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samedi 29 juin 2019

Des fonctionnaires "fantômes" dans le Var, comme en Corse

Payés depuis plus de 20 ans

Une trentaine de fonctionnaires territoriaux seraient salariés, 
sans aucune affectation

Résultat de recherche d'images pour "heure sieste"Parfois depuis plusieurs dizaines d’années, révèle la Chambre régionale des comptes. Un peu comme les responsables syndicaux... 
 
Si certains serviteurs de l’Etat se dévouent sans compter à la cause commune, d'autres en sont empêchés... Voyez ces fonctionnaires du Var, qui touchent un salaire à ne rien faire depuis plusieurs décennies, selon un rapport de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur publié lundi dernier et dont Var-Matin ne fait que révéler les bonnes pages, tout en se la jouant presse d'investigation. 
Le document souligne que "le centre de gestion du Var rémunère toujours une trentaine d’agents privés d’emploi", et provenant principalement des communes de La Seyne-sur-Mer et de Toulon ou encore de Cogolin. En cause, l’engagement légal de l’administration de payer ses agents, pendant deux ans (à taux plein, puis avec retenues), même lorsqu’un changement d’organisation ou d’affectation les prive d’emploi concret au quotidien.

Des agents "dormants"... qui continuent à progresser automatiquement dans l'échelle des salaires

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Les fonctionnaires concernés sont rattachés au centre de gestion de la fonction publique, et payés par lui, mais c’est la commune qui les employait à l’origine qui prend, in fine, la dépense en charge. Une situation à cheval sur deux administrations qui facilite les évitements et l’allongement des procédures de requalification, ou de nomination sur de nouveaux postes... À tel point que certains sont sans affectation et rattachés au centre de gestion depuis 1989 !

Le rapport fait également état du traitement administratif de ces fonctionnaires "fantômes". Etant considérés "en position d’activité", ces derniers "ont pu bénéficier d’avancements d’échelons et de reclassements statutaires"! Le rapport cite même une lettre dans laquelle un de ces agents sollicite l’obtention d’un grade supérieur, "se sentant désavantagé dans le déroulement de [sa] carrière par rapport aux anciens de [ses] collègues", qui l’ont obtenu...

Des "stratégies individuelles" particulièrement audacieuses.
Résultat de recherche d'images pour "fonctionnaires au travail"
Lucide sur le comportement de ces fonctionnaires, la Chambre régionale des comptes souligne des "stratégies individuelles", parfois particulièrement audacieuses, comme celle d'un des agents concernés, adjoint administratif, qui a même bénéficié de son salaire pendant huit ans (de 2009 à 2017), alors qu’il était par ailleurs "gérant d’une société commerciale dans les Hautes-Alpes". Enfin, le document met en avant la logique imperturbable de ces fonctionnaires au moment de prendre leur retraite: "une part importante [d’entre eux] ne demande pas leur admission à la retraite dès l’obtention de l’âge légal de départ, mais attend bien souvent la limite d’âge, restant de ce fait à charge encore plus longtemps pour le centre de gestion". Pourquoi se priver? Et de Mitterrand à Hollande, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40%...

Un coût supérieur à million d’euros par an, en argent public

Ce coût pourrait baisser légèrement, grâce à la mise en place de la dégressivité des rémunérations dans ces situations, prévue par une loi de 2016. Mais pour l’instant, la Chambre "ne peut que constater la faible incitation du centre de gestion au reclassement des intéressés, du fait de la prise en charge de l’essentiel de la dépense par la collectivité d’origine". Dans sa réponse au rapport d’observations, le président du centre de gestion de la fonction publique du Var n’évoque d’ailleurs pas le problème de ces fonctionnaires fantômes. Ils ne sont visibles qu'après minuit...

Parmi les autres reproches faits par la Chambre régionale des comptes: la surévaluation "systématique des prévisions de dépense" et "l’absence de prise en compte de ses résultats excédentaires", ainsi que, plus étonnant, l’absence de comptabilité analytique globale, qui rend l’établissement incapable de connaître le coût de revient de ses missions.

Nantes : Castaner met le préfet hors d’atteinte des investigations

Le ministère de l'Intérieur a, de fait, verrouillé l'enquête

En faisant le choix de saisir uniquement l’IGPN d’une enquête administrative, le ministère a, de fait, mis le préfet à l'abri
 

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L’Inspection générale de la police nationale, appelée la police des polices, n’a en effet aucun pouvoir de contrôle sur l’autorité préfectorale, pourtant responsable de l’opération de maintien de l’ordre en cause, l’enquête administrative se limitera aux forces de l’ordre et le préfet n'aura pas à s'expliquer.  

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n'a pourtant pas hésité à assurer mercredi devant l’Assemblée nationale qu’il fera "toute la transparence" sur la tragique intervention de la police sur le quai Président-Wilson à Nantes, le 22 juin, sachant pertinemment que, pour l’heure, c’est impossible. Un homme est tombé dans la Loire et a disparu.
Une violente charge de police.
Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Le 22 juin dernier, un peu après 4 heures du matin, une vingtaine de policiers issus de différentes unités lancent une charge contre les teufeurs encore rassemblés pour la Fête de la musique. Grégoire Chassaing, commissaire de permanence, encadre l’opération sur place. Tandis que Thierry Palermo, directeur-adjoint départemental de la sécurité publique, responsable du dispositif, suit la soirée depuis la salle de commandement de l’hôtel de police de Nantes. L’enquête de l’IGPN s’arrêtera à cet échelon-là.

Pourtant, en matière de maintien de l’ordre, le préfet a un rôle déterminant. 
Résultat de recherche d'images pour "Castaner Inspection generale administration"L’action des troupes doit être contrôlée en direct par l’autorité civile. "Une nuit de fête comme ça, l’autorité préfectorale doit être sur le pont. A chaque fois qu’on a des incidents de ce type, c’est toujours en fin de course, la nuit, quand tout le monde a envie d’aller se coucher, témoigne un ancien directeur de cabinet du préfet de police de Paris. C’est à ce moment-là qu’il y a des fragilités, qu’il faut être extrêmement vigilant et rester au moins à l’écoute des ondes radio pour pouvoir réagir."

Où était le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, ou à défaut son directeur de cabinet pendant la nuit ? 
Ont-ils été informés de la situation quai Président-Wilson ? Ont-ils donné l'autorisation de charger et d’utilisation de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement et de lanceurs de balles de défense (LBD) ? Ces questions pourraient être posées par l’Inspection générale de l’administration (IGA), seule compétente pour enquêter sur l’action de la préfecture. 
"Dormez en paix, braves gens!"...
Info ou intox, relevant d'un
Conseil de l'Ordre des journalistes ?
Placé directement sous l’autorité de Christophe Castaner, ce corps s’occupe du contrôle supérieur des agents du ministère. L’IGA n’a pourtant pas été saisie. Interrogés à propos de ce choix, la préfecture de Loire-Atlantique et le ministère de l’Intérieur n’ont pas répondu aux questions de la presse.

"Faire l’impasse sur le volet préfectoral, ça conduit à une enquête tronquée"

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Des chiens et des gaz
"On cherche à mettre un plafond pour ne pas remonter trop haut, et éviter de mettre en cause les copains. C’est choquant", s’indigne un ancien membre de l’IGA confronté plusieurs fois à ce cas et inquiet des dérives du ministère de l'Intérieur.

Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Lorsque Rémi Fraisse avait été tué par l’explosion d’une grenade, en octobre 2014, lors d’une manifestation à Sivens, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, avait lui aussi opté pour une simple saisine des inspections générales de la police et de la gendarmerie. Le rôle du préfet n’avait donc pas été contrôlé. 
Même situation concernant les violences policières et les amputations lors du mouvement des Gilets jaunes. Aucune enquête n’est plus confiée à l’IGA.
Au nom des ministres chargés de l’intérieur et de l’outre-mer, l'Inspection générale de l’administration (IGA) est supposée exercer  le "contrôle supérieur" sur les services ministériels et singulièrement sur  les préfets. Ses missions comprennent, au premier chef, les compétences régaliennes de l’Etat : sécurité intérieure, sécurité civile, exercice de la citoyenneté, relations avec les collectivités territoriales. Plus généralement, l’IGA intervient dans tous les domaines de compétences des préfets L'IGA est considérée comme un grand corps de l'Etat. En 2015, le socialiste Bernard Cazeneuve a placé Michel Rouzeau à sa tête.

Un Conseil de l'ordre des journalistes aurait-il de quoi faire hurler la presse ?

Le projet du secrétaire d'Etat au Numérique met sur la table le sujet des débordements du "quatrième pouvoir"

La presse se mobilise contre l'idée d'un 'Conseil de l'ordre des journalistes' 

Le secrétaire d'Etat au Numérique, Cedric O, lors d'une séance photo
au ministère de l'Economie à Paris, le 23 avril 2019
L'idée de la création d’un dispositif pour lutter contre les fake news issus de la presse a largement fait réagir la profession. Cette proposition du secrétaire d'Etat Cédric O d'un Conseil de l'ordre des journalistes vise à permettre à l’Etat de légiférer à l’encontre de media soupçonnés de bafouer la déontologie de la profession journalistique.

Dans un entretien à l’agence de presse Reuters publiée le 25 juin, le secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O a plaidé pour que le gouvernement se saisisse du dossier. «Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : "Vous devez retirer l’agrément de tel ou tel canard, mettre des avertissements."» La presse serait donc appeler à devenir le gendarme de sa profession et à faire son ménage intérieur... 
Dans ce plaidoyer, l'ancien conseiller de l'Elysée en a profité pour pris pour boucs-émissaires RT France et Sputnik d’ingérence. D'après lui, ces deux media auraient pour but ultime de porter au pouvoir "tel ou tel parti politique". Ceux qui ont porté Macron à l'Elysée sont donc tranquilles...

VOIR et ENTENDRE  le candidat Macron faire état de ses valeurs, lesquelles le distinguent, assure-t-il, de Marine Le Pen et du FN (RN), en mai 2017 sur RMC :



L'Etat refuse de se porter en première ligne au risque d'être attaqué pour atteinte à la liberté de la presse

Le secrétaire d’Etat au Numérique admet qu'il demande aux media de le libérer le pouvoir de cette besogne, assurant qu'il ne revient pas à l’exécutif de sanctionner les media ne diffusant pas les éléments de langage de l'Elysée, Cédric O a néanmoins estimé qu'"à un moment, devant la menace contre la démocratie, on le fera." "Ce sera le CSA ou une autorité indépendante qui va décider ce qu’est une infox ou pas."

Cette annonce a déclenché de très nombreuses réactions de journalistes et de personnalités liées professionnellement à la presse.
Le patron de Mediapart, Edwy Plenel, a rappelé toutes les atteintes à la profession exercées par le gouvernance actuelle : "Après les lois secret des affaires et fausses nouvelles, les tentatives de perquisition, les convocations à la DGSI, les violences policières, nouvelle confirmation que ce pouvoir illibéral et conservateur a décidé de s’attaquer à la liberté de la presse."
Edwy Plenel
@edwyplenel
Après les lois secret des affaires et fausses nouvelles, les tentatives de perquisition, les convocations à la DGSI, les violences policières, nouvelle confirmation que ce pouvoir illibéral et conservateur a décidé de s’attaquer à la liberté de la presse. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Edwy Plenel
@edwyplenel
«Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30», déclare@EmmanuelMacron en 2017 quand @RNational_off demande un ordre des journalistes. Deux ans après, son proche@cedric_o reprend le projet de l’extrême-droite. https://www.bfmtv.com/politique/ordre-des-journalistes-emmanuel-macron-n-avait-pas-croise-cette-idee-depuis-l-italie-des-annees-30-1154994.html …
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Le Syndicat national du journalisme (SNJ-CGT) s'est élevé contre cette déclaration du secrétaire d'Etat qu'il estime être "une proposition empoisonnée de ces apprentis sorciers contre le journalisme, la liberté d’informer et la liberté d’expression."
SNJ-CGT@SnjCgt
Après @NBelloubet maintenant @cedric_o... pas une semaine ne se passe sans une proposition empoisonnée de ces apprentis sorciers contre le journalisme, la liberté d’informer et la liberté d’expression. Stop ! @SNJ_national @USJCFDT @force_ouvriere https://twitter.com/edwyplenel/status/1143768077550723072 …
Edwy Plenel
@edwyplenel
Après les lois secret des affaires et fausses nouvelles, les tentatives de perquisition, les convocations à la DGSI, les violences policières, nouvelle confirmation que ce pouvoir illibéral et conservateur a décidé de s’attaquer à la liberté de la presse. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Chercheuse au CNRS, membre de l'équipe LC et membre du comité de rédaction de la revue 'Le Temps des médias' (avec Cécile Méadel, soeur de Juliette Méadel, ex-porte-parole du Parti socialiste de 2014 à 2016 - mais qui, en avril 2017, annonça qu'elle voterait Macron -, filles de l'ancien directeur de cabinet d'Edith Cresson, premier ministre de Mitterrand), Claire Sécail a qualifié de dangereux les gens comme Cédric O qui veulent mettre la presse "au pas". Elle a estimé que cette initiative revient à "menacer la démocratie au nom des menaces contre la démocratie".
Claire Sécail@clairesecail
Menacer la démocratie au nom des menaces contre la démocratie...
En plus d'être insupportablement suffisants ("je considère que"...), ces gens qui veulent mettre au pas la presse sont dangereux. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Fabrice Arfi, polémiste et journaliste d'investigation du site trotskiste Mediapart a ressorti un entretien d'Emmanuel Macron dans lequel l'actuel président rejetait cette idée de contrôle étatique sur la presse. "Interrogé en mai 2017 sur la proposition du FN de créer un ordre des journalistes, Emmanuel Macron avait répondu : "Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30". Son secrétaire d'Etat Cédric O veut désormais la même chose…"
Fabrice Arfi
@fabricearfi
Interrogé en mai 2017 sur la proposition du FN de créer un ordre des journalistes, Emmanuel Macron avait répondu: «Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30» (https://www.bfmtv.com/politique/ordre-des-journalistes-emmanuel-macron-n-avait-pas-croise-cette-idee-depuis-l-italie-des-annees-30-1154994.html …). Son secrétaire d'Etat @cedric_o veut désormais la même chose...
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" Ordre des journalistes": Macron répond à cette proposition FN
Aymeric Merlaud, conseiller régional (FN) des Pays de la Loire, souhaite « créer un ordre des journalistes » pour « sanctionner des pratiques...
bfmtv.com
C'est le souhait d'Aymeric Merlaud, conseiller régional (FN) des Pays de la Loire, déplorant notamment "des pratiques d'espionnage". "Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30", a répondu Emmanuel Macron mardi sur BFMTV et RMC en référence à l'Italie fasciste de Benito Mussolini entre 1925 et 1945. "La France est à un point de bascule: le projet du FN fragilise le contenu démocratique de notre pays", a estimé le candidat d'En Marche ! qualifié pour le second tour avec 24% des suffrages.
Autre journaliste à Mediapart, Ellen Salvi‏ s'est également élevée contre cette tentative d'ingérence des autorités dans la profession. "Tant qu’à faire, on pourrait aussi demander à l’Etat d’écrire directement les papiers", a-t-elle ironisé sur son compte Twitter..
Ellen Salvi
@ellensalvi
La création d’un conseil de l’ordre des journalistes ? "C'est aux journalistes de le faire [...]. S'ils ne le font pas, ce sera l’État qui le fera, au bout du bout." Tant qu’à faire, on pourrait aussi demander à l’État d’écrire directement les papiers. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Est ainsi posé le sujet d'une cinquième colonne incarnée par le Washington Post, le New York Times ou CNN, icônes de la presse progressiste hexagonale.

vendredi 28 juin 2019

France : radicalisation avancée dans les services publics

Des "zones d'ombres" persistent...

L
es services publics ont décidé "de ne plus fermer les yeux" 
depuis les attentats de 2015, explique le député de Les Républicains Eric Diard. 

Mais il y a encore des "zones d'ombre", confirme-t-il.
Résultat de recherche d'images pour "radicalisation islam France"
Selon un rapport parlementaire publié ce mercredi 26 juin, les services publics, notamment les secteurs cruciaux de la sécurité et de l'éducation, sont peu touchés par la radicalisation, mais la menace persiste et des progrès restent à faire dans les prisons, la santé ou les transports. 

Dans un pays marqué par les attentats et le départ de plus de 1.500 nationaux et bi-nationaux en Irak et en Syrie ces dernières années, mais surtout leur retour, accueillis à bras ouverts, les deux députés rapporteurs de ce texte, Eric Poulliat (LREM, Gironde, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation, et Eric Diard (LR, Bouches-du-Rhône), secrétaire national du transport aérien, se veulent globalement rassurants tout en appelant à la vigilance. 


Invité à l'antenne de RTL, le député Les Républicains explique que "dans un service public, on se doit à la neutralité, donc le prosélytisme, les signes distinctifs trop importants sont à bannir (...) Je pense que les attentats de 2015 étaient une prise de conscience. Les services publics ont dit qu'il ne pouvaient plus fermer les yeux. L’Éducation nationale, il y a une problématique".

Les "zones d'ombre"

islamisme en France, fiches S, Fichés S carte, musulmans dangereuxFruit d'entretiens menés depuis l'automne dernier avec des responsables de services publics, le rapport cite des proportions de cas soupçonnés "très faibles" (donc pas forcément avérés) : 0,05% dans l'armée de terre, 0,03% dans la marine et une trentaine de situations de suivies dans la police et la gendarmerie (sur un total de 130.000 gendarmes et 150.000 policiers). 

Le rapport s'inquiète particulièrement des "zones d'ombre" persistantes dans la santé, l'université, les transports, la détention carcérale et le sport, faute de prévention, de détection ou d'une "prise de conscience" suffisantes. 

Résultat de recherche d'images pour "radicalisation prisons france"
Le texte souligne tout particulièrement le niveau de radicalisation en milieu carcéral  (plus de 500 incarcérés pour faits de terrorisme, plus de 1.100 signalés pour radicalisation), y compris chez les femmes, inquiétant dans un contexte de "surpopulation carcérale". 

Côté transports, 
Résultat de recherche d'images pour "prieres aeroports france"
à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, zone frontière, sur 80.000 personnes titulaires d'un badge d'accès aux zones "réservés", 80 personnes font l'objet d'un suivi régulier pour radicalisation et 29 d'un suivi ponctuel, note le rapport.
Radicalisation : Air France aurait subi des tentatives de sabotage
Publié le 6 octobre 2016 à 07h00 par François Duclos
La compagnie aérienne Air France doit lutter contre une vague montante d’incidents liés à l’islamisme radical de certains de ses employés, allant de simples tags à des tentatives de sabotage.
Si le problème de la radicalisation n’est pas nouveau au sein de la compagnie nationale française ou dans sa base à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, Le Canard Enchaîné a publié le 5 octobre 2016 des informations pour le moins inquiétantes. Citant un fonctionnaire du renseignement, l’hebdomadaire raconte que plusieurs « anomalies » ont été constatées avant le départ de vols commerciaux, et « s’apparentent à des tentatives de sabotage » : en particulier une panne récurrente sur des « moteurs relais », qui permettent au pilote de contrôler le réacteur depuis le cockpit, a été repérée lors de la check-list. Les services de renseignements sont rapidement remontés jusqu’à un suspect, un Français converti employé d’Air France qui « a pris la poudre d’escampette dès qu’il s’est senti surveillé » et serait au Yémen, tandis que sa femme continuerait de diriger une école coranique près d’Orly. Deux de ses amis également employés par Air France étaient soupçonnés d’avoir trafiqué en atelier de maintenance des toboggans d’évacuation, qui n’ont jamais été installés ; ils ont été mutés, même si aucune preuve n’a été trouvée. Un agent de piste aurait d’autre part refusé en août de guider un avion qui venait d’atterrir car le commandant de bord était une femme.
La compagnie aérienne a également porté plainte, selon Le Canard Enchainé, pour des inscriptions « Allah Akbar » taguées sur des trappes de remplissage de kérosène, repérées sur une quarantaine d’avions. Parmi les autres incidents moins graves, on trouve une « attaque informatique » dont a été victime Air France à Noël, les annonces de sécurité sur un vol entre Paris et Amsterdam ayant été programmées pour être prononcées en arabe (en interne les soupçons portent sur une personne chargée du nettoyage), la disparition d’Israël sur les cartes du système de divertissement, ou le remplacement du Maroc par la mention « Khalifa » (l’enquête a remonté jusqu’à un employé d’une société prestataire en charge de la programmation des écrans) ; à chaque fois, Air France avait parlé de bug informatique.
Le fonctionnaire précise qu’une « dizaine de personnes sont sous surveillance » dans le groupe, parmi les milliers d’agents et de sous-traitants travaillant sur les aéroports français qui sont dans le viseur des services de renseignement. Il ajoute que certains salariés, musulmans salafistes et comptant dans leurs familles plusieurs radicaux, ont d’ores et déjà été licenciés ou « déplacés à des postes peu exposés ». La direction d’Air France assure travailler en étroite collaboration avec les autorités, et promet que le personnel et les clients « sont en sécurité absolue ». A l’aéroport de Roissy, la préfecture a retiré ces derniers mois 73 badges d’accès pour des motifs de sécurité, sur les 86.000 badges passés au crible depuis l’année dernière (l'article date de 2016).

Attaque à la mosquée de Brest : plusieurs blessés, dont l'imam controversé, et un mort, l'islamiste kamikaze

Le mort est l'islamiste kamikaze, auteur présumé des tirs 

Deux blessés par balles, dont l’imam. 

L’auteur présumé a été retrouvé mort près de son véhicule, en début de soirée :
la piste du suicide est privilégiée.
La mosquée Sunna à Brest, le 15 avril 2016.

Les deux blessés, dont l’imam, Rachid Eljay, plus connu sous le nom de Rachid Abou Houdeyfa pour ses prêches controversés sur les réseaux sociaux il y a quelques années ont été transportés à l’hôpital de la Cavale-Blanche. Leur pronostic vital ne serait pas engagé.

Quatre balles dans le ventre.
Selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), Rachid Eljay – qui ne prêche plus qu’occasionnellement dans la mosquée – a reçu quatre balles, deux dans l’abdomen, deux dans les jambes. Le fidèle (son cameraman) a reçu deux balles dans les jambes.




C’est le pharmacien le plus proche qui a porté les premiers soins.Le périmètre est bouclé à proximité de la mosquée de Pontanezen, rue de Gouesnou à Brest. La police judiciaire est saisie. La police scientifique est également présente.

L’auteur présumé des coups de feu a pris la fuite dans un premier temps.

Il se serait vanté de son attaque sur les réseaux sociaux. La plaque d'immatriculation de sa voiture, une Clio grise, arborait le logo du département de la Manche. 
En début de soirée, à Guipavas, une commune limitrophe de Brest, il a été retrouvé mort près de son véhicule, avec une balle dans la tête, selon la police, qui privilégie la thèse du suicide.
Résultat de recherche d'images pour "Pontanezen"L'individu, âgé d'une vingtaine d'années, ne résidait cependant pas dans ce département. Il n'était pas non plus de la région brestoise, selon une source proche de l'enquête.

"Il est inconnu des services de police, n'est pas fiché, et n'est pas connu comme appartenant à un mouvement d'extrême droite », a précisé une source policière. Selon une autre source - non identifiée - il est déjà présumé ..."déséquilibré", qualificatif très tendance dans les milieux gouvernementaux. 

Etait-il seul pour commettre son attaque ou avait-il un complice ? 
Les témoignages divergent aux abords de la mosquée Sunna, située dans le nord-est de la ville. 
Selon un témoin, un "individu avec une casquette a demandé à faire des photos et a tiré"
Selon certains autres témoins, deux individus attendaient dans une voiture, une Clio grise. Quand l’imam et son cameraman sont sortis du bâtiment, un individu est sorti du véhicule et c'est lui qui aurait tiré avec un pistolet.
Mais selon un autre témoin, sur un chantier à proximité, le tireur, "de type européen - une indication discriminante qui n'est pas fournie lorsqu'il n'est pas caucasien -, était seul. Ce témoin a entendu "au moins six coups de feu". Il a cru que " c’était des pétards"... 

La section antiterroriste de Paris

Le maire PS, François Cuillandre, est sur place,
avec Hosny Trabelsi, l’adjoint du quartier.
Le Parquet est sur place et travaille "en lien avec la section antiterroriste du parquet de Paris", selon Jean-Philippe Récappé, procureur de la République. Il précise : "Très rapidement, on s’est aperçu que cela avait d’autres connotations qu’un règlement de comptes".


Hosny Trabelsi, ci-contre, conseiller départemental du Finistère et adjoint chargé du quartier de l'Europe qui assurait que "les habitants de Pontanezen sont une chance pour notre métropole", mais déclare aujourd'hui : "C’est un acte que tous les habitants condamnent, de s’attaquer ainsi, lâchement, à une personne innocente." 
Il rappelle, fournissant probablement une clé aux enquêteurs  : "Depuis 2015, cet imam a condamné les actes odieux contre Charlie Hebdo, de façon énergique et sincère. Il a obtenu un diplôme de laïcité à la faculté de théologie de Rennes. Ses prêches mesurés se déroulent aujourd’hui dans la sérénité." Sauf que les pressions perdurent et qu'il ne prêche plus que très rarement.

Dans le "quartier prioritaire" de Pontanezen, au nord de Brest, les anciennes casernes de Lambézellec-Pontanézen (Finistère) connues comme le "camp des nègres" et occupées en 2019 par la gendarmerie, servaient au XVIIIe siècle à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, au tri des 1500 bagnards – dont au moins 800 guadeloupéens - en transit avant leur installation définitive au bagne de Brest, avant leur transfèrement en Corse, à l’île d’Elbe (camp de Porto Ferrajo) ou à Mantoue pour être employés aux fortifications. Elles furent utilisées à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, comme un camp de triage pour les déportés des Antilles débarqués à Brest.
En décembre 2014,  des "jeunes" du quartier "sensible" de Pontanézen ont choisi
Noël pour incendier leur centre social "Horizons", anciennement 'L’Escale', suite à des tensions de plusieurs mois entre animateurs, travailleurs sociaux et racailles du quartier, un animateur ayant même été menacé par un individu armé d’un couteau. Les racailles squattaient ainsi en toute impunité LEUR centre social, fumant et se livrant à divers trafics au vu et au su de la municipalité socialiste, la directrice du centre s’estimant "obligée de laisser faire".

En 2014, comme depuis plusieurs années, la municipalité de Brest avait pourtant attribué des centaines de milliers d’euros de subventions au Centre Social, notamment pour acheter le 'vivre ensemble' cher à la gauche. La CAF – qui a une convention avec le centre Horizons, tout comme le Conseil "général" socialiste du Finistère, attribuent également chaque année moult subventions.
485 000 euros en subventions de fonctionnement en 2014, des dizaines de milliers d’euros pour diverses opérations  du Centre Social, n’avaient donc pas suffi à acheter la "paix sociale" dans le quartier.
"Le quartier de Pontanézen est quasiment devenu une zone de non droit où des bandes règnent et se livrent à leurs trafics en toute impunité," expliquait un policier brestois. "L'Etat ayant déserté le terrain, ce sont désormais les responsables de la mosquée salafiste et leur influence croissante sur les jeunes du quartier qui permettent actuellement d’éviter une véritable explosion?" concluait-il.
Le maire (PS) de Brest est dépassé. Après avoir condamné "avec la plus grande fermeté l’incendie volontaire" qu’en langue de bois il a jugé d'"inacceptable", François Cuillandre a déclaré dans un communiqué "ensemble nous allons reconstruire les modalités (sic) pour permettre rapidement la reprise des activités. La ville engagera prochainement la rénovation des locaux touchés par l’incendie". La ville, c'est le travailleur et contribuable.
Le périmètre est interdit
Vers 17 h 45, Ivan Bouchier, le sous-préfet, est venu réconforter la communauté musulmane et l’informer de la "ferme intention des services de police de retrouver les auteurs".

Vers 18 h 15, le préfet du Finistère a demandé aux personnes "de ne pas se rendre sur site pour permettre le bon déroulement des opérations ".

L’émotion est vive dans le quartier où vit une importante communauté musulmane. 
Pour Medhi : "C’est horrible ! Ça me fait penser à l’attentat de Nouvelle-Zélande commis dans des mosquées. Heureusement, ce n’est pas vendredi, jour de forte affluence. Et il n’y avait pas de prêches à cette heure-là." 
Pour Turker : "On est choqué de vivre ça, à Brest. Sous le choc ! On se sent autant visé que les victimes. On est né ici, on a grandi ici, on a vu la vie en rose quand on était petits, c’est fini…"

Qui est l'imam Rachid Eljay, alias Abou Houdeyfa ?


Capture d'écran Youtube de l'un des cours de religion de l'imam de Brest Rachid Abou Houdeyfa.

Il est ce religieux qui exhorta des enfants à ne plus écouter de musique. Face à la polémique naissante, ce dernier assura que ses propos avaient été sortis de leur contexte. "Ceux qui aiment la musique écoutent le diable. Videz vos téléphones et vos MP3 !" avait-il pourtant déclaré, selon une vidéo Confortablement installé dans un fauteuil, le prédicateur s'adresse à une foule de jeunes enfants dont l'âge ne semble pas dépasser les 12-13 ans. Ces derniers l'écoutent attentivement et boivent chacune de ses paroles, en dépit de l'invraisemblance du discours. "Ceux qui aiment la musique, c'est ceux qui voudraient être transformés en singe ou en porc! Ils seront engloutis par la terre", martèle le barbu, suscitant des "Oh!" de dégoût chez les petits. 


Cette étrange scène est tirée d'une vidéo révélée par le site Breizh-info. Elle a également été publiée - à l'époque de l’effarant Salon musulman du Bourget, Val d’Oise - par le militant nationaliste breton Boris Le Lay sur sa page Facebook. Ils apportent la preuve que le prédicateur de la séquence est "un imam salafiste soutenu par la mairie socialiste de Brest". Sollicité par L'Express a voulu apprendre de l'entourage de Boris Le Lay des détails sur la provenance de la vidéo et les raisons de sa diffusion, plutôt que de s'interroger sur le fond et le formatage des jeunes esprits en situation de faiblesse face à l'adulte. Mais l'effarement général provoqué par ces propos a suffi à mobiliser le journal suisse de centre-droit libéral  Le Temps - 'quality paper' et co-propriété du quotidien Le Monde - reprenne l'information.
Un ancien salafiste, comme on peut être un "ancien trotskiste"...
L’homme de 40 ans est tristement connu pour avoir tenu des propos sulfureux sur les réseaux sociaux. Des vidéos restées inconnues jusqu’en 2015. On est alors au lendemain des attentats du 13-Novembre, à Paris, et ce qu’on découvre sur son compte passe très mal. Outre ses prises de position sur les femmes, dont il prônait plutôt la soumission, c'est un prêche filmé devant des enfants qui va provoquer la colère. Il explique alors qu’écouter de la musique revient à écouter "le diable". "Il y a un risque qu'Allah le transforme soit en porc, soit en singe", assurait-il ainsi dans cette vidéo. Déterrée des mois après sa publication, la séquence est ensuite retirée des réseaux sociaux par l’imam, qui exprime des excuses. Il avait par la suite publié un communiqué sur son site internet, affirmant que ce n’était qu’une "métaphore" [de l'humour au second degré ?] et qu’elle n’était pas à prendre au premier degré.
Le président François Hollande demandera l’ouverture d’une enquête préliminaire sur cet homme aux propos salafistes. Mais, ouverte en avril 2016, elle ne vise pas ses propos mais ses activités, comme les dons reçus pour financer une école coranique ou les revenus générés par les ...vidéos postées sur internet. Elle sera classée sans suite en février "faute d'infraction établie".
En même temps, c'est aussi un détracteur du djihad guerrier et du terrorisme islamiste, qu’il décrit comme "salissant l’islam". Le Télégramme, quotidien régional de Bretagne, titrait ainsi en 2015 : "L’imam brestois qui hérisse les djihadistes". Après les attentats de novembre, il avait notamment appelé à être solidaires des victimes des attaques afin d’éviter les amalgames en "agissant concrètement". Voilà pourquoi il était notamment dans le viseur d’Omar Omsen, un proche de la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui lui reprochait d'encourager les musulmans à s'intégrer en France, terre "mécréante". Et qui lui aura valu d’avoir son nom inscrit à côté de la mention "rechercher l’imam mort" dans le journal de propagande de Daech "Dar al-Islam". 
Détenteur d'un diplôme universitaire sur l'islam et la laïcité.
Depuis, le jeune prédicateur aux lunettes fines et au qamis blanc fait profil bas, disant même en décembre 2016 à l’AFP observer un islam "du juste milieu". Il a délaissé sa longue barbe noire pour les bancs des classes. De quoi lui permettre, en juin 2017, d’être diplômé du cursus "Religions, Droit et Vie sociale" à l'université de Rennes, comme le notait alors l'agence. Un diplôme universitaire (DU) souhaité par Manuel Valls, ministre de l'Intérieur à l'époque, qui permet d’apprendre, en 125 heures de cours, les relations entre l’Etat et les religions, l'individu et la liberté de religion, le Droit des organisations religieuses, l'éthique ou encore la fiscalité des cultes, et de former des référents laïcité...
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