POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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jeudi 2 avril 2015

Réforme du collège : le multiculturalisme produit le nivellement par le bas

Femme, elle aurait dû faire mieux; incompétente présomptueuse, elle est recalée ! 


Avec sa réforme du collège, le gouvernement a succombé à "l'éphémère, la mode, le moment," dénonce Jean-Paul Brighelli, enseignant et essayiste. 

Valls et Vallaud-Belkacem
ont tout à apprendre,
sauf en démagogie
"On sait pourtant, écrit-il, ce qu'il y a à faire : mettre au centre du système la transmission de savoirs précis, exigeants et pérennes, par des enseignants qualifiés."  Cette réforme est donc manquée à double titre : parce qu'elle rate sa cible, et parce qu'elle avoue que le gouvernement qui l'a promulguée n'est pas capable de penser droit. Une réforme pour rien l'est toujours pour le pire. La réforme du collège — maillon faible d'une chaîne qui n'a plus de maillons forts, à part les classes préparatoires, promises à démantèlement — est à ce titre un modèle.


Cette énième réforme fait descendre en amont, si je puis dire, la réforme du lycée de Luc Chatel : on vide encore un peu de leur substance les savoirs fondamentaux, et on amuse la galerie avec des pédagogies périphériques. Fin du principe une heure égale un prof, ce qui fait fulminer conjointement le SNALC et le SNES), l'interdisciplinarité proclamée présente comme une innovation une pratique britannique vieille de trente ans qui doit permettre aux élèves, plusieurs heures par semaine, de construire un "projet" mobilisant plusieurs compétences et plusieurs matières autour d'un objectif "citoyen." Si les journalistes spécialisés connaissaient leur sujet, ils dénonceraient ce qui n'est rien d'autre dans la France du début des années 2000 que de la constitution de dossiers interdisciplinaires par des binômes d'élèves de premières sous la tutelle de plusieurs de leurs professeurs, notamment d’histoire-géographie et de sciences économiques et sociales, notés en interne par les enseignants du candidat, au bénéfice de ses résultats au baccalauréat. Si, en outre,  on pense apprendre la laïcité aux mômes en regroupant français, musique et histoire autour d'un projet Marseillaise, on a du souci à se faire pour la laïcité, qui s'apprend à travers des savoirs complexes, et non pas en sacrifiant au ludique généralisé, fusse au collège, et à l'hymne national, version Serge Gainsbourg. Les enfants, dit la ministre, s'ennuient. J'espère bien ! s'exclame Brighelli. L'ennui conduit plus sûrement à la réflexion, au rêve, à la lecture et à la recherche que le divertissement permanent que l'on nous propose. Il est formateur. Le divertissement déstructure sans que l'on ait été structuré. Il décervèle des écervelés.


18 % de quasi-analphabètes en sixième

L'illettrisme, fustigé par Emmanuel Macron, ne frappe pas -aveuglément et exclusivement- les immigrés et c'est une chance, car il serait interdit de tacler ces "nouvelles" méthodes de facilité par le nombre de classes où la langue française est maltraitée, par les horaires, certes, mais aussi par une pratique minimaliste: ainsi, les ados ne savent-ils plus ce qu'on attend d'eux lorsqu'une consigne "perverse" les invite à... "rédiger." 

Poudre aux yeux de cette réforme Vallaud-Belkacem, l'apprentissage précoce en cinquième de la deuxième langue. Comme on navigue à flux constants, quand bien même on trouverait assez d'enseignants linguistes (on sait combien on peine à en recruter aujourd'hui, pour 1.600 € par mois, incivilités en prime), on financera ces deux heures de cinquième en supprimant une heure de première langue en quatrième et en troisième, en sacrifiant ces dédoublements de classe qui seuls permettent un apprentissage sérieux proche du tête-à-tête.
Notez que l'on n'apprend bien l'anglais ou l'espagnol qu'en maîtrisant le français — ce qui est loin d'être le cas: les 18 % de quasi-analphabètes à l'entrée en sixième sont, de l'aveu du ministère, tout aussi nombreux à la fin de la troisième. Depuis 1985, pendant les années Mitterrand aujourd'hui louangées, plus de cinq cents heures de français ont disparu des programmes du collège au nom de l'interdisciplinarité, en fait pour supprimer des postes au nom des équilibres budgétaires. Droite et gauche ont fait le travail avec constance, tout comme elles ont imposé, depuis la loi Fillon en 2004, les objectifs minimalistes du "socle commun de connaissance", ce plus petit commun dénominateur des apprentissages. Ce n'est pas ainsi que l'on pousse les élèves au plus haut de leurs capacités, ni qu'on leur insuffle l'ambition d'y parvenir.

Le multiculturalisme produit le nivellement par le bas. 
Objectif, non avoué par la franco-marocaine mais évident, de ces manipulations linguistiques: combattre l'élitisme au nom de l'égalitarisme, et vider les classes européennes, affreux repaires de filles et fils de bourgeois et autres initiés. Le chinois suivra la pente de l'allemand comme ce fut celle du latin ou du grec. Si encore ce n'était pas au profit de l'arabe, dont on nous vantait, il y a encore quelques mois, le pouvoir motivant des quartiers. Mais c'était avant les attentats islamistes meurtriers du début de l'année à Paris. Dans le même esprit, latin et grec ne seront plus que des à-côtés du cours de français, des sensibilisations aux civilisations antiques comme à l'occitan: à rapprocher du fait que le Capes de lettres classiques n'existe plus en soi: il est une option du Capes de lettres.
 
Et il est fortement question que toutes les options soient désormais enseignées en ligne, ce qui justifiera par l'absurde l'informatisation généralisée, dont on sait qu'elle coûte et surtout qu'elle ne rapporte rien. Fleur Pellerin et ses semblables pourront toujours vitupérer contre l'internet et ses moteurs de recherche... A ce compte, la fuite vers le privé, y compris le privé confessionnel, s'accentuera.

Par chance, en 2013, les derniers arrivés, les musulmans, pouvaient déjà opter pour l'un des 30 établissements scolaires musulmans créés, écoles, collèges et lycées, voire crèches. Et les musulmans de France sont encouragés à ouvrir leurs propres établissements scolaires, à l'ombre du minaret et de centres culturels, si bien qu'ils sont une cinquantaine en 2015. Sûr que la laïcité en profitera, et que les ghettos scolaires en sortiront socialement diversifiés...



Comment la concertation proclamée peut-elle ne créer que des mécontentements ?

Cerise sur le gâteau, cette réforme ne satisfait personne - ni les "républicains" qui hurlent à la mort, ni les "pédagos" qui la trouvent trop tiède. La FCPE ne se remet pas du maintien des notes chiffrées, le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, aurait aimé plus d'indépendance, puisqu'on ne laisse aux établissements la bride sur le cou que pour 20 % de l'emploi du temps. Les jusqu'au-boutistes de l'autonomie, au SGEN (proche de la CFDT et donc du PS) et au SE-UNSA (FO), auraient aimé une vraie révolution permettant aux équipes pédagogiques (qui sont pourtant fort instables dès qu'un établissement est vraiment difficile) de s'organiser à leur gré : le jacobinisme, voilà l'ennemi. Et le baccalauréat décentralisé, affaibli et inégalitaire?


On sait pourtant ce qu'il y a à faire : mettre au centre du système la transmission de savoirs précis, exigeants et pérennes, par des enseignants qualifiés. La pédagogie de "projet" travaille dans l'éphémère, la mode, le moment. Mon optimisme pourtant se nourrit de la mauvaise volonté des enseignants à rompre avec les bonnes pratiques, au risque de passer pour conservateurs et archaïques. La "gauche de progrès" est un slogan que démentent la réalité du terrain et le bon sens. On ne les forcera pas à se suicider pédagogiquement d'ici à 2016, ni certainement après. Et après, c'est 2017 - et Najat Vallaud-Belkacem sera alors dans les notes de bas de page de l'histoire des cataclysmes. 

"Najat," prochain nom ajouté à la liste noire des ouragans ? Un sujet de dossier interdisciplinaire à venir...

mercredi 1 avril 2015

Lienemann reproche à Hollande son obstination

"Hollande doit comprendre la différence entre ténacité et obstination," estime M.-N. Lienemann 

Au lendemain de la défaite du PS aux départementales, malgré l'investissement personnel, toute affaire d'Etat pendante, du sourcilleux petit premier ministre irascible, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, opposante capée de l’aile gauche du PS, tire le bilan de cette "défaite pourtant annoncée".
Une claque qui, selon elle, devrait pousser le chef de l'Etat à prendre conscience de la nécessité de changer de politique. Et elle prévient : il sera bientôt trop tard pour agir...

Marianne 
:
 Au lendemain du deuxième tour des départementales, avec des résultats mauvais pour le Parti socialiste et les partis de gauche dans leur globalité,
quelles leçons tirez-vous ?
Marie-Nöelle Lienemann : Que la défaite pourtant annoncée s’est hélas concrétisée. Qu’il n’y a pas eu de grande efficacité dans la méthode [Valls], même en essayant de mobiliser contre le Front national. Ce qui n’est pas illégitime, mais qui ne règle pas les problèmes politiques de fond.
Depuis le début du quinquennat, à aucun moment François Hollande n’a donné de signes et n’a essayé de construire d’accords avec les forces politiques qui ont permis son élection. Et, plus le temps a passé et plus il y a eu des fractures créées par la politique menée par les différents gouvernements et le président de la République. Une politique éloignée des engagements que nous avions pris devant les Français et qui, par ailleurs, donne du crédit aux thèses de nos adversaires libéraux.
Ces élections ont démontré qu’il y a un véritable décrochage des couches populaires : ouvriers, employés ou salariés que ce soit dans les banlieues ou dans les zones péri-urbaines. Toute une série de gens qui n’ont pas vu le début d’une once d’amélioration de leur situation depuis que François Hollande est président. Ils ont même plutôt assisté à une dégradation… Donc on observe un décrochage sociologique de toute une partie de la population sans laquelle la gauche ne gagne jamais.
Il est urgentissime de renouer avec une politique qui instaure pour ces catégories de la population qui vivent mal, qui ne voient pas d’avenir pour leurs enfants, non pas comme dit François Hollande des "marqueurs de gauche", mais des actes qui relancent leur pouvoir d’achat et améliorent leurs conditions de vie. On le voit bien, la politique de l’offre est inefficace avec une croissance économique très faible. Et quand le gouvernement dit que tous les indicateurs économiques sont au vert, c’est à se demander s’ils ne sont pas daltoniens ! Et ce n’est sûrement pas la loi Macron qui va améliorer la situation. C’est même l’inverse qui va se passer.
Vous parlez de la nécessité du rassemblement à gauche. Mais finalement, le rejet par "le peuple de gauche" de cette politique menée depuis le début du quinquennat n’est-il pas devenu si grand que même rassemblée, la gauche ne peut plus convaincre ? En Essonne, malgré un rassemblement des partis de gauche, une situation exceptionnelle par rapport aux autres départements, la droite a quand même remporté l’élection…

Bien sûr. Le rassemblement des appareils, s’il ne se fait pas en symbiose avec le sentiment de l’ensemble de la base des partis de gauche et écologistes et s'il n’y a pas une dynamique, n’est pas possible. Quand Martine Aubry dit : "Il ne peut pas avoir d’unité sans contenu", c’est aussi ça qu’elle constate. Quand on plaide pour l’unité des forces de gauche, ce n’est pas simplement des coups tactiques. Hollande pense la gauche du seul point de vue de la tactique. Il croit, in fine, que pour avoir des postes de conseillers généraux, les appareils politiques accepteraient de faire des accords. Mais d’une part, les accords sont de plus en plus difficiles à faire lorsque vous avez une politique qui fracture la majorité et ensuite, les électeurs de chacune de ces forces ne sont pas des automates. Ils ont besoin d’être convaincus que leurs revendications sont prises en compte et que les perspectives sont bonnes.

Pour vous,
qui sont les responsables de cette déroute du parti socialiste : Hollande, Valls, Cambadélis ?

Le responsable politique des orientations qui ont été prises, c’est le président de la République.
Premièrement, il n’a pas fait le rassemblement. Ensuite, il a signé le traité "Merkozy". Enfin, il a fait venir Valls après une première alerte majeure, celle des élections municipales. C’est aussi lui qui a parlé de la politique de l’offre. Sauf que, maintenant, Hollande doit comprendre que l’obstination, ce n’est ni de la cohérence, ni de la lucidité. Entre la ténacité et l’obstination, il y a une différence. La ténacité, c’est lorsque l’on voit réellement les choses progresser sur le terrain politique et sur le terrain économique et social. L’obstination, c’est lorsque l’on voit que rien ne marche, que l’on se plante et que l’on dit : "Ce n’est pas grave, un miracle arrivera".

Valls semble être tout de même un sacré repoussoir pour les autres forces de gauche…
Ça ne sert à rien les oukases mettant en cause les gens. Personnellement, je pense que Valls incarne cette tournure néo-libérale. Mais c’est trop facile de se focaliser seulement sur lui puisque, si vous changez le casting sans changer de ligne, la question sera exactement la même. Ce qu’il faut se demander c’est : quel contenu politique le président de la République est prêt à mettre en œuvre ? Est-il prêt à repartir sur des choses centrales comme le pouvoir d’achat des Français modestes, la réforme fiscale avec une CSG progressive, la refonte du pacte de responsabilité en rééquilibrant massivement les aides en faveur des ménages ? Nous avions publié avec Emmanuelle Cosse et Pierre Laurent, pendant l’été, un manifeste pour une nouvelle plate-forme commune. Un document très précis qui reprenait des points de la période du Bourget. Et cela, dès le mois de juillet. Donc, il y avait des éléments. Mais au lieu de ça, il a préféré conforter Manuel Valls dans son tournant néo-libéral.

Pensez-vous vraiment que le Parti socialiste peut encore être un moteur de ce rassemblement ?

A gauche, quand ça va mal pour l’un, ça va mal pour l’autre. En cela, pour tous ceux qui font le pari d’être une alternative, ça ne marche pas. On voit bien qu’en France, la gauche ne fonctionne que lorsqu’elle est rassemblée. Donc, lorsque vous parlez d’alternative, les gens ont compris que vous allez dans le mur. Ça ne mobilise pas, parce que ce n’est pas crédible. La question est comment permettre ce rassemblement ? Et le congrès du Parti socialiste va devoir jouer ce rôle. Est-ce que le PS va peser pour qu’une certaine orientation et une stratégie unitaire prime. C’est le grand débat ça !

Et si le congrès qui se tiendra en juin ne donne rien ?


Il est certain que si l’on continue comme avant et que l’on parie sur le " sauve qui peut voilà le Front national", je ne pense pas que ça suffira pour permettre le sursaut indispensable à gauche. Depuis le début, François Hollande semble pourtant compter sur la division du camp adverse pour se retrouver face à Marine Le Pen. Une stratégie qui comporte un double danger. D’abord, on joue la carte Marine Le Pen pour qu’elle soit au deuxième [second] tour, ce qui est dangereux pour le pays. Ensuite, penser que les divisions à droite seront supérieures aux divisions à gauche est une grave erreur. Car si la droite se divise beaucoup quand elle n’a pas de chef, une fois qu’elle l’a trouvé, la tendance bonapartiste de ses membres fait qu’ils se rassemblent autour du chef. Dans l’état dans lequel est le pays et l’état de la gauche, chacun devrait relativiser ses plans de carrière pour se concentrer sur des choses plus importantes.

Croyez-vous que le rebond que vous appelez de vos vœux soit encore possible d’ici 2017 ?

En politique, tout est possible à partir du moment où vous avez un cap, une stratégie et que cette stratégie permet un sursaut. Mais là, la lente descente aux enfers en espérant le miracle, ça ne peut pas marcher ! Nous sommes à deux ans de la fin du quinquennat, c’est le moment de changer ! Les gens sont au pied du mur. Si par malheur rien ne bouge et que ça continue aux régionales, ce n’est pas à un an de la présidentielle que l'on pourra engager un rebond. Je sais bien que la grande mode des communicants est de dire que les gens votent au dernier moment. Sauf que vous avez une espèce de nappe phréatique qui s’est construite. Si les gens sont dans une colère, une rogne contre vous, voire une haine, ce n’est pas au dernier moment qu’ils auront envie de changer d’idée.

Départementales: Manuel Valls en campagne a-t-il desservi ses protégés ?

Valls a déserté Matignon pendant quatre semaines, mais pour quel bilan ?

Les défunts PS se mordent les doigts du passage du croque-mort
Le premier ministre était passé par Palaja, Aude, dès le jeudi 26 février.
"Manuel, l'Aude ne va pas vaciller: le rural, ici, va bien tenir, mais le gros enjeu, ce sont les deux grandes villes, Carcassonne et Narbonne, où la situation est plus difficile," assurait André Viola, le président PS sortant du Conseil général. Bilan après le passage du premier ministre: le PS n'obtient pas la majorité absolue. A second tour, le binôme du Parti Socialiste obtient 44,59 % et le Front national 39,05 %...

Le premier ministre
 était à 
Betton, Ille-et-Vilaine, le vendredi 27 février:
Accompagné de la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem et du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, Manuel Valls était venu galvaniser ses troupes en faveur de Jean-Luc Chenut, maire du Rheu qui l’a emporté largement (61,67 %) grâce à de bons reports de voix venant de sa gauche et des écologistes, alors que le scrutin était dit incertain pour le Parti socialiste en place depuis 2004 et avait manifesté son angoisse : "Ne vous dérobez pas, venez voter pour la République, pour la démocratie, toutes les élections sont importantes !" Valls n'a pu éviter une perte de trois cantons.

Le premier ministre était jeudi 5 mars à Limoges (Boisseuil), Haute-Vienne.
La perte de Limoges aux municipales était un véritable coup de massue avec 4 cantons de la ville conquis par la droite (Limoges-1, 6, 7 et 8). Dans la future assemblée départementale, le PS ne détiendra qu'un seul siège d'avance (22 sur 42).

Le premier ministre
 était lundi 9 mars à Bresles (Oise)
Valls est venu et après plus d’une décennie à gauche, l’Oise a basculé à droite. L’UMP et le député Edouard Courtial, son chef de file, sortent grands vainqueurs de ce scrutin. Unis aux centristes de l’UDI et aux divers droite, ils raflent 15 des 21 cantons du département.Le Front national qui, avec 35,11 % des voix, avait réalisé une impressionnante percée au premier tour, arrivant largement devant les autres partis, ne l’emporte pour finir que dans 2 des 15 cantons où il figurait au second tour: celui de Crepy-en-Valois et celui de Noyon. L’extrême droite talonne l’union de la droite (41,48 % contre 42,42 %), sans pour autant transformer l’essai.
En pleine déconfiture, ne totalisant qu’à peine plus de 16 % des voix, la gauche, majoritaire depuis 2004, ne conserve que 4 cantons (Creil, Méru, Montataire et Thourotte). A Mouy, le président sortant du Conseil, Yves Rome, associé à la maire du chef-lieu, Anne-Claire Delafontaine, sont largement battus. Arrivé en troisième position lors du premier tour, le binôme de la majorité sortante reste derrière le FN, n’améliorant son score que de 420 voix, preuve que tout le Front de gauche n’a pas voté socialiste. Au bout du compte, c’est le binôme de la droite (Olivier Paccaud et Anne Fumery) qui s’impose de justesse avec 245 voix d’avance sur le FN. 
Dans l’autre triangulaire, sur Clermont, Edouard Courtial, en binôme avec Ophélie Van-Elsuwe, remplit largement son contrat avec 41,15 % des voix. Le tandem socialiste, dont le premier vice-président sortant du département, qui avait tenu à se maintenir, a récupéré à peine plus de la moitié des voix du Front de gauche, se voit distancé de deux voix par le FN

Le premier ministre était vendredi 13 mars à Yffiniac (Côtes-d'Armor)
Le match a été serré, mais, comme le laissaient supposer les résultats du premier tour, le département des Côtes-d’Armor, dirigé par la gauche depuis 1976 et présidé par Claudy Lebreton (PS), bascule à droite, malgré la venue ou à cause de Manuel Valls. La droite a emporté 17 cantons sur 27, contre 10 pour la gauche, qui avait eu deux élus le 22 mars. Le Parti communiste conserve deux élus, à Lannion, au lieu de trois. Il y avait une seule triangulaire dans le canton de Broons, qui a vu l’élection d’un binôme de droite (44,33 %), le Front national, qui avait obtenu 26,03 % le 22 mars, arrivant troisième. Dans les quatorze cantons où le FN avait fait entre 16 % et 21 %, la droite a obtenu dix victoires, contre quatre à la gauche.

Le premier ministre était lundi 16 mars à Evry, Essonne
Les socialistes espéraient perdre l’Essonne "avec les honneurs". La claque électorale a finalement été très violente. Dans ce département où Manuel Valls a dirigé la mairie d’Evry pendant onze ans, la gauche n’a réussi à conserver que 6 cantons sur les 21 malgré le nouveau découpage électoral sur mesures. 
Le président sortant du Conseil général et "frondeur" PS, Jérôme Guedj, s'est fait sortir, la rage au coeur et les larmes aux yeux, tout en conservant de justesse son canton de Massy (51,54 %). Car la droite, qui n’avait plus dirigé ce département depuis 1998, va disposer d’une très large majorité avec 14 cantons acquis aux candidats UMP-UDI et 1 pour Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, dans le canton d’Yerres. 
La gauche avait axé sa campagne sur les affaires judiciaires, notamment le renvoi aux Assises de George Tron, maire UMP de Draveil, pour viol et agressions sexuelles présumés, et la mise en examen de Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes, pour achat présumé de votes. Or, les deux UMP ont été largement élus, avec 61,74 % des voix pour le premier et 62,96 % pour le second, dans un duel face au FN. Les candidats frontistes avaient réussi à se maintenir dans 8 cantons, mais, malgré une forte progression en nombre de voix, aucun n’a été élu. 
Dimanche soir, G. Tron a réaffirmé sa volonté d'être candidat à la présidence du conseil départemental, ce qui  met la droite en grand péril, notamment François Durovray, maire UMP de Montgeron et élu sur le canton de Vigneux-sur-Seine, qui a déjà annoncé qu’il ne votera pas pour le maire de Draveil. Les nouveaux élus de droite devaient se réunir lundi matin pour départager les éventuels prétendants.

Le premier ministre était mardi 17 mars à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle)
En gagnant 14 cantons sur 23, contre 9 pour la droite, la gauche parvient à conserver une majorité confortable en Meurthe-et-Moselle. Le président sortant du conseil général Mathieu Klein (PS) l’a emporté sans difficulté dans son fief de Nancy-2, avec près de 57 %. Il devrait sans surprise conserver la présidence du conseil départemental. La Meurthe-et-Moselle sera donc le seul département de gauche dans la future grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

Le premier ministre était mercredi 18 mars à Lille, (Carvin), Pas-de-Calais
Avec les nombreuses affaires qui minent sa fédération (le favoritisme de D. Percheron, les malversations de G. Dalongeville ou de J.-P. Kucheida, notamment), le PS a favorisé la montée du parti de Marine Le Pen qui confirme son implantation sur ce territoire ouvrier avec 6 cantons raflés à la gauche (Harnes, Hénin-Beaumont-1 et 2, Lens, Lillers et Wingles). La gauche réussit de justesse à conserver le Pas-de-Calais avec 20 cantons sur 39 et le Front national, qui a réalisé une véritable poussée sur les terres du bassin minier, rendra la gestion du département difficile. Et il s’en est d'ailleurs fallu de peu que ne basculent avec Calais-3, remporté par l’Union de la droite avec 50,55 % et 109 voix d’avance sur le FN, et Douvrin, remporté par l’union de la gauche avec 50,1 % et 31 voix d’écart avec le FN. 
La victoire du FN sur le canton de Lens, terre historiquement socialiste, est lourde de sens. D’autant que le candidat frontiste, patron d’un bar lillois, n’est pas implanté sur le secteur. A Hénin-Beaumont, ville frontiste, le FN poursuit son ascension et s’empare des deux cantons avec 51,84 % et 53,78 %. Dans tous les six cantons récupérés par le FN, on note une hausse de la participation et une progression du FN en nombre de voix entre les deux tours (à Wingles, par exemple, les voix du FN sont passées de 6 603 à 7 516). 
Dans le Calaisis qui reste en souffrance du fait de la présence de migrants errants, la droite remporte les cantons de Calais-1, Calais-3, et Marck (défaite du conseiller général sortant PS). Mais le PS résiste bien dans le Boulonnais, terre de l’ancien ministre Frédéric Cuvillier, en conservant les deux cantons de Boulogne-sur-Mer, Outreau et Desvres. 
Sur les 9 triangulaires, la droite en remporte 6 (Arras-1 et 2, Auxi-le-Château, Fruges, Longuenesse, Marck), le PS 2 (Arras-3 et Desvres) et le FN 1 (Lillers). Au total, on enregistre 41,48 % des voix pour le FN, 23,09 % pour le PS et 14,22 % pour l’union de la droite. On note une hausse de la participation avec 51,99 %, contre 47,30 % en 2011. 

Un tel bilan justifiait-il les absences du premier ministre de Matignon ?

L'impact de son "investissement" dans la campagne est-il à la hauteur des promesses dont il se disait porteur?
La réponse est aussitôt venu avec le comportement d'une majorité présidentielle - mais virtuelle - agressive à l'instar du premier ministre qui s'est encore fâché tout rouge dans ses réponses aux questions du gouvernement, à la place de plusieurs ministres et postillonnant en direction de la minorité victorieuse mais effarée par ses vociférations, tandis que la chaîne parlementaire le cadrait de loin pour dissimuler ses mains encore saisies par la "tremblante du mouton". Face cramoisie, Valls pousse ainsi des cris à chaque fois qu'il est en situation de faiblesse, mais le coeur tiendra-t-il ?

 

Roucas et la nouvelle chasse à l'homme de la gauche au faciès

La gauche mobilise ses internautes  militants

Y a-t-il dérapage sur Twitter si une insulte vient d'
un humoriste proche du FN ? 
Malgré des atrocités équivalentes, qualifier de staliniens des élus ou sympathisants de gauche passe très bien, mais les traiter de nazis ou nostalgiques de son régime et c'est la cata... L'humoriste Jean Roucas a comparé non pas les dirigeants socialistes mais leurs méthodes à celles des nazis et le réseau social ne fait pas la différence au lendemain d'un revers électoral sévère et les réseaux sociaux s'embrasent à la commande.

L'ancienne star du Bébête show ne sait pas taire ses convictions. En plein second tour des départementales, Jean Roucas s'en est directement pris aux dirigeants socialistes, coupables des intimidations vécues dernièrement par les militants du Front national à la suite des anathèmes du premier ministre, Manuel Valls. Dernière en date : l'incendie criminel qui a touché la mairie d'Hénin-Beaumont, nouvellement dirigée par le mouvement de Marine Le Pen, même si l'enquête doit encore établir la culpabilité des membres du Parti socialiste.

Il y a cinq ans, presque jour pour jour, "l'humour" de Stéphane Guillon avait déjà posé un problème. En mars 2010, le chroniqueur de France Inter a traité Éric Besson d'espion au service de Jean-Marie Le Pen. Le ministre de l'Immigration, qui était l'invité de Nicolas Demorand vingt minutes plus tard, a tenu à réagir à cette chronique provocatrice dans laquelle, avec son épaisse finesse se réclamant du troisième degré, Stéphane Guillon assimilait Éric Besson à un suppôt du nazisme oeuvrant, "en taupe", à l'instauration d'une France "pure et blanche" avec "Marine Le Pen comme présidente", Éric Zemmour en ministre de la Culture et lui-même en Premier ministre... Cette charge était lancée sur la radio de service public avec un accent germanique, rugueux, évoquant la funeste occupation allemande. Le planqué des micros amis avait battu en retraite lorsqu'à la suite de ses propos, le ministre lui avait proposé de s'expliquer lors d'un débat télévisé que la chaîne i-télé qui proposait d'accueillir. C'est cette même chaîne du groupe Canal+ qui mettre fin à l'émission "Ça se dispute" pour censurer et licencier son chroniqueur Éric Zemmour en décembre 2014. C'était peu avant les attentats islamistes de Paris contre Charlie hebdo, quand toute la gauche et des nigauds déclarèrent "JeSuisCharlie" par solidarité avec la liberté d'expression. 

"Incendies, menaces de mort, agressions... Valls et ses SA en action", postait l'artiste sur Twitter dimanche, faisant référence aux Sections d'assauts, ces bandes paramilitaires nazies qui terrorisaient les opposants à Hitler pendant les années 1930. Mais c'est surtout la dernière phrase du tweet qui a mis le feu aux poudres : "Heil Hollande !" lançait Roucas, en écho au salut hitlérien en usage chez les militants nazis.

En réaction au "côté facho des agressions subies par le FN"

La Toile s'est aussitôt enflammée au vu du nom de l'auteur sexagénaire du tweet. Jean Roucas est en effet connu pour son soutien officiel au Front national depuis plus d'un an. "Vous n'êtes plus drôle depuis longtemps", pouvait-on lire en réaction sur son compte Twitter, "Complétement sénile", "Pseudo comique pervers/facho", etc. Face aux critiques, l'imitateur a tenté de s'expliquer quelques heures plus tard : "Je ne voulais pas comparer Hollande à Hitler ! Je voulais juste attirer l'attention sur le côté facho des agressions subies par le FN." Peine perdue !

Cette fois, c'est au tour des défenseurs de la libre expression de monter au créneau pour le défendre : "Vous n'avez pas à vous justifier", "ne regrettez rien"... 

Mais, un peu qu'il est lassé des injures et quolibets et un peu qu'il est désireux de ramener les vertueux au calme et à la raison, l'artiste a fini par clore la polémique en annonçant qu'il s'abstiendra désormais de donner son avis : "J'ai oublié qu'en France, seuls les humoristes de gauche ont le droit de s'exprimer. Je ne twitterai plus désormais, au revoir." 

Victimisation ?

Quand l'humour était caustique
et non insultant
Comme Sophia Aram qui, en... mars 2011, se livra à une violente critique du Front national, comparant ses électeurs à des "gros cons", ou le quinquagénaire Stéphane Guillon, tous deux un moment pensionnaires de France inter (Radio France) ou Canal+, Jean Roucas ne met pas pour la première fois les pieds dans le plat de la gauche sectaire. 

Il avait déjà déclaré son indignation quand son spectacle avait été déprogrammé dans certaines mairies "tolérantes", après son ralliement au parti frontiste fin 2013. "J'étais programmé à Gardanne le 25 octobre pour jouer ma pièce ‘le secret de l'abbé Taillère’ à la Maison du peuple", a expliqué, jeudi 19 septembre, l'imitateur. "Parce que je n'ai fait qu'exprimer démocratiquement ma sympathie pour le FN à Marseille, les comédiens de ma troupe, ainsi que la mairie de Gardanne, se sont entendus pour supprimer arbitrairement la représentation", a accusé Jean Roucas. "Pour défendre mon droit élémentaire à la liberté d'expression, j'ai l'intention d'assigner en justice la mairie de Gardanne et les comédiens de ma troupe pour discrimination", avait-il annoncé.
"Ce qui m'a choqué, c'est qu'on m'interdise de travailler parce que j'ai affiché mes sympathies politiques", se désolait-il à l'époque dans Nice Matin. "On est en train de nous imposer un diktat : quand on est artiste, on est obligé d'être de gauche, renchérissait-il sur RMC. Eh bien je réponds, non merde, non !" 
Bien que franco-algérien, Faudel, le chanteur de raï, ne se produit plus en concert qu'au Maghreb et au Moyen-Orient, suite au boycottage de son travail pour avoir apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la campagne présidentielle de l'année 2007.

Après un an, Roucas ouvrit un compte Twitter qu'il transforma en tribune politique, où il tourna régulièrement en dérision le gouvernement socialiste ou les grands ténors de la gauche. On le voit donc mal aujourd'hui abandonner les estrades, même s'il est contraint de se faire plus discret jusqu'au prochain rendez-vous électoral,  les élections régionales de décembre prochain.

Pour mémoire, l
e 3 octobre 2013, Jean Roucas déclara à Nice-Matin constater "avec effroi, que la gauche caviar, qui tient les rênes du métier du spectacle, pardonne plus facilement à un type qui a massacré sa femme à coups de poings (Bertrand Cantat, beau-frère de Cécile Duflot) qu'à moi, qui ai eu tort de dire mes sympathies": le mois précédent, ce Marseillais avait participé à l'université d'été du Front national à Marseille. L'humoriste avait alors reçu les soutiens de Michel Fugain et de Michel Drucker.

L' "effet Charlie hebdo" tarde à se concrétiser...

Qu'ont-ils fait de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ?
Est-ce Jean Roucas qui déclare que François Hollande est un traître ? C'est un artiste de gauche,  assumé et engagé, qui lance cette accusation terrible: "celui qui a voulu réenchanter le rêve, l'a désenchanté" et "a trahi la gauche." Les mots que se permet l'acteur Philippe Torreton ne l'exposent pas (encore) à la violence des réseaux sociaux, car quiconque est des leurs peut exprimer son mécontentement de la politique de l'exécutif socialiste. Au cours de la promotion de son livre "Cher François, lettres ouvertes à toi, Président", Torreton assura qu'il était animé par " la déception, la tristesse et la colère" et ça passe, pour cette fois. Pourtant, l'ancien soutien de Ségolène Royal en 2007 le dit et l'écrit au calme de sa demeure paisible de socialo-bobo, fils d'institutrice et militante syndicale, François Hollande a failli à sa mission, déclare cet ancien comédien français. César en 1997 pour son rôle dans Capitaine Conan, l'acteur reproche surtout au locataire de l'Elysée ses promesses, lors du fameux discours du Bourget de janvier 2012, qu’il dit connaitre "par cœur". "Je ne suis pas déçu, parce que je m’attendais pas à grand-chose, mais je suis outré parce qu’il a dit des choses."
"C’est le président de gauche le moins intéressé par la culture." Mais, si les autodafés nazis de 1933 en Allemagne n'en sont pas, l'absence de culture n'est pas un crime sur les réseaux. Torreton est encore de ces quinqua bercés d'illusions socialistes en souffrance d'avoir cru en la gauche...
D'ailleurs l'histrion fustige encore les positions du président envers le monde culturel. "
C’est le Président de gauche le moins intéressé par la culture (…) Pouvez-vous dire [...] quand le président a regardé ou cité un film, une pièce, un opéra, un bouquin ?" L’artiste regrette également que personne n’ait parlé de culture après les terribles attentats qui ont frappé la France au mois de janvier. "On a parlé de discipline à l'école, de Marseillaise; on a même entendu ces députés la chanter à l'unisson... Personne n'a parlé de culture. Personne." Car les emblèmes nationaux ne font pas partie intégrante de la culture de cet ancien conseiller de Paris. "Or, le vivre ensemble, c'est quand même la culture qui le porte." Malgré cet épais dossier, Torreton trouve encore du travail sur la place rose de Paris, mais ce n'est pas la chance la mieux partagée à droite.
En janvier 2015, des républicains meilleurs que les autres s'étaient déclarés en faveur de la liberté d'expression des dessinateurs de Charlie hebdo assassinés par des terroristes islamistes français. Mais, en tant que révolutionnaires et libertaires, ils étaient du bon côté du crayon  manche du marteau marxiste.
Et les réseaux sociaux rasent les têtes de ceux qu'ils ont aimés  
En mars 2015, pour se livrer au lynchage d'un homme public pour ses opinions politiques, les mêmes qui se revendiquaient "JeSuisCharlie" nient maintenant la "discrimination" professionnelle qu'ils mènent au nom de la lutte contre les... discriminations.

Mais les cas de censure et de mort professionnelle se multiplient depuis 2007.
Outre Faudel sacrifié dès 2008, la cohérence qui anime le groupe commercial de divertissements a incité Canal+ à virer Eric Zemmour de son site d'information i-télé, tout en le gardant sur sa chaîne M6... Radio privée, RTL a, en revanche, démontré son indépendance en conservant sa confiance à Zemmour, malgré les pressions de Bruno Le Roux, un républicain rose qui avait demandé aux media de ne plus "abriter" les déclarations d'Eric Zemmour.

Les précédents socialistes ne sont pas rares
Pour un tweet peu flatteur qui avait provoqué l'indignation par procuration de la Rue de Solférino, Valérie Trierweiler, concubine présidentielle sans titre, a obtenu la tête du journaliste Pierre Salviac (RTL) en mai 2012 au sujet de a été dénoncé et : l'insolent s'est vu sanctionné d'un licenciement, séance tenante.

Dans la république socialiste égalitaire, le service public de France 2 a en revanche autorisé les prestations épisodiques du chroniqueur d'ONPC, Nicolas Bedos.  
L'individu a pourtant  été mis en examen, le 16 décembre 2014, 
pour "complicité d'injure publique raciale" dans l'utilisation des expressions "enculé de nègres" et "autochtones oisifs" que l'hebdomadaire Marianne a accepté de publier impunément dans deux articles, une récidive. 
La série de délires incriminés au pseudo-humoriste remonte au mois de décembre 2012. "Nous nous sommes sentis insultés par ces propos qui visent toute une communauté", explique au quotidien le président du Collectif des Antilles, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Daniel Dalin, auteur de la plainte, déposée en janvier 2013. Les chroniques en question avaient été écrites par Nicolas Bedos au retour de vacances en Guadeloupe. "On ne peut s'en prendre ainsi à un groupe humain." "Nous y avons vu une incitation à la haine raciale, à laquelle il convenait de mettre fin, ajoute l'association. Même au troisième degré, on ne peut pas s'en prendre à un groupe humain de la sorte. Les humoristes doivent pouvoir travailler mais il s'agit de combattre tous les propos à caractère raciste."

L'humoriste Bedos, le père, a menacé Charlie hebdo de mort
Non seulement, l'octogénaire a traité Nadine Morano de "conne", mais il a déclaré "Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent !" Guy Bedos a été exaucé…

Et, depuis la dernière débâcle en date des départementales, le pire reste à venir.

Bouches-du-Rhône: la mafia socialiste fait de la résistance autour de J.-Noël Guérini

La défaite de la gauche pose le problème de l'après-Guérini

Les électeurs ont fait le ménage, mais comment emporter les encombrants à la déchetterie ? 
Guérini se cramponne

Les Marseillais ont réussi là où Montebourg a échoué. Maintenant, les candidats PS à la succession de Guérini s'étripent sur le tas d'immondices laissé par le patron déchu du PS départemental, alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a affirmé de Paris qu'il refuse toute alliance avec la Force du 13, parti créé par Guérini. Or, la fédération des Bouches-du-Rhône n'a présenté que 17 binômes sur les 29 cantons et 8 d'entre eux font partie des 23 conseillers généraux sortants qui ont signé un appel au rassemblement autour de... Guérini dans une alliance "majorité sortante PS-Front de gauche-Force du 13-PRG". Mais, depuis 2011, le premier secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, un certain Jean-David Ciot, est un otage de... Jean-Noël Guérini et poursuivi en correctionnelle et relaxé pour détournement et recel de fonds publics. 
Lors des municipales 2014, certains candidats de Force du 13 de Guérini ne s'étaient vus opposer aucun adversaire socialiste ou furent désignés sans vote, si bien que le rôle du parti socialiste national est plus qu'ambigu.


A Marseille, le président sortant du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône,  Jean-Noël Guérini, doit annoncer ce matin s'il est à nouveau candidat à sa succession ou pas… Le suspense est assez faible car, s'il a été réélu conseiller départemental dans son canton du Panier, à Marseille, ses fidèles ont été décimés. Ils se limitent désormais à treize conseillers sur les 58 de l'assemblée départementale.
On ne voit pas très bien comment il pourrait trouver une majorité même si, dans le passé, il a su convaincre les élus communistes [Arles (N. Koukas est fonctionnaire territorial et Aurore Raoux, professeur des écoles), Gardanne (Rosy Inaudi, EELV, et Claude Jorda, Front de gauche) et Martigues où les élus Gérard Frau n'est autre qu'un ancien employé de la mairie communiste et ex-assistant parlementaire du député PCF, Gaby Charroux et Evelyne Santoru-Joly, première-adjointe de la maire PCF de Port-de-Bouc. 
Hier matin, un compte twitter de La Force du 13 indiquait que le parti de Guérini ne présenterait pas de candidat. Mais un démenti immédiat était posté en dénonçant un faux compte. En attendant la nouvelle de son retrait, puis de son intervention ce mercredi, avaient buzzé sur twitter.

Jean-David Ciot avait annoncé qu'un candidat socialiste serait présenté à la présidence du département, mais son nom est d'abord resté inconnu puisqu'aucun vote des militants n'a été organisé. Or, Benoît Payan et Henri Jibrayel, deux élus socialistes anti-guérinistes, avaient annoncé dès dimanche soir qu'ils seraient candidats à la candidature. "Nous avons eu une réunion à la fédération socialiste entre conseillers départementaux élus. J'ai proposé ma candidature de renouvellement, mais aucune décision n'a été prise. Les "guérinistes" se sont ensuite accordés pour que ce soit Jacky Gérard [conseiller général du canton de Lambesc] qui soit candidat à la présidence et Frédéric Vigouroux président du groupe…" raconte Benoît Payan, qui du coup a retiré sa candidature. "Le système se défend pour conserver ses pré carrés. Aucun enseignement n'est tiré. Le PS porte une part de responsabilité dans cette débâcle électorale pour avoir fermé les yeux sur des accords ambigus [de nombreux binômes étaient formés entre un candidat socialiste et un autre de Force du 13], mais c'est Guérini qui porte la plus grande responsabilité!" accuse-t-il.

Les poubelles sont enfin passées

J.C. Gaudin, sénateur-maire UMP
de Marseille, et  Martine Vassal
Avec une majorité absolue de 32 conseillers départementaux élus sous les couleurs de l'UMP-UDI, la présidence du département ne peut échapper à l'UMP Martine Vassal. D'ailleurs, depuis dimanche, le "bateau bleu", l'immeuble de la collectivité, les deux derniers étages surtout, est en déménagement …
Et si Guérini devait se présenter, trois socialistes (Benoit Payan, Henri Jibrayel et Josette Sportiello) ne voteraient pas pour lui, pas plus que les deux écologistes, ni les cinq communistes qui devraient également présenter un candidat.

"Une page se tourne enfin! Espérons que Martine Vassal mettra en œuvre ce qu'elle a promis: plus de transparence, un règlement clair pour l'attribution de l'aide aux communes et des financements clairs et connus par le public. Ce sera un bienfait pour la république", estime un porte-parole du collectif Renouveau PS13, dont le porte-parole est Pierre Orsatelli, Orsatelli - de mèche avec la magistrate Laurence Vichnievsky, elle-même partenaire de Patrick Mennucci pour les élections municipales de 2014 -, partisan d'un changement d'ère et du départ des socialistes "guérinistes" pour la Force du 13 de manière à pouvoir reconstruire un nouveau PS.