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vendredi 24 juin 2016

Travail du dimanche: Fabius donne raison à Hidalgo

Le maire de Paris, et non le préfet de Paris, pourra délivrer les autorisations de travailler le dimanche, décide le Conseil constitutionnel 

Le Conseil constitutionnel vient de valider la compétence du maire de la capitale pour délivrer les autorisations de travailler le dimanche.

Acheter sa droguerie le dimanche à Paris...
C'est une satisfaction pour la maire actuelle, Anne Hidalgo.  Cette responsabilité était jusque-là attribuée au préfet de Paris, alors que dans le reste de la France, le pouvoir de décision revient aux édiles: ce sont les fameux "dimanches du maire" qui permettent depuis la loi Macron, votée en 2015, l'ouverture des commerces douze fois par an ce jour-làUne annonce accueillie avec soulagement à l'Hôtel de Ville: "Anne Hidalgo le demandait depuis longtemps" précise son entourage. 

Une exception parisienne qui n'a pas lieu d'être

Saisis d'une question prioritaire de constitutionnalité par la ville de Paris, les "Sages" ont estimé que rien ne justifiait que la capitale ait un régime différent des autres villes de France sur ce point, au nom du respect du principe d'égalité. 
Le Conseil constitutionnel a jugé "contraire à la Constitution" l'alinéa du code du Travail qui stipule "qu'à Paris, la décision [d'ouvrir exceptionnellement le dimanche] est prise par le préfet de Paris". De même, les mots "ou, à Paris, le préfet" figurant à l'article 157 de la loi Macron sont sanctionnés. 
Les "Sages" ont estimé que "le fait que la ville de Paris soit soumise à un régime particulier en raison de sa qualité de siège des pouvoirs publics ne la place pas dans une situation différente des autres communes au regard de l'objet des dispositions contestées, qui désignent l'autorité compétente pour déterminer les règles de repos hebdomadaire dominical des salariés des établissements de commerce de détail". 

Cette exception parisienne avait été très mal accueillie par Anne Hidalgo en 2015. Elle avait d'ailleurs rapidement prévenu le ministre de l'Economie Emmanuel Macron qu'elle contesterait cette disposition devant le Conseil constitutionnel en déposant une QPC.
Fabius, proche d'Hidalgo, a tranché en faveur de la camarade-maire.
 

mercredi 16 septembre 2015

Travail du dimanche: Hidalgo refuse de dialoguer avec Macron

Sentiment d'infériorité ou sectarisme idéologique, la maire de Paris refuse le dialogue

Le commerce parisien a-t-il à gagner à la baston socialiste ? 

La femme que "maltraite" E. Macron
C’est ainsi que l’entourage d’Anne Hidalgo reçoit la proposition d’Emmanuel Macron de discuter avec elle du dossier du travail du dimanche. La maire de Paris n’accepte pas "un strapontin", indique son cabinet après avoir été, selon elle, " maltraitée" par le ministre de l’économie que l'ont dit pourtant si bien élevé. Elle reproche à E. Macron d’avoir exclu les maires du travail d’élaboration des futures zones touristiques internationales (ZTI) dans lesquelles les commerces pourront être ouverts en soirée et le dimanche, en vertu de la loi pour la croissance, promulguée le 6 août. A Paris, Bercy prévoit d’autoriser la création de douze ZTI.

Mardi 15 septembre, le ministre de l’Economie a entrouvert sa porte. 
"La maire de Paris souhaite que nous parlions de manière concrète des zonages proposés par mes services. J’y suis tout à fait prêt," a-t-il indiqué. 
E. Macron a aussi mis une condition préalable à une discussion avec A. Hidalgo : "Si c’est un avis constructif, j’en tiendrai compte. Si c’est un avis de principe qui cherche à faire polémique, il ne m’apporte pas grand-chose et je crois qu’il n’apporte pas grand-chose aux Parisiens," a-t-il soupçonné. 
Et Macron de préciser enfin que "l’ensemble des décrets et arrêtés à la fois dans les zones touristiques et dans les gares" sera pris "d’ici à la fin du mois d’octobre".

L’entourage de la maire PS de Paris estime que cette offre de dialogue arrive trop tard. 
"On n’a aucune raison de rencontrer M. Macron pour donner un avis alors qu’il a peu de chances d’être retenu. La discussion de fond avec Bercy aurait dû avoir lieu avant", polémique le cabinet de la maire de Paris. Anne Hidalgo, intimement proche des frondeurs, à l'aile gauche du PS, ménage les membres de  sa majorité municipale, écologistes radicaux et du Front de gauche, à l'extrême gauche,  qui sont farouchement hostiles à l’extension du travail du dimanche. "Rencontrer Macron sans être sûrs d’être écoutés pourrait nous mettre en difficulté avec nos alliés de la majorité", reconnaît un proche de la maire de Paris. La patronne ne conçoit pas le dialogue sans imposer son point de vue.

Chicaya socialiste, socio-démocrates vs socio-libéraux

Ces derniers mois, le directeur de cabinet d'A. Hidalgo, Mathias Vicherat, avait pourtant entamé des séances de travail avec le cabinet d'E. Macron pour définir les périmètres des futures ZTI, au nombre de quatre en France: à Paris, Deauville, Nice et CannesDes mesures technocratiques qui laissent  d'ailleurs perplexes et désemparés les habitants de Cannes aussi : les futures ZTI concernent la rue d'Antibes, les rues Hoche, Foch et du 24-Août, ainsi que le boulevard de la Croisette. Mais les commerces ne sont pas tous logés à la même enseigne. Rue d'Antibes, seules les boutiques situées entre le 27 et le 93 côté impair, et celles situées entre le 36 et le 100 côté pair seraient concernées.
Mais les ponts ont été rompus "unilatéralement" par Bercy, selon la mairie, quand le gouvernement a choisi d’imposer le projet de loi au Parlement par son recours à l’article 49-3.

La réconciliation Hidalgo-Macron n’aura donc pas lieu. 
Le 4 septembre, la maire de Paris a adressé une lettre au vitriol au ministre de l’Economie dans laquelle elle affirme son "profond désaccord sur les principes comme sur la méthode imposant aux acteurs locaux la définition des règles régissant leur territoire et dérogeant aux principes fondamentaux du droit du travail en France".  
Hidalgo reproche à Macron sa "profonde méconnaissance du tissu commercial parisien". Certaines ZTI arrêtées par le ministère "réalisent moins de 1 % de leur chiffre d’affaires en détaxe. Ce qui laisse douter qu’elles puissent d’une quelconque manière contribuer au tourisme international", écrit-elle. En revanche, Marseille qui développe une forte activité commerciale à partir des croisiéristes ne compte aucune ZTI, malgré un centre commercial flambant neuf, Les Terrasses du Port (lien), à proximité du fameux Mucem


Sur BFM-TV, mardi, A. Hidalgo a dégainé une nouvelle fois
"Ce qu’a fait la loi Macron, c’est une généralisation déguisée du travail le dimanche à Paris qui va fragiliser tout ce tissu économique local." Et d’ajouter que le périmètre des nouvelles zones "ne correspond pas à des critères objectifs ".
En riposte, E. Macron accuse Hidalgo de "caricaturer les choses". "Partout où cela crée de l’activité et de l’emploi nous souhaitons en soirée et le dimanche procéder à cette ouverture", a déclaré mardi le ministre de l’économie.

Dépôt d’une QPC

Hidalgo déplace la guerre contre Macron du périmètre des futures ZTI au Parlement: Hidalgo compte déposer, d’ici à la fin du mois, une question prioritaire de constitutionnalité pour obtenir que la maire de Paris puisse décider des douze dimanches d’ouverture pour tous les commerces.

Du fait de son statut spécifique de collectivité territoriale, Paris est depuis longtemps la seule ville de France où cette décision relève du préfet de police. A. Hidalgo comptait sur la loi Macron pour que la capitale ne fasse plus exception au droit commun qui confie cette prérogative aux maires. "Il n’y avait aucune raison que Paris soit traité différemment des autres villes s’agissant du pouvoir du maire sur le choix des dimanches", insiste l’exécutif municipal. "Nous sommes sûrs de voir notre QPC retenue", affirme l’entourage d'Hidalgo.

Fin juillet, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, a reçu une lettre de la maire de Paris. Dans ce courrier, Hidalgo rappelle une décision du Conseil constitutionnel du 6 août 2009 selon laquelle la fixation par le préfet de police de Paris des dimanches ne donnant pas lieu à repos dominical "est contraire au principe d’égalité entre collectivités territoriales".
Début septembre lors d’un tête à tête avec François Hollande, puis avec Manuel Valls, Anne Hidalgo n’a pas abordé le dossier du travail dominical, préférant concentrer ses attaques sur la citadelle de Bercy, occupée par un "socio-libéral" !

vendredi 26 juin 2015

UberPOP: le pouvoir socialiste prend le parti des entreprises de sa nébuleuse

"UberPOP doit être dissous", selon François Hollande

Le ministre de l'Intérieur estime que l'entreprise Uber "se croit au-dessus des lois": quelles lois ?
           
Elargir l'offre et la liberté de choix,
une chose trop belle pour les Français
Alors que la guerre ouverte a été déclarée par les taxis, François Hollande a sans nuance réclamé la dissolution pure et simple d'UberPop, le service de covoiturage urbain. Dans son sillage, Bernard Cazeneuve annonce en écho qu'une plainte a été déposée hier, visant notamment les dirigeants de l'entreprise, accusés de tous les noms. Le tout est cependant suspendu à une question prioritaire de constitutionnalité. 

La manifestation des taxis contre leur ennemi numéro 1, UberPOP, prend désormais une tournure violente dans la rue, et partisane, sous les ors de la République. Cette nuit, lors d’un meeting à Bruxelles, François Hollande a pris sans ambages la défense des taxis traditionnels. Le chef de l’État compte faire pression sur la justice pour qu'elle déclare cette avancée illégale, décrétant que "la saisie des véhicules devra être prononcée et être effectuée. Plus tôt ces décisions de justice seront rendues, plus simple sera la situation notamment pour les taxis".
Or, aucun des procès jusqu'ici intentés contre l'entreprise Uber n'a abouti à une condamnation: vu le flou de la loi Thévenoud, les juges ne disposent actuellement pas des moyens juridiques de condamner Uber.

Il a profité de l’occasion pour certes, dénoncer les violences commises, mais en les relativisant d'ailleurs : "elles sont faites sans doute par minorité", ajoutant même qu’ "on peut comprendre qu'il y ait une exaspération", brossant les taxis du groupe G7 et des Taxis Bleus (aux mains de la famille André Rousselet, un proche de François Mitterrand) dans le sens des incrustations du pneu, n'en déplaise à la chanteuse  Courtney Love - prise en embuscade et en otage par des taxis qui exercent leur propre justice sur la voie publique  - et des touristes anonymes qui se promettent de ne plus s'exposer à nouveau en France.

Nulle doute que les candidatures de la France à l'Exposition universelle 2025, à l'organisation des J.O. 2024 et des Championnats d'Europe de football 2016 (Euro 2016) vont s'en trouver facilitées... C'est le prix de l'amitié socialiste avec les Rousselet.



UberPOP ? Une activité archaïque et souterraine, selon Bernard Cazeneuve


Au lendemain de la grève bruyante organisée par les taxis et leurs syndicats, l’Élysée a donc fait son choix. Sur RTL ce matin, Bernard Cazeneuve a détaillé le plan de bataille. Déjà 481 procédures ont été intentées depuis le début de l’année contre des personnes impliquées dans l’écosystème Uber. Et le ministre de promettre d’ "amplifier encore le phénomène de poursuites de ceux qui sont à l’origine de ces infractions."

VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur prendre la parole - à la place de la ministre des Transports, Ségolène Royal - pour accuser la société Uber de "cynisme et d'arrogance"... 



Le locataire de la place Beauvau a pris un soin tout particulier à jeter le discrédit sur Uber et ses dirigeants, dépeints comme une société richissime, tapie dans l’économie souterraine et qui n’a rien inventé : "Ils sont dans une attitude cynique, arrogante. Il s’agit de quoi ? Il s’agit d’une entreprise qui fait 40 milliards de chiffre d’affaires, qui est dans la mondialisation, notamment la mondialisation numérique, et qui considère parce qu‘elle se croit au-dessus des lois en raison de cette puissance, en situation de développer des activités totalement archaïques. Ces activités n’ont rien de moderne parce que mettre des chauffeurs dans des voitures qui leur appartiennent en prélevant 24 % sur les commissions qu’ils perçoivent, en les mettant dans la situation de contravention avec toutes les règles de droit [quelles règles de droit que les juges sont dans l'impossibilité d'appliquer en dépit de leur droit discrétionnaire d'interprétation des textes ?], y compris pénales, sans que ces chauffeurs ni la société qui les emploie, n’acquittent la moindre cotisation sociale [un accord contractuel choisi], le moindre impôt, le tout relevant de l’économie souterraine et clandestine dans sa forme chimiquement la plus pure [plus pure que les stupéfiants qui s'échangent  au vu et au su de la police et de la justice]... Si ça c’est la modernité, ça c’est l’état de la jungle ! [C'est le refus par le pouvoir socialiste de la démocratisation de l'usage des taxis] C’est ce qui existait avant que le droit social ne protège les salariés". C'est ce qu'on appelle les transports "low cost" (à bas coût), plébiscités par les touristes et les Français aux revenus modestes. 

Un dossier suspendu à une QPC

Les propos du petit ministre guindé peuvent faire sourire lorsqu’on a en mémoire les travaux du député Thévenoud qui a tout fait pour interdire aux VTC la géolocalisation dans les services ressemblant d’un peu trop près aux taxis… Le ministre de l’Intérieur a indiqué au passage avoir déposé une plainte qui pourrait frapper les dirigeants d’UberPOP, leur reprochant d’avoir déclaré en substance que leur activité n’est pas illicite.

De fait, le sujet est pendu à une question prioritaire de constitutionnalité transmise mardi dernier par la Cour de cassation. C’est justement une disposition de la loi Thévenoud (du nom du joueur de Scrabble en réseau dans l'hémicycle) du 1er octobre dernier, sur les taxis et VTC, qui est en cause. Le point visé concerne l’interdiction "d’organiser un système de mis en relation de clients avec des personnes" autour des activités de transport, sans que la personne en cause ne soit une entreprise de transport routier, ni un taxi ou un VTC.

Le litige en cours, dont dépend le sens de la question, compte justement faire injonction à Uber "de cesser de proposer au public, directement ou indirectement, un service de mise en relation avec des clients". Ce serait la mort des applications numériques et des technologies d'avenir. Le Conseil constitutionnel devra donc dire si la disposition contestée est conforme au principe de la légalité des délits et des peines et au principe d’égalité.

Les Sages ne se prononceront pas sur les protections au sommet de l'Etat de certaines entreprises bien en cour.


jeudi 28 mai 2015

Le parti des "Républicains: l’UMP remporte la première bataille juridique

Le juge donne l'avantage à l’UMP 

Les plaignants, receleurs du terme, enregistrent un premier revers


L’UMP est autorisée à se rebaptiser 'Les Républicains'.

Reste aux militants à choisir le logo
Le Tribunal de Grande Instance de Paris a jugé que le prétendu "trouble manifestement illicite" et le "dommage imminent" invoqués par 4 partis ou associations de gauche et 143 militants ne sont pas justifiés.

La justice était appelée à se prononcer sur l'utilisation du terme 'Les Républicains', qui devrait être le futur nom de l’UMP présidée par Nicolas Sarkozy. L'appellation a déjà été avalisée par le bureau politique et les militants doivent se prononcer, ces jeudi et vendredi, à la veille d'un congrès refondateur que l'ancien chef de l'Etat veut mener à bien.

La justice lève les obstacles dressés par les socialistes et l’UMP va pouvoir s'appeler " Les Républicains". Le TGI de Paris a refusé de se prononcer en urgence sur la demande pressante d’interdiction d’utilisation de ce nom. Le tribunal, saisi en référé (procédure d’urgence) à l'initiative d'un avocat de Toulouse, n'a pas pu  reconnaître le bien-fondé de la demande des plaignants. Il a estimé que les motifs des plaignants relevent d’une procédure sur le fond.

Vers un probable forcing en appel

Auparavant, le tribunal des référés de Paris avait prononcé le rejet d'une demande des avocats de l'UMP contestant la légalité de l'action en justice de la gauche. La justice a estimé que cette demande était insuffisamment étayée. Les avocats du premier parti d'opposition avaient ainsi déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au motif que la procédure violerait l'article 4 de la Loi fondamentale disposant que les partis politiques "se forment et exercent leur activité librement".

Nicolas Sarkozy souligne la parti-pris sectaire du PS
"Nous sommes quand même dans un pays où la gauche cherche à fixer le nom du parti d’opposition. C’est notamment la fédération des élus socialistes qui a fait le recours devant la justice", a dénoncé Nicolas Sarkozy, devant les députés UMP réunis comme chaque mardi avant les questions au gouvernement. 
"Le référé sur le nom du parti (Les Républicains) est invraisemblable. Le parti de François Bayrou s’appelle bien le Mouvement des démocrates (Modem)... Pourtant on ne reproche rien à M. Bayrou", a-t-il fait valoir. De même, "de Gaulle avait créé le Rassemblement du Peuple français (RPF). Cela n’empêchait pas les gens de se sentir profondément français même s’ils n’étaient pas adhérents du parti du Général".
" Nous gérerons cela du mieux possible: nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise", aurait également ironisé le chef de l’Etat, selon des participants.

Sans titre de propriété, la gauche craint-elle d'être moins républicaine ?


Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a d’ores et déjà annoncé qu’il fait appel. "Nous n’abandonnons pas notre démarche de salubrité publique", écrit dans un communiqué l'agressif Jean-Luc Laurent, le président du MRC, menacé dans sa propre appellation: comment l'interdire à l'UMP et l'autoriser à son parti, depuis 13 ans (2003), quand Jean-Pierre Raffarin était premier ministre. " La France en crise a besoin de clarté; la démarche du président de l’Union pour une majorité populaire crée, au contraire, une confusion dangereuse pour tous ceux qui sont attachés à la République et ne veulent pas son accaparement par un parti ", conclut le président du parti de Jean-Pierre Chevènement: trois députés chevènementistes: J.-L. Laurent (Val-de-Marne), Marie-Françoise Bechtel (Aisne, ENA, promotion Voltaire (comme Hollande) et Christian Hutin, ex-maire de Saint-Pol-sur-Mer sous l'étiquette du... Rassemblement pour la République (RPR) et député du Nord.

"Nous allons très probablement faire appel", a aussi déclaré le meneur de l'action en justice, Me Christophe Lèguevaques, après la décision du tribunal. Il n’est toutefois pas évident qu’une telle procédure d’appel puisse intervenir avant la tenue du congrès ce samedi qui doit voir l’UMP se transformer.
Bonne foi à la graisse d'oie des plaignants
Ils n'en démordent pas ! Est-ce bien la peine d'être au pouvoir si les magistrats les déjugent, grondent-ils... Le changement violerait la loi, selon eux, si,  comme le PS de toujours, l'UMP se livrait à un "dénigrement indirect" des autres formations politiques: les plaignants savent de quoi ils parlent ! Les usurpateurs craignent d'être dépossédés d'un bien mal acquis. Ils argument donc sur l'emploi de l'article défini 'les' qui laisserait entendre que seul ce parti est républicain. Ces amis libéraux de Valls estiment par ailleurs que le dépôt par une agence de communication proche de l'UMP de trois logos représentant cette nouvelle " marque"  violerait le droit des marques. La concurrence de 'post-scriptum' ne les chiffonne pas:  P.S., c'est du latin, n'en déplaise toutefois aux auteurs de la réforme du collège...

Une action au fond ? Les demandeurs ont également annoncé leur intention d’engager une action au fond, procédure qui prendrait de longs mois. Pour eux et en dépit de la décision du TGI de Paris, le trouble resterait manifeste, puisque " nous sommes tous républicains de par l'article premier de la Constitution", qui stipule que "la France est une République indivisible", "et là, les deux tiers de la population se trouvent exclus", maintient-il, malgré les résultats des élections et les sondages affichant l'impopularité des socialistes au pouvoir. Bayrou et son Mouvement des démocrates, comme Laurent et son Mouvement républicain et citoyen sont-ils également dans le collimateur des plaignants?

"Nous n'allons pas nous approprier le terme républicain"

En face, les défenseurs de l'UMP ont farouchement nié lors de l'audience vendredi toute volonté pour la future ex-UMP de se décerner ainsi un brevet d'exclusivité républicaine. « Nous n'allons pas nous approprier le terme républicain, a ainsi martelé Jean Castelain, avocat du parti. Une fois le changement de nom acté, « Les Républicains » ce sera nous, mais vous serez républicains », a-t-il lancé aux plaignants.

Il en a également appelé à l'histoire politique, estimant que ce champ lexical était clairement marqué à droite : Union pour la nouvelle République, Union des démocrates pour la Ve République, Rassemblement pour la République, Républicains indépendants ou autre Parti républicain. "Soyons clairs, à gauche il n'y a pas d'utilisation du terme républicain de façon significative. "

S’il n’est pas encore adopté, l’UMP s’est déjà offert un clip de campagne pour promouvoir ce nouveau nom. Comme l’a repéré Le Lab d’Europe 1, une vidéo de deux minutes a été diffusée sur France 2 peu avant 14 heures mardi, dans laquelle une quinzaine d’anonymes vantent les mérites de « l’idéal républicain ». Nicolas Sarkozy assure au Lab que " les dates de diffusion ont été fixées par le CSA et choisies avant qu’on sache la date du congrès et du référé". Un " hasard" de calendrier donc.

"
Parti républicain" est le nom de nombreux partis politiques à travers le monde
On pense d'abord aux Etats-Unis, mais citons aussi l'Espagne et son Parti républicain catalan ou l'Irish Republican Socialist Party (parti politique marxiste nord-irlandais fondé par des dissidents de l'Official Sinn Féin) qui ont la sympathie de la gauche. Certains cumulent les appropriations. Quelles récriminations le PS adresse-t-il à la Mauritanie dont le parti républicain démocratique et social au pouvoir est islamiste ? Le Parti démocratique sénégalais (PDS) pose-t-il un problème aux plaignants socialistes ? Et les partis dits "démocrates" ou "démocratiques" comme en font-ils rêver le PS ? Nul doute que l'appellation "Union des républiques socialistes soviétiques" (URSS) éveille encore la nostalgique de nombre d'alliés du PS français, de même que "République socialiste du Viêt Nam" -état communiste à parti unique- reste porteuse chez certains du PS...
Les socialistes veulent conserver des biens mal acquis, mais la possession ne fait pas présumer la propriété. On peut comprendre que leur tentation d'hégémonisme soient déboussolée car, après tout, le Parti démocrate de Turquie n'est-il pas conservateur de centre-droit, la Syrie d'Assad, une république et la République d'Iran, islamique ?
Alternative extrême pour l'UMP: s'appeler Union démocrate et républicaine !


vendredi 11 octobre 2013

Gaz de schiste : validation de l'interdiction de la fracturation hydraulique par le Conseil Constitutionnel

Les Sages font manquer le train à la France et Martin se félicite 

Les juges 
confortent les défenseurs de l'écologie radicale 

La loi qui interdit l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en France a été jugée constitutionnelle vendredi.

Les Américains renforcent leur avance
C'est une société américaine, Schuepbach Energy, qui est à l'origine de cette procédure par le biais d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Elle avait attaqué deux articles centraux de cette loi en s'appuyant sur quatre critiques du texte.
"Le Conseil constitutionnel a écarté ces quatre séries de griefs et jugé les dispositions contestées de la loi du 13 juillet 2011 conformes à la Constitution", annonce dans un communiqué l'institution, qui invoque la protection de l'environnement pour justifier sa décision, bien qu'elle n'ait pas à juger sur le fond mais sur le respect de la Constitution.

Cette loi avait également abrogé plusieurs permis d'exploration

Ces autorisations resteront donc invalidées.
La fracturation hydraulique des roches pour libérer les gaz de schiste, largement utilisée aux Etats-Unis, fait appel à d'importantes quantités d'eau, dont on dit qu'elle pourrait venir à manquer, et de produits chimiques qui risqueraient de polluer les nappes phréatiques.

La transition énergétique sera donc longue et douloureuse
Attendons-nous à un surenchérissement des coûts de l'énergie: les énergies nouvelles ne seront pas avant longtemps en mesure de pallier le déficit en énergie fossiles. 
Au total, le déficit commercial de la France n'a cessé de se creuser au cours de la dernière décennie, pour s'élever à - 6,7 milliards d'euros en 2008 (contre - 5,5 milliards d'euros en 2007) et la Russie de Poutine continuera à nous approvisionner longtemps, au prix fort.
Lien: "Un trio de gazoducs en lice pour approvisionner l'Europe(Russie, mer Caspienne et Turquie, alors que le Vieux continent va devoir combler le déclin attendu des gisements néerlandais et britanniques).

La chute de la production primaire de houille, de lignite, de pétrole brut, de gaz naturel et, plus récemment, d’énergie nucléaire a entraîné l’UE dans une situation de dépendance accrue aux importations d’énergie primaire afin de satisfaire la demande. En 2010, plus de la moitié (54,1 %, mais moins de 40 % de la consommation brute d’énergie dans les années 80 ) de la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE a été couverte par des sources importées.