Evacuation des manifestants de 'Nuit Debout', place de la République à Paris
La police a dû intervenir une nouvelle fois, tôt ce samedi matin
Ce collectif, inspiré des Veilleurs du Mariage pour Tous, mais idéologiquement plus proche des Indignés en Espagne (!), a passé sa deuxième nuit, debout ou assis, pour protester contre le projet socialiste de loi Travail.Sur la durée de la nuit de vendredi à samedi, quelques centaines de militants, essentiellement des jeunes, ont répondu à l'appel. Ils ne disaient pas de prières, non ! Mais des slogans.
La mobilisation contre le projet Valls de réforme du droit du travail a pris de l'ampleur jeudi 31 mars malgré de premières concessions du gouvernement sur le texte : entre près de 390.000 personnes selon les autorités, 1,2 million, dont 200.000 jeunes, selon les organisateurs, ont manifesté dans 250 villes, "avec plusieurs milliers d'arrêts de travail", à l'appel de sept syndicats de salariés et d'étudiants (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL, UNL). Plusieurs défilés ont été émaillés de heurts avec les forces de l'ordre qui ont interpellé plus d'une centaine de personnes.
Une première "Nuit debout" s'était déjà déroulée dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la foulée de la manifestation contre la loi travail. Une cinquantaine de manifestants qui avaient passé la nuit place de la République avait été délogée par les forces de l'ordre vendredi matin.
Photo tweetée par O. Dartigolles,
porte-parole du PCF
Lors de la précédente journée de mobilisation,le 9 mars, à l'appel des mêmes organisations, les autorités avaient recensé 224.000 manifestants, et les organisateurs entre 400.000 et 500.000.
Vendredi matin, ces militants d'extrême gauche avaient déjà été évacués. "La loi travail a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de notre indignation, explique la page Facebook du collectif.
Ce nouveau rassemblement n'était pas autorisé, précise une source policière.
Ils n'étaient plus que quelques dizaines vers 5 heures, lorsque les forces de l'ordre sont intervenues,samedi matin.
A la convergence des luttes sociales et écologistes, puis de la mobilisation étudiante, notre mobilisation vise d'abord à rassembler et à libérer une parole citoyenne inaudible dans les cadres étriqués de la représentation politique traditionnelle. Pour passer du clavier au pavé, nous avons décidé d'occuper pacifiquement des places publiques". 
La maire PS de Paris n'aime plus cette jeunesse rebelle
Anne Hidalgo est devenue défenseur de l'ordre
"Les lieux publics ne peuvent pas être privatisés; il y a des mesures de sécurité. On est obligé de faire respecter un peu d'ordre dans cette ville", a-t-elle déclaré vendredi matin, sur France Inter. Il fallait donc s'attendre à ce qu'elle donnât son accord à une intervention de la police.
Le trotskiste Olivier Besancenot, a protesté contre cette évacuation. 
L'ancien porte-parole du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) a ensuite appelé les manifestants à revenir dès 14 heures,
avec l'association Droit au Logement qui organise un rassemblement contre les expulsions locatives, au lendemain de la trêve hivernale.
Le compte twitter 'Nuit Debout' a également appelé à réinvestir la place de la République ce samedi.
Malgré l'interdiction et l'état d'urgence, deux rendez-vous avaient lieu aujourd'hui à 13h30 contre la fin de la trêve hivernale et à 18h00 contre la loi Valls soutenue par El Khomri, sa mère porteuse.
Les révélations tardives du polémiste septuagénaire révèlent-elles de la malfaisance?
"Si j'étais le cardinal Barbarin, je quitterais mes fonctions"
L'objectif à atteindre est clairement énoncé. Le scandale de pédophilie dont les libres-penseurs accablent actuellement le diocèse de Lyon trouve chez Axel Kahn un écho particulier mais peu surprenant de sa part. Invité de BFMTV/RMC ce vendredi matin, le généticien et essayiste militant est revenu sur les attouchements dont il avait été victime dans son enfance, chez les scouts, soixante ans après.
L'occasionsurtout de s'en prendre au cardinal Barbarin que le scientifique connaît personnellement. "Si j'étais le cardinal Barbarin - pour qui j'ai une estime intellectuelle, c'est un homme intelligent - j'essayerais de privilégier l'intérêt de l'Eglise, de l'institution, compte tenu de tout ça, et bien je préférerais qu'il y ait un successeur à sa position actuelle."
"Le cardinal Barbarin doit quitter l'épiscopat des Gaules", a-t-il décrété, froidement, en mettant en relief le titre de primat des Gaules, conféré depuis 1079 aux archevêque de Lyon, en tant qu'ancienne capitale des Trois Gaules.
D'ascendance juive alsacienne et laïque, Kahn se dit soucieux d'apporter "la sérénité" à l'institution.
Pour mémoire, ce fils de philosophe- enseignant au Cours Privé Godéchoux, interné au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) d'où il a réussi à s’évader et mettra fin à ses jours en 1970 -, prend la parole au moment où un nouveau prêtre lyonnais est soupçonné d'agressions sexuelles depuis ce jeudi. Un scandale de plus, alors que cinq plaintes -plus ou moins spontanées- ont été déposées contre le cardinal Barbarin, en tant qu'archevêque.
Odon Vallet vient pourtant de souligner que la gestion du diocèse est relâchée du fait que plusieurs prédécesseurs incriminés de Mgr Barbarin - lui-même frappé par des problèmes cardiaques - ont été successivement atteints de cancers.
A 17 ans, Axel Kahn s'encarta au Parti communiste alors qu'il était élève au lycée Buffon, comme son père membre du Parti communiste de 1932 à 1952 et que le PCF était alors engagé dans la "déstalinisation" et marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ces militants.
Sommes-nous en présence d'une cabale de la gauche radicale ?
Axel Kahn est moins connu du grand public pour des avancées scientifiques que pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions partisanes sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment contre le clonage et les OGM – en particulier dans la cadre de son travail au Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et datant maintenant d'une douzaine d'années.
Le professeur Kahn soutient aussi très activement le mouvement des chercheurs Sauvons la recherche, en faveur de la nationalisation de la recherche et contre l'autonomie des universités.
L'un des ses porte-parole, Alain Trautmann, frère de l'ex-ministre Catherine Trautmann, chercheur en biologie et directeur de recherches à l'Institut Cochin, est très ancré à gauche. Lors de la la manifestation pour l’enseignement supérieur et la recherche, à laquelle appelaient une quinzaine d’organisations (les enseignants, personnels et chercheurs, à la tête de leurs étudiants de l'UNEF et de la FAGE) du 16 octobre 2015 à Paris, il s'en était pris au président socialiste. "Le quinquennat de François Hollande est une énorme déception, observait Alain Trautmann, chercheur à l’Inserm. "Après Nicolas Sarkozy, nous pensions qu’il n’existait pas d’homme politique plus profondément ignorant de ce qu’est la recherche fondamentale, lançait-il avec mépris. Le premier geste de François Hollande, une fois élu, a été de déposer une gerbe à l’institut Curie à Paris. Il a fait un magnifique discours sur ce que doit être notre mission… Depuis, il applique la politique de Sarkozy: financer des applications industrielles ou sociétales avec un retour sur investissement immédiat."
A la différence de Geneviève Fioraso, Matthias Fekl ou Marisol Touraine, futurs ministres de Hollande, ni A. Kahn, ni A. Trautmann n'avait été signataire du texte du 9 juin 2011, "L'audace d'innover", revendiquant une identité social-démocrate du projet socialiste pour 2012. En 2006, Axel Kahn se disait proche de Pierre Larrouturou, candidat à l'élection présidentielle avec l'objectif de "sonner le tocsin" qui appelait à voter Royal en 2007 et non pas pour lui-même.
Or, Pierre Larrouturou est fondateur (avec Stéphane Hessel) et porte-parole de Nouvelle Donne (novembre 2013), avec des membres tels que Susan George (ATTAC), Christiane Hessel (veuve de Stéphane et présidente d'honneur de l'association EJE (Les Enfants, le Jeu, l'Education), antenne palestinienne de La Voix de l'enfant) ou Isabelle Attard (EELV).
Avec le scientifique Albert Jacquard (association Droit au logement, DAL, comité de parrainage du tribunal Russell sur la Palestine, soutien à Ph. Meirieu, tête de liste Europe Écologie, EELV, aux régionales de 2010 en Rhône-Alpes) et le chercheur Alain Trautmann notamment, A. Kahn avait lancé le collectif "Urgence sociale" pour réclamer une "nouvelle donne" sociale, démocratique et européenne. Le collectif proposa ainsi de passer à la semaine de quatre jours pour lutter contre le chômage, d'en "finir avec le cumul des mandats" et de "créer une loi d'initiative citoyenne" pour "bâtir une démocratie réelle".
En 2011, à 67 ans, Axel Kahn se lança dans la politique en se présentant aux législatives sous la bannière PS contre François Fillon. Malgré son enracinement dans la deuxième circonscription parisienne, son nom recueillit seulement 43,54% des voix contre 56,46 en faveur de l'ancien premier ministre de N. Sarkozy.
Pour mémoire, rappelons un précédente cabale Celle qui brisa Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse.En 2003, alors qu'il était président du CSA, Dominique Baudis fut sali dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre (cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols). Futur Défenseur des droits, il révéla publiquement cette sordide affaire au cours du journal de Claire Chazal sur TF1. On l'accusait de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie. Les instigateurs de cette campagne de diffamation seront mis en examen deux ans et demi plus tard. Six années plus tard, Fanny et Patricia, les deux ex-prostituées, furent reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse en 2009. Karl Zéro, à l'époque présentateur sur Canal+, a bénéficié d'un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour "sortie illicite de correspondance", violation du secret de l'instruction" et "violation du secret professionnel" après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre affirmant l'implication de Dominique Baudis dans cette affaire. Dominique Baudis a également poursuivi La Dépêche du Midi et son directeur franc-maçon Jean-Michel Baylet, actuel ministre radical de Hollande (MRG), ainsi que le trotskiste Edwy Plenel (alors au Monde), actuel patron du site subversif Mediapart, d'avoir contribué à propager la rumeur. Sept ans plus tard, il mourra - à seulement 66 ans - des suites d'un cancer généralisé, le 10 avril 2014, et le président de la République François Hollande lui rendra un hommage national, le 15 avril 2014, aux Invalides.
L’historien des religions Odon Vallet s’est exprimé sur la cabale visant actuellement le cardinal Barbarin
Programme ABCD de l'égalité des ministères des Droits des femmes
et de l'Education nationale, visant les jeunes de 3 à 15 ans
"Il doit demander à être libéré de ses responsabilités épiscopales qui sont très lourdes dans ce diocèse" de Lyon, fragilisé par les affaires de pédophilie, a estimé l'invité de BFMTV ce jeudi soir. Le prélat doit en effet pouvoir se défendre, mais une mise en retrait serait interprétée comme un aveu de culpabilité.
Ce spécialiste a exclu la culpabilité de l’archevêque, tout en estimant qu’il y a " un vrai problème de gestion".
Il a par la suite rappelé que la pédophilie concerne "toutes les religions", ainsi que les athées
Toute personne au contact avec les mineur(e)s est exposée, jusqu'aux directeurs de chorale ou les entraîneurs de club sportif:
Parmi les athées et les libres-penseurs toujours prompts à salir les religions, notamment les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo dissimulés sous le qualificatif de "libertaires", Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-rouge de Mai 68 et militant écologiste, ne se flattait-il pas de pratiques pédophiles sur de très jeunes enfants?
Le professeur de Coran des Mureaux écroué pour pédophilie
Sans remonter à Mahomet, ni pointer la polygamie et les mariages forcés ou arrangés, cet exemple parmi d'autres n'est pas fait pour absoudre tout laxisme dans le diocèse de Lyon, mais la mise en examen de ce musulman jeudi 14 janvier à Versailles rappelle les trolls malveillantsà la décence et à l'honnêteté intellectuelle:quel que soit leur milieu, les jeunes sont exposés.Ce disciple d'Allah a été écroué pour viol et agressions sexuelles sur trois filles de 11 ans, à qui il enseignait l'arabe à travers les textes du Coran. La justice reproche à cet homme de 35 ans - dont l'identité n'est pas révélée - sans emploi et résidant dans un foyer des Mureaux (Yvelines), des attouchements sur les fillettes, qui suivaient son enseignement d'alphabétisation, et au moins un viol sur l'une d'entre elles, selon une source proche de l'enquête.
L'affaire remonte à novembre lorsque les trois fillettes, deux sœurs et leur cousine, se plaignent à leur famille d'avoir été agressées par cet anonyme qui leur inculquait la langue de leur religion au domicile d'un de leurs proches, dans cette commune socialiste de banlieue parisienne. Les enquêteurs de la brigade de la protection de la famille de la Sûreté départementale l'ont interpellé à l'aéroport parisien d'Orly cette semaine, alors qu'il s'apprêtait probablement à fuir vers le Sénégal, son pays d'origine. Inconnu des services de police et affable selon le quidam, l'agresseur présumé a nié les faits devant les policiers et le juge d'instruction.
Le détraqué sexuel avait été passé à tabac par la famille et s’était rendu au commissariat pour porter plainte. Ses deux agresseurs, âgés de 29 ans, ont été condamnés à des peines de 6 et 12 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles, pour arrestation arbitraire, séquestration et violence aggravée. Le marabout avait été déshabillé, les coups de poing et de ceinture avaient plu sur tout son corps. La "victime" parla d’un couteau avec lequel il aurait été menacé. Il évoqua aussi la présence d’un troisième homme lors de l’agression et de femmes qui n’auraient pas été avares de coups.
L'armée française des forces de l'ONU est accusée depuis 2015
Le 30 juin, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons d’agressions sexuelles sur mineur par des soldats français en mission au Burkina Faso. Bernard Cazeneuve avait dû annoncer la suspension de deux soldats français soupçonnés d' "actes à connotation sexuelle" sur deux enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Cette suspension rompt avec la loi du silence jusqu'ici observée par la hiérarchie militaire et la presse et encore récemment, lors d'un premier scandale de viol sur mineurs, par des militaires de la force Sangaris en Centrafrique. 14 militaires français ont été mis en cause dans cette dernière affaire, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans dénonçant des faits commis au début de l’opération Sangaris entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014.
Cinq scandales ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU
Depuis 2004, plusieurs soldats faisant partie des forces de maintien de la paix ont été mis en cause ou accusés pour des faits similaires au Burundi (décembre 2004, ONUB), en République démocratique du Congo (2009, MONUC), en Côte d’Ivoire (2010, ONUCI), à Haïti (2011, Minustah), ou encore au Mali (Septembre 2013, Minusma). Au Burkina-Faso, deux militaires français sont sous le coup d'accusations d'agression sexuelle sur une fillette de 5 ans, une scènefilmée avec une caméra oubliée. Pédophilie à l'école
Villefontaine: mon pédophile chez les laïcs
Le directeur de l'école publique de Villefontaine (Isère), Romain Farina, était un "prédateur". L'enseignant interpellé le 23 mars 2015 dans le groupe scolaire Le Mas de La Raz qu'il dirigeait est aujourd'hui mis en examen pour "viols et agressions sexuelles" sur 66 enfants. "Ce décompte n'est pas clos, les enquêteurs ayant procédé à des auditions récemment". "Les faits les plus anciens remontent à 2001, année où Romain Farina a démarré sa carrière à Vénissieux", dans le Rhône. Les parents d'une fillette avaient alors déposé une plainte pouragression sexuelle, classée sans suite par l'administration avec à sa tête Jack Lang (mars 2000-mai 2002).
L'accusé, un éducateur prompt à s'exonérer de ses responsabilités
Selon le compte-rendu des psychiatres, "ce père de famille de 46 ans" estime que "c'est plus fort" que lui et qu'il "n'a pas choisi" d'être pédophile. Il admet toutefois s'être servi d'enfants comme d'"objets". Le journal rapporte aussi que le pervers qualifie de "dégustation" les "prétendus 'ateliers du goût' durant lesquels les enfants étaient contraints à des fellations les yeux bandés".
Condamné en 2008 pour recel d'images pédopornographiques, avec injonction de soins, il avait consulté pendant deux ans un psychologue "sans réelle intention de coopérer".
Un animateur d'une école maternelle lyonnaise suspecté de pédophilie
L'école Ferdinand Buisson de Lyon 5eme est bouleversée depuis la révélation en mardi 1er avril 2016 de faits remontant à novembre. Une mère de famille a saisi le procureur de Lyon pour des suspicions d'agressions sexuelles sur son enfant de 3 ans. L'auteur présumé des faits, âgé de 34 ans, est un animateur du temps périscolaire attaché à la MJC Saint-Just. Après avoir nié, la ville de Lyon, qui emploie également l'animateur dans une garderie du soir, l'a suspendu en janvier.
Depuis, d'autres petits ont rapportés des témoignages troublants concernant cet animateur, actuellement placé en arrêt maladie.
En 2015, 27 enseignants ont été révoqués pour pédophilie. Vingt affaires de pédophilie à l'école sont actuellement en cours d'instruction.
L'ancien Premier ministre juge "indignes" les propos de Manuel Valls
"Les propos du Premier ministre sont indignes parce qu'ils sont faux", a riposté F. Fillon sur RTL
Depuis deux jours, l'abandon de la révision constitutionnelle annoncée par François Hollande mercredi attirent les sarcasmes de la droite sur le gouvernement et singulièrement son chef, Manuel Valls. Par téléphone au micro de RTL ce vendredi matin, François Fillon a même qualifié Manuel Valls de "petit manoeuvrier sans envergure".
La veille, Manuel Valls fustigeait la droite sénatoriale et l'accusait de l'échec du projet de réforme constitutionnelle.
Interrogé sur le transfert de Salah Abdeslam en France, le locataire de Matignon a amèrement commenté l'exemple et fustigé l'opposition majoritaire: "On ne pourra pas déchoir de la nationalité, car la droite sénatoriale l'a décidé."
Des propos dont François Fillon souligne l'indignité.
"Ils sont indignes parce qu'ils sont faux.Le texte que le président de la République avait promis, celui qu'il avait annoncé à Versailles, et qui correspond d'ailleurs parfaitement au vote du Sénat, concernait les binationaux. Et donc c'est vrai qu'avec la proposition de François Hollande, Abdeslam n'aurait pas pu être déchu de sa nationalité", a ajouté le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017.
"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a assumé l'ancien François Fillon.
Avant le vote au Sénat, une partie des députés de droite -dont François Fillon- n'a pas voté la révision constitutionnelle et, piqué au vif il ripostait donc à l'accusation de Valls, un premier ministre socialiste qui accuse en effet la droite sénatoriale d'avoir fait échouer le projet de loi constitutionnel, quand -sur d'autres sujets- il n'accuse pas alternativement l'Union européenne, les patrons et les syndicats.
"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a rétorqué l'ancien Premier ministre. "Il y a eu un accord manifestement entre le président des Républicains et François Hollande pour voter cette révision constitutionnelle (à l'Assemblée nationale)", insinue au passage lecandidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017. "Je considère que c'est une erreur".
"Ceux qui ont voulu se lancer dans une aventure d'une révision constitutionnelle purement symbolique se sont fourvoyés. C'était un théâtre d'ombres; ça a abouti à ridiculiser le gouvernement, la majorité, le Parlement", a-t-il jugé.
Et de démonter la manoeuvre hypocrite de l'exécutif socialiste
"Le gouvernement faisait voter une révision constitutionnelle qui permet la déchéance de nationalité pour tous les Français mais immédiatement il faisait en sorte que les Français qui ne sont pas binationaux ne puissent pas être déchus de leur nationalité".
Citoyen français parce que né sur le sol de France, Salah Abdeslam sera livré à la France par la justice belge qui a approuvé jeudi l'intention du gouvernement. Ce terroriste islamiste est en effet soupçonné d'avoir tenu un rôle-clé de logisticien dans les attentats du 13 novembre à Paris.
Un grand nombre de députés PS a voté contre la déchéance
Adopté de justesse -et uniquement par les godillots de l'Assemblée, le projet a fracturé la majorité présidentielle. 92 députés PS ont voté contre la déchéance de nationalité, mardi 9 février au soi.
La veille, l'article 1 --qui constitutionnalise l'état d'urgence-- avait été adopté dans un hémicycle plus que clairsemé.
L'article 2, lui, a bien failli ne pas passer, puisque c'est par 14 voix d'écart --soit seulement six de plus que la majorité absolue, compte tenu du nombre de votants-- que les députés ont voté pour. Et ce, malgré les menaces de l'exécutif, quelques heures plus tôt.
Comme le glissait un conseiller de l'exécutif dans la soirée, le gouvernement a eu "vraiment très très chaud aux fesses". Et "ptit zizi" est tout ratatiné.
"Il faut donner une carte UDI à Emmanuel Macron" suggère-t-elle par ailleurs
Chantal Jouannoest revenue sur les failles du tripartisme politique
"Le centre est une idée d’avenir", a assuré l'invitée de l’Opinion ce matin.
La sénatrice UDI de Paris et vice-présidente de la région Ile-de-France souhaite une recomposition du paysage politique français: "Ca ne peut pas durer comme ça" avec des personnalités telles que NKM ou Emmanuel Macron, qui portent des idées proches de celles revendiquées par l’UDI.
VOIR et ENTENDREChantal Jouanno répondre aux questions de Stéphane Grand:
Ch. Jouanno s’est également exprimée sur le quinquennat de François Hollande.
L'ex-secrétaire d'État chargée de l'Écologie (2009-2010), puis ministre des Sports (2010-2011) pense que la France est actuellement "dans une situation paralysée","l’aile gauche du parti a complètement abandonné le président".
Les liens étranges de l'orchestre d'A. Gravoin avec la Françafrique et les marchands d'armes
L'Alma Chamber Orchestra, dirigé par l'épouse du Premier ministre intéresse l'hebdomadaire L'Obs
Il lui consacre une enquête à ses casseroles musicales, notamment sur les zones d'ombre qui l'entourent.
Premier violon de son propre orchestre
L'Obs publie ce jeudi un long papier sur l'Alma Chamber Orchestra, orchestre créé en mai 2013 et dont la direction artistique est confiée à la femme du Premier ministre français depuis trois ans.Or, l'Alma Chamber Orchestra, dans lequel Anne Gravoin (ci-dessus, à gauche) est une modeste violoniste qui, à 50 ans, ne voulait pas rester seulement la violoniste de Johnny Hallyday ou de Nolwenn Leroy.
Alors, à l'épouse du ministre de l'Intérieur de Hollande, s'est présenté un homme d’affaires providentiel qui lui a offert un orchestre classique, lequel comporte par ailleurs les meilleurs solistes mondiaux, ce qui a interpellé le magazine, d'autant que cette formation souhaite"diffuser un message de paix et de fraternité"... De quoi suspecter cette petite-fille du docteur Corenfeld, émigré de Moldavie soviétique?
"L'orchestre a aimanté l'intérêt d'une mosaïque de personnages, au carrefour de la politique, des affaires, de la diplomatie parallèle, tous gravitant autour de son premier violon,Mme Valls, officiellement par "amour de la musique," indique L'Obs et "pour le rapprochement des peuples par le langage du cœur et de l’esprit dont la musique est l’expression universelle"." L'enquête poursuit: "On y trouve pêle-mêle un marchand d'armes, "proche du président congolais Denis Sassou-Nguesso",un vieux routier de la Françafrique,"décoré en juin dernier des insignes d'officier de la Légion d'honneur par Manuel Valls en personne", un raider boursier, François Gontier (PDG du conglomérat Eaux et Electricité de Madagascar, EEM) reconverti dans la vente de tenues militaires, "plusieurs fois épinglé par la justice et l'Autorité des Marchés financiers, qui héberge les bureaux d'Anne Gravoin" et, enfin, un businessman, naviguant entre la France et le Koweït." A propos de Françafrique, rappelons aux amateurs du devoir de mémoire que, de 1986 à 1992, Jean-Christophe Mitterrand fut conseiller au cabinet de son père François pour les Affaires africaines et que son comportement lui valut en Afrique le sobriquet de 'Papamadi' (papa m'a dit)...
L'orchestre serait soutenu par la fondation du plus important groupe d'armement en Afrique (Paramount), apprend de cette enquête. Las de tout financer lui-même, Zouhir Boudemagh, le mécène principal de l'orchestre, également président, aurait eu besoin de nouveaux partenaires.
Zouhir Boudemagh, le mécène à l'origine de l'Alma Chamber Orchestra, est son président. Ce mystérieux homme d'affaires d'origine algérienne, représente en France du groupe Al Sayer, un conglomérat koweïtien, mais la rumeur veut que, dévasté par la mort de sa femme, il ait voulu créer un orchestre classique en hommage. C'est par l'entremise de Mohamed Mestar, le producteur de Faudel et de Rachid Taha, qu'il fait ainsi la connaissance d'Anne Gravoin, à l'automne 2012.
Il aurait jeté son dévolu sur Jean-Yves Ollivier, un "homme d'affaires aux multiples vies, figure de la Françafrique" et figure de la diplomatie parallèle -notamment contre l'apartheid et pour la libération en février 1990 de Nelson Mandela (mort le 5 décembre 2013), si on en croit le film 'Plot for Peace' (2013) et sa propre autobiographie vendue à la sortie de ce film-, décoré de la Légion d'honneur par Manuel Valls en 2015.
Jean-Yves Ollivier : Figure de la Françafrique, il est l'homme de confiance du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, réélu le 20 mars dans un climat d'extrême tension. Sollicité par Zouhir Boudemagh, Jean-Yves Ollivier a aidé à l’organisation de la tournée de l'Alma Chamber Orchestra en Afrique du Sud, en avril 2015. Avec la Fondation Brazzaville, qu’il préside, il a aussi parrainé le concert de l’orchestre à la Philarmonie de Paris. Il a reçu les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains de Manuel Valls en juin 2015, deux mois après la tournée sud-africaine.
VOIR en ENTENDREun entretien de J.-Y. Ollivier avec Le Point:
Zouhir Boudemagh aurait associé Ollivier à Ivor Ichikowitz, fondateur de Paramount Group, "richissime marchand d'armes sud-africain" (blindés, avions de combat livrés au président du Congo-Brazzaville) et... philanthrope,qui aurait pris en charge la tournée de l'orchestre en Afrique du Sud. Mieux, ces deux partenaires seraient proches du très contesté général Denis Sassou-Nguesso, baron du Parti congolais du travail (PCT), parti politique congolais d’obédience marxiste-léniniste, puis social-démocrate à la chute de l'URSS.
Conflit d'intérêts à la tête de l'Etat ?
Cerise sur le gâteau, Anne Gravoin utiliserait les réseaux de son mari pour remplir les salles, au Maghreb, en Afrique du Sud, au Moyen-Orient et le 8 janvier dernier, à la Philharmonie de Paris, précise L'Obs. Cité par le magazine, un ancien membre du gouvernement explique que les ministres avaient été invités à un concert Salle Pleyel en 2014."Trois semaines avant, les réservations étaient à moitié vides et, après le remaniement, c'était complet", signale-t-il. "Quand l'épouse du Premier ministre se produit à l'étranger, même à titre privé, les ambassadeurs ne restent pas les bras croisés", insinue encore le magazine.
L'hebdomadaire a contacté la femme de Manuel Valls au départ de l'enquête. Dans un premier temps, elle n'a pas souhaité répondre, car elle estimait que l'article serait "à charge". Avant d'envoyer un mail à L'Obs pour préciser qu'elle n'est qu'une simple "prestataire" au sein de cet orchestre.
Et si c'était un coup de la droite ?!...
Après sa visite de travail à l’Elysée avec son homologue François Hollande, le 7 juillet 2015, et au lendemain de la tournée africaine du président français, le président congolais, le président congolais a reçu le premier ministre français dans un huis clos d'une trentaine de minutes. A l'issue de l’audience, Manuel Valls s’est montré favorable aux initiatives de Denis Sassou N'Guesso, tant au plans national et régional qu'international.
Alors qu'en octobre 2015 les Etats-Unis appelaient au report du référendum prévu au Congo pour modifier la constitution, Hollande avait apporté un soutien appuyé à Sassou N'Guesso, au pouvoir depuis 30 ans. L’Observateur Paalga n’a pas hésité à tirer à vue sur le locataire de l’Elysée. "Il y a des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux", tonna le quotidien burkinabé, représentatif de la presse africaine qui dénonça le soutien "complice" de François Hollande. Brazzanews.fr s'interroge: "VALLS et son épouse Anne GRAVOIN sont ils otages du clan SASSOU et de ses affairistes ?"
"On parle dans le clan du grand cobra (Sassou) qu’une présumée somme de 6 millions d’euros aurait été remise à Paris par SASSOU au clan VALLS et qu il attend en retour que celui-ci respecte son engagement : "Ne pas intervenir au Congo et bloquer toutes prises de positions françaises quant au futures élections présidentielles de mars 2016 au Congo Brazzaville".
SASSOU fait pression sur le Premier Ministre Français par le biais de Jean Yves OLLIVIER qu’il a décoré en France dernièrement mais aussi au travers du marchand d’arme Sud Africain Ivor ICHIKOWICH de " Paramount Group" qui aurait financé les concerts de son épouse Anne GRAVOIN en Afrique du Sud. La corruption au Congo Brazzaville est un art ! Apres l’affaire ASPERBRAS au Portugal, y aura t’ il une autre affaire SASSOU / JY OLLIVIER / Paramount Group/ Famille VALLS en France?"