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samedi 27 juin 2020

L'écologie n'est ni un programme, ni la propriété d'un parti

L'écologie ne se suffit pas à elle-même, pas plus que l'éducation ou les transports

Elle ne fait pas tout dans une ville ou métropole

A Paris, ces dernières années auront été celles de l’écologie dogmatique, idéologique et punitive. Pourquoi tant de stress créé par la mairie de gauche, plutôt  que de rendre la vie parisienne moins fatigante et libérée de ses pollutions atmosphérique, sonore et visuelle ? La municipalité n’a cessé d'empiler les contrôles , les contraintes et les menaces assorties d'amendes, avec la prétention de modifier les comportements de la population par la force et en urgence absolue, au détriment de la qualité de vie de ses habitants. Tous les gestes de leur vie ont été épiés, décortiqués et mesurés à l'aune de la bio-diversité pour être analysés et re-programmés par des cerveaux verts de gris. Et combien de Parisiens n'ont-ils pas cédé à la peur d'une fin du monde annoncée à l'année près par des nouveaux scientifiques enfermés dans leur bulle, parce qu’ils avaient peur pour leur santé, pour l'avenir de leurs enfants, convaincus qu'ils n'avaient d'autre choix que de s'obséder de CO2 et de réchauffement climatique, de bien-être animal et de sauvetage de la planète, à Paris, centre d'un monde neuf à venir. Les résultats n’ont pas été au rendez-vous, mais ils ont continué de trembler : sans une politique écologique drastique, point de salut, fût-elle asservissante. 

Une autre écologie, respectueuse de l'humain, autant que de la faune et de la flore, est possible: débarrassée de son stress et de son totalitarisme.
On pourrait construire une ville respectueuse de l’environnement où il ferait bon vivre? Un maire peut  protéger ses concitoyens, sans les traumatiser, ni les culpabiliser. L’objectif d’une politique écologique n'est-il pas d'harmoniser les rapports de l'homme et de l'environnement, sans les priver, ni les punir? Sans retirer les tuteurs des uns pour les imposer aux 
autres.

L’urgence politique à Paris aujourd’hui ne peut continuer d'être psycho-rigide et obsessionnelle mais bienveillante et raisonnée
Une ville saine est la priorité des priorités: le bien-être du rat, du cafard ou du pigeon est subordonné à celui de nos enfants, d'abord, avec sa sécurité dans les jardins publics de la ville squattés la nuit par les toxicos et pervers qui y abandonnent leurs détritus. Préalable à l'écologie, il faut donc tout faire pour garder les familles à Paris, sans seringues, ni protections usagées. 

Assurer le service après-vente de l’existant, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec de nombreux espaces verts laissés à l’abandon", a-t-il encore indiqué avant de souligner que l’écologie n’était "l’apanage d’une liste ou d’un parti".

Au-delà des questions de logement, d’écoles, d’activités extra-scolaires, on ne peut pas accepter que les parents aient la crainte de mettre leurs enfants en danger en les faisant grandir dans la capitale. Un air sain suppose la généralisation des capteurs dans les écoles et les crèches, associée à l’utilisation exclusive de produits d’entretien naturels, et l’expérimentation de purificateurs d’air filtrant les particules et les gaz polluants. 

Et le parti des Verts doit réaliser des alliances avec le PS, LFI ou le PCF

La droite et le centre préfèrent dépolitiser l'écologie, à la différence d'EELV.

Avec le PS, les alliances et fusions écologistes ont été difficiles. Quant à la gestion des villes... Les écologistes n’ont pas toujours réussi à imposer leurs idées et leurs candidats.
Depuis le passage de Duflot au gouvernement socialiste de Hollande,
EELV traîne une odeur sulfureuse de gauchisme 


Lille (Nord), Dijon (Côte-d’Or), Grenoble (Isère), Strasbourg (Bas-Rhin) sont des villes a priori prêtes à se donner à la gauche, inconscientes du danger à confier six années de leurs vies à des ayatollahs verts. Les appareils politiques, tel le PS, ont évalué le risque et l’alliance traditionnelle PS-écologistes, s'est faite dans la douleur, à l'image des années à venir. Arrivés en tête à Dijon comme à Lille, les deux maires socialistes sortants n’avaient pas envie, au départ, de faire une place aux Verts et François Rebsamen, comme Martine Aubry, se sont fait tordre le bras par Yannick Jadot, sans les nommer.
"Certains barons ou baronnes veulent faire sans les écologistes, comme s’il n’y avait pas eu de premier tour, comme si à certains moments on n’avait pas fait 20, 25% ou plus”
, explique
Julien Bayou, ci-contre à gauche avant d'être secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, et ancien conseiller d'Eva Joly à la présidentielle.

Il se refuse juste à prendre en compte d'une part la prime au sortant et la forte abstention. 
A Grenoble (Isère), ville déjà dirigée par un écologiste, le maire sortant Eric Piolle est largement en tête du premier tour avec 46,67% des voix et plie la partie.

A Toulouse, l'alliance Verts-Insoumis ont unis leurs forces, sans la candidate PS, Nadia Pellefigue, qui a dû partir seule face au maire sortant Jean-Luc Moudenc, juppéiste soutenu par LREM. La socialiste avait tenté un "deal"  à la tête de liste écologiste Antoine Maurice, qui en cas de victoire serait devenu maire de Toulouse, tandis qu’elle-même aurait dirigé Toulouse Métropole. Une proposition rapidement rejetée par 'Archipel citoyen', arrivé deuxième en mars.

A Vitry (Val-de-Marne), EELV a eu besoin de l’alliance avec le PCF dont les adhérents ont voté en faveur des écologistes, en appoint de la candidature du maire (PCF) sortant, Jean-Claude Kennedy. 

A Marseille, les écologistes ont dû en rabattre. L’assemblée générale d’EELV qui s'est tenue samedi 5 octobre à Marseille avait fait le choix de l’autonomie. Au final, les Verts ont dû accepter des alliances pour prétendre mettre la main sur la mairie.

Europe Ecologie-les Verts se rêve en leader de la gauche et du pays, mais n'a pas plus que LREM les moyens de ses ambitions.
Depuis les Européennes, Europe Ecologie-Les Verts, qui a obtenu 13,4%, a terminé en 3e position le 26 mai 2019, devenant la première force politique de gauche. Mais EELV a une implantation locale faible dans les communes, à peine supérieure à celle du mouvement du président. Si leurs associations s'agitent et font parler d'elles par leurs actions coups-de-poing à la limite de l'illégalité, ils ne dirigent pas de communes importantes, bien moins que le Rassemblement national: ils n'ont donc pas fait leurs preuves, alors que le RN a très rarement déçu aux manettes.

Il n'est pas impensable que les écologistes déçoivent à nouveau aux municipales, comme après les Européennes de 2014. Leur radicalité n'a pas échappé aux Français qui les associent aux anti-capitalistes d'ATTAC et aux altermondialistes favorables à la libre-circulation des migrants, ce qu'ils approuvent d'autant moins que la pandémie de coronavirus a mis à mal notre économie et menace leurs vies et leur pouvoir d'achat.  

lundi 7 janvier 2019

Qui est la femme qui crée le premier parti des Gilets jaunes ? Egérie ou taupe ?

Les Emergents, ce sera le nom du parti politique créé par Jacline Mouraud, "gilet jaune" de la première heure

Après la radicalisation, place à la normalisation !
La contestataire a mis de l'eau dans son vin : elle est en train de créer un parti politique baptisé "Les Emergents", a-t-elle annoncé, ce lundi matin. 
Résultat de recherche d'images pour "Jacline Mouraud Macron"
Elle a aussitôt beaucoup plu à BFMTV

Des "personnes compétentes, avocats ou anciens parlementaires, l'aident à rédiger les statuts", a-t-elle précisé. Pas vraiment des gens d'en bas, ceux qu'on voit aux ronds-points...

Ses chevaux de bataille sont notamment "une grande réforme de la fiscalité", sujet sur lequel elle souhaite des états généraux, et "remettre le social sur la table".

Jacline Mouraud ne sera pas forcément la présidente de ce parti, dont le fond de sauce sera fait de "Gilets jaunes libres". "Je ne revendique aucun titre; j'essaie de créer le parti, c'est pas mal. Ensuite, comme dans n'importe quel parti, il y aura des votes. Que ça soit moi ou pas, je m'en fous, ce n'est pas ça qui est important. C'est de le faire exister, c'est de rassembler les personnes contre la violence et pour le respect de nos institutions", a développé la Bretonne de Bohal (près de Ploërmel). 

Celle-ci est contestée au sein du mouvement par la frange la plus dure. 


Elle avait dénoncé la flambée des prix des carburants, notamment le diesel, et "la traque aux conducteurs" : "Mais qu’est ce que vous foutez de tout ce pognon, à part changer la vaisselle de l’Elysée ou faire construire des piscines" ; elle devint immédiatement célèbre (6 millions de vues en deux semaines).


Or, dès les premières annonces du chef de l'Etat le 10 décembre, elle avait demandé "une trêve" sur LCI. "Il y a des avancées, une porte ouverte. Maintenant, il faut sortir de cette crise. On ne peut pas passer le reste de notre vie sur des ronds-points", avait lancé la porte-parole des "gilets jaunes libres", qui avait été reçue par le Premier ministre. Etonnez-vous donc que Le Figaro la qualifie de "madone" cette accordéoniste et hypnothérapeute de 51 ans.

Le 15 décembre, Jacline Mouraud avait appelé à la trève et à "transformer le mouvement" pour "discuter, dialoguer, négocier" avec le gouvernement. Elle coche tous les critères pour adhérer à la CFDT... Il "faut maintenant s'asseoir à la table des négociations. Tout est ouvert puisqu'on arrive à avoir des rendez-vous avec toutes les personnalités politiques qu'on veut".

Image associée
Depuis, Jacline Mouraud s'est dite "tellement décriée" qu'elle devait agir "dans l'ombre". "Je continue à œuvrer sans pouvoir le dire puisque sur Facebook tout a été hacké, mais je continue à travailler, je fais exactement comme je veux", expliqua-t-elle. Un mois plus tard, il faut croire que la Bretonne a des soutiens de poids là où il faut, au sommet de l'Etat.

Qui est cette Jacline Mouraud ?

Les grands media l'ont immédiatement propulsée sur le devant de la scène :
elle était la râleuse idéale parce qu'elle est plan-plan. Son "coup de gueule" initial ne pouvait laisser entrevoir ce que deviendrait la grogne populaire contre la hausse des prix des carburants à seule fin, non pas de financer la transition écologique, mais, autant que possible, le budget général. 

Représentante des gilets jaunes, dit-elle, mais qui, de son propre aveu, Bécassine qui accepte de bloquer les journalistes quand Macron vient chez elle, à Rennes... Soit c'est de la bêtise, soit c'est de la connivence.

Son double-jeu est clair
Pour sortir de l'anonymat, elle avait déclaré : "Emmanuel Macron vient de signer la suite du mouvement. Il va se durcir, bien entendu […] Il nous entend de loin. On a l’impression que l’écho n’arrive jamais jusqu’à lui. Le résultat, c’est que le mouvement va se durcir, c’est obligatoire." (CNews, mardi 27 novembre 2018). Qu'est-ce qui, maintenant, la fait mollir ?

Or, en 2007 et 2012, Jacline Mouraud aurai voté pour Nicolas Sarkozy ; à la primaire de 2016 aussi. " Parce que c’est le seul qui a des couilles", croit-elle savoir (JDD, 23 décembre 2018). 
Maintenant la quinquagénaire aurait un petit faible pour Emmanuel Macron… "Je l’ai trouvé touchant", a-t-elle lâché : c’était lors de la dernière intervention du Président à la télévision. Brigitte l'a à l'oeil...

lundi 14 septembre 2015

François de Rugy a créé son propre parti écologiste !

"Ecologistes !" : le nouveau parti lancé par François de Rugy

François de Rugy a quitté Europe Ecologie-Les Verts 
 

Rugy se rêve un destin national...
Le député de Loire-Atlantique s'en va en claquant la porte, au moment de la sortie de son livre "Ecologie ou gauchisme, il faut choisir". Le co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale a choisi... le dialogue avec le PS, au risque d'apparaître en succursale de la Rue de Solférino.

Le franchisé dénonce une "dérive gauchiste" dans son ex-parti. Son départ est l'illustration des profondes divisions à l'oeuvre dans le parti sur la question des alliances, qu'il s'agisse de liste avec le Front de Gauche ou d'une participation au gouvernement socialiste.
Chef de parti, il pourra se faire recevoir à l'Elysée...

François de Rugy a démissionné d'Europe Ecologie-Les Verts au mois d'août pour cause de dérive gauchiste du parti et pour assouvir son désir du statut de patron. A son propos, Jacques Séguéla aurait pu dire de lui que "si à cinquante ans, on n'a pas une 'start-up', on a quand même raté sa vie"... 

Le nouveau chef a livré le nom de sa création, mardi soir à Ouest-France. Baptisé "Ecologistes !",
Le logo du nouveau parti « écologistes ! ». ce parti pourrait toutefois susciter la même polémique qu'à la naissance de Les Républicains, s'il est vrai qu'à lui tout seul, ce nouveau-né ne représente pas tous les écologistes.
Qui sont d'ailleurs les premiers membres de ce mouvement ?
Le 2 septembre François de Rugy, co-président du groupe des députés écologistes à l’Assemblée et Jean-Vincent Placé, président des sénateurs écologistes, lui aussi démissionnaire d’EELV, avaient rencontré Jean-Luc Bennahmias pour jeter les bases d’un nouveau mouvement écologiste dissident d'EELV. Le nom alors évoqué était L’Union des démocrates et écologistes (UDE).
Mais, le 8, Rugy a finalement annoncé le lancement de ce parti et présenté son logo bleu et vert. Mais, dans les media, le député de Loire-Atlantique a déjà pris l'ascendant sur les co-fondateurs de son parti, le sénateur Jean-Vincent Placé et l'ancien député européen du MoDem, Jean-Luc Bennahmias, président du Front démocrate, dont les adhérents ne sont pas vraiment des personnalités de premier plan,  le député François-Michel Lambert, Emmanuelle Bouchaud, vice-présidente de la région Pays de la Loire, Yves Paccalet (conseiller régional de Rhône-Alpes), Anne Camus (conseillère régionale de Bretagne) et de Jean Daniel, vice-président de la région Limousin.

Ecologistes! Le parti compte donc deux élus... Mais la danseuse de François de Rugy se positionne comme un parti de centre gauche, réformiste et écologiste et son ambition de regrouper les déçus de la ligne politique d'EELV pourrait lui attirer des réfugiés qu'il accueillait "à bras ouverts". Les sympathies que de Rugy entretient avec le MoDem de Bayrou qui a pactisé avec Alain Juppé, candidat à l'investiture Les Républicains (LR) à la présidence de la République, comme son désir de partenariat avec le Parti socialiste ne peuvent que brouiller l'image du petit nouveau, né aux forceps.


Rugy a expliqué au quotidien régional que le mouvement "a vocation à rassembler d'autres personnes qui sont éparpillées dans la nature", "qui ont quitté EELV" et ceux qui "ne se reconnaissaient pas dans la ligne d'EELV...



jeudi 28 mai 2015

Le parti des "Républicains: l’UMP remporte la première bataille juridique

Le juge donne l'avantage à l’UMP 

Les plaignants, receleurs du terme, enregistrent un premier revers


L’UMP est autorisée à se rebaptiser 'Les Républicains'.

Reste aux militants à choisir le logo
Le Tribunal de Grande Instance de Paris a jugé que le prétendu "trouble manifestement illicite" et le "dommage imminent" invoqués par 4 partis ou associations de gauche et 143 militants ne sont pas justifiés.

La justice était appelée à se prononcer sur l'utilisation du terme 'Les Républicains', qui devrait être le futur nom de l’UMP présidée par Nicolas Sarkozy. L'appellation a déjà été avalisée par le bureau politique et les militants doivent se prononcer, ces jeudi et vendredi, à la veille d'un congrès refondateur que l'ancien chef de l'Etat veut mener à bien.

La justice lève les obstacles dressés par les socialistes et l’UMP va pouvoir s'appeler " Les Républicains". Le TGI de Paris a refusé de se prononcer en urgence sur la demande pressante d’interdiction d’utilisation de ce nom. Le tribunal, saisi en référé (procédure d’urgence) à l'initiative d'un avocat de Toulouse, n'a pas pu  reconnaître le bien-fondé de la demande des plaignants. Il a estimé que les motifs des plaignants relevent d’une procédure sur le fond.

Vers un probable forcing en appel

Auparavant, le tribunal des référés de Paris avait prononcé le rejet d'une demande des avocats de l'UMP contestant la légalité de l'action en justice de la gauche. La justice a estimé que cette demande était insuffisamment étayée. Les avocats du premier parti d'opposition avaient ainsi déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au motif que la procédure violerait l'article 4 de la Loi fondamentale disposant que les partis politiques "se forment et exercent leur activité librement".

Nicolas Sarkozy souligne la parti-pris sectaire du PS
"Nous sommes quand même dans un pays où la gauche cherche à fixer le nom du parti d’opposition. C’est notamment la fédération des élus socialistes qui a fait le recours devant la justice", a dénoncé Nicolas Sarkozy, devant les députés UMP réunis comme chaque mardi avant les questions au gouvernement. 
"Le référé sur le nom du parti (Les Républicains) est invraisemblable. Le parti de François Bayrou s’appelle bien le Mouvement des démocrates (Modem)... Pourtant on ne reproche rien à M. Bayrou", a-t-il fait valoir. De même, "de Gaulle avait créé le Rassemblement du Peuple français (RPF). Cela n’empêchait pas les gens de se sentir profondément français même s’ils n’étaient pas adhérents du parti du Général".
" Nous gérerons cela du mieux possible: nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise", aurait également ironisé le chef de l’Etat, selon des participants.

Sans titre de propriété, la gauche craint-elle d'être moins républicaine ?


Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a d’ores et déjà annoncé qu’il fait appel. "Nous n’abandonnons pas notre démarche de salubrité publique", écrit dans un communiqué l'agressif Jean-Luc Laurent, le président du MRC, menacé dans sa propre appellation: comment l'interdire à l'UMP et l'autoriser à son parti, depuis 13 ans (2003), quand Jean-Pierre Raffarin était premier ministre. " La France en crise a besoin de clarté; la démarche du président de l’Union pour une majorité populaire crée, au contraire, une confusion dangereuse pour tous ceux qui sont attachés à la République et ne veulent pas son accaparement par un parti ", conclut le président du parti de Jean-Pierre Chevènement: trois députés chevènementistes: J.-L. Laurent (Val-de-Marne), Marie-Françoise Bechtel (Aisne, ENA, promotion Voltaire (comme Hollande) et Christian Hutin, ex-maire de Saint-Pol-sur-Mer sous l'étiquette du... Rassemblement pour la République (RPR) et député du Nord.

"Nous allons très probablement faire appel", a aussi déclaré le meneur de l'action en justice, Me Christophe Lèguevaques, après la décision du tribunal. Il n’est toutefois pas évident qu’une telle procédure d’appel puisse intervenir avant la tenue du congrès ce samedi qui doit voir l’UMP se transformer.
Bonne foi à la graisse d'oie des plaignants
Ils n'en démordent pas ! Est-ce bien la peine d'être au pouvoir si les magistrats les déjugent, grondent-ils... Le changement violerait la loi, selon eux, si,  comme le PS de toujours, l'UMP se livrait à un "dénigrement indirect" des autres formations politiques: les plaignants savent de quoi ils parlent ! Les usurpateurs craignent d'être dépossédés d'un bien mal acquis. Ils argument donc sur l'emploi de l'article défini 'les' qui laisserait entendre que seul ce parti est républicain. Ces amis libéraux de Valls estiment par ailleurs que le dépôt par une agence de communication proche de l'UMP de trois logos représentant cette nouvelle " marque"  violerait le droit des marques. La concurrence de 'post-scriptum' ne les chiffonne pas:  P.S., c'est du latin, n'en déplaise toutefois aux auteurs de la réforme du collège...

Une action au fond ? Les demandeurs ont également annoncé leur intention d’engager une action au fond, procédure qui prendrait de longs mois. Pour eux et en dépit de la décision du TGI de Paris, le trouble resterait manifeste, puisque " nous sommes tous républicains de par l'article premier de la Constitution", qui stipule que "la France est une République indivisible", "et là, les deux tiers de la population se trouvent exclus", maintient-il, malgré les résultats des élections et les sondages affichant l'impopularité des socialistes au pouvoir. Bayrou et son Mouvement des démocrates, comme Laurent et son Mouvement républicain et citoyen sont-ils également dans le collimateur des plaignants?

"Nous n'allons pas nous approprier le terme républicain"

En face, les défenseurs de l'UMP ont farouchement nié lors de l'audience vendredi toute volonté pour la future ex-UMP de se décerner ainsi un brevet d'exclusivité républicaine. « Nous n'allons pas nous approprier le terme républicain, a ainsi martelé Jean Castelain, avocat du parti. Une fois le changement de nom acté, « Les Républicains » ce sera nous, mais vous serez républicains », a-t-il lancé aux plaignants.

Il en a également appelé à l'histoire politique, estimant que ce champ lexical était clairement marqué à droite : Union pour la nouvelle République, Union des démocrates pour la Ve République, Rassemblement pour la République, Républicains indépendants ou autre Parti républicain. "Soyons clairs, à gauche il n'y a pas d'utilisation du terme républicain de façon significative. "

S’il n’est pas encore adopté, l’UMP s’est déjà offert un clip de campagne pour promouvoir ce nouveau nom. Comme l’a repéré Le Lab d’Europe 1, une vidéo de deux minutes a été diffusée sur France 2 peu avant 14 heures mardi, dans laquelle une quinzaine d’anonymes vantent les mérites de « l’idéal républicain ». Nicolas Sarkozy assure au Lab que " les dates de diffusion ont été fixées par le CSA et choisies avant qu’on sache la date du congrès et du référé". Un " hasard" de calendrier donc.

"
Parti républicain" est le nom de nombreux partis politiques à travers le monde
On pense d'abord aux Etats-Unis, mais citons aussi l'Espagne et son Parti républicain catalan ou l'Irish Republican Socialist Party (parti politique marxiste nord-irlandais fondé par des dissidents de l'Official Sinn Féin) qui ont la sympathie de la gauche. Certains cumulent les appropriations. Quelles récriminations le PS adresse-t-il à la Mauritanie dont le parti républicain démocratique et social au pouvoir est islamiste ? Le Parti démocratique sénégalais (PDS) pose-t-il un problème aux plaignants socialistes ? Et les partis dits "démocrates" ou "démocratiques" comme en font-ils rêver le PS ? Nul doute que l'appellation "Union des républiques socialistes soviétiques" (URSS) éveille encore la nostalgique de nombre d'alliés du PS français, de même que "République socialiste du Viêt Nam" -état communiste à parti unique- reste porteuse chez certains du PS...
Les socialistes veulent conserver des biens mal acquis, mais la possession ne fait pas présumer la propriété. On peut comprendre que leur tentation d'hégémonisme soient déboussolée car, après tout, le Parti démocrate de Turquie n'est-il pas conservateur de centre-droit, la Syrie d'Assad, une république et la République d'Iran, islamique ?
Alternative extrême pour l'UMP: s'appeler Union démocrate et républicaine !


samedi 23 mai 2015

Les Républicains: l’UMP invite les Sages à trancher dans le vif de la bataille du logo

Le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la nouvelle dénomination de l'UMP

Le "parti de Sarkozy" ne s'en laisse pas compter 

Le collectif d’avocats contestant l’appellation "Les Républicains" n'en revient pas: leur tentative d'intimidation socialiste a provoqué le recours de l'UMP à la "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC). Plusieurs élus de gauche ont déposé un recours en justice contre le nom "Les Républicains". Le sens de la propriété des socialistes est tellement aigu que l'appropriation de la notion de "démocratie" ne leur suffit pas: pas question de céder celle de "république" qu'ils usurpent au quotidien. L'UMP demandera donc aux gardiens de la Constitution de prononcer le droit de jouissance de celle de "républicain": un juste partage des biens communs.
En fait d'inquiétude, selon Libération, et alors que, depuis la contestation générale de la réforme du collège de Vincent Peillon, recyclée par la polémiste gouvernementale de la Rue de Grenelle, cette pseudo-inquiétude de l'opposition républicaine devient  à tout propos un élément de langage tarte à la crème du parti de Hollande dans la bouche tordue de rage de son premier ministrele premier parti de France prend l'offensive.

L'incohérence de ces contestataires laisse perplexe
La bannière "Nous sommes les Républicains" qui rassemble cet ensemble hétéroclite est révélatrice de leur usurpation et de leurs contradictions. Le collectif de militants et d'avocats tout aussi militants a lancé une pétition en ligne sur laquelle on peut lire : "Aucun parti ne peut s'arroger le monopole de l’appellation qui est notre patrimoine commun". Elle rassemble aujourd'hui quelque 15.000 signataires, dont de nombreux socialistes.

Les premiers requérants

Sylvie Jacquot-Barrault, maître de conférences de droit public (Faculté Jean Monnet Paris-sud 11) et non avocate, dont les centres d'intérêts tournent autour du monde musulman et du féminisme;

Sylvie BERT (ci-contre) 49 ans, PS et FO, assistante de direction dans "un organisme" de recrutement des professeurs, à La Rochelle (Charente-Maritime), proche de Vincent Peillon, Gérard Filoche ou Pouria Amirshahi, et en l'occurrence de Pierre Cohen, ancien maire PS de Toulouse, et de l’avocat toulousain Christophe Léguevaques,  initiateur de la pétition contre le logo Les Républicains

La Convention pour la 6ème République, C6R, "une machine à transformer la République" qui comporte peut-être un avocat...


Génération République, dont des (ex-)chevènementistes comme Sébastien Gros, chef de cabinet de Manuel Valls à la mairie d'Evry, puis à Matignon (nommé préfet hors cadre !), John Palacin, directeur adjoint de la campagne de la primaire d'Arnaud Montebourg. Olivier Jouis, un cadre supérieur chez EADS et fournisseur de notes à François Hollande, ou Cyrille Minso-Yelengwe, président de GR et secrétaire général d'un groupe de courtage en produits financiers
La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains (FNESR) qui compte 60.000 élus socialistes et républicains, constituant le premier réseau d'élus locaux en France, autour de Marylise Lebranchu, actuelle ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, proche de Martine Aubry, députée du Finistère, ancienne Garde des Sceaux.
Me Christophe Léguevaques,
avec Pierre Cohen à sa gauche
On y trouve Pierre Cohen (Haute Garonne), Philippe Baumel (Saône-et-Loire, frondeur du PS), Olivier Dussopt (Ardèche), Corinne Bord (Seine-St-Denis), Delphine Bataille (Nord), Pascale Boistard (Somme, actuelle secrétaire d'État chargée des Droits des femmes), Michel Delebarre (Nord, un autre préfet hors cadre sans avoir jamais exercé la fonction), Michel Destot (Isère, ex-maire de Grenoble), Henri Dreyfus (Bas Rhin), Philippe Froment (Loiret), Marie-Pierre de La Gontrie (Paris), Gérard Gouzes (Lot et Garonne), Philippe Kaltenbach (Hauts de Seine), Patrick Kanner (Nord, actuel ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports), André Laignel (Indre), Bruno Le Roux (Seine St Denis, actuel garde chiourme des députés godillots), Martin Malvy (Lot, actuel président de région), le sulfureux Christian Pierret (Vosges), François Pupponi (maire dans le Val d’Oise), François Rebsamen (Côte d’Or, actuel ministre du Travail), Alain Rousset (Gironde, président de région), etc...




Jean-Louis BIANCO
ancien ministre et actuellement conseiller spécial de Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie 

Mouvement Républicain et Citoyen, ancien Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement
etc...

Classé à gauche, Me Christophe Léguevaques possède un cabinet à Paris et un autre dans la Ville rose, avec un goût prononcé pour les dossiers à la fois médiatiques et compliqués. Il fut l'avocat  qui a déjà défendu la ville de Toulouse dans le dossier AZF ou encore les surirradiés du CHU de Rangueil. Il travaille actuellement pour un autre collectif, celui qui tente de faire annuler la privatisation de l'aéroport Touluse-Blagnac au profit d'un consortium chinois.
Aujourd'hui, il veut initier sa procédure à la "date anniversaire des Etats généraux de 1789".
L'UMP dénonce un coup de pub. "Si Christophe Leguevaques croit qu'être républicain, c'est nécessairement être de gauche, il fait un lourd contresens. En réalité, il cherche une nouvelle fois par cette action à faire une opération de communication visant à faire parler de lui", a réagi jeudi soir l'UMP qui "ne voit pas en quoi cette action juridique est fondée".

Sarkozy veut faire du 'congrès fondateur' du 30 mai à la Villette une renouveau de l'UMP

Tout est prêt et le nouveau logo qui doit apparaître pour la première fois à la tribune est déjà imprimé à des milliers d’exemplaires, sur toutes sortes de supports publicitaires. 400.000 euros ont été engagés. 

Quelques heures avant le début de l’audience en référé, l’UMP a donc annoncé qu’elle entend poser aux Sages une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). L'objectif de l'UMP est inverse de celui des socialistes: appeler le Conseil constitutionnel à rendre sa décision avant que le juge ne statue. Dès lors, plus rien ne s'opposerait à ce que l’UMP puisse, comme prévu, appeler ses adhérents à ratifier par leur vote, les 28 et 29 mai, le changement de nom du parti
Mais le premier parti de France n’a pas obtenu satisfaction sur ce point puisque le juge a décidé de maintenir l’audience en référé, ne repoussant qu'à mardi sa décision sur la recevabilité de la QPC, préalable à sa prise de décision sur la demande des plaignants.

"Sarkozy veut pouvoir opposer la légitimité du vote des militants à l’éventuelle sanction d’une justice dont ils dénoncent la partialité", explique l'animateur des requérants, Christophe Lèguevaques. Les avocats de l’UMP dénoncent le  "subterfuge" de la partie adverse qui conteste non pas le nom lui-même mais son dépôt à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le logo serait un produit et serait ainsi régie par l’article L.711-3 du code de la propriété intellectuelle qui interdit l’utilisation de toute marque "de nature à tromper le public, notamment sur la nature ou la qualité […] du produit ou du service". Au nom du collectif Nous sommes les Républicains, Me Lèguevaques fait valoir que l’UMP ne peut pas s’attribuer des qualités pouvant être revendiquées par des concurrents. La marque les Républicains ne serait, selon lui, pas assez "distinctive".

L’UMP demande au Conseil constitutionnel de constater que l’article L.711-3 ne peut pas s’appliquer à un parti politique, puisqu’en vertu de l’article 4 de la Constitution, ce dernier exerce ses activités "librement". C’est pourquoi l’article L.711-3 du code de la propriété intellectuelle serait "inconstitutionnel" et devrait être abrogé sans délais. 
L’avocat de l’agence de communication Aubert & Storch, qui a déposé "Les Républicains" à l’INPI, soutient que personne n’est empêché d’utiliser ce terme. Il a fait ses comptes: près de 200 marques utilisent les mots République ou Républicain. Il a même déniché, en Saône-et-Loire, une association les Républicains. "Aucun risque de confusion", renchérit l’avocat de l’UMP Jean Castelain. Selon lui, 'L
es Républicains ne prétendent nullement parler au nom de «tous les républicains». Pas plus que le Syndicat de la magistrature ne prétend «représenter tous les magistrats».

Le juge des référés, saisi en urgence vendredi, a renvoyé sa décision au mardi 26 mai prochain, à quelques jours du congrès UMP du 30.

mardi 17 février 2015

Elections départementales: le parti "démocratique" des musulmans recule pour mieux sauter

L'explosion de l'islamisme au grand jour contrecarre l'infiltration musulmane

L'UDMF avait déclaré des candidats dans sept ou huit cantons.

blog -UDMF-bandeau patriotique
Ce parti - inconnu mais tellement patriotique- qui devait présenter sept à huit candidats aux ex-cantonales n'en présentera finalement qu'un seul, les 22 et 29 mars, à Marseille, là "où la dynamique est énorme", indique Najib Azergui, le fondateur (ou rénovateur) du "mouvement". Annoncée jeudi, la campagne de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) aux élections départementales connaît donc déjà un sérieux revers. "Face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter", regrette Najib Azergui, le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français. "Aujourd'hui, dans un contexte dramatique comme celui que nous connaissons, nous avons davantage besoin d'entendre nos voix trop longtemps noyées dans le silence", explique un candidat, Khalid Majid, dans sa profession de foi, publiée sur internet. "C'est un combat essentiel pour lutter contre les stigmatisations et amalgames dangereux qui associent terrorisme et islam". 

800 nouveaux adhérents 

Mais ce parti confidentiel, lancé, selon certains sympathisants, en 2012 seulement, ferait de plus en plus d'adeptes. Depuis la série d'agressions par des islamistes d'abord qualifiés de "déséquilibrés" jusqu'aux attentats djihadistes meurtriers contre "Charlie Hebdo" et Hyper Cacher de Paris et du centre culturel de Copenhague, plus de 200 nouvelles recrues se seraient engagées à l'UDMF, comme Khalid Majid. Aujourd'hui, le parti enregistre près de 900 adhérents et les fondateurs assurent compter 8.000 sympathisants en France. Une mère de famille, qui connaît le parti, se dit intéressée. "Je me retrouve dans ce qu'ils proposent, notamment sur le vivre-ensemble, glisse-t-elle. Mais je ne suis pas sûre qu'en France les gens [Quels gens ? Ceux du Front de gauche et du NPA ?] soient prêts à voter largement pour un parti musulman." L'UDMF veut pourtant croire en ses chances. "Les gens se rendent compte qu'un parti comme le nôtre est une évidence aujourd'hui dans le paysage politique", affirme Najib Azergui. En revanche, Ali et Michel, deux retraités, tiquent en disant leur peur du repli communautaire, "des musulmans qui ne parleraient qu'aux musulmans". Des clients en moins pour Mélenchon, Laurent et Besancenot qui n'en ont pas à revendre...

Les attentats djihadistes serviraient-ils davantage les musulmans que le FN ?Najib Azergui assure qu'il avait préparé "(ses) équipes à ce genre de choses mais, face aux pressions de l'extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter". Ainsi, à Lyon (Rhône) le représentant local a quitté l'UDMF et à Bagneux (Hauts-de-Seine), le candidat annoncé s'est retiré. Le parti musulman compte un seul élu, Hocine Hebbali, candidat sous l'étiquette UDMF sur la liste UDI de Stéphane de Paoli à Bobigny et du député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, arrivée en tête lors des municipales de mars 2013, battant la communiste Catherine Peyge, qui milite pour l'installation des Rom, malgré les critiques d'une grande partie de la population de la commune. Conseiller municipal délégué à l'histoire locale et aux mémoires, Hocine Hebbali s'est vu confier le projet d'un musée de l'histoire de la colonisation française. Cette liste s'était appuyée sur le vote de la communauté musulmane pour battre les communistes, implantés depuis 1919.

La polémique autour de ce parti a fait fuir des mécènes et des candidats potentiels

blog -vote musulman de FranceCe parti affiche sa volonté de  promouvoir le hallal et autoriser le voile à l'école. L'UDMF prétend simplement vouloir donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d'agir. Comment ? Pas en "islamisant la société ni en installant la charia en France", se défend d'emblée ce Français d'origine marocaine, qui travaille dans la formation informatique.

L'angle d'attaque est plus biaisé: les cours d'éducation civique et de philosophie pour "faire réfléchir et débattre les jeunes". Affirmant que certains "épisodes tragiques" de l'Histoire de France sont "passés sous silence" dans les programmes scolaires, il milite d'ailleurs pour l'enseignement de la guerre d'Algérie ou la colonisation et pour celui de la langue arabe, "injustement bannie" du secondaire. 
Et l'axe social, cher aux Frères musulmans, n'est pas négligé: l'UDMF tient au développement du hallal pour... créer de l'emploi et le déploiement de la finance islamique pour assainir l'économie. La Charente libre écrit à ce sujet: "Pourfendeur de "l'austérité", l'UDMF entend promouvoir la finance islamique, conçue comme une alternative "éthique" à la finance traditionnelle et un moyen d'enrayer de futures crises. Il souhaite aussi faire de la France un des "leaders mondiaux" sur le marché de l'alimentation 'hallal'." 
Quant au respect de la laïcité, il signifie, dans leur interprétation de la loi, la tolérance des religions... et donc le droit de porter le voile à l'école. Ce que la loi française interdit justement ! Ces musulmans dont les candidatures ont été accueillies et enregistrées par Marianne veulent ainsi imposer aux Français, par des voies démocratiques, la primauté du Coran sur les lois républicaines.
Au Front national, tout en jugeant que cette apparition "très emblématique" s'inscrit comme "la suite logique de tout ce que nous vivons", Louis Aliot souligne que le projet de ce parti musulman concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une "base communautariste contraire, selon lui, à l'unité et l'indivisibilité de la république". Le vice-président du FN estime que la décision "appartient désormais au ministre de l'Intérieur". Il estime aussi que ce parti, dans beaucoup de villes, handicapera l'UMP et le PS appuyés, à ses yeux, sur des «minorités clientéliste très ciblées". Invitant les autorités à vérifier la légalité et les statuts de l'UDMF, Louis Aliot croit que les Français musulmans doivent trouver leur place dans les partis traditionnels. Il critique une "dérive très claire" et une "américanisation de notre vie politique." 
Karim Ouchikh, le président du SIEL (parti proche du Front national), se dit pour sa part «hostile, par principe, à tout parti politique à vocation confessionnelle.» L'UDMF est selon lui "frappé du sceau du communautarisme" et il estime que ses revendications en faveur du halal ou du voile à l'école "n'ont pas lieu d'être" dans la République. "Le dernier roman-fiction de Michel Houellebecq, évoquant la possibilité pour un président de confession musulmane d'accéder à l'Elysée, est prophétique", ajoute-t-il. Par le biais d'une "formation", d'un "mouvement" (selon la presse qui ne parle pas de "parti") baptisé du doux nom de "Fraternité musulmane", dans la fiction. 

La controverse a fait fuir donateurs et potentiels candidats. 
"On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu'il fallait entre 11.000 et 25.000 euros selon la région pour financer une candidature aux départementales. Rien qu'à Bobigny (93, Seine-Saint-Denis), notre estimation avoisinait les 17.000 euros", précise le fondateur.

L'exaltation communautariste a fait place à l'amertume

blog -parti des musulmans-candidats de Marseille aux départementales-fev2015
Bobigny, Seine-Saint-Denis (9.3):
Shérazade Benhaddad et Khalid Majid

"On est déçus, mais c'est le jeu, surtout lorsqu'on est un nouveau parti comme le nôtre", réagit encore Najib Azergui qui se réjouit toutefois du nombre d'adhérents depuis les attentats: ils seraient 1.700, soit 800 de plus, en quelques jours. L'effet Charlie ? 

A 36 ans, ce cadre commercial SNCF d'origine marocaine, père de 3 enfants, devait être le candidat de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) avec une militante associative et secrétaire de la section locale du parti, Shérazade Benhaddad, 34 ans, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux élections départementales des 22 et 29 mars. Le binôme avait déposé sa candidature aux élections départementales, mais  Khalid Majid et Shérazade Benhaddad, l'ont retirée... 

Il n'y aura qu'un seul candidat étiqueté "Union des démocrates musulmans français (UDMF) contre sept à huit annoncés à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (près de Lens, dans le Pas-de-Calais) et possiblement à Strasbourg. 

France Télévisions, service public d'information fait de la désinformation 

"Après un premier élan d'enthousiasme, les membres de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse," sympathise le groupe de service public.  France télévisions compatit même: "La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines." Et d'écrire noir sur blanc que "l'UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l'ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille." 

Pour cette fois, ne reste que la paire marseillaise. 
Mais encore est-elle confinée dans son étui: l'identité des candidats semble confidentielle et la presse d'investigation n'a toujours pas percé ce mystère. Pas plus que le commun des mortels, elle n'a accès au site local et ni Le Monde, ni Mediapart n'aurait reçu un coup de fil à faire fuiter... Faut-il interroger l'imam?

Mais l'Union démocratique des Musulmans de France ne renonce pas. L'UDMF a un précédent historique, le Parti des musulmans de France, créé en 1997 à Strasbourg. Son président, Mohamed Latrèche, avait obtenu 0,92% des voix aux législatives de 2007.