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vendredi 5 juillet 2019

Castaner suspend le patron d'un syndicat de policiers

Le gouvernement frappe à la tête le syndicat Vigi, émanation de la CGT, minoritaire chez les flics et partie civile dans le dossier Benalla

Alexandre Langlois a été sanctionné pour avoir offensé sa hiérarchie

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Castaner vise haut et tape fort. 
Alexandre Langlois, secrétaire général de Vigi, "syndicat de la colère des policiers", a été sanctionné le 21 juin dernier d'une d'exclusion temporaire de douze mois, dont six avec sursis pour avoir tenu des propos jugés "injurieux" envers  son ministre et la haute hiérarchie policière. Une décision effective depuis jeudi.

Eric Morvan, nouveau Directeur Général de la Police Nationale.
Des "accusations impertinentes", des "articles indignes", des "critiques outrancières", des "remises en cause injurieuses" ou "offensantes" et des "sous-entendus infamants", du point de vue de l'ancien préfet des Pyrénées Atlantiques... Entre le patron du syndicat minoritaire Vigi Alexandre Langlois (photo ci-contre) et le directeur général de la police nationale Eric Morvan, Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), la coupe est pleine. Nommé à ce poste à 60 ans par Collomb, il reproche au syndicaliste d'extrême gauche, depuis au moins le début de l'année 2018, des attaques répétées à l'égard de l'institution et de la haute hiérarchie policière, à grand renfort de tracts syndicaux et de déclarations fracassantes sur les plateaux télé. 

Des "critiques outrancières et injurieuses"
La directrice-adjointe des ressources et des compétences de la police nationale, Martine Sanchez-Coudert, inspectrice générale de la police nationale, auteure de la décision de suspension, pour le compte du ministre de l'Intérieur,  reproche au patron de Vigi  de nombreux manquements "à ses devoirs de réserve, de loyauté et d'exemplarité" dans ses prises de position publiques. En "formulant à plusieurs reprises des critiques outrancières et injurieuses nominatives" envers la haute hiérarchie policière, le fonctionnaire a notamment porté "atteinte au crédit et au renom" de l'institution.

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Tract de Vigi, en date du 16 octobre 2017, donnant des conseils aux collègues marseillais
de pas céder aux pressions de demande de "trucage" des statistiques.

Un tract de Vigi, daté du 10 janvier 2018, est à l'origine du conflit, ouvert par les violences policières avec énucléations et amputations 
Il accuse le directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan, et le directeur de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône de l'époque, Jean-Marie Salanova (devenu depuis directeur central de la sécurité publique), "d'avoir falsifié des statistiques de la délinquance". En illustration, un photomontage des deux hommes porte la mention "Criminels ?", à la forme interrogative. Un texte assorti d'un signalement pour faux en écriture publique auprès de l'IGPN, la police des polices. Ces accusations, est-il notamment écrit dans la décision de la place Beauvau, mettent "gravement en cause la probité des deux autorités".

Des "sous-entendus infamants"

Score-Morvan-criminelAlors que l'institution policière est secouée par une série inédite de suicides, elle a un autre grief. Dans un tract du 19 février 2018, Alexandre Langlois écrit, que la hiérarchie policière pourrait être jugée coupable de "provocation au suicide", voire de "complicité de meurtre de fonctionnaires de police". Là encore, les formulations, cinglantes, sont jugées "particulièrement indignes" par la direction de la police nationale.
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Troisième motif,
des "critiques outrancières et des sous-entendus infamants" formulées dans un tract, daté du 24 octobre 2018, évoquant les agissements du médecin-chef de la police de Metz (qui a depuis été condamné pour agressions sexuelles et interdit définitivement d'exercer). Le Parisien en rend compte en ces termes "Christian Frey, un médecin-chef de la police, a été condamné mardi à Reims à un an de prison avec sursis et une interdiction définitive d'exercer pour avoir agressé sexuellement des élèves d'une école de police, a-t-on appris auprès de l'avocate d'une des victimes."

Dans le tract syndical, Vigi caricature notamment plusieurs huiles de l'institution policière sous les traits des personnages de la série 'Game of Thrones', à renfort de surnoms peu amènes : "le traître", le "seigneur des sangsues" ou encore " l'enfant-roi capricieux". Des caricatures dont ne se prive pas par ailleurs LREM dans son opération de main mise sur les socialistes les moins couillus  : Lien PaSiDupes - Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée: La méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS
Le tract demande leur "expertise psychiatrique", pour savoir si ceux-ci sont, ou non, des "pervers narcissiques". "On me fait payer le fait d'avoir révélé le scandale", rétorque Alexandre Langlois.

"Nous resterons acides et irrévérencieux"

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Castaner en visite au Pays basque,
sous la houlette d'Eric Morvan,
ancien préfet des Pyrénées Atlantiques
Le syndicaliste estime être également être sanctionné pour deux autres raisons, qui ne sont pas mentionnées. Tout d'abord, pour ses "prises de position" syndicales sur "la gestion du maintien de l'ordre pendant la crise des Gilets jaunes". Ensuite, la place Beauvau ne lui pardonnerait pas d'avoir "déposé plainte" et de s'être constitué "partie civile dans le dossier Benalla", affirme-t-il.

Dans sa décision, le ministère de l'Intérieur reconnaît toutefois qu'Alexandre Langlois a exprimé ses "regrets" lors de son conseil de discipline le 20 janvier, et qu'il "s'est engagé à modifier la ligne éditoriale de son site syndical en supprimant les propos infamants y figurant". 
"Nous ne sommes pas là pour blesser, mais nous resterons acides et irrévérencieux", prévient Alexandre Langlois, qui entend bien poursuivre ses activités syndicales le temps de sa mise à l'écart. 
Pour faire face à sa perte sèche de revenus, ce père de deux enfants a lancé une cagnotte, qui a déjà récolté, pour l'heure , plus de 20.000 euros. Contactés, ni la direction générale de la police nationale, ni le ministre de l'Intérieur ne communique.

Vigi dénonce une "discrimination syndicale" envers un satellite de la CGT.
Le patron du syndicat policier Vigi va porter plainte contre le ministre. Affecté au Renseignement territorial des Yvelines, le gardien de la paix va contester devant le tribunal administratif en référé, a-t-il indiqué ce vendredi.

L'un de ses avocats, Me Yassine Bouzrou, confirme qu'il va déposer plainte ce vendredi contre le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour " discrimination syndicale aggravée". "Ce sont des sanctions extrêmement lourdes, alors que je suis très bien noté par ma hiérarchie", souligne Alexandre Langlois, ce vendredi. "C'est uniquement pour mes prises de position syndicales que je suis attaqué."

Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée

La méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS  

Un proche du président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a élaboré un plan d'"annexion" du Parti socialiste

Image associéeUn "cercle" ou un "collectif" nouvellement créé a pour mission secrète de ..."rééquilibrer la majorité". Mais, comme les sujets du bac qui fuitent, l'opération est éventée et les scélérats vont devoir changer leurs plans. Les responsables de la majorité étaient tellement sûrs de leur affaire - l'arrogance est intrinsèque à ce parti  - que cette stratégie de débauchages, qui a si bien réussi sur les Républicains avant la présidentielle, devait, pensaient-ils, finir d’achever le Parti socialiste avant les municipales de mars 2020. 

Une note censée rester confidentielle et dont l’existence a été révélée ce jeudi dans le Point, donnait par le menu la manière dont La République en marche comptait s’y prendre pour "mettre en place un 'Agir de gauche' avant la rentrée de septembre. Soit le plan de construction du lieu d’accueil pour transfuges socialistes LREM-compatibles sur lequel travaillent d’anciens de Solférino aujourd’hui au gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian, Didier Guillaume, Olivier Dussopt ou Stéphane Travert, tous des traîtres au PS, le dernier nommé devenu délégué d'En marche ! en octobre 2016 et le premier, ministre de la Défense de Hollande. Un "secret industriel" politique que, désormais, tout le monde connaît…

Une machine de guerre
Car après s’être indigné sur Twitter de l’existence de ce document rédigé par Jean-Marie Girier, directeur de cabinet de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a publié des clichés du document, dénonçant l'utilisation de fonds publics à des fins partisanes.
Olivier Faure
✔@faureolivier
Voici la note du directeur de cab du pdt de l’AN @RichardFerrand. Où l’on découvre qu’au delà de l’AN, les membres des cabinets ministériels servent à d’autres missions que celles pour lesquelles ils sont payés. Les barbouzes de la République ça continue, un an après #Benalla !
739

Comment les traîtres au PS devenus 'Marcheurs' comptaient-il s’y prendre pour accueillir d’anciens camarades désireux de rejoindre la grande maison de la majorité ? 


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Surtout pas en fondant un nouveau parti, "forme […] totalement inadaptée aux enjeux et aux attentes" et en permettant à ces élus de pouvoir rester au PS "pour imposer à ses instances nationales de subir le "choc" […] et d’être ainsi contraintes de revoir la doctrine actuelle refusant toute main tendue par des soutiens" LREM.

Cette nouvelle structure aurait pu d’abord être lancée par un premier "appel d’élus", selon les plans du directeur de cabinet de Ferrand, avant d’être incarnée par "un cercle" ou un "collectif" comme "étaient organisés les courants en leur temps au sein du PS". Cela "aurait l’avantage de canaliser les différents acteurs sans pour autant devenir un mouvement trop structuré", peut-on lire également dans cette note.

"Opération de blanchiment d’ex-socialistes" ?

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Girier colle ici au train de Macron
"Pour assurer l’efficacité de l’opération", l’ancien collaborateur de Gérard Collomb propose de "rassembler des maires socialistes sortants", puis d’ "équilibrer les rôles entre les élus en exercice […] et les anciens ministres et parlementaires" époque Hollande. Le tout pour ne "pas apparaître comme une opération de blanchiment d’ex-socialistes en quête de retour". "Il conviendra d’être prudent pour éviter l’image d’une amicale "d’anciens combattants", dont la perception politicienne pour notre base électorale ne serait pas bonne", écrit également Girier. Lequel détaille ensuite un calendrier menant à septembre et une "vague d’investiture" de LREM "à des maires socialistes".

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La note se termine sur la composition de la "task force pour "chasser"" ces édiles PS avec Le Drian en tête d’affiche, accompagné du député LREM de Gironde Florent Boudié, de la sénatrice (toujours PS) des Pyrénées-Atlantique Frédérique Espagnac et de leurs ex-camarades parlementaires Hélène Geoffroy (proche de Ségolène Royal) et Gilles Savary, animateur sous le quinquennat Hollande de l’aile droite du PS baptisée 'Les réformateurs' et dont les membres étaient partagés entre Valls et Macron.

"Dès le mois de septembre, les anciens parlementaires et élus en place pourraient méthodiquement faire remonter des propositions de soutien ou d’investiture de candidats issus du Parti socialiste en vue des élections municipales, poursuit le directeur de cabinet de Ferrand. 

Ce maillage sera précieux en vue des élections sénatoriales," commente en outre Girier.
Il va falloir changer de stratégie. D’ailleurs, le document annonçait en juin un "premier appel" de sénateurs, avant une "tribune des 'réformateurs' ".
LR (Les Républicains) a désormais une petite idée de la méthode LREM suivie pour  provoquer une fuite de ses Macron-compatibles.
Imaginons un instant ce qu'une telle révélation donnerait si cette méthode avait été mise en oeuvre par le RN...

jeudi 4 juillet 2019

Macron s'attribue une influence décisive sur les nominations des nouveaux patrons de l'UE

La nouvelle équipe à la tête de l'UE, c'est comme "un acte 2 pour notre Europe", raconte Macron

Les forces en présence restent les mêmes et Macron n'y a rien pu

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Michel, von der Leyen, Lagarde et Borrell  
Le président français s'est beaucoup montré devant les caméras, mais les états-membres l'ont vu venir: sa réputation d'arrogance l'a précédé, lui et sa clique. L’accord obtenu à l'arraché malgré ses dénigrements de "l'image pas sérieuse" laissée par l'UE au cours des négociations a porté l’Allemande Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne et Christine Lagarde à la BCE. Un "fifty-fifty" qui n'a rien d'une victoire qu'il puisse s'approprier, alors que, trois jours plus tôt, il "fustigeait un "échec" du sommet de l'UE sur l'attribution des postes clés, qui la rend "pas crédible au plan international".

Emmanuel Macron sera passé par tous les états ces derniers jours à Bruxelles. Agacé, voire énervé parfois, et méprisant des autres qui n'ont pas la bonne méthode, il fait maintenant le paon, suite à l'accord signé  pour les cinq années à venir. Outre Ursula von der Leyen, une proche d'Angela Merkel, et la Française Christine Lagarde, ex-ministre de Sarkozy, l'avantage n'est déjà pas à Macron, surtout si on ajoute le Belge Charles Michel, un centriste proche de l'UDI, à la présidence du Conseil européen (à Bruxelles, à la suite de Jean-Claude Juncker) et le socialiste espagnol Josep Borrell comme Haut représentant pour les Affaires étrangères, en remplacement d'une femme, Federica Mogherini, ministre des Affaires étrangères italienne, on ne voit toujours pas bien sur quoi se fondent les cris de victoire de Macron.

"Deux femmes et deux hommes, quatre personnalités qui se sont toujours illustrées par leur engagement extrêmement fort en faveur de l’Europe, des idées européennes. Les critères de compétence, d’expérience, de parité et d’équilibres politique et géographique ont ainsi été remplis par le Conseil. Pour la première fois, la Commission européenne et la Banque centrale européenne sont dirigées par des femmes", a commenté Emmanuel Macron, comme si les choix ne s'étaient pas faits sans lui. 

Macron n'hésite pas à confisquer à son profit la victoire collective 

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Le prétentieux parmi ses collègues
"C’est donc bien un acte 2, assure-t-il, qui commence pour notre Europe, avec une nouvelle équipe, profondément renouvelée, de nouveaux visages, un nouveau souffle au service d’un nouvel agenda que nous avons défini ces dernières semaines. " La comparaison a de quoi inquiéter, quand on sait ce qu'a été l'acte 1...

Il frise le ridicule.
Celui qui s'exprime en anglais à l'étranger a en effet parlé de victoire de la francophonie. En cherchant bien ce qui pourrait valoriser sa présence aux négociations, il a mis en avant la maîtrise de notre langue par les deux femmes, dont l'une est française ! Sans compter le Belge, bien qu'il soit issu d'une famille d'entrepreneurs flamands. Mais rien n'arrête Macron.

Quand à la presse française, elle ne craint pas l'intox

Le Point assure ainsi que c’est Macron qui a proposé à Angela Merkel le nom de sa compatriote Ursula der Leyen pour la Commission européenne, lundi soir au téléphone. La Chancellière aurait donc eu besoin de Macron pour proposer cette membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) comme elle. Merkel n'avait-elle pas pourtant fait d'Ursula Gertrud von der Leyen sa ministre fédérale de la Défense, en décembre 2013, et ne l'avait-elle pas ensuite reconduite à ce poste régalien en mars 2018. Mais ça lui serait sorti de l'esprit sans Macron, assure le magazine de la famille Pinault.

Ce n'est pas parce que Macron se place au centre du jeu qu'il est incontournable dans l'UE.
Le Point affirme que le Français a en "joué ostensiblement la carte du couple franco-allemand", ce qui demande des explications à propos de l'éviction de Manfred Weber, 46 ans, membre de l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) et président allemand du groupe PPE au Parlement européen depuis 2014, qui fut éliminer pour assurer la parité entre les quatre.

Le Point n'hésite pas à verser de nouveau dans la désinformation en écrivant que Macron-Superman a "volé au secours d’une chancelière allemande fragilisée par les divisions de son propre camp". Le compromis trouvé n'avait pas ses faveurs, mais il a dû s'y résoudre. Ses 21 eurodéputés de 'Renew Europe' (pour les anglophiles), dont seulement 10 LREM, ne le mettent pas en position de force
D'autant que le groupe auquel LREM s'est agrégé compte 108 élus contre 182 au PPE à sa droite.


Baccalauréat : la parade de Blanquer pour pour publier des résultats coûte que coûte dès vendredi

Coup de force de Blanquer pour que des résultats soient affichés quels qu'ils soient

Des notes de toutes origines pour contrecarrer 
la menace des copies retenues par les profs grévistes

Des notes 'au pif' ou issues du contrôle continu, illégalement...
Jean-Michel Blanquer, ministre controversé de l'Education nationale
Des notes arrachées par la fraude ou inventées, tout est possible au bac 2019, en attendant de pouvoir prendre en compte les notes de l’épreuve perturbée.
 
Mercredi 3 au soir, au micro de BFMTV, Jean-Michel Blanquer a exposé sa riposte, face aux enseignants en grève qui refusent de rendre les copies du bac. Lorsqu'il manquerait encore des notes jeudi soir, à la veille des résultats, les candidats se verront attribuer… la moyenne de leurs notes inscrites dans leur dossier scolaire dans la matière concernée. Ainsi, dans les cas où les copies manquent, les notes de l'examen final seront remplacées par celles du contrôle continu pendant l'année de Terminale. Or, c'est justement l'esprit de la réforme du lycée, que combattent, entre autres revendications, les correcteurs grévistes.

Pour emporter l'adhésion des familles, déjà très échaudées par les rebondissements en cascade de ce bac 2019, le ministre ajoute un bonus : les élèves qui, au final, auraient obtenu une meilleure note au bac que pendant l'année verront leur moyenne remonter d'autant. 
Peuvent se réjouir, en revanche, ceux qui ont fait une contre-performance à l'examen  : c'est leur moyenne de l'année qui comptera.
Une cuisine interne qui n'a aucune chance d'être étoilée, où le Gault et Millau macronien récompense le tripatouillage... 

Echec et mat pour le gouvernement ? 

Cette "solution technique" de fortune est inédite, tout comme l'est la situation d'ensemble. Si les menaces de perturbation des examens ont très souvent émaillé le bras de fer social entre syndicats enseignants et gouvernement, la "rétention des notes" pratiquées depuis lundi est une première.
 
Ce mercredi, le collectif des enseignants mobilisés en Ile-de-France, région parmi les plus touchées par le mouvement, a réuni 400 personnes, dont "300 correcteurs en grève", selon ses membres. Les enseignants ont voté la reconduction de la grève jusqu'à jeudi inclus, date à laquelle doivent se tenir les jurys de délibération, dernière étape avant la publication des résultats.

Pas de dialogue, mais des sanctions : "10 à 15 jours" de retenues de salaires
Blanquer pose un ultimatum aux enseignants réfractaires en réponse au mécontentement. Pour forcer un maximum de professeurs grévistes à rendre les armes et permettre aux jurys de fonctionner, Jean-Michel Blanquer vient d'annoncer que ceux qui n'auraient pas rendu leurs copies avant ce jeudi soir seront considérés comme grévistes à partir du jour où leur a été remis leur paquet de corrections à effectuer. Soit des retenues de salaires "de 10 à 15 jours", met en garde le ministre.

Conforama licencie après avoir touché 63 millions d'euros de crédit d'impôt

Le syndicat Force ouvrière (FO) réclame des comptes à la direction de Conforama


"C'est de l'argent public qui est jeté par les fenêtres", pointe le représentant syndical Gérald Gautier, secrétaire de la section fédérale du commerce VRP à FO, mardi 2 juillet, alors que le groupe veut supprimer 1.900 en France.
Selon Force ouvrière (FO) la direction de Conforama  a touché "63 millions d'euros de crédit d'impôt compétitivité et l'emploi (CICE)" sur les cinq dernières années pour "conserver l'emploi". "63 millions d'euros pour lesquels on n'a vu aucun investissement pour conserver l'emploi ou moderniser l'enseigne", a dénoncé  Gérald Gautier. 

L'enseigne d'ameublement française, détenue par le groupe sud-africain Steinhoff, a confirmé la suppression de 1.900 postes en France et la fermeture de 32 magasins Conforama.
On est clairement sur des aides déguisées qui ont permis pendant des années à des gros groupes, qu'ils soient rentables ou pas, de remplir les poches des actionnaires. "Je veux savoir ce qu'on a fait de ces 63 millions d'euros, on n'en a absolument aucune idée". 

Gérald Gautier demande aussi des comptes au gouvernement

Il "n'a prévu aucun contrôle, il ne contrôle absolument rien, il laisse faire, ce sont juste deux lignes sur un bilan comptable", a-t-il accusé.
"Conforama a raté le virage du numérique parce qu'il n'y a pas eu d'investissements. Si ces 63 millions d'euros avaient été investis ne serait-ce que dans le numérique, aujourd'hui Conforama n'en serait pas là", a expliqué Gérald Gautier. 

Fuitage des sujets sur lesquels planchent les futurs élus municipaux LREM

Plutôt graves, les méthodes potaches de LREM pour former ses candidats...

Pour former ses futurs élus municipaux, le parti du président utilise des méthodes décomplexées qui ne font pas l'unanimité
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Stanislas Guerini, surpris en pleine péroraison
A LREM, les municipales, c'est l'élection pour les nuls
Une vraie-fausse fiche technique, qui sert de support à La République en marche pour entraîner ses futurs candidats à faire campagne est arrivée sur le compte Whatsapp du Parisien-Aujourd'hui en France. Sur cette fiche de travail proposée aux impétrants ce samedi à huis clos, la bataille électorale fictive a lieu à "Trifouillis-les-Oies" et tous les personnages sont imaginaires.

Venus participer au siège parisien à un "séminaire de formation", intitulé "1000 talents", les apprentis candidats aux municipales du parti de Macron ont moyennement apprécié le  document de travail qui leur a été remis samedi. Il s'agit d'une fausse fiche technique servant de support à un "jeu de rôle" - c'est écrit noir sur blanc -, auquel les participants ont dû se plier devant des cadres du parti, ministres compris. 
Le but de cette technique "innovante", à neuf mois des municipales, était donc de mettre les futurs candidats LREM en situation de campagne grandeur nature, ce qui donne une idée exacte du respect que LREM a pour ses électeurs et de la jungle politique locale dans laquelle les candidats vont être immergés en opération survie. 

La bataille électorale virtuelle se situe ainsi à 'Trifouillis-les-Oies', dans le département du 'Mordor', équivalent de… l'enfer dans la célèbre épopée du "Seigneur des anneaux" de J.R.R. Tolkien. 

Les autres prétendants fictifs à la mairie.../DR
Outre les candidats "Yvette Pascool", celle-là est centriste, et le sénateur Les Républicains "Michel Demymol", le maire est LR de 69 ans, ex-filloniste, élu depuis 40 ans et s'appelle "Paul-Henri Le Comte". Bref, un vrai baron. Son adversaire du Rassemblement national, "Jeanne Fachot" est chauffeuse de taxi. Amis taxis, Macron vous porte dans son coeur... 
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Le plus révélateur de la considération que porte LREM à ses alliés, c'est que le candidat de tendance juppéiste, prêt à quitter LR et rejoindre La République en marche, répond au nom de "Jean Brutus", un traître donc... Ils apprécieront du côté de la Juppéie. Plus sérieusement, d'après le Parisien toujours, les moins novices des futurs candidats ont moyennement apprécié la méthode. Et la reconnaissance que leur porte le mouvement.

Le maire de la cité, ennemi à détrôner, est la caricature du vieux barbon honni en macronie : 69 ans, encarté Les Républicains, ancien soutien de François Fillon, élu depuis 1977, autant dire la préhistoire ! Son nom ? "Paul-Henri Le Comte".

"Jeanne Fachot" ou "Dominique Nazillon", nés dans les "années 30"
Face à lui, les autres prétendants fictifs à la mairie sont tout aussi ridicules. 
La candidate RN ? "Jeanne Fachot", à la tête du groupe "Trifouillis Bleu Marine", chauffeuse de taxi de son état. C'est mieux, certes, que le précédent candidat FN, baptisé pour les besoins du jeu… "Dominique Nazillon". 
Héros de cette simulation, le candidat LREM porte le nom du populaire "Raymond Poulidor". Etrange choix, mais prémonitoire, quand on sait que la star de la "petite reine" fut un éternel numéro deux. Bien que Macron ait enfilé le maillot Arc-en-ciel et se soit engagé dans un duel qui transforma le scrutin en référendum, il se fit distancer par Jeanna Fachot : il ne craignait pas un vote sanction, mais il y a eu droit. 
Quant à la liste PS ("Envie d'Europe, écologique et sociale" ou "EES" - avec le renfort présupposé de 'Place publique', menée par Raphaël Glucksmann - n'a qu'à peine dépassé 6% aux Européennes.
La candidate MoDem ne séduit encore pas : ironiquement présentée comme députée "peu à l'aise dans son rôle de parlementaire", l'acide  Marielle de Sarnez  est appelée "Marielle Orange", tout bêtement : c'est la couleur associée à son parti, sinon elle serait Marielle Citron. François Bayrou ne risque pas d'apprécier, non plus que d'être zappé. 
L'ultime vacherie de ce jeu innovant, est réservée au candidat juppéiste fictif dans le rôle de "Jean Brutus". Un traître, donc, "prêt à quitter les LR et rejoindre LREM ou Agir!". La violence de la référence a fait blêmir les amis d'Alain Juppé ralliés à Emmanuel Macron.  
Mais le tableau ne serait pas complet sans le sénateur LR Michel Demymol, la sénatrice centriste Yvette Pascool et l'ombrageux Insoumis …Jean-Luc Colérique, qu'on ne présente plus.

Cette simulation bêtasse s'adressait en théorie à de purs novices de la politique. C'est dire que le niveau n'est pas élevé. Sauf que tous ne l'étaient pas. Et les plus chevronnés n'ont guère goûté le côté décalé de cette formation et de se voir administrer une leçon par des relous. Parmi les questions, comme à l'oral du baccalauréat : "Quelle stratégie politique adopteriez-vous pour décrocher l'investiture LREM ?" Vous avez six heures... Ou encore : "Comment scénariser (sic) la déclaration de candidature ?"

"L'objectif, c'est d'accompagner des gens qui n'ont aucune expérience politique," se justifient les bizuteurs.
Le séminaire résume à lui seul le problème de ressources humaines auquel se heurte LREM, né il y a trois ans, pour se doter d'un réseau d'élus locaux. Contacté, Roman Baudin, père du programme, "assume" (?) tranquillement. Le parti présidentiel s'est en effet doté d'un institut de formation, intitulé 'Tous politiques!'  dans le but d'"accompagner l'émergence d'une génération de progressistes et être plus proche du terrain". 


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Baudin, son directeur général, est membre fondateur du think tank 'Le Cercle des nouveaux réformistes', plate-forme d'une jeunesse progressiste qui se veut "force de propositions innovantes" ! Et ça pique maintenant les yeux depuis que nous avons aujourd'hui un spécimen de ce que propose cet "institut" pour faire éclore "1 000 talents" locaux... Ainsi, pour Slate, il a écrit un article intitulé "La Cinquième, une République conservatrice à réformer d'urgence"...  On n'attendait que lui. Et on n'est pas déçu !
"L'objectif, c'est d'accompagner des gens qui n'ont aucune expérience politique, expose-t-il. Je voulais créer quelque chose de différent pour accompagner l'engagement sous toutes ses formes. Le renouvellement, ça ne se fait pas d'un coup !" Le rigolo va devoir affiner sa méthode.

Il assume, aussi, de briser les codes des formations d'élus en important les méthodes du privé. Samedi soir, les aspirants candidats ont ainsi dû 'pitcher' - bûcher, en langage de la "start-up nation" et se montrer convaincant et sûr de son projet - devant les ministres Jean-Michel Blanquer (Education) et Amélie de Montchalin (Affaires européennes), mobilisés en plein week-end.

France : budget vacances en baisse; et pourtant, le pouvoir d'achat serait en hausse !

Les 10 milliards d’euros redirigés par l'Edouard vers les ménages cette année n'ont toujours pas atteint les Français

Le budget des Français disponible pour les vacances a de nouveau diminué
, révèle un sondage.


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Les Français se serrent la ceinture en cette période estivale, alors que, le 28 janvier 2019, gouvernement.fr clamait :"2019 : le pouvoir d’achat des Français est en hausse", précisant que "dans leurs études respectives, l’Insee et l’Institut des Politiques Publiques anticipent [sic] une forte hausse [tant qu'à anticiper...] du pouvoir d’achat des Français. Le budget 2019 et les mesures d’urgence économique et sociale décrétées par le président de la République [à la suite du mouvement des "gilets jaunes", indique l'étude de l'IPP] en sont les principaux responsables." Youpie !  Où est l'intox ?
L'IPP, associé à l'INSEE, officine de Bercy, est composé de l’École d’économie de Paris (EEP), dominée par l'EHESS, et du CREST, lequel est dirigé par un affidé de Jean-Pierre Raffarin, lequel n'a que tendresses pour Macron] précise que le "gain moyen [est] proche de 1% du revenu disponible pour une large partie des ménages". L'institut des Politiques publiques - qui, de son propre aveu, vise à promouvoir l'analyse et l'évaluation quantitative des politiques publiques - parle en outre d'"une forte hétérogénéité" masquée... Le Conseil de l'Ordre des journalistes proposé par Cédric O aurait eu beaucoup à faire avec la presse, mais avec le gouvernement, la tâche est immense... 

Où passe l'augmentation du pouvoir d’achat des ménages de 850 euros en 2019, annoncée par le premier ministre Edouard Philippe, le 7 mai 2019 ?

La baisse du budget vacances se concrétise dans les pratiques des estivants

Le baromètre RTL- Odoxa - FG2A souligne que le budget vacances des Français est en baisse cette année: 852 € contre 871 € en 2016, en moyenne. Près d’un Français sur deux (44%) ne partira pas en vacances cet été. Encore une fois, où passe donc la hausse du pouvoir d'achat de l'Edouard ?

Des chiffres qui cachent des réalités bien différentes. Les vacanciers sont à diviser en deux catégories. Ceux qui partent, allouant 1.200 euros à leurs vacances, tandis que les personnes ne partant pas en vacances y consacrent 400 euros. 

44% restent à la maison; 83% restent en France.
Le baromètre met par ailleurs en lumière la baisse des voyages à l'étranger, une tendance déjà perçue ces dernières années. A quoi sert-il donc que le budget des Français soit à la hausse (71 euros par mois) ? En trois ans, le nombre de voyageurs hors de nos frontières est passé de 19 à 17%. Les destinations privilégiées sont l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce et ...le Maghreb (merci amis Franco-maghrébins]. Dans l'Hexagone, de plus en plus de vacanciers se tournent plutôt vers la façade maritime ouest, délaissant de plus en plus la Côte d'Azur et la Corse. Les effets cumulés de la canicule de juin et de la cherté de la côte du Sud-Est.

Autre tendance, la baisse de fréquentation des hôtels et centres de vacances. Outre les plateformes locatives entre particuliers, type Airbnb, quatre vacanciers sur dix sont logés par des membres de leur famille. 
La politique de Macron resserre les liens familiaux...

Le mirage des gains sociaux-fiscaux selon Macron

Le rapporteur Gaël Giraud met en évidence un problème de cohérence des chiffres présentés. Ce chef économiste de l'Agence française de développement (AFD, institution financière publique qui agit pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable et qui est dirigée par l'ex-secrétaire général adjoint du ministre socialiste des Affaires étrangères, Laurent Fabius) affirme en effet que "le calcul du gouvernement est conforme aux principes de la comptabilité nationale. Mais ces chiffres doivent être re-traités pour neutraliser certaines opérations neutres ou temporaires, afin d’avoir une vision consolidée de l’évolution des P.O. [prélèvements obligatoires] depuis le début de la législature."

Or, l'OFCE - créé par l'Etat en février 1981 - est excessivement optimiste.

Tout d’abord, l’OFCE table sur une croissance pour 2019 de 1,5% alors que le gouvernement retient seulement 1,4 (et même peut-être en dessous si l’on tient compte des éléments publiés par l’INSEE (0,3% de croissance au premier trimestre, or il faut 0,4%/trimestre pour atteindre 1,4% de croissance annuelle). On dira que cet élément est de l’épaisseur du cheveux… sans doute, mais il n’y a pas que lui.

L’OFCE retient "une forte croissance du pouvoir d’achat de +2,5%), or le PNR  (le programme national de réforme publié conjointement avec le Pstab, programme de stabilité 2019-2022) n’affiche, lui, qu’une croissance prévisionnelle de +2% du pouvoir d’achat. La différence commence à être assez significative.

L’OFCE retient "un effet des mesures socio-fiscales distribuées aux ménages de près de 12 milliards d’euros sur l’année (+0,8 point de revenu disponible brut) et la hausse significative du salaire réel (1,5% en 2019 après 0,3% en moyenne sur la période 2017-2018) liée notamment à la prime exceptionnelle défiscalisée pour les salariés et au ralentissement de l’inflation." 
En clair les 2,5% d’augmentation du pouvoir d’achat se répartiraient en deux parts :
+1,9 point par unité de consommation, lié à l’impact des mesures socio-fiscales, soit 440 euros/ménage ;
+0,6 point par U.C., lié à la prime défiscalisée et au ralentissement de l’inflation, ce qui permettrait d’atteindre +410 euros/ménage.

On remarquera au passage qu’il n’y a pas de linéarité entre la décomposition de l’augmentation du pouvoir d’achat par U.C. et les effets sur le revenu net des ménages. Mais le plus intéressant revient à l’effet des 440 euros résultant de la baisse des prélèvements obligatoires nets pour les ménages. Une mesure qui d'ailleurs reste provisoire, car comme tout le Pstab, elle ne tient pas compte des nouvelles mesures du Président à l'issue du Grand débat national (dont les 5 milliards de baisse d'IR), mais celles-ci devraient porter principalement sur 2020.

Le rapporteur Gaël Giraud cite la difficulté à bien traiter des effets de la CSG : " Par exemple, la bascule des cotisations sociales sur la CSG entraîne bien, au sens de la comptabilité nationale, une baisse de P.O. en 2019 mais cela s’explique par le fait qu’une fraction de la baisse des cotisations salariales avait été décalée du 1er janvier au 1er octobre 2018. Autrement dit, la baisse de 2019 s’explique par la hausse de 2018. Au global, la mesure est neutre."

Les vacanciers devront attendre 2020...
Ce qui n'empêche pas BFMTV de claironner "nouveau pic de popularité pour Macron et Philippe" : il suffit ainsi de matraquer les Français d'éléments de langage pour que avec 38% d'entre eux aient un sentiment favorable sur son action; 62%  des personnes interrogées restant toutefois mécontents.
Moins le pouvoir d'achat des Français s'améliore et plus le chef de l'Etat gagne en popularité : au total 9 points depuis le mois d'avril...
C'est sans doute que les Français se trouvent mieux chez eux qu'à Ibiza...

mercredi 3 juillet 2019

Bac : le pouvoir minimise la fraude, mais encore six candidats ont été placés en garde à vue mardi soir et mercredi matin à Marseille et Paris

On arrive à près de vingt interpellés: 
une fraude en bande organisée ? 

Les nouvelles gardes à vue visent six candidats au baccalauréat mardi soir et mercredi matin à Marseille et Paris

Résultat de recherche d'images pour "whatsapp fraude au bac"Et encore l'enquête sur des soupçons de fraude ne concernent que les épreuves de mathématiques, a-t-on appris auprès du Parquet de Paris.
Les six s'ajoutent au treize candidats déjà interpellés au cours d'un premier coup de filet, mardi matin, également du côté de Marseille et Paris. Sept de ces gardes à vue ont été levées et ce sont donc 12 lycéens qui sont actuellement interrogés, a indiqué le parquet.

Les fuites concernant les épreuves de mathématiques des séries générales avaient été relayées "par messagerie privée Whatsapp ou par SMS", a précisé le ministère, qui avait déposé plainte. L'enquête, pour "fraude aux examens, abus de confiance et recel" de ce délit, avait été ouverte par le parquet de Paris dans la foulée.
Résultat de recherche d'images pour "fraude au bac"
Confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, les investigations, devront établir si des candidats ont obtenu les sujets en amont et par quel moyen.

Après des fraudes concernant l'épreuve de maths du Bac S de 2011, quatre jeunes ont été condamnés en 2018 à trois et quatre mois de prison avec sursis. Pourquoi se priver si, en outre, ils ont pu se représenter aux épreuves dès l'année suivante, en dépit du règlement...