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mardi 1 décembre 2015

Le programme économique du FN et celui de l'extrême gauche, c'est pareil, observe Pierre Gattaz

"Le programme du FN, c'est exactement l'inverse de ce qu'il faut pour relancer la croissance," selon Gattaz

"Extrême droite, extrême gauche, c'est la même chose"
Les media tirent à boulets rouges sur le FN,
occultant l'amalgame de Gattaz avec le Front de gauche
Les media ont fait le tri dans les déclarations du patron des patrons
Le programme économique du parti de Marine Le Pen ressemble "étrangement au programme commun de la gauche de 1981,"estimé, le patron du Medef dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France.

Après la Voix du Nord, le patron du Medef. A cinq jours du premier tour des élections régionales, qui pourrait voir le Front National emporter trois régions, l'offensive anti-FN s'amplifie donc. Pierre Gattaz met en garde contre le programme économique du parti d'extrême-droite dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France. "Je ne m'exprime pas sur la politique mais sur le programme économique du Front national (FN), précise d'entrée le patron du Medef. Et là, je dis attention, car il me rappelle étrangement le programme commun de la gauche de 1981, et je ne suis pas d'accord, poursuit-il. Extrême droite, extrême gauche, c'est la même chose: Mélenchon-Le Pen, même combat. En 1981, ça nous a mis dans le mur pendant deux ans. Ne recommençons pas". 

Les media ne retienne que la charge ciblée contre le FN pourtant assimilé au Front de gauche

Leur programme économique "n'est tourné ni vers l'avenir, ni vers la compétitivité", insiste Pierre Gattaz, président du Medef. Il n'en fallait pas plus pour que la presse de gauche applaudisse soudain au patron des patrons qui ne s'exprimait qu'en son nom propre, souligne Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef.

Alors que le FN pourrait emporter au moins deux régions lors des scrutins du 6 et 13 décembre prochain, le numéro un du Medef dénonce les propositions du parti d'extrême-droite, faisant d'une pierre deux coups. 

"On ne peut pas fermer les frontières, estime-t-il. Le monde attend la France et ce n'est pas en nous recroquevillant sur nous-mêmes que nous allons y arriver. Il s'agit de ne pas confondre les problèmes sécuritaires avec les problèmes économiques".

Pierre Gattaz s'est également exprimé sur le niveau du chômage en France, qui a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013 avec 42.000 demandeurs d'emploi supplémentaires sans aucune activité

"
Pierre Gattaz tape sur le FN pour mieux dégommer la gauche", titre L'Express

Le patron du Medef Pierre Gattaz renvoie dos à dos les programmes économiques du FN et de Jean-Luc Mélenchon, tandis que Le Monde,
pourtant réputé sérieux, ne fait pas de détail en titrant: "Le patron du Medef fustige le programme économique du FN".
i-télé est à peine plus honnête, écrivant: "dans les colonnes du Parisien ce mardi, le patron du Medef sonne la charge contre le Front national, qui progresse de sondage en sondage à l'approche du premier tour des régionales." Mais rectifie quelque peu le tir:

L'Express détaille les erreurs communes au FN et au Front de gauche
Et de détailler : "retour de la retraite à 60 ans, augmentation de tous les salaires avec notamment une hausse du SMIC de 200 euros, retour au franc, augmentation des taxes d'importation..." Avant de prévenir : "L'économie a besoin de pragmatisme, de lucidité." 

"Ce n'est pas un programme économique responsable", poursuit le numéro un du Medef. " Le patron du Medef demande une "multimédication". "Il faut arrêter de prendre de l'aspirine et passer aux antibiotiques et à la cortisone. Il existe des mesures simples à prendre tout de suite: plafonnement des indemnités prud'homales, CDI sécurisé, simplification du travail le dimanche et en soirée", assure Pierre Gattaz.
Le programme du Front national, comme celui du Front de gauche, "n'est tourné ni vers l'avenir, ni vers la compétitivité."

Ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, a soutenu son successeur, Pierre Gattaz dans ses critiques sur le programme économique du Front national. Elle est même allée plus loin: "le programme économique du Front national est catastrophique, mais c'est la conception qu'il a de notre pays et de l'homme qui est un danger pour chacun d'entre nous".

jeudi 2 août 2012

Exception culturelle française: "salir" les petits patrons

Salauds de patrons !
C'est l'histoire de Geoffroy

Geoffroy, après un parcours sans faute chez L'Oréal, a fondé The Phone House à 34 ans, en 1996.
 
Son aventure a démarré dans une petite boutique à deux pas des Champs Elysées. Aujourd'hui, le réseau est à chaque coin de rue…L'avez-vous reconnu?

L'année dernière, il a fondé, avec Richard Branson, Virgin Mobiles. 
Et ça cartonne ! A son actif, la création de plus de 3 000 emplois en 10 ans !
Il était à Lyon pour rencontrer des chefs d'entreprise en vue de la création à l'automne 
2007 de l'antenne Rhône-Alpes de Croissance Plus, l'association qu'il dirige. Elle affiche ouvertement trois missions : être un think tank, faire du lobbying et communiquer dans un pays où les entrepreneurs ont peur des media.

Il est d'ailleurs souvent le seul à opposer modération et courtoisie aux détracteurs, quand les patrons sont accusés de tous les maux:
licencier abusivement, s'en mettre plein les poches, être des patrons voyous, etc. Et son discours décapant est bien loin des propos formatés des dircoms et de l'ouverture de parapluie que de la prise de risque. Ruquier, Chabot et autres PPDA ont souvent fait appel à communiquant, un bon client qui oppose ses convictions d'homme de terrain aux idées toutes faites de Besancenot, aux préjugés politiquement corrects des gauchos-caviar-people ou des slogans d'anti-CPE. 

Vous avez reconnu Geoffroy Roux de Bézieux
C'est d'ailleurs parce qu'
au cours d'un débat télévisé sur le CPE une étudiante  aux idées reçues lui avait lancé:  "De toute façon, les patrons, c'est tous des salauds", qu'il a poussé son coup de gueule, sous la forme d'un livre. 
C'est un plaidoyer pour sortir la France et les  primitifs français de la confusion entre dirigeants de sociétés du CAC 40 et entrepreneurs de PME. 

Une réflexion sur les raisons de l'image si dégradée des patrons et quelques explications :
des stock-options attribuées sans contrôle suffisant, une transparence trop relative, un manque de générosité.
Fait du hasard, le livre est sorti le 11 avril 2007, alors même qu'était révélé le montant des indemnités de départ versées à Noël Forgeard, ex-coprésident d'EADS. Une fois de plus, le portable de Geoffroy n'a cessé de sonner. Une fois de plus, il a accepté de répondre. Parce que, dit-il, "les effets collatéraux sur l'ensemble des patrons sont terribles." Il prône d'ailleurs "une véritable éthique du capitalisme. Car les entrepreneurs doivent être irréprochables."

La réalité des petites entreprises est toute autre dans
cette nation sous influence, à la fois des profs de la FSU et des associations ou réseaux de la gauche réfractaire au succès. En France, le monde peut changer, le mot patron est connoté: il renvoie à la lutte des classes. Et tout ce qui est petit est grand, hormis la petite entreprise. L'orchestration des media se limite aux percussions et ne résonnent qu'aux
 délocalisations et aux licenciements. Si le 
cor retentit au fond des bois à chaque fermeture d'usine, les créations d'entreprises et d'emplois s'interprètent au triangle

Le patron de PME qui fait prospérer son 
entreprise est suspecté. 
G. Roux deBézieux souligne que "développer une entreprise est un exercice tout aussi honorable que de la créer", mais la contre-publicité vigilante fait son oeuvre. 
Comment les Français apprendraient-ils à aimer les créateurs d'entreprises si la presse fossilisée dans l'idéologie marxiste pratique l'amalgame. Elle claironne son indignation dans l'affaire du "parachute doré" de Noël Forgeard (Airbus, EADS), mais ses décrypteurs ne signalent ni qu'Alain Dinin, président de Nexity, a renoncé à ses stocks-options, ni que Taxis Bleus a rapatrié ses centres d’appel Powergreeen de Grande-Bretagne en France. G. Roux de Bézieux pointe pareillement la différence de traitement médiatique réservé à Louis Gallois qui a pourtant refusé de percevoir de la part d'EADS un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (180 000 euros par an) et a demandé à conserver la même rémunération que celle qu’il touchait à la SNCF, soit treize fois moins que celles de son prédécesseur.

En faisant l'acquisition de cet essai vous n'engraisserez pas non plus ce salaud-là, puisque " les droits d’auteur seront entièrement reversés à la fondation Herbé qui soutient des projets d’aide à l’enfance " !

S'adossant à au cas Forgeard,
la presse militante a fait le choix d'exploiter le filon de la lutte des classes de l'époque sombre du marxisme économique du XIXe siècle. Il est aujourd'hui en cours de rénovation par les soins des ...altermondialistes ! 


Mais, craignant certainement une confusion des images, la droite rechigne à s’exposer et n'assume pas son soutien aux méchants "patrons" créateurs d'emplois. La droite gaulliste marque ses distances: Villepin somma HP de réduire son plan social et Nicolas Sarkozy fustigea les " patrons-voyous" ?

"Salauds de patrons" met aussi en cause la propre responsabilité des chefs d’entreprise. Tandis que G. Roux de Bézieux faisait encore de l'information des masses en 2007,
Anne Lauvergeon avoue qu'elle est "bridée " par sa directrice de la communication et Franck Riboud fait le dos rond sous les coups des démocrates patentés, politiques et syndicalistes (et associatifs masqués) qui ont leur rond de serviette sur les plateaux de tous les media. 

Il reste qu'
en France les "petits" patrons sont 2,6 millions, que 50% n’ont aucun employé et que 40% en ont de 1 à 9

Les attaques contre les patrons, petits et grands,  - à l'aveugle - sont donc particulièrement injustes et destructrices: les Français qui y participent se rendent coupables du saccage de leurs entreprises et du chômage. 
Et n'allons pas croire que la gauche apportera ce changement non plus !...
2012 - Montebourg compte redresser l'économie en tapant sur les patrons 
De PSA à Sanofi en passant par Rio Tinto ou Doux, l'ancien avocat use de son verbe et enchaîne les déclarations fracassantes à l'encontre des entreprises concernées. Ce qui lui a valu d'être qualifié vendredi de "procureur doctrinaire", par le président du groupe UMP au Sénat, Jean-Claude Gaudin.




Octobre 1960: Nikita Kroutchev tape avec sa chaussure
sur son pupitre 
de l'Assemblée générale de l'ONU



Le 12 juillet, qu'il s'agisse du plan de restructuration de PSA, de la fermeture du site d'Aulnay ou de la suppression de 8.000 postes en France, le ministre dit systématiquement "niet", brandisant son veto à presque chaque annonce de plan social. Mais il est capable de mieux.

"Il y eu dissimulation et mensonge", affirme-t-il à propos de PSA.
La fermeture du site Rio Tinto à Saint-Jean de Maurienne ? "Nous n'acceptons pas cette décision". Sanofi? "Un plan social abusif que "nous ne pouvons accepter".
Montebourg n'hésite pas à accuser les patrons de mentir. Ainsi, dans le cas de PSA, il a dénoncé la mise entre parenthèse du plan social le temps de la présidentielle, à la demande de Nicolas Sarkozy. Le patron de PSA a simplement reconnu avoir retardé cette annonce. A noter que le ministre ne fait ici que suivre la ligne du gouvernement, puisque Jean-Marc Ayrault lui-même, dans sa déclaration de politique générale, avait parlé de ces "plans sociaux opportunément retardés".
Sur le fond, Arnaud Montebourg conteste aussi les justifications données par les directions pour expliquer les suppressions de postes. Celles de PSA sont ainsi qualifiées "d'allégations".
A l'annonce par le géant minier Rio Tinto de se séparer de 600 personnes, Montebourg n'a pas seulement mis son veto à la fermeture de l'usine de Saint-Jean de la Maurienne. Il s'est écrié: "C'est un site rentable. Nous allons entrer en discussion avec eux d'une façon qui va être assez ferme". Pour seule politique, Arnaud Montebourg reprend ainsi les accusations de licenciements  "abusifs "lancées contre Sanofi. Son indignation permanente le poussa à devancer l'annonce officielle du groupe en affirmant que celui-ci envisageait "plusieurs milliers de suppressions d'emplois". 

Nous avons un vrai problème avec le comportement de Montebourg

"Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot (...), le comportement de l'actionnaire", lance l'accusateur public.
Voilà qui n'est pas commun. Un ministre qui donne des leçons d'économie à un groupe industriel, qui plus est entièrement privé ! A plusieurs reprises, le dirigiste je-sais-tout a vertement critiqué la stratégie de PSA, estimant qu'elle n'était tout bonnement pas appropriée. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a lancé celui qui est supposé redresser les situations, mettant notamment en cause le versement de dividendes en 2011, malgré les mauvais résultats du groupe. Une charge qui a déclenché les foudres de la droite:  Jean-François Copé et François Fillon se sont mouillés, avec le principal intéressé. Dans une entretien au Figaro, le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, visiblement "inquiet" par la chute du cours de PSA en bourse, consécutive à l'invective du ministre, estime qu'"il y a des limites" à la critique du gouvernement.
Or, Montebourg n'en n'est pas à son coup d'essai.
Plutôt que de faire, il parle. Déjà, dans le dossier Doux, leader européen de la volaille placé en redressement judicaire depuis le 1er juin dernier, il avait pris à partie le PDG Charles Doux. Lorsque celui-ci avait refusé que la banque Barclays injecte 35 millions d'euros dans l'entreprise, Montebourg l'avait fustigé, dans un entretien à l'Usine Nouvelle : il "privilégie son sort personnel", jugeait-il alors.
Il est maintenant question que le gouvernement socialiste laisse vendre Doux à son actionnaire principal, la banque britannique Barclay's !
On attend maintenant que du poulailler de Jean-Marc Zayrault sorte Najat Vallaud-Belkacem pour nous assurer le peuple que les socialistes sont cohérents et justes !