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lundi 30 janvier 2017

Primaire socialiste de Hamon à la Présidentielle: deux petits tours et puis s'en va!

"On a vu l'élection d'un premier secrétaire du PS," a estimé Raffarin, au lendemain de la primaire socialiste

Hamon a proposé à Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon de "construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable"

 sa proposition de dimanche, dès lundi matin sur BFMTV, l'écologiste rouge lui a recommandé de "s'émanciper" du PS pour se lancer avec EELV "dans la grande aventure écologiste et sociale". 
"Est-ce que Benoît Hamon va faire le nouveau François Hollande de la synthèse? (...) Et à ce moment-là, le PS qui dirige ce pays, qui a tourné le dos tous les jours à l'écologie, va le réduire, va le rabougrir et finalement ce ne sera qu'un candidat socialiste ? Ou est-ce que Benoît Hamon est prêt avec nous à la grande aventure," a-t-il interrogé.
Sur LCI, Mathieu Hanotin, le directeur de campagne de Benoît Hamon, a estimé que "le rassemblement" de la gauche s'adresse à l'électorat de gauche. "Le rassemblement c'est bien au-delà des acteurs institutionnels, politiques, qui ont fait le choix d'être candidats, ça s'adresse avant tout aux citoyens de gauche".

Christophe Castaner, député PS et soutien d'Emmanuel Macron, a expliqué sur LCI
que si certains députés socialistes souhaitent rejoindre "En Marche !" ils sont "les bienvenus" mais il n'y aura "pas de négociations, pas de négociations d'appareil, pas de promesses individuelles," a-t-il prévenu.



Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement "En Marche !" était l'invité de la matinale de LCI ce matin pour confirmer que Macron travaille au rassemblement, mais qu'il ne lance aucun appel à Benoît Hamon.

Ce lundi matin sur LCI, Christophe Caresche, député PS proche de Manuel Valls, a avoué que le tournant politique qu'implique la victoire de Benoît Hamon "pose un certain nombre de problèmes à des responsables politiques, des députés qui ont été loyaux au président de la République pendant 5 ans" et qui ne se voient pas se renier. 
Selon lui, ils sont aujourd'hui plus proches "idéologiquement" d'Emmanuel Macron que de Benoît Hamon. "Nous avons un candidat qui n’assume pas ce que le Parti socialiste a fait pendant 5 ans et prend des orientations qui n’ont jamais été discutée au sein du parti comme le revenu universel."

Un premier sondage donne Hamon derrière Macron mais devant Mélenchon

Crédité de 13 à 15% d'intention de vote, Benoît Hamon ferait mieux que le leader de la France Insoumise. 
Mais moins bien qu'Emmanuel Macron.  Devant Mélenchon et Jadot dans les intentions de vote, Hamon est plus que jamais en position de réunir la gauche derrière-lui. 

L'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls, Emmanuel Macron, qui arrive en troisième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, battrait le candidat de la droite François Fillon au second tour, selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint pour Le Figaro, RTL et LCI publié dimanche. 
Le candidat du mouvement "En marche!" l'emporterait, que ce soit face à l'ex-premier ministre (58-42) ou face à la présidente du Front national Marine Le Pen (65-35). 
Quant à lui, François Fillon l'emporterait face à la leader frontiste (60-40). Au premier tour, Marine Le Pen (25%) arriverait en tête des intentions de vote devant François Fillon (21%) et Emmanuel Macron (20%). 
Benoît Hamon, tout juste investi candidat du Parti socialiste contre Manuel Valls, est lui crédité de 13%. L'ex-ministre de l'Education devance le candidat de "La France insoumise" Jean-Luc Mélenchon (10%) et le président du MoDem François Bayrou (5%) qui n'a pas encore dit ses intentions pour l'élection. 
La présence ou l'absence du leader centriste ne changerait quasiment rien aux rapports de force: Benoît Hamon (15%), Jean-Luc Mélenchon (10%), Emmanuel Macron (21%), François Fillon (22%), et Marine Le Pen (25%). "Compte tenu des incertitudes et de l'instabilité actuelles, un second tour sans François Fillon n'est plus exclu, même si ce n'est pas le plus probable à ce stade", a déclaré Emmanuel Rivière de la Sofres. 

"Ce qui renforce la dynamique d'Emmanuel Macron, c'est surtout le 'Penelopegate'. C'est la dégringolade de François Fillon qui fait monter Emmanuel Macron, " sur des allégations concernant une pratique légale et largement répandue. 
Ainsi, le 3e personnage de l'Etat, Claude Bartolone a-t-il épousé sa salariée, attachée parlementaire à sa personne... 
Les électeurs de Marine Le Pen sont les plus sûrs de leur choix au premier tour (78%), devant ceux de François Fillon (61%), de Jean-Luc Mélenchon (56%), de Benoît Hamon (46%) et d'Emmanuel Macron (41%). 

Le sondage Kantar-Sofres-Onepoint a été réalisé en ligne les 26 et 27 février auprès d'un échantillon de 1.032 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

vendredi 20 février 2015

Motion de censure: la loi Macron précipite le paysage politique dans le chaos

Les députés qui n'ont pas voté la motion de censure

Après avoir bien aboyé, les "frondeurs" du PS sont rentrés à la niche

La totalité des députés socialistes et radicaux de gauche n'a pas voté la motion, de même que les cinq alliés d'outremer du Front de gauche et les 17 membres du groupe écologiste EELV, dont le fameux de Rugy qui, resté sur le bas côté lors du changement de gouvernement, appelle au dialogue au sein d'une majorité "dans une impasse," s'offrant de débloquer la situation... contre un maroquin.

Les "frondeurs" se sont alignés
Christophe Caresche, député PS de Paris, s'est exprimé ce jeudi sur BFMTV peu avant le rejet de la motion de censure contre le gouvernement. En votant cette motion contre le projet de loi Macron, "une poignée de députés socialistes a décidé de privilégier son propre intérêt sur celui du groupe", a-t-il taclé. Un geste qui "n'est plus admissible". Le député PS a évoqué "la dérive" d'un "certain nombre de députés socialistes qui s'alignent progressivement sur les positions de monsieur Mélenchon". "Il est clair que nous avons un désaccord", a assuré le député PS.



Et, parmi les neuf non-inscrits, ne l'ont pas voté les anciens socialistes Thomas Thévenoud, le fraudeur (Saône-et-Loire), et Sylvie Andrieux poursuivie en justice (Bouches-du-Rhône), et, curieusement, le député d'extrême droite Jacques Bompard (Vaucluse).


Le climat au sein du PS était des plus houleux. Le Premier ministre a choisi l'épreuve de force pour imposer la loi Macron aux Français, mais d'abord  aux contestataires socialistes. "Le grand marais du groupe n'en peut plus du comportement de certains frondeurs", a affirmé un jeune élu socialiste. Mais "on ne va pas faire un schisme, on va les étouffer".
"Personne n'a évoqué un instant l'idée de voter la motion de censure" 
a,  quant à lui, avoué mercredi l'un des animateurs des frondeurs, Christian Paul, après une réunion de 35 députés du collectif "Vive la gauche". "Le débat n'est pas de garder ou de changer de Premier ministre," mais de "l'influencer dans le sens du progrès social", a s'est justifié un autre rétropédaleur, Pascal Cherki, profil bas

Sept centristes se sont marqués à gauche
Le groupe des 30 députés UDI s'est disloqué:  sept n'ont pas voté la motion de censure déposée par leur propre groupe avec l'UMP et son nouveau président, Jean-Christophe Lagarde, n'a pas eu la poigne du totalitaire Bruno Le Roux.  



Philippe Vigier : "Votez la motion de censure... par LCP

Les sept mercenaires qui n'ont pas voté la motion sont Jean-Christophe Fromantin (Hauts-de-Seine) et Michel Piron (Maine-et-Loire), qui l'avaient annoncé, Thierry Benoit (Ille-de-Vilaine) et Philippe Folliot (Tarn), ainsi que trois élus d'outremer : Sonia Lagarde (Nouvelle-Calédonie), Maina Sage et Jean-Paul Tuava (Polynésie).

Valls fait éclater la majorité présidentielle 

Le Front de gauche vote avec la droite
Emmanuel Macron
Mélenchon voulait une "motion de gauche."
Le soutien du Front de gauche à une motion de censure de droite a aussi provoqué des remousJean-Luc Mélenchon critiquant l'attitude des communistes et affirmant qu'il aurait, lui, proposé "aux frondeurs et aux écologistes une motion de gauche".
Mais une telle motion était "impossible", selon le chef de file des députés Front de gauche André Chassaigne, car il faut les signatures de 1/10e des membres de l'Assemblée (58 députés) pour qu'elle soit recevable. De fait, seule la néo- députée apparentée écologiste, Isabelle Attard,  était prête à s'y associer.
Le PCF ne contrôle plus ses troupes. Six des dix députés communistes, une député apparentée écologiste du Calvados, Isabelle Attard, co-présidente (avec Pierre Larrouturou) du mouvement Nouvelle Donne, avec six députés non-inscrits -notamment les deux du FN- ont voté la motion de censure.

Quatre députés Front de gauche
, tous communistes, ne l'ont pas non plus voté
, selon l'analyse du scrutin publié par l'Assemblée : Alain Bocquet (Nord), Gaby Charroux (Bouches-du-Rhône), Patrice Carvalho (Oise) et Nicolas Sansu (Cher).
Mais, à l'appel d'André Chassaigne, président de groupe, sept communistes ont voté pour la motion:  Jacqueline Fraysse, Marc Dolez, Jean-Jacques Candelier, Marie-George Buffet, François Asensi et André Chassaigne, donc.

Sarkozy tient la barre

L'UMP fait le plein: les 198 élus UMP ont tous voté le texte, comme un seul homme. Y compris les députés comme Frédéric Lefebvre ou Hervé Mariton, qui s'étaient prononcés en faveur de la loi Macron. Mais la presse -si assidue à annoncer la mort du premier parti d'opposition- se refuse à saluer l'exploit de Sarkozy. 

Les autres non-inscrits ont voté la motion de censure.
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan (Essonne), les élus FN Gilbert Collard (Gard) et Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse), le MoDem Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), l'élue du Mouvement pour la France Véronique Besse (Vendée) et l'ancien UDI Gilles Bourdouleix (Maine-et-Loire).


A noter que l'unique député Modem a voté en faveur de la motion de censure. Le patron du parti centriste, François Bayrou, s'était pourtant publiquement prononcé contre la censure.  Jean Lassalle "ne cautionne pas la méthode du gouvernement totalement décousue, incompréhensible et illisible pour nos concitoyens" sur l'examen du projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République, la loi Macron.

lundi 27 mai 2013

Désir a-t-il la légitimité pour juger l'UMP et son président ?

Copé estime-t-il que Désir est "un problème, y compris dans son camp" ?

Copé serait en revanche "un problème, y compris dans son camp", selon la chose de Hollande
Le PS avait déjà trouvé un avocat général en la personne de Montebourg

Le schizophrène à la marinière et aux croissants capable d'éructer contre les patrons dans la minute qui suit,  n'a-t-il pas déclaré à propos de la candidate Royal que "son principal défaut, c'est son compagnon", dit la "gauche molle", alias François Hollande. Devenu président, le candidat souffre-douleur a fait de son camarade socialiste maltraitant son ministre fossoyeur de l'Industrie: le maso se muait ainsi en sado, tant il est donc vrai que les victimes pratiquent à leur tour les sévices qu'ils ont eux-mêmes subis.  

Harlem Désir, premier secrétaire -non élu- du PS, s'en est pris lundi avec virulence au président de l'UMP Jean-François Copé
Il l'a accusé d'"irresponsabilité" vis-à-vis de l'extrême droite, ce qui, selon lui, en fait "un problème, y compris dans son camp".

Sur  Radio Classique et Public Sénat, le service public étant à disposition permanente, l'apparatchik et eurodéputé à temps partiel, a lancé: "je demande à l'UMP de cesser de cautionner des groupuscules (...) d'extrême droite qui s'étaient tous donné rendez-vous" à la Manif pour tous la veille à Paris.
"La droite est aujourd'hui buissonnisée", a ironisé le méchant polémiste, en allusion à l'essayiste et journaliste Patrick Buisson, accusé d'avoir droitisé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Dans les rêves du patron socialiste coopté, elle est "totalement divisée entre une droite extrémisée qui n'hésite plus à défiler avec l'extrême droite" et "une droite un peu lâche, mal à l'aise", qui "n'a pas appelé à manifester et qui n'a pas le courage de contrer la stratégie de M. Copé".
"J'ai mis en alerte depuis plusieurs mois contre cette levée des digues entre la droite et l'extrême droite", s'est-il enfin félicité, se citant.

Désir, marionnette des présidents socialistes

Pour le patron socialiste élu de nulle part en nom propre, le député-maire de Meaux est "le premier des présidents de l'UMP, de sa famille politique, à avoir accepté de défiler au coude à coude avec l'extrême droite à plusieurs reprises, à l'occasion de ce mouvement". Désir s'est-il interrogé de savoir s'il est ou non
"le premier des premiers secrétaires" du PS à n'avoir pas été légitimement élu, mais désigné par le président du PS à l'Elysée

La loi sur le mariage homosexuel est "une grande victoire politique pour la gauche", mais aujourd'hui, "le pays a besoin d'apaisement", a poursuivi M. Désir, au terme de son violent réquisitoire. Donc il y a une "irresponsabilité de la part de M. Copé, pour des raisons internes, parce qu'il est dans une bataille contre d'autres" à droite, conclut Désir dans une tentative de raisonnement dont il a le secret depuis qu'il avait été placé par François Mitterrand à la tête de SOS Racisme.

Des parlementaires PS sont très critiques de l' "action" du premier secrétaire.
Servile
"Il est un problème, y compris dans son camp", a déclaré le dirigeant socialiste. "Cela a été pointé par M. Juppé, par d'autres responsables, peut-être plus expérimentés, plus sages, plus républicains".
"Cette façon qu'il a de jeter des passerelles en permanence avec la droite la plus extrémisée, y compris avec des groupuscules d'extrême droite, finit par poser un problème dans le fonctionnement de la République", selon le premier secrétaire du PS.


Or, des élus socialistes, dont certains proches de l'exécutif, demandent à  Désir de rendre des comptes

Signataire d'une motion qui a réuni 5% des voix au congrès de Toulouse en octobre, Gaëtan Gorce juge "catastrophique" et "contre-productive" l'action du PS, dans un entretien au Figaro. "Le premier secrétaire est en permanence à contretemps : il n'est pas là quand nous en aurions besoin et inversement", tacle le sénateur de la Nièvre.
Jean-Christophe Cambadélis est également vent debout contre Harlem Désir. "Je trouve que le Parti socialiste n'est pas à la hauteur du combat", déplore-t-il sur Canal+, regrettant que Désir n'ait pas lancé une "campagne nationale d'explication" de l'action du gouvernement. "Notre parti doit être plus offensif",estime dans Le Monde le jeune député Gwendal Rouillard, un proche du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui presse Harlem Désir de "s'affirmer".
Beaucoup regrettent justement que le PS mette le paquet sur le sociétal, notamment sur le mariage des couples homosexuels, plutôt que sur la lutte contre le chômage, par exemple. "Le PS doit davantage s'impliquer sur les questions économiques et sociales. Il y a un très gros travail de pédagogie à accomplir", juge le député parisien Christophe Caresche.


samedi 30 mars 2013

Le PS n'accepte aucune critique de Hollande par l'opposition

Les socialistes sont-ils les démocrates qu'ils croient ?

Le PS accuse l'UMP de surjouer les critiques anti-Hollande

O gaúcho Eduardo Rihan-Cypel,
36 anos, natural de Porto Alegre, 

vai ocupar uma cadeira da 
Assembleia Nacional Francesa.
Le Parti socialiste a accusé samedi l'UMP d'avoir musclé ces derniers jours son opposition à François Hollande, avec "des critiques caricaturales et surjouées".
Samedi, au surlendemain de la prestation télévisée de François Hollande accueillie par une avalanche de critiques, le député Eduardo Rihan Cypel, un nouveau porte-parole en surnombre du PS, a contre-attaqué en s'en prenant àJean-François Copé pour détourner l'attention.

Pour le communicant socialiste, "les critiques... de l'UMP ces derniers jours n'ont qu'un objectif : masquer les révélations sur la tricherie organisée à l'UMP lors du vote interne pour la présidence du parti".
"L'état de délabrement interne décrit par Carole Barjon et Bruno Jeudy dans leur livre est tel que l'UMP n'a qu'une solution pour le faire oublier : attaquer grossièrement le chef de l'Etat pour faire diversion", ajoute-t-il dans un communiqué.

Le porte-parole sur-numéraire est député de Seine-et-Marne comme le président de l'UMP
C'est pourquoi il vient d'être promu par Désir H., bras gauche de Hollande, pour s'en prendre aussi à la ligne politique "ultra-libérale" de J.-F. Copé. C'est ainsi qu'il reproche au premier parti d'opposition de proposer "la pire cure d'austérité que le pays pourrait connaître avec 3 points d'augmentation de la TVA, le retour à 39h payées 35 et une méga RGPP".

E. Rihan Cypel, né au Brésil de parents brésiliens il y a 37 ans, a rejoint cette semaine l'équipe pléthorique de porte-parole du PS. Pour "ne rien laisser passer" des attaques de l'opposition, ils sont désormais trois sous l'autorité de David Assouline, coordinateur du porte-parolat et chargé du point de presse hebdomadaire du lundi: les sénatrice de l’Oise Laurence Rossignol, et des Pyrénées-Atlantiques, Frédérique Espagnac.
Il faut que la politique gouvernementale soit bien difficile à défendre pour que le PS gonfle ainsi son pôle de gestionnaires de la parole officielle et de ses éléments de langage.

L'homme est aussi conseiller régional d'Ile-de-France sur la liste de Jean-Paul Huchon, depuis seulement deux ans. En 2010, Eduardo Rihan Cypel créa également le groupe d'élus naturalisés baptisé "Français sans distinction", au risque que ses prédécesseurs sur le territoire ne se sentent bien banals et très différents.

Le nouvel impétrant est donc un cumulard de fonctions, puisqu'il est d'abord secrétaire national à l’Énergie, d'une part, et membre de la commission de la Défense, chargé des questions de cybersécurité, d'autre part. Il a déjà été propulsé en urgence sur les plateaux de télévision avec pour principal mérite d'être un contestataire de Copé, le tombeur attendu.

Un marquage à la culotte valorisant

Cette nomination d'un député de Seine-et-Marne intervient alors qu’à l’automne dernier, c’est un autre député de Seine-et-Marne, Olivier Faure (Sénart-Le Mée), qui était fortement pressenti pour devenir l’un des portes-parole du parti à la rose.Le patron de l'UMP ne manquera pas de roquets à ses basques, puisque Désir H n'est pas à la hauteur, aux dires même de ses militants !

Harlem Désir est rendu responsable de tous les maux du gouvernement
Un peu moins de cinq mois après sa désignation par Hollande  à la tête du Parti socialiste, voilà déjà Harlem Désir contraint de rendre des comptes à ses camarades. En cause : les critiques, de plus en plus nombreuses, émanes notamment d'élus signataire d'une motion au congrès de Toulouse en octobre, Gaëtan Gorce a le premier ouvert le feu, jugeant "catastrophique" et "contre-productive " l'action du Parti socialiste, dans un entretien au Figaro. "Le premier secrétaire est en permanence à contretemps : il n'est pas là quand nous en aurions besoin et inversement", tacle le sénateur de la Nièvre. 

Il a pu compter sur le soutien du député parisien Jean-Christophe Cambadélis. "Je trouve que le Parti socialiste n'est pas à la hauteur du combat", déplore-t-il sur Canal+, accusant Désir de n'avoir pas lancé une "campagne nationale d'explication" de l'action du gouvernement: sa cohérence et sa lucidité n'apparaissent donc pas à tous ! 

"Notre parti doit être plus offensif",estime dans Le Monde  un nouveau député (2011) et ancien attaché parlementaire du ministre de la Défense, Jean-Yves Le DrianGwendal Rouillard qui, âgé de 37 ans, presse cet autre apparatchik, Harlem Désir (53 ans), de ..."s'affirmer".

"Que le PS se fasse entendre sur des sujets de fond !"


Beaucoup regrettent que le PS mette le paquet sur le mariage des couples homosexuels, le droit de vote des étrangers et le non-cumul des mandats, plutôt que sur la lutte contre le chômage, par exemple. "Le PS doit davantage s'impliquer sur les questions économiques et sociales. Il y a un très gros travail de pédagogie à accomplir", juge le député parisien Christophe Caresche, proche de Daniel Vaillant et Bébert Delanoë.

"Le Parti socialiste pourrait faire mieux, abonde
sur LCP Olivier Faure, un député très proche de Jean-Marc Ayrault, dont il a été directeur de cabinet. Je souhaite que le PS se fasse entendre sur des sujets de fond, sur des sujets qui ne soient pas exclusivement sociétaux ! Et qu'il soit aux avant-postes, ce qu'il n'est pas toujours."


"Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas au PS", surenchérit le patron des sénateurs socialistes, Frère François Rebsamen, cité par Le Figaro.
Ministre-zombie de l'Agriculture et chef de file des "hollandais",
Stéphane Le Foll a rencontré lundi Harlem Désir

"Il y a pour lui la nécessité de prendre la mesure de la situation globale et de fixer les objectifs de travail pour le PS", visiblement en toute indépendance, grince celui qui a été le factotum de François Hollande quand il était en sommeil rue de Solférino pendant plus de dix ans, et à qui certains prêtent l'ambition de prendre la tête du PS lors du prochain congrès.


Malgré la crise, le chômage, la chute du pouvoir d'achat et la dette publique, la priorité des priorités au PS reste donc néanmoins de ne pas lâcher les baskets de Copé ! 

Comment la "boîte à outils" de Hollande s'est transformée en boulet

VOIR et ENTENDRE le président François assurer qu'il a donné aux entreprises des "outils exceptionnels" et que, si la compétitivité ne vient pas, c'est que les entrepreneurs seront responsables de ne pas les avoir mis en oeuvre. 


A-t-on déjà vu président plus irresponsable et vicieux ?

Il fallait bien embaucher du personnel pour mieux museler l'opposition: la gauche n'a jamais assez d'effectifs, y compris pour manipuler l'opinion.



samedi 6 octobre 2012

Taxe justice: Taubira creuse les déficits publics

L'idéologue annonce la suppression de la taxe justice de 35 euros


Un avocat commis d'office
pour les plus défavorisés
et pour pas cher...
Un Chinois low cost, quoi !


Effet d'annonce, certes, mais la Justice a-t-elle les moyens ?

Vivement contestée à gauche, comme le reste, lors de sa création il y a un an, la taxe justice devrait être supprimée en 2014. Mais la chancellerie recherche un financement alternatif de l’aide juridictionnelle: un vrai casse-tête, comme en témoignent les précédents échecs successifs. Mais Taubira ne manque jamais une occasion de se grandir et de passer pour plus forte que ses prédécesseurs, au détriment des classes moyennes, puisqu'elle ne va tout de même pas prétendre solliciter les entreprises aussi sur ce coup-là ! 
" Je vous donne ma parole ici qu’en 2014 j’abrogerai cette taxe de 35 € ", a annoncé la garde des Sceaux vendredi 5 octobre, lors de l’assemblée générale du Conseil national des barreaux (CNB). 


Depuis le 1er octobre 2011, les justiciables ont l’obligation de s’acquitter d’un droit de timbre pour que leur dossier soit jugé irrecevable. Cette taxe finance l’aide juridictionnelle (AJ), c’est-à-dire l’aide d’État permettant aux justiciables à faibles revenus de bénéficier des services d’un avocat débutant ou incompétent:  bien que dispensé des épreuves du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa), l'ex-journaliste Noël Mamère, l'hystérique élu d'Europe Ecologie-les Verts, est trop cher pour les plus défavorisés. Mais rappelons que la gauche et l'Ordre des avocats s'étaient pourtant indignés que des politiques puissent revêtir la robe sans avoir à justifier de huit ans d'études. Par décret n°2012-441 du 3 avril 2012 - art. 5 , les personnes justifiant de huit ans au moins d'exercice de responsabilités publiques les faisant directement participer à l'élaboration de la loi sont dispensées de la formation théorique et pratique et du certificat d'aptitude à la profession d'avocat.


Mais Cricri Taubira doit aussi faire face à un manque à gagner de 55 millions d’euros, l’an dernier, quand elle avait rapporté près du quart du budget global de l'aide juridictionnelle.
Conscient de ce risque, le gouvernement Fillon en avait déjà exonéré les Français les plus modestes, mais la crise l'avait contraint à exclure de ce dispositif certains contentieux (tutelle, surendettement, liquidation judiciaire, contentieux des étrangers, accès au juge des enfants, etc.). Taubira n'a pas les mêmes craintes d'équilibre budgétaire lorsqu'elle procède à ce nouvel effet d'annonce: si jamais les Français ne retenaient que ses bonnes intentions, n'est-ce pas !...

Un effort supplémentaire demandé aux Français


Savoir  comment la ministre de Ayrault-Hollande compte financer l’AJ. Christiane Taubira n’a pas caché qu'elle n'a pas résolu le problème... Elle a d’ailleurs rappelé vendredi qu’elle aurait voulu supprimer la taxe dès cette année au nom de la " justice sociale ", mais qu’elle avait dû y renoncer étant donné les " contraintes budgétaires "  du moment.
Vendra-t-elle des tribunaux ? Pour l'heure, elle n’exclue pas de " vendre quelques joyaux de la Chancellerie ",  sans autre précision: elle planche plus sérieusement sur un " dispositif alternatif "  de financement.
Véritable serpent de mer depuis des années, le financement de l’AJ ne cesse de diviser. Plusieurs pistes de réforme ont été envisagées. En 2009, le rapport Darrois avait préconisé de faire contribuer les bénéficiaires en taxant le chiffre d’affaires des professions juridiques. Il a ensuite été envisagé d’instaurer une taxe sur les actes juridiques, mais aussi de créer un droit supplémentaire sur les droits d’enregistrement (pour les ventes d’immeubles, les cessions de fonds de commerce, etc.). Prendre aux uns pour donner aux autres.Il a, enfin, été imaginé de mettre à contribution les assureurs, via une taxation sur les bénéfices provenant des contrats de protection juridique. Ayant à chaque fois provoqué l’ire des professions concernées, ces réformes n’ont jamais vu le jour.
La garde des Sceaux a, par ailleurs, annoncé l’abrogation du décret facilitant l’accès des parlementaires et anciens ministres à la profession d’avocat.
Au PS comme à l'UMP l'admission par décret des membres du gouvernement, députés et sénateurs et de leurs collaborateurs assistants parlementaires a fait consensus : ce qui pouvait profiter aux politiciens UMP si le décret était pris, profiterait un jour aux députés PS. Mais cette réforme avait pourtant beaucoup agité la gauche devant les media lors de son adoption: étaient visés Jean-François Copé ou Dominique de Villepin, ancien premier ministre ! Imaginez un instant qu'ils conseillent les justiciables sans ressources... 
Les partis d'opposition, les syndicats de magistrats et ...d’avocats avaient donc estimé que cette taxe mettait à mal l’accès gratuit et égal à la justice.
Sans considération de la compétence des avocats requis, ils redoutaient qu’un tel montant (35 € en première instance et 150 € en appel) ne dissuade les justiciables les plus modestes d’aller devant la justice. Depuis avril dernier en effet, les députés, sénateurs et anciens ministres peuvent devenir avocat sans formation ni examen spécifiques, sous réserve d’être titulaires d’une maîtrise en droit et de justifier de huit ans d’exercice de responsabilités publiques. La chancellerie planche actuellement sur un nouveau décret rendant plus contraignant l’accès à la profession.

Julien Dray
, privé de circonscription par le PS aux législatives, est resté sur le carreau: il devra se soumettre quant à lui à la formalité des épreuves de l'examen avant de pouvoir donner dans le social en Seine-Saint-Denis, mais aura-t-il à vendre sa collection de montres  hors de prix  pour aider les justiciables dans le besoin.
"Le Barreau n'est pas destiné à récupérer des hommes politiques en mal de reconversion professionnelle", a réagi Me Jean-Bernard Thomas, avocat au barreau de Paris et président d'honneur de l'Association des avocats conseils d'entreprises. Mais Pierre Joxe ou Christophe Caresche sont devenus avocats sans vérification de leurs aptitudes: connaissent-ils seulement le prix du pain ou du timbre ?

jeudi 4 novembre 2010

Copé veut faire participer Martin Hirsch au désendettement

Futur compagnon d'Emmaüs? Ce n'est pas encore pour demain !...

Réponse du berger Copé à la bergère Hirsch

Le conflit entre Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, et Martin Hirsch, ancien Haut-commissaire aux Solidarités, se poursuit sur le terrain législatif au sujet des conflits d'intérêt qui existerait, selon Martin Hirsch entre la fonction de parlementaire de Copé et son travail à temps partiel dans son cabinet d'avocat d'affaires.

Copé avait alors mis en cause Hirsch qui, à son départ du gouvernement, avait pris la tête de l'Agence de service civique qu'il avait lui-même créée lorsqu'il était au gouvernment.
Le service civique volontaire, qui veut toucher 10.000 jeunes de 16-25 ans dès 2010, a été créé par la loi du 10 mars 2010, après un vote quasi unanime du Sénat, alors qualifié de "petit miracle républicain" par Mohamed Hirsch.

Aucun syndicat ne défend encore ces avantages acquis-là

Jean-François Copé veut mettre Hirsch à la portion congrue
Examiné vendredi, l'amendement n°II-94 à l'article 48 de la loi des Finances prévoit de «supprimer dans les charges de l'agence [de service civique] l'indemnité du président de l'agence», selon une 'révélation' du secrétaire général du groupe socialiste à l'Assemblée, Olivier Faure, jeudi.
Le quotidien d'opposition Libération a également retrouvé quelque sympathie soudaine pour ce renégat, un homme de gauche et ancien membre de cabinets ministériels de Martine Aubry et Bernard Kouchner, mais bénéficiaire de l'ouverture à gauche. Dans cet amendement -évidement signé par des élus UMP-, le quotidien voit une petite vengeance du chef de file des députés UMP là où il n'y a que ...miracle républicain.

Une vipère nourrie au sein du gouvernement

Copé n'avait certes pas apprécié les accusations de conflit d'intérêts portées par cette " prise " politique de Nicolas Sarkozy dans son livre « Pour en finir avec les conflits d'intérêts », mais il faut bien aussi
que chacun assume les conséquences de ses actes.

A qui le tour?
Combien de députés, avocats de fraîche date, épargnés par Hirsch-le-Judas ?
Jean Glavany (PS) ou Christophe Caresche (PS) et Noël Mamère (Verts) ? Julien Dray (PS) est également en attente de la robe noire.