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mercredi 27 avril 2016

Main basse de la Fnac sur Darty

La Fnac prend le contrôle de Darty

L'enseigne française détient d'ores et déjà 50,5 % du distributeur d'électroménager. 
Elle est certaine de contrôler son concurrent car Conforama a raté son combat. L'enseigne française de biens culturels est assurée de détenir au moins 50,5 % des actions de l'enseigne d'électroménager. Conforama et son actionnaire sud-africain Steinhoff ont en effet perdu la gigantesque partie de poker que se livraient les deux groupes depuis plusieurs mois. Le prix le plus élevé payé pour acquérir ces actions s'élève à 170 pence, valorisant ainsi Darty à 1,16 milliard d'euros, contre 1,09 milliard pour l'OPA de Conforama.
Reste à savoir ce que Conforama fera des actions qu'elle a déjà acquises
Elles représentent un peu plus de 20 % du capital de Darty...

Rapprochés, la Fnac (111 magasins en France et 73 à l'étranger) et Darty (222 magasins en France et 178 à l'étranger) créent un nouveau géant regroupant 27 100 collaborateurs et pesant 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. 

Artemis, la holding de la famille Pinault (propriétaire du magazine Le Point), restera premier actionnaire de cet ensemble. Vivendi a acquis il y a 10 jours une participation de 15 % dans la Fnac et devrait demeurer le deuxième actionnaire du nouvel ensemble.

Contrecarrer Amazon

Le nouveau géant de la vente en ligne est un succès personnel pour Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, qui va ainsi diriger une multinationale de la distribution présente dans une quinzaine de pays et détenant des positions de leader en France, en Allemagne et en Europe du Sud.
En grande difficulté il y a six ans, après la tentative de redressement par Denis Olivennes passé à Europe 1, la Fnac est métamorphosée, rentable et recentrée sur le numérique et la vente de produits à haute valeur ajoutée. Avec Darty, elle met la main sur une marque qui réalise 17 % de son activité en ligne notamment grâce à sa filiale Mistergooddeal. Avec 10,7 millions de visiteurs uniques selon Médiamétrie, Darty et la Fnac devraient devenir le deuxième e-commerçant de France, derrière Amazon et ses 16,3 millions de visiteurs mais devant Cdiscout, eBay ou Voyages-sncf. Cette acquisition parachève la mue de l'enseigne fondée en 1954 par André Essel et Max Théret. Alors que livres, disques et produits techniques voient leurs ventes chuter en boutiques physiques, la Fnac a revu sa stratégie en 2013 et a inventé un modèle qui lui permet de profiter du dynamisme de Fnac.com et de vendre des produits électroménagers, de la micro-informatique, de la téléphonie et des voyages. 

mardi 27 octobre 2015

L'enseigne Darty se fera-t-elle absorber par la FNAC ?

Darty demande un nouveau délai pour se prononcer sur l'offre de la FNAC

"Afin de pouvoir examiner la possibilité d'une offre améliorée"
Pour résister à Amazon,
la FNAC a besoin du renfort de Darty qu'elle veut absorber
le conseil d'administration de Darty a annoncé lundi avoir demandé un nouveau délai de réflexion sur la proposition de rachat faite par la FNAC de la part du groupe d'Alexandre Bompard.
Initialement attendue pour le 28 octobre, la décision est donc reportée au 11 novembre. Le 30 septembre, la FNAC avait proposé de racheter son concurrent, Darty, via un échange de titres uniquement, valorisant ce dernier à environ 533 millions de livres (720 millions d'euros).

La semaine s'annonçait décisive pour le projet de rachat de Darty par la FNAC, la législation boursière britannique donnant aux deux groupes jusqu'au mercredi 28 octobre pour se positionner formellement. Le 30 septembre,
le distributeur français de produits culturels et technologiques avait proposé de racheter son concurrent spécialisé dans l'électroménager. Bien qu'opérant principalement en France, Darty est coté à Londres, et son actionnariat est majoritairement anglo-saxon.

Darty veut mettre à profit deux semaines de réflexion supplémentaires

Cette possibilité prévue par la réglementation boursière britannique lui permet d'approfondir l'offre. 
Le conseil d'administration de Darty indique vouloir notamment se pencher "sur l'opportunité d'introduire un paiement en espèces dans la transaction".
Il voudrait également obtenir "une compréhension détaillée des synergies attendues d'un rapprochement entre Fnac et Darty", et des précisions quant à la "faisabilité de la transaction" et "la protection des intérêts de Darty", indique le communiqué.

"Dans l'hypothèse où le conseil d'administration ne serait pas en mesure d'atteindre un accord avec la FNAC, il [Darty] reste confiant dans la qualité et l'engagement de ses employés, ainsi que la capacité du management à poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie en tant que société indépendante et à créer ainsi de la valeur pour les actionnaires", est-il ajouté. Darty précise que cette annonce a été faite "sans le consentement de la Fnac".

Darty n'a pas encore répondu aux avances de la FNAC

Si ce rachat aboutissait, il se ferait uniquement par échange de titres, et valoriserait Darty à "environ 533 millions de livres" (720 millions d'euros). Les règles boursières donnent à la Fnac jusqu'à mercredi 18h00 (heure française, pour soit s'engager à déposer une offre ferme de rachat - amicale en cas de recommandation positive du conseil d'administration de Darty, hostile en cas de rejet - soit renoncer à son projet.

En cas de rupture des pourparlers, la FNAC n'aura plus le droit de refaire une offre sur Darty avant au moins six mois. Cette date du 28 octobre sert également de facto de référence au conseil d'administration de Darty, qui doit se prononcer sur ce projet et recommander à ses actionnaires d'accepter ou de refuser la proposition de la Fnac.

S'il l'approuve, les actionnaires devraient a priori suivre son avis, et le rachat aurait donc toutes les chances de se conclure. En cas de rejet par le "board" de Darty, la FNAC pourrait lancer une offre hostile, mais sans garantie que les actionnaires de sa cible l'acceptent. Enfin, troisième scénario: les deux groupes peuvent demander conjointement un délai de réflexion supplémentaire de six semaines.

Suspense entier

Jusqu'à dimanche, les deux groupes avaient limité les commentaires. Mais cherchant à convaincre Darty du bien-fondé de sa proposition, la FNAC a toutefois fait monter la pression dimanche en mettant en avant les résultats d'une étude menée par un cabinet d'audit, chiffrant à 85 millions d'euros par an les synergies permises par le rapprochement des deux groupes.
Des gains pourraient notamment être obtenus sur les achats, avec des négociations communes auprès des fournisseurs, notamment les puissants Apple et Samsung, pour obtenir de meilleurs tarifs.
L'"agitateur culturel" avait déjà cité la "très grande notoriété" des deux marques, leurs sites internet "performants" et le caractère "complémentaire" de leurs réseaux de magasins parmi les atouts d'une fusion.

Le groupe fait aussi valoir que le projet de transaction est salué par les marchés financiers qui ont fait grimper les titres de Darty et FNAC de respectivement 23% et 12% depuis son annonce.

La FNAC s'est également prévalue dimanche de "l'engagement irrévocable" du fonds Knight Vinke, premier actionnaire du distributeur d'électroménager (14,35%), déjà officiellement partisan d'un rapprochement, ainsi que d'une "lettre d'intention de soutien" de la part de DNCA Finance, qui détient 9,3% du capital de Darty. Le conseil d'administration de ce dernier s'est, lui, montré prudent.
Il avait simplement indiqué "devoir étudier de plus près les avantages d'un éventuel rapprochement" et "les risques encourus par la réalisation de cette opération, afin de déterminer s'il y a une possibilité à ce qu'une offre puisse être recommandée aux actionnaires".

Objectif: conter Amazon avec un groupe à la française

Les 184 magasins de la FNAC, dont 111 en France, ont dégagé en 2014 un bénéfice net de 41 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 3,89 milliards (-0,3%). Au troisième trimestre, ses ventes se sont redressées, notamment en France (+0,6%). Le groupe compte 14.500 collaborateurs, à 61% en France.

Darty possède, lui, 222 magasins en France et a renoué avec les bénéfices sur son exercice 2014/2015, avec 13,8 millions d'euros de résultat net pour un chiffre d'affaires de 3,51 milliards (+3,2%). Il emploie environ 12.600 personnes en France et à l'étranger.

Un nouveau groupe Fnac/Darty, soit 7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pourrait capitaliser environ 1,1 milliard d'euros et se traiter 16,7 fois ses profits attendus en 2015 avant 10,9 fois ceux de 2016, calcule la note de recherche. 
Durant sa première année d'existence, la nouvelle entité devrait dégager une marge opérationnelle de 2,5%. 

mercredi 30 juillet 2008

Liberté d’expression : Plantu serait pour, la CGT contre

La CGT consentait à blanchir l’argent de l’UIMM


Le syndicat trouve maintenant une odeur forte à l’argent des patrons


Les dessinateurs politiques prennent-ils trop de libertés ? La gauche n’apprécie pas. Encore faut-il nuancer ! La mouche de Plantu n’a jamais provoqué aucun mouvement d’indignation dans les rangs des gardiens auto-proclamés du temple de la démocratie. Mais voilà qu’ils poussent tout à coup des cris de vierges effarouchées, comme il se doit pour des vestales. Quelle mouche, cette fois, les a donc piquées, que la précédente avait amusées, puisqu’elle symbolise Nicolas Sarkozy ?
Le religieux déchaîne les canards

Le samedi 19 juillet, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) avait jugé "indignes" les propos tenus par le dessinateur Siné dans une chronique qui lui a valu d'être licencié de Charlie Hebdo. Le 2 juillet dans Charlie Hebdo, déjà grand amateur laïc de caricatures de Mahomet, Siné ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty. "Les allégations de trafic d'influence et de cynisme, ainsi que le rapprochement glauque opéré entre le Juif et l'argent, renvoient aux temps les plus misérables de l'antisémitisme des 19e et 20e siècles", ajouta la Licra. Depuis, l’humoriste délicat s’est fait licencier de l'hebdomadaire satirique d’extrême gauche. Si, sous ce régime, on ne peut même plus brocarder les hommes de droite au pouvoir, manquer de respect aux juifs et succomber à cet anti-sémitisme primaire généralement attribué en exclusivité aux beaufs de l’autre extrémisme, mais où va la démocratie ? La Licra aura probablement subi des pressions de qui vous savez !


Or, voilà que les dessinateurs militants perdent leur sens de l'humour

Est-ce dans un louable souci démocratique d’égalité bien comprise que l’internationale athée se retrouve dans des provocations humoristes contre les musulmans, puis les juifs ? Le pape Jean-Paul II n’a d’ailleurs pas échappé aux moqueries les plus basses et indécentes, pas même en fin de vie : on peut militer pour la mort digne des athées et agnostiques, mais les croyants n’ont droit ni au respect ni à la dignité dans la presse des mécréants de la gauche vertueuse.


Au secours, la démocratie est en danger

Jeudi 24 juillet, un humoriste s’en est pris à ses camarades de lutte.

On a appris que la CGT avait communiqué par écrit avec le journal Le Monde. Son nouveau directeur, Eric Fottorino, a en effet reçu de la centrale syndicale une lettre ouverte pour lui faire part de son "indignation" devant "le dessin de Une" représentant un ouvrier CGT aux poches garnies de billets par le patronat de la métallurgie (UIMM). PaSiDupes a déjà signalé que les victimes EDF de la réforme des régimes spéciaux de retraite n’ont pas comme d’autres corporations de bonnes et vraies raisons de râler. Or, Le Monde confirme maintenant que, la CGT n’aurait pas à se plaindre non plus, dans son ensemble.


Par ses hauts cris, la CGT démontre que l’accusation du dessinateur est tellement fondée qu’elle n’est pas drôle et mérite une manifestation officielle d’indignation. Selon la CGT, la caricature du dessinateur Plantu "s'inscrit de fait dans une campagne calomnieuse et mensongère visant à faire un amalgame injustifié entre les pratiques coupables de l'UIMM et les organisations syndicales".


La CGT critique aussi l'article illustré par ce dessin
dans lequel le quotidien révèle un témoignage nouveau dans l'enquête sur les financements occultes de l'UIMM, qui accrédite l'hypothèse que ces fonds ont bénéficié aux syndicats, dont la CGT, à des partis politiques, et au syndicat des patrons, le CNPF (ex-Medef), comme les autres.

Le "procédé utilisé relayant des propos rapportant d'autres propos attribués à une personne aujourd'hui décédée, ne constitue pas un modèle d'honnêteté intellectuelle", s'insurge la confédération. Ce procédé journalistique n’est pas nouveau. Ici au moins, le mort n’est pas anonyme et le secret des sources n’est pas en cause…


"Il est dommage que les positions fortes exprimées récemment par le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, lors du congrès de la fédération de la métallurgie, exigeant notamment que toute la lumière soit faite, n'aient pas fait l'objet d'un rappel dans l'article", déplore Alain Guinot, secrétaire de la CGT. Lorsqu’il n’était pas encore réglementé, le financement trouble des partis a fait l’objet d’une désinformation éhontée de la presse militante qui cherchait à blanchir les partis et syndicats de gauche. Chacun garde à l’esprit les attaques insensées de la gauche visant à faire croire que la droite y aurait eu recours plus que la gauche.

La CGT se trouve à nouveau face à son passé et à ses hypocrisies

Bien qu’elle affirme "son attachement à la liberté de la presse et au libre arbitre des journalistes", la CGT marque son embarras, car elle ajoute aussitôt que "cette liberté n'efface pas celle de ceux qui, s'estimant injustement mise en cause, souhaitent pouvoir critiquer le fond, la forme de tel ou tel article". Piquée au vif, la CGT se gratte là où çà la démange.


A chacun sa mouche

La CGT conclut en espérant que "le souci d'objectivité" du Monde l'amènera à rendre compte des positions de la CGT. Position après coup ou posture médiatique?


Juste une chose encore…

PaSiDupes a manqué l’occasion de publier le dessin litigieux. Quiconque sera en mesure de le lui adresser en est d’avance remercié. Nous n’avons que la reproduction illisible ci-dessus. De là à penser que les pressions cégétistes ont été telles que la presse a plié et a rendu certains de ses articles inaccessibles. Les dessins ont même parfois été désolidarisés dissociés des articles : on a préféré des blancs à la menace des militants rouges !
Ainsi, la gauche sort-elle encore grandie de cet épisode de liberté d’expression : combien de sacrifices humains les vestales de la CGT vont-elles exiger du Monde pour les dédier aux dieux de la liberté de la presse ?

samedi 19 juillet 2008

La laïcité militante se laisse aller: le dessinateur Siné, sanctionné

Une supputation de plus suffit à échauffer les laïcs
L’humoriste Siné a supputé une conversion de Jean Sarkozy au judaïsme dans sa chronique publiée le 2 juillet dernier dans Charlie Hebdo, qui a déjà dopé ses ventes avec l’affaire des caricatures de Mahomet (Lire PaSiDupes). Tout est bon mais jamais bas, contre les Sarkozy !
Les faits avérés ne sont pas nécessaires au déclenchement de polémiques. Il est assez de n’importe quelle supputation d’un habitué de la malveillance. Sa Cynique Majesté Royal devrait y aller de son couplet de soutien.
Siné ironisait en effet sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty. L’antisémite a depuis été licencié de l'hebdomadaire satirique et libertaire.
La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a condamné samedi les propos tenus par le dessinateur en les jugeant "indignes". La liberté d’expression mène à l’indignité, si on perd ses repères de respect dû à tous : la « république du respect », chère à l’opposition, a encore failli et perdu de son crédit !

L’autocensure est-elle concevable ?
A force d’insolence et d’autosatisfaction, les impertinents des media de tous poils, protégés par une loi sur la liberté de la presse d’une autre époque, perdent le sens des limites, après avoir perdu tout sens moral depuis longtemps. Le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, Philippe Val, s’est résigné à faire la discipline. Ainsi, la prévention ne serait-elle pas suffisante dans la presse, pas plus qu’ailleurs. Le patron de gauche extrême a reçu le soutien de la LICRA. Il "était parfaitement justifié à sanctionner les propos indignes tenus par Siné sur le fils du Président de la République", a fait savoir la ligue contre le racisme et l’antisémitisme.
La moralité s’impose-t-elle seulement en matière de racisme et d’antisémitisme ?
Certes, les différences physiques sont également protégées, aussi bien que les préférences sexuelles, quand elles ne sont pas vulgarisées et encouragées. Il fallait donc rappeler à une certaine presse, comme le fait la LICRA, que "les allégations de trafic d'influence et de cynisme ainsi que le rapprochement glauque opéré entre le Juif et l'argent renvoient aux temps les plus misérables de l'antisémitisme des 19 et 20es siècles". Glauque, Charlie Hebdo ? Est-ce une découverte ?
Selon la Licra, qui menace de porter plainte, la chronique de Siné "appelle la plus vive et méprisante indignation". Maintenant, la LICRA exprime son mépris d’une certaine presse de gauche pleine de sa ‘liberté d’expression’ dont elle fait si bon usage.
La presse a terriblement changé, mais les lois obsolètes qui la régissent sont protégées ses profiteurs, les gardiens du temple médiatique, un clergé laïc qui n’a pas fait acte de repentance pour sa pédophilie, son racisme et son antisémitisme, que, dans les écoles de France, la FSU situe …à droite. Faudra-t-il réviser les manuels scolaires choisis par les professeurs militants ? Et les mentalités ?