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dimanche 7 juillet 2019

Municipales à Paris : après Mahjoubi, Lebreton se désiste aussi en faveur de Villani

Anne Lebreton abandonne la course à l'investiture LREM et choisit Villani contre Griveaux

La parité est mise en échec dans le parti du président

Anne Lebreton mardi dernier lors d'un passage sur BFMTV.
Seule femme candidate à l'investiture La République en marche (LREM) pour les municipales de Paris, l'adjointe au maire du 4e arrondissement de Paris se rallie au mathématicien Cédric Villani, révèle Le Journal du dimanche.


Mounir Mahjoubi et Cédric Villani lors du meeting au théâtre du Gymnase.Le député engrange ainsi un nouveau soutien après celui de Mounir Mahjoubi obtenu il y a trois jours. Jusqu'alors favori, le prétentieux Benjamin Griveaux voit son principal concurrent le rattraper à vitesse grand V. Or, la commission d'investiture du parti doit avoir lieu mercredi prochain pour désigner celui qui portera la casaque du parti présidentiel aux prochaines élections municipales dans la capitale.

En réaction, 34 élus locaux parisiens signent une tribune pour soutenir Griveaux
Dans cette autre tribune publiée dans Le Journal du dimanche, les 34 élus locaux parisiens souhaitent soutenir leur candidat après les multiples ralliements à Cédric Villani ces dernières semaines. Parmi eux, on trouve des conseillers de Paris, des députés et des sénateurs, dont Olivier Grégoire, Julien Bargeton ou encore Sylvain Maillard. 
"Elus parisiens, de l'Est, de l'Ouest et du Centre, nous nous trouvons réunis pour soutenir la candidature de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris, car c'est celui qui a l'expérience, le discours, le projet et la personnalité pour apporter des réponses crédibles et ambitieuses pour Paris", écrivent les élus. "C'est lui aussi qui saura rassembler large, sur une vision et des valeurs progressistes. C'est lui qui saura consulter les habitants tout au long de la campagne, afin de bâtir le meilleur projet pour Paris." Autrement dit, il ne ferait pas du Macron, son maître...
Dans la dernière ligne droite, les signataires espèrent apporter un second souffle à l'ancien porte-parole du gouvernement. "A la veille de la commission nationale d'investiture qui doit désigner le candidat de LREM pour Paris, nous voulons lui faire savoir que nous sommes 34 élus de Paris à avoir rejoint depuis longtemps, ou plus récemment, Benjamin Griveaux parce qu'il est pour nous le plus à même de relever cet immense défi : redonner le souffle dont Paris a besoin", conclut la tribune.

Voici la liste intégrale des signataires
(des inconnus pour les 3/4): 
Pierre AURIACOMBE, conseiller de Paris, 16e arrondissement; Eric AZIERE, conseiller de Paris, Pdt du Groupe UDI au Conseil de Paris, 14e; Julien BARGETON, sénateur de Paris, conseiller de Paris, Pdt du groupe Démocrates et Progressistes au Conseil de Paris, 20e: Félix BEPPO, conseiller d'arrondissement, 18e; Jérôme DUBUS, conseiller de Paris, Pdt Groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants au Conseil de Paris, 17e; Elise FAJGELES, conseillère d'arrondissement, députée suppléante, 10e; Mohamad GASSAMA, conseiller d'arrondissement, 20e; Alexis GOVCIYAN, 1er adjoint au Maire, 9e; Didier GUILLOT, conseiller de Paris, 18e; Olivia GREGOIRE, députée de Paris; Marie-Laure HAREL, conseillère de Paris, 3e; Hélène HAUTVAL, adjointe à la Maire, 5e; Eric HELARD, conseiller de Paris, 16e; Olga JOHNSON, conseillère de Paris, 17e; Marc LAROCK, conseiller d'arrondissement, 7e ; Thomas LAURET, conseiller de Paris, 16e; Alexandre LE BARS, conseiller d'arrondissement, 20e; Sylvain MAILLARD, député de Paris, Conseiller d'arrondissement, 9e; Renaud MARTIN, conseiller d'arrondissement, 20e; Florence de MASSOL, 1ère adjointe à la Maire, 20e; Valérie MAUPAS, conseillère d'arrondissement, 14e; Fadila MEHAL, conseillère de Paris, 18e; Catherine MICHAUD, conseillère d'arrondissement, 2e; Fabrice MOULIN, conseiller d'arrondissement, 12e ; Marc MUTTI, adjoint au maire, 1er:; Déborah PAWLICK, conseillère de Paris, 10e; Jean-Pierre PLONQUET, conseiller d'arrondissement, 4e; Ophélie ROTA, conseillère d'arrondissement, 12e; Pacôme RUPIN, député de Paris, conseiller d'arrondissement, 4e; Christian SAINT-ETIENNE, conseiller de Paris, 11e; Anne TACHENE, conseillère de Paris, 15e; Olga TROSTIANSKY, conseillère d'arrondissement, 10e; Alexandre VESPERINI, conseiller de Paris, 6e; Jean-Louis VINCENT, conseiller d'arrondissement, 17e.

Les voyants sont plus que jamais au vert pour Cédric Villani, 45 ans,
 
L'émergence de Villani est le fruit d'une campagne dynamique qui ne tenait pas la victoire pour acquise, à la différence de Griveaux, dilettante infatué, malgré l'abandon de Julien Bargeton, 46 ans, sénateur (LREM) de Paris, qui a retiré sa candidature dès mars 2019 pour soutenir Benjamin Griveaux, alors qu'il était favori et qu'un candidat de la dernière heure, début juin, Hugues Renson, député de la 13e circonscription de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale, s'est aligné et se maintient encore, vaille que vaille. Le ralliement de Bargeton à Griveaux n'est d'ailleurs pas de nature à aider le candidat du Château : jusqu'en octobre 2017, Bargeton a été adjoint à la maire PS sortante de Paris, Anne Hidalgo... 

Anne Lebreton, publie dans le même temps une tribune dans le JDD 
Elle y appelle les Parisiens à se mobiliser pour "changer d'ère". 
Anne Lebreton : "Je choisis de rejoindre Cédric Villani"
"Aujourd’hui je choisis Paris. En mars prochain, les Parisiens vont se mobiliser pour choisir leur maire. Après 19 ans de gestion socialiste, l’envie d’alternance est grande. L’alternance, ce n’est pas seulement changer de maire, changer d’équipe, c’est changer d’ère. L’ère qui vient donnera de plus en plus de place aux maires des grandes villes car ils sont au cœur de la lutte contre le dérèglement climatique, car c’est dans les villes que vivent désormais les trois quarts de l’humanité.à coté de cette occasion.
Pour être maire de Paris, il faut être une personnalité atypique à l’image de Paris [...], une personnalité qui dépasse la politique, ouverte sur le monde, ouverte sur l’avenir, ouverte sur le quotidien des parisiens, ouverte aussi sur toute le France.
Etre maire de Paris, ce n’est pas être gestionnaire, ce n’est pas être politique, c’est avoir la capacité d’entraîner, de réunir, de faire. La capacité de mettre tout le monde autour de la table pour travailler ensemble, la capacité de proposer une vision, de tracer un cap.
Sur beaucoup de sujets, Paris doit voir plus grand, bien au-delà du périphérique
Sera maire de Paris, celle ou celui qui saura susciter cette impulsion et créer un lien personnel avec les parisiens. Sans rêve, sans amour, sans vision, pas de Paris.[...]
Après une année de travaux anarchiques, mal planifiés, menés en dépit de la sécurité même des Parisiens (combien d’accidents graves ont eu lieu depuis quelques mois dans tous Paris sans que personne n’en parle?). Paris aura d’abord besoin de renouer avec une forme de tranquillité, car Paris est vraiment au bord de la crise de nerfs. [...]
C’est pourquoi j’ai proposé de faire un Grand Paris de l’éducation, c’est pourquoi j’ai proposé un service métropolitain de lutte contre l’exclusion. Aujourd’hui, je choisis de rejoindre Cédric Villani avec Mounir Mahjoubi.

Cédric Villani fera un maire exceptionnel pour Paris
Malgré mon très fort désir de porter une candidature féminine à la commission d’investiture de LREM, je souhaite aujourd’hui apporter tout mon soutien à celui dont je pense qu’il fera un maire exceptionnel pour Paris. Paris, plus que tout, à besoin d’une personnalité qui sache mettre tout le monde autour de la table, Paris a besoin d’une personnalité qui dépasse la politique, qui dépasse les partis.
Cédric Villani a l’énergie qui déplace les montagnes, une bienveillance qui sait réunir au-delà de tous les camps, il aura cette capacité de s’adresser à tous les Parisiens, de réconcilier l’Ouest et l’Est, Paris et sa région, Paris et l’Etat, Paris et le reste de la France. Nous avons aujourd’hui la possibilité d’avoir un maire exceptionnel, ne passons pas à coté de cette occasion." Anne Lebreton dessine le portrait du maire idéal. 
Une issue incertaine

Lauréat de la médaille Fields - équivalente du Prix Nobel qui n'en décerne pas en mathématiques - Villani a assuré au Figaro Talk qu'il "fera ce qu'il faut pour être le candidat à Paris". Un sondage Ifop  le place, avec Benjamin Griveaux, en tête des intentions de vote au premier tour, avec deux ou trois points d'avance sur Anne Hidalgo. Mais, depuis le ralliement de Mounir Mahjoubi, puis celui d'Anne Lebreton, la donne pourrait avoir changé.

Au lendemain de son premier meeting parisien, qui a réuni 600 personnes et de nombreuses personnalités du Paris des sciences et de la culture, Cédric Villani apparaît, dans un sondage jusque-là confidentiel, en mesure de battre Anne Hidalgo.
Comme Mahjoubi avant lui, le député de l’Essonne a commandé un sondage à l’Ifop. Réalisée entre les 20 et 27 juin, soit avant le ralliement de Mounir Mahjoubi, cette enquête "montre qu’il y a clairement un match Griveaux-Villani, note Frédéric Dabi, directeur de l’Ifop. Ils sont à égalité d’intentions de vote au premier tour, et devancent tous les deux de trois points Anne Hidalgo. Griveaux pouvait dire en avril qu’il n’y avait pas mieux que lui pour battre Hidalgo, ce n’est plus vrai aujourd’hui."
Plus précisément, les listes conduites par Cédric Villani réuniraient 26 % des suffrages, contre 23 % pour celles d’Anne Hidalgo, 15 % pour les listes de l’écologiste David Belliard et 15 % pour les listes LR de Rachida Dati. Tandis que celles conduites par Benjamin Griveaux, obtiendraient 27 % de suffrages, contre 24 % pour les listes PS, 14 % pour les listes écologistes et 16 % pour les listes LR.
Dans les deux cas de figure, la France Insoumise (Danielle Simonnet) est à 5-6 %, l’élu de centre droit Pierre-Yves Bournazel à 5-6 % et le communicant Gaspard Gantzer à 1,5-2 %. 
Cédric Villani a réagi à la décision de l'adjointe au maire du 4e arrondissement de Paris. "Un immense merci à Anne Lebreton pour sa confiance et son soutien ! Elue de terrain exemplaire, engagée pour l'intégration, l'éducation, la cause des femmes, elle vient renforcer notre projet éco progressiste pour un nouveau souffle à Paris !" a écrit le député de l'Essonne.

samedi 6 juillet 2019

Bayrou, dindon de la farce LREM-MoDem

Entre LREM et le MoDem, ça se gâte

Le parti présidentiel et celui de François Bayrou peinent à masquer leurs rivalités naissantes

Les municipales mettent au jour les stratégies divergentes des deux partis. 
"On nous parle en permanence de bienveillance à LREM, mais ils devraient quand même balayer devant leur porte avant", enrage un cadre du MoDem, après la série de provocations essuyées ces derniers jours par François Bayrou et les siens. Il y a bien sûr les récentes investitures En marche ! aux municipales, dans certaines villes où le MoDem est pourtant implanté et soutient d'autres figures locales.
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Des proies faciles :
consentantes ?
Ou encore ce document interne ayant servi le week-end dernier à la formation des futurs candidats marcheurs, lien PaSiDupes, et avec des profils politiques fictifs imaginés dans le cadre d'un jeu de rôles assez malveillant où la candidate du parti centriste s'appelle ainsi "Marielle Orange", présentée comme… "peu à l'aise dans son rôle de parlementaire". Une allusion limpide ou une agression frontale, selon les points de vue, à Marielle de Sarnez, proche depuis toujours de Bayrou. "Quand on voit comment les députés macronistes ont eu du mal à se mettre dans leurs habits politiques, c'est quand même l'hôpital qui se fout de la charité !", fulmine en retour l'état-major du MoDem, qui n'était pas aussi ombrageux jusqu'ici quand la droite républicaine était maltraitée par LREM, en interne et, par voie de conséquence, par sa presse alignée.

Le MoDem semble découvrir que LREM ne respecte rien ni personne.
Les marchandages des municipales pourraient bien aboutir à un éveil des consciences et mettre sur la place publique les coups bas ordinaires et traîtrises des cyniques du mouvement présidentiel : "L'enracinement de LREM sur le terrain, pour nécessaire qu'il soit, ne peut rimer avec le dénigrement de ses partenaires", a glapi Patrick Mignola, président du groupe MoDem, dans une lettre ouverte adressée cette semaine à Stanislas Guerini, le patron d'En Marche !, après les révélations sur les méthodes malsaines de la majorité présidentielle.

Bayrou "à fleur de peau"

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Macron est allé à Pau rouler Bayrou dans la farine
François Bayrou se prend sa fameuse maxime en pleine face - "nous sommes d'accord pour être en désaccord". Son entourage décrit le maire de Pau "à fleur de peau",  pour ne pas dire "fou de rage de voir que le deal présidentiel s'est fragilisé avec le temps". "Ils ont besoin d'envoyer des messages à leurs troupes, commente un proche du chef de l'Etat. Bayrou est un peu déstabilisé en ce moment car la campagne européenne a consacré le fait que nous étions plusieurs partenaires. Or, il veut être l'allié principal. Et il doit consolider son existant. Donc, il est inquiet."

 Nicolas Florian, actuel maire de Bordeaux, ne passe pas une semaine sans parler ou déjeuner avec Alain Juppé qui a dirigé la ville pendant près de vingt-deux ans.
Et c'est dans l'ancien fief d'Alain Juppé, Bordeaux, que les poings se serrent, dans les poches, avec un candidat marcheur investi - Thomas Cazenave - très proche de Macron -, jeté dans les jambes de Nicolas Florian,  alors même que le MoDem gouverne avec le maire juppéiste sortant. Résultat, les deux alliés de la majorité feront donc campagne l'un contre l'autre…

Rivalités naissantes

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Le scénario est le même à Marseille avec Gaudin
Un cas de figure qui pourrait également se produire à Rennes. 
"Franchement, on marche sur la tête. Du grand n'importe quoi, c'est hallucinant !", gronde un parlementaire centriste, qui va jusqu'à parler de "tentation hégémonique du parti majoritaire". "Or, le pouvoir hégémonique, c'est tout ce qu'on a toujours rejeté. C'est notamment pour cela que Bayrou tourne le dos à l'UMP au moment de sa création en 2002" rappelle une élue. Le "monde nouveau" de Macron serait-il un copié-collé de l'ancien ?

"Nous pouvons avoir des différences d'appréciation avec LREM. Mais, pour nous, ces élections municipales sont avant tout locales. Et non partisanes. Il faut donc rechercher les meilleures équipes et les meilleurs projets", prêche Marielle de Sarnez.

Si, à l'heure des municipales, la stratégie macronienne du double-jeu fait naître un sentiment de maltraitance et de cocufiage maltraite ses alliés, provoquant chez eux des colères rentrées et des accès de psoriasis, sa stratégie du bulldozer ravive le sujet de la morale politique et du respect. 
L'égocentrique Macron la foule déjà aux pieds.

Municipales à Paris: le chantage de LREM sur LR

Sans accord entre LR et LREM, "Hidalgo sera réélue", selon un élu juppéiste parisien

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui opposa Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il fit savoir qu'il voterait Macron


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Nous assistons à la mise en oeuvre du plan de débauchages élaboré par Jean-Marie Girier, ci-contre, directeur de cabinet de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale: il ne vise pas seulement le PS, mais aussi les plus foireux des élus de LR.
cf. PaSiDupes - "Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée: la méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS"

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"S'il n'y a pas un accord en face de la politique" d'Anne Hidalgo entre notamment LR et LREM à Paris, la maire socialiste sera réélue, a affirmé samedi le député parisien LR Claude Goasguen, pour précipiter les traversées de rue de LR vers LREM, en désignant même celui que les déserteurs doivent préférer , le 'ticket' Cédric Villani et Mahjoubi, plutôt que Benjamin Griveaux.

L'ancien maire du XVIème arrondissement a réitéré son opposition à la candidature LR de Rachida Dati.

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Il la diabolise dans une attaque ad hominem, lui affectant une image de "l'ancien régime", bien qu'elle soit maire actuelle du 7e arrondissement. "Je ne voterai pas Madame Dati", a-t-il tranché sur LCI. Selon lui, si l'ancienne garde des Sceaux "continue à vouloir être candidate et qu'elle est investie, alors Madame Hidalgo sera réélue".

Résultat de recherche d'images pour "Cédric Villani"
De même, "on ne gagnera pas Paris si il n'y a pas un accord en face de la politique de Madame Hidalgo, quel que soit le candidat" de la République en Marche, a-t-il déclaré, alors que la guerre fait rage entre l'ex-porte parole infatué du gouvernement Benjamin Griveaux, 41 ans, considéré comme favori de l'Elysée, et le député mathématicien Cédric Villani (à gauche), mathématicien perché de 45 ans, et élu de l'Essonne, auquel s'est rallié Mahjoubi, ancien sous-ministre de Macron au Numérique, qui s'est désisté.

Le problème n'est pas le nom du candidat mais "c'est de savoir si on veut changer de politique à Paris, oui ou non. Moi, je pense que Villani serait sans doute plus ouvert que Griveaux", lequel a épousé Julia Minkowski, petite-fille de... (le pédiatre Alexandre Minkowski) et nièce de... (le chef d'orchestre Marc Minkowski) et avocate du cabinet Temime & Associés), a estimé le député, le jugeant ..."sympathique" ! Il a estimé qu'il serait "bien pour les Parisiens d'avoir quelqu'un qui a eu la médaille Fields", équivalent du Nobel pour les mathématiques. L'usager du métro sera-t-il sensible à cet argument massue ?

Début juin, Benjamin Griveaux a pourtant rejeté la proposition d'alliance du député LR Claude Goasguen
 
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Selon Goasguen, ci-contre, nouveau grand clerc de la macronie, Macron va suivre de "très près" les municipales à Paris comme à Marseille ou Lyon où veut se présenter l'ancien ministre de l'Intérieur et maire sortant Gérard Collomb. Ce qui pourrait aboutir à "différer" la désignation des candidats prévue en principe mercredi.

Jean Leonetti, le président par intérim de LR a pour sa part de nouveau exclu samedi toute alliance au niveau national avec LREM, insistant sur la spécificité de ce scrutin à deux tours par rapport notamment aux européennes qui n'en ont qu'un.
Résultat de recherche d'images pour "Griveaux Goasguen"
"En tout cas ce qu'il n'y aura pas, c'est une alliance et un pacte au niveau national entre LR et En marche", a-t-il affirmé sur Franceinfo, précisant que ..."si on doit s'allier, on peut s'allier entre les deux tours" au niveau local. 
Hidalgo (ci-contre avec son rival) serait-elle pire que l'insupportable Griveaux, ricaneur malveillant et prétentieux ?

Le saboteur du bac 2019 est identifié

Le PCF accuse ...Blanquer de sabotage

Le parti communiste a désigné le ministre de l'Education nationale à la vindicte populaire

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"Jean-Michel Blanquer a "saboté le baccalauréat" avec des "tripatouillages illégaux", révèle le PCF vendredi 5.

Le ministre de l'Education nationale a en effet donné l'ordre d'attribuer aux candidats des notes fictives  pour parer à la grève de correcteurs opposés à la refonte de l'examen. "Dans un grand nombre de cas, ces résultats sont faux, les notes affichées ce matin sont le résultat de tripatouillages illégaux, imposés aux jurys par un ministre sans scrupule", affirment les communistes dans un communiqué.

Selon eux, "pour sauver sa réforme, Blanquer a saboté le baccalauréat".
"Un ministre prêt à tout pour imposer sa politique a sciemment contraint des fonctionnaires à adopter des pratiques illégales: invention de notes, calculs farfelus, substitution de l'administration aux jurys souverains", dénonce le PCF.

Le parti d'extrême gauche annonce qu'il "se battra pour faire reconnaître le scandale de cette rupture d'égalité". "Les réformes imposées par le ministre Blanquer détériorent les conditions d'éducation et aggravent les inégalités", écrit le PCF.

A gauche, le secrétaire national d'EELV, David Cormand a également pris la défense des grévistes, vendredi 5 juillet sur Public Sénat: "Evidemment, il y a le stress des élèves qui passent le bac, mais il y a aussi des enseignants qui essaient de protéger et de défendre un service public important". "Il y a un vrai problème: l'attaque en règle, depuis plusieurs années, contre le service public de l'éducation", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le point de vue de Cormand sur la "prise en otage" de 300.000 lycéens, une simple "résistance pacifique", selon lui : 

Les communistes dénoncent aussi son autoritarisme qui a  contraint des enseignants à adopter des pratiques illégales pour "sauver sa réforme". 

Le PCF estime que les contestataires sont "ignorés et méprisés" par le ministre et rappelle donc son hostilité à la réforme du bac qui introduit notamment une dose de contrôle continu. 

Pour amener le gouvernement à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée et du bac qu'ils dénoncent, des professeurs ont refusé de saisir les notes des candidats mais aussi, pour certains, de rendre les copies. Ils étaient 300 que le ministère traita au départ comme quantité négligeable, mais 400, à l'arrivée, quand il fallut bien publier des résultats.
 
Face à cette mobilisation, d'abord minimisée avec mépris, et pour permettre aux candidats de connaître leurs résultats à la date prévue, n'importe quel résultats, quitte à les rectifier après la date d'affichage, le ministre de l'Education a détaillé mercredi une "solution technique" : si certaines notes d'examen manquent, ce sont les notes du contrôle continu de l'année qui seront prises en compte pour fabriquer une moyenne. Et si la note du bac s'avère finalement meilleure, c'est celle-là qui sera retenue. 
De quoi acheter cyniquement le silence des jeunes et de leurs parents ?

Marc Olivier Fogiel soutient l'arrivée de Sophia Chikirou sur BFMTV

La polémique créée par le buzz de BFMTV est "disproportionnée", selon MOF

L'annonce de l'arrivée sur BFMTV de la compagne de Mélenchon a suscité de vives réactions, sans émouvoir son nouveau directeur général. 

Marc-Olivier Fogiel

Face à l'ampleur des indignations qu'il juge injustifiées à l'annonce, jeudi 4 juillet de cette arrivée de diversion aux critiques de soumission au pouvoir, Marc-Olivier Fogiel tente de répondre. A peine arrivé, le 1er juillet, à la tête de la chaîne macronienne d'information télévisée, il monte au créneau dans un entretien accordé à L'Express, pour défendre le choix de  BFMTV. Il a souhaité faire une mise au point. Dans la nouvelle grille de BFMTV qui verra le jour à la rentrée, le public a pu découvrir la nouvelle distribution des chroniqueurs qui débattront avec Alain Duhamel dans l'émission "19 heures Ruth Elkrief", une tentative pour contrer CNews qui cartonne à l'heure de diffusion de L'Heure des pros, animée par Pascal Praud. On retrouvera la socialiste Aurélie Filipetti, la souverainiste Natacha Polony et aussi, donc, l'Insoumise (LFI) Sophia Chikirou.


Résultat de recherche d'images pour "chikirou"
Ancienne militante socialiste, comme Mélenchon, elle rejoignit Jean-Marie Bockel (ex-socialiste lui-même qui rejoignit, comme adhérent de l'UDI, Nicolas Sarkozy en 2007, et fonda le mouvement 'La Gauche moderne' à l'intérieur de la majorité présidentielle de droite), mais elle n'adhéra pas, quant à elle, au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy, soutenant toutefois sa "volonté de réforme"... Après avoir créé la société de conseil en communication Médiascop en 2011, elle prit part aux campagnes électorales de Jean-Luc Mélenchon. Elle participe en 2017 à la création du Média et en assura la direction jusqu’à son départ en juillet 2018, dans un contexte de crise sociale, éditoriale et financière.

En faisant ce choix de la compagne de Mélenchon, BFMTV démontre qu'elle n'a ni respect de ses journalistes, ni aucun sens de l'honneur


Elle a en effet tenu des propos insultants sur Twitter et repérés par l'Obs. Or, la marque BFMTV est particulièrement mal vue des Gilets jaunes pour ses partis-pris pro-gouvernementaux éhontés. Il y a seulement quelques mois, elle y avouait notamment ne ressentir "aucune compassion sincère" envers des journalistes agressés lors de manifestations de Gilets jaunes.  France Inter écrivait ainsi en janvier 2019: "La société des journalistes de BFMTV a annoncé ce lundi que les reporters de la chaîne refusaient de couvrir les actions des "gilets jaunes" pour toute la journée. Depuis le début du mouvement, les employés de cette chaîne sont en effet particulièrement visés par des insultes, menaces et violences."

Elle les avait également accusés de "désinformation" et de "corruption mentale". 
Résultat de recherche d'images pour "fogiel macron"Si de la voir désormais membre de la même antenne a pu choquer certains, son futur patron n'y voit aucune provocation, pas même de l'indécence. "Il me semble que les réactions sont totalement disproportionnées", estime Fogiel, en termes à la mode du jour, auprès de L'Express. 
S'il juge probablement inapproprié" de salarier un membre du RN, il ne voit rien à redire à payer une révolutionnaire qui insulte ses futurs patrons. "On ne va tout de même pas recevoir uniquement des gens qui disent du bien de BFMTV ! Elle sera d'ailleurs sans doute confrontée à des sujets médias, et amenée à débattre là-dessus, avec Alain Duhamel qui connaît bien le domaine. Mais honnêtement, si on commençait à ne recevoir que des personnes qui pensent du bien de nous... [il ne finit pas sa phrase: on n'aurait aucun invité qui se respecte ! ] Ce n'est pas un critère de recrutement."

Fogiel est-il crédible en prônant la pluralité des idées politiques sur BFMTV

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La chaîne d'information tente-t-elle d'acheter Chikirou pour museler LFI par sa seule présence ? Marc-Olivier Fogiel raconte qu'il a souhaité offrir une tribune à l'ancienne conseillère de Jean-Luc Mélenchon pour apporter un point de vue différent aux nombreux débats qui ont lieu à l'antenne. "Chaque soir, il y aura une sensibilité différente. On a identifié Sophia Chikirou qui viendra parler au nom de La France insoumise", annonce le directeur général. 
"D'autres chroniqueurs viendront les autres jours, avec d'autres sensibilités. Il y aura donc la France insoumise, un débatteur un peu plus 'Valeurs actuelles '... Ce sont des invitations récurrentes, pas des postes d'éditorialistes." MOF souligne ainsi que le pluralisme ne sera toujours pas l'image de marque de BFMTV. 

Marc-Olivier Fogiel trace une ligne claire de démarcation entre les idées de sa chroniqueuse et la ligne éditoriale des journalistes qu'il dirige 

Fogiel et Chikirou ont en commun la promotion de la PMA et de la GPA
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Philippe Besson et son ami Sofiane, Claire Chazal, Marc-Olivier Fogiel et son mari François Roelants lors de la Soirée du 90e anniversaire de Line Renaud sur le bateau Potel & Chabot "Pavillon Seine" à Paris le 2 juillet 2018
La volonté du gouvernement d'élargir l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes n'est pas du goût de tous. Après la PMA, "on aboutira à la GPA", gestation pour autrui, s'était ainsi inquiété l'archevêque de Paris sur RTL. Or, le dimanche 30 septembre, à l'émission Sept à Huit sur TF1, Fogiel a raconté comment il a réussi à construire sa famille avec son compagnon, notamment en ayant recours à la gestation pour autrui (GPA) qui leur a donné Lily et Mila. Dans un avis rendu mardi 25 septembre, le Comité d'éthique (CCNE) a estimé que la procréation médicalement assistée (PMA) devait être ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules pour "pallier une souffrance" qui "doit être prise en compte". Une déclaration qui va dans le sens du gouvernement, lequel souhaite "aller jusqu'au bout" sur ce qu'il considère être "une mesure de justice".
Le débat sur l'homoparentalité et sur la filiation ne va pas tarder à resurgir. Devenue chroniqueuse, Chikirou apportera-t-elle la contradiction à son directeur-général ?



Un traitement différent de Chikirou qui pourrait même se poursuivre au niveau du statut professionnel. "Je ne l'ai pas recrutée, attention. [...] Elle n'est pas salariée de BFMTV. Concernant la rémunération, nous n'avons pas évoqué ce sujet avec elle; elle ne nous l'a pas demandé non plus. Je suis en train de regarder comment cela se déroule sur les chaînes d'information, si les débatteurs sont payés ou non", révèle-t-il. "S'ils le sont, elle le sera, si ils ne le sont pas, elle ne le sera pas. Il n'y aura pas de cas particulier, ni dans un sens, ni dans l'autre."
Si Fogiel n'était véritablement pas au courant, Chikirou ferait-elle  du bénévolat ?