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mercredi 29 janvier 2020

Une femme de djihadiste n'est pas fichée djihadiste: l'une d'elle est mise en examen en France

Echappée de Syrie avec ses enfants, expulsée de Turquie, cette femme procréait-elle pour Daesh ?

Cette maman d'une trentaine d'années est instrumentalisé pour jouer sur la corde sensible des mamans de France ?

Les familles des victimes françaises des fous de l'islam aussi ? 
Elle a été mise en examen par un juge antiterroriste - simple formalité effectuée mardi, étape obligée qui ne préjuge en rien de quelque suite judiciaire que ce soit -, en effet, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Croyez-vous que des charges aussi lourdes suffisent à appeler des juges français du siège à la fermeté ?  

Valeurs actuelles met sur la table un sujet  subalterne : "elle est le symbole de la complexité, pour la France, de faire face à ses "revenants", ces islamistes et leurs enfants de retour des rangs de l'organisation Etat islamique". 
La question de fond serait plutôt de savoir si la France doit reprendre ceux de ses citoyens qui la combattent à l'extérieur et exécutent des concitoyens, laissant des femmes (et des enfants, puisque les enfants sont des otages de leur défense : le droit du sol est à sens unique...). 

Mardi 28 janvier, allez savoir où, l'une de ces femmes de djihadistes a été mise en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", rapporte Le Parisien. Après s'être échappée avec ses trois enfants d'un camp en Syrie, elle avait été expulsée par la Turquie, mardi.

Restent encore... 450 "revenants" potentiels

Née en 1989, terrible indiscrétion d'une source proche du dossier, elle a également été placée en détention provisoire, poursuit le journal de source judiciaire. Cette décision est une exception à la présomption d'innocence. 

Elle était en effet visée par un mandat d'arrêt - sans doute du seul fait que c'est une simple maman comme les autres - et a donc été directement présentée à un juge d'instruction à son arrivée en France. A croire donc qu'est infondée l'accusation de laxisme qui colle aux basques de nos juges.

Ses enfants, eux, ont été pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. 
"La prise en charge s'est très bien déroulée tant par les services judiciaires que par l'Aide sociale à l'enfance", a expliqué l'avocat de cette femme, Me Nabil Boudi. La France ne les a donc pas traumatisés à vie ? 
On croyait être autorisé à rêver : les Indigènes de la République ne vont pas pouvoir accabler la France raciste..

Mais ce conseil en tire des conclusions biaisées qui ne seront que très provisoirement du goût des Indigènes : cela montre que la France est "en capacité d'accueillir les femmes et les enfants qui sont dans les camps" de Syrie. Cette malheureuse maman et ses innocents enfants en annoncent 446 autres...
Mais sachant  que l'Irak est déjà jugée en incapacité du moindre jugement serein, il va donc falloir élargir les portes pour les 'revenants' que, bien sûr, la France "s'honorera d'accueillir"...  

Belloubet a évoqué la possibilité du rapatriement des djihadistes français détenus en Syrie

Cette image capturée sur un site internet de militants, montre des combattants de l'EIIL défilant dans leur quartier général de Raqqa, en Syrie.A rebours de précédentes déclarations françaises, la ministre de la Justice a déclaré le samedi 25 janvier  dernier qu'elle ne "voit pas d'autre solution". Et comme aucun membre de cet exécutif français n'est fiable,
son entourage a nié une rupture avec la position de Paris sur ce dossier sensible. Attendez-vous à ce que la prochaine déclaration nous apprenne que des djihadistes ont été accueillis en Lozère ou dans la Creuse pour "redynamiser" la région...
"Jusqu'aux récentes évolutions [les déclarations de ce gouvernement n'engagent pas l'avenir], nous pensions à la possibilité de mettre en place avec d'autres Etats européens un tribunal mixte en Irak", pour juger les djihadistes étrangers - notamment français - que leurs pays ne veulent pas reprendre, un tribunal "que nous aurions appuyé", a expliqué la ministre dans les colonnes de Libération, le 11 janvier 2020. Mais «la donne a changé», a-t-elle susurré sans plus de détails. «Dans ce cas là, s'il n'est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d'autre solution que de rapatrier ces gens en France. Tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l'avons toujours fait
Après en avoir longtemps mené une politique personnelle sans considération de l'Europe, la Turquie passe commence à plaire à Macron : en novembre, le pays de Recep Tayyip Erdoğan a entrepris les renvois vers leurs pays des djihadistes détenus sur son sol. En décembre, déjà, quatre femmes - mises en examen à leur arrivée -, et sept enfants avaient déjà été renvoyés en France. Les autorités affirment que 450 ressortissants français affiliés à l'organisation Etat islamique sont toujours détenus en prison ou retenus dans des camps en Syrie. Il s'agirait de 150 adultes et 450 enfants.


Les "revenants" dont le retour serait "une chance pour la France"



En mars dernier, la presse indiquait qu'environ 1.700 Français et Françaises, dont environ 700 djihadistes, ont rejoint le 'califat' sur le théâtre syro-irakien à partir de 2014, selon le gouvernement français. Quelque 300 djihadistes ont déjà été tués, tandis qu’un petit nombre a rejoint d'autres pays (Afghanistan, Maghreb, Libye), en transit. Plus de 330 personnes, dont environ quatre-vingts mineurs, sont en outre revenues en France.


Parmi les djihadistes et leurs proches en détention, on compterait environ 40 Français sur les 900 djihadistes étrangers aujourd'hui aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie, tandis qu'une quarantaine de familles françaises, mères et enfants, sont prisonnières des YPG.

Il semblerait que Belloubet soit impatiente de revoir Thomas Barnouin, 37 ans, le théologien, que l'on dit captif. 
Il est l'une des figures les plus connues des djihadistes français aujourd’hui détenus par les forces kurdes.
Originaire de Toulouse et membre de la filière d’Artigat, converti à l'islam en 1999, il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme. Une sentence d'une extrême sévérité...

Adrien Guihal, le propagandiste, captif.
Agé de 33 ans, Adrien Guihal a longtemps été l'un des principaux propagandistes de Daech. Connu sous le nom d'"Abou Oussama al-Faransi", il a prêté sa voix aux revendications de plusieurs attaques perpétrées par l'EI en France, dont l'attentat de Nice en 2016, et travaillé au sein d’organismes médiatiques fondés par l'organisation: l'agence de propagande Amaq, Al-Hayat Media et la radio Al-Bayan.
Capturé avec sa femme et ses... six enfants en mai 2018 par les forces kurdes à Raqa, il avait rejoint la Syrie trois ans plus tôt. Né dans le XIIe arrondissement de Paris, il s'est converti à l'islam en 2002, avant d'effectuer plusieurs voyages entre 2004 et 2007 en Egypte et en Arabie Saoudite et de devenir l'administrateur d'Ansar al-Haqq, un site faisant l'apologie de l'islam et incitant à des actes terroristes.
Son rôle dans cette structure de propagande consistait, entre autres, à traduire en français la revue de propagande anglophone Inspire, fondée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Un profil intéressant pour Mediapart...

Interpellé une première fois en France en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris, il est à nouveau arrêté et condamné en 2012 à quatre ans de prison. Mais il purge une peine de six mois seulement, est libéré et placé sous contrôle judiciaire. Il co-dirige alors avec Macreme Abrougui un garage automobile dans le Val-d'Oise, devenu un repaire de djihadistes.
Trois ans plus tard, c'est avec un groupe de garagistes, dont Macreme Abrougui et Thomas Mayet, mais aussi en compagnie de Fabien Clain, dont il est proche, qu'il rejoint le 'califat' en Syrie.

Emilie König, la recruteuse, captive : un DRH potentielle ?
Agée de 34 ans, elle est l'une des djihadistes françaises les plus connues! Cédric Klapisch et Mathieu Kassovitz pense-t-il à elle pour un prochain film anti-français ? Abdellatif Kechiche pourrait la leur disputer avec Adèle Haenel dans le rôle-titre...
Retenue au camp de Roj dans le nord de la Syrie depuis décembre 2017, cette Bretonne a joué un rôle de propagandiste et de recruteuse sur les réseaux sociaux pour l'EI.
Une des premières Française à avoir rejoint Daech –avant même son émergence territoriale en juin 2014–, elle est arrivée en Syrie en 2012, laissant derrière elle deux enfants d'une première union en France. Elle aura trois autres enfants d'une deuxième union avec un djihadiste en Syrie.
Première femme inscrite par les Etats-Unis sur la liste noire des terroristes internationaux, Emilie König est née à Lorient, en Bretagne, d'un père gendarme et a grandi dans une fratrie de quatre enfants. Elevée seule par sa mère, elle s'est convertie à l'islam vers 16 ans. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'Onu sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.
"C'est une jeune fille triste [...], son père est absent, elle vit des déceptions amoureuses répétées. Elle aurait lu la Torah, la Bible avant d'avoir une révélation avec le Coran", écrit le journaliste Olivier Barruel dans son livre La bombe humaine, itinéraire d'une djihadiste. Bienvenue ! Il faut lui donner sa chance... 

Quentin Lebrun, ou "Abou Ossama Al-Faransi", 30 ans, est originaire de Toulouse, là où Belloubet a été rectice d'académie... 
Il a rallié l'EI en 2014 avec son épouse. Le couple, qui s'est récemment rendu aux forces kurdes, a quatre enfants dont trois nés en Syrie, que leurs grands-parents espèrent depuis pouvoir prendre en charge.
Sorti du dernier réduit djihadiste à Baghouz, en cours de désagrégation, Quentin Le Brun est considéré comme un propagandiste de l'organisation Etat islamique, selon les enquêteurs.
Il s'est rendu tristement célèbre fin 2014 dans une vidéo où il brûlait son passeport aux côtés de deux compagnons d'armes, dont Maxime Hauchard.

Les proches d'Amedy Coulibaly (sort inconnu)
Trois proches de l'auteur des attentats de Montrouge et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, auraient été tués en Syrie, mais leur mort n’est toujours pas confirmée officiellement. Il s’agit de la compagne de Coulibaly, Hayat Boumeddiene (ci-contre), et des frères Belhoucine.
Selon la femme de Jean-Michel Clain, Hayat Boumeddiene, 30 ans, serait morte récemment sous les bombardements de la coalition internationale anti-EI, dans le cadre de l'ultime offensive baptisée Roundup III menée par les forces kurdes contre la dernière poche djihadiste. Mauvaise choix de mensonge, alors que Macron reprend tout le monde.

Mohamed et Mehdi Belhoucine, qui ont rejoint la Syrie il y a plus de trois, auraient également été tués. En France, Mohamed, ancien étudiant en ingénierie, est accusé d'avoir été un mentor de Coulibaly, côtoyé en prison.

Omar Diaby, l’électron libre et pourtant captif

Arrêté en Syrie en août 2018 par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, ce djihadiste français d’origine sénégalaise âgé de 42 ans, arrivé à l’âge de 7 ans à Nice, est également connu sous le nom d’"Omar Omsen".
Il était à la tête d’une katiba (groupe de combattants) baptisée Firqat al-Ghuraba et formée d’une trentaine de jeunes Français, majoritairement originaires de Nice, qu’il avait recrutés et formés.

Jonathan Geffroy, le "repenti " et revenant
Livré à la France en septembre 2017 via la Turquie, ce français de 36 ans originaire de Toulouse et père de quatre enfants était parti faire le djihad en Syrie en février 2015, avant de tenter de fuir le territoire avec sa famille début 2017 et de se faire arrêter par l'Armée syrienne libre (ASL).
Cet auto-proclamé repenti était proche des frères Clain et a révélé aux autorités judiciaires françaises plusieurs détails sur des plans de l'EI, dont celui d'envoyer des adolescents-soldats en France pour commettre des attentats-suicides, ainsi que sur la cellule djihadiste toulousaine.

Djebali, El-Baghdadi et Maurize, les déçus : revenants volontaires 
Ces trois-là nient avoir combattu pour le compte de l'EI. Ils ont été inculpés, ainsi que trois autres djihadistes du même groupe, tous rentrés en France en 2017 et jugés par les autorités compétentes.
Partis pour la Syrie en 2014, ces proches de la nébuleuse Merah expliquent être rentrés, car la réalité sur place ne correspondait pas à leurs aspirations...
Epoux de la sœur de Mohamed Merah, El-Baghdadi a été condamné à neuf ans de prison, tandis qu'Imad Djebali, en récidive, sera incarcéré durant quinze ans. Gaël Maurize, un converti albigeois, a écopé d'une peine de de huit ans.
Les trois autres membres de ce groupe originaire de Toulouse et d'Albi ont eux été condamnés à une période allant de cinq à neuf ans de prison.

mardi 28 janvier 2020

Prix de l'humour politique : Benjamin Griveaux et Isabelle Balkany coude à coude

Humour politique aseptisé: degré  zéro des saillies d'acteurs politiques bistournés

Le jury du prix Press Club, humour et politique a procédé mardi à sa deuxième et avant-dernière sélection de l'année pour récompenser l'auteur de la saillie la plus drôle en politique en France en 2019.

"Nous allons fêter dans quelques jours l'année du Rat... C'est un hommage à Paris !" Cette phrase prononcée par Benjamin Griveaux, candidat de La République en marche à la mairie de Paris, figure parmi les phrases sélectionnées pour le prix Press club, humour et politique, mardi 28 janvier, pour récompenser l'auteur de la saillie la plus drôle de l'année en politique.

Il s'agit de la deuxième sélection : une première a déjà eu lieu en novembre et une autre doit avoir lieu en mai, avant la remise du prix, dont c'est la dix-septième édition, au printemps.

Parmi les autres choix en lice figurent plusieurs autres sorties dénuées d'humour, telle cette phrase d'Isabelle Balkany, l'épouse de l'ancien maire de Levallois-Perret : "J'ai 72 ans et je n'ai jamais rempli de déclaration d'impôts. Patrick non plus", prononcée devant la Cour d'appel de Paris, au deuxième jour du procès en appel du couple pour fraude fiscale.

Pour les traits d'esprit, il faut se rabattre sur Hubert Védrine et Ségolène Royal, faute mieux.

"J'aime beaucoup discuter avec Philippe Martinez", a pour sa part affirmé le Premier ministre, Edouard Philippe, dans Le Point, au début des grèves contre la réforme des retraites, le 5 décembre 2019.
Le secrétaire général de la CGT est également sélectionné dans le classement pour cette affirmation : "Le gouvernement organise le bordel", relayée par Le Journal du dimanche.

Ségolène Royal s'est fait remarquer pour cette affirmation, prononcée sur le plateau de LCI : "J'ai suffisamment exercé de fonctions ministérielles pour savoir que l'Etat ne tient jamais ses promesses". Si Royal avait de l'esprit, ça se saurait.

L'ancien ministre Hubert Védrine figure également dans la sélection avec cette pique adressée à l'ancienne ministre dans Challenges : "On peut certainement conserver Ségolène Royal comme ambassadrice des pôles. A condition de la congeler sur place". Védrine vaut mieux que ça.

La médiocrité et la méchanceté ne produisent pas de l'humour: manquent un zest de cruauté et un peu d'esprit. Francois Ruffin aurait pu être un filon, mais il n'a besoin d'aucun prix pour assurer sa renommée.

Réforme des retraites : le gouvernement aurait "truqué" ses chiffres ?

Le collectif Nos retraites accuse l'exécutif d'avoir aménagé les simulations de son étude d'impact

Macron a cherché à faire passer sa réforme pour plus avantageuse qu'elle n'est

Etude "truquée", cas types "faussés": le collectif de citoyens Nos retraites dénonce une "opération de communication" du gouvernement propre à "fausser le débat parlementaire". 
Les commentaires du Conseil d'Etat qui a critiqué des projections financières "lacunaires" de l'étude d'impact dévoilée vendredi 24 janvier par le gouvernement ont donne du crédit à ce groupe, proche des organisations syndicales et associations (CGT, Attac, Les Economistes atterrés, la Fondation Copernic, Unef, FSU, Solidaires), une extrême gauche farouchement opposées à la réforme des retraites et a juste raison, selon les magistrats administratifs. 
Leurs critiques sont aussi relayées sur Twitter par Michael Zemmour, maître de conférences en économie à l'université Paris-Panthéon-Sorbonne, chercheur au LIEPP de Sciences Po.

Que reproche le collectif au gouvernement dans une étude publiée le 24 janvier ? 

D'avoir enjolivé ses cas types pour faire apparaître son projet de régime universel par points sous son plus beau jour. Il l'accuse d'avoir figé l'âge pivot à 65 ans dans ses exemples, ce qui revient à minorer le malus appliqué à ceux qui prennent leur retraite avant cet âge et fausse les comparaisons avec les pensions que produirait le système de retraites en vigueur pour les générations nées dans les années 1980 et 1990. Il a donc redressé les cas en appliquant des âges pivots plus tardifs, ce qui ferait ressortir de fortes pertes de pension pour ceux qui partiraient avant cet âge en dessous duquel est appliquée une décote de 5 % par an, notamment pour les femmes.

Un âge pivot qui augmente en fonction de l'espérance de vie.

Il est vrai que c'est l'hypothèse retenue par le gouvernement, alors que, dans son projet de loi, il est prévu que l'âge pivot (ou d'équilibre, c'est la même chose) augmente en fonction de l'espérance de vie. Un an de vie en plus serait consacré aux deux tiers à l'allongement de la carrière et pour un tiers à la retraite, selon une règle prévue par défaut.

Il faut toutefois noter que le conseil d'administration de la future caisse universelle, qui réunira les organisations patronales et syndicales, pourra décider, dans une certaine mesure, de l'évolution de l'âge pivot en dérogation à cette règle. Ou que l'espérance de vie pourrait ne pas augmenter autant que le prévoit l'Insee.

Par ailleurs, l'âge pivot a été fixé par hypothèse à 65 ans au démarrage du régime universel pour la génération de 1975, mais la "conférence de financement" pourrait en décider autrement, si elle trouve d'autres moyens d'équilibrer plus vite financièrement le régime (en puisant dans les réserves, par exemple).

Trouver l'équilibre financier

Mais il faut aussi souligner que le régime actuel est en déficit. En l'absence de la réforme d'Emmanuel Macron qui instaure un régime par points, il devra donc très probablement être corrigé, sauf à laisser filer le trou entre les recettes affectées aux retraites et les dépenses, ce qu'aucun syndicat réformiste ne considère comme acceptable à moyen et long terme.

Si le collectif peut à bon droit dénoncer que l'âge pivot soit figé dans les cas types retenus par le gouvernement, il faudrait aussi qu'il reconnaissaisse que le système actuel ne pourra pas tenir sans ajustement : soit par la baisse des pensions (dont le taux de remplacement par rapport au dernier salaire est déjà programmé pour baisser puisque les retraites sont indexées sur l'inflation et non pas sur les salaires), soit par la hausse des cotisations, soit par le recul de l'âge de départ. Système par points ou en annuités, il faudra bien faire quelque chose !

Un niveau de dépenses contesté

Pour qu'une comparaison ait du sens, il faut donc projeter un scénario un minimum réaliste de ce que donnerait le système actuel afin de le rapprocher de ce que donnerait le régime universel avec un âge pivot plus élevé : par exemple en allongeant la durée de cotisation à 43 ans au rythme prévu par la loi Touraine (votée sous François Hollande) au-delà de l'échéance fixée actuellement, à savoir 2035.

Dans le reste de son étude d'impact, le gouvernement a d'ailleurs fait ce choix, critiqué lui aussi. Pour tous les chiffres globaux liés à sa réforme (pourcentage de dépenses de retraites par rapport au PIB, etc.), il a décidé de comparer le régime universel par points avec ce qui se serait passé si les futurs gouvernants avaient décidé d'allonger la durée de cotisation dans le système actuel au rythme prévu par la loi Touraine de 2014, au-delà de 2035. Car toute comparaison avec le système actuel figé tel qu'aujourd'hui serait évidemment défavorable à la réforme de l'exécutif !

Michael Zemmour dénonce par ailleurs le fait que la réforme portée par le gouvernement fasse baisser la part de dépenses des retraites dans le PIB à 13,5 % en 2030, alors que, dans le système actuel, cette part serait de 13,8 %… Mais ce chiffre est essentiellement lié aux mesures de redressement programmées de 2022 à 2027 pour réduire le déficit de 12 milliards d'euros par an (sur 325 milliards d'euros de dépenses en 2018) projeté à l'horizon 2025 qui devront être décidées « au cours de la conférence des financements » qui démarre jeudi 30 janvier. Or elles pourront passer par un cocktail de mesures qui pourrait ne pas réduire autant les dépenses de retraites qu'un recul effectif de l'âge de départ.

Municipales: trois Français sur dix veulent sanctionner Macron, selon un sondage 

Ce sondage suggère-t-il que les candidats du président seraient plus à la hauteur que lui ?

Ils ne sont que 12% de Français à vouloir soutenir Macron
58% ne voteront qu'en fonction d'enjeux spécifiques à leur commune

Il a des cheveux - teints et raréfiés - à se faire, l'arrogant quadra...



Trois Français sur dix (30%) veulent punir Macron et son gouvernement lors des élections municipales de mars, révèle un sondage Odoxa-CGI diffusé ce mardi.

Alors que le "socle présidentiel" se soit établi à 24% au premier tour de la présidentielle, les Français ne sont plus que 12% à vouloir encore soutenir Macron, soit une chute de 50%

Si le premier tour avait lieu dimanche, 18% des Français interrogés  voteraient pour une liste La République en marche alliée au MoDem. 

Bayrou en joue pour imposer ses affidés, provoquant des tensions dans le parti du président, jusqu'au gouvernement où des ministres-candidats se retrouvent face à des rivaux du MoDem, puisque Macron a besoin des voix centristes pour placer ses pions dans des communes où il n'est pas implanté. Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture d'origine socialiste, peut en témoigner à Biarritz...

C'est 4 points de moins que le score de LREM aux européennes de mai 2019, selon cette enquête pour la Presse régionale, France Inter et L'Express.(inscrits sur les listes électorales et qui comptent aller voter)

58% ne voteront qu'en fonction d'enjeux spécifiques à leur commune

Que les électeurs aux municipales veuillent se concentrer sur la personnalité du maire et de son projet pour la commune est une préoccupation naturelle et bien connue depuis longtemps pour ce type de scrutin local. 

Or, l'abstention risque fort d'être plus élevée encore qu'en 2014. Les prochaines municipales risquent d'être éclipsées par les enjeux nationaux en suspens, comme la réforme controversée des retraites dont le Conseil d'Etat vient de pointer les nombreuses lacunes et de mettre en garde contre le risque d'inconstitutionnalité  qu'il encourt en l'état... 
D'autant plus que les maires-sortants se font tirer l'oreille pour se représenter et qu'à l'inverse, les candidats estampillés LREM sont des inconnus et que les Français ont vu aux législatives le danger qu'il y a à envoyer à l'Assemblée des débutants dont ils ne connaissent pas grand chose. Non seulement ils sont rares, mais ils se cachent : ils ont reçu la consigne de dissimuler leur appartenance et la "circulaire Castaner" ne favorise pas non plus la transparence. 

14% d'intentions de vote pour le RN, le repoussoir qui ne s'use pas si on s'en sert, d'élection en élection.

Ces listes Rassemblement national devancent celles des Républicains et d'Europe Écologie Les Verts, de peu, toutes deux à 13,5%, juste pour les besoins de la manipulation de l'opinion.

Puis celle du PS (11%), bien que très implanté, et de La France Insoumise (7%). 

Ils sont 19% à vouloir voter pour une liste sans étiquette politique (SE) - et elles sont extrêmement nombreuses en ville et encore davantage dans la ruralité.

25% n'ont pas exprimé d'intentions de vote. 

Enfin, un Français sur deux (52%) souhaite la réélection de son maire actuel, contre 47% qui veulent en changer 

Le saut dans l'inconnu, ils l'ont subi à l'échelon national. Ils ne sont pas prêts à recommencer - sagesse paysanne - ni à accorder leur confiance à un quadra: allez savoir pourquoi !

Sans surprise, une forte majorité entend se prononcer uniquement sur des enjeux locaux.

Le meilleur pour la fin ?
L'exécutif ne semble pas subir le contrecoup de plus d'un mois de conflit social contre la réforme des retraites, mais c'est selon Odoxa.
De cette entreprise commerciale l'OJM dit qu' "elle reprend le flambeau d'une conception pour le moins ambiguë du métier de sondeur, celle qui consiste à dégager les bons pourcentages pour ls bons clients, au lieu de refléter l'opinion du pays réél"…
Et, "la popularité de Macron est en hausse de 3 points en un mois à 36%, assure BFMTV, chaîne partisane aux mains de l'homme d'affaire Patrick Drahi. 
L'enquête truquée serait-elle celle d'Odoxa en date des 22 et 23, plutôt que celle de l'IFOP du 27 janvier, quatre jours plus tard ?


Mais, tout de même, 64% (-3 ?) considèrent qu'il n'est pas un bon président de la République.
2 Français sur 3 ont une opinion négative de Philippe.
La cote de l'Edouard  est également "en légère" hausse (dixit lexpress) à 36% (+1), mais "près de" deux Français sur trois (63%, -2) ont une opinion négative du chef du gouvernement. 
Nicolas Sarkozy est en tête des personnalités politiques dont les Français ont une opinion positive (32%, +1) devant Xavier Bertrand (27%, +1) et Jean-Yves Le Drian (27%, +2).

Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 janvier auprès de 1002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Robert Badinter s'élève contre les menaces en carton sur l'abolition de la peine de mort

Le socialiste s'oppose-t-il à la peine de mort ou bien défend-il son bébé de 39 ans ?

Avant qu'il disparaisse subrepticement, ce post était intitulé 
"Robert Badinter s'élève contre les menaces en carton sur l'abolition de la peine de mort " 

L'ancien ministre de la Justice s'en est pris aux démonstrations de violence lors des manifestations sociales des derniers mois

«Au bûcher !» : une tête de Macron, une balle entre les yeux, brûlée à la manifestation du 22 mai

Parce que Roumain de confession juive - dont le père fut déporté depuis le Camp de Drancy en mars 1943 et mourut au camp d'extermination de Sobibor, Pologne - mais qui a pourtant accepté la fonction de garde des Sceaux de Mitterrand qui servit le régime de Vichy, Robert Badinter était invité spécial de "C à vous"  à l'occasion des 75 ans de la libération du camp d'Auschwitz, ce lundi 27 janvier sur France 5, chaîne de télévision généraliste française de service public.
Résultat de recherche d'images pour "badinter mitterrand"Appelé à réagir - hors sujet - aux images de manifestants contre la politique de Macron, tenant notamment la tête d'Emmanuel Macron au bout d'une pique, Robert Badinter a laissé éclater sa colère : "Rien n'excuse ce degré de violence (...). La représentation d'une tête au bout d'une pique, qui n'est rien d'autre que la continuité de la guillotine, est à mes yeux absolument et totalement condamnable".
Pour l'ancien ministre de la Justice, 91 ans, "on ne peut pas admettre dans la République française, que quelque homme ou femme politique que ce soit, on promène sa tête au bout d'une pique avec ce que cela signifie, ce n'est pas admissible; je le dis du fond du coeur," s'emporte l'époux, en secondes noces, de la philosophe et écrivaine Elisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet, fille de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, et de Sophie Vaillant, petite-fille du député socialiste et communard Edouard Vaillant, un compagnon de luttes de Jean Jaurès et Jules Guesde.

L'ancien avocat abolitionniste a ensuite justifié sa violence
Résultat de recherche d'images pour "badinter mitterrand"
"Derrière le symbole, il y a la pulsion, et s'il y a la pulsion il y a la haine, et la volonté de détruire physiquement l'adversaire". Peu importe la cause. Pour Robert Badinter, rien ne justifie la violence.

VOIR et ENTENDRE l'avocat mettre toute violence en procès, hormis - désormais - celle d'Etat:

 
Alors, comment le peuple peut-il manifester son mécontentement ? 
"Vous avez tous les moyens, toutes les libertés, l'expression, le défilé, la manifestation, le slogan, ce que vous voulez, mais pas la violence physique, pas l'agression des êtres humains, pas non plus [pas même] la symbolique de la mort, parce que la mort n'est pas compatible avec nos idéaux," assure cet ancien président du Conseil constitutionnel (mars 1986-mars 1995).

Badinter condamne-t-il pareillement les mutilations de manifestants ?


Le petit Nicolas ne veut pas se faire piquer sa Rolex.
Badinter n'a pas toujours eu
l'indignation égalitaire
"Aucune cause ne justifie cette violence", assure-t-il. Et "rien ne justifie la violence," pas même la raison d'Etat. Ainsi, logiquement, Hollande est-il coupable de la mort de Rémi Fraisse en octobre 2014 et Macron des mutilations de Gilets Jaunes.
Résultat de recherche d'images pour "effigie de Sarkozy au bout d'une pique"Les Indigènes de la République persistent à accuser notre "système judiciaire, politique et médiatique qui conduit à la mort d’un nombre considérable d’Indigènes sous les coups des violences policières. Malek Oussekine, Zied et Bouna, Wissam El-Yamni, Ali Ziri, Lahoucine Aït Omghar, Zineb Redouane, Adama Traore, Amine Bentounsi, Gaye Camara, Angelo Garand, Shaoyo Liu, Babacar Guèye, et tellement d’autres…  Autant de cas qui nous permettent d’affirmer que les Indigènes subissent un traitement d’exception, et celui d’Ibrahima Bah en est l’illustration parfaite. La persistance et la légitimation d’une forme de peine capitale pour les Indigènes se jouent sur deux plans : le premier est judiciaire et policier, le second est politique et médiatique." 
L'animatrice de l'émission, Anne-Elisabeth Lemoine - qui a fait sa carrière dans les pas de Marc-Olivier Fogiel devenu directeur général de la très macronienne chaîne de télévision d'information BFMTV en 2019 - a-t-elle posé les bonnes questions ?

Le 25 mai 1981, François Mitterrand gracia Philippe Maurice, condamné à mort par le jury populaire de la cour d'Assises de Paris le 28 octobre 1980 pour complicité de meurtre et meurtre sur agents de la force publique. A cette occasion, Le Nouvel Observateur titra "L’enfant condamné à mort", à cause de son jeune âge, 24 ans...
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Paris : le camp de migrants de la porte d'Aubervilliers en cours d'évacuation

Une "mise à l'abri" à sept semaines des municipales

Les associations avaient acheminé et concentré près de 2.000 clandestins à la Porte d'Aubervilliers 

Ce camp du nord-est de Paris aurait-il entravé le plan de 'Central Park' parisien conçu par le candidat LREM Benjamin Griveaux ?




 Tôt ce mardi matin 28 janvier, la préfecture de Police a accédé à la requête de la maire socialiste de Paris et a procédé à l'évacuation encadrée par un important dispositif policier. La préfecture assure qu'elles seront hébergées... ailleurs.

Deux mois après le démantèlement d'un site voisin, Porte de La Chapelle, ce sont à nouveau "plusieurs centaines" de clandestins qui ont été évacués du campement parisien de la Porte d'Aubervilliers ce mardi matin, pour répondre à la promesse du gouvernement de vider le nord-est parisien de ces camps insalubres. La préfecture leur promet un hébergement sans savoir à combien ils se nombrent et donc combien de logements sont nécessaires...

Sécurisée par un important dispositif policier, l’évacuation a commencé un peu avant 06h00. Les migrants que les associations dites humanitaires avaient équipés de tentes ou de planches pour  monter des baraquements de fortune au bord du périphérique sont dirigés vers des bus à destination de gymnases (alors que les vacances scolaires n'ont pas commencé) ou de centres d'accueil franciliens (qu'on croyait déjà surpeuplés), dans une opération conjointe de la préfecture de police de Paris et de la préfecture de la région Ile-de-France.

Entre 900 et 1.800 personnes  - une évaluation floue du simple au double - avaient été parqués dans ces camps connus depuis des années comme des bidonvilles de tous les dangers pour les habitants comme pour les riverains, selon un décompte fourni par la... Préfecture de région. Que ce soit dans des gymnases ou des centres dédiés, des places ont été mobilisées pour héberger "tout le monde", ont garanti les autorités préfectorales.

Tour de vis sécuritaire

La doctrine de l'exécutif dans la gestion de ces campements a changé le 7 novembre dernier, lors de l'évacuation de quelque 1.600 personnes à cheval sur Paris et la Seine-Saint-Denis, notamment à la Porte de la Chapelle. Au lendemain de l'annonce du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, affirmant que ces sites constituant une "anomalie" du système d'hébergement allaient être évacués avant la fin 2019, la préfecture de police avait prêté main forte à la PRIF (préfecture de la région d'Ile-de-France) - qui gère d'ordinaire les opérations de mise à l'abri -, en opérant un tour de vis sécuritaire : plus aucune réinstallation sur la Porte de la Chapelle n'est possible depuis, grâce à un imposant dispositif des forces de l'ordre.

Ce tour de vis sécuritaire est également prévu Porte d'Aubervilliers, a confirmé la préfecture de police, expliquant que des patrouilles 24 heures sur 24 empêcheront les migrants d'y réinstaller des tentes. Les associations sont en quêtes de nouveaux lieux...