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dimanche 29 novembre 2015

COP21: branle-bas de combat et circulation galère dans Paris et toute l'Ile-de-France

Comment ne pas être entravé dans ses déplacements à Paris et en région Ile-de-France 
Le président "normal" est également... modeste  
La conférence sur le climat (COP21) laissait indifférent; désormais, elle dérange

Elle s'ouvre à Paris ce dimanche 29 novembre. Un dispositif de sécurité exceptionnel est déployé, notamment en ce qui concerne les transports. Contraignant comme la fiscalité punitive de l'écologie, les Franciliens sont appelés à limiter leurs déplacements au strict minimum pendant 48 heures.

Sont attendus à Paris quelque 40.000 personnes, dont 10.000 délégués, et
moins de 150 chefs d'État et de gouvernement -sur les 184 originellement attendus-  pour la COP21. Ils seront encadrés par 2.800 policiers et gendarmes. A total, plus de 15.600 policiers, gendarmes et militaires sont mobilisés pour assurer la sécurité de la conférence, qui s'achèvera le 11 décembre

La circulation sera interdite ou restreinte sur plusieurs axes, dès ce dimanche à 16h00. Les habitants sont appelés à rester chez eux, par crainte d'une trop grande affluence dans les transports publics et du terrorisme de masse islamiste. Une véritable galère, alors que quelque 5,2 millions d'actifs vont travailler chaque jour en Île-de-France, en voiture ou en transports en commun. Le métro parisien enregistre 4,8 millions de passagers par jour en semaine (et plus de 2 millions le dimanche).

. Saturation à prévoir


Ne pas utiliser sa voiture personnelle, éviter d'emprunter les transports en commun (aussi respectueux de l'environnement  qu'ils soient !), voire prendre une journée de RTT : les autorités ont multiplié les mises en garde en vue des deux journées noires de dimanche et lundi. "Des risques majeurs de congestion du système de circulation sont à prévoir à Paris et dans la petite couronne sur ces deux jours. De même la saturation du réseau de transports en commun n'est pas à écarter", a prévenu vendredi le préfet de région Jean-François Carenco, dans un courrier aux organisations patronales. 
En cause, "des mesures exceptionnelles de circulation (qui) ont été prises afin d'assurer la sécurité des chefs d'État participant" à la COP21 au Bourget (Seine-Saint-Denis), dans le cadre de l'état d'urgence instauré après les assassinats de masse islamistes du vendredi 13 novembre.

"Le premier message, c'est d'éviter d'utiliser les automobiles dimanche après-midi et lundi pour se rendre dans Paris. Le deuxième message, c'est d'éviter dans la mesure du possible les déplacements qui ne sont pas strictement nécessaires, soit de travailler chez soi quand on en a la possibilité, soit de prendre une journée de RTT", a expliqué vendredi le préfet de police de Paris, Michel Cadot. "Il faut qu'il y ait un effort de la part des Franciliens pour éviter les déplacements dans la mesure où ils peuvent le faire".


. Engorgement de Paris: ne pas utiliser les transports en commun

Les autorités appellent donc à ne pas "surcharger les transports collectifs". Pourtant, mercredi, la préfecture recommandait justement d'utiliser les transports en commun...


D'ailleurs, Jean-Paul Huchon, président de la région et du Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif), a annoncé leur gratuité pour les 29 et 30 novembre en région parisienne. Soit un coût de 8 millions d'euros, répartis entre l'État, la région et la Ville de Paris: traduisez le contribuable et puis le contribuable et encore le contribuable. Les Vélib' sont également gratuits pendant 48 heures. A condition d'en trouver un de libre...


. Métro et RER

La RATP prévoit de renforcer la fréquence des lignes de métro "en moyenne de 10%". Avec des risques accrus d'insécurité. Davantage de trains longs seront également mis en place sur les lignes A et B du RER. Le trafic des bus sera très perturbé, en raison des restrictions de circulation. "La RATP prévoit un renfort de l'offre de transport sur ses réseaux ferrés pendant les journées de gratuité et une adaptation du réseau de surface du fait de la fermeture de certains axes. Des perturbations importantes du réseau sont néanmoins à prévoir et des stations de métro peuvent être fermées sur demande de la préfecture de police", écrit l'entreprise sur son site ce dimanche. Elle invite les usagers à se renseigner sur sa page "manifestations".


Côté SNCF, pour les Transilien, la fréquence sera doublée ce dimanche et les travaux prévus dimanche soir ont été annulés. Dans les gares, des "gilets verts" vont informer le public.

. Souplesse demandée aux entreprises

Alors, comment se rendre au travail ? La maire de Paris Anne Hidalgo et le ministre de l'Intérieur recommandent aux employeurs de faire preuve de souplesse, en privilégiant le télétravail ou en tolérant les retards. Certaines entreprises, comme les assurances Axa-France, incitent leurs salariés "qui disposent d'un ordinateur avec connexion à distance" à travailler lundi à domicile.

. Autoroutes fermés

Sur les routes et autoroutes A1 et l'A6 - principaux axes d'accès à la capitale - et le périphérique vont être fermés dès ce dimanche à 16h00. Pour connaître les détails, la préfecture de police recommande de se renseigner sur son site internet (www.prefecturedepolice.interieur.gouv). Des mesures exceptionnelles de circulation sont prises ce dimanche, pour "les arrivées des aéroports d'Orly et de Roissy", et lundi, avec "l'interruption de la circulation pour la réserver aux seuls cortèges sur la traversée de Paris depuis le centre de Paris, sur le périphérique entre la porte d'Asnières et la porte de la Villette jusqu'à l'autoroute A1 et le centre du Bourget, dans les deux sens de circulation".

Par ailleurs, "à titre exceptionnel, les poids lourds seront autorisés à circuler en Ile-de-France dimanche jusqu'à midi", puis "interdits à la circulation sur cette même zone" jusqu'à 22h00. Leur circulation sera autorisée de dimanche 22h00 à lundi matin 05h00, puis de nouveau interdite de 05h00 à 22h00, à l'exception de ceux assurant un transport frigorifique.

Une chance que la foire du Bourget des
musulmans de France n'a pas été pénalisée
Les transporteurs dénoncent une annonce "brutale", trop tardive, et sans concertation, qui "déstabilise" les entreprises, souligne la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). "Nous sommes un peu surpris par les délais. Tous les commerces de détail ne vont pas être ravitaillés. Les usines vont se retrouver sans pièces détachées", regrette aussi la déléguée générale du Medef Île-de-France Virginie Rhea. 

Défaut d'anticipation gouvernementale ? 
C’est pourtant en septembre 2012 que le président François Hollande a rendu publique l’intention de la France d’accueillir la COP21 en 2015. Trois années se sont donc écoulées, mais les branquignols socialistes se sont encore laissés surprendre... 

Assassinats de masse islamistes: Juppé refuse de donner "carte blanche" à Hollande

Juppé croit-il Hollande capable de porter atteinte aux droits de l'homme ? 

L'ancien Premier ministre dévoile ses propositions pour lutter contre le terrorisme

Juppé, alors 'jeune' ministre de la Défense,
en Afghanistan
Dans une Lettre aux Français diffusée ce samedi, il plaide notamment pour la création d'un "véritable service de renseignement pénitentiaire", pour prévenir les cas de radicalisation en prison.  
Au lendemain des attentats de Paris, Alain Juppé avait affiché son soutien citoyen à l'exécutif, comme une grande partie de l'opposition. Le candidat à la primaire à droite se montre désormais délié du devoir de solidarité républicaine. Dans une Lettre aux Français diffusée ce samedi, il refuse de "donner carte blanche" à François Hollande. "Il faut passer à l'acte très rapidement parce que nous avons déjà l'exemple dans un passé récent d'annonces qui n'ont pas été suivies d'effet", écrit le maire de Bordeaux. 

Soutenant les créations de postes dans la police, la gendarmerie ou la justice annoncées par François Hollande, Alain Juppé souhaite ainsi que "dans les tout prochains mois, le président de la République vienne expliquer devant les Français ce qui a été obtenu". L'ex-Premier ministre fait aussi des propositions, comme de "simplifier drastiquement les procédures administratives qui occupent aujourd'hui deux tiers du temps des policiers et gendarmes, et de recruter du personnel civil pour s'en occuper".

Des prêches en langue française dans les mosquées

Alain Juppé propose en outre que les imams soient obligés de "prêcher en français", ou encore la création d'un "délit d'entrave au service public: "On ne peut pas laisser les représentants de l'État sans moyens de réagir quand un enfant rejette une leçon d'histoire sur la Shoah ou quand une femme hospitalisée refuse d'être examinée par un médecin homme". 

Il redit que "les autorités religieuses et spirituelles musulmanes doivent exprimer haut et fort leur rejet massif de toute forme d'extrémisme et de sectarisme et condamner fermement tout acte commis au nom de leur religion allant à l'encontre de la République". 

Une police européenne des frontières 

Sur le plan diplomatique, faisant le constat que l'objectif d'un départ de Bachar el-Assad n'a pas été "atteint", Alain Juppé se prononce en faveur d'une "coalition unique associant Américains, Russes, Français, Turcs, Iraniens, pays du Golfe" contre le groupe Etat islamique. "Je serai attentif aux résultats qu'obtiendra en ces termes la diplomatie française", prévient-il. 

Enfin, Alain Juppé souhaite la mise en place d'une"police européenne des frontières, un corps des gardes douaniers européens". "Mais il faut aussi que nos partenaires européens s'engagent sur les théâtres d'opérations où nous sommes trop souvent seuls", souligne l'ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

En bref, Alain Juppé s'est rallié à Nadine Morano. Et, avec lui, François Bayrou... Sans que la gauche et ses twittos grondent et raillent ! 

Forte progression du chômage en octobre: l'inversion de la courbe paraît inaccessible...

Une embellie sans lendemain et de faux espoirs pour les demandeurs d'emploi 

L'exécutif a dû passer aux aveux

Une ministre épanouie du chômage
Le chômage a repris sa hausse en octobre, alors que le gouvernement se gargarisait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi en septembre, occultant la forte progression des radiations administratives qui s'étaient littéralement envolées sur la période pour progresser d’environ 25%, soit 43.000 personnes rayées des listes. La pouvoir socialiste enregistre un nouveau record, signe que la reprise de l'économie française est encore trop incertaine pour inverser durablement sa courbe, promesse répétée depuis avant décembre... 2013, voilà deux ans. 

Plus précisément, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a augmenté de 1,2%, soit 42.000 personnes - un plus haut depuis janvier 2013 si l'on excepte le contrecoup du "bug" informatique qui avait gonflé les chiffres de septembre 2013 - à 3.589.800 millions en métropole. 

Si on veut être plus précis, il faut ajouter les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), et alors le nombre d'inscrits à Pôle emploi en octobre a progressé de 0,2% de plus, à 5.435.800.

Si le pouvoir socialiste n'ignore pas les départements d'Outre-mer, ce sont 5.740.600 demandeurs d'emploi dans le malheur, soit 13.100 de plus qu'un mois plus tôt. Aux familles de l'ensemble de ces trois catégories, l'Etat-PS apporte ainsi de nouvelles déceptions d'autant plus amères qu'elles ont largement contribué à l'élection de Hollande, au même titre que la Bretagne qui s'apprête à voter pour Le Drian à la régionale et dont il faudra subventionner le secteur agro-alimentaire.. 

Le gouvernement continue d'annoncer une baisse du chômage pour demain

Réagissant à ces chiffres, le ministère du Travail a reconnu que la forte hausse du nombre de personnes frappées par le chômage en octobre n'est pas "satisfaisante", et assure que ça ira mieux à partir de 2016. "En tendance, le nombre de demandeurs d'emploi continue d'augmenter, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'avant," selon le sentiment de la ministère en charge, la prometteuse Myriam el-Khomri. Vous connaissez ?

A dix jours des régionales, Valls et Hollande font le jeu des extrêmes
Avec cette troisième plus forte hausse du chômage depuis le début du quinquennat, les victimes se tournent en nombre également grandissant vers les porteurs d'espoirs nouveaux mais jamais vérifiés par une quelconque gouvernance.

Plus sûrement, ça ira mieux au second semestre 2017... 
L'opposition ne pouvait pas ne pas réagir à l'inaction de l'exécutif. "A combien de vies professionnelles brisées le gouvernement décrétera t-il l'état d'urgence économique?", s'est interrogé sur Twitter le sénateur les Républicains (LR) de l'Yonne, Jean-Baptiste Lemoyne. 

Tandis que
le pays est frappé par de multiples assassinats de masse islamistes encouragés par un pouvoir faible, à la différence des grandes démocraties voisines, sur le réseau social, Edouard Courtial, député LR de l'Oise, a demandé  que "la lutte contre le chômage reste aussi une priorité". 

Le mois dernier, le gouvernement s'était félicité d'une baisse du chômage, ce qui navre l'ancien ministre du Travail, Eric Woerth: "Le gouvernement attend patiemment un alignement des astres !" à la faveur d'un retour de croissance par le Pont de l'Europe où Cazeneuve est allé faire des offrandes au ciel. "On ne peut pas aller de fausses embellies en nouvelles catastrophes", a-t-il écrit dans un communiqué. 
Pour l'ancien ministre, "il faut donc dire la vérité aux Français: la France ne pourra jamais vaincre le chômage de masse à coup d'emplois aidés financés sur de l'argent public". 


Yves Jégo, l'ancien ministre UDI, s'étrangle, lui, devant une "nouvelle hausse spectaculaire du chômage qui nous éloigne encore de la tristement fameuse promesse d'inversion de la courbe". Le député de Seine-et-Marne parle d'un "échec du Parti socialiste", alors que François Hollande a justement fait de ce dossier une condition sine qua non à une nouvelle candidature en 2017. 
"Heureusement que le gouvernement et les socialistes nous expliquaient le mois dernier que les choses allaient dans le bon sens...", souligne l'ex-ministre UDI Hervé Morin. 
"Je ne suis pas sûr que nous ayons eu en France des chiffres aussi terribles du chômage qui se suivent sur un temps aussi long", conclut le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo.

Au Front national, la critique est encore plus vive.

Tandis que le gouvernement Valls empile promesses sur promesses, le vice-président du parti, Florian Philippot, parle d'une "hausse dramatique", pointant du doigt, sur Twitter, le "discours mensonger sur la fausse reprise". "Il faut aussi se libérer de l'Union européenne sur l'économie", avance l'eurodéputé. 
Et le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s'interroge: "Quand le gouvernement comprendra-t-il qu'il faut changer?" 
Les électeurs - notamment bretons -  comprendront-ils les 6 et 13 décembre prochains que c'est maintenant ?

samedi 28 novembre 2015

La DGSI aurait négligé une alerte islamiste, selon le Petit Journal de Canal+

Cazeneuve pris en défaut, présumé innocent ?

La veille des assassinats de masse islamistes, la DGSE aurait négligé un message intercepté...

La 'loi renseignement' d'avril 215, pour faire peur aux extrémistes français et aux terroristes serait donc inopérante sur les islamistes ? La Direction générale de la Sécurité intérieure serait restée les bras ballants après l'écoute d'une conversation téléphonique de Hasna Aït Boulahcen vers la Syrie, jeudi 12 novembreLa djihadiste annonçait à son interlocuteur sa volonté de commettre un attentat en France. Bagatelle ? Non, Bataclan.

Services gouvernementaux "déterminés", mais ... lents à la détente

Le jour même, la DGSE transmet cette information à la DGSI , pour "évaluer le danger potentiel" que représente cette femme, explique le journaliste Azzeddine Ahmed-Chaouch sur le plateau du Petit journal de Canal+. La DGSI, service de renseignement du ministère de l'Intérieur, et la DGSE, placée sous l'autorité du ministre français de la Défense prévoient ensuite un rendez-vous pour approfondir le sujet, mais fixe la date de la rencontre au 16 novembre, quatre jours plus tard. L'"état  d'urgence" n'est visiblement pas en oeuvre... Il sera décrété le 14.
Au lendemain de l'interception de l'appel, plusieurs commandos islamistes commettent une série de carnages dans six lieux de Paris.
Cette négligence sera responsable de 130 morts
de 19 nationalités différentes et les hôpitaux de l'AP-HP ont reçu 415 personnes en relation avec les tueries.

Bernard Cazeneuve nie en bloc

Le journaliste a reçu du ministère de l'Intérieur la confirmation de "toutes ces informations",  mais dans l'émission "Des Paroles et des Actes" sur France 2, le ministricule de Hollande et Valls a démenti catégoriquement. 

Le président, isolé aux Invalides, tente de se mettre en avant,
mais sa tournée diplomatique reste 
inopérante 

François Hollande s'est pourtant mis en scène, vendredi 27 novembre, au cours d'une cérémonie nationale aux Invalides à Paris, en hommage aux victimes civiles anonymes froidement exécutées par des barbares fanatiques et aux 350  blessés lors des attaques qui ont ensanglanté Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) il y a deux semaines, le vendredi 13 novembre.
"Les attentats du 13 novembre, un "acte de guerre organisé de loin et froidement exécuté" par "une horde d'assassins" qui ont agit "au nom d'une cause folle et d'un Dieu trahi", a ajouté François Hollande."
Sur France Info, chaîne "indépendante" mais néanmoins de "service public", le journaliste Antoine Krempf fait la campagne du pouvoir socialiste en conduisant un procès contre l'opposition.
Démonstration floue,
mais curseur catégorique
Il s'érige en juge du vrai et du faux et accuse d'être "proches de l'extrême droite" les sites et les comptes Twitter qui compensent les lacunes de l'information officielle en dénonçant ces propos et le laxisme de l'actuel ministre de l'Intérieur. Pour discréditer quiconque cherche la vérité sur l'auteur de l'affirmation que "le djihad n'est pas un délit", il agite le chiffon rouge Marine Le Pen qui lui associe Bernard Cazeneuve.
Retour à l'ORTF ou à la Pravda ?

Metronews, organe de presse de l'extrême droite ?
Mieux, à l'issue d'une démonstration tortueuse, en journaliste de blanchiment, voire de désinformation, Krempf tente aussi de blanchir Bernard Cazeneuve qui affirma que "le djihad n'est pas un délit". Krempf rappelle qu'à l'époque, Metronews avait contacté le ministère de l'Intérieur pour avoir une réaction. Voici la réponse "des services du ministère" publiée par nos confrères :
"On ne peut pas interdire des livres dès qu'ils sont choquants. S’il n'y a pas d'appel à la haine ou d'apologie au terrorisme, on ne peut pas l'interdire. Ce n'est pas un délit de prôner le djihad, ce n'est pénalement pas répréhensible"
"En clair [sic]: la phrase ne vient pas de Bernard Cazeneuve mais "des services du ministère", souligne le jésuite du service public... Le ministre n'est pas responsable des déclarations de ses services: ni responsable, ni coupable ! 

Le distinguo est subtile pour les uns, mais  grossier pour tous les autres et indécent de la part d'une presse "décrypteuse" exemplaire : le journaliste stalinien s'en tient au commentaire des services du ministère pour occulter les propos du ministre en personne. Plutôt s'adresser aux saints qu'à leur dieu !

En revanche, L'Express ne nie pas la récupération compassionnelle de la tragédie aux Invalides par le "président de la jeunesse" en deuil. 
"Après une minute de silence, un violoncelle a rendu encore plus poignant cet instant," insiste l'hebdomadaire. 


"A l'issue de son discours, poursuit L'Express, une nouvelle Marseillaise -certes plus martiale [on appréciera la pointe critique]- a cette fois été entonnée par les chanteurs de l'Académie de l'Opéra de Paris, le Choeur de l'Armée française accompagné par l'orchestre de la Garde républicaine.

Le reportage de France Inter est
censé témoigner de l'hommage de la nation aux victimes de la barbarie islamiste, mais 90% des plans de son raccourci sont dédiés à Hollande...

Est-il excessif de juger que les carnages djihadistes sont récupérés à des fins politiciennes ? Nous attendons maintenant  la production des sondeurs...

 

vendredi 27 novembre 2015

Le prix des carburants montera malgré les promesses gouvernementales

Le prix de l'essence ne baissera pas en 2016, en dépit des promesses

Les députés sont tombés sur une surprise à l'ouverture du projet de loi de Finances
 


Le texte gouvernemental prévoit désormais de supprimer une partie de la baisse prévue des taxes sur l'essence.

En clair, le pouvoir socialiste va nous pomper notre argent à la pompe !

La taxation sur l'essence et le gazole devrait continuer à augmenter en 2016.

"En matière de fiscalité, il est parfois difficile de suivre à la lettre [et au centimes près] les promesses," commente L'Expansion (groupe L'Express), propriété de l'homme d'affaires à crédit, Patrick Drahi, également co-propriétaire de Libération et de SFR-Numéricable, outre quelques filiales diverses dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou le Panama, mais qui continue à lorgner sur d'autres sans troubler les consciences socialistes de l'Etat-PS. Et surtout pas celles de Joffrin et bientôt Alain Weill (NextRadioTV, groupe actionnaire majoritaire de RMC, BFM Business, BFM TV).

Son petit journaliste indépendant "ovalise les angles"
En octobre dernier, se souvient Sébastien Pommier, le gouvernement avait décidé de commencer dès 2016 à supprimer une partie de l'avantage fiscal dont bénéficie historiquement le gazole pour rapprocher à terme son prix de celui de l'essence: rapprocher le prix de l'essence de celui du gazole n'a pas effleuré l'esprit unique sous les crânes d'oeufs de Bercy ? Il doit y avoir une raison hautement éthique à cela...

Mais, pépin, le Pommier omet de revenir aux racines de l'entourloupe 
Annoncée par Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie qui parle plus vite qu'elle ne pense, la baisse des taxes sur l’essence n’aura pas lieu en 2016. Contrairement à ce qui avait été prévu, la taxe sur le litre de sans-plomb 95 (SP95) devrait même augmenter de 2 centimes l’an prochain, tandis que la taxe sur le litre de gazole subira une hausse de 3,5 centimes. Seul le SP-E10, un carburant qui contient entre 5 % et 10 % de bioéthanol, devrait baisser  voir sa taxation rester... stable en 2016.
La mémoire de la presse indépendante est librement sélective

Mais passons sur ces trous de mémoire de la presse décrypteuse et donneuse de leçons, puisque seuls les blogueurs et réseaux sociaux ne sont pas fiables...

Donc, dans le projet de loi de Finances rectificative dont les députés viennent de commencer la lecture silencieuse et bienveillante,
le texte prévoit de revenir en partie sur la baisse de 1 centime des taxes sur l'essence. En clair, à nouveau, Sapin a ajouter dans le réservoir du sucre fiscal que ses services vont distiller...

Voyons donc quel éthique sociale y voit le Pommier de L'Expansion.

On a entendu S. Royal, pour combler l'écart entre les deux énergies, le gouvernement souhaitait "jouer" sur la fiscalité. La promesse du moment était de taxer un peu moins l'essence, un peu plus le gazole afin de parvenir "à un rapprochement en cinq ans." Manuel Valls avait validé les propos de sa ministre de l'Ecologie et de l'Energie: le premier ministre donnait des garanties que Royal ne divaguait pas et les vigilants pouvaient dormir tranquilles sur la banquette arrière et derrière leurs vitres encore teintées ! 
Au lieu de cela, à partir du 1er janvier prochain, ce sera +3,5 centimes par litre sur le gazole et +2 centimes par litre sur le SP95, "selon les calculs [au plus justes] du ministère des Finances. On rapproche certes les deux prix, mais plutôt vers le haut... C'est socialiste, donc c'est social, et même que c'est juste et équitable, surtout pour les chercheurs actifs d'emploi en nombre d'ailleurs bondissant dès octobre dernier. Pour ça, Hollande et el Khomri n'ont pas attendu.

La "taxe carbone" atteint son rythme de croisière: elle plafonne !

Les bénéficiaires ne rempliraient pas le Bataclan. La seule baisse prévue actuellement dans le collectif budgétaire ne concerne que quelques bobos nantis car, bien que progressivement distribué dans les stations-service depuis le 1er avril 2009, la part de marché du SP-E10, l'essence contenant près de 10% de bioéthanol, a augmenté de 3 points à 32 % (à partir de 0...) des essences (elles-mêmes minoritaires sur le diesel). 
Moins cher que le SP95 -mais cela varie selon les stations - ce carburant vert ne devrait pas voir sa taxation relevée comme les deux autres. L'écart de prix devrait donc se creuser davantage avec le gazole et le SP95, qui sont appelés à disparaître. Si le gap   la différence (Pommier a vraiment tout pour plaire, mais peut-être produit-il des "grannies", vous savez, ces pommes vertes acidulées?) s'annonce importante, c'est 'en partie', avoue-t-il, à cause de la mise sur orbite de la "contribution climat énergie" (autre nom de la "taxe carbone" et caution éthique des nouveaux socialistes écolos), "introduite à partir de 2014", précise le ver du fruit, peu soucieux, parfois, de remonter dans le temps jusqu'avant 2012. En 2009, des pays nordiques appliquaient déjà une forme de taxe carbone et à cette date le gouvernement français avait prévu de la mettre en œuvre en 2010, mais les exonérations, sous forme de crédits d’impôts aux entreprises les plus polluantes qui auraient participé à l'effort, avaient été jugées non conforme à la Constitution, et le projet fut enterré. A L'Expansion, cette décision à l'encontre du réformisme d'avant garde de la droite a dû en faire tomber quelques-uns dans les pommes.
On ré-écoute les Royal et Sapin ?... 


L'application de la "contribution climat énergie" est "évolutive dans le temps et devait augmenter chaque année jusqu'en 2016."  "On y est, le rythme de croisière va être atteint", assure Pommier, homme de foi. Entre 2013 et 2016, la "taxe intérieure de consommation" (TIC) devait donc augmenter de 9,3% sur le gazole et de 5,7% sur l'essence. Où en est-on, monsieur l'économiste ? Toutes les régions ont opté pour la fiscalité maximale, sauf la Corse et la région Poitou-Charente, où S. Royal reste inaudible), qui ont renoncé à la part régionale et à la majoration. Finalement, en 2014 la TICPE totale s'établit donc à 41,69 centimes par litre pour le gazole et 58,92 centimes par litre pour l'essence dans ces deux régions, et à 44,19 et 61,42 centimes par litre dans les autres régions.

Le carburant E10 (ou SP95-E10) est une absurdité économique
Composé à 90% d'essence et à 10% d'éthanol de betterave ou de blé, il va bel et bien nous être imposé dans les stations-service à la place du SP 95, au grand bonheur muet des producteurs de betterave. 
C'est très préjudiciable, pour deux raisons. La première, c'est que 40 % du parc automobile roulant à l'essence risque d'être endommagé par l'utilisation de cet agrocarburant, notamment les véhicules produits avant 2009 qui vont devoir passer au SP 98, un carburant plus onéreux qui s'apparente d'ailleurs à une spécificité franco-française: on ne le trouve guère hors des frontières. Quant à l'E10, s'il est vendu au prix du SP 95 à ses débuts, le coût de revient d'un carburant produit à partir de betterave ou de blé est nettement supérieur à celui de l'essence: il faudra bien relever le prix à la pompe.
Et comme un malheur socialiste peut en cacher un autre,
l'automobiliste qui au départ paiera ce carburant un peu plus cher à la pompe, à l'arrivée, aura parcouru un peu moins de kilomètres avec un plein, du fait que son pouvoir de combustion est inférieur à celui de l'essence. Quant à l'intérêt environnemental de l'opération, il reste évidemment à démontrer, la polémique sur l'impact des agrocarburants étant toujours aussi vive. Conclusion : tant qu'il restera des pompes SP 95, mieux vaut éviter de faire son plein en E10.

Ainsi, en avril 2015, les prix à la pompe avaient déjà augmenté de 2,9 centimes par litre sur le gazole et de 2,6 centimes par litre sur l'essence. Mais, si "globalement l'automobiliste ne sent pas trop la différence à la caisse", dixit L'Expansion en faveur de l'éthanol de betterave, n'en déplaise à Pommier. c'est parce que le cours du baril de pétrole s'est effondré depuis juin 2014, passant de plus de 100 dollars à 43 dollars ce jeudi matin. Après avoir longtemps fleureté avec la barre de 1,5 euro, l'essence tourne aujourd'hui autour de 1,20 et 1,40 euro/litre et le gazole oscille entre 1,0 et 1,20 euro/litre. Alors, que les taxes continuent d'augmenter, les prix eux ne baissent pas autant qu'ils devraient.

Et ne sont pas près de baisser:
après avoir voulu sanctionner Poutine sur la Crimée, Hollande est partisan du boycottage du pétrole brut syrien qui remplit les caisses des islamistes de l'Etat islamique. Le chef de guerre n'a-t-il pas trouvé d'autre moyen de pression que d'ajouter de l'austérité à l'austérité des Français ?

Diplomatie: reculs de Hollande et Fabius sur tous les fronts de Syrie

A reculons, les psycho-rigides de l'exécutif socialiste accèdent à la raison

Laurent Fabius envisage une coopération avec Al-Assad pour aider à lutter contre l'EI

Pour la première foisLaurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères de Hollande, a envisagé comme une soudaine évidence que le président Bachar al-Assad pourrait associer les troupes syriennes à la lutte contre le groupe État islamique en Syrie.
Vendredi 27 novembre sur la radio RTL, Laurent Fabius s'est finalement rallié à l'idée générale que des forces du régime syrien puissent participer aux forces rassemblées des états démocratiques face aux agressions djihadistes de Daesh (EI).vendredi.
Pour lutter contre l'EI, "il y a deux séries de mesures : les bombardements [...] et des forces au sol, qui ne peuvent pas être les nôtres, mais qui doivent être des forces de l'Armée syrienne libre [opposition], des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime", a déclaré Laurent Fabius à la radio RTL.
Cette déclaration tranche avec la position d'intransigeance affichée par le pouvoir socialiste et ses media serviles depuis le début du conflit syrien qui consiste à réclamer le départ du président Bachar al-Assad. Comment justifier désormais l'éviction du chef légitime de l'état syrien.

Hollande est allé demander l'aide d'un Poutine qu'il diabolisait

A l'issue de la discussion jeudi entre Vladimir Poutine et François Hollande, la France et la Russie se sont mis d'accord pour "coordonner" leurs frappes contre l'Etat islamique et notamment leurs sites pétroliers, a indiqué le président de la République française. Le chef de l'Etat a assuré que Paris et Moscou augmenteraient "les échanges d'informations et de renseignements".<br>En revanche, François Hollande et Vladimir Poutine ne s'entendent toujours pas sur l'issue politique au conflit syrien. 

Selon François Hollande, la Russie et la France se seraient mis d'accord pour que "les forces luttant contre Daesh" ne soient pas "visées" par les actions militaires. Référence aux groupes que soutient 
l'Occident, bien que rebelles, tels que l'Armée syrienne libre. Toujours selon Hollande, les frappes viseront donc "uniquement Daesh et les autres groupes djihadistes".

Vladimir Poutine est toutefois apparu beaucoup plus réservé.
 
Il a ainsi indiqué que la Russie "essaie d'entrer en contact" avec de tels groupes d'opposition. Mais il a aussi maintenu que "seule l'armée de Bachar al-Assad est à même de lutter contre l'Etat islamique", car "je considère l'armée de Bachar comme notre allié naturel", a tenu à répéter le président russe.

Et c'est en quoi la démarche de Hollande est un échec: Poutine n'a rien cédé.
 
Les objectifs politiques diffèrent comme avant le voyage de Hollande. Pour le président français, "Bachar al-Assad n'a pas sa place dans l'avenir de la Syrie". Il préconise un gouvernement transitoire d'union nationale qui organiserait ensuite des "élections représentant toutes les communautés". Mais Vladimir Poutine a aussitôt rappelé que "le destin du président de la Syrie se trouve à 100% dans les mains du peuple syrien". Une leçon de démocratie.
D'autant qu'en 1920, la France imposa son mandat sur le pays, ce qui entraîna l’exil en Irak de Fayçal, premier et dernier roi arabe, issu de la famille hachémite, de la Syrie indépendante. La France et le Royaume-Uni, qui se disaient alliés des forces arabes de Fayçal, s’étaient mis d’accord pour se partager le Proche-Orient.Suite à la campagne de France de juin 1940, les Britanniques et les Forces françaises libres ont pris le contrôle du pays en juin-juillet 1941, redonnant le pouvoir à la France libre, mais les Syriens, avec l’appui des Britanniques, ont continué de réclamer le départ des Français. S'en sont suivis une prise de pouvoir par des civils en 1954, une République arabe unie de l'Égypte et de la Syrie en 1958, le chaos et plusieurs coups d'état par le parti Baas en 1963 et le ministre de la Défense, Hafez el-Assad, à la faveur de la défaite de l'Egypte et la Syrie dans la guerre des Six Jours, puis de la crise en Jordanie entre le roi Hussein et l'OLP (Septembre noir) en 1970. Grâce à sa "révolution corrective", Hafez el-Assad est devenu le nouveau premier ministre et chef de l’État de 1970 à 2000, quand son fils, Bachar el-Assad, lui a succédé en juillet 2000.
Un pouvoir syrien fort aux mains d'Alaouites, communauté religieuse minoritaire, proche du chiisme, qui résiste aux agressions sunnites et que combat l'Occident, comme il a combattu d'autres pouvoirs forts et de stabilité de la région, lors des "printemps arabes" successifs qui ont introduit l'instabilité en Egypte, en Tunisie et en Lybie, avant la Syrie. 
Sans tirer jamais les leçons de ses inconséquences tragiques.