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jeudi 4 juillet 2019

Conforama licencie après avoir touché 63 millions d'euros de crédit d'impôt

Le syndicat Force ouvrière (FO) réclame des comptes à la direction de Conforama


"C'est de l'argent public qui est jeté par les fenêtres", pointe le représentant syndical Gérald Gautier, secrétaire de la section fédérale du commerce VRP à FO, mardi 2 juillet, alors que le groupe veut supprimer 1.900 en France.
Selon Force ouvrière (FO) la direction de Conforama  a touché "63 millions d'euros de crédit d'impôt compétitivité et l'emploi (CICE)" sur les cinq dernières années pour "conserver l'emploi". "63 millions d'euros pour lesquels on n'a vu aucun investissement pour conserver l'emploi ou moderniser l'enseigne", a dénoncé  Gérald Gautier. 

L'enseigne d'ameublement française, détenue par le groupe sud-africain Steinhoff, a confirmé la suppression de 1.900 postes en France et la fermeture de 32 magasins Conforama.
On est clairement sur des aides déguisées qui ont permis pendant des années à des gros groupes, qu'ils soient rentables ou pas, de remplir les poches des actionnaires. "Je veux savoir ce qu'on a fait de ces 63 millions d'euros, on n'en a absolument aucune idée". 

Gérald Gautier demande aussi des comptes au gouvernement

Il "n'a prévu aucun contrôle, il ne contrôle absolument rien, il laisse faire, ce sont juste deux lignes sur un bilan comptable", a-t-il accusé.
"Conforama a raté le virage du numérique parce qu'il n'y a pas eu d'investissements. Si ces 63 millions d'euros avaient été investis ne serait-ce que dans le numérique, aujourd'hui Conforama n'en serait pas là", a expliqué Gérald Gautier. 

mercredi 27 avril 2016

Main basse de la Fnac sur Darty

La Fnac prend le contrôle de Darty

L'enseigne française détient d'ores et déjà 50,5 % du distributeur d'électroménager. 
Elle est certaine de contrôler son concurrent car Conforama a raté son combat. L'enseigne française de biens culturels est assurée de détenir au moins 50,5 % des actions de l'enseigne d'électroménager. Conforama et son actionnaire sud-africain Steinhoff ont en effet perdu la gigantesque partie de poker que se livraient les deux groupes depuis plusieurs mois. Le prix le plus élevé payé pour acquérir ces actions s'élève à 170 pence, valorisant ainsi Darty à 1,16 milliard d'euros, contre 1,09 milliard pour l'OPA de Conforama.
Reste à savoir ce que Conforama fera des actions qu'elle a déjà acquises
Elles représentent un peu plus de 20 % du capital de Darty...

Rapprochés, la Fnac (111 magasins en France et 73 à l'étranger) et Darty (222 magasins en France et 178 à l'étranger) créent un nouveau géant regroupant 27 100 collaborateurs et pesant 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. 

Artemis, la holding de la famille Pinault (propriétaire du magazine Le Point), restera premier actionnaire de cet ensemble. Vivendi a acquis il y a 10 jours une participation de 15 % dans la Fnac et devrait demeurer le deuxième actionnaire du nouvel ensemble.

Contrecarrer Amazon

Le nouveau géant de la vente en ligne est un succès personnel pour Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, qui va ainsi diriger une multinationale de la distribution présente dans une quinzaine de pays et détenant des positions de leader en France, en Allemagne et en Europe du Sud.
En grande difficulté il y a six ans, après la tentative de redressement par Denis Olivennes passé à Europe 1, la Fnac est métamorphosée, rentable et recentrée sur le numérique et la vente de produits à haute valeur ajoutée. Avec Darty, elle met la main sur une marque qui réalise 17 % de son activité en ligne notamment grâce à sa filiale Mistergooddeal. Avec 10,7 millions de visiteurs uniques selon Médiamétrie, Darty et la Fnac devraient devenir le deuxième e-commerçant de France, derrière Amazon et ses 16,3 millions de visiteurs mais devant Cdiscout, eBay ou Voyages-sncf. Cette acquisition parachève la mue de l'enseigne fondée en 1954 par André Essel et Max Théret. Alors que livres, disques et produits techniques voient leurs ventes chuter en boutiques physiques, la Fnac a revu sa stratégie en 2013 et a inventé un modèle qui lui permet de profiter du dynamisme de Fnac.com et de vendre des produits électroménagers, de la micro-informatique, de la téléphonie et des voyages.