POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 2 janvier 2013

Islam: Charlie Hebdo harcèle les religions de provocations

Sa BD "halal" sur la vie de Mahomet est-elle indispensable ?

Mahomet, fonds de commerce du canard anar

Charb, autodidacte, mais
éducateur des masses
Charlie Hebdo publie un hors-série intitulé La Vie de Mahomet, une biographie en BD "halal". 
Alors qu'en démocratie éclairée, elle pourrait jouer un rôle fédérateur des différences en sorte que les citoyens vivent en paix, la presse a souvent choisi  solidairement de considérer l'impertinence et l'agression, dans le meilleur des cas comme une liberté de ton et dans le pire, comme l'incarnation démocratique de la liberté d'expression. 
Et la presse satirique, qui jouit de toutes les libertés, comme Hollande de tous les pouvoirs, trouve sa raison d'être dans la dénonciation des petits travers et des grands abus des autres, au regard de son idéologie. Si elle se flatte de dénoncer les totalitarismes, son intolérance la rend en fait suspecte, voire totalitaire.
 
Respectueux, juste 
et délicat...
En maniant les armes de la provocation, elle blesse les sensibilités et crée ainsi un climat de tensions entre démocrates et catégories sociales, philosophiques et religieuses. 
Elle s'arroge le droit de décerner  ou de retirer des brevets de bon républicain à l'aune de sa philosophie. Ses jugements radicaux s'appliquent à tous les domaines, mais avec une prédilection pour les frappes visant les sectes, l'extrême droite, le catholicisme, l'islamisme, le judaïsme, la culture ou la politique, avec le sentiment d'être légitime et infaillible, comme le sont les staliniens

On a compris que
la conviction intime de leur clairvoyance et de leur supériorité les anime au mépris de leurs semblables jugés ignorants et abêtis. 
Ce sectarisme est habillé d'humour qu'il est convenu de décrypter au second degré: soit on est apte et accueilli dans ce cénacle microcosmique et pestilentiel, soit on est réfractaire à l'insulte et la scatologie et on se fait rétrograder au rang des pisse-froid et des archaïques, le degré suprême de l'opprobre étant un fascisme supposé ou avéré, selon les critères de l'extrême gauche libertaire.

Charlie Hebdo s'en est encore pris aux musulmans 
Charlie Hebdo du 19 septembre 2012
Faut-il être mauvais coucheur
pour s'offusquer ?
Au diable,
 les tabous !
Charb en tête et partout en photo, il les provoque par tous les moyens plus ou moins honnêtes et transgressifs à disposition, depuis des séries de caricatures de leur prophète Mahomet, puisque sa représentation est interdite, et des numéros spéciaux qui se veulent d'investigation et d'éducation des masses.

Charlie Hebdo sait se renouveler
tout en tournant délicatement 
autour du même sujet éducatif

 
Ce qui est éthiquement (en voilà un drôle de mot) "minable", comme dirait Ayrault, ce sont les mauvaises excuses et les méchants prétextes avancés: outre l'humour au degré adéquat, si fétide soit-il, la défense et la solidarité avec les groupes opprimés. Charlie Hebdo a été poursuivi par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la ligue islamique mondiale pour avoir vaillamment publié des caricatures de Mahomet dues au journal Jyllands-Posten ainsi que la Une dessinée par Cabu représentant " Mahomet débordé par les intégristes " déclarant que « c'est dur d'être aimé par des cons " (Le Monde du 08/02/07): ce genre de feuille ne fait pas dans la dentelle. 
Or, ces vertueux agresseurs intégristes ont tenté de se faire passer pour les défenseurs leurs camarades de la presse scandinave. L'affaire fit un tel buzz que Charlie Hebdo fit plusieurs rechutes qui remplirent à chaque fois les caisses des ces anti-libéraux cohérents, sur le dos de la xénophobie et de l'islam.
 
Le client est tellement bon que c'est donc depuis sans noble raison et à leur propre initiative qu'ils exploitent le filon. Charb creuse toujours plus profond sans chercher ni le mal ni à faire mal et accélère même l'allure de sa croisade contre la religion musulmane, suitant des pages intérieures sur la Une, pour  dégouliner cette semaine en un hors-série complet consacrés aux croyants, s'il est vrai que les musulmans laïcs ont toute sa sympathie. Charlie Hebdo vise donc la religion. 
Certains voient  dans cette démarche mercantile de mécréants une tentative pour sauver, aux dépens des croyants, les ventes d'un produit proche de la putréfaction. D'autres veulent y voir une guerre sainte contre une religion dont les pratiques seraient incompatibles avec la démocratie occidentale

Cette interprétation républicaine pose en fait plusieurs questions, telle que la légitimité de journalistes à décider de ce qui est, ou non, compatible avec notre démocratie, ou que la liberté de conscience. N'avons-nous pas des représentants élus et des juges pour  apprécier les situations difficiles, sans pressions extérieures, ces ingérences anti-démocratiques partout légitimées par la presse dans l'opinion

Il se trouve de surcroît que
la démocratie française cultive l'exception républicaine d'être laïque, dans le sens de la tolérance à l'autre et à toutes les religions - qui respectent la république -  et de maintenir avec elle, et entre elles, un modus vivendi fondé sur le dialogue et l'ouverture d'esprit. 

C'est sur cette notion de dialogue apaisé que Charb et Charlie Hebdo vont à l'encontre des valeurs de notre démocratie française. 
Toute provocation envers une même communauté-cible qui tend à générer des conflits avec le reste de la société, par la répétition de cet acharnement, devient suspecte de haine envers l'autre. Notre Code Pénal sanctionne l'appel à la haine envers les pratiquants d'une religion. Il serait déraisonnable d'attendre que les provocations répétées de Charb et Charlie Hebdo fassent couler le sang de nos concitoyens ici, par des explosions aveugles ou ciblées, ou dans le monde, par des massacres de Chrétiens, pour saisir les instances de déontologie de la presse et les tribunaux. Quand un journal remet constamment en question par ses publications l'entente paisible entre les citoyens d'une démocratie, il est du devoir des responsables élus de s'interroger sur la place de ce journal au sein e la communauté. 

Najat Vallaud-Belkacem réagit

Le "juste équilibre" 
Si Najat Vallaud-Belkacem a jugé "difficile" mercredi de "porter un jugement" sur la publication par Charlie hebdo d'une BD sur la vie de Mahomet, qu'elle n'a "pas vue" [une technique chère à Martine Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS, la porte-parole du gouvernement a souhaité néanmoins rappeler la nécessité d'un "juste équilibre" entre "liberté d'expression" et [quoi ??] et "de ne pas jeter d'huile sur le feu".

"Je ne sais pas ce qu'il y a dans cette publication donc c'est difficile de porter un jugement", a déclaré sur France 2 la binationale franco-marocaine qui réponse à tout quand on lui fournit des "éléments de langage". "Moi je crois qu'on est dans un pays où il faut toujours veiller à un juste équilibre entre la liberté d'expression et le respect de l'ordre public, la nécessité de ne pas jeter de l'huile sur le feu", a-t-elle ajouté, avec la conviction molle de la langue de bois à faire des flûtes. "Evidemment, c'est difficile de fixer une telle règle dans l'absolu, sans regarder précisément ce qu'il en est. Je n'ai pas vu ce document, il m'est difficile de juger", a insisté Najat Vallaud-Belkacem. Beaucoup de mots pour ne rien dire... Ca donne une idée du charisme de celle qui est accessoirement ministre des Droits des femmes : encore un coup bas porté à la cause féminine !

"Un récit minutieux basé sur une bibliographie rigoureuse"

C'est scientifique  ?
Charlie Hebdo a publie ce mercredi 2 janvier un hors-série intitulé "La Vie de Mahomet", une bande dessinée biographique "parfaitement halal", concoctée à partir de textes de chroniqueurs musulmans et non pas des théologiens. Il ne s'agit là ni d'une caricature, ni d'une satire, mais d'un récit minutieux [quasiment érudit !] basé sur une bibliographie rigoureuse, assure - objectivement - dans un avant-propos "Zineb", caution sociologique franco-marocaine des religions et co-auteure de l'ouvrage.

"C'est une biographie autorisée par l'islam puisqu'elle a été rédigée par des musulmans. C'est une compilation de ce qui a été écrit sur la vie de Mahomet par des chroniqueurs musulmans et on l'a simplement mise en images", renchérit Charb, qui se défend de verser dans la provocation. "Je ne pense pas que le plus savant des musulmans pourra reprocher quoi que ce soit sur le fond", insiste Charb, dont l'hebdomadaire a provoqué à plusieurs reprises des remous en publiant des caricatures de Mahomet.

"Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme"

"L'idée de ce livre, j'y pense depuis 2006, au moment des caricatures de Mahomet au Danemark. Je crois qu'au départ on avait pris le sujet un peu à l'envers, on a mis en scène un personnage dont on ne connaissait pas la vie, moi le premier", reconnaît-il, après plusieurs numéros diffamatoires. "Avant de pouvoir rigoler d'un personnage, il vaut mieux le connaître. Autant on connaît la vie de Jésus, autant on connaît rien de Mahomet", assure le prosélyte après coup: a-t-il été touché par la grâce ?

Quant aux critiques qui ne manqueront pas d'affirmer que représenter le Prophète est blasphématoire, "c'est juste une tradition, c'est absolument pas inscrit dans le Coran, plaide le dessinateur. A partir du moment où ce n'est pas pour ridiculiser Mahomet, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas lire ce livre comme on lit au catéchisme des histoires de la vie de Jésus". "Autant le fond est parfaitement halal, autant l'image, c'est mon dessin. J'ai dessiné Mahomet comme je dessine habituellement mes personnages, Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme", fait valoir Charb. Pour autant, dessiner Mahomet à l'image de Charb, n'est-ce pas une caricature plus terrible que les précédentes ?

"Pas fait pour choquer"

En novembre 2011, après la publication d'un numéro spécial baptisé "Charia Hebdo" (nom donné au no 1011 de l'hebdomadaire) contenant des caricatures de Mahomet, les locaux du journal satirique avaient été la cible d'un incendie criminel (!), son site internet piraté et Charb menacé de mort. Ce dernier vit depuis sous protection policière. 
Plus récemment, de nouvelles caricatures publiées par le journal avaient attiré à Charlie Hebdo des critiques virulentes dans de très nombreux pays musulmans, allant jusqu'à faire réagir le gouvernement français.

Même si cette fois la démarche est bien différente, Charb s'attend à ne pas plaire à tout le monde. 
"Si des gens veulent être choqués, ils seront choqués, mais ce n'est pas fait pour choquer. Les musulmans sont aussi prêts à rire d'eux-mêmes, si on se met à les considérer comme des handicapés du rire, on ne fait pas le jeu d'un islam apaisé, on fait le jeux des extrémistes. Il faut arrêter d'avoir peur, plus on a peur de l'islam, plus l'islam fera peur", commente cet ami des religions. Pour lui, "ce serait une bonne idée de le mettre dans les écoles, même des enfants musulmans peuvent le lire dans la mesure où ils acceptent que Mahomet soit représenté". Un grand pas pour l'humanité.

"Il y a de la provocation comme toutes les semaines, pas plus avec l'islam qu'avec d'autres sujets", a fait valoir son directeur de publication, le dessinateur Charb. Dans le genre démocrate, on ne fait pas mieux. 
Mais dans le genre commerçant, il est intouchable: la presse amie fait la promotion de du produit depuis samedi !

Niches fiscales: entre 500 millions à un milliard de manque à gagner

Les apprentis socialistes enregistrent un déficit de rentrées fiscales

La démagogie a un prix
que le pouvoir paie cash


Le gouvernement conteste la réalité

Elément de langage: Pas plus de 500 millions d'euros de pertes !

La presse aux ordres a pour mission de colporter que  la censure partielle du budget 2013 n'entraînerait pas un manque à gagner d'un milliard d'euros pour les finances publiques, selon l'exécutif Dans son édition du 2 janvier, Les Echos, reprenant les estimations du projet de loi de finances, estime, lui, à un milliard ce manque à gagner lié au rejet par le Conseil constitutionnel de plusieurs dispositions fiscales contenues dans le budget 2013.

"Je crois que la presse spécule un petit peu (...) Lorsque nous parlons de 500 millions, nous évoquons notamment, mais pas seulement, les 75% de taxation sur les revenus supérieurs à un million d'euros par an", a supputé Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement sur France 2, ce mercredi.
VOIR et ENTENDRE Madame la Marquise Najat Vallaud-Belkacem "délivrer" ses commentaires positifs : 


"Lorsque la presse va plus loin, elle évoque un certain nombre de dispositifs censurés, comme le déplafonnement des niches fiscales outre-mer(...) pour une part source de recettes pour l'Etat et pour une autre part source de coût pour l'Etat", a-t-elle argumenté.

Le gouvernement a bien l'intention de proposer un nouveau dispositif de taxation des hauts revenus

La binationale confirme que le pouvoir n'en démord pas, comme François Hollande l'a annoncé lors de ses voeux de fin d'année. Mais la porte-parole n'a pas été en état de donner une quelconque précision sur la forme ou le délai.

Qui dit vrai ?
Alors 500 millions ou un milliard d'euros de manque à gagner ? 
Des analystes s'efforcent de soutenir que la difficulté tient dans la nature même des chiffres du manque à gagner. Et, bien que gouverner, ce soit prévoir, et bien aussi que le gouvernement promette la transparence à propos de tout, il ne s'agirait que "de simples estimations de Bercy" et non de données certaines puisque tous les revenus de 2012 qui seront imposés en 2013 ne sont pas encore connus. Mais de "simples estimations" permettent-elles, à l'inverse, de contester les chiffres du journal Les Echos ?


On est loin d'une recette en milliards promise par le candidat Hollande

F. Hollande, clone
de Fernand Raynaud
Ainsi, le rejet de la taxe à 75% entraînerait une perte de recettes de 210 millions par an, à en croire les manipulateurs de Bercy. 
Or, comment quantifier le rendement de la défunte taxe? Idem de la remise en cause partielle du plafonnement des revenus au titre de l'ISF. Pour Bercy, le plafonnement prévu initialement aurait permis à l'Etat de récupérer entre 100 et 200 millions d'euros. Une fourchette pour le moins large...

Et la fourchette est une passoire 

Au Sénat, François Marc, le rapporteur socialiste de la Commission des Finances, déclare froidement: "l’impact de cette diminution des dépenses fiscales [les niches] à hauteur de 2,2 milliards d’euros est atténué par de nouvelles dépenses fiscales pour un montant global de 0,6 milliard d’euros, soit un solde net de diminution des dépenses fiscales de 1,6 milliard d’euros en mesures nouvelles depuis l’adoption de la loi de finances initiale pour 2012". 
Ce qui est clair s'énonce clairement: les niches fiscales ne sont pas ce qu'ils en disaient.

Et la presse dévote qui nous a vendu l'apprenti sous-ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, en expert fiscal !

Ces journalistes vertueux qui nient leurs privilèges fiscaux

"Parlez-nous de la niche fiscale des journalistes, monsieur Cohen "

Un article [commenté] de Laura Orosemane pour Rue89


Les journalistes qui fustigent les niches fiscales protègent-ils la leur ?



Ce mercredi matin sur France Inter, un auditeur de la matinale de Patrick Cohen [accusé de sympathies à gauche pendant la présidentielle] a fait resurgir ce serpent de mer que sont les avantages fiscaux accordés à la profession [des journalistes].


Originaire de Loire-Atlantique, Claude ne s’est pas démonté [!] et a interpellé directement l’animateur radio [ça relève presque de l'attaque frontale...]:
« J’aimerais beaucoup que monsieur Cohen nous parle des niches fiscales des journalistes. J’aimerais, par équité, que vous en parliez autant que les niches fiscales des restaurateurs. »

LE 7/9 DE PATRICK COHEN : ÉCOUTEZ À PARTIR DE 108 MIN

Journalistes, hôtesses de l’air, brodeurs

En cause : l’« allocation pour frais d’emploi ». Une somme de 7 650 euros que les journalistes ont le droit de déduire de leurs revenus lors de leur déclaration d’impôts.  Réponse de Patrick Cohen :
« Ce n’est pas du même coût et au même niveau. Cette déduction de 7 600 euros n’a pas été révisée depuis quinze ans. »
Un rien embarrassé, l’animateur a promis d’en parler plus tard à l’antenne.
De fait, l’allocation n’est pas une niche fiscale ou en tout cas, elle ne l’est plus. Mise en place dans les années 30, cet avantage permettait aux journalistes – comme à une centaine d’autres professions [la belle excuse] dont les hôtesses de l’air et les brodeurs du département de l’Aisne – de bénéficier d’une déduction fiscale de 30% de leurs revenus.  
Une mesure qui se justifiait dans le contexte de l’après-guerre, lorsque les maisons d’édition ne pouvaient pas payer les frais professionnels des journalistes, pour redynamiser le secteur. [Combien de corporations l'auraient alors méritée au même titre et encore aujourd'hui ?]
« Une déduction corporatiste coûteuse »
NICHES COÛTEUSES
Le coût des niches fiscales s’élèvera à 70,8 milliards d’euros prévus pour 2013. Sur les 464 dispositifs d’abattement qui existent, autant de frais pour l’Etat, les plus coûteux restent les TVA réduites.
En tête du classement, on retrouve la TVA pour les travaux de rénovations à 7% (coût : 5,3 milliards) puis la TVA réduite pour la restauration à 5,5% (coût : 3,2 milliards en 2013).
Et enfin le Crédit d’impôt recherche (3,35 milliards), l’abattement de 10% sur les retraites (3,28 milliards) et la prime pour l’emploi (2,46 milliards).
En 1996, le gouvernement d’Alain Juppé décide de revenir sur l’existence de ces niches. Elles seront toutes supprimées, sauf une : celle des journalistes, justement. [Ce n'est pas pour autant une caste...]
Après plusieurs années de négociations, l’avantage sera maintenu mais sous une nouvelle forme : un abattement forfaitaire plus juste car il n’avantage pas excessivement [sic] les stars des médias qui touchent les plus « gros » salaires.
Une mesure plus juste mais qui reste décriée. En mai dernier, des internautes ont lancé une pétition.
« Stop aux privilèges fiscaux des journalistes », « Une déduction d’impôts corporatiste coûteuse pour les contribuables ! » , « Un privilège qui n’a plus de justifications ! » Le ton est donné.
De quoi mettre mal à l’aise les « privilégiés » concernés. [A la différence des autres niches] Le coût pour l’Etat d’une telle mesure fiscale est difficile à calculer [avec la meilleure volonté !] étant donné la disparité des salaires des 36 815 titulaires de la carte de presse en 2011. Sans parler des non-encartés qui peuvent aussi en bénéficier s’ils peuvent justifier qu’ils exercent bien la profession. [des encartés qui n'exercent pas ?... C'est comme les aéroports qui reçoivent des aides européennes au titre de terres agricoles ! ]
Par exemple, une journaliste en CDI à Rue89 qui gagne 2 100 euros par mois paie 900 euros d’impôts par an. Dans les mêmes conditions, célibataire et sans enfants, un salarié non-journaliste paiera plus du double, soit 2 000 euros d’impôts par an. [Mais elle touchera à vie: les non-encarté(e)s peuvent aussi en bénéficier. Ca rappelle la pension allouée aux parlementaires éliminés: Jack Lang et Julien Dray y ont-ils droit ?]
Interdit aux moins de 12 ans
et aux coeurs sensibles
Elle profite aux journalistes précaires [c'est trop mignon !]
Alors pourquoi maintenir cette déduction ? Car [c'est l'alibi] elle profite surtout aux journalistes précaires, pigistes ou en CDD, qui n’ont pas le soutien de leur rédaction et doivent éventuellement avancer leurs frais professionnels d’après le Syndicat national des journalistes (SNJ). [Il va falloir que la FSU défile et bloque les établissements pour ses précaires: elle le faisait quand ils s'appelaient "maîtres auxiliaires", mais le fera-t-elle désormais pour ses "vacataires" et "contractuels", maintenant que la gauche est aux manettes ?] 
[La presse vertueuse et militante fait un grosse consommation de précaires] Selon l’enquête 2011 de l’Observatoire des métiers de la presse, un journaliste sur cinq [jeune stagiaire, contractuel ou vacataire] est aujourd’hui dans cette situation. Et depuis les années 2000, la part de ces journalistes précaires est en constante augmentation au sein de la profession.
L’autre raison est plus pratique. L’annonce de sa suppression entraînera certainement une levée de bouclier des syndicats qui demanderont des compensations salariales – difficile en ces temps de vaches maigres pour la presse. [Les syndicats sont toujours là où il faut un peu plus de justice sociale !]
Sur Slate.fr, Vincent Glad propose une autre solution :
« Rayer de la liste des bénéficiaires (“journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux”) les directeurs de journaux. »
[Tout fils de patron qu'il soit (père directeur d'agence bancaire et mère principale de collège), ce journaliste trentenaire, c'est de la bonne graine stalinienne de SNJ !]




A propos et pour information


L'appartement de Gérard Holz
à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) a été cambriolé le 29 décembre.

Les voleurs ne lui ont dérobé que pour 20.000 euros de bijoux. Les méchants sont des précaires, il ne faut pas leur en vouloir, Mr le juge !


mardi 1 janvier 2013

Saint-Sylvestre: Valls a 1193 véhicules incendiés à son actif

Valls, le ministre qui  peut dénombrer les voitures calcinées


1193 véhicules incendiés 



Dont 344 par ...propagation: surréaliste, non ? 
Faut-il les retrancher et dire aux propriétaires que c'est la faute à pas de chance ? br>Lors d'un point presse organisé le 1er janvier en fin au ministère de l'Intérieur, Manuel Valls a donné le chiffre des voitures et deux-roues incendiés, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre et "comptabilisés en fin d'après-midi": il en reste à venir... 

Comment positiver un échec
Un "exercice de vérité", a commenté le locataire de la place Beauvau, bien que l'annonce de ce comptage ait fait polémique ces derniers jours

En revanche, le ministre n'a pas communiqué les chiffres de l'an dernier
Il se justifie évidemment. Valls estime qu'ils étaient trop "fluctuants".Le précédent gouvernement avait jugé que les bilans pouvaient devenir des objectifs à dépasser et se refusait à susciter une surenchère malsaine. A partir de quoi, il peut donc sainement exprimer son sentiment qu'il n'y avait "pas d'évolution notable concernant ces incendies". 

Brice Hortefeux est critique de la publication d'un bilan

Sur BFMTV, Brice Hortefeux a expliqué comment Manu Valls  a "tort" de rendre public le nombre de véhicules brûlés, rappelant avoir de son côté "décidé de ne pas alimenter un championnat stupide".

Manuel Valls, qui a pris le risque de ce qu'il appelle la "transparence", a cédé à la tentation d'une comparaison hasardeuse, puisqu'ancienne. Il a rappelé que les "derniers chiffres publiés sont ceux du 31 décembre 2009", quand 1147 véhicules avaient été incendiés, selon un bilan officiel vieux de trois ans.
VOIR et ENTENDRE (lien i-tele qui accorde l'exclusivité à Dailymotion: mafia ?Manuel Valls soutenir - pendant 18 minutes, avec une élocution particulièrement laborieuse - qu' "il n'y a pas eu d'évolution notable":


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Un comptage raffiné que les Français n'avaient qu'une hâte de connaître


Le changement ? 
339 interpellations, 
contre 290 l'an dernier


Quelque 83 véhicules brûlés en Seine-Saint-Denis
Le ministre de l'Intérieur a donné le détail des feux, ...par zones. 
En zone de police nationale, 907 véhicules ont été brûlés dont 267 par propagation.
Sur la zone de la préfecture de police de Paris, qui comprend la capitale et trois départements de la petite couronne, 209 véhicules ont été incendiés, dont 154 par propagation. Enfin, en zone de gendarmerie, 77 véhicules incendiés, dont 23 par propagation, ont été enregistrés.

Le Top 10 des zones sinistrées
Triste record, la Seine-Saint-Denis arrive en tête comme souvent avec 83 véhicules brûlés, devant le Haut-Rhin (72), le Bas-Rhin (70), le Nord (61), les Bouches-du-Rhône (51), le Rhône et le Val-de-Marne (49), le Val-d'Oise (48), et la Haute-Garonne (44).

Valls, tendu, sur le terrain,
à la St Sylvestre 2012, Paris 
L'ancien maire d'Evry (Essonne) a par ailleurs souligné que seuls deux véhicules avaient été incendiés dans sa circonscription. "Je dis cela pour éviter que vous posiez la question", a-t-il polémiqué lors de la conférence de presse, au risque en prenant les devants de trahir sa crainte de donner un mauvais signal dans l'opinion. 

En janvier 2011, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, chargé des questions de sécurité au PS, qualifia de "démonstration de force" le déploiement policier à l'occasion du réveillon du Nouvel an.


Le malheureux a été victime de l'explosion d'un ...gros mortier de pétard 
Car dans le Bas-Rhin, on manipule couramment de gros mortiers. Et de compter sur ses doigts quatre personnes blessées suite à la manipulation d'artifices ...interdits. 

Cet homme de 20 ans est mort mardi matin à l'hôpital de Strasbourg, où il avait été admis après avoir été atteint au visage peu après minuit par un mortier de pétard dont l'allumage a mal fonctionné, selon 
Gilbert Roth, le maire de Dorlisheim (commune de 2.500 habitants Bas-Rhin), où a eu lieu l'accident.
Parmi les blessés graves figurent un autre jeune Alsacien, hospitalisé à Colmar (Haut-Rhin) pour un accident similaire, qui se trouvait dans un état critique mardi soir, mais aussi un homme de 28 ans à Lens (Pas-de-Calais) et un homme de 43 ans dans les Charentes de Marie-Ségolène Royal



Dans la région de Strasbourg, les services spécialisés dans la chirurgie de la main ont dénombré une vingtaine d'interventions dues aux pétards.
Le ministre Valls a rendu hommage aux forces de l'ordre mobilisées lors du réveillon. 

Ils devaient être 50.000 mais, par un prompt renfort, ils se retrouvèrent 53.000 au final, tout compris: sapeurs pompiers, secouristes, etc. Mais l'escalade des chiffres ne s'est pas arrêtée là.



La magie de Beauvau ? 
Ceux qui étaient inclus se retrouvent exclus mais additionnés. "Plus de 53 000 policiers et gendarmes étaient engagés sur le terrain, avec beaucoup de sapeurs pompiers, secouristes, soit 65 000 personnes au total", a-t-il habilement calculé. 
Trois policiers et quatre gendarmes ont été légèrement blessés, a-t-il indiqué. Alors curieusement - quand ça l'arrange - Valls revient aux comparaisons avec 2011, estimant que ce bilan est comparable à celui de l'an dernier.

Le comptable est un apprenti Père Fouettard

Si peu d'affrontements ont été signalés, en dehors de ceux du quartier populaire du Neuhof à Strasbourg (PS, Bas-Rhin - cf. photo ci-contre) et à Mulhouse (UMP, Haut-Rhin), le nombre d'interpellations, lui, est en hausse : 339, contre 290 l'an dernier. 

Le secrétaire national de l'UMP à la sécurité Eric Ciotti a critiqué "une grossière entreprise de communication", soulignant que le ministre a avoué ne donner qu' "un bilan très partiel".

Quant à la présidente du FN Marine Le Pen, elle a dénoncé une "même incapacité à agir, avec des résultats aussi pitoyables que ceux des anciens ministres Hortefeux et Guéant". Le vice-président mouvement, Florian Philippot, ajoute sur BFMTV, que  "le laxisme est érigé en idéologie d'Etat, sous l'UMP ou le PS."

En janvier 2012, le Parti socialiste avait réclamé un rendez-vous au ministre de l'Intérieur 
Les socialistes dans l'opposition doutaient de la "véracité" du bilan du nouvel an en matière de sécurité. Brice Hortefeux avait fait état d'une nuit globalement calme, sans incident majeur, saluant la mobilisation des forces de l'ordre qui avaient procédé à 501 interpellations pendant la nuit.


Logique comptable

Mais alors pourquoi le PS mobilise-t-il plus de monde pour ne pas faire mieux ?

Tout miel, Montebourg tente de sauver son maroquin

L'improductif Montebourg mène une opération redressement de son image ?

Ce pov' Montebourg a-t-il pensé se casser ?

Libération en avait sa Une le 3 décembre
Le quotidien socialiste assurait que Montebourg était sur le point de prendre ses cliques et ses claques. Le vendredi 30 novembre, le ministre du Redressement productif aurait été sèchement désavoué par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, sur son projet de nationalisation du site de Florange. Arnaud Montebourg aurait alors menacé de quitter le gouvernement.
VOIR et ENTENDRE un compte-rendu de ce non-événement:

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo



Primo, rassurer les salariés d'Aperam (Inox)

Pour rassurer les salariés sur une reprise rapide de l'activité du fabricant de tôles d'inox contrôlé par la famille Mittal, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s'est rendu lundi matin dans son fief de Saône-et-Loire, à l'usine Aperam de Gueugnon, endommagée il y a une semaine par un incendie. 
Par ce drame,
Montebourg fut
très ...affecté !
Dans la nuit du 23 au 24 décembre, un violent incendie avait ravagé 4.000 m2 d'ateliers sur les 12.000 m2 que compte l'établissement, entraînant l'arrêt d'une ligne de fabrication. Cette unité de production, employant 40 personnes, avait été inaugurée en juillet par l'entreprise.

Le ministre qui promet
Il a affirmé aux salariés  que "la volonté de la direction n'est pas de recourir au chômage technique, y compris en employant le personnel concerné à la reconstruction de la ligne".

Secundo, la Précieuse Ridicule dans le rôle du Tartuffe

Montebourg affable: il faut avoir vu ça !

La reine d'Angleterre
n'est pas
sa cousine...

A l'issue d'une visite des lieux détruits par l'incendie et d'une rencontre avec les représentants des salariés, Montebourg a remercié le groupe Aperam et son actionnaire Mittal de leur volonté d'assurer une "reconstruction la plus rapide possible pour un objectif de reprise d'activité complète au cours du 2e trimestre 2013".

Fin novembre, ce même ministre du Redressement productif travaillait sur un projet de « nationalisation transitoire " de Florange. et déclarait pourtant au journal Les Echos: " Le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal ".

Dans une vie antérieure, Montebourg était même insultant

Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants ", assurait-il, ajoutant qu'il " n'a jamais tenu ses engagements " vis-à-vis de l'Etat français.


Montebourg atteint des sommets dans l'escalade de la ...bassesse


Voeux 2013: Montebourg se veut "le ministre de l'hospitalité industrielle" 

Voilà que dans l'un de ses dédoublements de la personnalité, Nono Montebourg a repassé le costume de défenseur du "made in France".



VOIR et ENTENDRE maintenant le manque total de respect de soi du Comédien français dans une vidéo diffusée mardi à l'occasion de la présentation de ses voeux pour 2013 :


Montebourg est capable de tout et son contraire

Après que l'acteur Gérard Depardieu a souhaité prendre la nationalité belge pour échapper au matraquage fiscal socialiste, le premier ministre Jean-Marc Ayrault n'avait pas hésité à juger "minable" le départ de Gérard Depardieu, tandis que François Hollande, président de la République, avait  sournoisement salué "ceux qui acceptent de payer leurs impôts en France".


Tout souple, le ministre du Redressement productif lui a, quant à lui, demandé de revenir sur sa décision. "Je lui demande donc de rester dans la communauté patriotique [sic] de la France et de revenir chez nous", a-t-il déclaré dans un entretien au Monde. Je le dis avec grand respect pour ce qu'il est, pour son art et son oeuvre."

Tertio: élément de langage galvaudé au gouvernement

Ils nous ont donné la nausée pendant la trêve des confiseurs. 
Demain, Montebourg apporte
les pains au chocolat au lit
à Mittal
A part la bi-nationale maroco-française qui est sortie des radars bien-pensants, tous nous ont gavés de sucreries chocolatée à gerber. Pendant l'absence de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, en stage d'approfondissement auprès du Père Noël, Jean-Philippe-Harlem Désir et Bruno Le Roux ont assuré l'intérim pour certifier que pendant une heure devant les caméras chaque jour, le gouvernement est "au travail": un rattrapage de la période estivale chômée par l'équipe Ayrault... Les Français avaient donc tort de douter de l'ardeur cachée de leurs ministres
Et s'ils décident de se refaire à nouveau une santé dans la première quinzaine de janvier - un droit syndical- , ils auront encore du retard à combler en février ! Et on va en entendre parler...

"Notre préoccupation c'est l'emploi. Aperam est un groupe qui exporte, efficace et performant. Il est normal que le gouvernement marque sa solidarité à des industriels qui se retrouvent en difficulté". Oui,  Montebourg l'a dit et affirmé avec for, devant la presse pour le cas où il y aurait des  incrédules à droite. Même que ces assurances ont été plutôt bien accueillies par les syndicats. La CFDT, à coup sûr, mais est-ce bien l'avis de la CGT ?

Sur un plan plus général, le ministre a répété à l'attention des étourdis que, "comme tout le gouvernement", il est "
mobilisé pour se battre au service du redressement du pays". Qu'on se le dise !
"On a besoin de tous les Français, même des banquiers", a-t-il déclaré, lançant "à ceux qui sont partis: revenez, la France a besoin de vous". 


Moscovici à son rival Montebourg : "Je préfère agir"...

Moscovici-Montebourg, au petit jeu de celui qui pissera le plus loin

C'est à celui qui a la plus grosse ...polémique !

Réclamant sa part du succès dans le contrat remporté par les chantiers navals STX France pour la construction d'un paquebot, Pierre Moscovici a comparéson style de communication avec celui d'Arnaud Montebourg.

Le comportement n'est pas seulement puérile, le "naze" de Saint-Naz(aire) est aussi inconscient.
La Finlande met en effet en cause la légalité du contrat, assurant que l'Etat français a bafoué les règles communes aux partenaires de l'Union européenne.

Ministre ou
bandit corse ?
Rivaux dans la controverse et la polémique
"C'est vrai que je suis
quelqu'un qui a ce tempérament-là, qui préfère agir que de me mettre en scène", s'est félicité le ministre des Finances, avec mordant, devant la presse (BFM TV), vendredi.

Il a rappelé aux media qu'il est là

Selon lui, les media auraient tendance à accorder trop d'intérêt à son rival.
Il leur fait donc la leçon, les enjoignant donc de ne pas créer "d'oppositions excessives" entre lui et le ministre du Redressement productif. "Nous avons des tempéraments qui peuvent être différents, des méthodes qui peuvent être différentes, mais nous avons la même finalité, nous avons la même cause", a nuancé Pierre Moscovici, qui n'a jamais publiquement soutenu la proposition d'Arnaud Montebourg de nationaliser Florange.

VOIR et ENTENDRE le maire de Londres, Boris Johnson, railler les "extravagantes" propositions de nationalisation de Florange par le "sans-culotte" Montebourg (à noter la présentation "politiquement correcte" d'un David Pujadas grimaçant sa désapprobation sur le service public:


Et si cela avait pu échapper à quiconque, "je ne suis pas là pour comparer ou critiquer, nous sommes dans le même gouvernement avec Arnaud Montebourg, nous devons tirer dans le même sens, ce sens est celui de la réindustrialisation de la France", a insisté Pierre Moscovici, appelant néanmoins le gouvernement à travailler en équipe.

Et le 1er janvier 2013, son rival à la gauche du PS, Montebourg, ne se voit plus en ministre éructant qui veut la peau de Mittal et des patrons en général, mais en ministre de ... "l'hospitalité industrielle"Lien PaSiDupes : " Tout miel, Montebourg tente de sauver son maroquin "

Nous avons
 maintenant hâte d'entendre la surenchère de Moscovici, bientôt ministre des "riches VIP et bobos bien-aimés du foot et des arts" (pléonasmes).