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jeudi 2 août 2012

Des jihadistes combattent en Syrie contre le régime "apostat"

Si Le Nouvel Observateur le dit, pourquoi pas Fabius, Juppé et l'ONU ?

Les révolutionnaires locaux ont vu arriver, par petits groupes, 

des jihadistes sunnites étrangers
venus combattre le même ennemi: le régime du président Bachar al-Assad



Des mercenaires de Allah
Dans le nord de la Syrie en rébellion, les révolutionnaires locaux ont vu arriver, par petits groupes, des jihadistes sunnites étrangers venus combattre le même ennemi: le régime du président Bachar al-Assad.

Si l'adversaire est le même, la motivation est différente. 
Les rebelles syriens affirment verser leur sang pour faire tomber le régime despotique tandis que les combattants étrangers disent venir pour éliminer du pouvoir les alaouites, qu'ils considèrent comme des apostats.

Ainsi, à Bab al-Hawa, un poste-frontière avec la Turquie conquis la semaine dernière par l'Armée syrienne libre, composée en majorité de déserteurs de l'armée nationale, l'AFP a pu voir des dizaines de combattants disant venir de pays arabes ou musulmans.

Ils prétendent venir d'Algérie, du Maroc, d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, d'Egypte, de Libye et de Tunisie. D'autres assurent venir de plus loin encore... de Tchétchénie ou de Somalie.

Depuis le début de la révolte, il y a 16 mois, qui s'est transformée, en raison d'une répression inouïe, d'un mouvement pacifique en une lutte armée, le régime syrien a accusé les rebelles d'accueillir les combattants d'Al-Qaïda pour prouver que le mouvement de contestation n'était qu'un complot étranger.

Il est très difficile de connaître le nombre exact de combattants étrangers, où de jihadistes, sur le territoire syrien mais il est certain que les rebelles syriens ne veulent pas leur reconnaître un rôle dans la bataille.

Dans la province centrale de Hama, un rebelle qui affirme s'appeller Abou Ammar et commander 1.200 hommes déclare sans ambages: "Nous ne laisserons jamais Al-Qaïda prendre pied ici et nous les tuerons si ces combattants tentent de le faire. La révolution appartient aux Syriens".

Appels au jihad

Mais les témoignages prouvent le contraire et les nombreux sites publient des appels d'islamistes à rejoindre la révolte. L'un d'eux, qui se dénomme "Réseau du Jihad mondial", a mis en ligne en juin un appel de la "bannière irakienne du droit et du jihad" incitant "les volontaires à rejoindre le jihad en Syrie".

Sur un autre site "Honein", Abou Bakr al-Husseini, qui se présente comme "l'émir" de l'"Etat islamique d'Irak" (ISI), une branche d'Al-Qaïda, emboîte le pas: "Je n'oublie pas que nous devons être aux côtés de nos frères dans notre Syrie bien aimée" dit-il en précisant que l'ISI ne reconnaît pas "les frontières artificielles".

Le groupe libanais Fatah al-Islam, lié aussi à Al-Qaïda, a également revendiqué l'attaque d'un véhicule militaire dans la province septentrionale d'Alep, près de la localité d'Azaz.

"Trente soldats alaouites ont été ont été tués dans la campagne d'Alep", affirme un communiqué daté du 18 juin. Le texte décrit les alaouites, communauté à laquelle appartient Bachar al-Assad, comme "des hérétiques chiites".

En avril, le chef de cette organisation, Abdel Ghani Jawhar, recherché dans tout le Liban pour le meurtre en 2007 de 14 soldats libanais à Tripoli, avait été tué en Syrie.

Sur un forum, un communiqué d'un groupe intitulé Ansar al-Cham assure de manière péremptoire: "Le monde doit savoir que la Syrie a commencé à attirer des jeunes arabes prêts à rejoindre les révolutionnaires et les combattants".

Le communiqué ajoute que "personne n'a le droit de critiquer le fait que la Syrie soit devenue un terrain pour le jihad international".

Le communiqué d'Ansar al-Cham va même jusqu'à menacer de mener des attaques en dehors de la Syrie: "Ils ont le droit de frapper à travers le monde ceux qui soutiennent directement ou indirectement le gang au pouvoir en Syrie".

Selon le site jihadiste Honein, "des centaines de héros libyens" combattent aussi les "Noussaïris", un terme péjoratif pour désigner les alaouites.

Il présente une photo d'un homme en uniforme militaire et un cliché de deux manifestants tenant un poster avec le logo: "la brigade des révolutionnaires de Tripoli" en Libye.

Non loin de la frontière turque, dans un village proche d'Alep, un autre groupe d'islamistes étrangers, de 60 à 80 hommes, loge dans ce qui était autrefois un bâtiment administratif, a encore vu l'AFP, qui y a rencontré des Turcs, un Ukrainien, deux ou trois Tchétchènes, des Syriens, un Pakistanais.

Bien organisés, ces combattants s'entraînent sur un terrain de football proche à la course à pied et au tir.

Exception culturelle française: "salir" les petits patrons

Salauds de patrons !
C'est l'histoire de Geoffroy

Geoffroy, après un parcours sans faute chez L'Oréal, a fondé The Phone House à 34 ans, en 1996.
 
Son aventure a démarré dans une petite boutique à deux pas des Champs Elysées. Aujourd'hui, le réseau est à chaque coin de rue…L'avez-vous reconnu?

L'année dernière, il a fondé, avec Richard Branson, Virgin Mobiles. 
Et ça cartonne ! A son actif, la création de plus de 3 000 emplois en 10 ans !
Il était à Lyon pour rencontrer des chefs d'entreprise en vue de la création à l'automne 
2007 de l'antenne Rhône-Alpes de Croissance Plus, l'association qu'il dirige. Elle affiche ouvertement trois missions : être un think tank, faire du lobbying et communiquer dans un pays où les entrepreneurs ont peur des media.

Il est d'ailleurs souvent le seul à opposer modération et courtoisie aux détracteurs, quand les patrons sont accusés de tous les maux:
licencier abusivement, s'en mettre plein les poches, être des patrons voyous, etc. Et son discours décapant est bien loin des propos formatés des dircoms et de l'ouverture de parapluie que de la prise de risque. Ruquier, Chabot et autres PPDA ont souvent fait appel à communiquant, un bon client qui oppose ses convictions d'homme de terrain aux idées toutes faites de Besancenot, aux préjugés politiquement corrects des gauchos-caviar-people ou des slogans d'anti-CPE. 

Vous avez reconnu Geoffroy Roux de Bézieux
C'est d'ailleurs parce qu'
au cours d'un débat télévisé sur le CPE une étudiante  aux idées reçues lui avait lancé:  "De toute façon, les patrons, c'est tous des salauds", qu'il a poussé son coup de gueule, sous la forme d'un livre. 
C'est un plaidoyer pour sortir la France et les  primitifs français de la confusion entre dirigeants de sociétés du CAC 40 et entrepreneurs de PME. 

Une réflexion sur les raisons de l'image si dégradée des patrons et quelques explications :
des stock-options attribuées sans contrôle suffisant, une transparence trop relative, un manque de générosité.
Fait du hasard, le livre est sorti le 11 avril 2007, alors même qu'était révélé le montant des indemnités de départ versées à Noël Forgeard, ex-coprésident d'EADS. Une fois de plus, le portable de Geoffroy n'a cessé de sonner. Une fois de plus, il a accepté de répondre. Parce que, dit-il, "les effets collatéraux sur l'ensemble des patrons sont terribles." Il prône d'ailleurs "une véritable éthique du capitalisme. Car les entrepreneurs doivent être irréprochables."

La réalité des petites entreprises est toute autre dans
cette nation sous influence, à la fois des profs de la FSU et des associations ou réseaux de la gauche réfractaire au succès. En France, le monde peut changer, le mot patron est connoté: il renvoie à la lutte des classes. Et tout ce qui est petit est grand, hormis la petite entreprise. L'orchestration des media se limite aux percussions et ne résonnent qu'aux
 délocalisations et aux licenciements. Si le 
cor retentit au fond des bois à chaque fermeture d'usine, les créations d'entreprises et d'emplois s'interprètent au triangle

Le patron de PME qui fait prospérer son 
entreprise est suspecté. 
G. Roux deBézieux souligne que "développer une entreprise est un exercice tout aussi honorable que de la créer", mais la contre-publicité vigilante fait son oeuvre. 
Comment les Français apprendraient-ils à aimer les créateurs d'entreprises si la presse fossilisée dans l'idéologie marxiste pratique l'amalgame. Elle claironne son indignation dans l'affaire du "parachute doré" de Noël Forgeard (Airbus, EADS), mais ses décrypteurs ne signalent ni qu'Alain Dinin, président de Nexity, a renoncé à ses stocks-options, ni que Taxis Bleus a rapatrié ses centres d’appel Powergreeen de Grande-Bretagne en France. G. Roux de Bézieux pointe pareillement la différence de traitement médiatique réservé à Louis Gallois qui a pourtant refusé de percevoir de la part d'EADS un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (180 000 euros par an) et a demandé à conserver la même rémunération que celle qu’il touchait à la SNCF, soit treize fois moins que celles de son prédécesseur.

En faisant l'acquisition de cet essai vous n'engraisserez pas non plus ce salaud-là, puisque " les droits d’auteur seront entièrement reversés à la fondation Herbé qui soutient des projets d’aide à l’enfance " !

S'adossant à au cas Forgeard,
la presse militante a fait le choix d'exploiter le filon de la lutte des classes de l'époque sombre du marxisme économique du XIXe siècle. Il est aujourd'hui en cours de rénovation par les soins des ...altermondialistes ! 


Mais, craignant certainement une confusion des images, la droite rechigne à s’exposer et n'assume pas son soutien aux méchants "patrons" créateurs d'emplois. La droite gaulliste marque ses distances: Villepin somma HP de réduire son plan social et Nicolas Sarkozy fustigea les " patrons-voyous" ?

"Salauds de patrons" met aussi en cause la propre responsabilité des chefs d’entreprise. Tandis que G. Roux de Bézieux faisait encore de l'information des masses en 2007,
Anne Lauvergeon avoue qu'elle est "bridée " par sa directrice de la communication et Franck Riboud fait le dos rond sous les coups des démocrates patentés, politiques et syndicalistes (et associatifs masqués) qui ont leur rond de serviette sur les plateaux de tous les media. 

Il reste qu'
en France les "petits" patrons sont 2,6 millions, que 50% n’ont aucun employé et que 40% en ont de 1 à 9

Les attaques contre les patrons, petits et grands,  - à l'aveugle - sont donc particulièrement injustes et destructrices: les Français qui y participent se rendent coupables du saccage de leurs entreprises et du chômage. 
Et n'allons pas croire que la gauche apportera ce changement non plus !...
2012 - Montebourg compte redresser l'économie en tapant sur les patrons 
De PSA à Sanofi en passant par Rio Tinto ou Doux, l'ancien avocat use de son verbe et enchaîne les déclarations fracassantes à l'encontre des entreprises concernées. Ce qui lui a valu d'être qualifié vendredi de "procureur doctrinaire", par le président du groupe UMP au Sénat, Jean-Claude Gaudin.




Octobre 1960: Nikita Kroutchev tape avec sa chaussure
sur son pupitre 
de l'Assemblée générale de l'ONU



Le 12 juillet, qu'il s'agisse du plan de restructuration de PSA, de la fermeture du site d'Aulnay ou de la suppression de 8.000 postes en France, le ministre dit systématiquement "niet", brandisant son veto à presque chaque annonce de plan social. Mais il est capable de mieux.

"Il y eu dissimulation et mensonge", affirme-t-il à propos de PSA.
La fermeture du site Rio Tinto à Saint-Jean de Maurienne ? "Nous n'acceptons pas cette décision". Sanofi? "Un plan social abusif que "nous ne pouvons accepter".
Montebourg n'hésite pas à accuser les patrons de mentir. Ainsi, dans le cas de PSA, il a dénoncé la mise entre parenthèse du plan social le temps de la présidentielle, à la demande de Nicolas Sarkozy. Le patron de PSA a simplement reconnu avoir retardé cette annonce. A noter que le ministre ne fait ici que suivre la ligne du gouvernement, puisque Jean-Marc Ayrault lui-même, dans sa déclaration de politique générale, avait parlé de ces "plans sociaux opportunément retardés".
Sur le fond, Arnaud Montebourg conteste aussi les justifications données par les directions pour expliquer les suppressions de postes. Celles de PSA sont ainsi qualifiées "d'allégations".
A l'annonce par le géant minier Rio Tinto de se séparer de 600 personnes, Montebourg n'a pas seulement mis son veto à la fermeture de l'usine de Saint-Jean de la Maurienne. Il s'est écrié: "C'est un site rentable. Nous allons entrer en discussion avec eux d'une façon qui va être assez ferme". Pour seule politique, Arnaud Montebourg reprend ainsi les accusations de licenciements  "abusifs "lancées contre Sanofi. Son indignation permanente le poussa à devancer l'annonce officielle du groupe en affirmant que celui-ci envisageait "plusieurs milliers de suppressions d'emplois". 

Nous avons un vrai problème avec le comportement de Montebourg

"Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot (...), le comportement de l'actionnaire", lance l'accusateur public.
Voilà qui n'est pas commun. Un ministre qui donne des leçons d'économie à un groupe industriel, qui plus est entièrement privé ! A plusieurs reprises, le dirigiste je-sais-tout a vertement critiqué la stratégie de PSA, estimant qu'elle n'était tout bonnement pas appropriée. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a lancé celui qui est supposé redresser les situations, mettant notamment en cause le versement de dividendes en 2011, malgré les mauvais résultats du groupe. Une charge qui a déclenché les foudres de la droite:  Jean-François Copé et François Fillon se sont mouillés, avec le principal intéressé. Dans une entretien au Figaro, le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, visiblement "inquiet" par la chute du cours de PSA en bourse, consécutive à l'invective du ministre, estime qu'"il y a des limites" à la critique du gouvernement.
Or, Montebourg n'en n'est pas à son coup d'essai.
Plutôt que de faire, il parle. Déjà, dans le dossier Doux, leader européen de la volaille placé en redressement judicaire depuis le 1er juin dernier, il avait pris à partie le PDG Charles Doux. Lorsque celui-ci avait refusé que la banque Barclays injecte 35 millions d'euros dans l'entreprise, Montebourg l'avait fustigé, dans un entretien à l'Usine Nouvelle : il "privilégie son sort personnel", jugeait-il alors.
Il est maintenant question que le gouvernement socialiste laisse vendre Doux à son actionnaire principal, la banque britannique Barclay's !
On attend maintenant que du poulailler de Jean-Marc Zayrault sorte Najat Vallaud-Belkacem pour nous assurer le peuple que les socialistes sont cohérents et justes !

mercredi 1 août 2012

Islamisation: une athlète voilée autorisée aux J.O. de Londres

La judoka restera tête couverte et le  CIO se voilera la face 

Cette jeune femme libre ne s'échappera pas !


Les J.O. s'islamisent

La judoka saoudienne laissera un nom à défaut d'obtenir une médaille
Fermement tenue en main par son papa, Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani, l'une des deux premières Saoudiennes présentes aux J.O., qui tenait tête pour combattre voilée, pourra monter sur le tatami la tête couverte, avait annoncé mardi le Comité international olympique (CIO).
Lundi, le père de l'athlète, qui escorte à Londres cette jeune fille soumise de 18 ans, avait menacé de la retirer du tournoi olympique féminin des +78 kg si elle n'était pas autorisée à porter le voile durant son combat. Une exigence en contradiction avec les règlements du judo, qui imposent à ses combattants de se présenter tête nue sur le tatami.

Lionnel Luca fustige le CIO
En autorisant la saoudienne à participer aux Jeux Olympiques la tête couverte, le CIO "déshonore le mouvement sportif olympique", a fustigé mercredi Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes.
"Après avoir donné les JO de 2008 à la plus grande dictature du monde, le CIO, de renoncements en reniements, déshonore le mouvement sportif olympique en acceptant que la judokate d'Arabie Saoudite combatte voilée et bafoue la charte olympique qui oblige à la neutralité politique et ou religieuse", déclare l'élu, dans un communiqué.
"On imagine les réactions outragées et les protestations si une revendication religieuse était venue d'Israël ou des USA", observe-t-il.
"Le silence de tous les responsables internationaux est indécent et déshonorant, et rappelle d'autres moments de lâcheté dans l'histoire", conclut Lionnel Luca.
La LICRA y voit "un mauvais signe"
L'autorisation donnée à la judoka musulmane est  "un pas de plus vers l'obscurantisme", a pour sa part dénoncé mercredi la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).


Les associations féministes tardent à clamer leur indignation "spontanée" à cet exemple de sujétion de la femme.

Il appartient maintenant au public d'exprimer sa désapprobation du CIO depuis les gradins.

La Suisse refuse d'amnistier le général algérien Nezzar


Devoir de mémoire: retour de manivelle>strike>  gégène
Ancien ministre algérien de la défense, Khaled Nezzar, 74 ans, sera-t-il jugé pour crimes de guerre ?Le Tribunal pénal fédéral suisse a estimé, dans une décision rendue publique mardi 31 juillet, que le général Nezzar ne pouvait pas bénéficier d'une immunité pour des actes commis durant son mandat, rendant ainsi possible son procès en Suisse.

"L'immunité n'a pas été reconnue", a confirmé Mascha Gregori, porte-parole du tribunal qui s'est appuyé sur la nouvelle législation fédérale adoptée en janvier 2011 permettant à la Suisse de poursuivre des personnes soupçonnées de génocide, crimes contre l'humanité, et crimes de guerre, dès lors qu'elles ne sont pas réclamées par un tribunal international reconnu par Berne.

Aujourd'hui à la retraite, Khaled Nezzar a fait partie des cinq membres qui ont composé, entre 1992 et 1994, le Haut Comité d'Etat (HCE) mis en place en Algérie après l'interruption du processus électoral par crainte d'une victoire du Front islamique du salut (FIS), dissous en 1992, "année, relève le tribunal suisse, qui a marqué le début d'une guerre civile durant laquelle le pouvoir en place se serait servi de la torture et des exactions extrajudiciaires à l'appui d'une politique d'Etat".

Près de vingt ans après le début du conflit qui a fait, jusqu'au début des années 2000, des dizaines de milliers de victimes, M. Nezzar, figure emblématique de ce conflit, alors en visite en Suisse, avait été arrêté à Genève le 20 octobre 2011, sur dénonciation de l'association suisse contre l'impunité Trial qui avait déjà fait condamner l'Algérie par le comité contre la torture de l'ONU en 2011, dans le cas d'un commerçant mort après une garde à vue en 1998.

"C'est une première"


Dans le cas du général Nezzar, l'ONG a été rejointe par deux Algériens, réfugiés en Suisse respectivement en 1996 et 2003, qui se sont constitués partie civile et ont déposé plainte pour des actes de torture commis à leur encontre en 1993. Le ministère public de la Confédération (l'organe fédéral d'investigation et d'accusation) avait ouvert une instruction pour suspicion de "crimes de guerre" et entendu deux jours durant M. Nezzar avant de le relâcher, sans contrôle judiciaire, mais avec la promesse de participer à la suite de la procédure.
"Il suffit qu'il existe des indices concrets d'une infraction et pas seulement une possibilité indéterminée", ont estimé les autorités helvétiques. Et, poursuivent-elles, "dans le cas d'espèce (...), il a conclu à l'existence de soupçons suffisantstombant sous le coup, par exemple, de la qualification de crimes de guerre.

Les avocats représentants K. Nezzar, retourné aujourd'hui en Algérie, ne sont pas parvenus à convaincre le tribunal du contraire. Pour Philippe Grant, directeur de Trial, la décision rendue publique mardi "est une première" en Suisse qui "donne un signal très fort aux bourreaux : à l'avenir, ceux-ci ne pourront plus se cacher derrière leur fonction officielle pour commettre des atrocités".
Nezzar a reconnu des dépassements "individuels" mais jamais du fait de l'armée algérienne.

Syrie: qui sont les rebelles soutenus par Juppé et Fabius ?

Une révolution militaire de l' "armée de la Syrie libre " ?


Image typique de l'intox médiatique:
cette photographie de demandeurs d'asile en Turquie,
ne présente aucune garantie d'authenticité


Officiellement, l'ASL  est la principale  force armée  opposée au régime de  Bachar el-Assad (1965), président  alaouite (c'est-à-dire  chiite, comme l'iranien Khomeini)  de la République arabe syrienne depuis  juin 2000 , date à laquelle il succéda à son père,  Hafez el-Assad, et en lutte contre l’ armée régulière depuis 2011 . Elles est essentiellement composée de membres des  Forces armées syriennes qui ont fait défection, mais cette affirmation est de plus en plus contestée. Cette guerre civile est un conflit armé issu des contestations plus ou moins spontanées contre le régime baasiste qui débute par des manifestations pacifiques en mars 2011, c'est-à-dire trois mois après le début du mouvement révolutionnaire surnommé "Printemps arabe".

L'armée syrienne fut longtemps appréciée du monde arabe

Durant la deuxième guerre du Golfe, le père de Bachar al-Assad envoya un corps expéditionnaire  libérer le Koweït entre 1990 et 1991; il compta 21 000 hommes et s'acquitta avec succès de sa mission. L'armée syrienne participa également à la guerre israélo-arabe de 1948-1949, guerre des Six Jours en 1967. Elle envoya  également  de l'aide à l'OLP dans l'événement du Septembre noir, puis à la guerre du Kippour en 1973 et à la guerre du Liban de 1976 à 1990. 

Aujourd'hui, le régime syrien est stigmatisé. 
Réprimée par les forces syriennes régulières, la rébellion -décrite comme citoyenne- est soutenue par des militaires: elle se transforme peu à peu en conflit opposant deux camps armés et se prolonge encore en 2012, attisé par l'étranger.Le régime de Damas prend des mesures de prévention contre le printemps arabe qui secoue le Proche orient, alternant répression et tentatives d'apaisement. Plusieurs appels à manifester sont lancés à partir du 4 février, mais les moukhabarat (services de renseignements des pays arabesrépriment sévèrement toute tentative d'opposition.

Des manifestations orchestrées quotidiennes se succèdent à partir du 15 mars
, bien couvertes par la presse française sympathisante. Plusieurs bâtiments symboliques du pouvoir (siège du Parti Baas, tribunaux) sont incendiés. Le vendredi 18 mars 2011, des manifestations de plusieurs milliers de personnes ont lieu à Damas, Homs, Banias et surtout Deraa. Le pouvoir réprime dans le sang ces manifestations, faisant des centaines de morts et des milliers de blessés ; Human Right Watch amplifie et ne tarde pas à dénoncer des arrestations en masse et de véritables massacres. Malgré cela, le mouvement s'étend néanmoins à toutes les principales villes du pays. 

La presse occidentale est sous influence de ce type d'ONG et le nombre des victimes est en fait difficile à estimer.
 
Sans doute le nombre des insurgés tués s’élève-t-il à plus de 10000, mais les journalistes se voient interdire l’entrée en Syrie et ne savent pas pour sûr. Ils colportent  les rumeurs émanant des rebelles qui assurent ainsi que, dans les prisons, la torture est systématique. Chaque jour ils rapportent un nouveau massacre ou une tuerie qui accréditerait le génocide: l'inflation des chiffres et des termes excessifs fait craindre le sensationnalisme morbide et la manipulation idéologique. 

L'association 
France Syrie Démocratie a affiché un banderole au sommet de la Tour Eiffel certifiant : " 21 000 morts, 65 000 disparus, 2 millions de déplacés".Des manifestants, au nombre d'une douzaine, proclament "Cela fait maintenant 16 mois que le régime d'Assad commet des crimes contre la population syrienne. Tout le monde détourne les yeux. [? Evidente mauvaise foi victimaire] Nous sommes ici pour réclamer un soutien à la révolution syrienne",  explique l'un des organisateurs, Ibrahim Wetti, qui a quitté la Syrie en 2006, pour venir suivre en France des études supérieures de  chirurgie dentaire et n'en sait pas plus que la presse occidentale sur la réalité du terrain, mais qui est abondamment relayé par Rue89 et Mediapart.


A Paris, France Syrie Démocratie, soutient l'opposition syrienne et a pu accrocher, le 27 juillet, un immense drapeau vert, blanc et rouge frappé de trois étoiles

Témoignage d'un des "héros" de la libération de Tripoli qui prête main forte à l'ASL, l'armée libre syrienne.


"La bannière de la nation"

90% des combattants seraient syriens !





En mai 2011, Erdogan,
premier ministre turc,
congratulait encore Bachar al-Assad...




Dans son rapport " Nous n’avons jamais vu de telles horreurs ", l’ONG américaine supranationale Human Rights Watch indique que des " crimes contre l’humanité " sont commis par les autorité et que le pire est sans doute à venir. Son autorité est remise en question pour son alignement sur la politique américaine, des dons de l'Arabie saoudite et des soupçons d'anti-sémitisme. 

La communauté internationale ne s'interroge pourtant pas vraiment sur la réalité du soutien populaire aux insurgés.
 

Fin août, la rébellion se structure et crée le CNS (Conseil national syrien), à l'image du CNT libyen. Il est lancé officiellement les 1er et 2 octobre 2011 à Istanbul, en Turquie. L'arabisation du mouvement apparaît clairement, mais l'occident n'y voit toujours aucun signe. 

C’est la dernière, à ce jour, des révolutions arabes. 

Les précédentes devraient donner à réfléchir.

En Syrie, les Frères musulmans suive leur stratégie habituelle: après avoir agité les classes populaires, spécialement dans les grandes villes de Hama (où un Frère musulman tenta d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad en 1980, provoquant une répression et où la rébellion armée éclata contre le pouvoir en place de Bachar el Assad en 2011, Homs et Damas, ils adoptent un profil bas. Le leader syrien des Frères musulmans est Ali Sadr ad-Din al-Bayanouni, qui vit en tant que réfugié politique à Londres.
Le 3 août 2011, selon les raccourcis de la presse, le Conseil de sécurité de l'ONU condamne à l'unanimité, les " violations généralisées des droits de l'homme et l'emploi de la force contre des civils " (fussent-ils des rebelles armés par l'étranger) par les autorités syriennes. A vrai dire, ni la Chine, ni la Russie ne participe à cette collusion internationale. Ce type de protestations dépasse par son ampleur et sa durée le soulèvement qui avait mené à la répression de Hama en 1982, d'autant que les membres de différentes communautés se sont impliqués.

En février 2012, alors que plusieurs villes sont bombardées par l'armée syrienne, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, déclare que la répression contre les opposants est " presque certainement un crime contre l'humanité ". L'escalade verbale est officielle, mais prudente. 
Selon les sources proches de ...l'opposition, avec les précautions qui s'imposent sur leur validité, la répression et les combats sont estimées à 19 000 morts en juillet 2012 et des centaines de milliers de déplacés.  En un an, les organisations humanitaires estiment (à la louche ?) le nombre de réfugiés à 90 000 en Jordanie
Une partie du mouvement d'opposition s'arme, grâce à des défections au sein de l'armée de Bachar al-Assad et des soutiens étrangers, sans plus de précisions sur leur provenance, et forme l'armée syrienne libre, qui contrôle d'importantes parties du territoire syrien à la mi-2012.
Au milieu d'une cour d'école transformée en camp d'entraînement, au nord de la Syrie, ils sont quelque 200 combattants, en armes et en rangs serrés, à invoquer Dieu. L'homme qui les harangue est un Libyen : le légendaire commandant Mahdi, héros de la libération de Tripoli, est en Syrie depuis un peu plus d'un an.
Avec 35 de ses hommes, il est venu apporter son expérience du terrain à la révolution syrienne. "Ici c'est comme en Libye, tous les combattants sont des civils", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Nous avons des médecins, des ingénieurs, des gens comme tout le monde. Il faut absolument les former au combat, à la tactique militaire, avec ce qui a été notre propre expérience de la révolution en Libye".

En un an, il a fédéré l'un des groupes de combattants les plus importants au nord du pays. La brigade Liwa al-umma, soit la "la bannière de la nation" compte 6.500 combattants venus parfois du monde entier participer à la révolution syrienne.
C'est le cas de Mahmoud, 22 ans, né de parents égyptiens et installé en Irlande. Du jour au lendemain, le jeune homme a quitté son appartement et son métier de consultant à Dublin pour venir au nord de la Syrie. "Pendant trop longtemps, nous nous sommes contentés de regarder, d'être en dehors, alors que nous savions tous quelle était la nature des régimes dans le monde arabe".

"J'ai tout abandonné parce que mes frères et mes sœurs étaient en train de mourir. Il fallait que je vive ce qu'ils vivaient, que je les aide", raconte-t-il, ajoutant : "être debout contre l'oppression, c'est ma vie. C'est devenu ma mission".
Le commandant Mahdi affirme que 90% de ses combattants sont syriens. Peut-on accorder du crédit à cette affirmation ? Il est en effet devenu un symbole, celui de l'infiltration des combattants venus de l'extérieur, dénoncée par Bachar al-Assad. Et il sait qu'il est désormais en tête de liste établie par le régime, celle des hommes à abattre.
Les rebelles poussent les populations civiles à l'exode
Les victimes de la rébellion islamiste affluent en Turquie, porte vers l'Europe.
L'armée turque multiplie les exercices militaires d'intimidation dans la province du Hatay, sur sa frontière avec la Syrie. Un camp de l'ASL est établi en Turquie depuis décembre 2011 et la jonction avec le nord de la Syrie explique les combats d'Alep. Les bombardements contre cette ville de 2,5 millions d'habitants et ses environs ont jeté en deux jours sur les routes quelque 200.000 personnes, selon l'ONU qui a demandé que les organisations humanitaires (dont Human Rights Watch !) puissent "accéder en sécurité" à Alep.

Bilan provisoire du "printemps arabe"

Tunisie (2010-2011):  gouvernement d'union nationale" du premier ministre Mohamed Ghannouchi (ancien ministre du Plan de Ben Ali),  épuration forte des benalistes et exode vers l'Italie (Lampedusa)une manifestation de 100 000 personnes à Tunis pousse à la démission le nouveau Premier ministre Ghannouchi, remplacé par Béji Caïd Essebsi, plusieurs fois ministre sous... Bourguiba. 

Egypte
:
Les Frères musulmans, avec à leur tête Mohamed Morsiobtiennent 44,6% des suffrages aux élections législatives et lessalafistes, 22,5%.

Lybie :
 
renversement de Mouammar Kadhafi (2011), le Conseil national de transition ou CNT assure la transition avec Abdel Rahim al-Kib qui devient président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT) depuis le 24 novembre 2011 et donne deux ministères régaliens aux ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi. Le CNT au pouvoir  est accusé par des journalistes et penseurs d'actes de racisme à l'encontre de la population noire de Libye.