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mercredi 29 mai 2019

Sondage : Macron doit changer radicalemement sa politique

Une majorité de Français ne fait pas le lien entre politique intérieure et Union européenne

Les résultats des européennes traduisent les préférences des lobbies : presse, sondeurs et associations

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Les hommes d'affaires Arnault (LVMH : Les Echos-Le Parisien, sondages Odoxa),
Vivendi (groupe Bolloré: groupe Canal+, dont C8 et CNews)
et Altice de Patrick Drahi (Libération, L'Express, BFM TV et RMC)
Car, les votants placent encore Macron en 2, malgré les mouvements sociaux et son impopularité.
En même temps, pour une majorité des Français interrogés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. 

Deux jours après les élections européennes, qui ont vu la liste Rassemblement national portée par Jordan Bardella l'emporter sur celle de LREM prise en mains par Macron, la sujet de l'orientation de la politique de Macron est sur la table. Or, dimanche, quelques minutes après les premières estimations, l'Elysée avait clamé le contraire, assurant vouloir "intensifier l'acte 2 du quinquennat", et qu'il n'y aura "pas de changement de cap."

92% des sondés estiment que Macron ne sort pas renforcé de ce scrutin 

Considérant la désaffection lente mais continue des Français pour les partis historiques, PCF, PS et UMP, et le caractère distinct du scrutin des européennes ( à la proportionnelle et à un seul tour, alors que les législatives et les présidentielles sont des scrutins majoritaires à deux tours), la deuxième place de la liste du parti présidentiel ne devrait pas affaiblir outre-mesure la position du président par défaut. Selon une enquête Elabe commandée par BFMTV, 48% des sondés estiment en effet que le président de la République ne sort "ni affaibli ni renforcé" des élections européennes. En revanche, ils sont 44% à penser que le locataire de l'Elysée en sort uniquement "affaibli" et 8% "renforcé".
Dans le détail, et assez logiquement, ce sont les électeurs de la coalition LREM, MoDem et juppéistes d'Agir qui veulent croire à 68% que Macron ne sort ni affaibli ni renversé. A l'inverse, les sympathisants Rassemblement national et France insoumise sont les plus libres de penser, pour 73 et 58% d'entre eux qu'il en sort affaibli... 

Maintenir le cap est-il tenable ? 

Pour une majorité des sondés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. Une volonté de changement qui n'est pas partagée par 31% des sondés qui estiment, quant à eux, que de simples aménagements sur certains aspects sont nécessaires, tandis que 11% jugent que le cap actuel doit être maintenu. 

Dans le détail, le changement est surtout voulu par les trois quarts des catégories sociales populaires et plus de 60% des catégories sociales moyennes. Ils sont également la moitié des retraités à avoir choisi cette option. 
A l'inverse, 38% des sondés issus des classes supérieures attendent des aménagements plus à la marge du "président des riches".

Politiquement, les divisions sont également notables. 
Ainsi, ils sont 82% des électeurs du Rassemblement national, 67% de la France insoumise, 53% pour LR, 53% pour EELV et 23% des abstentionnistes à vouloir un changement de cap significatif. Parmi les sondés plus favorables à de simples aménagements, ils sont 60% à être sympathisants LREM.
Le pouvoir d'achat en question 

Interrogés sur les suites à donner au quinquennat, les Français ont une vision assez claire du futur. Pour 53% d'entre eux, l'épineux sujet du pouvoir d'achat doit être pris à bras-le-corps par le gouvernement. Viennent ensuite la protection sociale (39%), le volet portant sur la fiscalité et les impôts (31%) et le système de santé (27%  des sondés).

D'autres thèmes ont également été abordés: le chômage (24%), l’immigration (23%), les dépenses publiques et la dette publique (23%) (thème le plus cité par les électeurs de la liste LREM-MoDem-Agir: 43%), la croissance économique (19%), la lutte contre le terrorisme (14%) et la place de la France en Europe et dans le monde (9%).

Seulement 4 Français sur 10 estiment que Macron mènera une politique plus écologique.

Classé en troisième position du scrutin métropolitain, la liste EELV portée par Yannick Jadot a récolté 13,47% des voix. Cette "vague" est typique des élections européennes, mais morcelée en plusieurs nuances de vert, en France et dans d'autres pays européens, dont l'Allemagne. Or, les scrutins précédents ont montré que la traduction nationale de ce vote vert européen n'est pas automatique et que le gouvernement français pourrait ne pas être contraint de renforcer ses propositions en matière de préservation de l'environnement.

Seuls 4 Français sur 10 estiment d'ailleurs que la majorité présidentielle mènera une politique plus écologique dans les mois à venir. Pire, seul un tiers d'entre eux pense que l’exécutif sera plus à l’écoute et un quart seulement qu’il sera plus rassembleur en la matière.

Logiquement, ce sont les sympathisants LREM qui, à plus de 80%, sont les plus confiants dans un tournant écologique du quinquennat. En revanche, les électeurs d'EELV, mais aussi du Parti socialiste, se veulent plus dubitatifs: respectivement 54 et 56% croient en une politique plus écologique.

Sondage mené sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 mai 2019.

Les entreprises de sondages sont-elles "scientifiques" et désintéressées ?


Les deux fondateurs d’Odoxa sont des anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. 
Le principal actionnaire actuel d’Odoxa est Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Nicolas Bazire, est l’un des administrateurs de LVMH, en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS, dont est salarié un fils de Brigitte Macron. 
Notons au passage que Brigitte Macron a enseigné à l'école Franklin (lycée catholique privé Saint-Louis-de-Gonzague), haut lieu de l'éducation jésuite à Paris, par laquelle sont passés Jacques-Antoine Granjon (fondateur et PDG de vente-privee.com), Léa Salamé, journaliste et compagne de Raphaël Glucksmann (liste Place publique-PS aux européennes) ou Bruno Le Maire ou Bruno Ledoux, président du conseil de surveillance du journal Libération, Jean-Claude Meyer, banquier d'affaires et vice-chairman international de Rothschild & Cie où Macron - recruté par François Henrot, que Macron fera chevalier de la Légion d'honneur le 14 avril 2017 en tant que ministre de l'Economie et des finances) bras droit de David de Rothschild - l'a eu pour mentor (lequel est, en outre, conseiller financier de la Côte d'Ivoire, où Guillaume Soro est l'ami ivoirien d'Alexandre Benalla, également lobbyiste au Tchad), et François Villeroy de Galhau, conseiller européen du ministre des Finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy dans les années 90, ancien PDG de Cetelem, ex-directeur général délégué de BNP Paribas et actuel gouverneur de la Banque de France. Mais le plus intéressant ici c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild, comme Macron avec qui il a travaillé.
Et l'épouse du président a été professeur des enfants Arnault...

80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. 
Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Deux mois après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, alors que son programme était toujours attendu, Le Parisien clama que "Emmanuel Macron continue d'engranger des soutiens, principalement de personnalités de la société civile. Laurence Haïm [journaliste autodidacte et opportuniste, proche d'Hervé Chabalier, agence CAPA, ex-militant fondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire] et Jean Pisani-Ferry [socialiste, fils d'Edgard Pisani, instigateur de plusieurs mesures phares proposées par le candidat Macron, mais critique des politiques migratoires et sociales du président] figurent parmi les derniers arrivés dans l'équipe de campagne", ainsi que l'architecte Roland Castro, ex-militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis UJC, mitterandien, soutien de Montebourg aux primaires socialistes, puis de Macron...

Elabe a été créé en avril 2015 par CSA dont il est une filiale. Or, l’unique actionnaire de 
CSA, depuis 2008, est Vincent Bolloré, .

Employeur de Sébastien Trogneux, fils de Brigitte Macron,
IPSOS est sous la coupe de François Pinault et Fidelity.

mardi 28 mai 2019

La sous-ministre Schiappa "réveillée" à son domicile, convaincue de mensonges par des Gilets jaunes

Une vidéo de Gilets jaunes démontre l'affabulation de Marlène Schiappa chahutée devant son domicile ?

Des bobards de Schiappa, ça ferait mauvais genre...


Mytho ou parano ? Etait-elle à son domicile au moment des faits qu'elle rapporte ?


Lundi 27 mai 2019, à 8h17, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les genres et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a posté un statut sur Facebook, dans lequel elle dramatise "les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité". Crime contre l'humanité ?  
Y a- t-il eu "attaque", façon Castaner, comme à la Pitié-Salpétière? Intrusion ?

Trois jours après les faits, Marlène Schiappa a raconté que des manifestants avaient terrorisé sa famille vendredi 24 mai pendant la nuit, en faisant exploser des pétards et en la menaçant de mort devant la porte de sa maison au Mans. Des Gilets jaunes contredisent la version de la blogueuse du gouvernement.

Est-elle témoin directe ?
"Peu avant une heure du matin, nous [Marlène Schiappa, présente ou absente ?], son mari, ses deux filles et une amie de sa cadette] avons été violemment [sic] tirés du lit [on croirait une action physique] par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous [à son domicile du Mans] sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils, sifflets, cornes de brunes, etc."
L’agression [selon Libération] de la secrétaire d’Etat a été reprise par la presse française, qui présente principalement la version de la féministe radicale. 

Par chance, une dépêche AFP, partagée par Libération, révèle l’existence d’une vidéo diffusée vendredi sur Facebook - mais très peu reprise par la presse institutionnelle - et décrit : 
"On voit un groupe de "gilets jaunes", déambulant de nuit dans les rues du Mans, s’arrêter devant le domicile de Marlène Schiappa, au bout de deux heures. "Debout là-dedans !", lance un homme, tandis que des pétards explosent et que des klaxons retentissent. "Collabo! Schiappa démission !", lancent plusieurs personnes, tandis qu’une femme crie "sors de là, salope !" Un homme sort de la maison et parle avec les manifestants avant de rentrer à nouveau [pléonasme] chez lui. La scène, sans violence, dure environ 3 minutes."
La vidéo à laquelle fait référence l’Agence de presse française a été diffusée en direct par la page Facebook Direct 21 INFO officiel, vendredi 24 mai, à partir de 22h04. Le live, qui n’est aujourd’hui plus accessible, durait 3 heures et 8 minutes. Il affichait plus de 42.000 vues et 1.400 partages dans de nombreux groupes de Gilets jaunes avant sa disparition mardi en fin de matinée. Plusieurs Gilets jaunes le relayaient en mentionnant "la soi-disant" ou "la fausse agression de Schiappa".

Un Gilet jaune filme en direct sur Facebook le tapage devant la maison de Marlène Schiappa

De manière générale, le live Facebook montrait une cinquantaine de Gilets jaunes prendre part à une manifestation "pas déclarée", selon les propos de l’auteur de la vidéo, et déambulant dans les rues du Mans. Au cours des trois heures de direct, on peut entendre le groupe scander des slogans anti-Macron ou révolutionnaires, chanter à maintes reprises l’hymne des Gilets jaunes ("On est là, on est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous on est là !") ou appeler les habitants de la ville à les rejoindre. 
Plusieurs fois aussi, et pas seulement devant la maison de Marlène Schiappa, des hommes vont allumer des pétards et des fusées d’artifices dans les rues du Mans, coller des affiches et taguer à l’aide d’une bombe blanche les mots "Gilets Jaunes" sur le bitume.

Conformément à ce qu’indiquait l'AFP dans sa dépêche, la scène - qui n'était pas préméditée - devant la maison de la secrétaire d’Etat n’a duré que trois minutes vers 00h23. 
Invitée des Grandes Gueules sur RMC lundi 27 mai, Marlène Schiappa avait estimé: "Je crois qu’ils sont restés un peu plus d’un quart d’heure, mais c’est toujours difficile à dire dans ces moments-là, parce que vous êtes sous le coup de la surprise."

"On est là !", "Salope !", "Schiappa démission !"
Remontant une des nombreuses rues du Mans, dont le maire est le socialiste Sébastien Le Foll, le groupe s’arrête devant une maison et s’efforce de faire un maximum de bruit, puisque le président reste sourd aux revendications sociales. 

Sur la vidéo, on entend surtout le vidéaste répondre aux commentaires du live Facebook et un homme faire des bruits de klaxon avec une petite trompette. Un homme crie "Debout là-dedans", tandis que des pétards éclatent devant la porte d’entrée. Un autre va coller une affiche sur la porte. Des manifestants crient tour à tour "Le Mans debout, soulève-toi !", "On va chercher les impôts !", "Enfoirés", "Collabos", "Et la rue, elle est à qui ? Elle est à nous", "ahou, ahou, ahou !". On distingue la voix d’une femme criant à plusieurs reprises les insultes sexistes : "Salope !" (suivi des rires des manifestants), "Sors de là, salope !".

L’auteur du direct va finalement identifier le lieu : "Nous sommes devant la maison de Schiappa", commente-t-il, tandis que les manifestants d'extrême gauche scandent "Anti, anticapitaliste, aha" et chantent "on est là!". 

Un homme sort de la maison, mais ses propos sont inaudibles sur la vidéo, car couverts par les bruits de trompette et les chants du groupe. L’homme lève ironiquement les deux pouces en l’air et rentre finalement chez lui, après être sorti durant une trentaine de secondes.

Le cinéaste amateur le présente comme le mari de Marlène Schiappa. Les Gilets jaunes continuent de chanter. Des pétards sont de nouveaux jetés devant la maison. D’autres scandent "Ne nous regardez pas, rejoignez-nous". La même femme crie "Grosse salope !", puis un homme hurle énervé "capitalistes". 

Le groupe se remet en marche, environ 40 secondes après que le mari a claqué la porte de la maison, et trois minutes après l’arrêt des Gilets jaunes devant la maison. En partant, on peut entendre l’attroupement crier : "Castaner en prison. Macron démission. Schiappa démission."

VOIR et ENTENDRE
la video du Gilet jaune:
Le vidéaste déclare alors "Voilà, le monsieur que vous avez vu, c’est son mari. Elle n’était pas là." 
Quelques secondes plus tard, alors que le groupe continue sa marche, il indique que les manifestants "ont décidé de faire les maisons des élus de La République en marche (LREM) de la Sarthe. Enfin, ceux qui sont au Mans !". 
Un visionnage de l’intégralité du live montre que seule la maison de Marlène Schiappa a été dérangée sur les trois heures de vidéo.
Certaines accusations de Marlène Schiappa sont inaudibles sur la vidéo des Gilets jaunes

Lors de son intervention en terrain ami dans 'les Grandes Gueules', émission de RMC (groupe Altice de Patrick Drahi, comme BFMTV), animée par les journalistes Alain Marschall et Olivier Truchot, la secrétaire d’Etat a fait le récit d’une "quarantaine de Gilets jaunes en furie, sous nos fenêtres, en train de jeter des pétards sur la maison, de crier des insultes, des menaces de mort, des slogans, de taper sur les portes et fenêtres. Ils avaient également tagué, dégradé la porte, collé des affiches, de façon extrêmement violente, qui ont évidemment tiré les enfants du lit, qui étaient en pleurs et en cri, face à ces menaces extrêmement violentes, d’une violence inouïe et d’une surprise inouïe aussi". 
Invitée à donner des exemples d’insultes, la menteuse paranoïaque cite : "Schiappa, on est venu pour te crever", "c’est ton dernier jour". "Il y avait au milieu de ça des "Macron démission", "Castaner démission", "Schiappa démission", des chants…"

VOIR et ENTENDRE le témoignage réaliste de celle dont on pense qu'elle n'était pas présente sur les lieux au moment des faits :

Si la vidéo consultée montre bien des Gilets jaunes faire un baroufe de tous les diables devant la maison de Marlène Schiappa, notamment en jetant des pétards, en scandant des slogans, on ne voit aucune trace de tags ni de coups sur la porte, mais uniquement une personne qui va coller une affiche dessus.

Schiappa n'hésite pas à calomnier

Dans sa première version postée Facebook, Marlène Schiappa évoquait uniquement qu’"après avoir tagué les environs et la chaussée, ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / antiordre." L’affiche collée sur la porte de la secrétaire d’Etat n’a pas été filmée de près, cependant à un autre moment du live, on peut voir plusieurs affiches collées dans les rues du Mans, dont une ressemblant à celle du domicile de Marlène Schiappa.
Concernant les insultes, Marlène Schiappa insiste sur des menaces de mort. 
Or, si on entend très clairement des insultes sexistes et les chants de Gilets jaunes, en revanche, la vidéo du manifestant Gilet jaune ne confirme à aucun moment la moindre menace de mort. Il est possible qu’ils aient été couverts par les bruits de trompette ou les chants. Il est encore plus probable que Schiappa a fait un faux témoignage.

Enfin, aussi bien sur les Grandes Gueules que sur Facebook, la ministre a évoqué l’intervention de son mari qui aurait fait reculer les manifestants, parce qu’il est un homme, précise la sous-ministre des genres. 
Elle écrit : "Mon mari est sorti pour entamer un dialogue, rejeté au profit de la persistance de l’action violente, mais sa simple présence les a fait reculer. Oui, tant qu’ils pensaient que c’était juste une femme et des enfants à terroriser, ça allait…"
La vidéo filmée par les Gilets jaunes ne permet pas d’entendre les propos du mari. On peut voir que la tentative de dialogue n’a duré qu’une trentaine de secondes avant qu’il ne fasse demi-tour face à des manifestants chantants "On est là !", ce que Marlène Schiappa qualifie d’action violente. Les Gilets jaunes quittent le devant de la maison une quarantaine de secondes plus tard, mais ils expriment des doutes, comme l’évoquait le vidéaste, sur la présence de Marlène Schiappa au Mans ce soir-là. Dans la même vidéo, un homme va même se demander si la maison n’est pas habitée par une autre personne, qui aurait été dérangée à sa place.

Marlène Schiappa a porté plainte

La secrétaire d’Etat a annoncé qu’elle allait porter plainte. Sur le plateau de RMC, elle indiquait déjà que : "La police est arrivée, quand ils venaient juste de partir. Mais une grande partie d’entre eux ont été identifiés. Ils étaient déjà connus des services de police. Et oui, il y a une plainte qui est en cours, parce que je crois que là on franchit une ligne rouge."

A l’inverse, les Gilets jaunes estiment que la diffusion de la vidéo permet de débusquer une deuxième "Pitié-Salpêtrière", évoquant ainsi la supposée "attaque" par les Gilets jaunes de l’hôpital parisien, dénoncée par Christophe Castaner, avant que les vidéos ne prouvent également le contraire...

Le procureur de la République Fabrice Bélargent "confirme qu’une plainte a été déposée hier après-midi par madame Schiappa, par l’intermédiaire de sa cheffe de Cabinet, pour des faits de menaces de mort. Une enquête est actuellement en cours par la Sûreté départementale." 

Concernant les antécédents des manifestants, le procureur élude, indiquant qu'il n'a pas de "commentaire à faire" et qu'il lui "appartient d’identifier le ou les auteurs d’infractions afin d’individualiser les responsabilités. Il n’existe en effet pas en droit pénal de responsabilité collective. Dans ce cadre, nous sommes au début des investigations et nous nous attachons à caractériser la ou les infractions commises et identifier la ou les personnes susceptibles d’être poursuivies à raison des infractions établies."

Un nouvel "attentat de l'Observatoire", affaire montée de toutes pièces par Mitterrand en octobre 1959. A son tour, 
Schiappa aura-t-elle un destin national ?

A peine les européennes passées, les prix des carburants s'envolent

Les européennes n'étaient pas déjà passées que les prix des carburants s'envolaient

Hausse généralisée du sans-plomb et du diesel

Le prix des carburants vendus dans les stations-service françaises est en hausse.
Mains en l'air !
La hausse des prix du carburant était la cause principale de la colère des Gilets jaunes". Les prix des carburants routiers, vendus dans les stations-service françaises, ont progressé dans leur ensemble la semaine dernière, selon des chiffres officiels publiés, lundi 27 mai. 

Carburant le plus vendu avec près de 80% des volumes, en ruralité singulièrement, le gazole s'affichait à 1,4898 euro le litre en moyenne, en hausse de 0,82 centime, selon les données hebdomadaires publiées par de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, menton haut et bras ballants. 

La hausse est encore plus marquée pour le sans-plomb. Il ne devrait pas rester encore longtemps en-deçà de son plus haut niveau de l'an dernier, lorsqu'il avait atteint une moyenne hebdomadaire de 1,5331 euro le litre en octobre.

Quant à lui, le litre d'essence sans-plomb 95 a déjà augmenté de 1,48 centime à 1,5943 euro, à des niveaux encore jamais atteints depuis 2013.
De même, celui du sans-plomb 95 (SP95) contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10) a pris 1,56 centime à 1,5669 euro.
Enfin, le sans-plomb 98 (SP98) a atteint 1,6551 euro le litre, progressant de 1,43 centime.

Composition des prix des carburants
Structuration des prix des carburants à la pompe en mai 2018, d'après UFIP et données ministérielles (©Connaissance des Énergies)

Macron maintient pourtant sa taxe TICPE et sa TVA sur la TICPE !

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes ne nous laissez pas"
Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, la demande ou les taxes (TICPE, Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques - qui augmente chaque année depuis 2014, pèse fortement dans le budget énergétique des Français - et TVA). Les cours du brut avaient reculé la semaine dernière, sur fond de ralentissement de l'économie et de tensions commerciales, mais les évolutions sur les marchés mondiaux se traduisent avec un décalage sur les prix à la pompe. En mettant ce coup de projecteur sur la hausse en dents de scie du brut, la presse institutionnelle et subventionnée joue le jeu du pouvoir macronien.

La presse nous ment sur le sujet de la politique gouvernementale du su-enchérissement des prix des carburants

Et, dans leur immense cohérence républicaine, aux européennes, les automobilistes français ont donné un coup de boost aux écologistes...
Comment est constituée la TICPE ?
La TICPE est constituée de la contribution climat énergie (CCE) depuis le 1er avril 2014. Il s’agit d’une adaptation de la taxe intérieure sur les produits énergétiques, également appelée 'assiette' carbone ou taxe carbone. Elle est fixée en fonction de l’émission de CO2 liée à l’utilisation de produits énergétiques. La tonne de carbone est passée de 30,50€ en 2017 à 44,60€ en 2018 (+14,1€) et devrait, selon les objectifs écologiques du gouvernement, quadrupler entre 2016 et 2030 pour atteindre jusqu’à 100€.

Après la débâcle de LFI aux européennes, Clémentine Autain remet en cause "la ligne politique" du parti

Troisième force du Front de gauche, nsemble! remet en cause "la ligne politique" du parti

La députée de Seine-Saint-Denis est l'une des rares élus LFI à critiquer la ligne adoptée par Jean-Luc Mélenchon

La députée de Seine-Saint-Denis s'en prend à Jean-Luc Mélenchon, déplorant l'accent mis sur "le ressentiment" et le "clash" depuis deux ans. Pour Clémentine Autain, c'est "la ligne politique" de La France insoumise "qui est en cause" dans la débâcle subie par son parti aux élections européennes. Il obtient seulement 6,31% des voix, après avoir fait 19,58 % des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, deux ans plus tôt.
"L'état d'esprit polémique et clivant a sans doute pris le dessus sur la mise en avant de notre vision du monde et de nos propositions. Or, notre famille politique prospère quand elle s'appuie sur le ressort de l'espérance et non sur celui de la haine," commente-t-elle dans un entretien avec L'Obs

Pour Clémentine Autain, si LFI a obtenu trois fois moins de voix en 2019, ce serait parce que ses électeurs "ont été désarçonnés ou mécontents de la proposition politique qu'on leur a faite". En 2017, "on avait eu un Mélenchon rassembleur" qui avait réussi à faire le plein  de l'extrême gauche et à capter un électorat déçu du PS, mais "ce capital politique s'est érodé", juge-t-elle. "La séquence des perquisitions", menées en octobre au siège de LFI et au domicile de Jean-Luc Mélenchon "a évidemment pesé mais ce n'est pas le seul paramètre".

Les composantes minoritaires redressent la tête, à LFI comme ailleurs

La parlementaire pointe une "récurrence de formulations" visant à "cliver", ainsi que les "murs" dressés "là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles," commente-t-elle au lendemain du scrutin. Et de citer pour exemple le "Manifeste pour l'accueil des migrants", publié en septembre par l'hebdomadaire Politis, Mediapart et la revue Regards que d'ailleurs elle co-dirige. 
Il a été signé par 150 intellectuels (François BEGAUDEAU écrivain, Aymeric CARON écrivain, Monique CHEMILLIER-GENDREAU, juriste et Politis, Rokhaya DIALLO, cf. ses réunions en non-mixité interdites aux Blancs), Geneviève FRAISSE philosophe, Raphaël GLUCKSMANN essayiste, Robert GUEDIGUIAN réalisateur, Serge HEFEZ psychanalyste, Henri LECLERC président d’honneur de la LDH, Philippe MEIRIEU pédagogue, Thomas PIKETTY économiste, Edwy PLENEL journaliste et cofondateur de Mediapart, Thomas PORCHER économiste), artistes (Alévêque, Balasko Yassine BELATTAR humoriste, Romane BOHRINGER, JULIETTE chanteuse, Corinne MASIERO comédienne,Didier PORTE humoriste, Olivier PY Festival d’Avignon,ou Jacques Weber), militants associatifs (Aurélie TROUVE porte-parole d’Attac, Auberge des migrants, Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants (BAAM), CCFD-Terre solidaire 93, Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM), Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Coordination 75 des sans-papiers, Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers, Fédération des associations de solidarité avec tous·te·s les immigré·e·s (Fasti), Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, Roya citoyenne, Syndicat des avocats de France (SAF),Union juive française pour la paix (UJFP), Assa TRAORE comité Adama), syndicalistes (Rony BRAUMAN médecin, cofondateur de MSF, Annick COUPE, Attac, Solidaires, Cédric HERROU berger militant associatif, Malik SALEMKOUR président de la LDH) et personnalités de la société civile (Caroline MECARY avocate), notamment. 
Jean-Luc Mélenchon a fait le choix "d'entrer en opposition frontale avec les signataires" de ce texte, accuse-t-elle.

Cela veut-il dire que Jean-Luc Mélenchon n'est plus candidat naturel de LFI pour la présidentielle de 2022 ? 
"Ce n'est pas le sujet. La discussion que nous devons avoir, c'est quelle stratégie et comment on se met en mouvement pour reconstruire une perspective de transformation sociale et écologiste", élude Clémentine Autain.
Et d'ajouter : "j'ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d'un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l'époque. On nous avait promis des changements à l'été, un meilleur fonctionnement de l'espace politique... Mais rien n'a été fait en ce sens".

Gueule de bois et vin triste...

dimanche 26 mai 2019

Manuel Valls ne sera pas maire socialiste de Barcelone dans l'Espagne socialiste

"Je suis optimiste", assurait le Franco-espagnol à la veille du scrutin.

L'ancien premier ministre français n'a réussi qu'à rassembler un peu moins de 12% des voix
dans la course à la mairie de la capitale catalane
, selon les estimations de dimanche soir.

Espagne : Manuel Valls ne sera pas maire de BarceloneL'Espagne votait dimanche 26 mai non seulement pour les élections européennes, mais aussi pour les régionales et les municipales auxquelles participait l'ancien premier ministre français de Hollande, à Barcelone, où il disait avoir de "bonnes sensations".

Or, selon les premiers résultats relayés par le quotidien El Pais, l'ancien maire d'Evry, soutenu par les libéraux Ciudadanos, arrive en quatrième ou cinquième position avec 12% des voix, loin derrière la maire sortante Ada Colau, soutenue par la gauche radicale, au coude-à-coude avec Ernest Magarall, candidat de la Gauche républicaine de Catalogne, avec 22% des voix.

Cette défaite ne devrait pas pour autant signifier un retour en France. 

"Quoi qu'il arrive, je reste ici. Si je gagne, c'est extraordinaire, c'est une belle histoire européenne. Et si je perds, je m'épanouirai autrement. Je siégerai au conseil municipal. Je m'exprimerai, car je suis inquiet de ce qui va se passer ici", a-t-il commenté jeudi.

Un nouveau visage du Parlement européen s'esquisse

Estimations et projections en sièges par pays

Les lobbies écologistes ont contraint les grands partis dominant traditionnellement le Parlement de Strasbourg à céder du terrain 

Résultat de recherche d'images pour "parlement europeen hemicycle"Mais la poussée des eurosceptiques reste limitée, les centristes libéraux s'inscrivant désormais dans le paysage européen, dimanche. Une prochaine actualisation des projections est attendue vers 8h00 GMT, alors que les Etats membres continuent d'affiner les résultats officiels.

Selon des projections publiées dans la nuit de dimanche à lundi du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne) reste la première force de l'hémicycle, avec 179 sièges  contre 216 actuellement.
Forts de cette victoire, les dirigeants du PPE ont immédiatement réclamé la présidence de la Commission pour l'Allemand Manfred Weber, un conservateur, leur chef de file (ou "Spitzenkandidat", selon le terme allemand souvent usité).

Les sociaux-démocrates (S&D), deuxième parti du Parlement, malgré une perte d'une trentaine de sièges (150 sièges contre 185), ont balayé d'un revers de main cette demande, laissant augurer de longues tractations dans la course désormais ouverte aux postes-clés des institutions européennes.

Si le PPE et les sociaux-démocrates (S&D) restent les deux principales formations de l'hémicycle européen, ils perdent leur capacité à réunir à eux seuls une majorité pour faire passer des textes législatifs. La fin d'une époque. 

Ils devront composer avec les écologistes
Ils remportent en effet de 52 à 70 sièges, grâce à leurs bons résultats en Allemagne et en France, 

Quant aux Libéraux (Alde), dont un nouveau venu, le parti du président français, est une composante, ils obtiennent 107 sièges contre 69 actuellement, loin derrière les deux partis dominants.
Le Français a en effet perdu dimanche son pari contre le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, dans une stratégie de duel dont Macron sort affaibli, avec 22,41% contre 23,31% pour le RN, selon des résultats définitifs, soit 0,9 point d'écart, alors qu'au premier tour de la présidentielle de 2017, il se situait à 24,1%, soit 2,8 points devant Marine Le Pen (21,30%). 

Le RN a immédiatement appelé à la "constitution d'un groupe puissant" au Parlement européen réunissant les formations eurosceptiques, des forces diverses qui n'ont pas réussi à se fédérer quand les souverainistes n'avaient pas encore prospéré.
Après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, les deux listes obtiendront le même nombre d'eurodéputés, 23.

Les eurosceptiques ne gagnent pas suffisamment de terrain

Avec la Ligue de Matteo Salvini, arrivée en tête en Italie avec plus d'un tiers des voix, M. Le Pen espère fédérer une large alliance de partis nationalistes, eurosceptiques et populistes. Leur groupe parlementaire, l'ENL, est crédité de 58 sièges contre 37.

Difficile cependant d'envisager aujourd'hui un rapprochement avec le groupe populiste EFDD - où siège le Mouvement Cinq Etoiles italien, que devrait rallier le nouveau parti europhobe de Nigel Farage, grand vainqueur des élections au Royaume-Uni avec 31,7% des voix (29 sièges) - tant leurs divergences sont parfois profondes.
Et même en additionnant les gains de ces groupes avec les 58 sièges du groupe ECR (tories britanniques et Polonais au pouvoir du PiS, vainqueurs des européennes), l'extrême droite, les eurosceptiques et les europhobes, restent, avec 172 sièges, loin de la majorité au Parlement européen (376).

Les partis d'extrême gauche passent pour leur part de 52 à 38 sièges. "La vague de partis nationalistes et eurosceptiques est très contenue, si on met de côté le RN et la Ligue", estime Eric Maurice, analyste à la Fondation Robert Schuman. "Si (le dirigeant populiste hongrois Viktor) Orban ne bouge pas, je ne vois comment les lignes des groupes actuels pourraient bouger", observe-t-il.
Largement vainqueur de l'élection européenne dans son pays, le parti du premier ministre hongrois est suspendu du groupe démocrate-chrétien du PPE, en raison de ses dérapages anti-Bruxelles.

En Autriche, le parti conservateur du chancelier autrichien Sebastian Kurz est arrivé largement en tête, devant les sociaux-démocrates et le parti d'extrême droite FPÖ, touché par l'"Ibizagate", selon des estimations.

En Espagne, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez est le seul socialiste à sortir grand vainqueur du scrutin dans un grand pays.

Les Verts sont sur un petit nuage.

Les élections européennes ont également été marquées par les bons résultats des écologistes, qui espèrent devenir un interlocuteur incontournable dans ce paysage politique plus instable que jamais.
Avec 12% des voix, ils finissent en France à une  troisième place inattendue. Ce résultat fait écho au score enregistré en Allemagne par les Verts, deuxièmes du scrutin, selon les sondages, juste derrière le camp centre-droit d'Angela Merkel, qui enregistre un plus bas historique.
"Une grande victoire !", s'est réjoui la tête de liste des écologistes au Parlement européen, l'Allemande Ska Keller. "Je suis sur un petit nuage", a renchéri l'eurodéputé belge Philippe Lamberts.

Inférieur à celui des scrutins nationaux, le taux de participation à ces élections atteint cependant 51%, son niveau le plus élevé depuis 20 ans, selon le Parlement européen, alors que les sondeurs français en prévoyaient de l'ordre de 47%. Cette mobilisation marque un coup d'arrêt à l'érosion continue qui caractérise les européennes depuis 1979.
Plus de 420 millions d'Européens ont élu, pour 5 ans, les 751 membres du Parlement européen, une assemblée qui n'a eu de cesse d'accroître ses pouvoirs.

Le Royaume-Uni avait lancé cet immense scrutin dès jeudi, se résignant à l'organiser en catastrophe après le nouveau report du Brexit, avec une date butoir désormais fixée au 31 octobre. Le mandat des élus britanniques doit cesser à la sortie de leur pays de l'Union, et leurs sièges seront en partie redistribués à d'autres pays.

Les nouveaux équilibres au sein de l'hémicycle seront déterminants dans la course aux postes clés des institutions européennes. En particulier celui du successeur à la tête de la Commission européenne de Jean-Claude Juncker, membre du PPE, qui devra obtenir le soutien de la moitié de l'hémicycle.
Les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent dès mardi pour un sommet d'échanges sur les prochaines nominations.

Estimations et projections en sièges par pays, dimanche à 21h30

Européennes : estimations et projections en sièges par pays


Voici le score et le nombre de sièges que peuvent espérer les partis à partir de sondages dans les pays de l'UE où ils sont disponibles. Les premiers résultats officiels partiels ne seront publiés qu'à partir de 21h00 GMT.

Allemagne (96 sièges)

Union chrétienne-démocrate (CDU) - Union chrétienne sociale (CSU) : 28,60 % - 28 sièges

Alliance 90 / les Verts : 20,90 % - 21 sièges

Parti social-démocrate (SPD) : 15,30 % - 15 sièges

Alternative pour l'Allemagne : 10,80 % - 11 sièges

Die Linke : 5,40 % - 5 sièges

Parti libéral-démocrate : 5,40 % - 5 sièges

Le PARTI : 2,30 % - 2 sièges

Électeurs libres : 2,20 % - 2 sièges

Parti de protection des animaux : 1,50 % - 2 sièges

Parti écologiste-démocrate : 1,10 % - 1 siège

Parti des familles d'Allemagne : 0,80 % - 1 siège

Volt Allemagne : 0,80 % - 1 siège

Parti Pirate : 0,60 % - 1 siège

France (74 sièges)

Rassemblement national : 24,20 % - 24 sièges

La République en marche, Modem : 22,40 % - 23 sièges

Europe Écologie - Les Verts : 12,70 % - 13 sièges

Les Républicains (LR) : 8,50 % - 8 sièges

Parti socialiste, Nouvelle Donne, Place publique : 6,20 % - 6 sièges

La France Insoumise (LFI), Gauche républicaine socialiste : 6,20 % - 5 sièges

Royaume-Uni (73 sièges)

Le Parti du Brexit : 31,60 % - 24 sièges

Parti travailliste (Labour) : 19,10 % - 14 sièges

Libéraux - démocrates : 18,90 % - 15 sièges

Parti conservateur : 12,40 % - 10 sièges

Parti vert : 9,80 % - 4 sièges

Espagne (54 sièges)

PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) : 28,40 % - 18 sièges

Parti populaire : 17,30 % - 11 sièges

Ciudadanos : 16,00 % - 9 sièges

Coalition formée par Unis nous pouvons, Gauche unie et Equo : 12,40 % - 7 sièges

Vox : 6,50 % - 4 sièges

Gauche républicaine de Catalogne, Bloc nationaliste galicien : 6,00 % - 3 sièges

Coalition pour une Europe solidaire (partis régionalistes) : 3,10 % - 1 siège

Parti démocrate européen catalan : 2,80 % - 1 siège

Pays-Bas (26 sièges)

Parti travailliste (PvdA) : 18,10 % - 5 sièges

Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) : 15,00 % - 4 sièges

Appel chrétien-démocrate : 12,30 % - 4 sièges

Forum pour la démocratie : 11,00 % - 3 sièges

Gauche verte : 10,50 % - 3 sièges

Union chrétienne, Parti politique réformé (SGP) : 7,90 % - 2 sièges

Démocrates 66 (D66) : 6,30 % - 2 sièges

Parti pour la liberté (PVV) : 4,10 % - 1 siège

50PLUS : 4,10 % - 1 siège

Parti socialiste : 3,90 % - 1 siège

Grèce (21 sièges)

Nouvelle démocratie : 33,50 % - 8 sièges

Syriza : 25,00 % - 6 sièges

Mouvement pour le changement (Kinal) : 7,70 % - 3 sièges

Parti communiste (KKE) : 5,50 % - 2 sièges

Aube dorée : 4,50 % - 2 sièges

Portugal (21 sièges)

Parti socialiste : 32,00 % - 8 sièges

Part social démocrate : 22,00 % - 5 sièges

Bloc de gauche : 10,50 % - 3 sièges

Parti communiste, les Verts : 8,00 % - 2 sièges

Parti populaire : 6,00 % - 2 sièges

Personnes-Animaux-Nature (PAN) : 5,00 % - 1 siège

Suède (20 sièges)

Sociaux-démocrates : 25,10 % - 5 sièges

Les nouveaux modérés : 17,60 % - 4 sièges

Démocrates de Suède : 16,90 % - 3 sièges

Parti centriste : 10,30 % - 2 sièges

Parti de l'environnement Les Verts : 9,50 % - 2 sièges

Chrétiens-démocrates : 7,50 % - 2 sièges

Parti de Gauche : 6,40 % - 1 siège

Les Libéraux : 4,40 % - 1 siège

Autriche (18 sièges)

Parti populaire autrichien (ÖVP) : 34,50 % - 7 sièges

Parti social-démocrate d'Autriche : 23,50 % - 5 sièges

Parti de la liberté (FPÖ) : 17,50 % - 3 sièges

Les verts : 13,50 % - 2 sièges

La nouvelle Autriche et le forum libéral : 8,00 % - 1 siège

Bulgarie (17 sièges)

Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie : 31,60 % - 7 sièges

Parti socialiste bulgare (PSB) : 24,30 % - 5 sièges

Mouvement pour les droits et libertés : 13,20 % - 3 sièges

Mouvement national bulgare : 7,50 % - 1 siège

Bulgarie démocratique : 6,20 % - 1 siège

Danemark (13 sièges)

Parti social-démocrate : 23,30 % - 3 sièges

Parti libéral danois (Venstre) : 20,50 % - 3 sièges

Parti populaire danois : 13,20 % - 2 sièges Parti populaire socialiste : 12,30 % - 2 sièges

Parti social-libéral : 9,40 % - 1 siège

Alliance Rouge et Verte : 6,20 % - 1 siège

Parti conservateur : 5,70 % - 1 siège

Finlande (13 sièges)

Parti de la coalition nationale : 20,10 % - 3 sièges

Parti social-démocrate : 15,10 % - 2 sièges

Ligue verte : 15,10 % - 2 sièges

Parti du centre : 14,30 % - 2 sièges

Vrais Finlandais : 14,10 % - 2 sièges

Alliance de gauche : 6,90 % - 1 siège

Parti populaire suédois de Finlande : 6,20 % - 1 siège

Slovaquie (13 sièges)

SPOLU, Slovaquie progressiste : 20,10 % - 4 sièges

Direction - Social-démocratie : 15,70 % - 3 sièges

Parti du peuple Notre Slovaquie : 12,10 % - 2 sièges

Mouvement chrétien-démocrate : 9,70 % - 2 sièges

Liberté et solidarité (SaS) : 9,60 % - 1 siège

Les gens ordinaires et personnalités indépendantes : 5,30 % - 1 siège

Croatie (11 sièges)

Union démocratique croate (HDZ) : 23,40 % - 4 sièges

Parti social-démocrate : 18,38 % - 3 sièges

Indépendant : 8,20 % - 1 siège

Croissance croate (Hrast), Parti croate des droits dr. Ante Starcevic, Parti conservateur croate : 6,43 % - 1 siège

Bouclier humain : 6,25 % - 1 siège

Coalition d'Amsterdam : 5,59 % - 1 siège

Indépendants pour la Croatie (NHR), Parti croate du droit (HSP) : 5,09 % - 1 siège

Irlande (11 sièges)

Fine Gael : 29,00 % - 4 sièges

Parti vert d'Irlande : 15,00 % - 2 sièges

Independents 4 Change : 15,00 % - 2 sièges

Fianna Fáil - Parti républicain : 15,00 % - 1 siège

Sinn Féin (Nous-mêmes) : 13,00 % - 2 sièges

Chypre (6 sièges)

Rassemblement démocrate (DISY) : 32,50 % - 2 sièges

Parti progressiste des travailleurs (AKEL) : 30,00 % - 2 sièges

Parti démocrate (DIKO) + Mouvement de solidarité (KA) : 15,00 % - 1 siège

Mouvement social-démocrate (EDEK) : 11,00 % - 1 siège

Malte (6 sièges)

Parti travailliste : 55,00 % - 4 sièges

Parti nationaliste : 37,00 % - 2 sièges