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mardi 12 novembre 2019

Municipales 2020: LREM, un si mauvais départ

Dissidences, refus de porter l'étiquette ou défection au bureau exécutif: peut-on pire ?

"Les municipales, ça va être un sacré bordel"

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Guérini, bof !

Voilà comment un parlementaire En Marche! évoquait le scrutin de mars 2020 il y a quelques semaines. Et pour cause.
Les premières élections municipales depuis la grande recomposition politique imposée par l’élection de Macron en 2017 s’annoncent compliquées pour le parti présidentiel. 
Entre dissidences dans des villes symboliques comme Paris ou Lyon, candidats qui ne veulent plus de l’étiquette, comme à Lille ou cas locaux qui font bondir des poids lourds du parti comme à Chelles (Seine-et-Marne), l’élection intermédiaire de 2020 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.  
Question maillage, LREM est une passoire : le mouvement ne compte que trois maires de communes de plus de 70 000 habitants (Lyon, Besançon, Nouméa)...

Le cas Villani fait tache d'huile

Ville symbolique que Macron aimerait ravir à la maire sortante socialiste Anne Hidalgo, Paris a donné le ton dès la rentrée de septembre. La dissidence de Cédric Villani, qui n’a pas accepté la décision de LREM d’investir son rival Benjamin Griveaux, met à mal la stratégie présidentielle dans la capitale. 
Divisé, le parti peine à rattraper la maire sortante dans les sondages. Une stratégie perdante qui commence à faire des petits. A Lyon, Metz ou Sens, des candidatures dissidentes se font jour et ce n’est pas fini.

Les ex-socialistes refusent les seconds rôles 

A Montpellier, par exemple, le député LREM Patrick Vignal assure qu’il se présentera quoiqu’il arrive à l’Hôtel de Ville, même sans l’investiture de son parti qui doit se pencher sur le cas de la ville jeudi 14 novembre.
“J’incarne les valeurs d’En marche!, je n’ai pas quitté le PS pour enfiler des perles. J’irai jusqu’au bout”, fait savoir ce soutien d’Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale, avant d’ajouter dans un sourire: "S’ils me virent, c’est leur problème, mais ils ne virent pas...".
"Dans l’ancien monde, Cédric Villani aurait été exclu", répond, à propos du cas parisien, le jeune secrétaire d’Etat Gabriel Attal de Couriss, invité du “Grand rendez-vous” sur Europe1 et CNews le 10 novembre, mais on croit encore qu’un rassemblement est possible”, assure ce 'Macron boy' (compagnon de Stéphane Séjourné, conseiller politique de Macron), un ancien membre de cabinet ministériel socialiste, celui de Marisol Touraine.

Les candidats s'émancipent 

C’est pourtant l’un des problèmes du jeune parti présidentiel, c'est l'arrivisme : les nouveaux venus ont les dents longues et manquent de discipline, qui, par un effet loupe, transparaît dans ces 36.000 scrutins locaux. Par exemple, nombreux sont ceux qui ont pris l’étiquette En Marche! aux législatives pour s’en débarrasser aux municipales.

Ce fut le cas à Lille où la candidate LREM, Violette Spillebout, s’est empressée de prendre ses distances avec le parti macronien devant la presse quelques mois après avoir reçu l’investiture officielle.
L’ex-directrice de cabinet de Martine Aubry a déclaré en novembre ne pas vouloir être "le soldat d’un président de la République tout-puissant". Elle a précisé que "les logos vont disparaître" de ses affiches et tracts, après avoir reçu le sceau LREM par la commission nationale d’investiture (CNI).
Un binôme complémentaire et doté d’une certaine expérience politique est pourtant à la tête de la CNI.


Marie Guévenoux députée de l'Essonne (43 ans, secrétaire générale de la campagne d’Alain Juppé pour la primaire de 2016, avant de rejoindre La République En Marche!) et Alain Richard (74 ans, PSU puis PS et ministre de la Défense entre 1997 et 2002) , membres du Bureau Exécutif de LREM en charge des élections municipales, co-présideront la CNI. Tous les deux, de par leurs parcours et leurs origines politiques, incarnent la stratégie de recomposition politique poursuivie par la majorité : nécessité oblige ! Ce sont eux qui, pendant ces trois derniers mois, ont piloté les premières auditions de tous les Comités Politiques départementaux (COPOL).
"Tous, ils font ça", se désole Patrick Vignal. "Il y a quand même une politique de faux cul dans nos élus: je prends la marque pour la contenir et dès que j’ai la marque je deviens ‘citoyen’ ", moque ce briscard de la politique qui en a vu d’autres au parti socialiste. 

"Il faudrait des étiquettes LREM partout!"

“Lille est un cas classique”, abonde un autre député macronien qui préfère requérir l’anonymat: "lls pensent que l’étiquette LREM n’est pas porteuse aux municipales, alors qu’il faudrait des étiquettes partout!”, se lamente cet élu. 
C’est l’un des autres problèmes auquel fait face le parti mouvement de Macron pour ce scrutin: le manque de cohérence entre les alliances passées selon les villes. L'opportunisme de la société civile !

Pressée par Edouard Philippe et les juppéistes au sein de la majorité, LREM a changé de stratégie avant l’été. Sous la pression d’élus et de ténors plus expérimentés ou plus ancrés, le parti d’Emmanuel Macron s’est résolu à ne plus imposer des candidats LREM partout, mais à soutenir localement des barons locaux sortants “Macron-compatibles”.
Résultat, une stratégie peu lisible où, selon les zones, LREM soutient des maires sortants, qu’ils soient de droite, comme le LR Jean-Luc Moudenc à Toulouse ou de gauche, comme le socialiste Guy Férez à Auxerre qui se présente sans étiquette, mais qui est soutenu “en même temps” par le PS et LREM.
”Ça crée de l’invisibilité, surtout que les accords se font sans contrepartie”, regrette ce même élu, toujours sous couvert d’anonymat, comme si la critique publique était de plus en plus mal vue au sein du parti présidentiel.

"Les maires vont nous la faire à l’envers"

Autre risque, sur le long terme, créer des déceptions sur le terrain. 
Dans plusieurs villes, des candidats très implantés n’ont pas été choisis par la direction, ce qui a pu jeter de l’huile sur le feu.

Comme à Chelles, en Seine-et-Marne où la décision de soutenir le maire sortant LR Brice Rabaste, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé ne passe pas du tout chez les marcheurs locaux. "Comment va-t-on réussir à s’implanter dans la durée si on apporte notre soutien à des maires sans aucune condition?" regrette l’un d’entre eux.
  
Très agacé par ce cas, le sénateur François Patriat qui soutenait son ancien collaborateur Hadrien Ghomi contre Brice Rabaste a d’ailleurs claqué la porte du bureau exécutif de LREM qui valide les choix de la CNI, le 23 octobre, selon des informations du Parisien.
"Le problème d’En Marche au niveau local, c’est qu’on nous dit ’vous allez soutenir les maires sortants’ qui n’ont, eux, jamais soutenu En marche à aucune élection et qui, à la prochaine présidentielle vont nous la faire à l’envers en soutenant un autre candidat qu’Emmanuel Macron", s’agace ce marcheur de Seine-et-Marne qui pourrait soutenir une liste dissidente à Chelles si elle était lancée. 

Candidat à Montpellier, le député LREM Patrick Vignal n’est pas d’accord avec la stratégie qui consiste à "vouloir beaucoup d’élus locaux, 10.000, en soutenant des maires sortants".
"On n’a pas eu de stratégie concurrente, gagnante", regrette le transfuge du PS. "Nous aurions dû nous compter au premier tour. Il fallait faire comme aux législatives, quand Macron osait faire les choses et mettre des candidats partout", insiste cet élu de 61 ans. "Pour les municipales, on n’a pas osé et on a eu la marque honteuse. C’est l’erreur que nous avons faite: jouer placé au lieu de jouer gagnant", tance le député Vignal, avec la métaphore du tiercé.  

"LREM est un mouvement très jeune", justifie Gabriel Attal à l’antenne d’Europe1 et de Cnews. "On aborde ces élections avec une forme de page blanche", reconnaît le secrétaire d’Etat. "On est engagés avec des alliés comme le MoDem qui sont ancrés depuis longtemps, donc forcément, ça peut frotter quelques fois", admet-il. 

Déconnectés des territoires

Des “frottements” qui font grincer des dents dans de nombreux départements. 

A Sens (Yonne), ce n’est pas une alliance avec le MoDem mais avec le Mouvement radical qui a du mal à passer. En septembre, la députée LREM Michèle Crouzet, refusée par la commission d’investiture contre sa rivale radicale, estime alors publiquement au micro de Europe1 que le président de la commission d’investiture [Alain Richard] est "déconnecté des territoires" et que les dirigeants d’En Marche! ne sont pas assez "à l’écoute" du terrain. Et, cas classique, elle annonce qu’elle sera candidate quand même. 
Depuis, Médiapart a rappelé que Claude Vivier Le Got, la candidate choisie par le parti présidentiel à Sens, a été condamnée à un an d’inéligibilité en 2015 après l’invalidation de ses comptes de campagne des municipales 2014 et met au jour de possibles “détournements d’argent” de son entreprise à des fins personnelles. Une situation locale qui pourrait donc évoluer.

Pendant ce temps-là, à Marseille, huit candidats potentiels ont été désignés dans les différents secteurs de la ville selon La Provence, et un "envoyé spécial" de la CNI, Jean-Marc Borello, 61 ans, président du directoire du groupe SOS, une organisation française spécialisée dans l'entrepreneuriat social et qui regroupe des entreprises et des associations, à Aix-en-Provence, est en mission sur place pour trouver la bonne pioche. 

Au milieu de ce grand bazar, pas sûr que les Français lâchent la proie pour l'ombre. 

dimanche 28 octobre 2012

Congrès de Toulouse: le PS peut être fier de ses militants

L'obsession de l'extrême droite ou le lapsus de la honte

Nisrine Zaïbi est vice-présidente de la région Bourgogne depuis 2010 !

Elle s'est présentée comme militante en arrivant à la tribune du congrès de Toulouse, mais, à la vérité, elle est  une habituée des assemblées.

Pourtant, quelques minutes après le début de son intervention, elle a commit un lamentable lapsus, disant sa chance de "pouvoir s'exprimer au congrès du parti national socialiste". Un amalgame désastreux, puisque les détenteurs du brevet des collèges de notre pays savent que le "parti national socialiste" était l'appellation du parti nazi d'Adolf Hitler dans l'Allemagne des années 30 et 40.
L'excuse de la désignation autoritaire -sans élection- du Premier secrétaire Harlem Désir, par la paire Hollande-Aubry, n'est pas une excuse. Ce lapsus, qui ne manquait pas à une série déjà longue au PS, est un facteur aggravant qui "salit" l'assemblée de Bourgogne.

L'élue régionale socialiste est une récidiviste

Dans la suite de son propos, Nisrine Zaïbi a raconté son combat contre l'extrême droite et combien elle a "pleuré en voyant arriver Jean-Marie Le Pen en finale en 2002".

Dans la foulée, l'élue socialiste commet un second lapsus, à pleurer...
La dinde à la mode stalinienne salue "fièrement" "notre président de la République, François Patriat", plutôt que François Hollande. Le culte du chef est resté vivace au PS, François Patriat étant le président de la région Bourgogne où elle siège.


L'incompétente est censurée

Fin d'intervention tumultueuse, puisque le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a précipité son arrivée en fanfare pour  couper la bafouilleuse avant un troisième lapsus: sa boîte à couacs est pleine !

A 25 ans, cette élue PS n'est pas seulement un piètre alibi de la diversité

La pleureuse avoue être un "intermède", un "divertissement"
Depuis 2008, cette 13e vice-présidente de Bourgogne sur 15 est conseillère municipale de Chalon-sur-Saôneoù elle est membre de la commission Sport, développement à l'international (flou...) et lutte contre les discriminations - jeunesse. Elle est la meilleure de la sélection socialiste dans le fief de Nono Montebourg, ancien député de Chalon-sur-Saône (1997-2012) et président du Conseil général de Saône et Loire (2008-2012) et spécialiste du "made in France".

Merci  au nouveau maire, Christophe Sirugue, de lui "avoir fait confiance" !

Harlem peut "compter sur elle" (sic), dit-elle, et sur la génération montante socialiste, formée - mieux qu'en IUFM - par le  PS de la rénovatrice Aubry. 
La sortante se flattait d'avoir mis le parti "sur de bon rails". Ce dérailement en est l'éclatante démonstration !
 ...

mardi 3 mai 2011

Primaire socialiste: Ca va saigner !

La fièvre monte au PS à l'approche de la primaire


Quatre réunions de différents groupes de soutien à Dominique Strauss-Kahn - mais aussi à François Hollande - se sont tenues mardi, tandis que la perspective de la candidature de Martine Aubry s'éloigne.


Les partisans de Dominique Strauss-Kahn sont entrés en effervescence
dans l'attente de la candidature, probable, de leur champion, multipliant mardi 3 mai les rencontres pour préparer le séjour prolongé en France du directeur général fantôme du FMI.

Plantage du Nouvel Observateur ?

Suite à l'agitation qui a saisi les socialistes, la déclaration de candidature de Dominique Strauss-Kahn est devenue officieuse et la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a dû démentir une information du site LenouvelObs.com affirmant qu'elle ne serait "pas candidate à la primaire socialiste".

Les Aubrystes testent leur "politique du bien-être"

"Ca n'a aucun sens", a-t-elle déclaré, assurant que c'était "des conneries"
(terme que les auto-censeurs militants ont édulcoré en "bêtise") et que "rien n'(était) fait aujourd'hui".


Alors que le pouls du PS s'emballe à nouveau, l'amère de Lille perdait ses nerfs en des termes brutaux qui "salissent" le parti. "Le moment n'est pas encore totalement venu du choix. Si je l'avais choisi, je l'aurais déjà dit", a lancé la première secrétaire. Aubry avait passé un pacte secret avec DSK garantissant qu'ils ne se présenteraient pas tous les deux à la primaire et respecteraient la date officielle pour se déclarer en juin. A vouloir imposer des règles qui n'arrangent personne d'autre qu'elle, son partenaire de complot ne respecte pas ses engagements, ne laissant plus rien ignorer de ses intentions, et bafoue sa complice. Outragée, l'amère de Lille se crispe aux manettes, constatant que le controle du navire lui échappe.

"Intoxication", a réagi de son côté le benjamin aux dents longues de l'Assemblée, Olivier Dussopt, un sbire de Benoît Hamon, ajoutant: " Il y a peut-être des coups bas et des tentatives de déstabilisation ".

"Préparer la venue de DSK"

Ils ne manquent pas les amateurs d'un petit tour en Porsche



Au Sénat, le député PS du Doubs, Pierre Moscovici, et son mouvement "Besoin de gauche" ont réuni à déjeuner quelque 75 parlementaires, grands élus, maires. Si certains convives tentaient de minimiser la rencontre, assurant qu'elle était régulière, tous ont reconnu que le nombre de participants était en hausse.
"C'est vrai qu'on est un peu plus nombreux à souhaiter avec beaucoup d'ardeur la candidature de DSK, mais franchement, il n'y a aucune fébrilité, aucune panique, aucune accélération" après le passage à Paris la semaine dernière du patron du Fonds monétaire international, a-t-il assuré.

L'objectif est de "préparer la venue de DSK" et de "faire en sorte que les élus puissent donner leur point de vue sur la situation actuelle et que le candidat puisse évoluer dans son programme", a affirmé le président du Conseil général du Territoire de Belfort, Yves Ackermann. C'est parler pour ne rien dire.
"Il faut se préparer pour faire en sorte que nous choisissions le meilleur candidat et DSK paraît le meilleur", a renchéri le sénateur Martial Bourquin (Doubs). Les déclarations d'allégeance fleurissent en nombre dans les bosquets de DSK au jardin socialiste.



Le duel Hollande - DSK se précise

Le PS vire au centre droit

La poussée de Marine Le Pen dans les sondages affolle le PS et nuit fort à la Ch'tite Aubry, à Benoît Hamon, son escort boy de l'agence Emmanuelli, et à Laurent Fabius et donc Bartolone. Les lignes ne vont pas tarder à bouger: on parle déjà d'une candidature de Hamon-le-benêt.


D'une part
, le sénateur François Patriat (Côte-d'Or) résumait ainsi la réunion: l'idée est de voir "comment s'exprimer intelligemment, sans gêner DSK qui est au FMI, et comment ne pas laisser d'autres faire des galops d'essai".


En début de soirée à l'Assemblée, une quarantaine de personnes se sont vues autour du député-maire strauss-kahnien de Grenoble, Michel Destot, président du club "inventer la gauche".
"On a tenu de multiples réunions pour préparer les thèmes de notre club", a dit l'enfariné Michel Destot, ajoutant: "Si Dominique Strauss Kahn est candidat, peut-être en tirera-t-il du grain (à moudre)".
Une autre enfin, prévue au même moment autour de Jean-Christophe Cambadélis notamment, a été reportée au 10 mai pour "des raisons de calendrier", a-t-on appris dans l'entourage de cet autre strauss-kahnien.

D'autre part, François Hollande régalait justement des proches à déjeuner au Sénat. Un déjeuner où il a notamment été question des déplacements à venir du candidat à la primaire. Une réunion de soutien au député de Corrèze était aussi prévue à l'Assemblée mardi soir.

Les rats quittent le navire Aubry


Un autre groupe de soutien à DSK a grossi en nombre : le petit-déjeuner des sénateurs, animé par François Patriat est passé de 35 à 47 membres en un mois. Parmi les nouveaux venus figure Jean-Pierre Sueur (Loiret), un ex-proche de longue date de Martine Aubry.

dimanche 1 mai 2011

Aubry trouve D$K super chaud

D$K s'agite dans l'ombre

Martine Brochen-Aubry serait accro au Dr. Bunga-Bunga

Dans le quarteron de tête, Dominique Strauss-Kahn, alias D$K, reste le candidat préféré des sympathisants de gauche , avec 38% des intentions de vote à la primaires du PS, tout directeur général du FMI qu'il soit.
Il devance Martine Aubry (22%), François Hollande, aka. Pays-Bas (très bas) arrive en troisième position avec 18%, et Désirdavenir Royal, quatrième (12%), avec le tiers des voix, elle est dans tous ses états !

Malmenée dans les sondages, Martine Aubry est allée à la mi-avril se ressourcer quelques jours dans un grand hôtel de Marrakech en compagnie de ses parents.
Strauss-Kahn s’est bien entretenu avec la patronne du PS durant son passage de février à Paris, mais seulement par téléphone et non de visu.
Martine Aubry l'a confirmé mais s'est empressée de la banaliser. "Dominique, je le vois à chaque fois qu’il vient à Paris, donc je l’ai vu comme je l’ai vu il y a peu de temps et comme je le reverrai dans peu de temps. Je l’ai au téléphone tous les trois, quatre jours, nous discutons", a-t-elle expliqué.

Alors, une rencontre discrète avec DSK, qui possède un ryad dans la Medina, était-elle prévue au Maroc, lors de la visite de "bien-être" ? Une piscine privée a en effet tout a priori pour la séduire, à Marrakech comme à Lille...

VOIR et ENTENDRE la Ch'tite Aubry qui s'est confiée à Laurent Gerra:

D$K a-t-il tenté de submerger Pays-Bas ?

Dominique Strauss-Kahn pose les jalons d’un retour en France
En février, entre la fin du G 20 et le passage au 20 Heures de France 2, DSK s’est ménagé un entretien avec François Hollande, le dimanche à midi dans le quartier de Montparnasse.

« C’est Strauss qui a appelé François pour lui proposer de le voir », indique Stéphane Le Foll, le directeur de campagne de Hollande. Le patron du FMI voulait jauger la détermination du député de Corrèze qui, parti de très loin, est maintenant pointé dans les sondages parmi les outsiders sérieux pour 2012. Si, avec Aubry, le « pacte de Marrakech » semble tenir, rien ne bride en revanche l’ambition de François Hollande qui a confirmé à son interlocuteur son intention de jouer sa carte personnelle jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au vote des sympathisants de gauche qui seront appelés, en octobre lors des primaires, à désigner le candidat du PS à la présidentielle. « Nous n’étions pas favorables à ces primaires, mais maintenant pas question de faire machine arrière sous le prétexte ridicule que cela ferait le jeu des divisions », assure Le Foll.

La température monte en strauss-kahnie

Dans les fédérations, les strauss-kahniens s'organisent.
Le 2 mai à Lyon, Gérard Collomb réunira le groupe "DSK 2012 Rhône-Alpes". François Patriat en Côte-d'Or et Patrick Mennucci à Marseille assurent aussi des relais. En Ile-de-France, DSK peut compter sur le soutien de Jean-Paul Huchon et de Michèle Sabban, vice-présidente du conseil régional, qui a lancé sur Facebook une pétition "Pour nous, c'est lui".

Le 3 mai, autour de Michel Destot, se tiendra à l'Assemblée nationale la première réunion du Conseil politique formé du "collège d'orientation politique d'élus" et d'un collège d'experts. Objectif : "Permettre à Dominique d'avoir un terrain d'atterrissage, qui ne soit pas parisien, certes utile, mais beaucoup plus large avec des relais en province, en entreprises etc...", souligne Dominique de Combles de Nayves, un haut-fonctionnaire qui avait coordonné la campagne de DSK en 2006 et qui est aujourd'hui chargé d'organiser l'événement.

Avec autant de ségogols recyclés dans ses basques, D$K incarnera difficilement la modernité et le renouvellement.


samedi 6 décembre 2008

Manifestation contre la fermeture de l'usine Amora de Dijon

Les socialistes Patriat et Rebsamen, les « bras ballants » ?
Le député-maire PS de Dijon, François Rebsamen, un ségolénien, et François Patriat, président PS de la région Bourgogne, ont défilé aux côtés des salariés d'Amora et des militants solidaires. Ne pouvaient-ils pas mieux ?

Ils ont manifesté samedi à Dijon contre le projet de fermeture de l'usine historique de fabrication de moutarde par la multinationale Unilever. La fermeture du site historique de moutarde à Dijon, celui de cornichons à Appoigny (Yonne), ainsi que sa plate-forme logistique locale devraient entraîner 296 licenciements, estiment les syndicats, contre 265 postes, selon la direction, parmi les 486 salariés d'Amora Maille.

> Accompagnés d'employées d'autres industries de la région , d'habitants de Dijon et le renfort de responsables politiques de droite, les salariés d'Amora, qui portaient des dossards "Unilever n°1 de l'Assedic" ou "Unilever, Joyeuses fêtes", étaient quatre mille personnes, selon les syndicats, 2.500 selon la police.
"Ce qui est en train de se passer est inacceptable", a dit Anne Fournier, Dijonnaise âgée de 50 ans. "C'est une société qui fait des bénéfices, il faut que toute la ville se mobilise pour sauver Amora."
> "On montre à Unilever qu'on est déterminés à sauver nos emplois en Bourgogne", a déclaré Sylvain Pépin, délégué CFDT et responsable de maintenance chez Amora depuis 20 ans.

>
Une bonne petite manif fait oublier les drames humains à certains …
"On est bien plus nombreux que ce qu'on avait espéré", s'est réjoui Didier Roche, délégué Force ouvrière, dans l'entreprise depuis 16 ans. "On se dit qu'on va peut-être pouvoir influencer la décision du groupe."

Et comment se fait-il qu’en 2000, Amora-Maille soit tombée entre les mains de la multinationale Unilever ?
Dans le secteur alimentaire, outre Amora, Uniliver possède Maille, Alsa, Fruit d'Or, Knorr, Maizena et Lipton.
Dans les années 50, Amora s’était étendue de la moutarde aux vinaigrettes, ketchups, mayonnaises ou cornichons et était devenue le numéro 1 du secteur des condiments en France.

Problème
Bénédicta, son concurrent, créa bientôt des difficultés à Amora. Cette marque concurrente a appartenu à Unilever jusqu'en 2000. Depuis que le groupe l'a revendue, juste après le rachat d'Amora Maille, ses dirigeants ont redressé les ventes et gagné des parts de marché. Ils n'ont pas tardé à extrapoler sur Amora...
Autre problème
"Les ventes d'Amora Maille ont baissé de 20 % depuis 2003", justifie la direction. "Non seulement le marché régresse, mais les marques de distributeurs gagnent du terrain." Les manifestants défileront-ils devant les sièges sociaux d’Auchan, Carrefour et les autres ?
Dommage que le PS soit centré sur lui-même, car lorsque, pendant la campagne présidentielle, sa candidate tenta de séduire les Français(es), elle était pleine d’ingéniosité ! N’avait-elle pas promis son soutien aux pêcheurs et l’aide financière de présidents de conseils régionaux socialistes pour venir en aide à EADS ? En période électorale, les socialistes admettent que soutenir une entreprise, c’est soutenir ses salariés. Mais après ?

Or, les Européennes de 2009 ne mobilisent pas Sa Cynique Majesté Royal, qui semble se consacrer exclusivement à son avenir, mais le député-maire ségolénien de Dijon, Frère Rebsamen, et François Patriat, président PS de la région Bourgogne, ne pouvaient-ils pas faire mieux pour Amora que la présidente de Poitou-Charentes pour la CAMIF, considérant l’ampleur de leurs pouvoirs ?

Seront-ils crédibles lorsqu’ils fustigeront le gouvernement ?