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jeudi 23 janvier 2020

La CGT-Energie vote l’arrêt des trois incinérateurs d’Ile-de-France

La CGT est-elle propriétaire de son outil de travail ?

L’action de la fédération CGT, en pointe dans le mouvement contre la réforme Macron des retraites, pourrait "saturer" la chaîne de traitement des déchets de 6 millions de Franciliens.



La CGT-Energie a voté en assemblées générales lundi et mardi la mise à l’arrêt à compter de jeudi soir 23 janvier des trois usines d’incinération d’Ile-de-France. "Nous entamons les manœuvres de mise à l’arrêt de six fours sur sept des trois centres, le septième étant en maintenance, à partir de jeudi 22 heures et jusqu’à lundi 22 heures" a déclaré Julien Lambert, membre du bureau de la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT.

Les trois centres d’Ivry-sur-Seine, Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen traitent 6 000 tonnes de déchets par jour venant des poubelles vertes (non recyclables) des Parisiens et des Franciliens. "Nous avons mené de nombreuses actions, comme la réduction du traitement ou de la vapeur destinée au chauffage urbain depuis le 5 décembre [début du mouvement de grève contre le projet de réforme des retraites] mais on parle très peu de nous, constate le syndicaliste. Là, on va plus loin avec un mouvement innovant, l’arrêt coordonné des trois usines selon les mêmes modalités."

L’arrêt prend de six à douze heures, et le redémarrage une à deux journées, soit "six jours d’arrêt de traitement des ordures "explique l’organisme gestionnaire, le Syctom. Dans un premier temps, le syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne prévoit de stocker les déchets dans les fosses des trois usines et d’évacuer une partie vers d’autres centres. A défaut de valoriser les déchets en énergie (la vapeur permet de chauffer 300.000 logements), ceux-ci seront enfouis, "la pire solution en termes d’environnement", précise le Syctom.

mercredi 16 février 2011

PS: l'affaire de la famille Guérini ne doit pas être occultée par le PS

"L'affaire Alexandre Guérini" bientôt "affaire Jean-Noël Guérini" ?

Pourquoi le PS construit-il une affaire Alliot-Marie ? Sa malignité dépasse ici sa méchanceté ordinaire, ce qui est déjà en soi un exploit.

Le parti de la Ch'tite Aubry est 'sali' par les élus PS de la région PACA dirigée par Michel Vauzelle (PS), depuis François Bernardini à Istres (lien PaSiDupes) et Bernard Granié à Fos-sur-Mer (lien PaSiDupes), en passant par Sylvie Andrieux (lien PaSiDupes) de Arles à Marseille, pour arriver aux Guérini qui 'abiment' le PS jusque dans le Var. Lien PaSiDupes

Aucun député de l'opposition n'a jamais réclamé leur démission et Nono Mamère (Verts) parmi les bouches les plus fétides du paysage politique ne situe pas sa 'république bananière' en PACA. Mais alors où plus visiblement qu'en PACA ? Qu'il ne cherche plus !

Alexandre Guérini
, homme d'affaires a pourtant été
mis en examen début décembre pour « abus de biens sociaux, détournement de biens publics, recel et blanchiment, corruption active et détention de munition », puis placé en détention.

Des écoutes compromettent les deux frères Guérini

Le quotidien le Parisien/Aujourd'hui en France révèle le mardi 16 février que
des écoutes ont été versées au dossier la semaine dernière
par les enquêteurs sur la table du juge d'instruction Charles Duchaine.

Trafic d'influence et magouilles socialistes en région
"Ces écoutes réalisées à l’été 2009 par les gendarmes, montrent que le président PS du Conseil général est bien intervenu pour aider son frère. Tandis qu’Alexandre Guérini tente de faire nommer un de ses amis comme avocat de la communauté Agglo pole Provence pour négocier plus facilement une baisse de redevance portant sur l’utilisation d’une décharge [Alexandre est entrepreneur en ordures et en possède plusieurs dans cette unique région...], il appelle d’abord des élus de l’institution. Il les somme de choisir l’avocat de son choix, puis, pour être sûr que le message est bien passé, Alexandre téléphone à Jean-Noël afin qu’il règle son dossier.

Résultat, l’avocat voulu est nommé. Quant à la redevance d’Alexandre Guérini, elle aurait été diminuée de moitié." explique le Parisien sur son site internet et dans son édition de mardi.

Les collectivité territoriales régionales PS serrent les rangs
Sur France Bleu Provence, ce matin, Michel Tonon, le président socialiste de l'Agglopole Provence, a affirmé qu'il n'y avait pas eu - mais "à sa connaissance" - de baisse de redevance. Un autre intéressé, le directeur des services de la communauté d'agglomération a démenti tout arrangement, comme son patron politique.

Le cabinet de Jean-Noel Guérini n'a pas souhaité réagir aux informations du Parisien/Aujourd'hui en France.

dimanche 16 janvier 2011

Affaire Guérini : une petite fleur dans la peau de vache du CG13

Les botanistes socialistes refont à La Ciotat le coup de Fos-sur-Mer

Le PS prospère sur les ordures

C’est l'histoire d'une parcelle d’un peu plus de quatre hectares.
Située sur le territoire de La Ciotat, elle était historiquement détenue par la famille Semaire, qui y avait installé une décharge « que l’on peut considérer comme sauvage », lançait en 2003 Alain Belviso, maire d'Aubagne (lire PaSiDupes) et président de la communauté d’agglomération Garlaban Huveaune Sainte-Baume (GHB, aujourd’hui agglo d’Aubagne). Une collectivité qui n’avait qu’un souhait : en finir avec cet héritage et surtout récupérer le terrain pour réaliser une extension de sa décharge voisine du Mentaure. Pour exploiter le futur site agrandi, elle avait même lancé en 2004 un appel d’offres, remporté par la SMA Environnement, société d’Alexandre Guérini, rapporte Marsactu.

A ce moment-là, la vente est quasi-bouclée, mais un différend apparaît avec une société immobilière qui a signé un contrat de location avec la famille Semaire. Un nouveau venu qui, selon Alexandre Guérini, est piloté par Bronzo, ancien exploitant du Mentaure. Toujours est-il que la procédure traîne en longueur, GHB peinant à finaliser la transaction. Alexandre Guérini, qui selon les éléments de l’enquête se serait démené auprès de la famille Semaire pour régler le conflit, en prend ombrage et s'irrite. Allant même jusqu’à assister à une réunion au côté de l’ex-directeur général des services de GHB Daniel Pinna, à qui il « donnait des ordres », a affirmé à La Provence, l’un des membres de la famille.

Poker Mentaure à La Ciotat

Préemption bien pratique

En 2006, alors que les négociations piétinent toujours, c’est le Conseil Général des Bouches-du-Rhône qui débloque la situation en faisant jouer son droit de préemption au titre de la « préservation des espaces naturels sensibles et des paysages ». Si GHB s’en félicite, et s’empresse de racheter le terrain, que vient faire le CG13 dans ce dossier, se sont étonnés les enquêteurs ? Comment Jean-Noël Guérini pouvait-il, comme il l’a pourtant fait lors de ses voeux à la presse, dénoncer des amalgames puisque sa collectivité est directement concernée ?

Une question directe lui est alors posée sur ce point. Le CG13 aurait agi « à la demande du préfet de Région » [Christian Frémont, actuel directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy], a-t-il assuré. Mais si la préfecture des Bouches-du-Rhône a bien publié une déclaration d’utilité publique autorisant le président de GHB à « procéder à l’acquisition, soit à l’amiable, soit à défaut, par voie d’expropriation » de la parcelle, on attend toujours un document – ou une déclaration de Christian Frémont – confirmant cette demande de préemption au Conseil Général socialiste présidé par le grand frère, Jean-Noël Guérini.

Or, comme l’auraient suggéré les enquêteurs lors d’une audition d’Alexandre Guérini, le CG13 aurait tout aussi bien pu laisser le soin à la commune de La Ciotat, où est située la décharge, de faire jouer son droit de préemption. « Monsieur Frère » s'est trouvé pris de court sur cette possibilité naturelle. Peut-être parce que, si elle a finalement accepté l’extension, la ville de La Ciotat ne semblait pas à l’époque chaudement partisane d’une extension du Mentaure, comme en témoignent les débats au conseil de GHB. C'est seulement dans cette hypothèse que la démarche du CG13 était peut-être bienvenue.

Une jolie fleur dans une peau de vache

En quoi était-il nécessaire que le CG13 invoquent les espaces naturels sensibles ? Si Jean-Noël Guérini ne s’est pas étendu sur ce sujet, Alexandre Guérini, n'a pas manqué de surprendre les enquêteurs lors de son audition. Il leur a révélé la présence sur le site du liseron duveteux, une plante protégée. Cela expliquerait tout, si seulement cette petite fleur avait besoin d’une décharge pour prospérer…

Cette espèce de liseron n'est pas rare autour du site et fait d'ailleurs partie des négociations de protection avec le parc national des Calanques. La fleur n’a servi que de pretexte à l'entrée en scène du CG13. Surtout que, comme le précise l’Atelier technique des espaces naturels, « les terrains acquis par le département doivent être aménagés pour être ouverts au public ». Et donc à son piètinement désordonné. Sans doute faut-il envisager qu'en plus des ordures des Aubagnais et de six communes de l’Est de Marseille Provence Métropole, la décharge du Mentaure fera l'objet de visites guidées.

Bis repetita du CG13


Malgré son nom rassurant, cette petite fleur est aussi redoutable que sa jumelle qui, dans un passé récent du CG13, avait bloqué l’incinérateur de Fos-sur-Mer, aussi sûrement que cette sardine qui un jour boucha l'entrée du port de Marseille .

PCF d'Aubagne: A. Belviso, mis en examen

Le président de la communauté est accusé de détournement de fonds publics

La gauche des Bouches-du-Rhône à nouveau la main dans le sac

Le président communiste de la communauté d'agglomération d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) a été mis en examen vendredi pour "détournement de fonds publics et complicité de détournement de biens publics" dans le cadre d'une enquête sur des marchés publics présumés frauduleux, a-t-on appris de source judiciaire.
Quatre hommes avaient été placés en garde à vue mercredi dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille.

Alain Belviso (1963), un chargé d'études en sociologie urbaine et maire communiste d'Aubagne, est le premier élu à être mis en examen dans le cadre de l'information judiciaire contre X ouverte en avril 2009 par le parquet de Marseille pour "atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, trafic d'influence et détournement de fonds publics".

Le mis en examen (ci-contre) devait être présenté vendredi au juge des libertés et de la détention, lequel devait décider de son placement sous mandat de dépôt, comme l'a requis le Parquet.

Deux hauts fonctionnaires de la communauté d'agglomération (Robert Abad, le directeur de cabinet d'Alain Belviso et Jean-Pierre Moulard, l'ancien directeur des services techniques) et de la mairie d'Aubagne (Claude Bernardi, le chef de cabinet du maire d'Aubagne) ont pour leur part été entendus sous le statut de témoin assisté par le juge qui ne les a pas mis en examen.

Un quatrième haut fonctionnaire avait été remis en liberté jeudi sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre.

Coup de pied dans les ordures PS-PC

Ces interpellations dans le milieu communiste font suite à l'audition au mois de décembre du directeur des services de l'agglomération d'Aubagne jusqu'en 2009, Daniel Pinna, qui a été mis en examen pour des faits présumés de détournement de fonds. Selon son témoignag , ils auraient participé à une réunion au cours de laquelle auraient été évoqués
des dysfonctionnements commis par la société d'Alexandre Guérini sur la décharge de La Ciotat.
La Ciotat: décharge du Mentaure
(propriétaire Alexandre Guérini)

C'est en effet dans le cadre de cette sombre histoire qu' Alexandre Guérini, 53 ans, patron marseillais de plusieurs entreprises de traitement de déchets, est incarcéré depuis le 1er décembre à la maison d'arrêt de Luynes, à côté d'Aix-en-Provence.
Les enquêteurs soupçonnent
le frère de Jean-Noël Guérini, sénateur PS et président socialiste du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, d'avoir joué un "rôle central" dans la mise en place d'un système occulte de surfacturation et de trafic d'influence dans l'attribution de certains marchés publics dans la région.
Ils s'intéressent ainsi particulièrement à la décharge Mentore de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, où sont entreposés les déchets de l'agglomération d'Aubagne.

Philippe Rapezzi, proche d'Alexandre Guérini et longtemps à la tête de SMA Environnement est actuellement entendu par le juge.

Un réseau socialo-communiste internationale

Aux vertueux socialistes
les mains pleines







Six autres personnes ont été mises en examen depuis début décembre dans ce dossier, notamment pour des faits de détournement de fonds, d'abus de biens sociaux, de trafic d'influence et de corruption passive.

Lire l'article que PaSiDupes consacre aux paradis fiscaux fréquentés par la famille Guérini et au réseau international socialiste de blanchiment d'argent: lien



Des fraudeurs électoraux

Alain Belviso est aussi au centre d'une fraude électorale
L'élection de ce communiste à l'Assemblée Nationale le 09/1998 a été annulée en février 1999 sur décision du Conseil Constitutionnel. Lors de l'élection législative de 1998 à Aubagne, Belviso l'avait remporté par 20 voix d'avance sur son concurrent de la Droite libérale, Bernard Deflesselles, mais le Conseil Constitutionnel a annulé le scrutin, dénonçant une "fraude organisée" dans trois bureaux de vote d'Aubagne (Bouches-du-Rhône).

Cinq fonctionnaires territoriaux et une ex-élue communiste ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et une privation du droit de vote.
Parmi les personnes condamnées par le tribunal correctionnel de Marseille figurait notamment le directeur général des services de la communauté de communes de la région d'Aubagne, Daniel Pinna. Il a écopé, comme quatre autres personnes, de huit mois de prison avec sursis assortis d'une privation du droit de vote de trois ans et d'une inéligibilité de trois ans également.
Tous les cinq devront verser solidairement à M. Deflesselles 6.000 euros de dommages et intérêts et 4.000 euros de frais de justice.

Corruption du PS: les réseaux internationaux de l'affaire Guérini

Ca pue ! Tournée des poubelles socialistes des Bouches-du-Rhône

Publié par La Provence, cet article ne manque pas de sel, sachant que la démagogie du PS national porte volontiers sur les paradis fiscaux.

En avril 2009,
le G20 a décidé de lutter contre le secret bancaire et l’opacité des circuits financiers. Le 3/1/2007, Libération fit grand cas de la tribune d'Arnaud Montebourg demandant " aux grands pays européens de «s'unir» pour lutter contre les paradis fiscaux, qui attirent des vedettes comme Johnny Hallyday mais aussi les sièges sociaux des grandes entreprises [la nébuleuse Guérini n'est pas mentionnée]. « Les gouvernements des Etats européens ne peuvent plus accepter les abus de voisins indélicats, comme la Confédération helvétique, qui prétendent nous donner des leçons de modérantisme fiscal, pendant qu'ils font financer leurs besoins par la richesse des autres, avec en prime captation et délocalisation comme méthode de prédation», écrit-il notamment. L'heure est venue pour Nono Montebourg de mettre son propre cours de morale à jour...

Ce quotidien socialiste ironisait: " A l'évidence, la tribune d'Arnaud Montebourg mardi dans « Libération » sur les paradis fiscaux et l'échappée belle de Johnny Hallyday en Helvétie n'a pas plu à nos amis suisses." On réalise aujourd'hui que p
our le PS et Laurent Joffrin, l'arbre Johnny Hallyday servait à cacher la forêt Guérini, de façon particulièrement partisane et hasardeuse...


Pour Eva Joly, ex-juge anticorruption et alors canditate altermondialiste d'Europe Ecologie aux Européennes, Pascal Saint-Amans, expert de l’OCDE, qui défend le plan, n'allait pas assez loin. Le PS le souhaitait-il tellement ?

Arrêté en Espagne, un entrepreneur a été entendu par le juge mercredi 12 janvier 2011

Luxembourg, Suisse, Angleterre, Panama, État du Delaware aux USA, îles Vierges britanniques…
Pour les gendarmes, l'affaire Alexandre Guérini -dit 'l'incinérateur' - est aujourd'hui un tour du monde des paradis fiscaux. Dans ce dossier qui a abouti en décembre à l'incarcération du frère du président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le juge Duchaine est en train de décrypter plusieurs réseaux financiers internationaux, soupçonnés d'avoir été utilisés pour blanchir de l'argent et pratiquer de l'évasion fiscale. D'où l'importance de l'audition prévue aujourd'hui de Patrick Boudemaghe, un entrepreneur extradé d'Espagne à la veille de Noël et dont l'ordinateur a livré de nombreux secrets. Déjà mis en examen pour les marchés truqués de Haute-Corse, il est au coeur du dossier Alexandre Guérini, tout comme de l'enquête Barresi-Campanella du nom des trois parrains marseillais arrêtés en juin dernier.
[Qu'en pense Eva Joly? " Dès lors que vous avez des paradis fiscaux, dans une île par exemple où rien n’est produit, alors vous pouvez être certain que des boîtes aux lettres d’entreprises bidons fleuriront au pied de somptueux immeubles. Pourquoi? Pour que des sociétés qui travaillent à des milliers de kilomètres de là puissent contourner le paiement d’impôts sur les bénéfices. Quand ce n’est pas pour blanchir de l’argent d’activités illicites."]

La galaxie Boudemaghe

Patrick Boudemaghe est apparu dans l'entourage d'Alexandre Guérini au début des années 90. En 2004, il s'installe en Espagne dans la région de Malaga, où il crée avec son épouse deux sociétés immobilières et agricoles, tout en développant des intérêts en Pologne. En France, il contrôle avec deux associés, Damien Amoretti et Stéphane Brunengo-Girard, une myriade d'entreprises. Intervenant dans des conditions douteuses sur des marchés publics obtenus par Alexandre Guérini dans les Bouches-du-Rhône, elles sont également au coeur des marchés truqués de Haute-Corse. Selon les enquêteurs, il s'agit "de sociétés taxis dont l'unique objet était de faire sortir des fonds du territoire national". Il semble que des sommes importantes aient pris le chemin de l'Angleterre via deux sociétés offshore basées à Bristol, puis vers les USA et les Philippines.

Le mystérieux investisseur de 2006

Au printemps 2006, Damien Amoretti crée et prend la présidence de la SMAD, une holding qui contrôle 49% de la société d'Alexandre Guérini qui exploite la décharge de La Fare [-les-Oliviers, municipalité ...PS]. Quelques semaines plus tard, il vend ses parts à une structure totalement inconnue, Sud Investissement. Domiciliée au Luxembourg, celle-ci a été montée peu de temps auparavant par deux sociétés de Panama, Tareo Inc et Farman Inc que représente alors une avocate qui a refusé de répondre à nos questions, invoquant "le secret professionnel". En 2008, Satelite Astro Corp, une autre société panaméenne, prend le contrôle de Sud Investissement. Dans cette nébuleuse financière, par le jeu des participations croisées, on trouve une holding basée aux îles Vierges britanniques, des négociants de diamants intervenant à Genève et à Dubaï, un fond de placement luxembourgeois en lien avec des entreprises italiennes dépendant d'un sulfureux homme d'affaires italien arrêté en 2006 pour krach frauduleux… Fil rouge de cette incroyable galaxie, une poignée d'administrateurs dont deux implantés en Suisse ont été désignés par Alexandre Guérini lors de sa garde à vue, David Salama et David Zerbib (malgré nos tentatives auprès de leur bureau de Genève, il n'a pas été possible de les joindre). Face à cet imbroglio, le juge Duchaine a diligenté en avril dernier une commission rogatoire au Luxembourg. Dernier épisode en date, les enquêteurs ont découvert grâce à un signalement Tracfin que l'été dernier, Alexandre Guérini a tenté de remettre la main sur Sud Investissement: il était prêt à verser 4 millions d'euros pour des parts qui ne valaient que 18750 euros en 2006 !
[L'évasion fiscale chinoise a bon dos pour Eva Joly qui dresse un rideau de fumée devant les malversations socialistes: "Mais il y a toujours plus de 830 000 sociétés domiciliées dans les Iles Vierges britanniques, pour 19 000 habitants. Et un nombre inconnu de firmes qui, par exemple, facilitent l’évasion fiscale chinoise. Toujours aussi 1 500 sociétés de l’île Maurice, qui dégagent 20 milliards de dollars de bénéfice"… - Libération, 18/05/2009]

Immo G, Business à la sauce suisse

En 2007, un actionnaire clandestin apparaît pour 500.000 euros dans une des sociétés d'Alexandre Guérini, la SMAE. Selon ses déclarations devant les enquêteurs, il s'agit d'Immo G, une entité luxembourgeoise elle aussi pilotée de Suisse par David Salama et David Zerbib. Non content de suspecter une opération destinée à "échapper à l'imposition française", le juge Duchaine est intrigué par un versement de 345 000 euros, de la SMAE en direction d'Immo G via un compte secret. Il est censé être fait au titre des dividendes de 2006, période antérieure à l'entrée des investisseurs suisses dans le capital de la SMAE…

Chevaux de course et fosses septiques

En 2004, Alexandre Guérini et Philippe Rapezzi créent en Angleterre Townhead, une société dont la gérance est là aussi confiée à un des hommes de l'équipe Boudemaghe. " Cela me permettait d'utiliser mon argent placé à l'étranger ", a expliqué Alexandre Guérini devant les enquêteurs. Officiellement, Townhead avait pour objet " l'achat de chevaux lors de ventes aux enchères en Angleterre, en Irlande et en France ". Bizarrement, cette structure sera utilisée quelques années plus tard pour rapatrier 300.000 euros en Provence, afin d'investir discrètement dans une société aubagnaise spécialisée dans le traitement des fosses septiques.

Casino tchèque

Dans les courriers adressés à la justice par de mystérieux informateurs, la piste des casinos à l’étranger est évoquée deux fois. Elle est prise au sérieux par les enquêteurs, qui ont établi grâce à des écoutes qu’Alexandre Guérini était "en relation avec un prénommé Jacques, qui réside à Prague en République Tchèque et serait propriétaire d'un casino ".

Où sont passés les millions de Veolia ?

Proche d’Henri Proglio comme l’a montré une écoute, Alexandre Guérini a toujours su faire des affaires avec l’ex-Générale des Eaux, devenue Veolia. Ainsi, après lui avoir revendu sa première société en 1989 pour 7,3 millions de francs, il lui en a cédé une autre en 2000 pour 33,4 millions d’euros. Une somme initialement encaissée après impôts par un de ses associés, qui a alors reversé 20 millions d’euros en liquide à Alexandre Guérini. "Naturellement, il n’y a eu aucun versement en espèces de notre part, précise-t-on chez Veolia . Après, nous ne sommes pas responsables s’ils ont fabriqué du liquide avec des sociétés écrans et des virements de compte à compte?". Toujours est-il que les 20 millions se sont retrouvés sur un compte d’Alexandre Guérini au Luxembourg. Interrogé par les gendarmes sur l’utilisation de cet argent, il a répondu: " J’ai vécu dessus et j’ai fait vivre ma famille, soit ma femme et ma fille " [Et il n'aurait donc ni été la pompe-à fric du PS régional ni financé les campagnes de son grand frère !] Une somme dont il ne lui resterait plus que 6 millions d’euros, désormais déposés sur un compte en Suisse. [A elle seule, cette famille socialiste-là a de vraiment gros besoins...]

Cet article centré sur les paradis fiscaux et les flux d'argent socialiste n'abordent pas le système mafieux mis en place par la famille Guérini et qui implique des hôpitaux, le logement social et des maisons de retraite de la région.

A bientôt pour de nouvelles aventures en Socialie !
Prévoir un masque anti-odeurs.

vendredi 7 mai 2010

Le 'collectif' mafieux des frères Guérini de Marseille

« A Marseille, la justice cible le réseau d'influence tissé par les frères Guérini »

C'est le titre de l'article que le journal Le Monde leur consacre:

«On les voit moins ensemble. Voire plus du tout. Jean-Noël Guérini, 59 ans, sénateur PS et président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et son frère cadet Alexandre Guérini se font discrets, en ville. "J'ai beaucoup d'amour pour mon frère, dit le patron de la puissante Fédération socialiste du département, mais je n'ai jamais été associé à ses activités économiques." Une prise de distance dictée par la pression judiciaire.(lien PaSiDupes).
C'est que les temps sont durs pour la famille. Alexandre Guérini - que Le Monde a vainement tenté de joindre - fait l'objet de trois enquêtes judiciaires distinctes, qui pourraient aussi éclabousser son frère. Et rebattre les cartes dans l'optique de l'éventuelle succession à Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de Marseille. "C'est un système mafieux, n'hésite pas à lancer le député UMP Renaud Muselier, l'un des rares à élever la voix. Si Guérini gagne aux prochaines municipales, je serais obligé de quitter la ville..."
Alexandre Guérini goûte fort peu la lumière des projecteurs Membre du PS depuis longtemps, homme d'influence et de réseaux, il a développé ses activités économiques en toute discrétion. Il est à la tête, via la société SMA Environnement - plus de 7 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008 -, d'au moins quatre déchetteries dans le département. Un secteur des plus lucratifs, où il s'épanouissait jusqu'au 9 février 2009. Ce jour-là, une lettre anonyme parvient au parquet de Marseille. Un mystérieux délateur prétend dénoncer de supposées malversations imputées aux frères Guérini, liées aux marchés publics. Le conseil général gère un budget de 2,3 milliards d'euros. La communauté urbaine de Marseille (CUM), présidée par Eugène Caselli, un proche de Jean-Noël Guérini, dispose quant à elle d'1,5 milliard d'euros. Une manne, mais aussi un réel pouvoir d'influence, dont bénéficierait Alexandre Guérini.

Reste à corroborer les accusations. Le courrier est précis, argumenté. Dès le lendemain, une enquête préliminaire est ordonnée. Elle conforte certaines des charges. Une information judiciaire pour "corruption, trafic d'influence et favoritisme" est donc ouverte en avril 2009, confiée au juge Charles Duchaine. Des interceptions téléphoniques sont mises en place. Alexandre Guérini se montre prudent. Les écoutes révèlent pourtant, d'après plusieurs sources judiciaires, un climat local délétère.
On y entendrait ainsi Alexandre Guérini exiger le retrait d'un appel d'offres concernant une collecte sélective, menacer de "faire virer" les fonctionnaires trop scrupuleux, intervenir auprès de l'office HLM pour récupérer des logements destinés à ses obligés, obtenir du conseil général des emplois et des subventions pour des associations qu'il semble diriger en sous-main, faciliter l'attribution de marchés à des sociétés via le versement de commissions, voire même commercer sans la moindre justification avec des officines spécialisées dans le blanchiment. Il se vanterait aussi d'avoir obtenu un rapport d'analyse censé être confidentiel, dans le cadre d'un marché de collecte de déchets. Rien, en revanche, qui puisse impliquer directement Jean-Noël Guérini, même si les enquêteurs s'intéressent de très près aux maisons de retraite du département, tributaires des agréments distribués par le conseil général.

Du coup, en novembre 2009, le juge Duchaine précipite des perquisitions au domicile d'Alexandre Guérini, mais aussi dans les locaux de sa société. Les enquêteurs se rendent également au conseil général, et dans les bureaux de la CUM. "Beaucoup d'éléments avaient disparu, regrette le procureur de Marseille, Jacques Dallest. Manifestement, le ménage avait été fait..." Les dossiers saisis sont toujours en cours d'exploitation, et plusieurs commissions rogatoires ont été lancées. Dans les courriers anonymes, il était notamment question de comptes au Luxembourg, détenus par Alexandre Guérini.

Dans le cadre de cette procédure, des faits connexes apparaissent. Ainsi, les enquêteurs suspectent la société Prodotec, spécialisée dans la commercialisation de matériel de reprographie, d'avoir obtenu des marchés publics, notamment à l'Agglopole Provence, via l'intervention, et avec des contreparties, d'Alexandre Guérini et d'un fonctionnaire territorial. En février 2010, une information judiciaire est ouverte, confiée au juge Duchaine.
A ce jour, Alexandre Guérini n'a toujours pas été entendu par la justice, et aucune mise en examen n'a été prononcée afin d'éviter l'accès au dossier judiciaire. Mais les enquêteurs disposent de nouveaux éléments, depuis les 26 mai et 2 juin 2009. D'autres courriers anonymes, adressés à la police judiciaire de Marseille, dénoncent les agissements de la société Queyras Environnement, spécialisée dans le ramassage des ordures. Alexandre Guérini est très lié aux dirigeants de cette entreprise.

La fraude dénoncée impliquerait un fonctionnaire de la CUM et les quatre déchetteries gérées par M. Guérini. Le 26 avril 2010, quatorze employés de Queyras sont placés en garde à vue. Ils reconnaissent l'existence d'une double facturation rapportant 15 000 euros par mois à la société, la fausse facturation permettant de soustraire 23 000 euros mensuels aux deniers publics. »
Gérard Davet
Article paru dans l'édition du 07.05.10


Fermeture de la décharge d'Entressen

Il aura fallu huit ans de débats et de coups de théâtre avant que le site de stockage des ordures de Marseille avant que les grilles de la décharge d'Entressen ne referme officiellement ses grilles. Lien PaSiDupes

L'incinérateur est en service depuis le 7 janvier 2010.
Situé sur le territoire du Port Autonome de Marseille à Fos-sur-Mer, il a traité 20. 000 tonnes de déchets en février. Un résultat bien modeste au regard des 400 000 tonnes de déchets traités annuellement à Entressen. En attendant que le site de Fos-sur-Mer soit entièrement opérationnel, une partie importante des déchets de la communauté urbaine de Marseille sera enfouie dans les centres spécialisés de Gardanne et La Fare-les-oliviers.
Le site d'Entressen va maintenant être nettoyé avant une longue réhabilitation sous haute surveillance.

La décharge des frères Guérini n'est pas encore désenfouie...

Mais le journal régional La Provence vante l'activité de Jean-Noël Guérini, titrant: "Jean-Noël Guérini laboure le terrain des quartiers Nord de Marseille". Jean-Noël Guérini doit reconquérir ce terrain à la suite des dégâts occasionnés par la députée socialiste et ex-conseillère régionale Sylvie Andrieux (ici au côté de Michel Vauzelle (PS), président du Conseil régional), une fabiusienne vertueuse qui a maille à partir avec la justice, pour détournement de subventions.

Malgré la tentation de la comparaison avec
Barthélemy Guérini, dit Mémé (1908-1982), et son frère Antoine Guérini, grands bandits marseillais, ces deux-là partagent le même village corse d'origine, mais ne seraient pas parents de sang...

lundi 29 mars 2010

PACA: Guérini (PS) s'en prend à Muselier (UMP)

A deux doigts d'en venir aux mains


Alexandre Guérini, le frère du président du CG13 et chef d'entreprise dans le recyclage, a menacé Renaud Muselier, le député UMP au Cercle des Nageurs de Marseille le samedi 27.
L'agression a failli en faire oublier la "visite privée et technique" du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, à Marseille autour de "Marseille-Provence, capitale européenne 2013".
A 12h30, sur la terrasse du Cercle des Nageurs de Marseille, aux Catalans, Alexandre Guérini croisa le député UMP Renaud Muselier et le socialiste prit très vite à partie l'UMP.
Provocation, noms d'oiseaux, injures et menaces fusèrent. "C'est toi qui as fait la lettre !", lance Alexandre Guérini au député, qu'il accuse d'être à l'origine du courrier anonyme qui a saisi les autorités judiciaires dans l'affaire de l'information ouverte contre X sur des "entorses" (selon La Provence !) présumées aux marchés publics. Dans la presse libérée du PS, on parle plutôt de corruption et d'entente sur les marchés publics, tout aussi présumés.
Lire PaSiDupes
Nul, pas même le juge, ne sait d'ailleurs qui est le véritable rédacteur de ces missives. Les deux hommes n'en viendront pas aux mains, et Alexandre Guérini, qui a fait l'objet de plusieurs perquisitions, a probablement été bien avisé, car Renaud Muselier est ceinture noire de karaté !

Pour intimider Renaud Muselier, il faut venir à plusieurs contre un
, comme les gros bras du syndicat FO qui rouèrent le député UMP de coups.
En septembre 1994, les dockers de Marseille avaient fracassé le député UMP. dialogue social rompu à coups de barres de fer: un "passage à tabac", selon l'INA, mais il est vrai que "fumer tue".
VOIR et ENTENDRE le document INA

La ville de Marseille est réputée sale, mais le ramassage des ordures reste largement dominé par FO. Alexandre Guérini est justement entrepreneur dans ce secteur, et les sales affaires de poubelles ou d'incinérateur (comme à Fos-sur-Mer) jonchent la Région, mais toute coïncidence avec le CG13 ne serait que le fruit pourri du hasard... Lien Marsinfo
Cette fois et pour l'heure, le député UMP n'a pas déposé plainte, mais l'information est remontée au plus haut niveau.
Le procureur de Marseille, le préfet de police et même le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, ont été avisés. " C'est la première fois que je suis menacé en direct ", déplore Renaud Muselier, qui avait été entraîné dans un coin à l'abri des regards par FO. Alexandre Guérini est, dit-on, injoignable. La juge Vichnievsky saura-t-elle en retrouver la trace ?

Vichnievsky (EE) veut nettoyer la Provence

Du pouvoir, Mme Propre n’a vu que les mauvais côtés avant d'y pénétrer.
Ce goût pour la crasse ne serait-il pas pathologique? Quand on lui demande si la classe politique est corrompue, la célèbre juge de l’affaire Elf lance: "En tant que magistrate, je n’ai connu que la pathologie, je ne peux pas répondre."
Actuellement avocat général à la Cour d’Appel de Paris, la candidate parachutée en Provence réfléchit, puis ajoute: "Non, tous les politiques ne sont pas pourris, même en PACA." Même en PACA ? On imagine le séisme que va constituer son intérêt subit (bien que refroidi) pour cette région, où elle possède une maison dans un coin idyllique et vert à souhait, au Rayol-Canadel (Var). "Je suis attachée à la règle de droit, j’ai envie qu’elle soit respectée par tous, en PACA peut-être plus qu’ailleurs. Quand je lis, dans la presse, qu’il y a à l’instruction une affaire de détournement de subventions accordées par le Conseil Régional, ça me choque."

Allusion à Sylvie Andrieux, l'une des ex-vice-présidentes et des casseroles de Michel Vauzelle pour quatre ans. Lire PaSiDupes

Et encore, la vice-présidente du Conseil Régional fait-elle mine de ne pas avoir entendu parler des frères Guérini, Jean-Noël et Alexandre, les boulets du PS au Conseil Général.

mardi 19 janvier 2010

Marseille: l'étau se resserre sur les frères Guérini

L'enquête sur les marchés publics rebondit

Le PS des Bouches-du-Rhône encombrent les services de police.
Et déjà les tribunaux

  • Le maire d'Istres et ancien premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône (1990-2000), François Bernardini (1953), avait été déchu de ses droits suite à des « affaires ». Les Istréens l'ont néanmoins rappelé à la mairie où il a aussitôt irrité les contribuables avec la création d'un jet d'eau sur l'étang voisin: psychologues et urologues y voient une compensation pour ce sexagénaire...

  • A Fos-sur-Mer, le socialiste Bernard Granié (alors maire socialiste de Fos-sur-Mer) se mouilla -avec de Jean-Noël Guérini...- dans un plan d'élimination des déchets de Marseille: contre lequel le procureur requit cinq ans de taule et cinq d’inéligibilité. Lien Les Fosséens se sont depuis rabattu sur René Raimondi, un autre maire ... socialiste !

  • Plus récemment, la vice-présidente (suspendue-démissionnaire, lien LaProvence ) du Conseil Régional présidé par le socialiste Michel Vauzelle, Sylvie Andrieux, s'était distinguée par l'arrosage des associations de sa circonscription marseillaise. lien PaSiDupes
  • Et c'est maintenant le tour du Conseil général présidé par Jean-Noël Guérini (né en 1951 à Calenzana en Corse), qui s'était accoquiné avec Sa Cynique Majesté Royal en campagne. Candidat malheureux à la conquête de la mairie de Marseille, il est aujourd'hui soupçonné d'être un repère mafieux qui prospèrerait sur le tas d'ordures de la région marseillaise. Alexandre Guérini, le frère cadet de Jean-Noël (ci-contre) est en effet au centre de nouvelles perquisitions.

    Les dernières en date, conduites à la veille de Noël, n'avaient jusqu'à présent pas été relayées par la rumeur du Vieux-Port.
    Le 23 décembre dernier, c'est en effet en toute discrétion que les gendarmes de la cellule «déchets 13» se sont une nouvelle fois présentés au domicile d'Alexandre Guérini, propriétaires de plusieurs centres spécialisés dans le traitement des déchets. La veille, une société dirigée par l'un de ses très proches amis, Queyras Environnement, avait également reçu la visite des enquêteurs. Agissant sur commission rogatoire du juge Charles Duchaîne, ceux-ci s'intéressent notamment aux relations que cette entreprise spécialisée dans le tri et le recyclage des déchets semble avoir nouées avec la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), présidée par Eugène Caselli, un autre socialiste au nom fleurant également fort les poubelles.
    Jean-Noël sur son tas d'or...dures

    Ces investigations font suite aux perquisitions menées début décembre dans les locaux de MPM et du conseil général.
    Elles s'inscrivent dans le cadre d'une enquête tentaculaire menée depuis plusieurs mois à Marseille. À l'origine de cette procédure, une lettre anonyme postée en février 2009 décrit un vaste «système» mêlant corruption, entente sur les marchés publics ou encore détournement de subventions associatives. À en croire le «corbeau», Alexandre Guérini en serait le pilier occulte. Il jouerait notamment de son influence supposée auprès de son frère Jean-Noël, ainsi que sur certains décideurs locaux, pour mettre le marché des déchets en coupe réglée.

    On se dénonce entre socialistes vertueux

    «Très circonstanciée» , selon une source judiciaire, cette dénonciation n'en est pas moins traitée avec la plus grande prudence par les magistrats marseillais. «Nous marchons sur des œufs, de crainte d'être instrumentalisés par des manœuvres politiques qui visent possiblement à déstabiliser le président du conseil général» , explique un proche du dossier. Dans l'entourage d'Alexandre Guérini, on souligne aussi que les lettres anonymes ont été postées au moment précis où le marché du traitement des ordures marseillaises subit une profonde réorganisation.

    Les gendarmes de la section de recherches ont commencé par conduire de discrètes surveillances autour d'Alexandre Guérini, puis, le 18 novembre dernier, ils ont perquisitionné la modeste HLM que ce prolétaire loue dans le centre-ville, ainsi que la vaste maison avec piscine et jacuzzi intérieurs dans laquelle il réside plus fréquemment, dans le quartier chic du Prado... Des écoutes téléphoniques ont révélé que ce discret quinquagénaire se flatte pourtant volontiers, en privé, d'exercer son influence sur divers élus socialistes. Un relatif laxisme dans la gestion de ses entreprises permettait en outre quelques irrégularités de bon aloi. L'une de ces élues rémunérerait une de ses proches amies qui, selon plusieurs témoins, n'y aurait pourtant jamais été vue. De même, ils relèvent qu'une Mercedes ML 320, "voiture du peuple" acquise par cette structure lui aurait été attribuée à titre personnel. «Pour l'heure, rien ne confirme l'existence d'un système mafieux» , assure toutefois une source proche de l'enquête, qui insiste : «à plus forte raison, rien ne permet d'accrocher Jean-Noël Guérini». Soyons patients !

    Au printemps, un deuxième courrier anonyme a plus précisément attiré l'attention de la justice sur Queyras Environnement. Cette entreprise était alors pressentie pour décrocher, en partenariat avec une filiale locale de Veolia, un important marché de «transfert, tri et valorisation» concédé par MPM. Or, les élus UMP et communistes ont refusé d'entériner le choix des services techniques, jugeant que l'«offre» à 17 millions d'euros faite par Queyras Environnement était sensiblement moins intéressante que celle de son concurrent. La filiale de Suez, en effet, proposait de fournir la même prestation pour… 12,7 millions d'euros. Une différence de 4,30 millions qui n'aurait pas été perdue pour tout le monde. Lire Bakchich

    Désormais chargés d'enquêter sur le marché des déchets, les gendarmes cherchent à s'assurer que les dirigeants de MPM n'ont pas tenté de rompre l'égalité d'accès aux marchés publics. Démocratiquement, il va sans dire. Les responsables de Queyras Environnement réfutent les soupçons, prétendant que la qualité de leurs prestations suffit à expliquer la différence des tarifs proposés. Quant à Alexandre Guérini, il se mure dans le silence et jure désormais à ses proches qu'il sait qui est le mystérieux «corbeau». L'Eugène ?

    Relance prochaine de la vendetta corse ?
  • Caselli a donc de bonnes raisons de craindre désormais qu'un présumé innocent par avance ne se fasse justice en lui volant dans les plumes. Après tout, Calenzana n'est pas seulement connu pour ses rencontres de musique douce: n'est-il pas en effet le village natal de Mémé Guérini, figure du milieu marseillais de l'après-guerre ?... (lien )

    dimanche 27 avril 2008

    Communauté urbaine de Marseille : le cadeau empoisonné

    Le président PS réduit à négocier avec la majorité de droite
    La communauté urbaine de Marseille a vécu un marché de
    dupes la semaine dernière.
    Malgré une majorité de droite, elle s’est donnée un président socialiste. Le dindon socialiste de la farce marseillaise était pieds et mains liées à son fauteuil ! La droite est quant à elle encombrée d’un président-pantin dont les ficelles sont tirées par le président socialiste du Conseil Général, le candidat battu, Jean-Noël Guérini, qui depuis des années ne sait guère qu’asphyxier la Ville de Marseille. Cette situation est tellement malsaine que les adversaires se sont résolus à un accord de gestion gauche-droite, à l'image de ce qui s'est passé à Bordeaux.
    Vendredi, les élus de droite - les députés UMP de Marseille Renaud Muselier et Guy Teissier en tête - se sont prononcés pour un "contrat de gouvernance partagée" ou - selon les termes - "contrat communautaire de mandature" avec le PS Eugène Caselli, élu président de Marseille Provence Méditerranée (MPM) le 17 avril.
    "Mon élection n'est plus contestée, c'est une nouveauté. Le blocage n'est plus d'actualité. Ce sont des points positifs", a soupiré l’Eugène ravi mais impuissant, élu avec deux voix d'avance alors que la droite est majoritaire, mais divisée. Trois élus ont voulu manifester leur puissance, dont le maire de Plan-de-Cuques, Jean-Pierre Bertrand, qui aurait mérité le pied où vous pensez justement.
    Eric Le Dissès (DVD) et Jean-Pierre Bertrand (ex-UMP devenu SE), respectivement maires de Marignane et de Plan-de-Cuques, deux des dix-huit communes qui composent Marseille Provence Métropole (MPM), ont annoncé qu'ils entendaient créer un groupe indépendant au sein de l'assemblée communautaire. Ce groupe, baptisé « Ensemble pour l'avenir », qui rassemblerait 14 conseillers sur 157, pourrait jouer les arbitres entre la gauche et la droite, pour défendre l'intérêt de leurs communes. "Ca me paraît suffisant pour engager des discussions", a-t-il déclaré, ajoutant qu'elles démarreraient "dans les jours qui viennent".
    Les deux maires de droite -dont les deux voix donnent l'avantage à la gauche- comptent donc faire part de leur volonté de créer un groupe à Eugène Caselli, le nouveau président socialiste de MPM, qui doit rencontrer prochainement l'ensemble des dix-huit maires.
    Le rival d’ Eugène Caselli à la tête de MPM, Renaud Muselier, a souhaité que MPM s'inspire de Bordeaux. Il a été désigné vendredi président d'un groupe composé de 78 conseillers communautaires sur un total de 157. Ce groupe UMP est le plus important en nombre de l'assemblée de MPM, sans avoir la majorité absolue.
    Caselli se satisfait que la communauté urbaine de Marseille se retrouve aujourd'hui dans la même
    situation que celle de Bordeaux "où le maire de la ville-centre, Alain Juppé, n'est pas majoritaire. Ils (droite et gauche bordelaises) viennent de signer un contrat pour développer ensemble la communauté urbaine, ça me paraît une démarche tout-à-fait positive", a-t-il admis. Nécessaire à tous, et qui libère un tant soit peu le socialiste.
    A Bordeaux, à la suite d'un accord de coopération, un socialiste a été réélu président de la communauté urbaine de Bordeaux, tandis qu'Alain Juppé (UMP) en était élu premier vice-président.
    Caselli revendique pour sa part le soutien incertain de 80 élus très disparates, dont 65 seulement du PS et du PCF. Mais, ajoute-t-il, "je ne raisonne pas comme ça. Une communauté urbaine se gère dans le consensus, je suis partisan d'une gestion partagée". Bien obligé !
    " Il y a chez nous une déception très grande, un sentiment d'usurpation", a de son côté déclaré devant la presse M. Teissier, maire UMP d’arrondissement de Marseille. Ils ont négocié un "contrat de gouvernance partagée et un contrat de projets communautaires", faute desquels, a-t-il dit, "nous n'aurions qu'à nous opposer de manière systématique".
    Il a admis que les voix ayant manqué à M. Muselier relevaient d'une "jacquerie par rapport aux attentes des maires". Aussi a-t-il proposé que 25% (contre 12% lors de la précédente mandature) des investissements de MPM soient réservés aux collectivités hors Marseille.
    La droite entend aussi que "soit respecté le choix des urnes" et demande à avoir la majorité des postes au sein du bureau et une répartition égalitaire des présidences de commission.

    S'agissant de Marseille, Guy Tessier a jugé "impérieux de poursuivre la politique engagée". Pressenti pour présider l'opération de rénovation urbaine Euroméditerranée, il a relevé que le gros point de discorde" avec les socialistes porterait sur la question de l'incinérateur en construction actuellement à Fos-sur-mer et que les socialistes souhaitent abandonner. La décharge publique et à ciel ouvert de Marseille, la plus grande d’Europe, située à Entressen à quelque cent kilomètres au nord de la capitale régionale, risque donc de continuer encore longtemps à polluer la région malgré les pressions de l’Union Européenne
    Le candidat PS battu à la mairie de Marseille, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, en campagne proposait un moratoire sur l'incinérateur de Fos-sur-Mer. Malgré une astreinte de 10.000 euros par jour.

    lundi 17 mars 2008

    Incinérateur de Marseille à Fos-sur-Mer : Guérini n’en veut pas

    Pourtant, les Guérini sont des as du nettoyage
    "Après avoir « toiletté » les fichiers des adhérents du PS des Bouches-du-Rhône, en 2000, Jean-Noël Guérini s'est attaqué aux fraudeurs du RMI sitôt que la loi de décentralisation le lui a permis. C'est, avec le plan Ordina 13 (un ordinateur portable pour chaque élève de quatrième et de troisième (LIRE plutôt PaSiDupes pour apprécier la réalité du terrain), l'une de ses plus grandes réussites, inégalée pour le moment dans l'Hexagone : de 71 000, en 2004, les RMIstes ne sont plus que 55 000 aujourd'hui (dont 40 000 à Marseille). Ce qui représente encore la bagatelle de quelque 400 millions d'euros d'allocations. Fait méconnu : de 1990 à 1995, Jean-Noël Guérini a été salarié d'une filiale de la Générale des eaux (devenue Vivendi), comme attaché de direction de la Sarp. Cette société s'occupait de l'élimination de déchets toxiques, notamment en Italie, où il se rendait tous les deux mois.
    Une spécialité familiale, semble-t-il, car son frère cadet, Alexandre, personnage craint dans les milieux socialistes du cru, est aujourd'hui à la tête d'une entreprise de traitement de déchets, qui exploite une décharge située à Vautubière. Détail amusant, ce dernier, par ailleurs éleveur de chevaux - classé 55e au palmarès national, en 2006, juste devant François Bayrou - a remporté quelques succès sur les champs de courses avec Lord du Sud, fils de... Marseillaise." (d’après L’Express)
    Vous pariez qu'il n'aime pas les riches?...

    mardi 11 mars 2008

    Jean-Luc Bennahmias, un MoDem de caméléon

    A Marseille, le PS Guérini se satisfait d’un être hybride Qui Bennahmias veut-il donc étrangler? Retenez-le !
    Né à Paris en 1954, Gargamelle est Conseiller régional Verts « Pluriel » d'Ile-de-France de 1992-1996.
    Avec son seul BTS (bac+ 2) en poche, les socialistes le sacrent chargé de cours en communication à l'Université de Paris VII et de Paris VIII de 1988 à 1996. Nous vous souhaitons à tous le même piston... Ses étudiants étaient plus diplômés que lui !

    Bennahmias est un être hybride.
    Mais en 2004, toujours Verts, ce francilien, recalé des places éligibles aux élections européennes de 1999, est candidat parachuté de dernière minute à Marseille face à Renaud Muselier (RPR), et obtient 19 %. Il est enfin député européen le 13 juin 2004 (liste l'Écologie, les Verts-Parti Vert européen), après avoir été élu Verts au Conseil régional socialiste de PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur).
    Les supporteurs de l’OM s’interrogent : ce parisien soutient-il leur équipe ou le PSG ?
    Dès le lendemain des municipales 2008, Jean-Luc Bennahmias, chef de file du MoDem à Marseille, annonce sur La Chaîne Marseille (LCM) qu'il fusionne ses listes avec celles de Jean-Noël Guérini sans se dissoudre dans le PS…
    Homo simplex, à 54 ans, Bennahmias est aussi primitif qu’on peut l’être. Il fallait bien un Guérini pour lui offrir une niche et un os à ronger.

    Une niche pour Bennahmias
    Homo complex, il n’a jamais trouvé sa place nulle part : ni chez les trotskistes de la LCR avec lesquels il a rompu officiellement, mais ne dit-on pas ‘Trotskiste, un jour, trotskiste toujours’ ? Cette observation se vérifie à Marseille où il fusionne avec le PS plutôt qu’avec l’UMP , bien qu’il s’affiche désormais au MoDem. Ni chez les Verts qui ont la culture des guerres internes: bon courage à Guérini et surtout aux Marseillais! Le socialiste Guérini est prêt à tout pour capter l’héritage de Jean-Claude Gaudin.
    La vocation d'un Bennahmias aux convictions MoDem incertaines est d'être assis entre deux sièges. Le Jean-Luc est membre du bureau exécutif national provisoire par la grâce de François Bayrou qui l’a nommé par défaut…Mais le Benhamias peut en cacher un autre : le Verts continue de siéger au sein du groupe écologiste au Parlement européen !


    Un os à ronger
    Avec 5,54 % des voix sur Marseille, il obtiendrait cinq places éligibles au conseil municipal. Dont un siège de maire de secteur ? A ce prix-là, les électeurs peu scrupuleux vont pouvoir ouvrir un marché parallèle et monnayer leurs bulletins de vote que le MoDem va devoir payer au prix fort toute la semaine! Les Marseillais(es) laisseront-ils faire ça? Ce n’est pas dit !
    Officiellement, la gauche s’oppose à la création d’un incinérateur de Fos-sur-Mer nécessaire à Marseille pour recycler ses déchets : l'opposition réclame un moratoire, alors que la décharge d’Entressen doit fermer cette année. C’est dire que faire obstruction au projet municipal n’est qu’un prétexte des Verts et des socialistes de Marseille et de Fos.
    L’UMP ne pouvait céder sur l’incinérateur et le néo-MoDem Bennahmias a donc négocié comme prévu son soutien à Guérini contre les cinq sièges au Conseil municipal, mais aurait dû en rabattre sur ses prétentions d'un siège de maire de secteur pour sa personne.

    Les électeurs qui ont choisi le MoDem lui seront-ils fidèles au deuxième tour ? Auront-ils sa capacité à virer au vent ? Apprécieront-ils qu’il fasse autant de bruit que de mal ?
    Comment la base des adhérents de l’UDF pourrait-elle se reconnaître dans une alliance avec Samuel Joshua de la LCR-LO ?
    Comment une majorité aussi disparate pourrait-elle gérer la deuxième ville de France ?
    Seul Guérini (à gauche) le sait , peut-être. Mais le pourra-t-il ?