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jeudi 5 octobre 2017

Mélenchon a aussi un problème avec le drapeau européen à l’Assemblée

L’Assemblée conserve son drapeau européen, en dépit du trotskiste

N'en déplaise à Mélenchon, les drapeaux tricolore et européen resteront côte à côte à l'Assemblée nationale


Les drapeaux de la France et de l’Union européenne  resteront tous deux dans l’hémicycle malgré l’opposition de Jean-Luc Mélenchon. La commission des Lois de l’Assemblée a rejeté mercredi un amendement des élus du groupe La France insoumise (LFI) qui n’a recueilli que deux voix, celles des commissaires du groupe des Insoumis, opposés à sa présence, depuis 2007, derrière le fauteuil du président de l’Assemblée nationale. 

Même le Front national tolère cette disposition.
 
L'amendement de l'extrême gauche disposait que "seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore […] et le drapeau de l’Organisation des Nations unies". 
Le député FN Louis Aliot a donné 'raison' mercredi matin aux Insoumis. "Nous sommes dans l'Assemblée nationale française; c'est normal qu'il n'y ait que le drapeau français", a-t-il déclaré sur LCI. Mais s'il s'est montré ouvert à l'idée de soutenir l'amendement, les élus FN n'étaient pas présents en commission. 

L'extrême gauche mélenchonniste fait en fait peu de remous

Le groupe LFI a  "un problème avec cette symbolique du drapeau européen," a expliqué l'un des dix-sept députés, Ugo Bernalicis, 28 ans, membre de la commission et ancien attaché d'administration au ministère de ...l'Intérieur, en passant par une dizaine d’années dans les mouvements lycéens et à l’UNEF. 
Ugo Bernalicis est né dans une famille communiste militante (16 personnes portent ce nom en France). Après avoir combattu la loi Fillon sur l’éducation dès 2005 à Calais, puis en 2006, le CPE du gouvernement Villepin, Bernalicis a milité jusqu'en 2008 au PS, mais a rejoint le Parti de gauche dont il fut candidat aux législatives dès 2012 (8,87 % des voix). Attaché d’administration à l’Intérieur, le jeune député s’est particulièrement intéressé à LFI aux questions de sécurité. "J’étais en charge de cette thématique sur le programme. J’ai d’ailleurs eu de super retours de policiers", indique-t-il. "Eh oui, il faut aussi compter sur la police insoumise !"
Le 5 octobre sur RTL, ce député LFI du Pas-de-Calais a confirmé qu'
Emmanuel Macron est un "cynique", ajoutant que son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, est un "bourrin".
Bernalicis a rappelé que ses camarades sont opposés à l’Union européenne "telle qu’elle fonctionne aujourd’hui". 

Ce "sujet éminemment politique" n'a pas à être tranché dans ce cadre, a  fait observé la présidente LREM de la commission. Sous des applaudissements nourris, l'avocate (et Restos du Coeur) et  députée des Yvelines Yaël Braun-Pivet (ci-contre, à gauche) a réaffirmé que le drapeau a "toute sa légitimité dans notre Assemblée". 
"On ne peut pas passer un amendement comme ça pour faire peut-être un petit peu de buzz, ce sont des choses graves", a insisté l'ancien député MoDem (2007) du Finistère Erwan Balanant (LREM, 2017). 
Résultat de recherche d'images pour "Philippe Latombe""Vous êtes violemment anti-européens et, ça y est, ça se voit. Ca fait plaisir parce qu'au moins vous rejoignez le Front national", a aussi polémiqué Philippe Latombe (42 ans, 
Résultat de recherche d'images pour "Danièle Obono"cadre du Crédit agricole à La Roche-sur-Yon, ex-MoDem et actuel député LREM de Vendée, ci-dessus à gauche).
Danièle Obono (ci-contre à droite à la gauche de Mélenchon au centre et du communiste Ian Brossat à gauche) a répliqué en dénonçant une position "caricaturale" des contradicteurs de LFI. 

Des antécédents "souverainistes" de gauche comme de droite

Plusieurs députés comme Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. Durant la campagne présidentielle sur TF1, Marine Le Pen avait exigé le retrait du drapeau de l'UE : ce n'est pas une 'grenouille de bénitier' ?

Le 20 juin dernier, au lendemain de son élection, Jean-Luc Mélenchon, un ex-eurodéputé en guide de ses camarades dans l’hémicycle, avait été saisi d'un nouvel accès d'indignation, dénonçant la présence du drapeau à douze étoiles sur fond bleu. "Franchement, on est obligé de supporter ça ?" avait tout-à-coup lancé le bourrin, après avoir touché ses indemnités d'euro-député pendant près de huit ans, à l'ombre du drapeau incriminé. 
"C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas", avait insisté le sectaire. Le leader des 'Insoumis' faisait ainsi référence au créateur du drapeau européen, Arsène Hertz, que les athées et autres libres-penseurs accusent de s'être inspiré des représentations de la Vierge Marie dont la tête est souvent recouverte d’une couronne étoilée dans un ciel d’azur.


Mélenchon réchauffe les plats froids
Cette contestation, revenue sur le devant de la scène, date de 2007. Jean-Pierre Jouyet, alors secrétaire d’État aux Affaires européennes, fait installer le drapeau bleu étoilé sur les toits du Quai d’Orsay. Une mesure symbolique à quelques mois de la présidence française du Conseil de l’Union européenne en juillet 2008. Le drapeau n’a plus bougé depuis au Quai.

Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, invite son institution à faire de même à côté du drapeau de la France. Mais sa proposition est rejetée par le bureau, notamment par deux députés socialistes et un autre de l’UMP. La présence du drapeau tricolore ne datait pourtant que de janvier 2007, lorsque Jean-Louis Debré l’imposa à quelques mois de la fin de la présidence de Jacques Chirac.
Finalement, c’est durant la présidence Hollande que le drapeau bleu étoilé s’est invité à l’intérieur du Sénat et de l’Assemblée nationale. A l’extérieur de la chambre des députés, il y a aussi un drapeau européen au milieu de quatre drapeaux français. Sa présence sur les photos officielles du président de la République date de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le drapeau rouge des communistes -qu'ils renient ou non leur aspiration à la révolution- (ou d'ailleurs noir des anarchistes) a-t-il sa place dans les rues d'une République démocratique ?

Pour mémoire et à l'attention du pseudo-historien Mélenchon, en 2015,


plusieurs maires communistes de Seine-Saint-Denis firent flotter le drapeau palestinien aux frontons de leur mairie, une action symbolique et partisane à l’heure où une troisième Intifada éclatait dans les territoires occupés : ainsi, à Tremblay-en-France, à Aubervilliers, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), à Stains ou à St-Denis (Didier Paillard, en présence de l’ambassadeur et chef de la mission de Palestine en France). 
Résultat de recherche d'images pour "drapeau palestinien Aubervilliers"
Pendant près d'un an à Vaulx-en-Velins
Du 30 juin 2010, à juillet 2011, le drapeau palestinien flotta "fièrement" (sic) sur le fronton de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, aux côtés des drapeaux français, européen et de la ville. "C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël", expliqua le maire, Bernard Genin (Front de Gauche), qui fit le déplacement dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin.
"Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques", avait proclamé la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste. En juin 2011, près de 200 défenseurs de la cause palestinienne avaient fait pression en faveur de Bernard Genin sur les trois juges du tribunal administratif. 
Le 6 juillet 2011, le tribunal ordonna le retrait, mais le 8 juillet au soir, une bâche aux couleurs de l'Arménie, du Nicaragua et de la Palestine fut hissée sur la façade de la mairie de Vaulx, en signe de solidarité... 
Le 26 mars 2006, Saint-Denis fut de surcroît une des premières villes de France à organiser un référendum citoyen sur le droit de vote des résidents étrangers. Le scrutin, organisé par Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP), a été jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy.

mercredi 4 octobre 2017

Vente de Rafale: proposition illégale de la France à la Belgique

La France avait tenté de contourner un appel d’offres

Jugé biaisé, Macron proposait un accord intergouvernemental à Bruxelles sur 34 Rafale


Résultat de recherche d'images pour "Macron Eurofighter Typhoon"
Le ministre de la Défense belge assure que la France s’est ainsi mise hors-jeu. Pour vendre 34 Rafale à la Belgique, Macron avait en effet tenté de contourner un appel d’offres, en proposant un accord intergouvernemental à Bruxelles.
   
C’était la tentative de la dernière chance pour vendre le Rafale à la Belgique. 
Il semble bien que le coup de poker a foiré. Le ministre de la Défense belge Steven Vandeput a indiqué mercredi 4 octobre que la France n’a pas répondu dans les règles à l’appel d’offres lancé par le gouvernement belge pour l’achat de 34 avions de combat destinés à remplacer ses vieillissants F-16. "Aucune offre de prix, ni aucune réponse n’a été transmise par la France aux 164 questions posées aux candidats dans le RfGP (Request for Government Proposal) et qui aurait dû constituer la proposition gouvernementale attendue, a indiqué le ministre devant la commission de la Défense de la chambre des députés. Nous ne pouvons que constater que les Français ne souhaitent pas participer à la compétition telle que définie par la décision du Conseil des ministres du 17 mars (lançant l’appel d’offres)." Le message est clair : en tenant de la contourner, la France s’est mise hors-jeu sur cette compétition.

Jugeant l'appel d'offres calibré pour le F-35 américain,
 
le gouvernement français, avait tenté un coup de poker début septembre

Paris avait refusé de répondre à l’appel d’offres en tant que tel, et avait formulé, par une lettre de la ministre des armées Florence Parly, une proposition d’accord de gouvernement à gouvernement. 
Celui-ci porterait sur "la fourniture de l'avion de combat Rafale, mais aussi une coopération approfondie entre nos deux armées de l'air dans les domaines opérationnels, de formation et de soutien, ainsi qu'une coopération industrielle et technique impliquant des entreprises des deux pays".

F-35 contre Eurofighter


Image associée

La sortie du ministre de la Défense belge montre que ce pari osé semble bel et bien perdu. Certes, Steven Vendeput laisse une – petite - porte ouverte, soulignant qu’il revient au gouvernement belge de se prononcer sur la proposition de la ministre des Armées de Macron, Florence Parly. Mais Steven Vandeput a souligné que cette offre n’est pas recevable juridiquement, si l’on se base sur l’appel d’offres de mars 2017. En clair, si le Rafale n’est pas officiellement hors course, il n’est pas loin de l’être. "Je ne vois aucun élément qui n’aurait pas permis à la France de remettre une proposition gouvernementale détaillée, conformément à ce qui était demandé", a martelé Steven Vandeput. 

La mise à l’écart du chasseur français ne laisserait que deux concurrents en lice sur les cinq contactés par la Belgique en mars dernier : le F-35 américain, ultra-favori, et l’Eurofighter Typhoon proposé par Airbus, BAE et Leonardo. 

Boeing, qui proposait le F-18, avait jeté l'éponge en avril, un mois seulement après le lancement de la compétition, jugeant la compétition inéquitable. "Nous regrettons qu'après avoir examiné la demande, nous ne voyions pas l'opportunité de concourir avec des règles du jeu véritablement équitables avec le Super Hornet F/A-18", indiquait le groupe dans un communiqué. 

Quelques semaines plus tard, c'était au tour du
suédois Saab, candidat avec son Gripen, de renoncer à concourir. 

Appel d'offres biaisé ? 

Dassault avait aussi émis des doutes sur l’impartialité de la compétition belge. "Il y a des demandes très particulières pour des avions OTAN, que seuls les Américains peuvent faire, expliquait le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier au journal l'Echo en juin dernier. Est-ce que c'est éliminatoire? Rédhibitoire ? Nous avons posé la question depuis longtemps aux autorités belges. Nous n'avons pas eu de réponse."  
Le PDG de Dassault s’interrogeait aussi ouvertement sur l’abandon surprise de Boeing. "La question que l'on se pose tous, c'est : est-ce que les jeux sont faits ? Est-ce que Boeing s'est retiré avec son F-18 parce qu'il y a eu un choix entre la Belgique et les Etats-Unis pour acheter du F-35 et qu'ils l'ont l'appris ? Ce qui serait bizarre alors que l'appel d'offres est en cours." 

Le choix du F-35 par la Belgique serait un nouveau signal négatif pour l'Europe de la défense, après la demande d'informations adressée par l'Allemagne à Lockheed Martin pour son F-35, et à Boeing pour ses F-18 et F-15. Sur le Vieux continent, le F-35 a déjà été commandé par le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège.

L'autocrate Macron a voulu jouer au plus malin en s'affranchissant des règles de bonne conduite et semble bien avoir perdu

Brexit : les bons comptes font les bons amis, selon Macron...

"We want our money back", lance Le Maire aux Britanniques

Le Royaume-Uni doit trouver un accord financier avec l’Europe
 
C'est un préalable aux négociations sur les autres aspects du Brexit car "nous voulons (récupérer) notre argent", a déclaré mardi le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire. "Vous avez lancé un certain nombre de politiques, vous avez promis de payer, maintenant il faut payer", a insisté B. Le Maire sur CNews. 

Reprenant à son compte la célèbre formule de l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher, qui "ne cessait de répéter 'I want my money back' ", 
Bruno Le Maire, le 3 octobre 2017 à l'Assemblée nationalele ministre français (ci-contre à gauche) a affirmé que "nous, Européens, disons aux Britanniques: 'We want our money back'. Nous voulons récupérer notre argent". "C’est comme si vous alliez au restaurant: vous commandez le plat, vous consommez, puis vous partez au milieu du plat en disant: 'Finalement je ne paie pas la note'. Ce n’est pas possible", a-t-il expliqué.

Le patron de Bercy a apporté son soutien au négociateur en chef de l’Union européenne
, 

Résultat de recherche d'images pour "Le Maire : We want our money back"le Français Michel Barnier, ci-contre, dont il appuie "totalement la démarche (…) qui consiste à dire (que) tant qu’on n’a pas réglé ce problème (…) on ne peut pas avancer sur les autres sujets".
"Trouvons d’abord un accord, peut-être pas à l’euro près, sur ce règlement financier et ensuite on pourra ouvrir les prochaines étapes", a insisté Le Maire. La facture du divorce – le reste à charge pour les projets sur lesquelles Londres s’est engagé – fait débat.


A Bruxelles, on estime la facture à au moins 60 milliards d’euros 
tandis que la presse britannique a évoqué un montant de 45 milliards d’euros que Londres serait prêt à payer, chiffre démenti par le gouvernement britannique.

Le ministre de l’Economie a par ailleurs estimé que
les banques françaises "ne jouent pas assez” le jeu, malgré leur promesse de relocaliser "environ 1.000 emplois" de Londres vers Paris, à l’occasion du Brexit. "Je les invite avec fermeté à rapatrier le maximum d’emplois en France", a-t-il insisté.


mardi 3 octobre 2017

Edouard Philippe en sursis d'exclusion du parti Les Républicains

Pourquoi l'exclusion du premier ministre de Macron n'est-elle pas encore actée ?

Edouard Philippe, les ministres Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, et les députés Constructifs devront se déterminer

Ils ont 8 jours pour répondre à un courrier des Républicains.
Sinon, ils seront exclus du parti. Si le Premier ministre, Edouard Philippe, et les Constructifs n’ont pas été exclus mardi soir des Républicains (LR), le parti a nettement fait pression. A l‘issue d’un débat animé, le bureau politique de LR a en effet décidé de leur accorder un sursis de 8 jours avant d’acter leur exclusion. Edouard Philippe, comme Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, membres de son gouvernement, et les députés Constructifs Thierry Solère et Franck Riester ont huit jours pour répondre au courrier envoyé il y a quelques jours par les trois "sages" chargés de trancher leur cas –Jean Leonetti, Patrick Ollier et Isabelle Le Callennec.

"Sans réponse de leur part d’ici 8 jours, leur départ des Républicains sera acté"
Le texte adopté à l’unanimité par le bureau politique est clair. Quant aux autres députés Constructifs, leur exclusion sera actée s’ils ne reviennent pas au sein du groupe LR d’ici le 30 novembre.


Les Républicains continuent d'hésiter sur le sort des transfuges

Après des semaines d’atermoiements et une fois les sénatoriales passées, Les Républicains ont donc décidé de durcir le ton, même s’ils étaient nombreux ce mardi soir à réclamer une exclusion immédiate. 
Candidat à la présidence de LR en décembre, Daniel Fasquelle a ainsi exigé "la clarté pour les militants". "La main ne doit pas trembler", a-t-il lancé. "Ils doivent être exclus, a renchéri Florence Portelli, également candidate. Solère et compagnie se fichent de nous et nous provoquent. Ils nous crachent à la figure, cessons de tergiverser et d’être ridicules!"


Si on les exclut aujourd’hui, je me lève et je me casse
"Si on les exclut aujourd’hui, je me lève et je me casse", s’est emporté Patrick Ollier, arguant que la lettre aux personnes concernées avait été envoyée trop récemment pour permettre une réponse dans les délais.


En présence de la seule députée Marine Brenier qui représentait les Constructifs, Christian Estrosi a plaidé contre leur exclusion.
"On doit s’épargner le ridicule", est finalement intervenu Laurent Wauquiez, favori à la présidence LR, qui a plaidé pour un délai de 8 jours avant de prononcer leur exclusion.


Le député juppéiste Thierry Solère avait prévenu en juillet que, s’il est exclu, il saisira la commission des recours du parti où siègent… Gilles Boyer, conseiller d’Edouard Philippe à Matignon, mais aussi Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu...

Raquel Garrido (LFI) ne paie ses cotisations retraite depuis six ans

"Phobie administrative" de la porte-parole de La France insoumise de Mélenchon ?

L'avocate Raquel Garrido n'a pas payé ses cotisations sociales à la caisse de retraite des avocats depuis six ans
.
 

'Nique' la solidarité sociale 
Elle a également omis de cotiser à l'Ordre des avocats depuis un an, révèle Le Canard Enchaîné à paraître mercredi. 
Selon l'hebdomadaire anarchiste, qui ne cite aucune source, 
"depuis six ans qu'elle a enfilé la robe noire, elle a oublié de régler ses cotisations sociales à la caisse de retraite des avocats, à laquelle elle doit 32.215 euros". 

L'hebdomadaire assure par ailleurs que
la nouvelle chroniqueuse sur C8 "ne paie pas non plus, depuis un an, ses cotisations à l'Ordre des avocats de Paris".


Or, l'Ordre et la caisse de retraite accordent une complaisance particulière à l'actrice politique

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L' "insoumise" Garrido oppose un refus de s'expliquer. 
L'Ordre des avocats fait le dos rond,  répondant qu'il ne souhaite "pas communiquer sur les cotisations de ses membres". 

Selon Le Canard Enchaîné, ni l'Ordre, ni la caisse de retraite "n'a engagé de poursuites" à l'encontre de la compagne d'Alexis Corbière (ci-dessous), "lesquelles risqueraient de déboucher sur une 'omission' (exclusion) du barreau", précise le journal.

Les défenseurs des défavorisés et de la justice égale pour tous ne sont pas soumis aux mêmes obligations de solidarité sociales que la masse; mais ce sont des Insoumis...

lundi 2 octobre 2017

Le tueur islamiste de Marseille avait été arrêté et remis en liberté la veille

Une enquête administrative devra "faire toute la lumière" sur la décision du préfet

Etrangement,  l'assassin tunisien de deux jeunes cousines dimanche à Marseille avait été remis en liberté
la veille.

Laura et Mauranne, 20 ans,
assassinées
par le "martyr" des Insoumis
C'était à Lyon, où il avait été placé en garde à vue, a révélé lundi le ministre de l’Intérieur. 
Ancien maire de Lyon, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a d'ailleurs décidé de saisir l’Inspection générale de l’administration (IGA), qui devra rendre ses conclusions "sous une semaine", a précisé son ministère par communiqué.


Le Tunisien en situation irrégulière qui a égorgé une jeune femme, puis poignardé à mort une autre dimanche à la gare Saint-Charles de Marseille  avait été interpellé vendredi à Lyon pour vol à l’étalage.

Le tueur n’avait pas été placé en centre de rétention après son arrestation

Résultat de recherche d'images pour "victimes de Marseille"La préfecture du Rhône n’avait pas donné son accord, selon des sources proches de l’enquête judiciaire. Il n'était pas à son poste...

L’une de ces sources a expliqué que
"la personne [?] de permanence à la préfecture du Rhône, ayant autorité pour signer l’Obligation de quitter le territoire (OQTF) et le placement en centre de rétention de l’assaillant de Marseille, était absente", ce qui a empêché la procédure d’arriver à son terme. Car, à l'Intérieur, on peut être à la fois de permanence et absent... C'est probablement une bizarrerie de l'"état d'urgence" en démocratie.
Une autre source proche du dossier raconte plutôt qu'est en cause "un problème de disponibilité de places en rétention le samedi matin", mais cette source préfère rester anonyme...


L’enquête de l’IGA "vise à faire toute la lumière sur l’action [un dysfonctionnement] des services de l’Etat  [le ministère de l'Intérieur] et à être en mesure d’en tirer, si nécessaire, les enseignements".

Le terroriste était connu depuis 2005 des services de police, sous sept identités différentes

Image associée
L'illustre procureur de la République de Paris, François Molins, qui a visiblement 64 ans, a précisé que ce toxico était suivi [de loin] pour des faits de droit commun. 

L'homme, un Tunisien, qui a déclaré être entré en France en 2003, avait en outre déjà fait l’objet en 2005 d’un arrêté de reconduite à la frontière par le préfet du Var, avant d’être remis en liberté au bout de deux jours, en raison d'une faute de document d’identité et d'un prétendu manque de places en centre de rétention administrative (CRA), une excuse abondamment exploitée et fait des morts, deux jeunes femmes innocentes, égorgée ou poignardée à Marseille. 

Ce "protégé" de la police a ensuite séjourné en Italie
où, de 2009 à 2017, il a bénéficié d’un titre de séjour, avant que celui-ci n’expire en janvier. Il en avait demandé le renouvellement.


dimanche 1 octobre 2017

Bruno Le Maire "assume" les "efforts" demandés aux retraités

Le ministre ne craint pas les retraités autant que les routiers...  

Le ministre de l’Économie a assuré avoir "conscience de l’effort que nous demandons aux retraités"

Manifestation à Paris
Jeudi 28 septembre 2017, les retraités sont descendus dans la rue 
pour protester contre l’augmentation de 1,7 point de la CSG
C'est pour la bonne cause qu'ils subiront la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) et sans compensation par une baisse des charges, alors que ce sera le cas pour les actifs. "Mais leur effort ne sera pas vain: il est pour ceux qui travaillent, pour financer la formation des jeunes qui n’ont pas d’emploi", notamment les décrocheurs scolaires et les clandestins, a assuré B. Le Maire, invité dimanche du Grand Jury sur RTL/LCI/Le Figaro. 
Les retraités ont été solidaires pendant toute leur vie active et restent pourtant bénévoles dans leurs familles et dans  les associations, tels Les Restos du Coeur ou le Don du Sang...

Le ministre de l’Économie a cherché à enfumer les retraités.

En maison de retraite Il a raconté que, "pour le moment ils ne le voient pas, mais nous allons supprimer leur taxe d’habitation et nous allons augmenter le minimum vieillesse". Les classes moyennes seront donc à nouveau frappées. 
"Nous leur demandons un effort, mais il est moins important que ce l’on veut bien en dire", a également affirmé Le Maire.


Près de 60% des retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchés en 2018

Manifestation à Paris
Or, cette hausse entraînera, selon les syndicats, une perte de 408 euros par an pour les retraités qui ont cotisé pour 2.000 euros mensuels. Une double peine.
Détaillée mercredi lors de la présentation du budget, la mesure doit servir à compenser la suppression des cotisations salariales chômage et maladie pour les salariés du secteur privé. Un dommage collatéral de la réforme du code du Travail voulue par Macron.

Un "effort" demandé par l'ex-banquier Macron qui stigmatise les "retraités les plus aisés", c’est-à-dire ceux qui touchent plus de ...1.200 euros par mois, pour "récompenser le travail" en redonnant du pouvoir d’achat aux actifs. 

Plus de 2.000 retraités ont défilé jeudi à Paris pour dénoncer la hausse de la CSG. 
Mais les retraités ne bloquent pas les raffineries et ne déversent pas de paille derrière l'Elysée...


Fiscalement, le mercenaire français du foot, Eric Cantonna, est solidaire ...des Portugais

L'exemplarité trotskiste commence par les autres...

Eric Cantona s'est instal­lé au Portu­gal avec femme, Rachida Brakni, et enfants.

Le footballeur était probablement à découvert, "dans le rouge".
Il est au Portugal pour faire des ménages: le monde à l'envers ! Il a en effet accepté de poser nu avec sa femme pour le magazine Elle, féministe, pas macho pour un sou (photos 2 et 3, ci-dessous).

Le besoin poussa-t-il Eric Cantona à s'établir au Portugal ? 
A-t-il tenu à participer à sa reconstruction après la crise économique et financière internationale de 2008 ? Ou a-t-il réussi à exploiter un pays en état de faiblesse ? 
Toujours est-il que le couple pavoise en révé­lant s’être installé en famille à Lisbonne, au Portu­gal. Un chan­ge­ment de vie que sa compagne – la comé­dienne et réali­sa­trice Rachida Brakni – se plut à évoquer en août 2016.

Dans un entre­tien qu’il accor­dait au jour­nal anglais The Guar­dian, Eric Cantonna révé­lait avoir quitté la France pour le Portu­gal. "Je m’en fous de la France," décla­rait-il. En termes de foot­ball, je suis anglais. J’ai dans mes veines ce sang noble qui coule […] Je me sens vivant [à Lisbonne]." Lisbonne au Royaume Uni ?

Image associée
Un démé­na­ge­ment que sa compagne,  Rachida Brakni, née à Paris de parents algériens, n'a pas non plus hésité  à commenter, elle aussi, mais dans les colonnes de Télé­rama (groupe Le Monde). "J'aime profon­dé­ment mon pays, mais j'ai ressenti le besoin de le quit­ter quand il a commencé à être ques­tion de déchéance de natio­na­lité, avouait-elle. Il y a des gens sur qui l'envi­ron­ne­ment, l'ambiance, les déci­sions poli­tiques glissent. Pas sur moi. […] J'habite Lisbonne depuis avril. Je revien­drai en France parce que j'aime ce pays et qu'il est peuplé de gens merveilleux qui font contre­poids. Mais là, comme en amour, j'ai besoin de mettre de la distance pour mieux reve­nir." L'un et l'autre sont difficile à suivre.Résultat de recherche d'images pour "cantona pose nu pour Elle"
En tenue de combat
pour la "mixité sociale"

Dans Version Femina, Rachida Brakni s'est également étendue sur sa vie au Portugal avec leurs deux enfants (Emir, 7 ans et Selma, 3 ans, outre deux autres enfants d'Eric, Raphaël et Joséphine, issus de sa précédente histoire avec Isabelle Ferrer). "Le week-end ou entre deux dates, je file à la maison. Je m'

orga­nise avec Éric et, dans mes tour­nées, je demande à être libre pendant les vacances scolaires, explique l’ac­trice, qui donnerait ainsi à croire qu'elle est extrêmement demandée. Je gère mon temps pour profi­ter d'eux au maxi­mum." Loin de regre­ter ce choix, Rachida Brakni trouve à Lisbonne une nouvelle forme de quié­tude, raconte complaisamment Femina. "Mon fils et ma fille sont au lycée français, on vit au bord de la mer, à deux heures de Paris seule­ment; il y a le soleil, la bonne bouffe, la mixité sociale", conclut-elle." En 2016, quand ils s'épanchaient dans la presse et lorsque des centaines de migrants arrivaient chaque jour en Grèce ou en Italie, le Portugal était parvenu à en accueillir… trente-deux.
Outre sa situation géographique, l'état financier, économique et sociale du pays, avec ses programmes d’austérité drastiques, n’a pas aidé à rendre le Portugal attractif. Seuls les nantis y ont trouvé leur compte.

Des bavards qui ne disent pas tout de leur rapport au fisc

Le Portugal a des charmes cachés,
comme pour Florent Pagny, plus réservé.
L'exhibitionnisme naturel du footballeur se trouva frustré par l'arrêt de sa carrière. Il se tourna donc des vestiaires vers les caméras de cinéma sous lesquelles il a en effet déjà donné (presque) toute sa mesure... 

Alors, comment expliquer qu'il soit l'acteur français le plus vu dans le plus simple appareil et dans des situations pour le moins scabreuses?
  
Bercy l'aurait mis à poil. 
La solidarité sociale, Cantona connaît, à en croire ce qu'il écrit, contre la misère, l'injustice et le débat sur l'identité nationale, dans son livre d'images consacré aux mal-logés, pour la fondation Abbé Pierre. Mais il y a loin de l'édition à la réalité. 
"On est là pour rappeler que tout ça n'est pas naturel. On est dans un pays riche, c'est inacceptable." Et pourtant, dit-il, cette situation n'est pas inconnue : "Ca nous crève les yeux à tous (...) C'est ce qui m'inquiète le plus ; on voit déjà, et on s'habitue". "On trouve des excuses à tout, à tout le monde, à ce que les gens crèvent dans la rue. On s'habitue à zapper, à s'abrutir, à supporter la manipulation, le bourrage de crâne. Faut se battre contre cette facilité-là." Et se bat-il au Portugal ?
D'aucuns assure qu'en réalité le pouvoir d'attraction qu'exerce le Portugal sur ce grand sensible est sa fiscalité.  Par un décret-loi en date du 23 septembre 2009, le Portugal a en effet reconnu aux étrangers le statut fiscal de résident non habituel qui permet de bénéficier d’un taux spécial d’imposition pour certains revenus de source portugaise et de bénéficier d’exonérations sur les revenus de source étrangère.

Tout footballeur est au-dessus des lois de son pays tant aimé, 
comme de la morale citoyenne


Eric Cantona a un droit à la révolte ! Ainsi avait-il vivement réagi à la polémique d’évasion fiscale qui toucha de grands noms du football mondial parmi lesquels Cristiano Ronaldo ou Paul Pogba, mais aussi Anelka. Selon l’ancienne gloire du football, les joueurs n’ont pas à se montrer plus exemplaires que les multinationales, qui utilisent les mêmes pratiques. Son vendeur de lingerie, oui.


Une ficelle de string est encore trop grosse. "Prenez des grands noms, des sommes astronomiques, mettez-les dans les journaux et jetez-les en pâture au tribunal populaire", rage Eric Cantona, de mauvaise foi, dans une nouvelle vidéo du Commissionnaire du Football sur Eurosport. L’ancien joueur devient violent à la seule évocation du scandale des Football Leaks qui a épinglé plusieurs grands noms du football mondial pour évasion fiscale. 
Le monde du football international trembla en effet un instant après les révélations du consortium European Investigative Collaborations, composé d’une douzaines de media européens. Simultanément, des journaux à travers l’Europe dévoilèerent une vaste opération d’évasion fiscale touchant de grands noms du football mondial. Les noms de Cristiano Ronaldo,  Ballon d’or pour la quatrième fois, Paul Pogba, José Mourinho ou encore Radamel Falcao ont été éclaboussés. A Jersey, Cantona sentit passer le coup.
L’enquête n’est pas sans rappeler la découverte des Panama Papers, vaste organisation d’évasion fiscale touchant de très nombreuses personnalités de la banque, du monde de la culture ou encore de la classe politique. Sujet tabou à géométrie variable.

"C’est marrant à quel point on pense que les footballeurs, parce qu’ils gagnent beaucoup d’argent, parce qu’ils sont idolâtrés [sic], doivent être plus exemplaires que les autres. Que vous le vouliez ou non, le foot sera toujours un miroir de notre société", raconte le trotskiste, sans suite dans les idées. Monsieur Durand et madame Michu peuvent bien payer pour les footballeurs qu'ils idolâtrent...


Pour cette ancienne gloire, les cachotteries des joueurs mondiaux ne sont pas plus condamnables que celles des grosses sociétés, dont on parle beaucoup moins. "Si on autorise les multinationales à faire de l’optimisation fiscale et que certaines banques encouragent l’évasion fiscale, on ne peut pas reprocher au monde du foot d’utiliser les mêmes ficelles", fait-il valoir. 
Les "vrais gens" décrits par son camarade trotskiste, Ken Loach, n'ont qu'à avoir un conseiller fiscal...

Cantona montre aux acteurs politiques comment mettre en branle leur virilité
Au risque de nous lasser de ses raisonnements spécieux, car un affichage n'est pas une garantie de qualité du produit, King (size) Eric explique que c’est aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités. Et qu'il en est lui-même dégagé... 
"Ce n’est pas une question morale; c’est une question légale. Si c’est interdit, condamnez-les. Mais condamnez-les tous ! Si c’est légal, mais qu’on n’aime pas ça, changeons la loi. C’est aux hommes politiques de se greffer une paire de c….. et de résoudre ce problème." Bref, Cantona n'a pas pour elles l'usage qu'il destine aux autres et se refuse à lui-même.

Ses films engagés apparaissent comme d'autres vastes escroqueries intellectuelles.

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Arrêtons-nous sur 'Looking for Eric', film de Ken Loach (ci-contre) qu'il coproduisit en 2009. Il y vole au secours d'Eric [narcissisme oblige] Bishop, un postier, comme Olivier Besancenot, et fan de football, comme tout le monde à Manchester. Ce travailleur découvre notamment que le plus âgé des enfants de sa femme fréquentent des gangsters et cache une arme dans sa chambre. Pas banal, en effet... Lors de ses moments de détresse, il a des pensées suicidaires, des hallucinations (sous l'effet du cannabis ou de l'alcool) qui lui valent la visite de son héros, le footballeur Éric Cantona, soi-même, philosophe à la "pensée complexe" à ses heures, qui l'aidera à reprendre sa vie en main dans un monde hostile d'inégalités sociales et d'exploitation par le capital. 
Image associéeL'empathie du coproducteur avec les difficultés des plus défavorisés n'a pas manqué de séduire le jury du Festival de Cannes qui est bon juge en sincérité...
Mais, pour Cantona, cette empathie, c'est bon pour la fiction, car sa capacité à partager les souffrances de l'Autre, si aiguë soit-elle au cinéma, ne le submerge pas dans son quotidien personnel : se mettre à la place de son voisin, c'est bon pour les petites b*tes; la solidarité est plus belle dans l'art...