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vendredi 28 juillet 2017

La consommation des ménages est repartie à la baisse en juin en France

La plupart des secteurs sont frappés, annonce l'INSEE

La consommation des ménages a baissé 
de 0,8% en juin

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Après deux mois consécutifs de hausse, cette baisse touche la quasi-totalité des secteurs, selon les données publiées vendredi par l'INSEE, une direction générale du ministère des Finances.

L'INSEE a également revu l'évolution de l'indicateur du mois de mai à la baisse de 0,1 point  à +0,9%.

Résultat de recherche d'images pour "baisse de biens consommation"Sur l'ensemble du deuxième trimestre, la consommation des ménages en biens affiche une hausse de 0,4% après un repli de même ampleur au premier trimestre. Seul le moyen terme indiquera la tendance.

La consommation de produits alimentaires a diminué de 0,8% mais celle de tabac a progressé.

En juin, les achats de biens fabriqués (de consommation) ont reculé de 1,0%, tirés à la baisse par l'habillement (-4,7%), avant l'ouverture des soldes d'été. Mais les achats d'automobiles sont restés quasi stables (+0,1%), mais grâce aux véhicules d'occasion et aux deux-roues.

En hausse soutenue les deux mois précédents, la consommation d'énergie s'est repliée de 0,2%, les produits raffinés (+0,7%) faisant exception du fait de la "très forte hausse" des achats de fuel/fioul, en prévision de l'hiver, indique l'Insee.

Résultat de recherche d'images pour "consommation des ménages 2017"
Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages, qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) français. 
Un mauvais signal pour la consommation à venir et mais surtout pour l'ensemble des comptes de la nation : le PIB est l'indicateur économique principal de mesure de la production économique intérieure.

Assemblée : l’examen du projet de loi "confiance dans l’action publique" tourne à la cata

Nouvelle foire d’empoigne à l’Assemblée nationale

L’incompétence des élus de la majorité présidentielle bloque l’examen du projet de loi "confiance dans l’action publique", jeudi.

Les députés n'ont plus de mots assez sévères pour qualifier la séance levée à 1 h 30, vendredi 28 juillet : catastrophique", "dramatique", "du jamais vu"… Pas exactement ce que les jeunes novices prétentieux, triés sur le volet par Delevoye et Macron, nous promettaient. L’examen du projet de loi 'confiance dans l’action publique" a viré à la foire d’empoigne au Palais-Bourbon. Des mines défaites s’enfoncent dans la nuit parisienne, atterrées.

Quelques heures plus tôt, les plus optimistes ou allumés ambitionnaient pourtant de terminer l’examen du texte, en deux volets – une loi ordinaire et une loi organique – dans la nuit. En trois jours de débats, les députés n’avaient étudié qu’un tiers des amendements déposés sur ce projet, pilier du début de quinquennat d’Emmanuel Macron. Les travaux avaient été considérablement ralentis par des incidents de séance provoqués par l'amateurisme de vice-présidentes inconscientes de leur incompétence. Liens PaSiDupes: 

Les tensions ont éclaté sur les bancs de l’hémicycle dans la nuit de jeudi à vendredi. 

Au perchoir, l’un des vice-présidents LREM de l’Assemblée, considéré comme l’un des plus solides - a priori, au vu de ses manières cassantes - , Hugues Renson, a lamentablement cafouillé comme plusieurs de ses collègues, novices comme lui dans cet exercice, ajoutant à l'accablement de ses collègues déjà éprouvés ces derniers jours par une série de démonstrations que la parité n'est pas une avancée en soi et qu'il ne suffit pas d'être une femme (Carole Bureau-Bonnard ou Danielle Brulebois) pour faire mieux qu'un homme, fût-il cadre supérieur d'entreprise publique de 39 ans. Renson avait nettement devancé, au premier tour, Jean-François Lamour (28,08 %), son rival républicain, député sortant et ancien ministre : les électeurs sont-ils bons juges ? Interrogé par Le Point, le candidat Renson raillait ceux qui recommandaient de ne pas voter pour Emmanuel parce qu’il ne disposerait pas d’une majorité large et solide, voire compétente et ne voyait aucun inconvénient à une chambre monocolore...
Élu à l'Assemblée, voteriez-vous toutes les lois proposées par le gouvernement ?
Tous les candidats de La République en marche se sont engagés à soutenir le programme présidentiel d'Emmanuel Macron, avec six priorités : la culture et l'éducation ; la valorisation du travail ; la modernisation de l'économie ; la rénovation de la démocratie ; la sécurité ; les relations internationales. C'est sur ces chantiers que nous nous engageons. Mais notre groupe parlementaire laissera la part belle au dialogue et à l'enrichissement des projets de loi. Certains nous disent : "Je voterai ce qui est bon, et pas ce qui n'est pas bon"… Si ce n'était pas déjà le cas, c'est très inquiétant !
A plusieurs reprises cette semaine, François de Rugy, président de l’Assemblée, est apparu en sauveteur, venu reprendre les travaux en main dans des moments de défaillance des président(e)s de séance.
Ainsi, peu après 23 heures jeudi, l’ambiance était à nouveau électrique. Les députés examinaient un point anodin : l’instauration d’un médiateur du crédit pour faciliter le financement des campagnes électorales. Mais la conduite du vote sur un amendement défendu par le MoDem suscita une contestation. Les députés de La France insoumise (LFI), d’abord, se sont indignés de l’attitude du président de séance, tandis qu’Olivier Faure, patron du groupe Nouvelle gauche (ex-PS), cherchant un recours, proposa à la ministre de la Justice d’autoriser un nouveau vote. Nicole Belloubet s’y refusa, ne souhaitant pas "s’immiscer dans le fonctionnement interne de l’Assemblée" : séparation des pouvoirs oblige.

Une heure plus tard, Jean-Luc Mélenchon et les députés de son groupe quittaient "théâtralement" (selon Le Monde)  l’hémicycle. "Franchement, c’est saoulant. On vous dérange ? Eh bien, débrouillez-vous entre vous", a lancé le chef de file de LFI, tandis que ses collègues rangeaient leurs affaires (et leur panier de commissions).

Fallait-il, comme cela a été le cas les jours précédents, lever la séance à 1 heureou non ? Et tenter d’aller au bout du texte, malgré le désordre tangible et l'absence de sérénité ? A minuit, à la faveur d’une suspension de séance, les présidents de groupe sont tombés d’accord. L’examen du premier projet de loi serait bouclé dans la foulée, avant une reprise des travaux sur le deuxième texte, la loi organique, vendredi.

Suit un nouvel imbroglio quand Hugues Renson fait l'annonce que, conformément à une décision prise par les présidents de groupes en début de semaine, les deux textes ne seront pas votés séparément et que l’adoption définitive n’aura lieu qu’après la fin de l’examen de la loi organique, vendredi.

Cette volte-face provoque la colère des présidents du groupe de gauche comme de droite, Christian Jacob pour Les Républicains (LR) et Olivier Faure pour Nouvelle gauche, excédés, qui veulent que leurs députés puissent voter le premier texte, avant de retourner dans leurs circonscription s vendredi.

Le chef de file des socialistes réclame une réunion immédiate de la conférence des présidents pour rediscuter de la décision prise plus tôt dans la semaine.  On lui oppose que seul François de Rugy est habilité à prendre une telle décision. "Réveillez-le !", commence à clamer la droite. 
On dit le président de l’Assemblée injoignable. "Prenez vos responsabilités !", exhorte alors Christian Jacob à l’attention de Hugues Renson.

Un Parlement à vau-l'eau : où est Richard Ferrand ?

Mais cette fois la majorité a décidé de se montrer inflexible, alors que le président du groupe de la majorité parlementaire semble inexistant. "Le groupe La République en marche (LRM) est éprouvé par la longueur des débats et agacés par l’attitude de l’opposition à son égard," écrit Le Monde ! 

L’un dzs vice-présidents de l'Assemblée, Pacôme Rupin, député novice LREM de Paris âgé de 32 ans, est plaintif : "Il y a une remise en cause permanente de notre autorité, ils essaient de nous enfoncer à la seule fin de nous décrédibiliser." Le jeune diplômé de l'ESSEC que Le Monde présente comme un "jeune entrepreneur" à la tête d'une agence de communication a une expérience de cinq ans dans l’entrepreneuriat social, dans le recrutement, avant de rejoindre le groupe SOS, comme Aurélien Taché... Cf. PaSiDupes :  A l'Assemblée, la majorité présidentielle formatée agace
La majorité, qui avait jusque-là opposé son mutisme dans le rapport de force verbal avec ses adversaires, a décidé de sortir de ses gonds. "Je prends mes responsabilités; la séance se poursuit", annonce Hugues Renson, au perchoir, provoquant le départ des députés LR de l’hémicycle, puis la levée de la séance.

L'esclandre se poursuit en salle des Quatre-Colonnes, sorte de salle des pas perdus pour les députés et les journalistes. L’opposition ne peut mâcher ses mots. Au bord des larmes, la députée socialiste Cécile Untermaier se dit " écœurée" par "l’excès de rigidité" et "l’incompétence" de ses collègues LRM. "C’est catastrophique; j’ai l’impression qu’on abîme l’Assemblée nationale", ajoute-t-elle. "En quinze ans je n’ai jamais vu ça", enchaîne le 'Constructif' Yves Jégo, ex-UDI, ancien aussi aussi vice-président du Parti radical et déserteur de LR. "La question, c’est où est le ministre des relations avec le Parlement [Christophe Castaner]? Où est François de Rugy ? Où est le président du groupe majoritaire, Richard Ferrand ?" interroge-t-il encore, au diapason de députés LR et Nouvelle gauche. "Il n’y a pas de locomotive; l’absence de pilote l’emporte sur le fond des débats."

Vers deux heures du matin, un dialogue s’improvise entre Olivier Faure et Pacôme Rupin. 
"A chaque fois, il y a un groupe qui teste le président de séance", peste le débutant. "On n’a plus l’âge", lui rétorque O. Faure, le chef de file des socialistes, qui ajoute : "Où sont les gens qui connaissent le règlement ?" 

"On ne va pas se laisser impressionner", réplique le jeune inconscient macronisé. 


Stéphane Séjourné
Dans la nuit, un soutien leur est tombé du ciel, de l’Elysée. "L’opposition qui teste la résistance de la majorité en multipliant les incidents de séance. Technique bien connue politique à l’ancienne" déclarait, dans un tweet, 
Stéphane Séjourné, 32 ans (ci-contre à gauche et à droite avec I. Emelien, debout), conseiller politique de mauvaise foi auprès du président de la République et d'astreinte à l'Elysée, socialiste passé par le cabinet de Jean-Paul Huchon et le ministère de l'Economie occupé par Macron, puis chargé du maillage territorial du mouvement En marche!, de la récolte des parrainages aux investitures aux législatives et de la sélection des novices, en tandem avec Jean-Paul Delevoye. Un paire d'enfer...

Pour "donner sa chance" au premier ministre Edouard Philippe et dans un contexte où de nombreux députés juppéistes affichaient leur volonté d’être "constructifs" dans leur travail, jamais une majorité présidentielle n'aura atteint ce niveau d'incompétence. Niée, de surcroît.

A l'Assemblée, la majorité présidentielle formatée agace

Richard  Ferrand a produit des clones en série 

L'opposition critique les conditions du débat à l'Assemblée nationale 

Les jeunes novices, fringants et vaniteux, de la majorité présidentielle ont perdu de leur superbe. On allait voir ce qu'on allait voir sur les promesses de mobilisation des députés, mais quand, le lundi 10 juillet après-midi, ils sont apparus dans l'hémicycle, rares et amorphes, la crête pendante, ils étaient clairement ébranlés par les méthodes imposées par le parti LREM, la semaine précédente à la commission des Affaires sociales, pour faire passer ce projet phare du gouvernement aux forceps et au plus vite. L'abattement des gallinacés de Macron en disait long sur leur désillusions, corroborées par les airs renfrognés de l'opposition.

Les républicains de l'Assemblée ont jugé les méthodes LREM 'expéditives'. 
Pendant dix heures d'examen et durant le passage en revue de plus de 160 amendements au texte, les représentants de la République en marche ont en effet affiché un comportement de "soviet suprême", silencieux, robotisé. Et, parce que celui-ci est la seule chambre pouvant au final promulguer des amendements, ses membres les ont presque tous refusés à l'opposition. A peine quatre amendements ont été validés par cette chambre d’enregistrement du Politburo élyséen. Ce qui a agacé les démocrates...

L'hémicycle était à moitié vide, lorsque le projet de loi d'habilitation à prendre par ordonnance "des mesures de renforcement du dialogue social" commença l'examen en séance publique, sous le regard attentif de la ministre Muriel Pénicaud. 
"En étant élue députée, je pensais que j'allais convaincre les gens", déchante Caroline Fiat, aide soignante de Meurthe-et-Moselle et députéeLREM</ La France insoumise, qui pourrait pourtant être rompue aux méthodes soviétique en tant que membre d' "Ensemble!", mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, un parti politique français du Front de gauche, à l'extrême gauche. "Je sais que je suis novice et que j'ai fait moins d'études que les députés issus de la société civile de LREM, mais je suis sincèrement choquée par leur attitude", déplore cette partisane de la lutte des classes. "J'espère qu'ils vont se mettre à penser par eux-mêmes", confie-t-elle, sans complexe et ignorante, ,en effet des antécédents du PCF. 

Dans la semaine, les élus auront examiné 331 propositions d'amélioration du projet gouvernemental, l'opposition ayant porté à nouveau tous ses amendements, plus d'autres, à l'examen par le Parlement.

A. Taché (LREM), A. Quatennens (LFI) et B. Vallaud (PS)
Dans l'hémicycle, le jeune député de la France insoumise repérable à sa chevelure rousse, Adrien Quatennens défend une motion de rejet déposée par son groupe. Il harangue ses "chers collègues de LREM" : "Ne vous laissez pas griser par la vague Macron, leur dit-il. N'hésitez pas à vous insoumettre !" Peine perdue.

"Vous avez pu déposer des amendements. Je ne vois pas où est le problème", lui rétorque  Aurélien Tachécoquelet niortais de 33 ans, petit-fils de résistant communiste et fils de fonctionnaires, sans expérience professionnelle connue, engagé dans le syndicalisme étudiant (parvenu président de l’UNEF Limoges), mais représentant du parti d'Emmanuel Macron dans le Val d'Oise, accusant la France insoumise de défendre "avant tout l'immobilisme".
Résultat de recherche d'images pour "aurelien Taché"Démocrate et internationaliste convaincu, son engagement pour la liberté et les droits humains ne s’arrête pas à la France. Aurélien Taché se rend à de nombreuses reprises à Tunis après la révolution de 2011, "intifada de Sidi Bouzid" ou "révolution de jasmin", où il conduit une délégation de jeunes progressistes. Il a depuis gardé des contacts étroits avec les forces 'démocratiques' tunisiennes (alliées à Ennahdhaet a conseillé Emmanuel Macron lors de son déplacement à Tunis au cours de la campagne présidentielle.
En 2014, il devient conseiller auprès de la Ministre du Logement Sylvia Pinel, fonctions qu’il continuera d’occuper auprès d’Emmanuelle Cosse. Pendant deux ans, il est en charge des dossiers relatifs à l’hébergement des sans-abris, du logement des personnes défavorisées, de l’habitat des gens du voyage, et de l’accueil des clandestins.
Engagé dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, il travaille au Groupe SOS, première entreprise sociale d’Europe (essentiellement financée par le public : agences régionales de santé, DDASS, CPAM, conseil généraux, municipalités), où il occupe le poste de délégué régional pour l’Ile-de-France.
Militant pendant plusieurs années au Parti Socialiste, il en démissionne en 2016 pour prendre le train du mouvement En Marche ! où
l'arriviste a contribué à l’élaboration du programme d’Emmanuel Macron sur les volets logement et lutte contre la pauvreté.
Les élus se réservent-ils pour la rentrée ?
En effet, l'hémicycle ne réagit pas à cette agression verbale. Résignés à une contestation molle, les élus de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ou Alexis Corbière, et les députés de l'extrême droite, Marine Le Pen et Gilbert Collard, semblent plongés dans une léthargie dommageable à la loi.

Dans la salle des Quatre Colonnes, Guillaume Larrivé (LR) dénonce le "comportement de clone" des députés LREM qui "marchent au pas". 

En revanche, un ingénieur qui entame son troisième mandat avec Les Constructifs, Francis Vercamer, ancien UDI, puis LR et actuellement Juppéiste LC, n'a guère le souci de l'intérêt général et se montre gravement indulgent : "Chaque fois qu'on a à l'Assemblée une majorité pléthorique, c'est comme ça. L'opposition n'a plus son mot à dire. Là, on va juste plus vite mais à la rentrée, il y aura, comme chaque fois, les Français dans la rue."
Début 2017, la fille Valentine de ce député du Nord , employée de son papa et signalée dans sa déclaration d'intérêt comme collaboratrice parlementaire, a dû se justifier d'un travail effectif. Signés avec sa femme par ce législateur de la moralisation, des CDD  non signalés dans sa déclaration d'intérêt sont également cités.

jeudi 27 juillet 2017

Le gouvernement provoque tous les syndicats agricoles sur la PAC

Les agriculteurs remontés contre le gouvernement sur la PAC

Annonce du ministre de l'Agriculture unanimement condamnée 

Les syndicats d'agriculteurs dénoncent comme inacceptable la mesure de transfert de crédits de la Politique agricole commune (PAC) 2018.
L'Etat va notifier le 1er août à la Commission européenne le transfert de 4.2% des montants des crédits du premier pilier de la PAC, qui concerne les aides à la production, vers le pilier qui regroupe des dispositifs de soutien ciblés pour aider les zones difficiles ou encore l'agriculture biologique.
"C'est un très mauvais signal", déplore la FNSEA, évoquant un "hold-up inacceptable".

"Stéphane Le Foll et le précédent gouvernement ont laissé en héritage une énorme ardoise de 853 millions d'euros ! (...) 
Pour sortir de cette impasse, plutôt que d'honorer la continuité de l'engagement de l'Etat en trouvant les ressources nécessaires sur le budget national, Stéphane Travert annonce un prélèvement de 4,2 % sur les soutiens directs perçus par les agriculteurs", dénonce dans un communiqué le syndicat majoritaire.

Le gouvernement divise le monde agricole

Ancien député socialiste de la Manche passé au service du président Macron et successeur du fugitif Mézard (ci-contre à la gauche de Richard Ferrand, désigné par l'Elysée pour prendre la tête des députés de la majorité), appelé à remplacer au super ministère de la Cohésion des territoires (Logement, Ville et Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales), après à peine plus d'un mois, Richard Ferrand poursuivi dans une affaire d'emploi parlementaire familial et une autre, politico-financière, un "arroseur arrosé qui "souille tous les élus de France" - , 
l'actuel ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation a justifié ses choix par "sa volonté que les crédits de la PAC servent l’ensemble de l’agriculture française, avec une attention particulière aux zones les plus défavorisées et aux secteurs fragiles comme l’élevage, et qu'ils accompagnent encore mieux les différents modèles de production".

Résultat de recherche d'images pour "PAC Le Foll"Au contraire, le gouvernement "fait le choix dangereux de léser la grande majorité des paysans au bénéfice d’une minorité (...) en ne majorant pas davantage" les petites exploitations, estime la Confédération paysanne, marquée à gauche et représentant moins de 20% des voix lors des dernières élections aux chambres d'agriculture en 2013. 
Ses porte-parole les plus médiatisés sont José Bové (2000-2004) connu "démonteur" de MacDo et faucheur de champs OGM, Jean-Émile Sanchez (2004-2005) éleveur de brebis du Larzac connu comme "faucheur volontaire" condamné par la cour d'appel d'Orléans à 2 mois de prison ferme et 48 autres à deux mois de prison avec sursis, pour avoir participé à des fauchages sur des parcelles de maïs transgénique de Monsanto en 2004 et 2005, dans le Loiret, ou Laurent Pinatel, éleveur bovin de la Loire révélé par la lutte contre la 'ferme des mille vaches'  dans la Somme.
Ce transfert "revient à prendre dans la poche des agonisants pour soutenir les mourants !" explique également la Coordination rurale, syndicat agricole apolitique créé en 1992, en réaction à la réforme de la PAC.

"Ce n'est plus aux agriculteurs de continuer à payer les erreurs politiques de leurs gouvernants. (...) 
C’est à l'État - donc la solidarité nationale des seuls contribuables, seulement 1 Français sur 2 - d’assumer ses responsabilités - notamment Stéphane Le Foll, ci-contre, arrogant ministre intermittent et pourtant ré-élu PS dans la Sarthe aux législatives de 2017 - tant dans ses mauvais choix en matière de politique agricole commune que dans la gestion délibérément cavalière de ses budgets agricoles", ajoute le syndicat dans un communiqué au ministre de l'Agriculture, un homme qui a fait sa carrière comme commercial dans ...l'industrie.

Contributeurs forcés, les Français vont s'offrir STX

Macron fait nationaliser STX par Philippe

La France a décidé d'
exercer son droit de préemption sur les deux tiers du capital de 
STX France qu'elle ne détient pas 

Faute d'accord avec l'Italie sur un partage à parité des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire (photo), a indiqué que la proposition française de partage à 50-50 tenait toujours.

La France a ainsi acté jeudi l'échec de ses négociations avec l'Italie sur les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

En annonçant cette décision, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a précisé qu'il se rendra à Rome mardi pour en discuter avec le gouvernement italien. "Je vous annonce que nous avons pris la décision d’exercer le droit de préemption de l’État sur STX", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Cette décision, "prise en plein accord" avec le président de la République et le Premier ministre, a un seul objectif : " défendre les intérêts stratégiques de la France en matière de construction navale", a-t-il assuré.
"Les chantiers de Saint-Nazaire sont un outil industriel unique en France. Nous voulons garantir aux salariés, à la région, aux clients, aux sous-traitants, mais aussi à tous les Français que les compétences exceptionnelles des chantiers navals de Saint-Nazaire en termes de construction comme les emplois resteront en France", a expliqué le ministre. En fait, un retour de ...Corée.

Il a chiffré le coût pour les Français

de l'acquisition des deux tiers du capital de STX France rachetés au printemps par l'italien Fincantieri à son ancienne maison mère sud-coréenne à 80 millions d'euros, qui seront pris en charge par l'Agence des participations de l'EtatDes entreprises peuvent appartenir au secteur public sans être gérées par l'APE (cf. Eiffage,  détenue pour partie par Banque publique d'investissement).

Bruno Le Maire a souligné que cette nationalisation ne sera que temporaire, les chantiers de Saint-Nazaire n'ayant pas vocation à rester sous le contrôle de l’État français qui n'est pas entrepreneur.
Elle "doit nous donner le temps de négocier dans les meilleures conditions possibles la participation de Fincantieri", a-t-il précisé, en reconnaissant que le groupe public italien est le seul intéressé par STX France.

La société de construction navale italienne a refusé jusqu'ici de revenir sur un accord conclu au printemps par le précédent gouvernement français qui accordait 54% de STX France au co-actionnaire italien, dont 48% pour Fincantieri), le solde étant détenu par des intérêts publics français (l'Etat et Naval Group).

Bruno Le Maire veut 50% et a justifié la parité au capital réclamée dorénavant par Paris par la nécessité de garantir le maintien de l'emploi et du savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire, les seuls capables en France de construire des paquebots, mais aussi de très grandes coques comme celle d'un porte-avions.

Le droit de préemption dont disposait la France venait à échéance ce vendredi.

Les policiers de Vigi allument Macron qui reçoit des stars, mais les méprise

Les Macron préfèrent les paillettes du showbizz aux ronds de cuir

Indigné de ne pas avoir été reçu à l’Elysée comme il l’avait demandé dans une lettre ouverte le 13 juillet, le syndicat de police VIGI a décidé de s’adapter aux comportements du président.

Résultat de recherche d'images pour "Macron bono"Syndicat du ministère de l’Intérieur et de la police nationale qui défend les personnels de tous corps, Vigi admet ne pas avoir encore réussi à déchiffrer "les nouveaux codes du divin Jupiter qui nous dirige." Dans un message à l’humour corrosif diffusé sur Facebook, il se montre en revanche très au fait de l’agenda présidentiel, et note que le chanteur de U2 Bono a été reçu le 24 juillet pour parler pauvreté, et que ce sera au tour de la chanteuse Rihanna le 26 juillet pour discuter éducation.
PETITE ANNONCE :
VIGI. recherche une personne du showbiz pour que notre Président de la République s’intéresse à la sécurité de la population et aux conditions de travail des policiers.
VIGI. a écrit une lettre ouverte, en date du 13 juillet 2017, pour demander une audience auprès de Monsieur le Président de la République concernant les conditions de travail des personnels du Ministère de l’Intérieur et de la Police Nationale, ainsi que pour l’alerter sur les conséquences qu’aura la coupe budgétaire de plus de 370 millions d’euros, sur la sécurité de la population.
La seule réponse de l’Elysée a été un silence, mais son ne sait pas s’il était poli, gêné ou méprisant. Dans tous les cas VIGI. n’a pas eu de réponse argumentée et logique.
Mais c’est sûrement parce que nous ne maîtrisons pas encore les nouveaux codes du divin Jupiter, qui nous dirige.
Nous ne savions pas que pour évoquer un sujet avec Monsieur le Président, il fallait avoir comme porte-parole une personne du showbiz.
L’éduction a RIHANNA, les maladies évitables et la pauvreté ont BONO.
Nous pensions bêtement qu’en tant que syndicat nous pourrions accéder à l’Olympe, vu l’attachement que porte notre « chef des armées » au dialogue social. Mais non…
Du coup, nous recherchons une star du showbiz, pour pouvoir sensibiliser Emmanuel MACRON à la sécurité de la population.
Merci de nous contacter au 01 55 82 87 36 le plus rapidement.
"Certains sont jugés grands parce qu’on mesure aussi le piédestal" (Sénèque)
Commentaires

Alors pour décrocher une audience au palais de l’Elysée, VIGI lance un appel pour trouver un porte-parole du «showbiz» afin de sensibiliser le président sur la sécurité de la population.

BFMTV porte-parole de l'Elysée


C'est la chaîne d'info en continu qui réplique à Vigi.

L'acteur Sylvain Naudin s'est porté volontaire pour représenter le syndicat de police VIGI.Après les réceptions de Bono, puis de Rihanna à l'Elysée, BFMTV raconte: 
"le syndicat de police VIGI, en colère indigné de ne pas avoir l'oreille [sic] du Président, avait fait savoir avec une pointe d'ironie qu'il cherchait une personnalité "du showbiz" pour attirer l'attention d'Emmanuel Macron. Le syndicat a trouvé: ce sera donc l'acteur Sylvain Naudin (ci-dessus).


Pour se faire entendre auprès du président de la République, le syndicat de police VIGI a finalement trouvé un porte-parole. Ce sera donc Sylvain Naudin, un acteur français originaire de Douai, dans les Hauts-de-France. Si son nom n'est pas connu, l'homme s'est illustré dans de petits films d'action qui lui ont valu le surnom de "Jean-Claude Van Damme du Nord".

Dans sa petite annonce grinçante, le syndicat indiquait notamment avoir envoyé une lettre ouverte pour demander au Président un rendez-vous, afin de discuter des conséquences des coupes budgétaires annoncées. Celle-ci était restée sans réponse."