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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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mercredi 28 novembre 2012

Confiance: Hollande stagne à un bas niveau; Ayrault dégringole

Exécutif: tous les drapeaux en berne


La cote de confiance de François Hollande s'effrite encore d'un point en moins en un mois.

Fin novembre, seul un Français sur trois (35%) lui faisait confiance, selon le baromètre mensuel de TNS Sofres Sopra Group pour la Figaro Magazine.

Dans ce même sondage, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls subit une baisse notable de sept points de sa cote d'avenir en un mois,
à 39%, même s'il reste en tête des personnalités politiques.

31% des personnes interrogées (stable) font "plutôt confiance" à François Hollande et seulement 4% (-1) lui font "tout à fait confiance": c'est à dire au PS non plus ! Mais 61% (+1) ne lui font pas confiance: 32% (-2) "pas du tout" et 29% (+3) "plutôt pas". 
4% sont sans opinion.

C'est le niveau le plus bas d'un président de la République, au septième mois suivant l'élection présidentielle

En 1995, 39% faisaient confiance à Jacques Chirac, rappelle TNS Sofres. A la même période en 2007, 49% des sondés faisaient confiance à Nicolas Sarkozy.

Jean-Marc Ayrault dégringole encore de 4 points, à 30%

Seulement 27% ont "plutôt confiance" en ce Premier ministre, soit une perte de 3 points, et 3% lui font "tout à fait confiance" (-1).

Et 62% (- du tout 5) ne lui font pas confiance, dont 32% (+4) "pas du tout confiance" et 30% "plutôt pas confiance" (+1). 8% n'ont pas d'avis. 

Le sondage a été réalisé du 23 au 26 novembre auprès d'un échantillon de 1.000 personnes --interrogées en face-à-face à leur domicile-- représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

"Notre-Dame-des-Landes est un investissement archaïque,", selon Hulot

Nicolas Hulot prend parti sur les points de frottements socialo-écolos

Nicolas Hulot distille ses prises de paroles pour frapper les consciences.

Alors que débute jeudi le débat national sur la transition énergétique, orchestré par la ministre de l’Ecologie
Delphine Batho, le 
président de la Fondation pour la Nature et l’Homme a choisi le Parisien - Aujourd’hui-en-France pour évoquer tous les sujets chauds du moment : l’avenir en France des gaz de schiste ou du nucléaire, l’évolution du bonus-malus écologique et bien-sûr, la fronde contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes.

Comment sortir de l’impasse à Notre-Dame-des-Landes ?
NICOLAS HULOT. Je n’ai pas de recette miracle mais je pense qu’il faut sortir des postures jusqu’aux boutistes de part et d’autre. Arrêtons de caricaturer ce combat en le réduisant à une bataille entre progressistes et obscurantistes. Il y a un vrai mouvement citoyen contre cet aéroport qui rassemble des jeunes, le monde paysan, des écologistes et beaucoup de personnes soucieuses de construire une société différente. C’est l’expression d’un vrai désarroi. Je trouve affligeant qu’au XXIème siècle, on envoie des forces de l’ordre face à des jeunes et des paysans qui se battent contre ce projet. Donnons-nous du temps pour écouter sincèrement les arguments, y compris économiques, et nommons un médiateur qui soit une autorité incontestable. Il n’y a pas d’urgence à faire cet aéroport, alors remettons les choses à plat.

VOIR et ENTENDRE le préfet : "Notre-Dame-des-Landes ne sera pas en état de guerre permanent" 

Le grand-ouest a-t-il besoin de ce nouvel aéroport ?
Dans la région, je note qu’il y en a déjà un à Rennes, un à Lorient, un autre quasi inutilisé à Angers qui n’est pas optimisé et l’actuel aéroport de Nantes qui ne fermera pas car Airbus n’en déménagera pas. La conviction de ceux qui défendent Notre-Dame-des-Landes est sincère...mais obsolète. Ce projet a été pensé il y a plus de quarante ans à un moment où le trafic aérien était en expansion, où le baril de pétrole ne coûtait que quelques dollars et où il n’y avait pas de problème de réchauffement climatique. Aujourd’hui, le monde a changé et on s’obstine à l’ignorer. Maudits soient les yeux fermés ! L’aéroport et ses accès coûteront au final plus d’un milliard d’euros. Non seulement ce sont des investissements d’hier mais il y a d’autres priorités, surtout si la France veut respecter ses engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Que dites-vous à Jean-Marc Ayrault qui soutient personnellement ce projet ?

Je ne lui jette pas la pierre et j’entends ses arguments mais il n’a pas la bonne grille de lecture.A la conférence environnementale, en septembre, le Premier ministre avait parlé de " zéro artificialisation des sols " et j’avais dit bravo. Cela signifie que lorsque l’on sacrifie des terres agricoles, devenues rares et précieuses, il faut être sûr que ça corresponde bien aux besoins d’aujourd’hui. Je dis à l’ensemble des interlocuteurs qu’il faut sortir des dogmes et des crispations et se remettre tous autour de la table. En période de crise économique et écologique, il y a des choix à faire. Notre-Dame-des-Landes est un investissement archaïque qui sacrifie l’avenir à des intérêts à court terme.

VOIR et ENTENDRE ce reportage à Notre-Dame-des-Landes: trois blessés  dans l'opération de répression et huit interpellations:


Qu’attendez-vous du débat sur l’énergie qui débute jeudi ?

Que la France définisse collectivement, avec tous ses citoyens, ses véritables besoins énergétiques et ainsi le modèle qu’elle souhaite mettre en œuvre pour les décennies à venir, tout en tenant nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les ONG doivent accepter que tout le monde participe au débat. Mais donnons au maximum des signes de neutralité en laissant la parole aux experts, à des autorités indépendantes, aux citoyens et en ne laissant pas à des ministres le soin de piloter les débats : le gouvernement ne doit pas être juge et partie.

Quelle est la priorité en matière énergétique ?

La sobriété. Il faut à tout prix, à confort égal, réduire la voilure en matière de production et de consommation d’énergie. Les prix de l’énergie ne cessant d’augmenter, des centaines de milliers de précaires énergétiques n’arrivent plus à boucler leur fin de mois à cause de la flambée des factures. Il faut leur donner les moyens de réduire drastiquement leur consommation. Le chantier de l’efficacité énergétique est tellement immense qu’il permettra de réindustrialiser la France. La banque publique d’investissement doit être prioritairement dédiée à ces questions de transition écologique et énergétique. Pour l’heure, cela n’est pas clairement affirmé.


Le principe d’un bonus-malus sur le prix de l’énergie a du mal à passer...

Il faut garantir aux classes moyennes et défavorisées que toute fiscalité écologique ou énergétique supplémentaire se substituera à d’autres prélèvements obligatoires. Et expliquer qu’en ayant des comportements vertueux, ils gagneront en pouvoir d’achat.


Le nucléaire a-t-il encore de l’avenir ?

Compte tenu de ce qui s’est passé à Fukushima, je pense que le nucléaire ne peut pas se développer et qu’il faut progressivement le réduire. Si le nucléaire devait être la réponse au changement climatique, il faudrait, pour faire face à la demande croissante d’énergie, construire dans le monde une centrale tous les quinze jours pendant cinquante ans ! Et si l’on faisait ça, les probabilités d’accidents majeurs deviendraient une certitude. Cela dit, je comprends que la France ne puisse en sortir du jour au lendemain. Entamons un processus de décrue et faisons baisser la part de l’atome au même rythme que l’on développe les énergies renouvelables. L’objectif de réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité va dans le bon sens. Encore faut-il clarifier si c’est par rapport à la production d’aujourd’hui ou...de demain.


Faut-il fermer durablement la porte aux gaz de schiste ?

Les intermittents du spectacle écolo radical
Il n’y a pas le début d’une preuve que ces méthodes d’extraction puissent être sans conséquences environnementales et sanitaires. La France ne peut pas à la fois promettre de lutter contre le changement climatique et relancer une nouvelle filière d’exploitation d’énergies fossiles. Quant aux arguments économiques, les compagnies américaines risquent très vite de déchanter. Il en est du mirage des gaz de schiste comme il en a été des agro-carburants de première génération. Ce sont des leurres. Les écologistes sont souvent vus comme des empêcheurs d’avancer mais si on les avait écoutés sur les agro-carburants, l’amiante ou le diesel qui est devenu un fardeau, on ne serait pas aujourd’hui dans des impasses.


Les Verts ont-ils leur place dans le gouvernement ?

Les ministres écologistes font leur job et doivent garder leur liberté de parole. Mais pour sortir des psychodrames permanents, il ne faut pas se contenter de faire de l’écologie au prorata des rapports de force électoraux.L’attitude visant à sous-traiter ici et ailleurs ces enjeux environnementaux n’est plus acceptable. Les deux plus grandes formations politiques n’ont pas commencé leur mutation écologique. Ni l’UMP ni le PS ne tiennent compte du fait que le monde a changé, que l’on a basculé dans la rareté des ressources naturelles. Ils n’ont pas compris que la pire contrainte qui pèse sur nos sociétés est le changement climatique. Je les invite à lire le récent rapport de la banque mondiale sur les conséquences économiques alarmantes du réchauffement de la planète.


Que vous inspire le psychodrame à l’UMP ?

C’est consternant et il ne faudra pas s’étonner si le vote extrême, les bulletins blancs et l’abstentionnisme progressent. De vous à moi, je préférerais que ce type d’emballement politico-médiatique, dans ce cas stérile, puisse avoir la même ampleur à chaque rapport scientifique sur la crise écologique.


François Hollande va-t-il vous nommer ambassadeur de France à l’ONU en charge de l’environnement ? 

Cela ne m’a pas été proposé. Il faudrait par ailleurs aller vivre à Washington ou New-York, ce qui serait compliqué à titre personnel (il vit actuellement à Saint-Lunaire, en Bretagne). J’ai décidé pour l’instant de me consacrer exclusivement à mon engagement écologique à travers ma Fondation et je réfléchis à d’autres modalités. C’est un sujet crucial mais qui a disparu des écrans radars et il y a urgence à réveiller la société française et européenne sur ces enjeux. 


Nafissatou Diallo, victime présumée de DSK, est en France

La plaignante pour viol par Dominique Strauss-Kahn aurait été invitée par une association...

"Oui, nous savons qu’elle est à Paris", a indiqué  une membre de Femen, confirmant une information d’Atlantico. 
Mais si les féministes comptent bien tout faire pour rencontrer la femme de chambre new-yorkaise qui accuse DSK de l’avoir violéeles activistes aux seins nus de Femen ne confirment pas que cette dernière ait fait le déplacement à leur invitation.

L'affaire s'internationalise


L'immigrée guinéenne séjournerait dans la capitale à l'invitation de cette association féministe
qui souhaite la faire participer à la rédaction d'un livre sur les violences faites aux femmes, selon Atlantico. Elle résiderait d'ailleurs dans le quartier de la Goutte-d'Or. C'est précisément dans ce secteur du 18e arrondissement que les féministes de Femen ont élu domicile, leur premier "camp d'entraînement international" étant basé au Lavoir Moderne parisien, rue Léon.

Tandis que le New York Post qui enfonce Nafissatou Diallo,
Patrick Lozès serait en contact indirect avec ses avocats.
En juin 2011, Patrick Lozès avait laissé entendre à Europe 1 qu’il agirait si les avocats de DSK salissaient trop la réputation de la plaignante. "Si c’était le cas, beaucoup de personnes qui pourraient rester en dehors de cette affaire, ne pourraient pas faire autre chose que d’aider les Américains qui ont posé des questions", avait prévenu Patrick Lozès, fondateur du CRAN, le Conseil représentatif des associations noires de France.

Sans-papiers: Valls assouplit les critères de leur régularisation



Attention à l'envolée des déficits et du nivellement de l'aide sociale vers le bas 

"Quand c'est flou, il y a un loup !", prévient Martine Brochen-Aubry

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a publié mercredi une circulaire très floue sur les critères  de régularisation des sans-papiers.  Le volet "famille" est en deçà des attentes des associations qui admettent  des "avancées" ponctuelles, mais elle ouvre en fait la voie aux interprétations subjectives.

La circulaire, présentée en Conseil des ministres, est présentée comme "exigeante", au prétexte que, comme chez la plupart de nos voisins européens, elle impose au moins cinq ans de présence en France et des conditions précises, a soutenu Manuel Valls. Comme à chaque fois en Socialie, le ministre assure qu'"elle est juste, car les critères permettent un même traitement sur tout le territoire" et devrait mettre fin à l'arbitraire préfectoral, a-t-il estimé. Mais ce traitement est-il "juste", lorsque précisément il est le même en Guyane que dans les Alpes Maritimes.

Conformément aux engagements de François Hollande pendant la campagne, elle "n'a pas vocation à augmenter le nombre de régularisation", de l'ordre de 30.000 par an ces dernières années, a-t-il répété. Si elle n'a pas cette vocation, elle fait en sorte qu'elle l'ait.

Il ne s'agit pas de régulariser en masse comme en 1981 (131.000 étrangers régularisés) ou 1997 (80.000), même si la circulaire entraînera "peut-être, dans un premier temps, une augmentation ponctuelle des régularisations", prévient Manuel Valls.

VOIR et ENTENDRE une présentation du flou et de la subjectivité des critères de Valls pour la régularisation des clandestins:


Les lobbies associatifs ont mis la pression à Manuel Valls 

Annoncée pour septembre, la circulaire a traîné à mesure que les réunions avec associations et partenaires sociaux se multipliaient. Le texte a ensuite fait l'objet d'arbitrages par Matignon et l'Elysée, très attentifs à son contenu. Mais la représentation populaire n'a pas été consultée au Parlement.

La version finale prévoit notamment de donner un titre de séjour aux parents présents depuis au moins cinq ans en France ayant un enfant scolarisé depuis au moins trois ans.
L'expérience de 2006 a porté ses fruits. Alors qu'il était à l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait ouvert la régularisation aux parents présents depuis deux ans avec un enfant scolarisé pendant un an. Face à l'afflux des demandes (33.000), il avait fermé le dispositif après 7.000 régularisations. Mais les associations militaient pour en revenir à ces règles.

Les nouveaux critères reviennent "à considérablement limiter le champ de la régularisation", mais c'est en termes de temps de présence irrégulière sur le territoire national. Ils risquent "d'entraîner une critique particulièrement vive, sans nul doute au sein même du Parti socialiste", acommenté mardi le directeur général de France Terre d'Asile (FTA), Pierre Henry, avec une sobriété qui suggère des contre-parties.
"Mais si on demande seulement deux ans de scolarisation, on arrive sur des stocks extrêmement importants et on ne veut pas envoyer ce signal", rétorque le cabinet de Manuel Valls, au sujet de personnes humaines.
Les "stocks" de Manuel Valls

Le ministre est conscient des risques de  "détournement" de sa circulaire

Le sort des jeunes de 18 ans pourrait également faire débat. 
La nouvelle circulaire prévoit de leur donner un titre de séjour s'ils peuvent prouver deux ans de scolarisation "assidue et sérieuse" en France. Une première mouture du texte avait fait état d'un critère de trois ans. Mais qui va décider de cette assiduité et de ce sérieux ? Des enseignants de la FSU,  membres ou sympathisants de RESF et des autres associations partisanes ?.

Le Réseau Education sans Frontière (RESF) milite pour une régularisation de tous les lycéens sans-papiers.

Là encore, le ministère réplique vouloir éviter un "détournement" du système avec des familles qui enverraient des jeunes dans leur 17e année pour obtenir un statu et mettrait le bronx dans les préfectures.

Un dossier semble plus consensuel: celui des salariés, même s'il laisse en friche la question du travail au noir.

La circulaire articule des conditions de présence en France (trois à sept ans), d'ancienneté dans le travail (de 8 à 30 mois) et de travail effectif (contrat de travail ou promesse d'embauche). Qu'est-ce qu'un travail "effectif" ?

Les règles actuelles -appliquées de manière très inégales selon les préfectures- imposent cinq ans de présence et au moins douze mois chez le même employeur.

"La nouvelle circulaire comporte des avancées", avoue Francine Blanche de la CGT, toujours en recherche de nouveaux précaires et pauvres
"Elle permet notamment de changer d'employeur." Au final, "c'est moins confus que ce qu'on avait avant, mais c'est encore trop compliqué", s'est plainte Mme Blanche qui n'est pas à une contre-vérité près. "On se méfie terriblement de l'effectivité de la circulaire." Nous aussi mais pas pour des raisons inverses. Trop floue, "comment sera-t-elle appliquée en préfecture ?
De manière "juste" !

Le chômage explose en octobre, après 6 mois de socialisme

Sapin et Ayrault ne peuvent pas tout,
Hollande et Montebourg, au moins, ils savent insulter les créateurs d'emplois

La technique du "j'vous avais prévenus..."


Geneviève Tabouis ouvrait ses 
chroniques  sur RTL avec  
"Attendez-vous à savoir…" Elle est décédée en 1985, mais Michel Sapin a pris le relais au gouvernement Ayrault.

Dès dimanche, le ministre du Travail, Michel Sapin, a refait le coup en annonçant que les chiffres du chômage pour octobre seraient mauvais... 

La responsabilité des faits, comme des données officielles confirmant une déclaration sapinesque, serait ainsi endossée par la Dares: les Français seraient ainsi conduits à penser que le thermomètre est responsable de la montée du mercure

Le médecin de Bercy n'est, d'ailleurs, pas un incapable, puisque c'est le  18ème mois consécutif que le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A a progressé de +1,5%. 45.400 familles de plus frappées par le chômage en France métropolitaine, c'est la faute à la Dares et Sapin pense pouvoir s'en tirer ainsi pendant de nombreux mois encore.

Certains media passent sous silence les catégories B et C 
C'est qu'en comptabilisant ces chômeurs en activité réduite, la hausse atteint 73 600 personnes !

VOIR et ENTENDRE le ministre Sapin déclarer à un JJ Bourdin médusé ce 28 novembre matin sur BFMTV-RMC, que "la machine à créer du chômage sera longue à arrêter": 



Tandis que le journal socialiste Le Monde titre " Le chômage explose en octobre ", c'est en ces termes que, se défendant de tout "fatalisme", le ministre-observateur de la vie économique a commenté la forte hausse du nombre de sans-emplois en octobre.

A noter que, ni dans les sphères gouvernementales, ni donc dans les media, on ne parle plus de "destructions" d'emplois...



En attente active d'être proclamé président de l'UMP, Jean-François Copé a déploré "l'accélération de la dégradation de la situation de l'emploi au mois d'octobre". Le secrétaire général sortant a souligné  mercredi que "cette très mauvaise nouvelle arrive une semaine après l'abaissement de la note souveraine de la France et témoigne de l'extrême gravité de la situation économique et sociale".


Le record s'établit à 3,1 millions, constate Sapin en observateur extérieur.

Sur un an, dont six mois de socialisme, la hausse est de +10,6% 
En tenant compte des "personnes" exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 1,6% (+71.500) pour s'établir à 4,6 millions de "personnes". Sur un an, il progresse de 9,4%.

Que deviennent les emplois d'avenir et les contrats de génération ?
"Je créerai 150.000 emplois d’avenir pour faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi et l’action des associations, en priorité dans les quartiers populaires", expliquait François Hollande. Les électeurs auraient pu se méfier, car à l'origine, le PS en prévoyait dans son programme 300.000, mais son candidat avait prévenu au cours de la campagne que l'Etat ne pourrait en financer autant...
Les contrats de génération étaient l'idée phare de François Hollande au temps de sa campagne électorale: pour combattre le chômage, le socialiste proposait "un contrat de génération pour permettre l’embauche par les entreprises, en contrat à durée indéterminée, de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté". En contrepartie, l'employeur serait dispensé pendant trois ans de cotisations sociales sur les deux emplois. L'objectif d'en créer 500.000 était toujours d'actualité au moment du vote des Français.

Or, les jeunes et les plus âgés sont toujours les plus touchés

La jeunesse devait être la priorité absolue de F. Hollande
Dans le détail, les moins de 25 ans, la progression est moins marquée qu'à la rentrée de septembre (+0,5% après +2,2%). Sur un an, la progression atteint +10,6% .
Les seniors sont les plus touchés

Le nombre de demandeurs d'emplois de plus de 50 ans a ainsi grimpé de +1,9% en catégorie A, soit une hausse de +17,6% sur un an.


Depuis six mois, gouverner, ce n'est plus prévoir

Le futur, Sapin ne peut le prédire, il n’est "pas un prévisionniste", mais "un acteur, qui prend des décisions". Parmi elles, les emplois d’avenir. "Depuis un mois, il s’en signe tous les jours", affirme-t-il. Quant au contrat de génération, "ce sera le premier texte examiné à l’Assemblée en janvier", précise-t-il fièrement aux nouveaux chômeurs. 

Hausse du nombre d'offres collectées et satisfaites par Pôle Emploi



Parallèlement (et paradoxalement), le nombre d'offres d'emploi collectées par Pôle emploi aurait progressé de 5% en métropole, après avoir enregistré un repli de 4,4% en octobre. 
Malgré l'augmentation des chiffres du chômage, le nombre d'offres satisfaites aurait lui aussi progressé de 8,5%, qu'il s'agisse d'emplois durables ou temporaires. Mais surtout temporaires... 

Le gouvernement espère toujours inverser la tendance d'ici la fin 2013. 
A cette échéance, l'OCDE, qui a révisé ses projections économiques ce mardi, espère une "stabilisation" du taux de chômage à 11,25%...

C'est aussi ce qu'espère la solidarité nationale.
Il en est un qu'on ne voit ni n'entend plus depuis le 16 mai 2012. Il occupe pourtant le poste de ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur,
Pierre Moscovici, chargé de l'économie sociale et solidaire dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. C'est Benoît Hamon, un professeur de fac avec bac+3, qui est désormais en position de défendre ses théories radicales sur le terrain. Que ne prend-il la parole pour nous vanter ses exploits aux responsabilités ? Geneviève Tabouis disait: "J'ai encore appris… " Et le Benoît a-t-il appris quoi que ce soit ?


mardi 27 novembre 2012

Augmentation "juste" du prix du timbre en France

+ 2,8 % en moyenne au 1er janvier 2013, malgré l'automatisation

Les plus défavorisés sont une fois de plus frappés

La Poste annonce que la nouvelle année sera marquée par une augmention de 2,8 % en moyenne des tarifs du courrier dès le 1er janvier 2013. 


Dans ce cadre, le prix du timbre prioritaire passera de 60 à 63 centimes d’euro, tandis que celui de la lettre verte passera de 57 à 58 centimes. Cette dernière, livrée en J+2 est plus économique et plus écologique, car elle n'est pas transportée par avion, mais sauf pour les liaisons avec la Corse et les DOM, dont l'acheminement sera pris en charge par les Français de Métropole.

Le tarif de l'offre "Destineo esprit libre", choisie par les petites et moyennes entreprises, augmentera  de 1,5%, pour favoriser leur compétitivité dans un contexte économique difficile. 
Le tarif de l'offre "Destineo utilité publique" permet également aux associations et fondations reconnues d'utilité publique de se faire connaître, n'augmentera pas.

Les tarifs n'avaient pas évolués depuis juillet 2011 pour les envois de lettres de moins de 20 grammes en lettre prioritaire et en octobre 2011 pour la lettre verte. Le gouvernement Ayrault n'a pas résisté longtemps avant d'autoriser cette nouvelle hausse.


La Poste se défend 

Après 18 mois de stabilité, "cette hausse permettra de préserver un haut niveau de qualité du service public. Elle permettra également de contribuer à maintenir les grands équilibres de La Poste et la préservation de son modèle social ", affirme le groupe.

"La hausse du prix du timbre n'aura qu'un faible impact sur les ménages : moins d'un euro par an et par foyer, le courrier étant un poste de consommation très modéré dans leur budget (30 EUR par foyer et par an en moyenne)", précise la Poste dans un communiqué. Le courriel va encore progresser. Autant dire que c'est comme si le prix était resté stable !

La Poste soutient-elle la comparaison avec les autres pays européens ?
UK: nouveaux tarifs au 1er mai  2012
"Ce mouvement s'inscrit dans un mouvement général en Europe. [sic] 
Prix du timbre en Allemagne:
Peut-on croire La Poste ?
Le prix du timbre sera ainsi dans l'exacte moyenne des tarifs des autres postes européennes, alors même que les engagements de service public et les contraintes géographiques sont plus élevés en France", assure t-elle.

La fiabilité de la communication de La Poste est ici mise en cause.

La France arrive 26e dans le classement des pays où il fait bon naître

La France est devancée par la Belgique, le Chili ou Chypre... Et la Syrie ou l'Egypte, l'Espagne ou la Grèce, grâce à qui ? Au "président des bisous" ? C'est ce que nous dira, avec candeur, Najat Vallaud-Belkacem...

Fisc: Hollande récompense la presse qui l'a fait élire

Le conflit d'intérêts des journalistes militants


A la niche,
les journalistes militants:
la gamelle est bonne !



Le mercredi 3 octobre 2012 sur France Inter, un auditeur de la matinale de France Inter a fait ressurgir le tabou des avantages fiscaux qu'entretient la profession charger de nous informer de tout.



L'auditeur vigilant a interpellé directement  Patrick Cohen, l’animateur radio :

"J’aimerais beaucoup que monsieur Cohen nous parle des niches fiscales des journalistes. J’aimerais, par équité, que vous en parliez autant que les niches fiscales des restaurateurs. " Les restaurateurs, boucs émissaires donnés en ...pâture à l'opinion: rideau de fumée comme un autre !


Un salaire mensuel de 2 000 euros permet à un journaliste de bénéficier de 7600 euros maxi d’avantage annuel

Ces abattements fiscaux s'élèvent en effet à 600 euros par mois, sur 12 mois.




Rue 89 (Libération) s'est porté au secours de la corporation en pointant les autres niches. 
Les bénéficiaires osaient
réclamer plus de justice sociale...
Une centaine de professions est ainsi dénoncée (lien Sénat). Pourquoi croyez-vous que des artistes comme les Bedos, père et fils, ou le chanteur bobo Yannick Noah, la propriétaire vinicole Bouquet et l'actrice populaire Josiane Balasko, qui avoue jouer de sa notoriété pour obtenir des passe-droits, comme le rupin Jean Rochefort, apportent-ils leur soutien au PS ? 
Les internes des hôpitaux ont regimbé récemment, mais sont pourtant de ces privilégiés, au même titre que les fonctionnaires ou agents des assemblées parlementaires ou les ouvriers d'imprimerie de journaux (dont le Syndicat général du livre et de la communication écrite, SGLCE-CGT, l'ex ténébreuse NMPP: voir libellé PaSiDupes) et les "speakers" du service public de la radiodiffusion télévision française (Radio France et France Télévisions)... La boucle est bouclée !

La technique est aussi classique que vile: réduire au silence les détracteurs en dressant contre eux les autres bénéficiaires d'abattements fiscaux.
Lien Rue89

La niche Jospin des media bien-pensants



Les artistes et journalistes
solidaires et justes
 détournent  l'attention
sur les autres
Si les media sont si complaisants avec le président socialiste, c'est que F. Hollande a promis de rétablir l’abattement fiscal de 30% des journalistes que Juppé avait aménagé en abattement forfaitaire socialement plus juste, car il n’avantageait pas excessivement les stars des media. D'où la rancune des journalistes de la "pensée unique" à l'encontre de la droite !

Jospin n'avait pas tardé à se rallier les nantis aigris en remettant en vigueur cette déduction fiscale de ...7600 euros par an.


Pendant la campagne Pulvar et Trierweiller avaient déposé une pétition  sociale et juste et Hollande a promis de la rétablir fin 2012. Pulvar pourra renouveler ses lunettes en écaille de tortue (lien PasiDupes:  "Audrey Pulvar chausse des lunettes à au moins 12.000 euros ") ou se couvrir de chocolat (lien PaSiDupes :  " Le " made in France" de Montebourg est-il une supercherie ? ")
Ce qui explique la différence de traitement entre Sarkozy et Hollande

Chacun a pu noter la grande complicité de la presse godillot avec le candidat de la gauche. Son indulgence a même atteint des sommets de flagornerie depuis l'élection ! Laurent Mouchard-Joffrin s'est appliqué à mériter son abattement et s'est démultiplié sur toutes les chaînes de radio, comme dans Libération, dans des numéros risqués de funambule en collant rose. Bizarrement, on n'entend plus le trotskiste Edwy Plenel de Médiapart. Lui qui diffusait les rumeurs les plus folles et tapait sur Sarkozy matin midi et soir. Il promettait le même traitement à Hollande, mais semble avoir atteint le nirvana: au mieux l'idéologue cherche-t-il ses marques, au pire va-t-il retrouver la trace idéologique du NPA et de Mélenchon, aussi bien. Il a fait l'impasse sur Trieweiller, il a  fiston Hollande qui se répand dans les media, et a jeté un voile pudique sur tous les rivalités des ministres préoccupés de leur pré carré et qui lancent des ballons d'essai tous les matins à jeûn. 

Tous, sauf...
les journalistes de gauche ?
Viendrait-il à l'idée de quiconque de demander sa carte SNJ, syndicat dominant, c'est-à-dire hégémonique, à Michaël Darmon, éditorialiste partisan de 50 ans sur i-télé
Sur La Chaîne parlementaire LCP, en deux "Politique Matin" on a fait le tour de Patrick Chêne, dans le genre sournois, et Arnaud Ardoingrimacier façon Nono Montebourg, fait du Serge Moati, 66 ans, à grand renfort de gestes et d'interruptions, jouant le rôle officieux de journaliste débatteur omniprésent plus que tendancieux. D'ailleurs, à 70 ans, Olivier Mazerolle continue de régler des comptes vieux de plus de huit ans (2004) et  BFM-TV ne prend même plus la peine de dissimuler ses sympathies et les expressions du visage de Ruth Elkrief peuvent servir de météo lisible de l'état idéologique de la presse vénale et reconnaissante plus qu' "indépendante"