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mardi 2 avril 2013

Cahuzac passe aux aveux: il est bien coupable de fraude fiscale


Le ministre du Budget avait nié à la représentation nationale et hurlé à la diffamation

Cahuzac avoue 600.000 €
dans des paradis fiscaux

Cahuzac a été mis en examen


L'ancien ministre du Budget, auditionné au pôle financier du TGI, a avoué sur son blog avoir eu un compte en Suisse "depuis une vingtaine d'années".

Seul le député de Seine-et-Marne Olivier Faure reste un peu dans l'Assemblée désertée avec la presse qui lui a appris la nouvelle. Ce proche de Jean-Marc Ayrault souffle : "Sidéré, je suis sidéré." "On a tous voulu croire ce que nous disait Jérôme."

Acculé à 17 h 10
L'ancien ministre du Budget pourrait passer aux aveux, annonçait-on ce matin.

Il aurait d'ailleurs pris rendez-vous avec les juges pour parler de ses comptes en Suisse et à Singapour, selon les informations du Canard Enchainé."Jérôme Cahuzac a été rattrapé par le résultat des enquêtes menées actuellement en Suisse" a déclaré Louis-Marie Horeau, le rédacteur en chef du Canard enchaîné, sur i>TELE. 

Son avocat a ensuite confirmé que Jérôme Cahuzac est mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, comme annoncé par le Canard Enchaîné:
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Le 4 décembre 2012, Mediapart avait révélé le pot aux roses socialistes

VOIR et ENTENDRE
Plenel s'exprimer avec Denizot et repousser avec arrogance le dialogue avec Jean-Michel Aphatie:


aphatie-plenel par enquete-debat

Dès le 5 décembre, l'arrogant socialiste avait annoncé qu'il portait plainte 

Cahuzac: pour Gonelle, il devrait "se retirer... par BFMTV

Cahuzac s'était défendu de son innocence



Des hommes avaient été salis


Le site trotskiste Mediapart s'est beaucoup appuyé sur un mémo de
M. Garnier, un inspecteur des Impôts, rédigé en 2008, dans lequel il mettait en question la situation fiscale de M. Cahuzac. Le fonctionnaire avait été livré à la vindicte socialiste.


Le Parquet de Paris, citant l'expertise de la police, a indiqué que Jérome Cahuzac, est probablement l'interlocuteur évoquant en 2000 la détention d'un compte bancaire en Suisse dans un enregistrement révélé par Mediapart.
Michel Gonelle, ancien député de centre droit, ancien bâtonnier du barreau d'Agen et, 
avant Cahuzac, ancien maire de Villeneuve-sur-Lot, qui avait remis aux autorités l'enregistrement, avait été soupçonné de manipulation.


Cahuzac avait évoqué sa conscience


Il avait tenté une manipulation de l'opinion et de la justice,
se retranchant derrière une demande de SON administration auprès de la banque suisse susceptible de le blanchir :

Face à Aphatie, le maire de Villeneuve-sur-Lot, défiant, persiste et signe:

Le ministre de Hollande demande pardon pour "une faute inqualifiable"

L'ancien ministre du Budget a avoué avoir détenu
deux comptes en Suisse et un à Singapour lors d'un entretien d'une heure face aux juges Le Loire et Van Ruymbeke au pôle financier du TGI de Paris.
"J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris", a expliqué l'ancien ministre du Budget dans un communiqué où il demande "pardon" pour une "faite inqualifiable". 

Jérome Cahuzac a avoué avoir détenu deux comptes en Suisse et un à Singapour lors d'un entretien d'une heure face aux juges Le Loire et Van Ruymbeke mardi, confirmant une information de BFMTV.

"Dévasté par les remords, pas moins..."
"J’ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j’ai manqué et le souci de remplir les missions qui m’ont été confiées, poursuit Jérôme Cahuzac. 

Des regrets à défauts d'excuses
A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j’exprime mes sincères et plus profonds regrets" a-t-il encore écrit, se disant "dévasté par les remords".
"Je suis toujours ministre du Budget. La conclusion que l'on peut en tirer, c'est que c'est moi qui dis la vérité", avait-il aussi rétorqué à Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV


Retour sur l'affaire Cahuzac - 02/04 par BFMTV

Hollande et sa bande le soutenaient aveuglément:


Cahuzac soutenu jusqu'au bout par la gauche par LeNouvelObservateur

Réactions prudentes de la classe politique


Bruno Le Roux, patron des députés PS, avait défendu le fraudeur:



Bruno Le Roux reste sans voix (!) sur l'évasion fiscale du ministre du Budget de Hollande:

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Très vite, 4 mois après les révélations de Mediapart, le politique reprend le dessus et le chef de la com au PS ne craint pas de saluer "la rapidité de décision du Président et du Premier ministre" : "la République exemplaire a été respectée."

VOIR et ENTENDRE les commentaires d'Edwy Plenel (Mediapart), ce jour:


Edwy Plenel: "Nous sommes surpris de ce... par BFMTV


Allocations familiales: Hollande les change en impôt progressif

Bercy  met de l'impôt dans les lasagnes de la Caisse d'allocations familiales
Nicolas Doze : Les propositions du rapport Fragonard, une commande de Hollande pour trouver les moyens de redistribuer les allocations familiales des foyers de plus de 5.000 euros vers les familles nombreuses à faibles revenus et bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active, une prestation destinée à assurer des revenus à des personnes sans ou à faibles ressources), de la CMU (couverture maladie universelle, pour les soins), de la CSG (contribution sociale généralisée, une taxe instituée en 1990 par M. Rocard (PS) et qui participe au financement de la sécurité sociale) et autres aides publiques.
VOIR et ENTENDRE la présentation de BFMTV:

Quelles sont les familles assujetties par le président François ?


VOIR et ENTENDRE
Nicolas Doze, sans fioritures:

La gauche appelle un gosse de riche une vache à lai

Un enfant de couple homosexuel est-il mieux considéré ?

"Il est indubitable qu’en plafonnant la prestation, c’est-à-dire l’argent que l’on me donne alors que les cotisations ne sont pas plafonnées, les allocations familiales deviennent un impôt ", pour les uns, explique Nicolas Doze ce mardi matin 2 avril sur BFM TV.

Les allocs deviennent une aide sociale, pour les autres:
" Réduire l’État-providence " en créant de facto un nouvel impôt, il n’y a que les socialistes pour avoir de telles idées !

Allocations familiales: les gosses de riches n'auront plus les mêmes droits que les autres

Hollande discrimine certains enfants de France

Un rapport commandé par le gouvernement fait supporter l'effort par les familles aisées
  

Pour justifier la réforme du quotient familial de Hollande, 
Michel Sapin arguait en 2011 que 
le système actuel favorise les familles aisées



Idéologie de classes et eugénisme économique

Hollande a trouvé les moyens de ramener l'équilibre de la branche famille de la Sécurité sociale,
avant la prochaine présidentielle, "au plus tard" en 2016, en tapant notablement sur les allocations familiales versées à certains enfants.


Les enfants, variables d'ajustement du déficit budgétaire

Ce rapport sur les travaux de la mission dirigée par le magistrat à la Cour des comptes et président du Haut conseil de la Famille Bertrand Fragonard sent le roussi pour nombre d'enfants de France: les enfants d'ailleurs seront privilégiés.  Le gouvernement pourra "regarder" plusieurs scénarios techniques possibles "sur la table", mais tous instrumentalisent la famille pour supprimer d'ici à 2016 le déficit de la branche famille, ce qui implique "un besoin de financement de 2,1 milliards d'euros à cette date", précise-t-il.


Jeudi, le gouvernement ne pourra plus se cacher derrière le Haut Conseil de la Famille  dans ses choix.
Le rapport prône de dépouiller certaines familles pour habiller les plus modestes, comme l'a souhaité le président François Hollande qui se défend d'entamer le principe d'universalité de ces prestations.

Dans le domaine fiscal, il envisage en outre de raboter encore le quotient familial en  l'abaissant 2.000  à 1.750 euros ou même 1.500 euros et de revoir les crédits d'impôt pour frais de garde.

Le rapport recommande également une simplification du système actuel en regroupant certaines prestations : allocations familiales, complément familial, prime au jeune enfant (Paje) sont visés, mais pas l'allocation de parent isolé (API) qui profite largement aux mères abandonnées de familles polygames. Or, depuis 2009 et Martin Hirsch, l'API est incluse dans lRSA (revenu de solidarité active, 475 euros): seulement 30% des allocataires ont un travail et  le chômage en constante augmentation ne devrait pas permettre  avant longtemps d'alléger la charge du RSA pesant sur les contribuables riches ou non.  Il suggère de supprimer la prime de naissance (903 euros versée au 7e mois de grossesse) et de la remplacer par un prêt. Le RSA est financé par une taxe sur les revenus financiers, tels que les produits d'assurance-vie ou les plans d'épargne que les riches ne sont vraiment pas les seuls à posséder.


Pour les allocations familiales, le rapport préconise la modulation.

Travailler et gagner moins pour toucher plus : "Toutes les familles conserveraient le droit à ces allocations mais leur montant diminuerait avec le revenu", écrit l'énarque Fragonard,qui après la direction des carburants est passé à la protection sociale. Ayrault n'a pas trouvé meilleur expert, que ce directeur de la Caisse nationale des allocations familiales  et celle d'assurance maladie, bien qu'à 72 ans, il ait sa part de responsabilité dans tous les déficits de la Sécurité sociale.

Hollande recommande une opération au chloroforme 


Les media ont reçu deux éléments de langage sur cette mission Fragonard 

Non, on ne touche pas aux couches supérieures des classes moyennes et on n'altère pas "de façon significative" (sic) la progression de ces allocations en fonction du nombre d'enfants: pas d'eugénisme puisque, dans les classes moyennes, les enfants des familles nombreuses auraient le droit de vivre, mais ils devront faire des sacrifices.

En revanche, pour les familles modestes toutes origines mêlées, le rapport propose une majoration du complément familial (familles d'au moins trois enfants de plus de 3 ans) de 86 euros par mois en sus de l'inflation et l'augmentation de l'allocation de soutien familial (ASF, ex-API, versée aux parents isolés ne percevant pas de pension alimentaire). Avis aux polygames !

A ce régime et "à législation constante", la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF) retrouverait "le chemin d'un excédent croissant" à partir de 2017, promet Marisol Touraine. Il faudra ensuite "procéder à des arbitrages" pour l'utilisation de cet excédent". Ce serait du jamais vu, alors que le déficit de la Sécu s'élèvera encore à 11,4 milliards en 2013, selon Marisol Touraine !

Hollande envoie les gosses de riches sur le front de la dette publique
Si on affecte l'excédent entièrement au remboursement de la dette (déficits accumulés sur plusieurs années), "on ne peut procéder à aucune réforme "positive" du système de prestations familiales avant 2021", estime le rapport.

Au final, ce sont les enfants de tous les assujettis à l'impôt, seulement un Français sur deux, qui seront sacrifiés à la dette.


lundi 1 avril 2013

Haro sur Ayrault: les media veulent-ils son suicide ?

La gauche croit-elle que le PS a mieux à offir que Ayrault ?
Ayrault en mal d'autorité ?

Après dix mois passés à Matignon, Jean-Marc Ayrault n'a jamais été aussi contesté dans son autorité.

François Hollande peut-il se sauver en le lâchant ? 

Alors que l'enregistrement de Koh-Lanta sur TF1 est arrêté à la suite du malaise mortel d'un candidat, le suicide du médecin de l'émission accusé de faute professionnelle donne des idées aux camarades de la Rue de Solférino et au-delà, au Front de gauche. Sous Mitterrand, Edith Cresson avait tant bien que mal résisté à la pression, mais le "sombre Ayrault" le peut-il sous Hollande ? Le Premier ministre a d'abord essuyé une série d'attaques et d'insultes frontales de la part de ses ministres, mais c'est le tour des media de le salir en mettant sur la place publique les coups qu'il encaisse au quotidien.

L'avalanche de critiques et d'insultes a manifestement pour objectif de pousser le président François à le démissionner
, comme il l'a déjà fait pour l'arrogant Jérôme Cahuzac, son vertueux ministre du Budget accusé d'exil fiscal.

VOIR et ENTENDRE
 une analyse positive de BFMTV, chaîne acquise à Hollande:

Le Premier ministre a courbé l'échine sans se formaliser.

"Nous sommes une équipe, nous devons jouer collectif", objecte-t-il faiblement. Une réponse de loser qui  dérange l'oppositioncomme Geoffroy Didier, membre de l'UMP. "Nous avons malheureusement un Premier ministre qui ne dirige rien. (...) Je crois sans doute que Jean-Marc Ayrault était une erreur de casting."

Jean-Marc Ayrault tente de se rallier la sympathie des Français


Il l'a reconnu lui-même dimanche dans les colonnes du JDD: oui, son ministre Arnaud Montebourg lui a bien dit en substance qu'il faisait "chier tout le monde" avec son projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes dans son fief nantais.


Ayrault aux abois se tourne en vain vers les Français  à la peine.

Il avait déjà rendu public son désaccord avec Vincent Peillon, son ministre de l'Education, en octobre 2012

Après les déclarations du ministre sur l'ouverture d'un débat sur la dépénalisation du cannabis, l'ex-professeur d'allemand à l'ancienne exige de sa classe qu'elle "défende" sa politique, "et rien d'autre".

Recadré par Matignon, Vincent Peillon rétro-pédala afirmant que sa déclaration  en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis était une "réflexion personnelle". "Elle ne contrevient pas à sa solidarité totale et entière à la position du président de la République et du gouvernement sur le sujet", expliqua un haut-fonctionnaire de son ministère, alors que le ministre avait affirmé sur France Inter qu'il s'agit pour lui d'un "sujet majeur".


En fait, Peillon avait défié Ayrault en repartant à la charge
En juin 2012, quatre jours avant le premier tour des élections législatives, l'ancienne porte-parole des écolos radicaux, la ministre Europe Ecologie-les Verts du Logement, Cécile Duflots'était déjà déclarée favorable à la dépénalisation, créant une vive polémique. Jean-Marc Ayrault avait alors assuré que la dépénalisation du cannabis n'était "pas à l'ordre du jour" et que la fermeté restait "d'actualité".

Le mépris du ministre frondeur s'est exprimé dès la mi-juin 2012

Premier court-circuitage et premier couac d'une longue série, dans "L'Est républicain" quand, sans en aviser son premier ministre, Vincent Peillon avait immédiatement annoncé l'allongement des vacances de la Toussaint à deux semaines à la rentrée 2012. Ayrault avait réagi le 14 juin à Angers déclarant que l'initiative de Peillon n'était qu'une "piste" et que la concertation "commençait".

Deux "gauches molles" ?

De nombreux ministres n’hésitent pas à régler directement leurs problèmes  par téléphone et SMS avec l’Elysée, sautant "Matignon" et son locataire. Lors de son intervention jeudi, soucieux de se faire passer pour le grand patron de l'hôpital France, le professeur François n’a pas cité une seule fois son chef de clinique, effaçant ce "collaborateur" et réduisant celui qu'au siège du PS on appelait 'La Voix de son Maître' à la condition d'interne anonyme. Jean-Marc Ayrault.

Le président François hésiterait à changer de cataplasme sur sa jambe de bois

Rien d'étonnant de la part d'un président qui foire son tête-à-tête télévisé
bien qu'il ait reçu les conseils d'une cinquantaine de conseillers en communication. 

"Si il s'agit de mettre en musique la politique du président de la République, à ce moment-là, François Hollande a parfaitement raison de garder quelqu'un qui est tout à fait fidèle, sur la même longueur d'ondes que lui", assure Gérard Grunberg, politologue social-libéral blairiste, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po.



Si Jean-Marc Ayrault manque de cette autorité naturelle qui distingue les petits chefs des chefs, il ne pourra soudain trouver en lui les ressources qui lui manquent depuis dix mois et s'imposer au-delà du perron de Matignon.
Il a totalement remanié son équipe de communication la semaine dernière, mais quand un Premier ministre a toujours besoin de plus de conseillers pour savoir comment être, il doit s'interroger sur l'urgence de sa reconversion...


Revalorisation des retraites: le compte n'y est pas !

Le pouvoir d'achat des retraités pénalisé par l'inflation

Coup de pouce de 1,3% aux retraites, le 1er avril

Selon les chiffres de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, la France comptait fin 2012 plus de 13 millions de retraités au régime général. En moyenne âgés de 73 ans, ils touchent 665 euros bruts (hors retraites complémentaires).

Le gouvernement français a révisé mardi à la baisse sa prévision d'inflation (hors tabac) pour 2013, de 1,75% à 1,2%. Il a donc annoncé la revalorisation des pensions de retraites de 1,3%.

La Commission économique de la Nation a pris en compte les prévisions de l'inflation en 2013. Ces nouveaux chiffres ont amené Bercy, "en ligne avec le consensus des économistes," à réduire l'écart qui en se creusant augmente la précarité des senoirs

La revalorisation des pensions de retraite des régimes de sécurité sociale tient compte de l'avis des experts. Le gouvernement a toutefois ajouté une correction concernant l'inflation pour 2012. "A la prévision d'inflation hors tabac pour 2013, doit être ajouté l'écart entre l'inflation constatée en 2012 (+1,9%) et la prévision initiale pour 2012 (+1,8%)", précise le ministère.

Cette prédiction volontariste est à prendre  avec des pincettes

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance en zone euro pour 2013 et 2014, selon des chiffres présentés par son président, Mario Draghi.
"Les pressions inflationnistes devraient rester contenues sur le moyen terme" ce qui va permettre à la BCE de maintenir sa politique monétaire "accommodante", a estimé M. Draghi, le 7 mars dernier. Mais pour combien de temps, si le pire reste à venir.

Le gouvernement assure pouvoir tenir les objectifs des prévisionnistes de la BCE. 

Le mandat de stabilité des prix de la BCE stipule qu'elle doit veiller à maintenir l'inflation à un niveau proche mais inférieur à 2% à moyen terme

Les régimes complémentaires en-deça de l'inflation

Les pensions des régimes complémentaires des cadres du privé, Agirc (retraites complémentaires ) et Arrco (tous les salariés du privé), ne suivront pas celles de plus de 15 millions de retraités  exactement revalorisées en fonction de l'inflation.

Ces pensions complémentaires seront en effet revalorisées moins que l'inflation à partir du 1er avril
, et pendant trois ans, en vertu d'un accord entre les partenaires sociaux qui gèrent ces régimes.  

Dans le même temps, les classes moyennes devront subir le poids de la fiscalisation que le gouvernement socialo-écolo fait s'abattre sur elles de toutes part.

Le gouvernement, engagé dans une réforme du régime général de retraite pour 2013, avait envisagé d'appliquer cette sous-indexation au régime général
mais le ministre du Travail Michel Sapin a récemment estimé qu'il serait "très difficile" de demander une nouvelle contribution aux retraités.

Trois régimes de retraites complémentaires ont déjà imposé des mesures drastiques à leurs affiliés

Parmi la trentaine de régimes qui coexistent en France, celui des médecins n'a rien vu venir pour éviter la faillite pure et simple. Ils ont dû s'infliger des baisses progressives de 10% à 15% de leurs pensions depuis juillet 2012. C'était la seule alternative à la faillite du régime, qui leur verse 40% en moyenne de leurs pensions.

Les artisans tentent aussi de limiter les dégâts. Ils ont pris la décision de serrer les boulons. "Pour redresser le régime en urgence, les artisans ont donc décidé en 2008 de pénaliser, lors des revalorisations annuelles des pensions, ceux qui ont acquis des droits à la retraite à très bon compte", raconte Bruno Chrétien.

Les architectes anticipent
. Architectes, ingénieurs et conseils ont pour leur part agi à temps pour ne pas avoir à s'attaquer directement aux pensions de leurs seniors. Ils ont toutefois dû augmenter drastiquement (+13% !) la valeur des points de retraite au 1er janvier 2013. En d'autres termes, cela revient à cotiser plus aujourd'hui pour recevoir autant demain.


La nouvelle taxe sur les pensions de retraites entre aussi en vigueur le 1er avril !

Cette contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) est due sur les pensions de retraite
versées par tous les régimes de retraite obligatoires – régimes de base et complémentaires – du privé comme du public; ainsi que sur les pensions d’invalidité.

Au taux de 0,3%, la nouvelle contribution est calculée sur le montant brut de vos pensions. Elle va représenter 4,5 euros pour une retraite moyenne de 1.500 euros

Instaurée l'automne dernier dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale, elle est appelée à augmenter. 

Les retraités n'échappent pas au choc fiscal
Elle vient s’ajouter à la CSG au taux de 6,6% et à la CRDS de 0,5 %. Au total, ce sont donc 7,4 % qui seront désormais prélevés directement par vos caisses de retraite sur le montant de vos pensions.

Cette "revalorisation" de 1,3% aux retraites est donc un vrai poisson d'avril.  


Ce 1er avril 2013 sonne la paupérisation des personnes âgées


2011, la gauche dramatise;
2012, la gauche s'accommode...
Outre cette nouvelle taxe occultée par la presse et la hausse minimale de leur pension complémentaire claironnée par les media, la hausse annuelle  de la pension de base du régime général au 1er avril ne fait pas suffisamment le poids pour contrebalancer l'inflation, même faible (1% observé en France sur un an en février).

En octobre 2011, la gauche protestait contre le report de la réforme de la dépendance et les mesures gouvernementales de réduction des déficits publics.
Les manifestants avaient reçu le soutien des socialistes: ils avaient dénoncé la situation des Français au chômage et en fin de droits qui ne peuvent accéder à la retraite et avaient rappelé leur attachement à la retraite à 60 ans.  Sa Cynique Majesté Royal et Arnaud Montebourg promettaient un rétablissement de la retraite à 60 ans et le candidat Hollande ne désapprouvait pas, mais le président François en est aujourd'hui à 62 ans par le biais d'une augmentation de "la durée de cotisation" des retraites ...lorsque "l'espérance de vie s'allongera"
Les pensions de retraites ont été revalorisées de 2,1% au 1er avril 2012, alors que le gouvernement Fillon tablait ur une inflation à 1,8% en 2012. La presse hostile avait suggéré que la question des retraites faisait partie des sujets de la campagne présidentielle... Quoi qu'ils en disent, le minimum vieillesse a progressé de 25% ces cinq dernières années, maisson niveau reste inférieur au seuil de pauvreté.

La perte de pouvoir d'achat ne se limitera pas à 2013.

La sous-indexation des retraites complémentaires durera trois ans et "ce sera pire encore en 2014", estime Danièle Karniewicz, Mme Retraite de la CGC, qui n'a pas signé l'accord Agirc-Arrco. Les pensions seront encore moins revalorisées que cette année, de surcroît sur une base déjà entamée par la sous-indexation de ce 1er avril.

De plus, le gouvernement pourrait suivre l'exemple des partenaires sociaux sur le régime général. François Hollande l'a dit lui-même jeudi soir sur France 2: l'indexation des pensions  - lire leur 'désindexation' - sera sur la table lors de la réforme des régimes de retraite
Toutefois, ce levier est à manier avec précaution, prévient Antoine Bozio, économiste et directeur de l'Institut des politiques publiques: "Certes, il est justifié de partager le fardeau entre actifs et retraités pour régler le déficit des régimes lié à la crise. Toutefois, utiliser la désindexation pour résorber le problème global des retraites, qui est d'ordre démographique, serait une erreur. En effet, en croyant résoudre un problème aujourd'hui, on en créerait un autre pour demain: la paupérisation des âgés."  


Les footballeurs se donneront à 75% pour la solidarité sociale

La Ligue de football hurle au crime : "on étrangle les clubs !"
La dernière acquisition du club France...
Mais à 200%, pour leur pomme !

Le président de la Ligue professionnelle de football (LFP) dénonce la version nouvelle de la taxe à 75% annoncée par le président François
, dans un communiqué cinglant publié vendredi 29 mars.

Frédéric Thiriez s’était déjà insurgé contre la taxe à 75%, avant que le Conseil constitutionnel ne la fasse retoquer.


François Hollande a annoncé jeudi 28 mars que, cette fois, la taxe chère à Hollande ne sera plus supportée par les joueurs, mais par les ... entreprises et a donc provoqué une nouvelle colère du dirigeant. "On étrangle les clubs ! Après avoir essayé de s'en prendre aux joueurs, on s'en prend à présent aux PME que sont les clubs professionnels", dénonce-t-il.



82 millions de charges en plus pour les supporters et les foyers

Le patron de la LFP prétend que les clubs vont payer
Il évalue en effet à 82 millions d'euros le coût pour les clubs de Ligue 1, "soit une augmentation brutale des charges de 30%". Des clubs dont les comptes ne sont pas au mieux, d’après le dernier rapport de la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG).

Hollande et sa bande encouragent l'exil fiscal

"Avec ce coût du travail délirant, la France va perdre ses meilleurs joueurs, nos clubs verront leur compétitivité en Europe plonger et l'Etat y perdra ses meilleurs contribuables. C'est une opération 'perdant-perdant'.", ajoute Frédéric Thiriez, un brin fataliste.

Reste à connaître la réaction des dirigeants du PSG et du Qatar, dont la grande majorité des joueurs émarge à plus d’un million d’euros par an.

Selon des experts sympathisants du gouvernants, seul le Paris Saint-Germain serait réellement affecté. Bordeaux a pourtant déjà exprimé ses inquiétudes.

Les ménagères vont financer les clubs

Qu'ils soient riches ou pauvres (mais ce sera plus dur pour les plus défavorisés), les ménages vont devoir faire face à un surcoût de la publicité des marques qui parrainent les clubs. Le gouvernement socialo-écolo en a décidé ainsi et dommage pour les Smicards, les précaires et les personnes âgées qui ne s'intéressent pas au foot. 

L'indécence du régime chômage des intermittents du spectacle

Ces artistes et techniciens qui travaillent peu pour gagner plus 

Les Français ne supportent plus de payer pour l'indemnisation d'un chômage recherché 

Notre rayonnement artistique ne peut se passer
des travailleurs qui ont choisi ces temps très partiels qui dégagent du temps pour autre chose, voire du travail au noir: c'est sans doute ce qui rend partout dans le monde notre exception culturelle si enviable. Mais, elle s’accompagne d’abus de plus en plus criants.
On fait mieux encore dans l'Education nationale qui dispose de TZR
Les titulaires sur zone de remplacement (TZR) sont des professeurs titulaires de l'enseignement secondaire français, affectés à titre définitif sur une zone de remplacement (ZR) obtenue au mouvement intra-académique du mouvement national pour rester au pied de leur clocher, refusant de quitter leur région d'origine en participant au mouvement national. Ils peuvent ainsi passer leur carrière loin des ZEP et des établissements sensibles, comme les objecteurs de conscience loin du front.
Il existe ainsi des titulaires remplaçants dans l'ensemble de la fonction publique. Ces fonctionnaires en état de veille à domicile ont pour mission d'assurer la continuité du service public. C'est ainsi que, rien que pour 2008 dans la fonction publique territoriale, la Région Poitou-Charentes a embauché 80 personnels vacataires ou en contrat aidé (100 à terme).


Le sujet est politiquement incorrect toute l'année
De festivals en cérémonies, il devient même explosif par ...intermittence. Alors que les Césars s’apprêtaient à nous plonger dans l'opulence des artistes, la question du financement du régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle s'avança sur le devant de la scène. Cette année, en effet, dans la foulée de la convention de l’UNEDIC (l’assurance chômage), les annexes spécifiques au régime des intermittents allaient être renégociées.


Aussi iniques que puisse être ces acquis sociaux, le sujet reste épineux en France, crise ou non. 
Il avait coûté son poste au ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon en 2003, lors de la précédente réforme. Depuis, à part une remise à plat en 2007, syndicats et gouvernement se sont bien gardés d’aborder cette question. Les mobilisations massives des professionnels du spectacle pour sauver leur régime ont refroidi les ardeurs… Comme à la SNCF et Air France ou dans l'Education, les réservistes de la fonction publique bloquent tout quinze jours avant les grandes dates, une semaine pour arriver autour de la table et une autre pour négocier, le couteau sous la gorge des départs en vacances ou du bac. Cette fois, la réforme s’annonçait d’autant plus délicate que Hollande et la gauche avait apporté un soutien sans faille aux artistes qui leur rend bien.

Des scenarii à l’étude

Le régime affiche un déficit de 1 Md€ à la charge de la collectivité pour indemniser au bas mot 100 000 personnes, soit 3% des chômeurs.

Avec les flottements du gouvernement dans sa gestion de la crise ces derniers mois, il était difficile de ne pas lever le rideau sur la question en février 2013.


Dans un rapport rendu en janvier,
la Cour des comptes a en effet dénoncé une situation « insoutenable ». D’autant que le déficit général de l’UNEDIC se creuse : passant de près de 3 Md€ en 2012 à probablement 5 Md€ cette année.

Malgré la nécessité, la tâche s’annonçait ardue.
Ce régime explique un foisonnement culturel unique où se cotoient le meilleur et surtout le pire. Il conviendrait d'assainir les lieux en lançant une évaluation du réseau qui réduirait les écoulements de fonds au départ de tous les niveaux du mille-feuille territorial.
Des pistes de réforme seraient à l’étude qui préserveraient durablement l'a-peu près et le minable.
La moins radicale consisterait à diriger les techniciens intermittents vers le régime des intérimaires (un déficit de 1,5 Md€). La CFDT plaide pour que son financement ne soit pas assuré par les seuls salariés du privé, mais aussi par la profession et l’Etat, c'est-à-dire les plus défavorisés qui ont trop à faire pour aller au spectacle. Quant à la CGT, elle milite pour un plafonnement du cumul des indemnités chômage et des rémunérations le même mois ! Tout est dit !

Reste le vaste chantier de la lutte contre les fraudes et les abus. 

Et pour l’heure, malgré la mise en place d’une cellule spécifique à Pôle emploi, les pouvoirs publics, collectivités territoriales et gouvernement, semblent plus préoccupés de sociétal que de suppressions des niches et de désendettement de la France…

Joyeuses Pâques de Hollande !

Le président François ne changera donc jamais ?
Le chocolat, c'est pas maintenant non plus 
L'austérité, oui !
Dans 2 ans, si jamais !