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samedi 1 novembre 2014

Rendre hommage à un activiste altermondialiste, c'est donc casser du flic ?

Trois manifestations dégénèrent à Nantes, Dijon et Toulouse
A Nantes, le sang a coulé en hommage à Rémi Fraisse 
C'était prévisible après de précédents affrontements dans la ville de l'ancien Premier ministre. Samedi après-midi, des affrontements ont éclaté entre opposants radicaux au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) et gendarmes et policiers. Les premiers ont jeté des bouteilles en verre et divers projectiles sur les forces de l'ordre qui ont dû se protéger. Ils ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, provoquant des mouvements de foule sur le cours des Cinquante-Otages, l'une des principales artères du centre-ville. Au moins six personnes ont été blessées, selon la préfecture: trois manifestants ont été touchés par des coups de matraques et des éclats de grenades de désencerclement ; l'un d'entre eux aurait aussi été blessé au visage par un tir de flash-ball, selon des photos postées sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, 21 manifestants ont été interpellés, indique le préfet de Loire-Atlantique Henri-Michel Comet. 

Trois policiers ont aussi été blessés, notamment par des projections d'acide. 
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a estimé sur TF1 que les rassemblements n'étaient pas "des manifestations qui rendent hommage à la mémoire de Rémi Fraisse". C'est exactement le contraire: la préméditation des antifas d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) est patente, puisqu'ils étaient équipés de produits illicites et en ont fait usage pour venger leur camarade. Si ce sont bien "des exactions, des débordements inacceptables", comme le dit le p'tit Cazeneuve, elles ne sont pas dues à des "casseurs" comme il est convenu de l'affirmer en pareilles circonstances. 
Le ministre a "appelé chacun au calme". Un appel également lancé plus tôt dans la journée par le préfet Henri-Michel Comet qui demandait la fin de la manifestation. "Nous sommes face à des groupes violents qui cherchent l'affrontement depuis deux heures", notait-il après 18 heures. "Je salue le sang froid des forces de l'ordre dans ce contexte d'affrontements délibérés." 
Dans un communiqué, les services du premier ministre Manuel Valls ont condamné "avec fermeté" (!) les violences commises à Nantes (comme à Toulouse ou Dijon), les qualifiant d' "insulte à la mémoire de Rémi Fraisse". Une erreur d'appréciation qui de la part d'un professionnel de la police, en tant que prédécesseur de Cazeneuve. 
De son côté, l'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a condamné fermement les violences et leurs auteurs, qu'il qualifie d'"adversaires de la démocratie". Le député de Nantes était personnellement visé pour son attachement à son projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes combattu par les écologistes les plus radicaux. Enfin, la maire (PS) de Nantes a condamné une "situation acceptable pour les Nantaises et les Nantais. On ne peut accepter qu'ils soient pris en otage par des groupes ultra-radicaux."
Ces violences volontaires en soi-disant hommage posent la question de la présence de l'ultra-gauche dans les rangs d'Europe Ecologe-les Verts.

L'hommage à Rémi Fraisse dégénère aussi à Dijon

Le cortège de 200 personnes rue de la Liberté, au centre de Dijon a donné lieu à plusieurs affrontements et des dégradations en centre-ville qui étaient nettement moins prévisibles dans cette ville bourgeoise. Les "pacifistes" d'EELV ont cassé une dizaine de vitrines et souillé la ville de nombreux tags anti-police en fin d'après-midi ce samedi.  
Vers 17h, les manifestants étaient casqués comme le prévoyaient les organisateurs. Il a suffi de quelques minutes de défilé dans les rues aux activistes pour contraindre les forces de l'ordre à intervenir, lorsqu'une trentaine d'individus a commencé à s'attaquer aux vitrines, notamment de la rue Berbisey et de la rue Charrue. 

Les pompiers ont dû également intervenir sur des feux, alors que certaines rues restaient bloquées le temps d'évacuer les manifestants et de sécuriser le secteur. Sur la place Nathalie Koenders, la première adjointe au maire de la ville a expliqué que des équipes municipales sont rapidement intervenues pour sécuriser les vitrines et ainsi éviter des accidents liés aux bris de glace. "C'est une mauvaise surprise pour Dijon mais d'autres villes n'ont pas été épargnées".

Toulouse a été à la hauteur de sa réputation de violence

L'extrême gauche connaît le chemin de la rue. Le plateau du Larzac et les occupants du réservoir de la vallée du Testet sont descendus sur Toulouse: 
le millier de personnes rassemblées cet après midi place du Capitole n'a pas manqué de se lâcher. Quelques centaines de manifestants dont un noyau dur de quelques dizaines d'agitateurs ont voulu prendre la direction du palais de justice.


Non autorisée la manifestation s'est transforme en guérilla contre l'important dispositif de forces de l'ordre dans les petites rues du centre ville de Toulouse. Tir de grenades lacrymogènes contre vitrines brisées et poubelles brûlées. En début de soirée, une petite centaine de manifestants masqués et déterminés continuait de provoquer les forces de l'ordre. Tout semblait être rentré dans l'ordre vers 20h30. Le dernier groupe de manifestants a été dispersé un peu avant 22h. La préfecture annonce quatorze interpellations ainsi que deux blessés parmi les forces de l'ordre et un blessé chez les manifestants.

Les heurts se sont déplacés vers la place Wilson et aux abords de la station de métro Jean Jaurès la plus importante de la ville où se croisent les deux lignes. La ligne A du métro a dû être fermée par mesure de précaution. A 19h00, le préfet de Haute-Garonne lançait un appel au calme, alors que quelques 300 policiers et gendarmes mobiles restaient mobilisés et qu'un hélicoptère de la gendarmerie survolait encore le centre ville à la recherche d'enragés extrêmement aguerris au combat de rues et mobiles.

Une débauche de moyens à la charge de la collectivité

Jusqu'en début de soirée un hélicoptère de la gendarmerie a survolé le centre ville de Toulouse pour soutenir les gendarmes au sol.





Plusieurs vitrines de magasins et de banques ont été brisées, du mobilier urbain détruit ou incendié, ainsi que des poubelles. Les Toulousains qui faisaient leurs courses du samedi dans les commerces ouverts en ce jour férié ont trouvé refuge dans les boutiques.


Les derniers manifestants se sont regroupés vers 20h place du Capitole là où tout avait débuté dans l'après midi quatre heures plutôt.

Hécatombe au PS: un militant retranché sur une grue pour le remboursement de sa cotisation

Un désespéré s'est retranché au sommet d'une grue

Sud Ouest rapporte que le socialiste veut "my money back" pour les années 2010 et 2011, 
en ce samedi 1er novembre à Floirac en Gironde.

L'homme de 39 ans a pris de la hauteur au-dessus du caniveau socialiste, rue du Mascaret à Floirac. 
Il aurait "des exigences pour le moins surprenantes", selon le quotidien régional qui le qualifié d'"individu". "En prison j'ai appris les règles; au Parti socialiste, on ne respecte pas les règles", a-t-il expliqué par téléphone. Encore une victime de l'univers carcéral !

Sa compagne a expliqué qu'il parlait de monter dans la grue depuis plusieurs jours. 
Ce qu'il a fait ce matin. Il a pris avec lui un sac à dos dans lequel se trouve de la nourriture.

Le déçu du socialisme 
est redescendu vers 14h30

Gironde : réfugié sur une grue, il voulait le remboursement de sa cotisation au PSLe gouvernement a aussitôt déployé un fort contingent de forces de police, avec le sentiment qu'il a déjà fait assez de morts cette semaine? Des négociations ont été menées pour faire descendre ce naïf. Ce responsable associatif connu à Floirac a expliqué qu'il avait tenté pendant plusieurs mois,mais en vain, de se faire rembourser. 
La Rue de Solférino a en effet décidé de remobiliser la gauche pour stopper l'hémorragie d'adhérents et le moment est mal choisi pour récupérer un mauvais placement. 

L'individu [sic] est finalement descendu avec l'aide des pompiers, en début d'après-midi. Deux d'entre-eux avaient grimpés à sa rencontre. 
Des examens médico-psychologiques seront réalisés pour déterminer quelles suites donner à cette contestation spectaculaire. C'est entre TIG et hôpital psychiatrique, faute de goulag... Mais il se murmure que Valls y songe grave. 
Le PS ne dit pas en revanche s'il rendra son argent au malheureux.

Najat Belkacem n'est pas une femme politique libre

Son mari aurait retrouvé un emploi... à l'Elysée: pas si Vallaud ! 

Ancien directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg, 
le mari Belkacem s'était trouvé fort marri quand le ministre fossoyeur de l'Industrie française avait quitté Bercy fin août. 

Mais on sait désormais qu'il n'est pas au nombre de ceux que Frère Rebsamen veut traquer, car il n'a pas été en recherche d'emploi trop longtemps.  

Pole emploi n'y est évidemment pour rien.
Or, avant même l'arrêté officiel, Libération rapporte que Boris Vallaud  pourrait devenir secrétaire général-adjoint de l'Elysée.

La république des copains (et des coquins) fonctionne à plein régime

L'ancien directeur du cabinet du préfet du Gard, puis secrétaire général de la préfecture des Landes -zone socialiste prioritaire- est issu de la promotion de l'ENA Leopold Sédar Senghor (2004) comme Emmanuel Macron. Au Château, il prendrait la place de Nicolas Revel annoncé partant pour la Caisse d'Assurance maladie à partir de la mi-novembre, en remplacement de Frédéric Van Roekeghem, sur propositions des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin. 

L'arrivée possible de Boris Vallaud à l'Elysée fait déjà grincer des dents à l'UMP.



Reste que le couple Vallaud-Belkacem a mis tous ses oeufs dans le même panier 

Vallaud a pris du poids:
la république nourrit bien ses serviteurs
en liant son sort à Hollande et qu'aucun des deux n'est désormais libre de sa parole sans compromettre les ambitions de l'autre. La république a-t-elle à gagner en rétrécissant ainsi son périmètre à un petit nombre et quelques couples. 

Au PS, Pruneau Le Roux trouve toutefois que tout va très bien, monsieur le petit marquis... 
Quant à Cambadélis, personne ne lui demande plus son avis. 
On attend du Verts Mamère qu'il évoque la "république bananière", un fin connaisseur, mais c'était avant 2012 !

Tunisie: Bernard-Henri Lévy n'est pas le bienvenu

"BHL dégage" et "Non aux intérêts sionistes en Tunisie"

L'islamisme tunisien progresse, mais ne fait pas de progrès
Des dizaines de Tunisiens ont manifesté contre l'arrivée de BHL
Le polémiste Bernard-Henri Lévy, écrivain et philosophe français, a découvert la Tunisie nouvelle dans la nuit de vendredi à samedi à l'aéroport de Tunis-Carthage. 

Les protestataires ont exigé le départ de Bernard-Henri Lévy

A grands cris, ils ont accusé BHL d'être animé d'une "haine contre les Arabes et les musulmans", ont rapporté les deux radios privées Mosaïque FM et Shems FM. 
Les manifestants ont physiquement bloqué la sortie principale des visiteurs à l'aéroport, poussant des agents de sécurité à faire sortir l'écrivain par une porte secondaire, a précisé Shems FM.
Selon une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, des dizaines de manifestants criaient "Non aux intérêts sionistes sur le sol tunisien", ou "BHL dégage". L'acteur Lotfi Abdelli, très populaire en Tunisie, figurait parmi les manifestants. L’artiste tunisien a confirmé que les protestataires ont bien vu Bernard Levy à l’aéroport Tunis-Carthage et ont tenté de l'empêcher d’entrer sur le territoire tunisien. Les agents de sécurité ont dû l'exfiltrer par une autre porte pour éviter d'éventuels accrochages, et sont intervenus à plusieurs reprises auprès des protestataires pour leur demander de se calmer, expliquant qu’il leur était impossible de l’empêcher d’entrer en Tunisie, vu que sa visite est tout à fait légale.

Le porte-parole du ministère tunisien des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire sur cette visite et la manifestation.
Mokhtar Chaouachi n'a exprimé ni excuses, ni regrets.

Militant des droits de l'homme tunisien,
Moncef Marzouki est président de la République tunisienne à titre provisoire. C'est un proche d'Ennahdha, parti politique islamiste, qui a obtenu le pourcentage de voix le plus élevé lors des premières élections organisées après la la révolution de 2010-2011.

Galère mardi: SNCF et RATP nous reprennent en otages

Les "djihadistes" de la CGT lancent un appel à la mobilisation nationale

La CGT a déposé des préavis de grève à la SNCF et à la RATP pour mardi
La CGT retourne son instrument de travail contre les usagers
dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale pour la défense du service public dans les transports, a-t-on appris vendredi. Les deux entreprises ne communiquent pas de prévisions de trafic dans l'immédiat: les agents peuvent se déclarer grévistes jusque 48h à l'avance.

Il s'agit d'une "mobilisation inter-catégorielle" et non d'un mouvement social propre à la SNCF, a nuancé l'entreprise ferroviaire, qui indique que les usagers n'auront pas droit à "l'éventuel impact sur le trafic" avant dimanche.

Les mots d'ordre
Dans le viseur du syndicat, également, le projet d'Emmanuel Macron de libéraliser le transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise "en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes".

Parmi les syndicats, la fédération d'extrême gauche semble être la seule à penser  "la course du patronat contre le 'coût du travail' entraîne un dumping social en général et particulièrement agressif à l'encontre des salariés des transports".

La CGT s'inquiète en outre de "l'abandon définitif de l'écotaxe", qui "va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures, déjà mis à mal depuis le désengagement de l'État (...) et conduire à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant... payantes !" 

Le lieu des réjouissances varie selon la catégorie de transport 

Des préavis de grève ont été aussi déposés dans les aéroports parisiens et dans les transports urbains en province, a précisé l'Union interfédérale des transports, qui coiffe les fédérations CGT des transports.

La CGT entend dénoncer la réforme du rail, votée cet été malgré deux semaines de grève des cheminots, qui "fragilise encore plus l'entreprise nationale SNCF avec des effets qui ne se font pas attendre (fermetures de lignes, fermetures de centaines de guichets, suppressions de contrôleurs sur les TER)".

Le préavis de grève national à la SNCF court du lundi 3 novembre à 19h00 jusqu'au mercredi 5 à 08h00, a précisé la CGT-Cheminots.

Du côté de la RATP, qui régit les transports publics à Paris et en Ile-de France (métro, bus, tramway, certains RER), un préavis de grève a été déposé du lundi à 22h30 au mercredi à 06h30.

Des perturbations à prévoir du fait des cortèges syndicaux
Les agents en grève descendront dans la rue pour défendre "l'emploi, les salaires et le service public", selon la CGT-RATP.

A Paris, entre les 14e-15e et 7e arrondissements  
Un rassemblement est prévu mardi à 14h00 autour la gare Montparnasse avant un défilé jusqu'au ministère des Transports (7e arrondissement), où une délégation sera reçue par le cabinet du secrétaire d'Etat, Alain Vidalies.


Nouvelle provocation: survol de 5 autres centrales nucléaires par des drones

Motus du ministère de l'Intérieur et de la gendarmerie nationale...

Valls est au bord de la crise de nerfs
Espionnage industriel ou
activisme des anti-nucléaires ?

Greenpeace, bien informée, nie toute implication, mais annonçait de nouveaux survols  sur plusieurs sites stratégiques français


D
es drones ont survolé l'espace interdit de cinq nouvelles centrales nucléaires vendredi soir, entre 19 heures et minuit.
EDF n'a pas souhaité confirmer l'information que les centrales de Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin) ont chacune vu leur espace aérien violé dans la soiréeEDF avait pourtant annoncé dans la semaine sa détermination à porter plainte pour chacun de ces survols.

Jeudi soir déjà, Penly ainsi que celle de
 Golfech en Tarn-et-Garonne, proche de Sivens (100 km) où un activiste altermondialiste est mort, avaient été survolées vers 21 heures par des drones qui n'avaient pas été neutralisés "car ils ne représentaient pas de menace directe" pour la sécurité des installations, avait assuré un porte-parole de la gendarmerie.

La première a été la centrale de
Creys-Malville (Isère) en cours de déconstruction, le 5 octobre. Les six autres sites ont été survolés dans la semaine du 13 au 20 octobre, certains à plusieurs reprises : Blayais (Gironde) le 13, Nogent-sur-Seine (Aube) le 13 et le 19, Cattenom (Moselle) le 14, Chooz (Ardennes) et Gravelines (Nord) le 19, Le Bugey (Ain) le 19 et le 20. Areva avait alors assuré, sans plus de précision, qu' "il n'y a[vait] pas eu de survol significatif des installations", et qu' "il n'y a[vait] pas eu de menace sur [leur] sûreté".

Et de douze !

Sept centrales nucléaires françaises avaient déjà été survolées par des drones au cours du mois d'octobre, des incidents "sans conséquences" selon EDF, mais qui ont soulevé à nouveau la question de la sécurité des sites liés à l'atome.
Le ministère de l'Intérieur s'est félicité jeudi que ces survols aient été "tous détectés" et a assuré que tous ne ne représentaient "aucun danger pour la sécurité des installations survolées, qui sont censées résister à des secousses sismiques de forte magnitude ou à des crashs d'avions de ligne".

Greenpeace souligne que cela témoigne "d'une opération de grande envergure". Le colonel Jean-Pascal Breton, porte-parole de l'armée de l'Air, a au contraire relativisé la menace, argumentant sur la toute petite taille des engins et que les autorités ne disposaient que de témoignages :
"Les drones qui ont été évoqués par les témoignages sont des mini-drones de toute petite taille en vente dans le commerce."
Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve a rappelé que des "dispositifs de neutralisation des drones" existent [mais qu'ils sont en révision ?] et qu'une " enquête judiciaire [était] en cours"... Le petit homme ne s'est d'ailleurs pas attardé sur ces modalités de neutralisation.

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites
. Il est passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.
900.000 euros, une rentrée d'argent inespérée par les temps qui courent.
Mais encore faudrait-il que le pt'it Cazeneuve coure vite et attrape ceux qui le narguent...

L'avenir du Burkina-Faso est-il islamiste ?

Le parti du président démissionnaire n'était pas membre de l'Internationale socialiste

Le Burkina Faso, premier pays du "printemps noir" ? 
Le futur de ce pays est-il vraiment militaire ?
La presse occidentale a repris le crayon de ses caricatures passées. La rue burkinabèe aurait agi avec la plus grande spontanéité et la fougue de la jeunesse aurait suffi à déboulonner Blaise Compaoré, en route, dit-on, pour le Ghana. 
Le Parti pour la Démocratie et le Progrès (PDP/PS4) n'aurait donc pris aucune part dans la fin d'un pouvoir qu'il revendiquait pourtant depuis trois décennies et la démocratie aurait gagné après 27 années de stabilité.
Il a néanmoins  mobilisé des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Ouagadougou, accusant Blaise Compaoré de fomenter un "coup d'état" constitutionnel. L'importance de ce motif doit toutefois être relativisé au regard des pratiques africaines. 

Nul n'est besoin d'être militaire pour être dictateur
En République islamique d'Iran, le pouvoir est exercé par un religieux, l'ayatollah Ali Khamenei, 75 ans, qui n'a pas dit son dernier mot après 25 années de pouvoir absolutiste et sectaire. L'actuel Guide suprême de la Révolution islamique est un terroriste,
Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe, ancien chef de guérilla qui se dit "diplômé en violence", ne peut donner des leçons de démocratie à son collègue bukinabè, puisqu'il exerce sa dictature "marxiste-léniniste-maoïste" depuis 1987, à l'âge de 90 ans.

Depuis la démission de Blaise Compaoré vendredi,
le Burkina Faso, "pays des hommes intègres", a remis son avenir entre les mains d'un militaire. Les insurgés miseraient sur l'un d'entre eux, le chef d'état-major des armées, Honoré Traoré, qui assure l'intérim dans l'attente d'élection. Mais l'invraisemblance de cet engouement laisse présager une menace plus réelle: d'une part, les jeunes n'ont aucune attirance naturelle pour l'armée et, d'autre part, d'autres militaires, se disputent le pouvoir, l'un retraité, d'autres plus jeunes, constitués en junte. Cette menace ne serait pas tant militaire ou politique, que religieuse. Déjà, certains experts parlent en effet de "printemps noir" en octobre.
La crainte d'un coup d'état militaire

Désigner des militaires comme seuls prétendants est une première manipulation. L'intention de la première force politique alternative est claire: discréditer l'armée qui assure pourtant le maintien de l'ordre actuel et limite les risques de violence. Jusqu'ici parti observateur de l'Internationale socialiste, le Parti pour la Démocratie et le Progrès, ex-Mouvement du peuple pour le socialisme, compte sur l'opinion internationale réserver un mauvais accueil aux militaires, évacuant les exemples des glorieux putschistes de l'histoire de la gauche, tel Chavez.   

La presse occidentale décrit la déception des manifestants 
Réunis place de la Nation, comme place Tahrir, au Caire en Égypte, les dizaines de milliers de manifestants qui fêtaient le départ de Blaise Compaoré ont déchanté en apprenant que le nouvel homme fort est Honoré Traoré, nommé par l'ancien président en avril 2011 à la tête de l'institution militaire, en récompense de sa gestion de la révolte survenue cette année-là dans le pays. "Il est considéré comme très proche de l'ancien président", explique le rédacteur en chef du Reporter, un journal burkinabè.
Cette prise de pouvoir n'a aucune légitimité constitutionnelle: la constitution prévoit que le président de l'Assemblée assure l'intérim, en aucun cas le chef des armées. Des centaines de manifestants continuent donc de se réunir devant le siège de l'état-major pour réclamer un autre président. 
Un président de transition. 
Quel futur pour le Burkina Faso ?
Honoré Traoré, au centre
"Dans ce genre de moments, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de risque de coup d'état militaire", admet un journaliste qui ne minimise pas le risque de basculement dans la terreur. Il demeure pourtant confiant. "Il ne fait pas l'unanimité, mais si l'opposition l'a laissé prendre le pouvoir c'est qu'ils ont l'assurance qu'il ne va rien tenter". Une analyse partagée par Justin Yarga, journaliste pour la chaîne de télévision Burkina 24. "L'armée n'a aucune légitimité; elle s'est tenue à l'écart de la révolte. C'est le peuple qui s'est révolté, pas elle, insiste-t-il. Et le journaliste de porter en avant les jeunes, non organisés et manipulables. "Les militaires se sont impliqués trop tard pour réclamer la paternité de cette révolte", polémique-t-il. 
Les mêmes schémas se profilent. Comme à Kiev où la destitution du président en février 2014 a conduit à un gouvernement pro-européen d'abord dirigé par Oleksandr Tourtchynov, puis par Arseni Iatseniou, démissionnaire en juillet 2014 et finalement élu avec 22 % des voix en octobre 2014, le processus pourrait se répéter à Ouagadougou avec un président par défaut d'abord, le temps d'apaiser les tensions. L'annonce toutefois de la suspension de la Constitution par un groupe d'officiers de l'armée nourrit  ce jour les craintes des manifestants. La confusion est donc encore grande, puisque cette annonce vient contredire celles'oppose à celle du général Traoré qui avait dit assumer la continuité du pouvoir.  

Les rivalités de 
opposition politique, facteurs d'instabilité 

Les partis se préparent à la lutte pour le pouvoir. 
Unis contre Blaise Compaoré, les partis d'opposition sont entrés en compétition. "Ce sont des alliés de circonstance, les partis étaient unis face à Compaoré. Même si ce n'est pas encore visible, les luttes entre les principaux leaders vont bientôt émerger.
Parmi les figures potentiellement rassembleuses, celle du général en retraite Kouamé Lougué a émergé. "Au sein de la population, c'est sûr qu'il est largement soutenu. Il a beaucoup plu quand il était ministre de la Défense, mais je crois qu'il n'est pas dans la course au pouvoir," analyse Ladji Bama, qui conclut : "Ca se jouera entre les partis d'opposition". Parmi eux, deux sont particulièrement bien placés. L'UPC de Zéphirin Diabré, un homme d'affaires (Areva), "le vrai chef de l'opposition" aux yeux du journaliste politique. Mais à la compétence, les jeunes préféreraient le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) qui n'est pas un nouveau parti, mais la fusion de 13 partis politiques socio-démocrates, aussi peu gérables que le PS français ou EELV...

La société civile a un rôle à jouer. 
Au-delà des partis, de nombreuses associations et autres formations "apolitiques" ont émergé depuis le début de la contestation populaire. A l’image du mouvement "Y’en à marre" du Sénégal, la plus connue au Burkina -notamment grâce à une émission de radio- s'appelle le Balai Citoyen, un mouvement lancé par deux jeunes musiciens, qui remporte l'adhésion des jeunes déçus de la classe politique, Sams K Le Jah (reggae et radio) et Smockey qui fait du rap. "Les partis vont leur faire les yeux doux pour s'attirer les votes de leurs sympathisants et profiter de leur capacité de mobilisation", prophétise-t-on. Le message de Sams’K le Jah exploite clairement la colère sociale: "on a par exemple les coupures de courants. Il n’y a pas longtemps, la bouteille de gaz a connu une augmentation de près de 50%, ça ne s’explique pas !" Leurs textes sont politiques (Ce président-là) et ils ont créé une page Facebook pour partager leur mouvement.
Le Balai Citoyen a partagé la photo de Souleymane Ouedraogo.

Le rôle des réseaux sociaux dans le soulèvement du Burkina Faso aura été nul. 
La population manifestait en nombre dès mardi avant qu’on parle du mouvement sur Facebook, le seul véritablement suivi. En revanche, ce mouvement est très important pour la jeunesse des états limitrophes et nombre d’Africains des pays voisins en Afrique de l’Ouest ont posté des messages de soutien au Burkina sur les réseaux sociaux.  La mobilisation du Burkina peut être un exemple et pourrait avoir un vrai rôle sur la jeunesse africaine.

Le politique face au religieux


D'après le recensement de 2006, la proportion de musulmans s'élève à 60,5 %. 
Mais l'ethnie des Mossis a toujours défendu ses croyantes animistes contre les influences islamiques des musulmans venus du Mali. Aujourd'hui, on les retrouve toutefois dans les villes de Bobo-Dioulasso, Kong ou Bunduku. D'autres marchands transsahariens sont arrivés du Nigéria, ont épousé des femmes Mossis et la communauté musulmane s'est agrandie , assurant l'éducation islamique. Passés sous hégémonie peule, ils se transformèrent en émirats, sous la coupe de deux califats, à l’ouest et à l’est. Pendant le grand djihad de 1809-1867 contre les animistes, l'islam s'étendit dans la région de la Côte d'Ivoire, de la Guinée et de la Haute-Volta, l'actuel Burkina-Faso (depuis 1984).
Les mouvements islamistes s'opposent à la culture européenne dominante. Pour autant qu'on sache, ils ne représentent pas encore une réelle menace, mais le fait qu'ils ont intégré des groupes ethniques divers constituent à la fois une faiblesse et une force à maintenir sous vigilance. Les petits garçons, appartenant principalement aux classes moyennes, sont en effet soumis à l'éducation dans les madrasasDes mosquées se construisent et des imams prêchent jusqu'à la télévision nationale.
Il existe des mouvements islamiques, mais ils sont apparemment divisés. L'opportunité que leur offre l'opposition politique pourrait toutefois les rassembler.

Les réactions internationales

L'ONU a envoyé un émissaire au Burkina Faso pour tenter de mettre fin aux violences. Le secrétaire général de l'organisation, Ban Ki-Moon, "suit avec une grande inquiétude la détérioration de la situation". 
Washington se dit "très inquiet".

L'Union Europénne a insisté sur "le sens de la responsabilité" que devaient assumer "toutes les forces politiques, de l'armée et des institutions républicaines".

Paris appelle "toutes les parties à la retenue"  
L'Elysée a réagi en "saluant" la démission de Blaise Compaoré et appelle à la "rapide tenue d'élections démocratiques". Mais Hollande a exercé des pressions, comme l'atteste cette lettre:

L'ambassadeur de France à Ouagadougou a d'ailleurs rencontré les chefs de l'opposition pour trouver une solution pour une sortie de crise, affirme France 24. Concernant les ressortissants français au Burkina Faso (environ 3.500), Laurent Fabius a assuré qu'il n'y avait "aucun risque" et que "les décisions ont été prises pour qu'ils soient rassurés". 



1er novembre: le tarif de l'électricité augmente de 2,5%, malgré les promesses de Royal

Le nouveau mode de calcul, une excuse pour augmenter la facture

Ségolène Royal avait promis, à grands cris


La ministre socialiste 
était catégorique

A l'arrivée, les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers  augmenteront bien de 2,5% à partir du 1er novembre, pour commencer.
Sur courant alternatif, la ministre rétropédale, en catimini

Le décret définissant la nouvelle méthode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité fait gonfler la facture

Cette hausse intervient une fois les élections passées. Le gouvernement avait annoncé une hausse de 5% des tarifs qui devait s'appliquer au 1er août pour couvrir une partie du manque à gagner subi par EDF en 2012 et 2013, estimé à 1,14 milliard d'euros par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). La précédente hausse - de 5%- avait été appliquée en août 2013. 
Or, l'effet aurait été désastreux avant les municipales et les sénatoriales. Elles ont de toute façon été catastrophiques pour le PS mais le pouvoir peut maintenant procéder sans états d'âme à la hausse prévue l'été dernier, mais différée et désormais définie par un nouvel arrêté tarifaire publié au Journal officiel. 

Les tarifs devaient augmenter plus modérément cet automne, assurait le gouvernement. 
Des rattrapages tarifaires repoussés par stratégie politicienne étaient devenus inéluctables.  Dans le détail, l'augmentation de 2,5% pour les particuliers se décompose en une hausse de 1,6% au titre de la nouvelle méthode de calcul et de +0,9% au titre du rattrapage tarifaire. Pour les entreprises,  c'est -0,7% surr les tarifs bleus professionnels dans l'optique d'une relance de l'activité des entreprises, mais + 2,5 % pour les tarifs jaunes (des petits professionnels) et + 3,7 % pour les tarifs verts (des industriels)
Des tarifs EDF dont 28,5 millions de foyers en France supportent les coûts (contre près de 31 millions en 2013), malgré l'ouverture du marché à la concurrence, pour supporter les aides sociales aux plus défavorisés, lesquels sont assez peu blonds. En 2013,  400.000 foyers modestes supplémentaires à charge des 28 millions bénéficiaient déjà des tarifs sociaux de l'électricité. 

Méthode Royal "par empilement"

Instauré par Ségolène Royal, la ministre l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le nouveau mode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité devait permettre de systématiquement contenir les hausses de prix... Il  a été publié au terme d'un bras de fer entre EDF et les fournisseurs alternatifs privés  dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique

La nouvelle méthode dite "par empilement" ne prend plus seulement en compte les coûts économiques de l'électricien EDF (production, transport, commercialisation) mais elle intègre les coûts des différentes composantes de la filière. Il était donc trompeur de promettre de contenir les hausses. Ainsi, se superposeront le coût de production nucléaire (Arenh), le complément à la fourniture d'électricité, les coûts commerciaux d'EDF, les coûts d'acheminement (Turpe) calculés par le régulateur de l'énergie, ainsi qu'une rémunération d'EDF. A noter que les prix du marché de gros, qui représentent de 7 à 10% de l'empilement total, qui avaient fortement baissé depuis deux ans repartent à la hausse depuis que Hollande brandit des sanctions contre Poutine.

Le nouveau mode de calcul entraînera de nouvelles hausses à court terme. 
Il sera en effet nécessaire d'appliquer une hausse de 5,6 % - et non plus 5%- pour les clients bleus - soit 6,7 % pour les consommateurs domestiques et 1,3 % pour les petits professionnels -, de 2,9 % pour les jaunes et de 4,2 % pour les verts.
Ces augmentations s'empileront sur les favorisés, ceux qui sont de moins en moins nombreux à travailler.