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samedi 11 février 2017

Délit de consultation de sites djihadistes: la démocratie s'auto-détruit

Le Conseil constitutionnel, contraint par la constitution, censure le délit de consultation de sites djihadistes

Ce délit sanctionnant l'atteinte à la démocratie par les terroristes islamistes 
a été annulé.
 

Résultat de recherche d'images pour "David Pagerie"Créé par la loi du 3 juin 2016, cdélit punissait de deux ans de prison ferme et de 30.000 euros d'amende.

Condamné en septembre dernier à deux ans de prison ferme, un jeune homme adopté par une famille catholique d'Angers et converti à l'islam à 19 ans, David Pagerie, 28 ans aujourd'hui, a été remis en liberté, mercredi 18 janvier.

Cet islamiste radicalisé avait déposé une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à ce sujet sur le conseil de son défenseur, Me Sami Khankan (ci-dessous à droite). 
Il estimait que le texte de loi incriminé, voté dans la foulée des attentats de janvier et novembre 2015, ne disait pas précisément à partir de quelle fréquence de consultation le délit était constitué. Il a soutenu qu'il introduisait une "présomption de mauvaise foi" déduite de la seule consultation de sites appelant au djihad et au terrorisme.

Le Conseil constitutionnel a jugé "que les dispositions contestées portent à l'exercice de la liberté de communication une atteinte qui n'est pas nécessaire, adaptée et proportionnée", peut-on lire dans un communiqué de l'institution vendredi.
Cette liberté de communication découlerait de la liberté d’expression dont elle serait indissociable sur la base du de la liberté individuelle fondée sur le principe de dignité de la personne... C’est parce que l’être humain par essence doit rester libre et que la liberté d’expression serait une partie intégrante de cette liberté que la liberté de communication serait, en toute circonstance, inviolable. Mais aujourd'hui, la puissance publique n'est pas adaptée, armée pour la lutte contre l'utilisation de moyens étrangers de prosélytisme à des fins de déstabilisation, bien que la propagande et la tentative de subversion totalitaire par l'appel à la trahison du pays d'accueil ou de naissance, depuis l'extérieur,  utilise les ondes ou le domaine public.
Bien que les faits, actes terroristes ou départs de mineurs pour le djihad, démontrent le contraire (accablant l'angélisme institutionnel du Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius), les "Sages" jugent par ailleurs que la justice comme l'administration française disposent déjà "de nombreuses prérogatives" pour contrôler les sites incitant au terrorisme ou en faisant l'apologie, réprimer les auteurs de ces délits et surveiller les individus dont la consultation de ces sites révèle "une intention terroriste". Quels que soit le temps consacré et la régularité des consultations ?

Cette loi "réprime d'une peine de deux ans d'emprisonnement le simple fait de consulter à plusieurs reprises un service de communication au public en ligne, quelle que soit l'intention de l'auteur de la consultation", minimise le Conseil constitutionnel. Seule la "bonne foi", par exemple de chercheurs ou de journalistes, était prise en compte.

21 dossiers concernés

Avec cette décision de droit constitutionnel, les personnes qui n'ont pas été définitivement condamnées verront leurs poursuites abandonnées de ce chef. Mais les personnes définitivement condamnées le resteront, précise froidement la décision du Conseil.

Quelque 21 personnes sont a priori concernées, 21 procédures ayant été engagées sur ce délit, selon la chancellerie.
Certaines sont poursuivies uniquement pour consultation habituelle de sites djihadistes, mais la plupart sont aussi poursuivies pour d'autres délits, comme par exemple apologie de terrorisme, indique-t-on au ministère.

Ce délit avait été introduit en mars 2016 dans la loi sur la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, via un amendement d'élus de droite au Sénat, que la majorité des députés n'a pas rejeté, comme d'autres avant lui.
"Le gouvernement avait émis un avis défavorable lors de l'introduction de l'amendement compte tenu du risque constitutionnel et de la législation suffisante", rappelle vendredi le ministère de la Justice. Mais le Parlement en son entier a ainsi satisfait l'opinion, sachant qu'à la fin de la gesticulation parlementaire, les "Sages" annulerait très certainement le dit amendement. 

Et ce, d'autant plus que dans un avis du 5 avril 2012, le Conseil d'Etat avait en effet émis un avis réservé sur cette mesure, déjà envisagée à l'époque par le législateur. Ce blog n'a retrouvé la trace d'aucun avis du Conseil d'Etat sur l'ensemble du mois d'avril 2012... 
Il estimait - selon la presse mieux informée mais qui ne fournit pas de lien - que "de telles dispositions portaient à la liberté de communication, dont une protection particulièrement rigoureuse est assurée tant par le Conseil constitutionnel que par la Cour européenne des droits de l'Homme, une atteinte qui ne pouvait être regardée comme nécessaire, proportionnée et adaptée à l'objectif de lutte contre le terrorisme". Son vice-président -qui préside effectivement- est Jean-Marc Sauvé depuis 11 ans: il a été nommé par décret en Conseil des ministres le 13 septembre 2006.

Le texte censuré punissait "le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition des messages, images ou représentations soit provoquant directement à la commission d'actes de terrorisme, soit faisant l'apologie de ces actes lorsque, à cette fin, ce service comporte des images ou représentations montrant la commission de tels actes consistant en des atteintes volontaires à la vie". 

C'était avant la formation de l'Etat islamique et avant les attentats islamistes sur le territoire français et les départs de jeunes pour le djihad, sans que ni le Conseil d'Etat, ni le Conseil constitutionnel n'évolue. Cette organisation terroriste (EI), militaire et politique, d'idéologie salafiste djihadiste, s'est déclarée en juin 2014.
Un président "progressiste" comme Laurent Fabius ne s'est toujours pas adapté à son époque.

samedi 12 décembre 2015

Ecologistes assignés à résidence: le Conseil constitutionnel devra valider cette mesure prise sous l'empire de l'état d'urgence

Le Conseil d'Etat a validé l'assignation à résidence de sept activistes altermondialistes par le ministère de l'Intérieur

Ils jugent en leur âme et conscience que ces mesures administratives "ne sont pas manifestement illégales". 

Toutefois, la plus haute juridiction administrative du pays se défausse sur le Conseil constitutionnel: les conseillers d'Etat demande aux Sages d'examiner une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur le régime des assignations à résidence dans le cadre de l'état d'urgence
Ces mesures administratives appliquées sans la caution d'aucun tribunal avaient frappé des écologistes radicaux entendant manifester pendant la COP21, au lendemain de heurts fin novembre place de la République à Paris. 

Les activistes avaient contesté ces assignations devant le tribunal administratif
Après les avoir examinés au cas par cas, le Conseil d'Etat a relevé que les sept plaignants "ont déjà participé à des actions revendicatives violentes et préparé des actions de contestation et des actions violentes" au cours de la COP21
Cela justifie selon les juges leur assignation à résidence, dans un contexte de mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre face à la menace terroriste.

Les mesures prennent fin ce samedi. 
Déclaré après les attentats, l’état d’urgence a été prolongé, pour une durée de trois mois à compter du 26 novembre, par la loi du 20 novembre 2015.  
Les Sages devront dire si l'article 6 de la loi de 1955 fondant le pouvoir d'assignation à résidence du ministre de l'Intérieur dans le cadre de l'état d'urgence est conforme à la Constitution

"Ce ne sont pas des terroristes," assurent la défense des activistes
"On a certes des militants, potentiellement des activistes, mais ce ne sont pas des terroristes et ils n'ont en aucune façon présenté un quelconque danger", a protesté Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) qui les soutient. Il s'est dit "malgré tout heureux" que l'affaire soit portée au niveau constitutionnel et a précisé que la LDH sollicite de son côté l'avis du juge constitutionnel sur d'autres mesures de l'état d'urgence, notamment le durcissement du régime des perquisitions.

jeudi 28 mai 2015

Le parti des "Républicains: l’UMP remporte la première bataille juridique

Le juge donne l'avantage à l’UMP 

Les plaignants, receleurs du terme, enregistrent un premier revers


L’UMP est autorisée à se rebaptiser 'Les Républicains'.

Reste aux militants à choisir le logo
Le Tribunal de Grande Instance de Paris a jugé que le prétendu "trouble manifestement illicite" et le "dommage imminent" invoqués par 4 partis ou associations de gauche et 143 militants ne sont pas justifiés.

La justice était appelée à se prononcer sur l'utilisation du terme 'Les Républicains', qui devrait être le futur nom de l’UMP présidée par Nicolas Sarkozy. L'appellation a déjà été avalisée par le bureau politique et les militants doivent se prononcer, ces jeudi et vendredi, à la veille d'un congrès refondateur que l'ancien chef de l'Etat veut mener à bien.

La justice lève les obstacles dressés par les socialistes et l’UMP va pouvoir s'appeler " Les Républicains". Le TGI de Paris a refusé de se prononcer en urgence sur la demande pressante d’interdiction d’utilisation de ce nom. Le tribunal, saisi en référé (procédure d’urgence) à l'initiative d'un avocat de Toulouse, n'a pas pu  reconnaître le bien-fondé de la demande des plaignants. Il a estimé que les motifs des plaignants relevent d’une procédure sur le fond.

Vers un probable forcing en appel

Auparavant, le tribunal des référés de Paris avait prononcé le rejet d'une demande des avocats de l'UMP contestant la légalité de l'action en justice de la gauche. La justice a estimé que cette demande était insuffisamment étayée. Les avocats du premier parti d'opposition avaient ainsi déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au motif que la procédure violerait l'article 4 de la Loi fondamentale disposant que les partis politiques "se forment et exercent leur activité librement".

Nicolas Sarkozy souligne la parti-pris sectaire du PS
"Nous sommes quand même dans un pays où la gauche cherche à fixer le nom du parti d’opposition. C’est notamment la fédération des élus socialistes qui a fait le recours devant la justice", a dénoncé Nicolas Sarkozy, devant les députés UMP réunis comme chaque mardi avant les questions au gouvernement. 
"Le référé sur le nom du parti (Les Républicains) est invraisemblable. Le parti de François Bayrou s’appelle bien le Mouvement des démocrates (Modem)... Pourtant on ne reproche rien à M. Bayrou", a-t-il fait valoir. De même, "de Gaulle avait créé le Rassemblement du Peuple français (RPF). Cela n’empêchait pas les gens de se sentir profondément français même s’ils n’étaient pas adhérents du parti du Général".
" Nous gérerons cela du mieux possible: nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise", aurait également ironisé le chef de l’Etat, selon des participants.

Sans titre de propriété, la gauche craint-elle d'être moins républicaine ?


Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a d’ores et déjà annoncé qu’il fait appel. "Nous n’abandonnons pas notre démarche de salubrité publique", écrit dans un communiqué l'agressif Jean-Luc Laurent, le président du MRC, menacé dans sa propre appellation: comment l'interdire à l'UMP et l'autoriser à son parti, depuis 13 ans (2003), quand Jean-Pierre Raffarin était premier ministre. " La France en crise a besoin de clarté; la démarche du président de l’Union pour une majorité populaire crée, au contraire, une confusion dangereuse pour tous ceux qui sont attachés à la République et ne veulent pas son accaparement par un parti ", conclut le président du parti de Jean-Pierre Chevènement: trois députés chevènementistes: J.-L. Laurent (Val-de-Marne), Marie-Françoise Bechtel (Aisne, ENA, promotion Voltaire (comme Hollande) et Christian Hutin, ex-maire de Saint-Pol-sur-Mer sous l'étiquette du... Rassemblement pour la République (RPR) et député du Nord.

"Nous allons très probablement faire appel", a aussi déclaré le meneur de l'action en justice, Me Christophe Lèguevaques, après la décision du tribunal. Il n’est toutefois pas évident qu’une telle procédure d’appel puisse intervenir avant la tenue du congrès ce samedi qui doit voir l’UMP se transformer.
Bonne foi à la graisse d'oie des plaignants
Ils n'en démordent pas ! Est-ce bien la peine d'être au pouvoir si les magistrats les déjugent, grondent-ils... Le changement violerait la loi, selon eux, si,  comme le PS de toujours, l'UMP se livrait à un "dénigrement indirect" des autres formations politiques: les plaignants savent de quoi ils parlent ! Les usurpateurs craignent d'être dépossédés d'un bien mal acquis. Ils argument donc sur l'emploi de l'article défini 'les' qui laisserait entendre que seul ce parti est républicain. Ces amis libéraux de Valls estiment par ailleurs que le dépôt par une agence de communication proche de l'UMP de trois logos représentant cette nouvelle " marque"  violerait le droit des marques. La concurrence de 'post-scriptum' ne les chiffonne pas:  P.S., c'est du latin, n'en déplaise toutefois aux auteurs de la réforme du collège...

Une action au fond ? Les demandeurs ont également annoncé leur intention d’engager une action au fond, procédure qui prendrait de longs mois. Pour eux et en dépit de la décision du TGI de Paris, le trouble resterait manifeste, puisque " nous sommes tous républicains de par l'article premier de la Constitution", qui stipule que "la France est une République indivisible", "et là, les deux tiers de la population se trouvent exclus", maintient-il, malgré les résultats des élections et les sondages affichant l'impopularité des socialistes au pouvoir. Bayrou et son Mouvement des démocrates, comme Laurent et son Mouvement républicain et citoyen sont-ils également dans le collimateur des plaignants?

"Nous n'allons pas nous approprier le terme républicain"

En face, les défenseurs de l'UMP ont farouchement nié lors de l'audience vendredi toute volonté pour la future ex-UMP de se décerner ainsi un brevet d'exclusivité républicaine. « Nous n'allons pas nous approprier le terme républicain, a ainsi martelé Jean Castelain, avocat du parti. Une fois le changement de nom acté, « Les Républicains » ce sera nous, mais vous serez républicains », a-t-il lancé aux plaignants.

Il en a également appelé à l'histoire politique, estimant que ce champ lexical était clairement marqué à droite : Union pour la nouvelle République, Union des démocrates pour la Ve République, Rassemblement pour la République, Républicains indépendants ou autre Parti républicain. "Soyons clairs, à gauche il n'y a pas d'utilisation du terme républicain de façon significative. "

S’il n’est pas encore adopté, l’UMP s’est déjà offert un clip de campagne pour promouvoir ce nouveau nom. Comme l’a repéré Le Lab d’Europe 1, une vidéo de deux minutes a été diffusée sur France 2 peu avant 14 heures mardi, dans laquelle une quinzaine d’anonymes vantent les mérites de « l’idéal républicain ». Nicolas Sarkozy assure au Lab que " les dates de diffusion ont été fixées par le CSA et choisies avant qu’on sache la date du congrès et du référé". Un " hasard" de calendrier donc.

"
Parti républicain" est le nom de nombreux partis politiques à travers le monde
On pense d'abord aux Etats-Unis, mais citons aussi l'Espagne et son Parti républicain catalan ou l'Irish Republican Socialist Party (parti politique marxiste nord-irlandais fondé par des dissidents de l'Official Sinn Féin) qui ont la sympathie de la gauche. Certains cumulent les appropriations. Quelles récriminations le PS adresse-t-il à la Mauritanie dont le parti républicain démocratique et social au pouvoir est islamiste ? Le Parti démocratique sénégalais (PDS) pose-t-il un problème aux plaignants socialistes ? Et les partis dits "démocrates" ou "démocratiques" comme en font-ils rêver le PS ? Nul doute que l'appellation "Union des républiques socialistes soviétiques" (URSS) éveille encore la nostalgique de nombre d'alliés du PS français, de même que "République socialiste du Viêt Nam" -état communiste à parti unique- reste porteuse chez certains du PS...
Les socialistes veulent conserver des biens mal acquis, mais la possession ne fait pas présumer la propriété. On peut comprendre que leur tentation d'hégémonisme soient déboussolée car, après tout, le Parti démocrate de Turquie n'est-il pas conservateur de centre-droit, la Syrie d'Assad, une république et la République d'Iran, islamique ?
Alternative extrême pour l'UMP: s'appeler Union démocrate et républicaine !


samedi 23 mai 2015

Les Républicains: l’UMP invite les Sages à trancher dans le vif de la bataille du logo

Le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la nouvelle dénomination de l'UMP

Le "parti de Sarkozy" ne s'en laisse pas compter 

Le collectif d’avocats contestant l’appellation "Les Républicains" n'en revient pas: leur tentative d'intimidation socialiste a provoqué le recours de l'UMP à la "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC). Plusieurs élus de gauche ont déposé un recours en justice contre le nom "Les Républicains". Le sens de la propriété des socialistes est tellement aigu que l'appropriation de la notion de "démocratie" ne leur suffit pas: pas question de céder celle de "république" qu'ils usurpent au quotidien. L'UMP demandera donc aux gardiens de la Constitution de prononcer le droit de jouissance de celle de "républicain": un juste partage des biens communs.
En fait d'inquiétude, selon Libération, et alors que, depuis la contestation générale de la réforme du collège de Vincent Peillon, recyclée par la polémiste gouvernementale de la Rue de Grenelle, cette pseudo-inquiétude de l'opposition républicaine devient  à tout propos un élément de langage tarte à la crème du parti de Hollande dans la bouche tordue de rage de son premier ministrele premier parti de France prend l'offensive.

L'incohérence de ces contestataires laisse perplexe
La bannière "Nous sommes les Républicains" qui rassemble cet ensemble hétéroclite est révélatrice de leur usurpation et de leurs contradictions. Le collectif de militants et d'avocats tout aussi militants a lancé une pétition en ligne sur laquelle on peut lire : "Aucun parti ne peut s'arroger le monopole de l’appellation qui est notre patrimoine commun". Elle rassemble aujourd'hui quelque 15.000 signataires, dont de nombreux socialistes.

Les premiers requérants

Sylvie Jacquot-Barrault, maître de conférences de droit public (Faculté Jean Monnet Paris-sud 11) et non avocate, dont les centres d'intérêts tournent autour du monde musulman et du féminisme;

Sylvie BERT (ci-contre) 49 ans, PS et FO, assistante de direction dans "un organisme" de recrutement des professeurs, à La Rochelle (Charente-Maritime), proche de Vincent Peillon, Gérard Filoche ou Pouria Amirshahi, et en l'occurrence de Pierre Cohen, ancien maire PS de Toulouse, et de l’avocat toulousain Christophe Léguevaques,  initiateur de la pétition contre le logo Les Républicains

La Convention pour la 6ème République, C6R, "une machine à transformer la République" qui comporte peut-être un avocat...


Génération République, dont des (ex-)chevènementistes comme Sébastien Gros, chef de cabinet de Manuel Valls à la mairie d'Evry, puis à Matignon (nommé préfet hors cadre !), John Palacin, directeur adjoint de la campagne de la primaire d'Arnaud Montebourg. Olivier Jouis, un cadre supérieur chez EADS et fournisseur de notes à François Hollande, ou Cyrille Minso-Yelengwe, président de GR et secrétaire général d'un groupe de courtage en produits financiers
La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains (FNESR) qui compte 60.000 élus socialistes et républicains, constituant le premier réseau d'élus locaux en France, autour de Marylise Lebranchu, actuelle ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, proche de Martine Aubry, députée du Finistère, ancienne Garde des Sceaux.
Me Christophe Léguevaques,
avec Pierre Cohen à sa gauche
On y trouve Pierre Cohen (Haute Garonne), Philippe Baumel (Saône-et-Loire, frondeur du PS), Olivier Dussopt (Ardèche), Corinne Bord (Seine-St-Denis), Delphine Bataille (Nord), Pascale Boistard (Somme, actuelle secrétaire d'État chargée des Droits des femmes), Michel Delebarre (Nord, un autre préfet hors cadre sans avoir jamais exercé la fonction), Michel Destot (Isère, ex-maire de Grenoble), Henri Dreyfus (Bas Rhin), Philippe Froment (Loiret), Marie-Pierre de La Gontrie (Paris), Gérard Gouzes (Lot et Garonne), Philippe Kaltenbach (Hauts de Seine), Patrick Kanner (Nord, actuel ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports), André Laignel (Indre), Bruno Le Roux (Seine St Denis, actuel garde chiourme des députés godillots), Martin Malvy (Lot, actuel président de région), le sulfureux Christian Pierret (Vosges), François Pupponi (maire dans le Val d’Oise), François Rebsamen (Côte d’Or, actuel ministre du Travail), Alain Rousset (Gironde, président de région), etc...




Jean-Louis BIANCO
ancien ministre et actuellement conseiller spécial de Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie 

Mouvement Républicain et Citoyen, ancien Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement
etc...

Classé à gauche, Me Christophe Léguevaques possède un cabinet à Paris et un autre dans la Ville rose, avec un goût prononcé pour les dossiers à la fois médiatiques et compliqués. Il fut l'avocat  qui a déjà défendu la ville de Toulouse dans le dossier AZF ou encore les surirradiés du CHU de Rangueil. Il travaille actuellement pour un autre collectif, celui qui tente de faire annuler la privatisation de l'aéroport Touluse-Blagnac au profit d'un consortium chinois.
Aujourd'hui, il veut initier sa procédure à la "date anniversaire des Etats généraux de 1789".
L'UMP dénonce un coup de pub. "Si Christophe Leguevaques croit qu'être républicain, c'est nécessairement être de gauche, il fait un lourd contresens. En réalité, il cherche une nouvelle fois par cette action à faire une opération de communication visant à faire parler de lui", a réagi jeudi soir l'UMP qui "ne voit pas en quoi cette action juridique est fondée".

Sarkozy veut faire du 'congrès fondateur' du 30 mai à la Villette une renouveau de l'UMP

Tout est prêt et le nouveau logo qui doit apparaître pour la première fois à la tribune est déjà imprimé à des milliers d’exemplaires, sur toutes sortes de supports publicitaires. 400.000 euros ont été engagés. 

Quelques heures avant le début de l’audience en référé, l’UMP a donc annoncé qu’elle entend poser aux Sages une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). L'objectif de l'UMP est inverse de celui des socialistes: appeler le Conseil constitutionnel à rendre sa décision avant que le juge ne statue. Dès lors, plus rien ne s'opposerait à ce que l’UMP puisse, comme prévu, appeler ses adhérents à ratifier par leur vote, les 28 et 29 mai, le changement de nom du parti
Mais le premier parti de France n’a pas obtenu satisfaction sur ce point puisque le juge a décidé de maintenir l’audience en référé, ne repoussant qu'à mardi sa décision sur la recevabilité de la QPC, préalable à sa prise de décision sur la demande des plaignants.

"Sarkozy veut pouvoir opposer la légitimité du vote des militants à l’éventuelle sanction d’une justice dont ils dénoncent la partialité", explique l'animateur des requérants, Christophe Lèguevaques. Les avocats de l’UMP dénoncent le  "subterfuge" de la partie adverse qui conteste non pas le nom lui-même mais son dépôt à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le logo serait un produit et serait ainsi régie par l’article L.711-3 du code de la propriété intellectuelle qui interdit l’utilisation de toute marque "de nature à tromper le public, notamment sur la nature ou la qualité […] du produit ou du service". Au nom du collectif Nous sommes les Républicains, Me Lèguevaques fait valoir que l’UMP ne peut pas s’attribuer des qualités pouvant être revendiquées par des concurrents. La marque les Républicains ne serait, selon lui, pas assez "distinctive".

L’UMP demande au Conseil constitutionnel de constater que l’article L.711-3 ne peut pas s’appliquer à un parti politique, puisqu’en vertu de l’article 4 de la Constitution, ce dernier exerce ses activités "librement". C’est pourquoi l’article L.711-3 du code de la propriété intellectuelle serait "inconstitutionnel" et devrait être abrogé sans délais. 
L’avocat de l’agence de communication Aubert & Storch, qui a déposé "Les Républicains" à l’INPI, soutient que personne n’est empêché d’utiliser ce terme. Il a fait ses comptes: près de 200 marques utilisent les mots République ou Républicain. Il a même déniché, en Saône-et-Loire, une association les Républicains. "Aucun risque de confusion", renchérit l’avocat de l’UMP Jean Castelain. Selon lui, 'L
es Républicains ne prétendent nullement parler au nom de «tous les républicains». Pas plus que le Syndicat de la magistrature ne prétend «représenter tous les magistrats».

Le juge des référés, saisi en urgence vendredi, a renvoyé sa décision au mardi 26 mai prochain, à quelques jours du congrès UMP du 30.