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mardi 22 décembre 2009

Conférence de Copenhague : un bilan plus positif qu’on ne le dit

Le climat bénéficie-t-il de l’activisme des ONG?

Des négociations de dupes

Les participants aux négociations sur le climat de Copenhague (lire PaSiDupes) auraient préféré arriver à un accord, fusse-t-il contraignant. Le ministre indien de l'Environnement", Jairam Ramesh avait avancé qu' "après 36 heures de négociations intensives et éprouvantes, nous sommes proches de décrocher un accord non-contraignant au plan juridique." C’était le dernier vendredi, celui qui devait réunir les chefs d’état pour la dernière ligne droite. Or, depuis de longues semaines et sous l’égide de la Chine et de l’Inde, le G-77 ourdissait la rébellion contre l’organisateur onusien et l’issue était donc déjà plus qu’incertaine. (Lire PaSiDupes)

Ce qu’il est convenu d’affirmer

Au final, la conférence pour le climat de Copenhague aura évité la catastrophe, puisque, sous les efforts de rien moins que 193 états, elle a réussi à accoucher samedi d'un accord, certes insatisfaisant pour juguler le réchauffement climatique, mais loin d’être le fiasco que la mobilisation sans précédent des radicaux laissait présager, au regard de la hauteur des ambitions qu’ils avaient assignées aux négociateurs.
"Ce n'est peut-être pas tout ce que nous espérions, mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle", a estimé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, après deux semaines de tractations chaotiques, un sommet au final composé de 130 chefs d'Etat et une nuit de pluies débats acides. Quand on voit qu’à 27 les Etats européens avancent à petits pas, il est permis de saluer la détermination des 130 qui n’avaient pas abandonné la partie, tels certains intransigeants du G-77, comme Tuvalu, et dont sont membres l’Iran, l’Irak, le Soudan, Myanmar ou la Corée du Nord. (lire PaSiDupes).

Ce qu’on pense mais ne dit pas


"No money, no deal "

Lundi 14, des pays africains claquèrent la porte du Sommet plutôt que de négocier. Les pays fortement industrialisés, aussi bien la Chine que les Etats-Unis, ne brûlent-ils pas des tonnes de pétrole et de charbon polluants pour assurer leur développement ? Les agriculteurs de pays riches au climat tempéré comme la France qui déversent du lait et des céréales dans les rues ne justifient-ils pas l’irritation des pays émergents, tout autant que l’ONU ?
Or, le rythme du développement économique de l’Inde et du Brésil ne prennent guère en compte la pollution atmosphérique et ces deux états, pas plus que la Chine, ne supportent pas que le réchauffement climatique puisse être un argument « contraignant » leur économie en plein boom. Le Premier Indien dit simplement les choses autrement. « On ne peut agir face au changement climatique en perpétuant la pauvreté des pays émergents », observait Manmohan Singh, Premier ministre de l’Inde, le pied sur le frein des négociations.

Les USA du démocrate Obama et le président communiste Hu Jintao, de république populaire de Chine, ont joué un double jeu que les partis de gauche du monde entier n’ont pu ignorer. Mais ni les ONG, ni les media ne les ont stigmatisés : ils ont choisi de s’en prendre à l’ONU et aux politiciens, tous autant qu’ils sont, pour épargner les plus puissants et coupables d’entre eux.

Les USA et la Chine se sont neutralisés

Ce faisant, ils ont neutralisé le Sommet tout en donnant le change.
Afficher l’image de pays conscients des dangers du réchauffement climatique, être présent pour canaliser le Sommet et pour que les pays émergents ne poussent pas à l’encontre de leurs intérêts à court terme. Les décisions prises engagent parfois le court terme, mais davantage le moyen ou le long terme.

Or, l’ONU est aussi la cible des révolutionnaires de tout poil qui s’en prennent aux politiciens. La presse nous a également convaincus que le Danemark (quelque 5 millions d’habitants) a été au-dessous de tout dans l’accueil des négociateurs et des divers personnels (conseillers, traducteurs, etc ), ainsi que de la presse du monde entier et des activistes.
Mireille Lemaresquier, chef du service monde de France Info et grand prix de la presse étrangère 2009, peut tout se permettre, puisqu’elle colle à la pensée unique. Elle conclut en clair l’une de ses interventions par le mot d’ordre du moment: « Les politiques ont échoué ». Place aux citoyens donc, c’est-à-dire non pas aux électeurs qui se sont déjà exprimés, mais aux ONG qui n’ont d’autre légitimité que celle de la rue et du vote à main levée !

Le bilan de la « 15e
Conférence des parties » (COP 15) de Copenhague est pourtant inespéré

Ce que 193, puis 130 états, ont réalisé est un grand pas pour l’Humanité.
Ils se sont assis à la même table et sont arrivés à un accord.

-> "Bien sûr, la France comme l'ensemble de l'Union européenne, aurait souhaité que l'accord de Copenhague aille plus loin. Mais il y a un accord", a souligné le Premier ministre, François Fillon, à l'occasion d'un forum réunissant entreprises chinoises et françaises. Et cet accord, a-t-il mis en relief, "prévoit pour la première fois des avancées importantes en faveur des pays en développement en particulier les pays les plus pauvres".

-> "Copenhague a été une étape essentielle sur laquelle il nous faut désormais bâtir avec des rendez-vous importants prévus dans les mois qui viennent", a ajouté François Fillon pour qui l'accord signé "engage l'ensemble des signataires qui vont devoir préciser les mesures qu'ils prendront pour le respecter".


Samedi matin, la conférence a "pris note" de l'Accord de Copenhague, adopté vendredi soir par les chefs d'Etat de 28 pays industrialisés et émergents a été présenté aux 193 pays membres de la Convention climat de l'ONU. Si le fait de ‘prendre note’ est juridiquement et politiquement moins engageant qu'une adoption formelle, il "donne un statut légal suffisant pour rendre l'accord opérationnel sans avoir besoin de l'approbation des parties", explique Alden Meyer, directeur de l'Union of Concerned Scientists.

L'Accord de Copenhague fixe plusieurs objectifs :

- limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels ;

- prévoir également 30 milliards de dollars à court terme (années 2010, 2011 et 2012), puis une montée en puissance pour arriver à 100 milliards de dollars d'ici à 2020, destinés en priorité aux pays les plus vulnérables afin de les aider à s'adapter aux impacts du dérèglement climatique. Ainsi, l'Union Européenne, les États-Unis et le Japon ont promis chacun 7 milliards d’euros d’aide par an aux pays les plus pauvres d’ici 2012. D’ici 2020, l’accord vise 70 milliards d’euros par an d’aide aux pays en développement. L'accord vise un financement s'élevant à 70 milliards d’euros par an d’aide aux pays en développement pour 2020. Quelle est la contribution de la Chine, sinon d’abreuver de bonnes paroles les mebres vulnérables du G-77 ?

Est-ce tellement négligeable de la part de tiers-mondistes, sociaux de surcroît ?

S’il se trouve des ONG pour organiser un contre-sommet (lire PaSiDupes) , s’entendre sur des propositions chiffrées et trouver leur financement, nul doute que le monde leur accordera soudain le crédit qu’elle n’ont encore pas gagné auprès de l’opinion.

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