François Hollande a le "cuir dur", tant mieux
C'est bien la seule qualité qu'il a pour la circonstance. Les instituts de sondages situent en mars la côte de popularité du président socialiste entre 30 % (TNS Sofres) et 35 % (BVA), et il fait même tomber la barre sous les 30 %, comme en Provence-Alpes-Côte d'Azur (29 %).
Le président François voit en un temps record s'effondrer les espoirs qu'il a fait naître par le mensonge et le matraquage médiatique.
"Jamais, après dix mois de mandat, un président n'avait été aussi impopulaire," explique Éric Bonnet, directeur d'études chez BVA Opinions. L'enquête qu'il a conduite pour la presse quotidienne régionale auprès d'un échantillon de 6 468 personnes dans 21 régions de la Métropole (la Corse n'a pas été testée) entre le 25 février et le 5 mars s'arrête d'abord sur cette moyenne nationale. Avec 35 % de satisfaits, le socialiste élu en mai 2012 à l'Élysée fait pire que Jacques Chirac en mars 1996 (38 %), et Nicolas Sarkozy, en mars 2008 (37 %).
"Jamais, après dix mois de mandat, un président n'avait été aussi impopulaire," explique Éric Bonnet, directeur d'études chez BVA Opinions. L'enquête qu'il a conduite pour la presse quotidienne régionale auprès d'un échantillon de 6 468 personnes dans 21 régions de la Métropole (la Corse n'a pas été testée) entre le 25 février et le 5 mars s'arrête d'abord sur cette moyenne nationale. Avec 35 % de satisfaits, le socialiste élu en mai 2012 à l'Élysée fait pire que Jacques Chirac en mars 1996 (38 %), et Nicolas Sarkozy, en mars 2008 (37 %).
La moitié ouest reste toutefois un peu longue à la détente.
L'analyse régionale effectuée par BVA montre qu'une partie de la France, le grand Sud-Ouest pour simplifier, est moins pessimiste qu'ailleurs. François Hollande obtient même 41 % d'opinions favorables dans son fief du Limousin. En revanche, le Nord-Est est particulièrement sévère: en Alsace, il exaspère 75 % de la population. Après Dijon, voilà une destination de rêve, pour ses prochaines 48 heures en région...
"Ses propres partisans sont déçus"
| Le Pays de la Loire, et du "sombre Ayrault", fait tache, non ? |
Il a d'ailleurs précipité le processus de passage à la phase où les électeurs venus d'autres horizons regrettent leur choix dicté par les media lors de la présidentielle. "Nous sommes même maintenant dans la troisième phase, celle où ses propres partisans sont déçus, doutant de sa capacité à mener une politique différente de celle de Nicolas Sarkozy", souligne Éric Bonnet.
Le constat ronge les plus convaincus.
Ainsi le député PS de Paris Pascal Cherki qui a tapé dur sur son leader, mardi. "Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général d'un canton (...) Il faut arrêter ces discours que personne ne comprend." Un constat de mauvais augure, si on songe que, dans le jeu de cartes territorial, c'est le département qui devrait le premier s'écrouler !
Il ne peut plus compter que sur le Mali pour resserrer les liens de l'Hexagone et faire reluire son étoile...








