administration du holding FFP, ainsi que tous ceux qui travaillent dans le groupe, vivent en France et y payent leurs impôts. Au total, plus de 90 % des actionnaires de la famille paient leurs impôts en France. [Peut-on en dire autant de l'entourage militant du président Hollande et du PS ?]
Je suis à la fois inquiet et optimiste. Ce n’est pas la première fois que nous traversons une période difficile. Le groupe s’en est toujours sorti. Je suis optimiste sur son développement international et sur son potentiel, même en Europe. Il y a sur ce continent des millions de consommateurs exigeants, or nous proposons les meilleures voitures au monde sur le créneau des petits et moyens modèles. Au milieu des années 1980, la crise était au moins aussi forte. À l’époque, nous avons été sauvés par la 205.

Pour certains, le groupe paie sa trop forte présence en France.
Tout d’abord, je n’aime pas cette expression. Nous sommes un groupe international, européen, très attaché à son ancrage en France et à ses origines. Nous avons 16 établissements industriels en France, dont 6 usines de voitures. [Et Renault ?] Mais nous avons aussi fait le choix de nous développer à l’international. Il n’y avait pas d’autre stratégie possible.

Fillon et  Copé dénoncent l'agressivité du gouvernement partisan







Cobra royal crachant



" Montebourg c’est l’arrière qui tire dans le dos !.. "
Dans le même temps, François Fillon et Jean-François Copé ont sévèrement rappelé à l'ordre le destructeur ministre du "Redressement productif". 
"Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, a lancé François Fillon vendredi matin sur Europe 1. "Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation?" a encore lancé l'ancien Premier ministre, selon qui, l'attitude du gouvernement dans ce dossier est "irresponsable". Et dangereuse ?
" Pour l’instant Montebourg n’est pas en train de redresser grand chose !.. " Jean-François Copé s'est montré tout aussi incisif sur France 2. "Mettre à ce point en cause l'image d'une entreprise (...) pour le plaisir d'expliquer que ça ne peut être que la faute d'un patron, comme on dit au PS, c'est menacer en fait des milliers d'entreprises, des milliers d'emplois", a  mis en garde le secrétaire général de l'UMP. Qu'un "ministre de l'Industrie socialiste" considère que "son fonds de commerce, c'est taper sur les employeurs", cela revient à "fragiliser" l'économie française, a-t-il observé. 
Et de prévenir : "Je dis attention! M. Montebourg est en train de porter atteinte à notre économie", a poursuivi Jean-François Copé en raillant l'intitulé du portefeuille d'Arnaud Montebourg, ministre du "Redressement productif" : "Pour l'instant, il n'est pas en train de redresser grand chose", a-t-il affirmé.