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jeudi 19 mai 2016

Agression de policiers en voiture incendiée à Paris: 5 antifascistes récidivistes interpellés

L'un des  "antifa" contre la police, relâché par la juge administrative...
Ils seraient tous majeurs, appartenant au groupe d'âge 19 et 21 ans. Une cinquième personne a été interpellée après l'attaque de policiers dans l'exercice de leurs fonctions et l'incendie d'une voiture de police, dans laquelle circulaient deux fonctionnaires, mercredi à Paris par des manifestants "anti-police", quand on ne veut pas dire "anti-fascistes". Ces révolutionnaires du genre primaire et frustre assimilent grossièrement police, loi Travail, article 49.3 et fascisme !

Des sources policière et judiciaire avaient d'abord annoncé le placement en garde à vue de trois hommes. Bernard Cazeneuve s'exprimait devant la presse dans la soirée, après avoir rendu visite à l'hôpital à l'un des deux policiers agressés, frappé et "contusionné."
D'autres interpellations "interviendront", avait précisé le ministre de l'Intérieur.

Trois des agresseurs étaient interdits de manifestation...

Trois des hommes concernés avaient "fait l'objet de la part de la préfecture de police de Paris d'une interdiction de paraître dans les manifestations," a précisé Cazeneuve. L'un de ces trois arrêtés avait été "cassé par le tribunal administratif", a ajouté une source policière. 

"Grand soleil du XXIe siècle” place Beauvau, Bernard Cazeneuve avait comptabilisé mardi 53 arrêtés préfectoraux  signés, dont 41 à Paris, pour interdire de manifestation contre la loi travail des personnes soupçonnées d'être des fauteurs de troubles. 
Certains de ces arrêtés avaient été suspendus par la justice administrative. "J'ai demandé au préfet de reprendre les interdictions de paraître pour une liste d'individus" dont les actions relèvent "de la barbarie", a ajouté le ministre de l'Intérieur.
Les deux policiers reviennent de loin
Jeudi sur RTL, Manuel Valls a pronocé les phrases attendues, saluant "le courage" et "le sang-froid" des deux policiers, qui sont "en bonne santé" mais "choqués". Il a ajouté vouloir des "sanctions implacables" contre ceux "qui veulent se payer un flic". En revanche, et selon lui, les syndicats "doivent s'interroger sur la pertinence" de certaines manifestations, attribuant implicitement aux responsables syndicaux la responsabilité des violences meurtrières des 'antifa'.

Mercredi, à la mi-journée place de la République, des policiers manifestaient leur ras-le-bol de la "haine anti-flics" des "antifa" présentés par la presse comme des "casseurs" ordinaires, une contre-manifestation interdite s'est tenue au même endroit contre les "violences policières". Aux cris de "Flics, porcs, assassins" ou "Tout le monde déteste la police", les contre-manifestants ont été repoussés par un imposant dispositif de sécurité.

Gérard Larcher, Bruno  Le Maire et Marine Le Pen apportent leur soutien aux policiers

Marine Le Pen, présidente du FN, a assuré les forces de police de son soutien dans un communiqué: "Nos forces de l'ordre exercent avec courage des missions de plus en plus difficiles dans des conditions matérielles déplorables. Elles doivent faire face en première ligne au terrorisme et à l'explosion de la criminalité qui frappent notre pays. Récemment prise pour cible par une campagne de dénigrement absolument honteuse et irresponsable orchestrée par le syndicat Info'com de la CGT, notre police a tout au contraire besoin de se sentir portée par le soutien de la population et de l'ensemble des acteurs publics dans cette période de désordre généralisé (...)".

Gérard Larcher, LR, président du Sénat a également déclaré son soutien via Twitter.

Bruno Le Maire, député LR et candidat à la primaire s'est aussi exprimé,
sur Facebook: "La violence et le harcèlement verbal sont devenus le quotidien de nos forces de l'ordre depuis plusieurs semaines. Dans un contexte particulièrement tendu, elles réagissent avec un professionnalisme et un sang-froid qui forcent notre admiration à tous. Je veux leur dire mon respect. Je veux leur dire mon soutien."

Valls réclame des "sanctions implacables"

Vaine pression sur la justice: des mots, encore des mots !
Le Premier ministre, Manuel Valls, s'est adressé à la galerie en souhaitant, pour la forme, des sanctions "implacables" contre ceux qui "veulent se payer un flic", comme il l'a dit jeudi, au lendemain de l'attaque -en plein Paris- de policiers gazés avec des fumigènes, avant l'incendie de leur véhicule de police, par des "casseurs", comme continue de dire la presse, pour désigner des révolutionnaires d'extrême gauche hyper-violents.

Le groupe Action antifasciste Paris-Banlieue, créée en 2012 et constitué d'"antifa radicaux", autonomes et sectaires, organisés en structure horizontale et par un système de parrainage, compterait le plus de militants 'antifa' à Paris, avec beaucoup d’anciens de la tribune Auteuil du Parc des Princes.
Ciblant la lutte anticapitaliste contre l'État libéral et l'extrême droite, ce groupe a été révélé au grand public par l'affaire Clément Méric et le réservoir de Sivens, en juin 2013, et agit en coordination étroite avec le Collectif antifasciste Paris Banlieue.
Le chef du gouvernement a par ailleurs confirmé sur RTL que de nouvelles listes de personnes interdites de se rendre à des manifestations contre le projet de loi travail seraient déposées par les autorités, bien que la justice administrative ait cassé une décision similaire.
Or, ce nouvel épisode dans les violences des 'skins' et 'antifa' dépasse de loin le phénomène "casseurs" de droit commun auquel la presse a la consigne de s'attacher: 
"Pendant toutes les années du mitterrandisme nous n'avons jamais été face à une menace fasciste donc tout antifascisme n'était que du théâtre," (Lionel Jospin, 29 octobre 2007)
Manuel Valls participe à cette comédie communiste de l'antifascisme.
François Furet, ancien militant du PCF stalinien, écrit que les mouvements communistes ont nourri une assimilation volontaire et erronée entre fascisme et anticommunisme.  
Ce "terrorisme intellectuel" a bloqué toute analyse critique du communisme, car elle reviendrait à défendre le fascisme. François Furet applique  au stalinisme l'instrumentalisation manichéenne de l'antifascisme. 
Dans Le Livre noir du communisme, l'historien Stéphane Courtois écrit: " L'antifascisme est devenu, pour le communisme, un label définitif et il lui a été facile, au nom de l'antifascisme, de faire taire les récalcitrants. […] Furent ainsi prestement escamotés les épisodes gênants au regard des valeurs démocratiques, comme les pactes germano-soviétiques de 1939 ou le massacre de Katyn."

"
La ligne politique "antifasciste" comme programme politique [...] remonte [...] à mai 1934", à la suite du XXXIe congrès de la SFIO quand Léon Blum privilégie  "la lutte contre le fascisme" avec  l'arrière-pensée d'un "plan" pour rallier les masses en vue des campagnes électorales à venir.

Hollande et Valls trouvent-ils donc toujours un intérêt politique à laisser les "anfifa" prospérer
dans la perspective des élections de 2017 ?

samedi 31 décembre 2011

Même pas honte d'être de gauche ?

La norme et la vertu ne se partagent pas


Fiers d'être socialistes ?
A preuve ce titre de Marianne




A choisir, il est politiquement correct d'être de droite !

Tout ce qui vient de droite est extrême et suscite la détestation et les insultes.
Drôle de pays qui revient sans cesse à sa révolution fondatrice et veut des têtes à couper. Sans précédent depuis Louis XVI, celle de Nicolas Sarkozy cristallise la rancoeur et l'impatience des aigris que, dans son immense sagesse, le peuple souverain tient loin de l'Elysée depuis trop longtemps à leur gré; quiconque aussi le soutient publiquement, même mollement, comme Gérard Depardieu ou Faudel, est immédiatement livré à la vindicte populaire et à la caricature, voire à la mort sociale ou artistique. Tout est permis aux vertueux en proie à leurs passions destructrices: les insultes, la violence, la calomnie, les menaces, la haine... Les scrutins internes au PS ont ainsi entretenu le pays dans un climat durablement malsain qui donne à penser que l'invective et l'agression verbale sont républicaines. Les titres de la presse sont des défouloirs nauséabonds qui attirent le buzz comme le tas d'ordure la mouche. En revanche, le journaliste en rupture de déontologie est encensé pour son insolence et ses mensonges impunis; l'artiste et l'intellectuel aussi sont a priori sympathiques et, puisqu'ils sont forcément de gauche, ils peuvent tout dire. Les acteurs ont le "droit" de soutenir qui ils veulent, mais à condition que ce soit des candidats de gauche. Un 'people' est forcément de gauche, sinon il est caricaturé en débile ! Au pays de la tolérance ostentatoire et de la liberté d'expression débridée, on pétitionne contre le lancer de nain, mais on ne craint pourtant pas de stigmatiser l'adversaire pour sa taille. Intellectuel rime avec gauche, sinon ce n'est pas un intellectuel: c'est un réac fascisant qui véhicule une littérature ringarde. Le cas du juge est plus complexe et trouble: soit il est éventuellement de droite, soit il est plutôt de gauche, mais il n'est jamais intègre. Tous suspects ! Jusqu'aux policiers qu'un candidat bonhomme à la présidence écarte de sa garde rapprochée sur leur mine (ou faciès). Ne parlons même pas des curés. Puisque la tenue fait le moine, la soutane est proscrite et le col roulé de rigueur, à la condition toutefois qu'il ne soit pas affublé d'une croix, si peu ostentatoire soit-elle, à la différence de la burqa rose: on est laïc ou on ne l'est pas !

La valse des clichés

À droite, on ne pense pas, on exploite.
À gauche, on a le cœur sur la main; à droite on a la main sur le portefeuille. À droite, on est raciste; à gauche, on est black blanc beur. À droite, la culture est héréditaire et passéiste; à gauche, on est créatif et innovant. À gauche, on veut partager, et avec enthousiasme, l'argent des riches. À droite, si on a l'argent, c'est parce qu'on l'a mérité; à gauche, on le dissimule pour compâtire. À gauche, on évite d'être patron, d'ailleurs les entrepreneurs de gauche (ils se comptent) se cachent. À droite, on prend des vacances; à gauche des RTT. À droite, on profite de tout; à gauche, on a de misérables avantages sociaux que la droite veut supprimer.

À gauche on ne compte pas, on distribue. À droite, on prive les pauvres de tout. À gauche, on sait bien qu'on nous ment et que lorsqu’il n'y a plus d'argent dans les caisses, il y en a encore. À droite, on est esclave de la finance internationale, vendu aux agences de notation et on vole. À gauche, on se contente de prendre l'argent où il est, c'est à dire forcément dans la poche des autres. À droite, on est sécuritaire et on accuse les malheureux d'être des délinquants, alors que ce n'est pas de leur faute. À gauche, on fait de la prévention; à droite de la répression. La droite a des valeurs pétinistes abjectes : travail, famille, patrie. À gauche, on fustige le temps de travail, on aime surtout l'homoparentalité et la Patrie, c'est en passe de devenir une invention de Marine Le Pen. À droite, on est raciste; à gauche, on accuse tout le monde de l'être.


Alors pourquoi être de droite serait-il honteux ?


"Tous ensemble" ? Mais en coupant la France en deux

Ils opposaient bourgeois et ouvriers, mais s'il a fait des victimes, le marxisme n'a pas fait long feu. Depuis la chute du Mur de Berlin et l'implosion du monde communiste, ils ont dressé les travailleurs contre les patrons, puis les défavorisés contre les nantis. Et, comme si ça ne suffisait pas à leur bonheur, ils montent maintenant le Sud contre le Nord et tentent de récupérer la diversité, et les clandestins aussi, pendant qu'on y est.
Il y a donc toujours une bonne moitié qui n'est pas respectable, qui correspond grosso modo aux occupants de longue date, lesquels n'auraient rien pu faire sans les nouveaux arrivés à qui ils doivent tout. Il faut que les anciens de plus ou moins fraîche date se persuadent qu'ils nous ont mis dans ce pétrin. Pourtant, certains d'entre eux se désolidarisent des méchants et condamnent le capitalisme qui a fait d'eux des nantis et la globalisation qui a fait de l'Europe un modèle réduit de la planète, un concentré de sa diversité éthnique. Les flux migratoires ne favorisent pas les arrivants: ils sont un bienfait pour les accueillants. Ils ont ouvert leurs bras, mais ne sont pas autorisés à les refermer lorsque la charge devient trop pesante et l'ingratitude aggressive.


Il faut réviser le système

On garde la solidarité, mais on vire tous ces gens qui pensent à bosser plutôt qu'à la retraite
, qui menacent le droit de grève dès qu'il y a des vacances scolaires, qui veulent gagner de l'argent et voudraient qu'on leur en laisse un maximum. Ils sont suspects d'avoir un emploi, de posséder quelques biens et même de petites économies. Des gens qui parlent de "bon sens", une expression de droite, s'il en est ! Qui défendent la grammaire, au lieu de dénaturer la langue, mais qui, à tout prendre, préfèrent l'anglais, sabir de banquiers, aux dialectes régionaux dépassés ! Qui réclament le libre choix de l'école de leurs enfants et veulent avoir leur mot à dire sur l'enseignement (les mêmes qui pensent que l'éducation, c'est le rôle des parents, et l'instruction, celui de l'école).

L'entrave de la constitution
Si une constitution permet aux élus de servir le peuple dans la durée, c'est qu'elle est mauvaise et doit être salie, puis abîmée.

Sectarisme et pensée unique
Voyez comment les syndicats français refusent le dialogue social, à la différence de leurs homologues allemands.
Les historiens et les media entretiennent le souvenir des camps d'extermination nazis, mais font l'impasse sur le goulag, camps de travail forcé d'Union soviétique, et les milliers de morts polonais de Katyn, ou le génocide cambodgien dû aux Khmers rouges, et glissent sur les répressions sanglantes.
Au plan politique, aucun parti hexagonal ne se réclame du national socialisme allemand, mais l'extrême gauche rêve toujours de rétablir la dictature du peuple, quelle que soit sa version du communisme, soviétique, maoïste ou cubaine, avec de fiers thuriféraires, tels Hugo Chávez, Nelson Mandela, Danielle Mitterrand, Jack Lang, Jean-Luc Mélenchon...
Après ça, il faut avoir honte d’être de droite et peu importe les idées, ce qui importe c'est de quel bord elles viennent.
Heureusement il y a les media zélés qui eux sont de gauche et savent faire le tri. Et honte aux Français qui en majorité aimeraient un gouvernement d'union nationale parce que quand même un peu de bonne volonté collective permettrait peut-être de s'en sortir ? Mais, à la veille d'une présidentielle, résister à la crise quand on pourrait y céder, c'est vraiment mettre de la mauvaise volonté et marquer son hostilité au PS qui aimerait que ce soit fait avant le premier tour.

(Inspiré d'un article de Sophie de Menthon pour atlantico.fr)

samedi 27 novembre 2010

Katyn: la Russie reconnaît le "crime" de Staline

Le PCF demande-t-il pardon pour l'Union soviétique ?

Officiel ! Staline est bien un criminel de masse

70 ans après, la Douma, l' « assemblée nationale » russe, a adopté vendredi 26 novembre 2010 une déclaration reconnaissant le massacre de milliers d'officiers, médecins, personnalités, avocats, professeurs polonais d’une balle dans la nuque à Katyn, près de Smolensk polonais par le NKVD en 1940 à Katyn comme un "crime" ordonné par Staline, lors d'une première lecture du texte, selon les media.
"Les documents publiés, restés de nombreuses années dans les archives secrètes, ne font pas que dévoiler l'ampleur de cette terrible tragédie, mais témoignent aussi du fait que le crime de Katyn a été commis sur l'ordre personnel de Staline et d'autres dirigeants soviétiques", dit la déclaration adoptée.

Lire PaSiDupes

Le déni communiste
Le texte a été adopté pendant une session inhabituellement houleuse, en raison de l'opposition du parti communiste qui continue de nier la responsabilité du dictateur soviétique dans ce massacre.
L'ONG russe Mémorial, fondée pour mettre au jour l'étendue des crimes staliniens et en recenser les victimes, a jugé de son côté qu'il s'agissait d'un "grand pas en avant". "La Douma a enfin décidé de reconnaître officiellement des faits qui étaient connus du monde entier depuis longtemps", a déclaré Ian Ratchinski, un dirigeant de l'ONG. Les députés communistes ont de leur côté dénoncé une déclaration qui constitue selon eux "une falsification des événements historiques et une révision des conclusions du tribunal de Nuremberg", et tenté en vain d'en faire retirer les références à Staline et à la direction soviétique.

« Le crime », une litote complice qui a la vie dure
A la suite de l'invasion des régions polonaises par l'URSS en septembre 1939 de l'Est « en vertu » du pacte germano-soviétique entre l'Allemagne nazie et l'U.R.S.S. (lien ), 22.000 officiers polonais, prisonniers de l'Armée rouge, ont été abattus dans la forêt de Katyn et à Mednoïe (Russie), ainsi qu'à Kharkiv (Ukraine). « Abattus » est un terme violent, mais bien trop propre.

La propagande soviétique révélée

C'est d'abord un massacre d'Etat, enfoui, drapé de noir et maculé de sang, mais aussi une horreur maquillée par les « sauveteurs du genre humains » et attribuée à d'autres par les soviétiques et crottée de la boue des bottes nazies, et un mensonge, enfin, entretenu par les camarades des partis communistes internationaux, des politiques, historiens et poètes, mais aussi des militants. Le devoir de mémoire fabriquée par les professeurs et les manuels scolaires devra entreprendre un grand nettoyage, si humiliant soit-il.
=> Lien Le Monde sur le film d'A. Wajda : sa projection dans les établissements scolaires, une initiative suggérée au ministère et une idée d'activité de classe pour les professeurs d'histoire de la FSU !

Agit-prop, mensonge historique et crédibilité
L'Union soviétique a accusé les Nazis d'avoir commis ces assassinats.
A propos de la tragédie polonaise de Katyn et du courage de la Douma, Jean-Marie Le Pen a souligné vendredi que les "jugements les plus sévères" étaient "réservés exclusivement au nazisme allemand [...] pour faire oublier les crimes encore beaucoup plus nombreux et plus lourds du communisme soviétique".
Pendant des décennies, l'URSS a chargé la mule nazie, avec le concours des intelligentsia nationales, des universitaires militants et des camarades.
Ce n'est en effet qu'en avril 1990 que le dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a fait les premiers aveux officieux de la responsabilité de son pays dans ces massacres. "La responsabilité de ce méfait a été imputée dans la propagande soviétique aux criminels nazis", ce qui a entretenu "la colère, l'amertume et la défiance du peuple polonais", ajoute le texte.

En vingt ans, depuis 1990, les dirigeants du PCF, Marie-George Buffet et Pierre Laurent, ne se sont pas toujours arraché d'excuses et leur allié, Jean-Luc Mélenchon, n'a encore exprimé aucun regret.

La vérité, de la falsification au pardon

Entreprenant de relancer ses relations avec Varsovie, le Kremlin a fait mettre en ligne cette année des documents sur cette tragédie, et la justice russe a remis à la Pologne des dizaines de tomes d'archives. Toute la lumière pourra être faite, la vérité vraie diffusée et assimilée.

=> Katyn: Beria report to Stalin (5 March1940).
L'exposé des motifs du chef du NKVD pour la liquidation de 21'857 prisonniers de guerre et de notables polonais.
Katyn: archives d'un massacre par A. Viatteau, qui est aussi l'auteur de "Staline assassine la Pologne. 1939 - 1947".

=> Dans “Les négociations secrètes de la Seconde guerre mondiale”, documentaire de la BBC-France Télévision, le crime de Katyn est relaté à plusieurs reprises dont l'enquête militaire soviétique en 1990.

=> Il y a 65 ans, le massacre de Katyn, LDH (Toulon) et Alexandra Viatteau
En 1946, l'URSS voulut incorporer le massacre de Katyn à l'accusation contre l'Allemagne nazie (Katyn at Nuremberg Trial), alors que les USA, le Royaume-Uni et la France y étaient opposés. Finalement le TMI innocentera les Allemands sans condamner l'URSS: honte et justice!

Le Parlement russe exprime aujourd'hui "sa compassion profonde à toutes les victimes de cette répression injustifiée, à leurs familles et leurs proches", dit encore la déclaration, adoptée alors que Moscou et Varsovie ont entrepris cette année un rapprochement sans précédent depuis les années soviétiques.

C'est en se rendant à Katyn pour une cérémonie que le président polonais Lech Kaczynski est mort le 10 avril dans l'accident de son avion, avec 95 autres personnes, dans l'ouest de la Russie. Cette tragédie avait montré la persistance du ressentiment en Pologne, Jaroslaw Kaczynski, le frère jumeau du défunt président, ayant notamment annoncé avoir "refusé" les condoléances présentées par le Premier ministre russe Vladimir Poutine.

dimanche 7 novembre 2010

L'incohérent Mélenchon met le PC en porte à faux

Jean-Luc Mélenchon fera son Besancenot chez Drücker
Un schizophrène grossier mais ravi

Participer à «Vivement dimanche», c'est monter dans «le vaisseau amiral de la dépolitisation» de la société
. Or, n'en déplaise à ses amis de la gauche de la gauche, le président du Parti de gauche affirme avoir accepté l'invitation de Michel Drucker, dimanche, pour corriger son image.

Patron du Parti de gauche allié au PC, Jean-Luc Mélenchon n'a pas hésité une seconde à répondre à l'invitation de Michel Drucker. Comme avant lui Olivier Besancenot, porte-parole du NPA. C'est toute l'ambivalence du tribun qui fait de plus en plus de buzz, à son détriment, comme à celui des communistes.

L'ai-je bien descendu ?

L'escalier ou le journaliste?


Mélenchon tape comme un malade sur des journalistes qu'il choisit comme boucs émissaires sacrifiés au buzz et fait de la lutte contre le pouvoir des media un pilier de sa campagne.


Il ne peut pourtant pas s'en passer et entretient avec eux une relation de haine-passion. «Comment j'ai été ? »

Mercantilisme de gauche
L'émission ainsi que le livre sont stratégiques.
L'eurodéputé prétend à la course présidentielle en 2012 mais il n'est à la tête que d'un microparti et il est donc prêt à vendre son âme (si jamais...)

Il a fait la manche à Beaubourg au profit des grévistes privilégiés dans le besoin, mais personne ne sait combien il a ramassé et si les fruits de la collecte ont été redistribués: lien PaSiDupes

Mercredi, le mécréant a sacrifié aux dieux du libéralisme.
A l'issue de l'enregistrement de «Vivement dimanche», l'eurodéputé était en effet extrêmement préoccupé de l'image qu'il avait laissée, à l'occasion de la promo de son livre, déjà tiré à 40 000 exemplaires… Alors peu lui importe de se faire remettre à sa place par Jean-Pierre Coffe qui revisite les mots de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand pour les lui coller à la peau : «Vous n'avez pas le monopole du cœur». Il est égal au méprisant Mélenchon que Claude Sérillon chez Drücker, puis M.-Noëlle Lienemann chez Ruquier samedi l'épinglent encore pour avoir vanté dans son livre le commerce avec la Chine sans parler des droits de l'homme, s'il parvenait à redorer son image de «brute», de populiste agressif comparé ces jours-ci à Jean-Marie Le Pen. Lien PaSiDupes

Il a bien du mal à encaisser cette insulte suprême, celui qui arbore désormais à sa boutonnière un triangle rouge, symbole de la résistance au nazisme qui fut porté par les anciens déportés communistes.

Car l'individu ne connaît aucun dilemme, et certainement pas celui de s'afficher -ou non- avec à la boutonnière une marque ostensible des massacres staliniens: certains symboles manquent à l'abondante sélection de la panoplie des militants de gauche.
Pourtant, en avril dernier, Vladimir Poutine s'est fait un peu plus détester. Il assista au 70e anniversaire du massacre de milliers d'officiers polonais. C'était la première fois que Russes et Polonais commémorent ensemble et à un si haut niveau le massacre, en avril 1940, de milliers d'officiers polonais par le NKVD (l'ancêtre du KGB) sur ordre de Staline. Selon Adam Rotfeld, Poutine «veut moderniser la Russie» et cela passe par «un processus de déstalinisation» réamorcé le 30 octobre dernier lorsque Dmitri Medvedev a condamné les crimes du stalinisme. Le voyage à Katyn a d'ailleurs soulevé à Moscou une levée de boucliers négationnistes. Mais,à la stupéfaction générale, la chaîne de télévision publique russe Kultura a diffusé à une heure de grande écoute le film Katyn d'Andrzej Wajda, suivi par un débat. Depuis 2007, la distribution du film du grand cinéaste polonais n'avait jamais été autorisée en Russie.

La critique ne passe pas au PCF

«Ne vous laissez pas piéger dans la caricature de bouffon de la gauche de la gauche», lui conseille sur le plateau le journaliste de Marianne Nicolas Domenach, après avoir dressé un vibrant panégyrique de Jean-Luc Mélenchon qui veut séduire aussi bien au NPA ou chez les Verts que chez ses anciens camarades PS les plus à gauche. Et éreinte Dominique Strauss-Kahn : « Qu'il reste à Washington à nuire à tout le monde et pas seulement à nous

Son plus proche allié, le PCF, commence à regimber

Populiste, bouffon, autant de mots qui effraient les communistes qui, jusqu'ici, ont dans l'idée de se ranger derrière sa candidature en 2012 dans le cadre du Front de gauche. Avec, ensuite, un accord à leur avantage aux législatives. Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, a accepté de venir sur le plateau de «Vivement dimanche», comme pour souligner leurs liens. Laurent lui glisse, l'air de rien, que ceux qui ne jouent «pas collectif » n'iront pas loin. « Être représenté par quelqu'un qui se fait qualifier de Le Pen de gauche, on n'assume pas », prévient-on, Place du Colonel-Fabien.

La critique du système médiatique ne passe pas auprès de Pierre Laurent, ancien journaliste et ancien patron de L'Humanité. Lien PaSiDupes

Même si le numéro un communiste assistera au congrès du Parti de gauche, le 20 novembre au Mans, le PG et le PCF lancent en ordre dispersé leurs ateliers pour commencer à composer le programme de 2012. Le député PCF André Chassaigne va-t-il profiter de ces tensions pour avancer sa propre candidature ? Il participe, lundi à Paris, à un meeting du PCF avec Pierre Laurent. Mélenchon n'est pas convié, mais il avait, il y a dix jours, fait son meeting tout seul. Pour le moment, Mélenchon prend Chassaigne d'un peu haut. Il n'a pas lu le livre de son concurrent communiste. «Par manque de temps », se justifie-t-il, en marge de «Vivement dimanche».

dimanche 16 août 2009

Régionales: les appels désespérés de la gauche à l'unité

Mais la gauche hétéroclite pointe l'unité à droite...
Ratisser bien large pour se prendre un super râteau

Lorsque le 28 février 2009, Martine Aubry écrivait à ses alliés traditionnels d'Europe Ecologie, du PCF, du PG, du PRG et du MRC, pour leur proposer une «nouvelle démarche de rassemblement», les socialistes étaient encore une fois sonnés par une nouvelle déroute, celle des Européennes qui devaient sanctionner la droite, mais plaça le PS face au chantier de la refondation du parti.
Le désarroi des socialistes s'est encore aggravé lorsque Dany-le-Rouge a renvoyé la Ch'tite Aubry à ses fourneaux de la « maison commune » où elle proposait de faire table ouverte.

Plusieurs proches de Désirdavenir Royal, Vincent Peillon, François Rebsamen, Aurélie Filippetti ou Patrick Mennucci ont notamment soutenu, pour un «rassemblement sans délai de toutes celles et de tous ceux qui estiment urgent de se retrouver dans une démarche unitaire au-delà des appareils».
Au PCF, l'«appel» de Robert Hue au rassemblement n'a guère été entendu, mais le PS fait comme si. Les socialistes ne craignent d'ailleurs aucune compromission avec l'extrême gauche, mais s'indignent si Philippe de Villiers -qualifié d'extrémiste de droite- tente un rapprochement avec l'UMP.

Il est vrai que de Villiers n'occulte ni les 18 millions de Soviétiques envoyés au Goulag par Staline, ni les Grandes Purges (1937-1938 ). Son devoir de mémoire du massacre de Katyń en mars 1940 est tout aussi intolérable. Le président du Conseil Général de Vendée serait plus fréquentable s'il comptait au nombre des révisionnistes qui appliquent la double peine aux Polonais déportés par trains entiers de septembre 1939 au 22 juin 1941 et depuis oubliés de nos vertueux extrémistes de gauche, et aussi du PS de Mitterrand et Jospin, comme de Sa Cynique Majesté Royal, qui vante aujourd'hui la justice expéditive chinoise. La peine de mort en Chine n'explique nullement le blocage de son sourire calibré.

Le courant «L’Espoir à gauche», issu de la motion Royal, a convié l’ex-leader du PCF, Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez, à ses ateliers d’été, mais n'a pas affiché un grand empressement à la participation de l'amère Royal: ils travaillent pour elle, mais dans la discrétion. Elle se positionne en effet en recours ultime !

Le tandem Paul Quilès - Marie-Noëlle Lienemann, laquelle s'est illustrée à Hénin-Beaumont en chaperon officiel de l'illustre Gérard Dalongeville, de longue date sur le créneau unitaire, a préconisé la création d’un «comité national de rassemblement des forces de gauche et écologistes» en vue de la présidentielle.

Il faut sauver les régions socialistes, à tout prix

Les régionales de mars 2010 ont déclenché les grandes manoeuvres dans le paysage politique. Jugeant «assez logique que la question de listes communes (de la gauche) soit posée» pour 2010, mais condamnable à droite, Benoît Hamon a carrément estimé, dans Libération: «Le fait que certaines régions soient présidées par des partenaires du PS n’est pas un tabou.»

Alors que le rassemblement Europe Ecologie rêve de transformer l’essai en mars 2010, les socialistes veulent «leur couper l’herbe sous le pied en disant qu’il faut rassembler» tout en tentant de «tordre le cou à l’idée d’un PS hégémonique», explique le politologue Rémi Lefebvre.

Dans une tribune diffusée sur Rue89, l’eurodéputé Harlem Désir a prôné des listes «Gauche-Ecologie» dès le premier tour, qui permettraient au PS de phagocyter «les écologistes» et «toutes les forces de gauche» prêtes à «diriger les régions ensemble».
Et Manuel Valls a plaidé pour «une large coalition», intégrant les Verts et officialisant le ralliement du Modem. «Ne laissons pas aux écologistes le monopole du mouvement et de l’optimisme alors que nous devrions être à la pointe des idées», a intimé le député-maire d’Evry, nostalgique de la gloire passée du PS.

et >Jean-Marc Ayrault
, la Voix de Son Maître Hollande, a suggéré à toute la gauche de l'Oural à Pau de «se retrouver autour d’une table» pour savoir «comment on fait pour que les 20 régions sur 22 qui sont dirigées par la gauche continuent à l’être et comment on fait pour être candidats ensemble».

Les alliances de la dernière chance

Le PS a-t-il encore une chance d’être entendu par le reste de la gauche?
«
Vu le dégré d’indifférence des partis entre eux et l’absence de dialogue depuis 2002, on part de loin», admet Rémi Lefebvre. D'autant que le concert de propositions, «parfois convergentes mais portées par des individualités
», réduit la lisibilité de la démarche.

  • L'appel du pied de la Ch'tite Aubry a été la goutte d’eau de trop qui a exaspéré le "minable" Daniel Cohn-Bendit, exigeant des socialistes qu'ils arrêtent « de nous casser les pieds».
  • «Ça fait un peu pétard mouillé», a pour sa part raillé Marie-George Buffet, prévenant qu’«il n’y aura pas d’appel miracle»: Robert Hue n'est manifestement pas sur la même ligne !
  • Quant à Jean-Michel Baylet, s’il se réjouit de «tout ce qui va dans le sens de l’unité», le président des radicaux de gauche, juge que «les socialistes doivent se retrouver» avant d’espèrer que «la gauche se rassemble».

    La « maison commune » de l'unité à droite

    Au PS, on sent déjà le piège et on admet que «la droite a une stratégie intelligente, celle du rassemblement au premier tour », selon Michel Sapin sur France Info. « Ça avait été une des causes, peut-être même la cause principale, de notre très grande victoire» aux régionales de 2004.

    Le désir d'avenir, l'oeil mouillé au rétroviseur...