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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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mercredi 26 juin 2013

F. Hollande brade les parts de l'Etat dans les entreprises publiques

Ventes d'actifs publics : "Pas de privatisations", prétendent les ministres

Le gouvernement a assuré ce mardi le service après-vente du projet gouvernemental de vente de participations de l'Etat dans des entreprises publiques, annoncé dimanche soir par Jean-Marc Ayrault. Après Pierre Moscovici, lundi, Michel Sapin, Stéphane Le Foll et Benoît Hamon ont tous les trois défendu d'une même voix ce "désengagement". Jouant sur les mots, l'Etat socialiste parle d'une meilleure utilisation des marges de manoeuvre de l'Etat plutôt que de "privatisations". 

Mais la sémantique gouvernementale ne trompe plus personne
Attention à ne rien brader, a en effet prévenu Jean-Louis Borloo (UDI), tandis que Marine Le Pen (FN) dénonce une décision "absurde".

Hamon : "Céder sans remettre en cause l'influence de l'Etat"

Sur France Info, le ministre délégué à l'économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, a ainsi défendu le plan d'investissements présenté par François Hollande et minimise le désengagement de l'Etat d'un certain nombre d'entreprises publiques : "Si aujourd'hui on cède 1% ou 2% d'une société, sans remettre en cause ni l'influence de l'Etat au conseil d'administration, sans privatiser, sachant que cet argent va aller à de l'investissement, servir la stratégie d'un état pilote et stratège, on retrouve une capacité d'intervention qu'on avait perdue..." Mais "si c'était de la privatisation, je me serais exprimé", a-t-il aussitôt assuré, se berçant toutefois d'illusions sur son poids au gouvernement, voire au PS.




Pour Stéphane Le Foll, interrogé sur RTL, cette vente de la participation de l'Etat dans certaines entreprises publiques vient compléter le plan d'investissement et la mobilisation de l'épargne, essentiels pour "préparer l'avenir, pour qu'on sorte la France de la crise, qu'on prépare sa mutation en investissant, en faisant en sorte que l'appareil politique français retrouve du dynamisme et du punch": c'est beaucoup miser sur 1% ou 2% d'actifs publics ! "L'investissement qui devrait être naturel, un élément de reconstitution de l'appareil de production, ne s'est pas réalisé. Il faut réinvestir", assure-t-il, afin de "faire face à la compétition, à la compétitivité et maintenir l'emploi". Et le ministre de l'Agriculture de conclure : "Si on fait 9 milliards et demi d'investissement, on fait 0,5% de PIB."

"Est-ce ce que l'argent d'aujourd'hui est bien utilisé ? (...) C'est ça la question qui est posée. Ce n'est pas dépenser plus, c'est dépenser mieux", a déclaré sur Europe 1 Michel Sapin, le ministre du Travail, interrogé à la fois sur le plan d'investissements et sur le désengagement de l'Etat.

Harlem Désir (PS) : "Il n'y aura pas de privatisations"

Sur BFMTV et RMC, le premier secrétaire du PS Harlem Désir était également dans le déni. Reprenant le même élément de langage, il maintenait  en mai que "céder des actifs, ce n'est pas forcément privatiser. En l'occurrence, il n'y aura pas de privatisation". "Il s'agira d'utiliser la recette de la vente de parts dans certaines sociétés industrielles pour investir dans de grands plans d'avenir : le numérique, la transition écologique", a poursuivi Harlem Désir qui n'envisage pas que ces recettes soient diapidées. "L'Etat peut décider qu'il peut être intéressant de céder quelques pour cent dans des entreprises industrielles sans mettre en cause sa capacité à y garder une influence", a martelé le patron désigné du PS, parti godillot.

"Ces cessions ne serviront pas à financer le fonctionnement du budget de l'Etat ou à combler le déficit", s'est-il hasardé à assurer.
Cependant, il ne faudra pas, dit-il, de désengagement de l'Etat dans des entreprises "où il y a des enjeux de service public", comme la SNCF ou La Poste. Il a évoqué en revanche Renault ou France Telecom.

Borloo : "C'est de la cavalerie financière"

Président de l'UDI, Jean-Louis Borloo a en revanche mis en garde mardi contre le fait de "brader" des participations de l'Etat dans des entreprises publiques, et contre de la "cavalerie" financière. "Maintenant, on brade," a déploré l'ancien ministre centriste sur i-télé. "Comme s'il y avait de l'argent caché dans les participations !" "Quand vous vendez des participations, vous perdez des dividendes à venir", a prévenu le député du Nord. "C'est de la cavalerie, en réalité".

Le Pen : une décision "absurde"

"Après avoir bradé l'immobilier de l'Etat, vendant pour une bouchée de pains casernes, écoles, hôpitaux, bâtiments historiques, le gouvernement, dans la lignée des précédents, s'apprête à réduire encore davantage le peu de parts qu'il lui reste dans des sociétés pourtant stratégiques ou de service public," a dénoncé de son côté Marine Le Pen (FN) dans un communiqué. 

Le gouvernement Ayrault reproduit "fidèlement la politique du gouvernement Jospin
qui fut celui qui privatisa le plus sous la Ve République", relève-t-elle. "Cette politique à courte-vue", poursuit la dirigeante frontiste, "diminue les capacités d'intervention de l'Etat dans l'économie, déjà fortement limitées par les carcans européens. Elle affaiblit les entreprises concernées, brutalement soumises à l'appétit d'actionnaires prédateurs souvent étrangers", "elle affecte l'impératif de contrôle des activités stratégiques" et "pénalise le service public".

mardi 25 juin 2013

La condamnation du jeune opposant anti-mariage homo ébranle la magistrature

Cette décision d'injustice choque dans les commissariats et les tribunaux 

Ce jeune homme de 23 ans devient un martyr sur les réseaux sociaux.
Mercredi 19 juin, la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné un sympathisant de la Manif pour tous à quatre mois de prison, dont deux ferme, pour rébellion envers les forces de l'ordre et fourniture d'identité imaginaire ainsi qu'une amende de 1 000 euros pour refus de prélèvement de ses empreintes digitales et de son ADN. 
José Bové s'y était refusé. A-t-il été embastillé ?
 
Prélèvement d'ADN : tous fichés ? Ses membres sont 2,2 millions en France, mais tous ne savent pas forcément qu'ils font partie de ce club. Le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), créé en 1998, devait recenser uniquement l'ADN des délinquants sexuels condamnés. Mais au fil des années, le prélèvement génétique s'est étendu à d'autres crimes, puis à de simples délits : certains faucheurs d'OGM ont ainsi été poursuivis pour avoir refusé ces prélèvements. C'est également le cas de "Nicolas", dont le crime est d'être sympathisant de "La Manif pour tous."

L'article 706-56, qui détaille les crimes et délits qui peuvent donner lieu à prélèvement, montre que la palette est large : du meurtrier au simple receleur.
Valls veut-il nous faire tous "prélever" ? Plusieurs responsables politiques proposent de mettre un terme à cette extension sans fin des fichiers génétiques. Parmi eux, Sergio Coronado (député vert des Français de l'étranger) : il va déposer une proposition de loi en ce sens.
Taubira couvre la partialité de ses magistrats
Le refus de donner son ADN n'entraîne pas toujours une condamnation à de la prison ferme: c'est à la tête du client! "Quand je pense à tous les casseurs d'extrême gauche que nous avons remis dehors à l'issue de leur garde à vue, alors qu'ils refusaient de donner leur ADN !" gronde un préfet en confidence. 

Si seulement Nicolas avait été syndicaliste !
L'interprétation de la loi est la porte ouverte à l'injustice. Les magistrats ont été jusque-là si compréhensifs. Le 18 avril dernier, à Tours, le président d'un club de promotion du cannabis en voie de dissolution a ainsi été condamné à du simple sursis pour refus de prélèvement de son patrimoine génétique. 
Dans Télérama (groupe Le Monde), on se félicitait le 9 août 2011 de la relaxe de Xavier Mathieu, leader CGT des Conti, poursuivi pour les mêmes raisons, après avoir saccagé la sous-préfecture de Compiègne. 
Un an plus tard, au procès en appel, Cécile Duflot avait fait le déplacement pour s'indigner de cet acharnement judiciaire, à ses yeux. Elle n'était pas encore ministre…
En pleine fronde des "CGTistes", les "déboulonneurs", si prompts à barbouiller les affiches publicitaires, ont également eu à répondre dès 2009 de leur obstination à refuser le fichage. Sans jamais risquer et surtout écoper de la prison ferme. Pour ces citoyens vigilants-là, le Front de gauche réclamait la solidarité de tous. Six membres de ce collectif antipub, poursuivis pour avoir barbouillé en 2009 des panneaux publicitaires à Paris, avaient truvé des juges compréhensifs du tribunal correctionnel de Paris pour les relaxer. C’était la deuxième fois que la justice rendait une telle décision. En 2010, huit membres du collectif avaient déjà été relaxés au nom de la liberté d’expression.
À chaque fois, qu'ils soient libertaires, anti-OGM, antilibéraux et anti-fachistes que d'émotion chez les défenseurs de ces militants-là qui refusaient, comme Xavier Mathieu, de donner leur ADN "autrement que par amour".

Trois jours plus tôt, l'étudiant avait participé, à un rassemblement devant les locaux de M6 alors que François Hollande y était interviewé le dimanche 16 juin. Il a ensuite manifesté sur les Champs-Élysées en compagnie de 200 opposants au mariage pour tous. Repéré par les forces de l'ordre, déjà condamné en comparution immédiate le 28 mai dernier pour "non-dispersion après sommation", Nicolas a été expédié directement du tribunal en détention à la prison de Fleury-Mérogis.

Un haut-magistrat crie son indignation

Blanc, victime de répression judiciaire
Dans une tribune dévoilée par le site du Point, un haut-magistrat anonyme a appelé ses collègues à ne "pas se faire les complices de l'oppression. 
Vous n'avez que le mot indépendance à la bouche, eh bien usez-en aujourd'hui". 
Nombreux sont ceux, en effet, qui s'inquiète d'une dérive vers une certaine partialité. 
"Jusqu'à présent, les décisions concernant ces manifestants étaient beaucoup plus mesurées", s'était étonné Henri de Beauregard, avocat de la Manif pour tous, avant d'ajouter : "nous avons eu des relaxes, des annulations de procédure, des jours-amendes. La peine la plus sévère, pour des violences volontaires avec une arme sur dépositaire de l'autorité publique, ça a été quatre mois avec sursis".

Dans cette lettre, le haut-magistrat affirme : "nous ne serons pas comme ces procureurs généraux, quasiment tous nommés par le gouvernement d'avant 2012, qui sont aujourd'hui les courtisans les plus pressés auprès du pouvoir en place".


lundi 24 juin 2013

Création d'un "Observatoire de la droitophobie": faut-il que la démocratie soit menacée !

L'hebdomadaire "Valeurs actuelles" crée un Observatoire de la droitophobie

Valeurs actuelles a répondu à une  nécessité

Il a ouvert un Observatoire de la droitophobie  sur son site, à partir du 20 juin.

Son objectif est de démontrer, par les faits, que cette gauche dénonciatrice des pseudo-“dogmatismes”, “haines” ou “sectarismes” de la droite se conduit elle-même en procureur dogmatique, haineux et sectaire.
Cet Observatoire de la droitophobie se veut
une plate-forme participative, dont nous serons les acteurs.

D’abord,
en faisant connaître ce nouvel outil de “résistance” à la pensée unique, autour de nous.

Ensuite, et surtout, en
témoignant, par le rapport des propos lus ou entendus (en précisant bien les sources) et des attitudes vues.

Enfin,
en élisant, sans jamais se départir de l’humour nécessaire, le droitophobe du mois, puis de l’année.

Avec la refonte totale de son site, prochainement effective,
l’Observatoire de la droitophobie sera lui-même appelé à évoluer et à prendre plus d’ampleur.
À notre service.
Et
pour la défense de vos idées.

dimanche 23 juin 2013

Réforme des retraites: Hollande renonce à s'aliéner le public

Le public va-t-il imposer son exception ?

Hollande flanche face aux syndicats

"La réforme ne doit pas ajouter une peur à une autre", a-t-il déjà prevenu.
Le président renonce avant d'avoir commencé. La gageure du président consiste à ouvrir un nouveau front dans la bataille de l'emploi tout en refermant les portes dangereusement entrouvertes sur les retraites, lors du coup d'envoi jeudi de la deuxième "grande" conférence sociale. Sur les retraites, le président a simplement répété ce qu'il avait déjà dit dimanche soir sur M6. "La réforme ne doit pas ajouter une peur à une autre", a-t-il martelé, excluant tout nouveau report de l'âge légal de départ au-delà de 62 ans. Que reste-t-il à discuter ?

Avant toute discussion, il a aussi réaffirmé sa préférence pour un allongement de la durée de cotisation. C'est encore ça de mois à débattre.

Mais sur quoi doit donc porter cette"grande" conférence sociale?  
Le souverain a également verrouillé la porte d'un rapprochement des modes de calcul des pensions du public et du privé, au motif que, malgré une différence à l'avantage des fonctionnaires et des salariés des régimes spéciaux (une pension calculée sur les six derniers mois de traitement pour les fonctionnaires et non sur les 25 meilleures années), les taux de remplacement seraient "identiques". Les experts se sont empressés de confirmer... Mieux, l'évolution de ce ratio (pension rapportée au dernier salaire) serait "défavorable depuis plusieurs années" aux agents de l'État. 
Un enterrement de première classe qui n'a pas échappé aux syndicats. "Si cela est vraiment confirmé, nous nous en réjouirons", a grincé Jean-Claude Mailly, le patron de FO.

Outre de calmer le jeu sur les retraites, l'objectif du chef de l'État était aussi de convaincre de "la mobilisation" gouvernementale pour lutter contre le chômage

"Si je ne devais retenir qu'un seul enjeu, c'est celui de l'emploi, c'est un défi qui nous concerne tous. Plus de 10 % de la population active privée d'emploi... c'est un gâchis pour l'économie." 

Le capitaine de pédalo a donc déclaré la guerre aux emplois non pourvus. "Chaque année, entre 200.000 et 300.000 recrutements engagés sont abandonnés en cours de route faute de candidat qualifié, s'est plaint François Hollande. Il faut donc former rapidement et massivement les demandeurs d'emploi pour qu'ils répondent à ces offres non pourvues". Le président reprend ici une idée déjà évoquée dimanche sur M6: pourvoir "par tous les moyens" 100.000 postes vacants "à très court terme". Charge aux partenaires sociaux de trouver comment, car s'il les a convoqués, c'est bien pour qu'ils fassent le travail de Michel Sapin.

Déterminé également à inverser la courbe du chômage "pas un mois, pas deux mois mais durablement". François Hollande a dû élargir l'accès aux emplois d'avenir peu recherchés: à la fin juin, 33.000 ont été conclus, soit un tiers de la cible visée au 31 décembre. A partir de la fin de l'année, les "jeunes qualifiés" des quartiers sensibles ne seront donc plus exclus de ce dispositif.  

La formation professionnelle sera adaptée aux besoins
Il a aussi fixé des objectifs en matière d'apprentissage. Mais le gros du discours du chef de l'État sur l'emploi a porté sur la réforme de la formation professionnelle sur laquelle devront s'entendre les partenaires sociaux avant la fin de l'année. Le système est "trop opaque, trop concentré sur les salariés déjà qualifiés, trop dispersé". Résultat, les 32 milliards d'euros dépensés chaque année ne touchent pas leurs cibles: les chômeurs ne concentrent que 13 % des dépenses et les salariés des PME accèdent trois fois moins que ceux des grandes sociétés à des formations.

Sur le sujet, François Hollande innove en appelant syndicats et patronat à "revenir à l'esprit de la grande loi de 1971", rédigée par Jacques Delors. Son objectif? "Clarifier le rôle de chacun". À l'État la définition du cadre légal et aux autres tout le reste: aux régions - que beaucoup voudraient voir sortir de la boucle - le soin de former les jeunes, et aux partenaires sociaux la fixation au sein des entreprises.

Les  commentaires des syndicats sont restés prudents

La CGT n'a pas été "rassurée sur la préoccupation première des Français qui est leur salaire", mais pour la très conciliante CFDT, "la conférence sociale ne fait que commencer", a estimé Laurent Berger, le numéro un de la CFDT
"Il faut maintenant que cela se traduise en actes", a abondé Jean-François Pilliard, le futur vice-président du MEDEF en charge du social à compter du 3 juillet.

Reste à Jean-Marc Ayrault à tenir le même discours que le président. 
L'année dernière, le premier ministre s'était éloigné de la ligne fixée la veille par le chef de l'État, provoquant une colère noire du patronat.

"Grande" conférence sociale, mais petites annonces pour l'emploi

Conclusion : Jean-Marc Ayrault déçoit les syndicats
Le premier ministre n'a annoncé aucune vraie mesure pour l'emploi

Jean-Marc Ayrault, premier ministre.
Les mains vides, il n'a rien à proposer
L' "ite misa est" de cette deuxième grand-messe sociale du gouvernement ne boostera pas le quinquennat. Aucune annonce, à part un modeste "plan de formation prioritaire pour l'emploi", confirmé par Jean-Marc Ayrault vendredi: il vise à donner une formation à 30.000 chômeurs supplémentaires entre septembre et décembre. "Il faut utiliser sans délai les opportunités d'emplois non pourvus qui existent, a justifié le premier ministre. Ce n'est pas un énième plan sans concertation. Ce n'est pas un effet d'annonce." C'est d'ailleurs le patronat qui lui a soufflé l'idée de s'attaquer à ces emplois vacants faute de candidats. Il est prêt à plancher cet été pour identifier les besoins des entreprises.

Du côté des syndicats, c'est au contraire la douche froide. 
Comparés aux 3,2 millions de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, "ces 30.000 chômeurs, c'est une goutte d'eau dans l'océan", a taclé le patron de la CGT, Thierry Lepaon, qui ne retire pas son appel à la mobilisation en septembre. "Comme l'INSEE l'a annoncé, le chômage va continuer à augmenter3, a abondé Jean-Claude Mailly, son homologue de FO.

Surtout, cette mesurette fait figure de défaite pour les réformateurs de la CFDT, syndicat le plus proche du gouvernement, qui réclamait mercredi une "mobilisation générale pour l'emploi", via notamment une multiplication des emplois aidés. "Évidemment, ces annonces manquent de souffle, a reconnu Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale réformiste. On sent bien que le gouvernement n'a pas de marge de manœuvre financière," commente-t-il avec indulgence

Même réaction désabusée la CFE-CGC
Carole Couvert, la présidente,  ne mâche pas ses mots: "Nous sommes extrêmement déçus, c'est une véritable occasion manquée après le discours du président de la République." François Hollande avait, en effet, en ouverture jeudi de la conférence, lancé un nouveau front dans la bataille pour l'emploi en annonçant vouloir s'attaquer aux "200.000 à 300.000 emplois vacants". En deux jours, l'exécutif a divisé par dix ses ambitions.

"Il faudra lancer un nouveau plan en 2014, visant la formation de 100.000 chômeurs", fait déjà valoir Laurent Berger. Le temps, en fait, que soit négociée et mise en place la prochaine réforme de la formation professionnelle au sujet de laquelle les partenaires vont être bientôt fixés. Jean-Marc Ayrault va leur envoyer son document d'orientation dans les 10 jours. Syndicats et patronat devront trouver un accord pour qu'un projet de loi puisse être déposé d'ici à la fin de l'année.

Table ronde tendue sur les retraites

Le sombre Ayrault portait le deuil
de la "grande" conférence
Outre sa micro-annonce sur l'emploi, le premier ministre a également fixé l'agenda de la concertation sur les retraites. Il recevra un à un les partenaires sociaux  à Matignon, les 4 et 5 juillet. 
Il poursuivra ensuite les échanges, sur l'épaule de la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, jusqu'à début septembre. La réforme doit être votée avant la fin de l'année.

Sur ce sujet explosif, la grande conférence sociale n'aura au final servi qu'à confirmer l'esbroufe sémantique et le fossé entre le gouvernement et les positions du patronat et des syndicats. Pour preuve, la table ronde qui traitait du sujet a été tendue et s'est apparentée à un dialogue de sourds. "Nous avons dû subir une leçon de morale de Laurence Parisot, qui s'est dite consternée par nos demandes", critique Pascale Coton, la secrétaire générale de la CFTC. "Il y a un certain manque de réalisme de la part de certains syndicats sur la situation financière des régimes des retraites", a répondu Jean-François Pilliard, futur vice-président du Medef chargé des questions sociales. 
La concertation de cet été s'annonce donc orageuse. Yannick Moreau, auteur du rapport éponyme qui fournit des pistes de réforme au gouvernement, a d'ailleurs souhaité bonne chance "à ceux qui y participeront". 
Beaucoup de bruit pour pas grand chose !



Allons-nous tous tomber sous la botte de "pépère" ?

La police de la pensée est en marche 


Tel est l'avis d'Yves de Kerdrel, dans Valeurs actuelles

"Être de droite, penser à droite, agir à droite est devenu plus qu’un délit, une faute, depuis un an. 

Il y a quelque chose de pourri au royaume de François Hollande.
Il y a bien quelque chose de pourri au royaume de François Hollande, pour paraphraser Shakespeare dans Hamlet. Cette majorité de gauche qui annonçait, triomphale, il y a un an, “Le changement, c’est maintenant” est devenue immobile à grands pas. Tétanisée qu’elle est par la détérioration de l’environnement économique, par la montée en puissance des extrêmes et par la division qui la ronge.

Enserrée dans cette camisole qui l’empêche de mettre en oeuvre de nouvelles mesures ou de réparer les bêtises qu’elle a pu commettre,
cette gauche a trouvé une issue et une seule : s’en prendre à la droite par tous les moyens. De la même manière que François Hollande n’a pas gagné l’élection présidentielle, l’an passé, par son talent et ses idées (cela se saurait !) mais par l’hystérie anti-Sarkozy déployée par le monde médiatique et intellectuel, la gauche a décidé de remettre en oeuvre cette méthode : insulter, invectiver, agonir, vilipender et salir tous ceux qui se réclament de la droite. [Son premier secrétaire désigné, Désir Hache. y excelle; c'est son créneau et son seuil d'incompétence]

De
Stéphane Richard, le patron d’Orange, mis en examen “pour escroquerie en bande organisée” et traîné dans la boue comme on n’oserait pas le faire avec un délinquant de banlieue, à Henri Guaino poursuivi pour “outrage à magistrat”. De François Pérol, le président du groupe BPCE, à Nicolas Sarkozy, lui-même interrogé pendant plus de douze heures par un juge incapable de l’appeler “monsieur le Président” ! [A l'instar du succédané de DSK, élu par défaut, qui ne sait pas raccompagner son prédécesseur à son départ de l'Elysée] Tout est bon pour faire oublier “l’affaire Cahuzac” qui a mis à mal l’image de cette gauche “forcément morale” qui passe sa vie à donner des leçons de bonne conduite à toute la terre.

Être de droite, penser à droite, agir à droite est devenu plus qu’un délit, une faute. 
S’indigner du mariage homosexuel imposé par un lobby vous amène directement au tribunal [et en prison], en passant par la case garde à vue. Alors que les Femen qui s’attaquent aux cloches de Notre-Dame de Paris et profanent un lieu saint n’ont droit qu’à un simple contrôle d’identité. S’interroger sur le statut de Valérie Trierweiler vient de valoir à deux journalistes une condamnation en justice avec des dommages et intérêts à verser à la fausse “première dame de France”. La police de la pensée est en marche. Les juges de la bien-pensance ont pris le pouvoir. Gens de droite, vous avez le choix entre vous taire ou bien résister dans l’ombre, le silence ou l’exil.

Avez-vous déjà remarqué combien le climat a été modifié en l’espace d’un an ? 
Auparavant, lorsque sous la droite quelqu’un n’obtenait pas le job qu’il espérait, il se retroussait les manches et en cherchait un autre. Avec la gauche, ne pas être embauché, c’est forcément de la discrimination. De la même manière, quand l’économie va mal, jusqu’à présent on en concluait qu’il fallait produire plus et travailler davantage. Tout a changé. Désormais, si l’économie patine, c’est parce que les “patrons voyous” ponctionnent le pays. Idem pour les questions de société. Jusque-là un non-croyant se contentait de n’aller ni à l’église ni à la synagogue. Désormais, en matière de religion, plus aucune allusion à Dieu n’est tolérée dans la sphère publique, sauf pour l’islam. [Mieux les attaques contre les chrétiens, notamment les catholiques, se multiplient, sans qu'aucune association subventionnée ne s'indigne, quand elles ne s'en félicitent pas. Sur Twitter, les commentaires caricaturaux et offensants pleuvent sans qu'aucune instance républicaine ne s'en inquiète.] Et l’on pourrait multiplier ces exemples à l’infini.

C’est parce que le climat est devenu à ce point délétère que la droite a besoin de se reconstruire vite. 

En mettant l’ambition collective au-dessus des haines de personnes. En plaçant la bataille des idées devant celle des ego. En mettant à jour son logiciel intellectuel, son mode de fonctionnement et sa relation avec les Français. De manière à ce qu’à nouveau chacun comprenne bien que, lorsque la gauche n’a comme seule ligne de pensée que de marcher dans le sens du progrès, la droite, elle, a comme ambition de faire avancer la France dans le sens de la marche du monde.

Avec “Valeurs actuelles”, vos idées gagnent du terrain.
Votre hebdomadaire favori ne cesse de voir sa diffusion progresser. Depuis le début de l’année, les ventes en kiosques de “Valeurs actuelles” sont en hausse moyenne de 37 % par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2012. Pendant la même période, tous les autres hebdomadaires ont vu leurs mêmes ventes reculer fortement. Quant aux abonnements, ils sont en amélioration de 8 % par rapport à la période correspondante de 2012. Ces performances commerciales, c’est à vous, chers lecteurs, qui êtes chaque semaine de plus en plus nombreux, que nous les devons. Elles sont la preuve que vos idées ne cessent de gagner du terrain, en dépit des attaques menées par les “droitophobes” de tout crin. Un grand merci pour votre fidélité."

[Toutes ces atteintes à la démocratie et au moral des Français ne sont possibles qu'avec le soutien contraint, consenti ou militant des media.La presse, autrefois "insolente", est aujourd'hui coupable de complicité.

En revanche, 
Valeurs actuelles correspond à un besoin grandissant de respect des Français.]

samedi 22 juin 2013

L'espèce des "crétins des Alpes" n'est pas éteinte: l'un des derniers spécimens s'est démasqué au PS

Faut-il rire ou pleurer sur la députée Karine Berger ?

"A l'insu de son plein gré", la socialiste fait le buzz sur Twitter

La députée PS Karine Berger est largement moquée su Twitter après avoir accordé une interview à "Karine Berger is the new Chuck Norris." Le nom de la députée socialiste des Hautes-Alpes est rapidement devenu l'un des plus cités sur Twitter ce vendredi. En milieu d'après-midi, elle figurait même devant le nouvel entraîneur du PSG, Laurent Blanc.


L'objet de cette soudaine popularité ? La péronnelle n'était pas une totale inconnue. Bien que le lot soit très relevé, elle était déjà sortie de la masse des flagorneurs de la politique gouvernementale. On la connaît pour sa manière brute de décoffrage, son arrogance et son intolérance, mais encore pour son verbe haut et l'agressivité du ton. Mais cette fois, l'élue des Hautes-Alpes a frappé encore plus fort dans un entretien qu'elle  a accordé dimanche dernier au quotidien régional "La Provence", suscitant l'hilarité générale sur le réseau social. Et l'ironie.
Vous vous moquez, vous vous moquez, mais si Karine Berger n'était pas l'éminence grise de Hollande, la France serait en récession.


Elle se définit comme "une vraie intellectuelle"


Il faut dire que
les déclarations de la nouvelle élue sont sans complexe. "Effectivement, je suis l'un des députés les plus visibles. J'ai le sentiment surtout d'être extraordinairement influente dans l'équilibre croissance - austérité. Ma voix a fortement porté et le Président de la République l'a entendue", assure-t-elle sans ambages, se félicitant dans les colonnes du quotidien régional de sa "capacité à faire bouger les lignes dès la première année de (son) élection". Le changement attendu...



Celle qui se définit comme "une vraie intellectuelle", voit même dans sa notoriété "une occasion pour les Haut-Alpins de se rabibocher avec le reste du pays". Le reste de la planète est épargné... Et de raconter comment elle a... refusé une invitation de Matignon - Ayrault ne s'en remet pas - pour pouvoir enfin accorder un peu de son temps à ses amis. Sont-ils si nombreux?

Comparée à... Chuck Norris




Si la presse n'a pas relevé cet entretien, les internautes l'ont jugé bien prétentieux. Depuis, les sarcasmes vont bon train. Karine Berger est raillée sur le même mode que Chuck Norris, cet acteur américain dont la prétendue supériorité est devenu un sujet de blague récurrent. 


"Laurent Blanc vient de signer au PSG; Karine Berger avait donné son feu vert dans la matinée", ironise ainsi un Twittos. Ou encore : "Karine Berger peut compter jusqu'à l'infini deux fois de suite." Mais aussi : "Ivre, Karine Berger aurait déclaré n'être qu'un personnage politique de second rang." Et : "Pythagore enseignait le théorème de Karine Berger. "

Un compte parodique de la députée diffusant pendant une dizaine d'heures de fausses déclarations nombrilistes a même été créé. 

La parlementaire socialiste n'a pas tardé à annoncer l'engagement de "démarches juridiques de poursuites" pour usurpation d'identité, le faux compte a été suspendu. Une opportunité inespérée pour obtenir des dommages d'un juge serviable: ils se sont clairement signalés depuis un an.

Une "histoire ridicule", selon elle


Questionné par LCP
, le journaliste de "La Provence", Maurice Fortoul, auteur de la promotion, prend en revanche sa défense : "Elle n’est pas prétentieuse, elle est ambitieuse." Il ne se hasarde pas en revanche à dire  si elle est intelligente comme elle le croit. Mais en voilà un que Tapie n'a pas racheté...
Quant aux critiques épinglant tant de complaisance, le journaleux se justifie ainsi : "C’était dans le cadre de l’interview du dimanche; il n’était pas question d’avoir des questions agressives. Nous ne sommes pas Mediapart." Et toc !

La principale intéressée a également réagi en jugeant "cette histoire ridicule"
 selon Le Dauphiné Libéré
"C’est très violent et alors ! La politique est violente", a-t-elle encore minimisé, selon le quotidien. "C’est tellement peu important ! Je ne comprends pas pourquoi on s’y intéresse !" Mais, pour autant, ellepourquoi  menace-t-elle de poursuites: elle est bien dans la droite ligne de la cohérence présidentielle. Elle a néanmoins confié un peu plus tard à "L'Opinion" avoir "bien rigolé".
Elle en rit sans doute encore, mais alors nous, avec ce clone de Nono Montebourg, nous avons doublé nos chances de franche rigolade pendant quatre ans ! 



Immigration: bilan des mensonges d'Etat de Manuel Valls à un an

La note confidentielle qui discrédite Manuel Valls 

Quels sont les chiffres en matière d'immigration après la première année de Manuel Valls au ministère de l'Intérieur?
Valls inaugure une plaque tout en arabe
à la mosquée de Strasbourg:
connaît-il la langue?
Et si c'était un "mur des cons" ?
Selon une note confidentielle adressée au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, par la Police aux frontières (PAF), que Valeurs Actuelles a pu consulter, les reconduites à la frontière sont en chute de 34% en 2013. Alors que le ministre promettait en janvier de "nombreuses reconduites", la note précise que les retours aidés de clandestins ont baissé de 50%. 


Manuel Valls, qui semble vouloir se présenter en
recours pour succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon, pourrait avoir du mal à assumer son bilan après un an passé au ministère de l'Intérieur.
VOIR et ENTENDRE la France profonde à la CAF:

Hollande se résout à parler à l'émir du Qatar, pénitent sur la route de Canossa

La realpolitik de François Hollande au Qatar

Longtemps critique de Doha, le président socialiste a fini par accepter de traiter avec l'émir.
 
Hollande a reçu l'émir du Qatar
Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, 
dès le 22 août 2012 à l'Elysée
Monsieur 3% s’est envolé pour le Qatar ce samedi, malgré toutes les attaques de la gauche. Mais l'opération de charme de l'Etat gazier n'aurait pas levé, nous assure-t-on, les suspicions et réticences du président socialiste envers ce riche état et sa finance omnivore. Une visite à forte teneur économique, néanmoins.

Mais 
pourquoi donc, alors, une visite d'Etat au glouton Qatar? 
François Hollande se rend pour la première fois dans ce pays du golfe persique. Pour Au programme, la visite du lycée franco-qatarien Voltaire, un dîner privé avec l'émir du Qatar, une participation au forum économique de Doha, la visite du chantier Bouygues-Qatar Petroleum, la signature d'accords, la visite du musée d'arts islamiques sont au programme.

Hollande ne prendra pas la route de Damas
Hollande doit maintenant faire taire les polémiques récurrentes de campagne et d'opposition systématique sur l'importance des investissements en France du Qatar, devenu en 2011 propriétaire emblématique du club de football Paris Saint Germain.
Lors de sa visite, devrait être finalisé un fonds commun franco-qatari destiné à financer des PME, en lieu et place du projet très contesté du Qatar, qui en 2011 prévoyait d'investir 50 millions d'euros dans les banlieues françaises. Ce nouveau fonds repose sur un partenariat entre la Caisse des dépôts et consignation et la Qatar Investment authority (QIA). 

Le volet économique de cette visite officielle sera très important, avec
une forte délégation de patrons de grandes entreprises
Même si "la méthode du président n'est pas celle d'un VRP", selon l'Elysée qui se situe en permanence dans le déni, la France espère bien faire avancer quelques gros dossiers, comme le projet de métro à Doha pour lequel le groupe Vinci est en lice, ou celui du tramway de la ville nouvelle de Lusail, dans lequel s'est engagé Alstom. Alors qu'Airbus équipe déjà quasiment toute la flotte qatarie, de nouveaux achats pourraient être annoncés à l'issue du déplacement. 

Dans le domaine énergétique, la compagnie Total, dont les investissements dépassent 5 milliards d'euros au Qatar, vient quant à elle de signer un contrat pour le
doublement des capacités de la raffinerie de Ras Laffan, dans le nord du pays.

Mais le dossier "d'importance stratégique majeure" est celui du Rafale, admet-on dans l'entourage du président. "Le Qatar a validé techniquement" l'avion de combat français, et "on attend des qatari qu'ils puissent rapidement nous confirmer l'engagement de négociations sur le Rafale seul", soulignent des sources gouvernementales. L'appareil du groupe Dassault Aviation est en concurrence avec l'Eurofighter construit par BAE Systems, Finmeccanica et EADS.

Mais 
la Syrie sera également au coeur des entretiens

Hollande et Fabius lui consacrent plus de temps qu'à tous les otages français réunis.

Samedi, jour d'arrivée de Hollande à Doha, les ministres des Affaires étrangères des onze pays du groupe des "amis de la Syrie" se réunissent dans la capitale qatarie pour discuter de l'aide à apporter aux rebelles syriens de l'Armée syrienne libre (ASL), la principale faction de l'opposition armée, soutenue par l'Arabie saoudite et le Qatar. 

Ce dernier a déjà soutenu les soulèvements du Printemps arabe, avec les conséquences que l'on sait sur leur instabilité et la montée en puissance des islamistes.

Une ingérence à hauts risques
Le régime de Damas a franchi une ligne rouge avec l'utilisation d'armes chimiques, mais reçoit le soutien de plus en plus appuyé du Hezbollah libanais, en plus de ceux de la Russie, de la Chine et de l'Iran.
Or, en plus des armes et de l'argent distribués aux groupes combattants, les deux monarchies du Golfe financent la formation de combattants djihadistes du nord de l'Afrique et du Moyen-Orient. Ils seraient déjà au nombre de 2.000 en Syrie. L'opposition armée bénéficie également de l'appui de la Turquie, qui met à sa disposition une précieuse base arrière et un important soutien logistique.

Et les soutiens aux rebelles ne sont pas désintéressés
Ces soutiens qui travaillent à la chute de Bachar al-Assad ont de nombreux projets économiques et financiers pour la Syrie, bien éloignés de l'idée d'y installer la démocratie.
Ainsi, derrière les volontés affichées par les soutiens de la rébellion d'installer la démocratie en Syrie, se cache une volonté de réorganiser la région à leur profit. Dans un premier temps, il s'agit de casser l'axe Iran-Syrie-Hezbollah. L'Arabie saoudite est, en effet, l'ennemi juré du régime iranien pour des raisons idéologiques et d'influence sur le monde musulman. 


Le Qatar et l'Arabie saoudite, qui partagent les mêmes objectifs, obéissent également aux voeux de leur allié et protecteur américain. Installer un régime proche de l'Arabie saoudite et du Qatar en Syrie permettrait de sécuriser les approvisionnements énergétiques occidentaux et d'affaiblir le Hezbollah, ennemi le plus menaçant d'Israël. Par ailleurs, les raisons du soutien de la Turquie aux rebelles tiennent à "son projet de jouer un rôle primordial dans les relations internationales au Moyen-Orient, en devenant le bras armé des Américains". A voir...

Dans ses bagages, il emporte cinq ministres
: Laurent Fabius (affaires étrangères), Manuel Valls (Intérieur), Nicole Bricq (Commerce extérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Frédéric Cuvillier (Transports), à l'exclusion d'Arnaud Montebourg, encore une fois...

Pépère ira aussi faire des salamalecs au roi Abdallah de Jordanie à Amman, au cours d'un dîner de travail, dimanche soir.
Lors de sa visite, Hollande et sa compagne Valérie Trieweiler, avec laquelle il n'est pas marié, seront conviés samedi soir à un diner privé, avec l'émir du Qatar, son épouse, et le prince héritier, signe notable de souplesse protocolaire dans l'émirat musulman. 

Dimanche à Amman, le président français rencontrera en tête à tête le roi de Abdallah II avant un diner de travail. Sur la table,
"les urgences dans la région, et en particulier la crise syrienne", à nouveau, a indiqué l'entourage de Hollande soulignant que la Jordanie est "particulièrement exposée" au conflit en Syrie, dont elle accueille quelque 500.000 réfugiés.


En janvier dernier, Hollande n'avait pas souhaité passer par Doha
à l'occasion d'un déplacement présidentiel à Abou Dhabi (photos ci-dessous). 













Cette fois-ci, François Hollande s'est résolu à se rendre dans la petite péninsule, "après avoir beaucoup hésité".
Hollande a encore mis ses discours dans sa poche et son mouchoir par dessus...