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mardi 31 juillet 2018

Jamel Debbouze assure avoir refusé d'entrer au gouvernement

Manquait-il un "Pied Nickelé" au gouvernement Philippe ?

L'humoriste affirme avoir décliné un poste au gouvernement

Le "renouvellement de la vie publique" aurait viré ! 
Selon l'humoriste, l'Elysée l'aurait approché pour lui proposer de devenir secrétaire d'Etat. Le compatriote de Benalla et Najat Vallaud-Belkacem aurait refusé l'offre. La scène reste pour lui le lieu de son engagement citoyen.
Dans un long entretien avec le JDD, l'humoriste s'est livré à plusieurs confidences révélant même avoir été approché par le gouvernement pour occuper un poste de secrétaire d'État, qu'il aurait refusé

Jamel Debbouze à l'Elysée? 
Image associéeComme Benalla, le petit gars de Trappes n'a pas manqué l'ascenseur social. 
Il ne précise pas toutefois si l'offre émane d'un François Hollande ou d'un Emmanuel Macron. "Ce n'est évidemment pas mon métier," concède-t-il, refusant d'en dire davantage. "Si je vous en dis plus, on ne retiendra que ça", élude-t-il. 

Ce n'est pas la première fois que Jamel évoque son entrée au gouvernement.
Résultat de recherche d'images pour "debbouze Hollande"
En octobre dernier, sur les ondes de RMC, l'humoriste avait déjà fait état d'un rapprochement de l'Elysée, précisant avoir déjà repoussé l'offre. "Ce n'est évidemment pas mon métier; je m'y ennuierai à mourir. C'est là où je serai le moins efficace, le plus figé et le plus critiqué", a confié le showman et homme d'affaires. Son action politique, son rôle d'homme d'influence opère à travers son parcours d'artiste.

Résultat de recherche d'images pour "debbouze avec Royal"
Conscient de sa popularité, l'humoriste souhaite que son expérience serve d'exemple et ouvre la voie à ceux qui ne sont pas issus du sérail. "On fait le boulot des ministères de la Culture, de la Jeunesse et du Travail !", assure-t-il. L'artiste réputé proche des socialistes s'est affiché auprès de grandes figures du parti tels que Martine Aubry, Ségolène Royal, Manuel Valls ou encore François Hollande. Selon le JDD, le comédien a été vu "s'esclaffant avec Nicolas Sarkozy dans les tribunes du Parc des Princes". 
Ce Pinault-là brouille les pistes politiques : sa ligne idéologique est celle qui colle aux hommes de pouvoir. Ainsi, depuis mai 2017, il a confié à l'hebdomadaire  "adorer Macron" car il a "relancé quelque chose dans le pays". Ce "quelque chose"-là appellerait un décryptage...

Un homme d'affaires n'a pas de convictions politiques

Une scène que demande à
vivre Macron
L'âge de la maturité venu, le quadra dresse un premier bilan de carrière. L'argent appelant l'amour, lartiste devenu par "la force des choses un homme d'affaires" est aussi un père comblé. Le Trappiste, issu d'un milieu modeste, marié à la journaliste Mélissa Theuriau, a connu une ascension fulgurante. Il est à la tête du festival Le Marrakech du Rire où, chaque été, il invite une pléiade de comiques à se produire. Le clown rigolard blessé par les moqueries et les injures notamment à l'égard de son physique, utilise le rire comme revanche. Il y a une dizaine d'années en créant Le Jamel Comedy Club, le comédien a popularisé le stand-up, qui lui a permis de faire fortune en exploitant le talent des autres.


Le businessman a-t-il lancé ce boniment politique 
(on voudrait le prendre pour tel !) pour promouvoir son retour sur scène ? Il sera de retour sur scène en décembre prochain, avant d'entamer une tournée dans toute la France. Cela valait bien une blague réchauffée... 

dimanche 23 février 2014

2 Français sur 3 ne veulent pas de Delanoë au gouvernement

Coup dur pour Hidalgo, sa candidate à la mairie de Paris

Un apprenti de plus au gouvernement ?
Selon un sondage de l'institut LH2 pour l'hebdomadaire socialiste Le Nouvel Observateur dimanche, 2 Français sur 3 sont défavorables à l'entrée de Delanoë au gouvernement. A la question : "Souhaiteriez-vous que Bertrand Delanoë fasse son entrée au sein du gouvernement en tant que ministre ?", 66% des sondés répondent  non et 30% oui.
Anne Hidalgo, candidate à sa succession, en prend du même coup pour son grade, en tant que première adjointe sortante.

A 85%, les sympathisants de droite sont réfractaires à une nomination du maire de Paris sortant dans un ministère. Dans les rangs de la gauche, ils y sont plutôt favorables, mais à une courte majorité (53%).

Les catégories de population les plus opposées à une entrée de Bertrand Delanoë dans l'équipe gouvernementale sont les "sans diplôme" (81%), les travailleurs indépendants (80%), les "65 ans et plus" (70%) et les Franciliens (69%).

Alors que la rumeur d'un remaniement est relancée à chaque nouveau soubresaut du gouvernement moribond de Jean-Marc Ayrault,
le nom de Bertrand Delanoë n'est pas franchement plébiscité après 13 ans d'occupation socialiste de la Ville de Paris !

VOIR et ENTENDRE l'humoriste Canteloup rendre compte du mariage de François et Bertrand:

La reconversion du futur ex-maire de Paris n'est pas acquise après le 30 mars

Vendredi 21 fébrier *, Delanoë a fermement démenti ses envies de devenir Premier ministre en cas de remaniement. A la question de savoir si c'est la fin de sa carrière politique, au sens classique, il a répondu : "Oui, je le pense". Mais il s'est dit prêt à aider le président de la République, d'une autre manière. "Si je peux lui rendre service, je le ferai avec plaisir."

* Le sondage a été réalisé les 20 et 21 février par internet auprès d'un échantillon de 994 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Ces données sont toutefois entachées d'une marge d'erreur importante en raison de la petite taille de ces sous-échantillons. 
A quoi ce type de sondage sert-il, s'il se fonde sur un "sous-échantillon",  "de petite taille" de surcroît,  et s'il est d'autre part "entaché d'une marge d'erreur importante" ?... 

samedi 3 août 2013

Ministres en vacances: où ne surtout pas mettre les pieds

Lieux à éviter pour ne pas les voir

Ont-ils mérité des vacances ?

Officiellement, François Hollande et le gouvernement sont en vacances depuis vendredi après un dernier Conseil des ministres jusqu'au séminaire de travail prévu le lundi 19 août.
Des consignes publiques qui ne sont pas aussi claires qu'il y paraît 
Ils sont supposés rester de préférence en France, afin d'être joignables et théoriquement mobilisables le plus rapidement possible en cas d'urgence. 

Un tour d'horizon rapide de leurs lieux de villégiatures estivales fait apparaître des zones d'ombre
. 

Filippetti a disparu de la circulation: savoir où elle va passer ses vacances de nantie.
Taubira devrait rester "joignable", mais en Guyane !
On n'est pas près de revoir Peillon : il préconise 6 semaines de vacances... 
P. Moscovici devrait passer quelques jours à Villeneuve-sur-Lot, chez son pote Cahuzac, selon une source anonyme. 
Lebranchu pourrait aller se ressourcer auprès de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, mais elle ne communique pas. 
Najat Vallaud-Belkacem devrait aller au rapport au Maroc.
Fabius en Syrie ?


Le Midi, région de prédilection

La presse a la consigne de convaincre  que les congés du gouvernement seront sobres et studieux, voire ensoleillés, à condition de
se tenir loin de Hollande qui a déclencher un orage de grêle le soir même de son passage éclair en Dordogne. Nombre d'entre eux ont opté pour le Midi, Tunisie exclue. 
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a choisi la Provence pour se ressourcer en famille, dans la très chic ville d'Aix-en-Provence, mais a promis de produire un maximum de CO2 en sillonnant la France de temps à autres, mais sous l'oeil des caméras et encadré d'une garde rapprochée pléthorique. 
Benoît Hamon se rendra dans les Pyrénées, où il pratiquera la marche en montagne. 
Cécile Duflot dit vouloir se reposer dans sa maison des Landes, avec son compagnon antimilitariste. 
Même destination pour Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux personnes âgées, qui assure que le "moindre frémissement de canicule (la) ramènerait à Paris", comme si son ministère attendait après elle !

Allers-retours réguliers à Paris: et le CO2 ? 

Michel Sapin, le monsieur Chômage du gouvernement, partira dans sa maison de l'Ile d'Yeu, pour des vacances familiales et la pêche au gros, évidemment. Mais son entourage assure qu'il fera des allers-retours réguliers à Paris...

Touraine et Montebourg ne savent pas où aller: ils échoueront en Bourgogne.

Nicole Bricq, au Commerce extérieur, passera quelques jours à Paris puis au Pays basque, où elle rendra visite aux douaniers qui travaillent en période estivale. Elle travaillera donc davantage en deux semaines qu'en onze mois.

Victorin Lurel, à l'Outremer, fera quelques apparitions sur la route du tour cycliste de la Guadeloupe, après un passage en Martinique. En voilà un qui sera facilement opérationnel...

La ministre des Sports,
Valérie Fourneyron, se rendra dans sa maison secondaire de Saint-Briac-sur-Mer en Ille-et-Vilaine, avec une interruption de quelques jours pour assister aux championnats du monde d'athlétisme à Moscou.
Écriture de livre au programme: les nègres privés de bronzage 

Du côté des chefs de partis, les vacances s'annoncent un peu plus longues mais tout aussi studieuses. 
Jean-François Copé, le chef de l'UMP, qui fera un passage en Corse, puis près d'Avignon, profitera du mois d'août pour avancer dans l'écriture d'un livre sur la bataille de la Marne, à l'approche du centenaire de la guerre 14-18.

Dans la Sarthe, François Fillon prévoit également d'écrire un livre dont le thème n'a pas été dévoilé.

Le président du MoDem, François Bayrou, refuse lui aussi d'évoquer les sujets de ses futurs écrits qu'il préparera pendant ses vacances familiales dans son fief de Bordères (Pyrénées-Atlantiques).

Marine Le Pen choisit également le sud pour profiter de son mois d'août.

Mélenchon: l'Amérique du Sud plutôt que la France 

A gauche, certains ont été autorisés à franchir les frontières.
Le numéro un du PS, Harlem Désir, se rendra notamment en Italie pour quelques jours, puis regagnera le sud de la France.

Pascal Durand
(EELV) pourra bien aller où il voudra, notamment à Majorque pour randonner. Ce qui colle à l'image de l'écologie, mais beaucoup moins à la réalité.

Seul politique à s'éloigner autant de l'Hexagone, l'indésirable Jean-Luc Mélenchon ira se faire voir en Amérique du sud. 
Pierre Laurent (PCF), lui, à défaut de Moscou, se partagera entre la Bourgogne et le Var, pour profiter de sa famille. Le "profit", une obsession de l'extrême gauche!


samedi 23 juin 2012

Hollande et Ayrault commencent à faire déchanter les Français

Infléchissement de la popularité de Hollande et Ayrault



Maintenant
ou plus tard,
peut-être...




François Hollande a perdu deux points de popularité depuis mai, avec 59 % d'opinions favorables, tandis que Jean-Marc Ayrault reste stable avec 65% de personnes satisfaites, selon un indice de popularité réalisé par l'IFOP à paraître dans le Journal du dimanche (JDD).

A la question "êtes-vous satisfait ou mécontents de François Hollande comme président de la République", 59% des sondés répondent qu'ils sont satisfaits, contre 61% en mai, selon l'IFOP. 
Les "mécontents" sont déjà 40% ce mois-ci, contre 33% le mois dernier, ce qui s'explique par le fait que ...les personnes ne se prononçant pas seraient moins nombreuses ce mois-ci que le mois précédent, si on en croit cette entreprise socialiste de sondages contre toute vraisemblance, sachant que les électeurs français sont saturés d'élections.

A la même question concernant le Premier ministre, 65% des Français interrogés répondent qu'ils sont "satisfaits", comme en mai. Mais, petit infléchissement: les "mécontents" sont là aussi plus nombreux en juin (29%) qu'en mai (22%).

Les illusions des Français tombent une  à une

Sur le plan Européen, le bras de fer qu'il a entrepris avec Angela Merkel ne semble pas tourner à son avantage, et on s'oriente petit à petit vers un compromis pour sauver la face. 

Au plan social, on sait que le chômage va continuer à croître en 2012
, et il s'accompagne de quelques mises en difficultés d'entreprise (PSA à Aulnay, Air France, le Groupe Doux, ...) qui permettront au chevalier Montebourg de pourfendre le modèle capitaliste, sans garantie qu'il puisse passer du mode incantatoire aux actes.

Les plus défavorisés attendront par ailleurs une augmentation du SMIC et  les fonctionnaires une augmentation de leur point d'indice ... 

Les jeunes ne seront pas mieux servis, puisque leurs chances d'obtenir un apprentissage s'amenuisent et qu'un millier de postes de personnels non formés de l'Education d nationale ne répondront pas à l'attente que le candidat socialiste faisait miroiter sous leur yeux il y a seulement quelques semaines encore...

Il est en revanche un domaine que François Hollande et ses camarades sacrifieront sans vergogne à l'intérêt des grands groupes industriels, c'est l'écologie ! Ainsi la compagnie Shell se réjouit-elle de l'autorisation de forer au large de la Guyane...
Sondage réalisé du 14 au 22 juin par téléphone, auprès d'un échantillon de 1.874 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

jeudi 10 mai 2012

Les membres du gouvernement zéro de Hollande 2012 a fuité

La mare du Canard enchaîné n'est pas étanche 





Les garçons-bouchers de Charlie Hebdo rendent hommage
au 
cannibalisme de Hollande
qui s'est nourri pendant la campagne
de l'action de la droite



Hier, Le Canard Enchaîné s'est amusé à dévoiler la composition du gouvernement de François Hollande, avec bien évidemment des ministères et des ministres assez insolites: c'est le changement, tout en délicatesse ! 

Question changement, il est question de remonter le ressort de Guigou, de passer Jospin au trois en un, Louis Le Pensec au grill et de soumettre Daniel Vaillant au dosage de delta-9-tetrahydrocannabinol dans le sang.

Depuis la victoire de François Hollande, nouveau Président de la République, la presse insolente (pour combien de temps encore?) s'amuse encore un peu pendant que Trierweiler le permet encore et que Hollande passe son temps en serrements de mains et bises aux enfants, en attendant les premières mesures concrètes du candidat sorti des urnes. Un moyen de tuer le temps en brassant du vent comme des éoliennes, malgré la crise aux frontières, car en attendant la passation de pouvoir, Hollande se pavane ici et là. 

Après la Une de Charlie Hebdo sur laquelle Hollande broie la cervelle de Sarkozy, c'est au tour du Canard Enchaîné de faire sensation en révélant le futur gouvernement, où l'on retrouverait donc entre autres :
Premier Ministre : Thomas Hollande, le fils, nouveau "Papa m'a dit" 
Ministre d'Etat à la condition féminine : Dominique Strauss-Kahn 
Ministre de la famille recomposée : Ségolène Royal, décomposée 
Ministre de l'Information (et garde du corps sacré de François) : Valérie Trierweiler 
Ministre de la diversité fiscale : Yannick Noah
Ministre des petits enfants: Jack Lang 
Secrétaire d'Etat à la providence : Nafissatou Diallo 
Ministre chargé des relations avec...lui-même : Arnaud Montebourg
et
Ministresse déléguée au précédent et à la pensée (seule et) unique: Audrey Pulvar...


On peut y ajouter: 
Ministre de la Jeunesse : Jean-Pierre Chevènement
Ministre du Budget : Alain Richard
Ministre de la ré-éducation des Français : Kader Arif
Secétaire d'Etat auprès du ministre de la ré-éducation des Français, chargé de la binationalité : Najat Vallaud-Belkacem
Secrétaire d'Etat chargé de la Coopération : Georges Hollande (le père, ancien de l'OAS) 
Secrétaire d'Etat chargé de la Santé : Laurent Fabius (affaire du sang contaminé)
Secrétaire d'Etat chargé de la Recherche et des découvertes : Gérard Collomb
Sous-secrétaire d'état à la politique prénatale et à la petite enfance : Pierre Moscovici (ci-contre, jusqu'à son congé parental)
Sous-secrétaire d'état aux spécialités régionales : Tartine Au brie
Bouffon du Roi : Benoît Hamon

On a donc le père et le fils, mais on cherche toujours  l'esprit...

mardi 8 mai 2012

Dix défis que Hollande devra essayer de surmonter



Les dix leçons de la victoire de la gauche

1 -Le nouveau président, mouton noir européen.
Après l’épreuve de la campagne, celle du pouvoir. Ce n’est pas faire injure à François Hollande que de dire que le premier moteur de sa victoire a été le rejet de cinq ans de sarkozysme. Mais après la conquête de l’Elysée, quid de l’exercice du pouvoir ? Le plus dur commence. Ses premiers mots hier soir à Tulle ont été à la mesure de sa campagne : empreints d’humilité et de gravité. Sans emphase, sans triomphalisme, il a appelé au rassemblement du pays et demandé à être jugé sur ce qu’il aura fait pour la justice et pour la jeunesse. Nicolas Sarkozy, qui prédit un « tournant » de la rigueur non pas après deux ans de mandat comme François Mitterrand en 1983 mais après deux jours, aura-t-il raison ? Les marges de manœuvre économiques sont très étroites. La dette est énorme. Il promet le retour d’un budget à l’équilibre en 2017. Comment, dans ces conditions, pourra-t-il tenir ses promesses (création de 150.000 emplois d’avenir, de 60.000 emplois dans l’éducation) même si elles relèvent d’un « socialisme réaliste » ? La réforme fiscale sera son principal levier pour rétablir à la fois la justice et le redressement du pays, a-t-il souvent répété. Il n’y aura pas de première mesure symbolique, si ce n’est le blocage immédiat du prix de l’essence. Simplement l’application stricte de son programme en 60 propositions.

2 -La composition du futur gouvernement sera un test. 
Qui François Hollande nommera-t-il à Matignon ? Martine Aubry, première secrétaire du parti socialiste, qui a été d’une loyauté sans faille dans cette campagne et qui a déjà l’expérience de plusieurs ministères importants mais avec laquelle – ce n’est un secret pour personne – il n’entretient pas de franche amitié ? Ou le nouveau président préférera-t-il Jean-Marc Ayrault, jusqu’ici patron des députés socialistes qui, comme lui, n’a jamais été ministre ? Et qui pour occuper les autres postes ? Jusqu’ici, François Hollande s’est montré très ferme vis-à-vis des prétendants qui s’invitaient déjà depuis des semaines au bal de la victoire. Aura-t-il le courage de préférer de jeunes pousses aux éternels éléphants ? De jeunes révélations, pleines de talent, ont fait leur preuve dans la campagne : les Aurélie Filippetti, élue de Gandrange, la binationale Najat Vallaud-Belkacem ou Delphine Batho, la suppléante de l'amère Royal par exemple. Mais Laurent Fabius espère être récompensé en obtenant au moins les Affaires étrangères. Ce serait le retour d’un homme qui a déjà occupé Matignon il y a près de trente ans ! Sa nomination au quai d’Orsay serait-elle en outre de nature à rassurer l’Europe ? En 2005, il avait voté « non » à la Constitution européenne.

VOIR et ENTENDRE  BFMTV participer le 2 mai au mensonge d'entre-deux tours d'un "accord secret", un de plus, entre Hollande et Angela Merkel:






http://www.bfmtv.com/hollande-aurait-trouve-un-accord-avec-merkel-actu27091.html

3 -Toutes les chancelleries sont en alerte. 
Les grands rendez-vous internationaux vont mettre le président-élu à l'épreuve. Il y aura un sommet du G8 à Camp David aux Etats-Unis, les 18 et 19 mai. Puis un sommet de l’Otan à Chicago, les 20 et 21 mai. Le nouveau président rencontrera à ces occasions tous ceux qu'il a villipendés sur un sujet ou un autre, à commencer par Barack Obama à qui il confirmera sa décision unilatérale du retrait  anticipé des soldats français d’Afghanistan dès la fin de cette année. Les Etats de la zone euro attendent  le nouveau locataire de l’Elysée de pied ferme. Dès son investiture (officiellement le 15 mai), il se rendre à Berlin où Angela Merkel n'est pas décidée à renoncer à la prospérité pour l'austérité de gauche qu'il préconise et pour préparer le sommet européen des 28 et 29 juin. La chancelière n'a fait aucun pas dans sa direction lorsqu'elle a réaffirmé sa volonté d'un « agenda de croissance ».

4 -La droite pourrait traverser des turbulences. 
Jusqu’ici, les lieutenants de Nicolas Sarkozy s’étaient retenus avant le verdict des urnes. Pas un mot plus haut que l’autre, même si le débat était ouvert en interne. Tous n’ont pas apprécié l’ultra-droitisation de sa campagne et certains, dont deux anciens premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, plaidaient pour un recentrage. « Je craignais ce scénario depuis l’été 2010 », a admis le second hier soir. La bataille pour le leadership va commencer. Jean-François Copé sera-t-il le plus capable de tenir la maison UMP si elle tangue ? François Fillon ou Alain Juppé lui disputeront-ils le leadership ?

5 -Le Front national en embuscade 
Marine Le Pen a largement contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy et pourrait  tenter d'achever le travail en faisant imploser la droite pour la recomposer ensuite autour d'elle. Elle tendra vraisemblablement la main aux élus les plus à droite de l’UMP pour créer des alliances en vue des législatives des 10 et 17 juin. Elle a lancé dès dimanche soir « un appel à tous les patriotes » pour porter leur message à l’Assemblée nationale où elle espère un grand nombre d’élus. Objectif : quinze députés pour former un groupe parlementaire.

6 -Le MoDem-croupion à la recherche d’un espace. 
Le centre risque d'être pulvérisé et F. Bayrou marginalisé.  A l’intérieur ou à l’extérieur de la future majorité ? François Bayrou a voté « à titre personnel » pour François Hollande mais le Modem le suivra-t-il ? « Tous ceux qui auront voté pour moi pourront me rejoindre à condition que ce soit sur mon programme », a prévenuFrançois Hollande. Cette intransigeance n'est pas de nature à convenir au leader centriste, qui à la tête de trois parlementaires, milite contre  l'hégémonie des deux grands partis, UMP et PS. Plusieurs autres courants qui peuvent légitimement incarner le centre (Le Nouveau centre d’Hervé Morin, le parti radical de Jean-Louis Borloo) devront aussi attirer les brebis égarées à eux et sans doute constituer des courants au sein de l'UMP

7 -Les législatives vont être capitales. 
La droite appelle dès à présent à un « rééquilibrage » des pouvoirs. Autrement dit, elle ne baissera pas les bras pour les législatives même si une cohabitation semble peu probable compte tenu de la quasi-concomitance des deux élections. C’est  entre autres raisons pour éviter la cohabitation que le quinquennat a remplacé le septennat.

8 -Le militantisme des media.
Nicolas Sarkozy a été outrageusement maltraité par la presse noyautée par le SNJ qui, impatiente de vivre le retour de la gauche, a ciblé le président. Les méthodes de rumeurs et d'insultes ont dépassé toutes les limites que la déontologie professionnelle aurait dû canaliser. Les procès d'intention et les mensonges véhiculés par les organes de presse largement aux mains de multi-millionnaires de gauche ont créé un climat socio-politique extrêmement tendu. François Hollande devra apaiser, comme il s'y est engagé, mais la tâche ne sera pas facile, tant les habitudes outrancières ont dépassé l'insolence que revendique le microcosme des journalistes au militantisme exacerbé depuis les primaires socialistes de l'automne 2011. Nicolas Sarkozy avait plusieurs fois dit qu’en cas de défaite il quitterait la vie politique. « Je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français », a-t-il confirmé hier. « Cela fait dix ans que je vis pour des responsabilités gouvernementales au plus haut niveau. Ma place ne pourra plus être la même mais je resterai l’un des vôtres », a-t-il toutefois ajouté, laissant une porte ouverte à l’avenir…

9 -Les sondages se sont plantés. 
Ce week-end, François Hollande croyait  encore en une large victoire. L'écart entre les deux concurrents, de dix points au départ, n'a en réalité cessé de se réduire jusqu'à s'établir « sur le fil du rasoir ». Il promettait un scénario à l’américaine, faisant allusion à la présidentielle de 2000 aux Etats-Unis où le suspense avait été interminable avant de proclamer George Bush vainqueur devant Al Gore. Après 350 sondages, donnant tous François Hollande vainqueur, la réalité a été d'autant plus décevante pour la gauche que le vote blanc et nul s'est avéré important et relativise sensiblement  la victoire du socialiste, désormais placé en situation précaire.

10 -La présidentielle a passionné. 
Quoi que les analystes et experts de tout poil ait pu dire sur les errements de cette campagne, l'électorat s'est passionné et le taux d'abstention n'a pas été aussi élevé que prévu par les entreprises commerciales de sondages. La diversité des sujets abordés au premier tour, de la traçabilité de la viande halal à la réforme démagogique du permis de conduire lancée par l'équipe Hollande, et au second, d’une omniprésence des thématiques et de la rhétorique du Front national  et le populisme de la gauche sur les difficultés du logement ou le prix de l'essence, la participation (plus de 80 %) marque le signe d’un réel intérêt, même si on n’atteint pas le record de 2007 (84 %) qui a fait gagner Nicolas Sarkozy de six points sur la candidate Royal. Le débat télévisé, mercredi soir, en avait déjà donné un signe : près de dix-huit millions de téléspectateurs étaient devant leur poste.

lundi 7 mai 2012

Le panier à crabes socialistes du candidat élu s'agite

Les ministres probables et possibles de Hollande


L'élaboration du futur gouvernement du nouveau président promet d'être laborieuse.

"Il mûrit, il consulte, il cherche, il écoute. C'est sa responsabilité et il sera prêt au moment voulu", rassure son ancien secrétaire et ami, l'eurodéputé Stephane Le Foll.
Pourtant, "ça va bruisser dans tous les sens, mais François prendra sa décision seul. Quelqu'un saura, les autres ne le sauront pas", commente, en tremblant, un socialiste ministrable anonyme.
Le pouvoir s'annoncerait-il personnel ?
lE député de Corrèze avait réaffirmé encore vendredi: "Personne ne sait, sauf moi, ce qui va arriver lundi si les Français me choisissent". A-t-il fait comme François Mitterrand en 1981, avertissant Pierre Mauroy de se préparer ? "Non", réplique Hollande, semble-t-il peu disposé à partager les pouvoirs de la fonction présidentielle.
Pour le poste de Premier ministre, deux personnalités sont en lice
Deux sexagénaires retraitables

Le glacial Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, 62 ans, un fidèle surnommé "la Voix de son Maître", mais F. Hollande avait annoncé une personnalité "d'expérience" et, comme le nouveau locataire de l'Elysée, l'ancien professeur d'allemand n'a jamais exercé aucune responsabilité ministérielle non plus.
Ayrault "serait un choix de confort. Il a le bon profil. C'est un peu le Fillon de Hollande, il est germaniste, ça peut être utile avec Merkel", commente un anonyme socialiste.

Martine Aubry, 61 ans, la Elena Ceaușescu de Lille,  premier secrétaire annoncé sortant du PS , ex-numéro deux du gouvernement Jospin, mais plombée par la réforme des 35 heures qu'elle a menée et dont elle ne démord pas.
"Il [Hollande] ne va pas s'affaiblir en nommant un ancien Premier ministre ou ex-titulaire d'un gros ministère, lui qui n'a jamais exercé de fonction ministérielle. Le rêve français, ce sera Hollande, le technicien, ce sera Ayrault", poursuit, visiblement partisan, ce même anonyme.
Avec Martine Aubry, même si les relations notoirement mauvaises se sont beaucoup améliorées, ce serait une "cohabitation explosive du type Rocard-Mitterrand", commente un cacique socialiste, dont l'identité est 'top secret'. "Cependant, elle connaît parfaitement les rouages de l'Etat et saura rassembler, comme elle l'a fait au Parti socialiste". Si elle ne connaît guère le Parlement, elle a en revanche les manières et le visage avenants de l'austérité.

Michel Sapin, un temps cité malgré sa lenteur pesante, paraît écarté pour Matignon. "Il faut une proximité, mais pas une trop grande", commente un fuiteur du PS. L'ancien ministre de l'Economie de Jospin pourrait donc retrouver Bercy, au risque de contredire aussitôt le slogan du changement annoncé.

Hollande a toujours dit que son choix dépendrait de l'ampleur de sa victoire, et c'est pourquoi le nom du petit Manu Valls circule aussi.

Sauf si les promesses ne sont pas tenues dès le premier jour,  le gouvernement de crise devrait être resserré: peu de ministres, pour les apparences,, mais une kyrielle de ministres délégués, pour la réalité...


François Hollande a prévu quinze grands pôles ministériels

Après, c'est "un peu le jeu des chaises musicales"
Selon cette source proléfique, l'ex-trotskiste Pierre Moscovici convoite le Quai d'Orsay. Mais Laurent Fabius aussi: ce proche de la Ch'tite Aubry serait ainsi tenu loin et sous la coupe du Chef de l'Etat qui conserve la haute main sur les fonctions régaliennes. Mosco, le directeur de campagne pourrait donc se retrouver aux Finances à Bercy. Auquel cas, Michel Sapin pourrait devenir Garde des sceaux au détriment de Vallini.
Frère François Rebsamen et Manuel Valls, puissant directeur de la communication de la campagne, lorgnent l'Intérieur, mais commente un autre responsable PS, "il ne l'aura pas, car ce poste trop sensible a été une rampe de lancement pour Sarkozy".
Plusieurs femmes entreront au gouvernement

Si la parité promise est respectée.
Fréquemment citées : la fébrile Marisol Touraine aux Affaires sociales, deux des porte-parole, la binationale Najat Vallaud-Belkacem, n'importe où, et Delphine Batho, là où se libérera une place comme en Poitou-Charente.
La députée Aurélie Filippetti, serait à sa place à l'Industrie pour sauver son siège et les emplois  de Gandrange, l'énarque conseillère référendaire à la Cour des comptes Fleur Pellerin, chargée de l'Economie numérique dans l'équipe de campagne, l'insignifiante conseillère des Bouches-du-Rhône Marie-Arlette Carlotti, qui mène apparemment la cabale locale contre son ancien souverain socialiste, Jean-Noël Guérini, poursuivi en Justice, Valérie Fourneyron,  la députée-maire de Rouen, ville de naissance du nouveau président où le père était militant OAS, la députée Michèle Delaunay, la sénatrice Nicole Bricq, soit beaucoup de noms invraisemblables, pour faire nombre, en attendant l'arrivée des courses...
On cite d'ailleurs également la royaliste Dominique Bertinotti, historienne, universitaire, maire du IVe arrondissement de Paris. E. Guigou s'y verrait bien aussi malgréson âge qui ferait monter la moyenne. Mais, dans cette perspective, la sémillante députée prévoyante du 9.3 s'est encore tournée vers la chirurgie, piour conjurer le risque de confusion avec Yvette Roudy.
Ce qui plaide en faveur du retour des vieux rossignols, c'est la célèbre jalousie de Mme Trierweiler, deuxième concubine officielle de l'entrant à l'Elysée, lequel devrait en outre convoler en justes noces après avoir donné quatre enfants à Mme Royal.
La présidente partante de Poitou-Charentes est prévue pour atterrir au perchoir de l'Assemblée nationale, sa chasse gardée juqu'aux législatives, en qualité de favorite n° 1.
Stéphane Le Foll qui rêve depuis l'enfance d'aller caresser le cul des vaches à l'Agriculture, devrait réaliser son fantasme.
A la Défense, le président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, devrait être récompensé: il tient la corde devant le maire de Cherbourg, l'arrogant Cazeneuve, à qui les Verts radicaux pourraient faire des misères  en matière nucléaire...
A l'Education, l'eurodéputé Vincent Peillon, agrégé de philosophie, qui échoue dans toutes ses entreprises serait l' "incontournable"le kamikaze idéal.
Les noms des députés Claude Bartolone, bien que pitiyable gestionnaire départemental, et Guillaume Garot, royaliste collant,  sont également évoqués. Mais quand on atteint ce niveau d'ambition et d'incompétence, on peut aussi bien citer JJ Urvoas ou une autre petite 'crevure', Olivier Dussopt. MDR 
Mais que faire de l'encombrant avocat Arnaud Montebourg puisqu'il mettrait la Justice à feu et à sang avec ses prises de position aussi tranchées que sectaires. Si ce n'est l'industrie avec la transition écologique, restera une chronique humoristique à l'émission de Laurent Ruquier 'On n'est pas couchés'. 
Pour l'environnement, Philippe Martin, le député du  Gers et ancien fabiusien, bénéficie d'une bonne image écologiste, mais les règles de l'appel d'offres ont-elles été respectées, connaissant le goût du complot de Cécile Duflot qui a signé un accord secret sur le nucléaire avec Martine Aubry: la patronne d'Europe Ecologie-Les Verts se renierait-elle à nouveau malgré la promesse Hollande de passer outre ce complot éventé.Dans cet imbroglio qui pourrait "salir" le gouvernement socialiste dès sa naissance, JV Placé pourrait tirer son épingle du jeu.
 
Complications supplémentaires

F. Hollande devra sacrifier des socialistes voraces à l'intégration des partis partenaires: un communiste ou deux de Jean-Luc Mélenchon, le  PRG de Jean-Michel Baylet ou ... un centriste du MoDem de François Bayrou.
Rien ne filtre sur la société civile
Quant aux Français issus de l'immigration, ils semblent laissés pour compte parla presse : Faouzi Lamdaoui, né à Constantine et adjoint au maire PS  d'Argenteuil, pourrait toutefois arracher un maroquin et représenter les quartiers.
coeur de cible du candidat, comment la jeunesse, sera-t-elle choyée par le président Hollande.