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lundi 5 décembre 2011

La vie privée de DSK serait une poubelle, selon Fabius

Un ministre de l'Intérieur doit s'occuper aussi des poubelles nauséabondes

Un ancien ministre s'alarme de l'état des poubelles socialistes

Pourquoi Fabius précisément ?
L'ex-Premier ministre socialiste s'est faché tout rose à l'évocation par Claude Guéant d'un contrôle de police dont DSK aurait fait l'objet dans le bois de Boulogne, haut lieu de la prostitution. Lien Le Point
" Quand on est ministre de l'Intérieur, on doit s'occuper d'autre chose que des poubelles", estime-t-il, dans l'émission C politique sur France 5

Différence de techniques: rumeur sournoise vs. allusion factuelle

Interrogé sur le feuilleton DSK et la théorie du complot, ce proche de Martine Brochen-Aubry s'en est pris à l'allusion de Claude Guéant. " C'est quelque chose de détestable, un gâchis effrayant. Je n'ai pas d'autres éléments d'information que ce que je lis dans la presse ", a aussi dit le député de Seine-Maritime, qui avait soutenu DSK avant l'affaire du Sofitel de New York.
La méthode Mediapart de la rumeur ne paraît pas 'détestable' à la gauche, si détournée et sournoise soit-elle.
Appelé à confirmer la rumeur auto-censurée dans les rédactions pendant des mois, selon laquelle DSK a été surpris en décembre 2006 au bois de Boulogne, Claude Guéant a fait le travail de la presse d' "investigation" en répondant au JDD : " Oui, j'ai entendu parler de cette histoire au cours de laquelle M. Strauss-Kahn avait été contrôlé au bois de Boulogne par les fonctionnaires en charge de la surveillance de cet endroit lors d'un contrôle de routine."

Les journalistes 'insolents' qui revendiquent le droit à l'impertinence sont-ils des foireux ?
La petite phrase désobligeante de Fabius est surtout malencontreuse

On s'était ému des conditions inhumaines de vie dans les décharges publiques de Guatemala city en Amérique centrale, dans celle de Dandora en Afrique ou encore dans celle de Stung Mean Chey au Cambodge (ci-contre), mais nous avons ce qu'il faut en France, comme jusqu'il y a peu à Entressen, commune du maire PS François Bernardini.

Avec les frères Guérini, dont l'aîné, Jean-Noël, est président du CG, la décharge du PS ne compte-elle pas une célèbre entreprise familiale de traitement des ordures poursuivie par la justice dans les Bouches-du-Rhône ?... (cf. libellé ci-dessous)
Certes, les écologistes radicaux d'Europe Ecologie-les Verts ont avec Gro Eva Joly et Noël Mamère des récupérateurs de déchets fort médiatisés, mais le PS, en la digne personne de Nono Montebourg tient aussi son propre kärcher vertueux, mais surmené !

vendredi 7 mai 2010

Le 'collectif' mafieux des frères Guérini de Marseille

« A Marseille, la justice cible le réseau d'influence tissé par les frères Guérini »

C'est le titre de l'article que le journal Le Monde leur consacre:

«On les voit moins ensemble. Voire plus du tout. Jean-Noël Guérini, 59 ans, sénateur PS et président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et son frère cadet Alexandre Guérini se font discrets, en ville. "J'ai beaucoup d'amour pour mon frère, dit le patron de la puissante Fédération socialiste du département, mais je n'ai jamais été associé à ses activités économiques." Une prise de distance dictée par la pression judiciaire.(lien PaSiDupes).
C'est que les temps sont durs pour la famille. Alexandre Guérini - que Le Monde a vainement tenté de joindre - fait l'objet de trois enquêtes judiciaires distinctes, qui pourraient aussi éclabousser son frère. Et rebattre les cartes dans l'optique de l'éventuelle succession à Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de Marseille. "C'est un système mafieux, n'hésite pas à lancer le député UMP Renaud Muselier, l'un des rares à élever la voix. Si Guérini gagne aux prochaines municipales, je serais obligé de quitter la ville..."
Alexandre Guérini goûte fort peu la lumière des projecteurs Membre du PS depuis longtemps, homme d'influence et de réseaux, il a développé ses activités économiques en toute discrétion. Il est à la tête, via la société SMA Environnement - plus de 7 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008 -, d'au moins quatre déchetteries dans le département. Un secteur des plus lucratifs, où il s'épanouissait jusqu'au 9 février 2009. Ce jour-là, une lettre anonyme parvient au parquet de Marseille. Un mystérieux délateur prétend dénoncer de supposées malversations imputées aux frères Guérini, liées aux marchés publics. Le conseil général gère un budget de 2,3 milliards d'euros. La communauté urbaine de Marseille (CUM), présidée par Eugène Caselli, un proche de Jean-Noël Guérini, dispose quant à elle d'1,5 milliard d'euros. Une manne, mais aussi un réel pouvoir d'influence, dont bénéficierait Alexandre Guérini.

Reste à corroborer les accusations. Le courrier est précis, argumenté. Dès le lendemain, une enquête préliminaire est ordonnée. Elle conforte certaines des charges. Une information judiciaire pour "corruption, trafic d'influence et favoritisme" est donc ouverte en avril 2009, confiée au juge Charles Duchaine. Des interceptions téléphoniques sont mises en place. Alexandre Guérini se montre prudent. Les écoutes révèlent pourtant, d'après plusieurs sources judiciaires, un climat local délétère.
On y entendrait ainsi Alexandre Guérini exiger le retrait d'un appel d'offres concernant une collecte sélective, menacer de "faire virer" les fonctionnaires trop scrupuleux, intervenir auprès de l'office HLM pour récupérer des logements destinés à ses obligés, obtenir du conseil général des emplois et des subventions pour des associations qu'il semble diriger en sous-main, faciliter l'attribution de marchés à des sociétés via le versement de commissions, voire même commercer sans la moindre justification avec des officines spécialisées dans le blanchiment. Il se vanterait aussi d'avoir obtenu un rapport d'analyse censé être confidentiel, dans le cadre d'un marché de collecte de déchets. Rien, en revanche, qui puisse impliquer directement Jean-Noël Guérini, même si les enquêteurs s'intéressent de très près aux maisons de retraite du département, tributaires des agréments distribués par le conseil général.

Du coup, en novembre 2009, le juge Duchaine précipite des perquisitions au domicile d'Alexandre Guérini, mais aussi dans les locaux de sa société. Les enquêteurs se rendent également au conseil général, et dans les bureaux de la CUM. "Beaucoup d'éléments avaient disparu, regrette le procureur de Marseille, Jacques Dallest. Manifestement, le ménage avait été fait..." Les dossiers saisis sont toujours en cours d'exploitation, et plusieurs commissions rogatoires ont été lancées. Dans les courriers anonymes, il était notamment question de comptes au Luxembourg, détenus par Alexandre Guérini.

Dans le cadre de cette procédure, des faits connexes apparaissent. Ainsi, les enquêteurs suspectent la société Prodotec, spécialisée dans la commercialisation de matériel de reprographie, d'avoir obtenu des marchés publics, notamment à l'Agglopole Provence, via l'intervention, et avec des contreparties, d'Alexandre Guérini et d'un fonctionnaire territorial. En février 2010, une information judiciaire est ouverte, confiée au juge Duchaine.
A ce jour, Alexandre Guérini n'a toujours pas été entendu par la justice, et aucune mise en examen n'a été prononcée afin d'éviter l'accès au dossier judiciaire. Mais les enquêteurs disposent de nouveaux éléments, depuis les 26 mai et 2 juin 2009. D'autres courriers anonymes, adressés à la police judiciaire de Marseille, dénoncent les agissements de la société Queyras Environnement, spécialisée dans le ramassage des ordures. Alexandre Guérini est très lié aux dirigeants de cette entreprise.

La fraude dénoncée impliquerait un fonctionnaire de la CUM et les quatre déchetteries gérées par M. Guérini. Le 26 avril 2010, quatorze employés de Queyras sont placés en garde à vue. Ils reconnaissent l'existence d'une double facturation rapportant 15 000 euros par mois à la société, la fausse facturation permettant de soustraire 23 000 euros mensuels aux deniers publics. »
Gérard Davet
Article paru dans l'édition du 07.05.10


Fermeture de la décharge d'Entressen

Il aura fallu huit ans de débats et de coups de théâtre avant que le site de stockage des ordures de Marseille avant que les grilles de la décharge d'Entressen ne referme officiellement ses grilles. Lien PaSiDupes

L'incinérateur est en service depuis le 7 janvier 2010.
Situé sur le territoire du Port Autonome de Marseille à Fos-sur-Mer, il a traité 20. 000 tonnes de déchets en février. Un résultat bien modeste au regard des 400 000 tonnes de déchets traités annuellement à Entressen. En attendant que le site de Fos-sur-Mer soit entièrement opérationnel, une partie importante des déchets de la communauté urbaine de Marseille sera enfouie dans les centres spécialisés de Gardanne et La Fare-les-oliviers.
Le site d'Entressen va maintenant être nettoyé avant une longue réhabilitation sous haute surveillance.

La décharge des frères Guérini n'est pas encore désenfouie...

Mais le journal régional La Provence vante l'activité de Jean-Noël Guérini, titrant: "Jean-Noël Guérini laboure le terrain des quartiers Nord de Marseille". Jean-Noël Guérini doit reconquérir ce terrain à la suite des dégâts occasionnés par la députée socialiste et ex-conseillère régionale Sylvie Andrieux (ici au côté de Michel Vauzelle (PS), président du Conseil régional), une fabiusienne vertueuse qui a maille à partir avec la justice, pour détournement de subventions.

Malgré la tentation de la comparaison avec
Barthélemy Guérini, dit Mémé (1908-1982), et son frère Antoine Guérini, grands bandits marseillais, ces deux-là partagent le même village corse d'origine, mais ne seraient pas parents de sang...

dimanche 27 avril 2008

Communauté urbaine de Marseille : le cadeau empoisonné

Le président PS réduit à négocier avec la majorité de droite
La communauté urbaine de Marseille a vécu un marché de
dupes la semaine dernière.
Malgré une majorité de droite, elle s’est donnée un président socialiste. Le dindon socialiste de la farce marseillaise était pieds et mains liées à son fauteuil ! La droite est quant à elle encombrée d’un président-pantin dont les ficelles sont tirées par le président socialiste du Conseil Général, le candidat battu, Jean-Noël Guérini, qui depuis des années ne sait guère qu’asphyxier la Ville de Marseille. Cette situation est tellement malsaine que les adversaires se sont résolus à un accord de gestion gauche-droite, à l'image de ce qui s'est passé à Bordeaux.
Vendredi, les élus de droite - les députés UMP de Marseille Renaud Muselier et Guy Teissier en tête - se sont prononcés pour un "contrat de gouvernance partagée" ou - selon les termes - "contrat communautaire de mandature" avec le PS Eugène Caselli, élu président de Marseille Provence Méditerranée (MPM) le 17 avril.
"Mon élection n'est plus contestée, c'est une nouveauté. Le blocage n'est plus d'actualité. Ce sont des points positifs", a soupiré l’Eugène ravi mais impuissant, élu avec deux voix d'avance alors que la droite est majoritaire, mais divisée. Trois élus ont voulu manifester leur puissance, dont le maire de Plan-de-Cuques, Jean-Pierre Bertrand, qui aurait mérité le pied où vous pensez justement.
Eric Le Dissès (DVD) et Jean-Pierre Bertrand (ex-UMP devenu SE), respectivement maires de Marignane et de Plan-de-Cuques, deux des dix-huit communes qui composent Marseille Provence Métropole (MPM), ont annoncé qu'ils entendaient créer un groupe indépendant au sein de l'assemblée communautaire. Ce groupe, baptisé « Ensemble pour l'avenir », qui rassemblerait 14 conseillers sur 157, pourrait jouer les arbitres entre la gauche et la droite, pour défendre l'intérêt de leurs communes. "Ca me paraît suffisant pour engager des discussions", a-t-il déclaré, ajoutant qu'elles démarreraient "dans les jours qui viennent".
Les deux maires de droite -dont les deux voix donnent l'avantage à la gauche- comptent donc faire part de leur volonté de créer un groupe à Eugène Caselli, le nouveau président socialiste de MPM, qui doit rencontrer prochainement l'ensemble des dix-huit maires.
Le rival d’ Eugène Caselli à la tête de MPM, Renaud Muselier, a souhaité que MPM s'inspire de Bordeaux. Il a été désigné vendredi président d'un groupe composé de 78 conseillers communautaires sur un total de 157. Ce groupe UMP est le plus important en nombre de l'assemblée de MPM, sans avoir la majorité absolue.
Caselli se satisfait que la communauté urbaine de Marseille se retrouve aujourd'hui dans la même
situation que celle de Bordeaux "où le maire de la ville-centre, Alain Juppé, n'est pas majoritaire. Ils (droite et gauche bordelaises) viennent de signer un contrat pour développer ensemble la communauté urbaine, ça me paraît une démarche tout-à-fait positive", a-t-il admis. Nécessaire à tous, et qui libère un tant soit peu le socialiste.
A Bordeaux, à la suite d'un accord de coopération, un socialiste a été réélu président de la communauté urbaine de Bordeaux, tandis qu'Alain Juppé (UMP) en était élu premier vice-président.
Caselli revendique pour sa part le soutien incertain de 80 élus très disparates, dont 65 seulement du PS et du PCF. Mais, ajoute-t-il, "je ne raisonne pas comme ça. Une communauté urbaine se gère dans le consensus, je suis partisan d'une gestion partagée". Bien obligé !
" Il y a chez nous une déception très grande, un sentiment d'usurpation", a de son côté déclaré devant la presse M. Teissier, maire UMP d’arrondissement de Marseille. Ils ont négocié un "contrat de gouvernance partagée et un contrat de projets communautaires", faute desquels, a-t-il dit, "nous n'aurions qu'à nous opposer de manière systématique".
Il a admis que les voix ayant manqué à M. Muselier relevaient d'une "jacquerie par rapport aux attentes des maires". Aussi a-t-il proposé que 25% (contre 12% lors de la précédente mandature) des investissements de MPM soient réservés aux collectivités hors Marseille.
La droite entend aussi que "soit respecté le choix des urnes" et demande à avoir la majorité des postes au sein du bureau et une répartition égalitaire des présidences de commission.

S'agissant de Marseille, Guy Tessier a jugé "impérieux de poursuivre la politique engagée". Pressenti pour présider l'opération de rénovation urbaine Euroméditerranée, il a relevé que le gros point de discorde" avec les socialistes porterait sur la question de l'incinérateur en construction actuellement à Fos-sur-mer et que les socialistes souhaitent abandonner. La décharge publique et à ciel ouvert de Marseille, la plus grande d’Europe, située à Entressen à quelque cent kilomètres au nord de la capitale régionale, risque donc de continuer encore longtemps à polluer la région malgré les pressions de l’Union Européenne …
Le candidat PS battu à la mairie de Marseille, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, en campagne proposait un moratoire sur l'incinérateur de Fos-sur-Mer. Malgré une astreinte de 10.000 euros par jour.