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lundi 2 juillet 2012

La Cour des Comptes estime que 2012 pourrait être traversée sans trop de difficultés

Sérieux avertissement de la Cour des Comptes au gouvernement pour 2013





La gouvernance socialiste nous mène droit dans le mur:
Migaud apporte  un éthylotest à Ayrault

"Nom de dieu ", aurait lâché Moscovici !
Les objectifs du gouvernement de Nicolas Sarkozy devraient pouvoir être tenus en 2012, mais l'année 2013 s'annonce en revanche plus compliquée pour Hollande au niveau  budgétaire. 

C'est la mise en garde adressée ce lundi matin au  gouvernement Ayrault par  Didier Migaud, président socialiste de la Cour des comptes, après avoir rendu son audit détaillé des finances publiques, réclamé par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Comme ce dernier l'avait déjà annoncé, la Cour des comptes a confirmé la nécessité de trouver de 6 à 10 milliards d'euros - recettes fiscales nouvelles et économies supplémentaires sur la dépense publique - afin de
respecter l'engagement pris par la France à l'égard de ses partenaires européens de ramener son déficit à 4,5% du produit intérieur brut (PIB) contre 5,2% en 2011

Ce rapport de 250 pages "sur la situation et les perspectives des finances publiques doit précisément permettre au gouvernement de prendre conscience de la nécessité d'ajuster les curseurs d'un "collectif budgétaire" attendu mercredi en Conseil des ministres pour ajuster la loi de finances 2012, plutôt que de sombrer dans le symbole, l'idéologique et la démagogie.


L'année 2013 reste  "cruciale" et "décisive" pour la trajectoire des finances publiques

la France


La Cour des comptes a justifié ses craintes par une croissance moins élevée que prévue.
Fort peu disposé à assumer, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a en effet annoncé dimanche que le gouvernement s'apprêtait à abaisser ses prévisions de croissance à 0,4%, au mieux, pour 2012, et entre 1% et 1,3% pour 2013. Jusqu'à présent, il tablait sur 0,5% cette année et 1,7% l'an prochain. Selon la Cour des comptes, si la croissance n'était bien que de 0,4% en 2012, la perte de recettes atteindrait "mécaniquement" 3 milliards d'euros pour les caisses publiques. En outre, les magistrats financiers estiment que 3 à 7 milliards de recettes fiscales prévues par le budget 2012 correspondent à une évaluation "trop optimiste". 
Le président Hollande parle de croissance, mais le gouvernement Ayrault prend des mesures symboliques et engage des dépenses non financées qui brisent cette croissance.



De la maîtrise des finances publiques de 2013 dépendra le retour à l'équilibre promis par le président François Hollande pour la toute fin de son mandat, en 2017. 
Didier Migaud a  évoqué une hausse de la TVA, qui frappera tous les Français, jusqu'aux plus défavorisés, alors que le gouvernement s'apprête à abroger la TVA sociale votée par la précédente majorité et qui devait entrer en vigueur à l'automne. 
Les magistrats de la Cour des Comptes estiment qu'une hausse "au moins temporaire" de la TVA ou de la CSG sera "difficilement évitable" en 2013 si la France compte bien tenir ses engagements.

Moscovici accuse la droite ne n'avoir "rien foutu" pour réduire les déficits

Moscovici, un ministre des finances dans le style trotskiste




 Ministre des Finances hirsute,
Pierre Moscovici a conservé ses méthodes trotskistes,
et reste directeur de campagne de Hollande



Dans un entretien au JDD, François Fillon estime que la "politique qui est conduite" par le président François Hollande "emmène" la France "dans le mur à court terme". 
 Alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault doit recevoir lundi un rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques, l'ex-chef du gouvernement dit attendre ce document "avec une très grande sérénité". 
Soulignant que "grâce à Nicolas Sarkozy, c'est un ancien député socialiste qui préside la Cour des comptes", il fait valoir que "Didier Migaud a déjà examiné l'état des finances publiques pour 2012". "Je n'imagine pas un seul instant qu'il puisse se dédire", ajoute François Fillon. "Il n'y a pas de cadavre dans le placard; il y a des efforts supplémentaires à faire", poursuit-il. " Les socialistes ont beaucoup de mal à nous expliquer que la situation financière est difficile du fait du gouvernement précédent alors qu'en même temps ils prennent des décisions qui aggravent les dépenses !", dit-il en affirmant qu'"en un mois, ce sont près de 20 milliards, sur les cinq ans qui viennent, qui ont déjà été engagés"
Piégé, Moscovici disjoncte. 
Il estime en réponse ne pas avoir de leçon à recevoir de la droite.

La version censurée par le service public aux ordres de la gauche


"Le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, juge le bilan économique de François Fillon "calamiteux". Dans un entretien accordé au journal Libération, le nouvel homme fort de Bercy évalue l'aggravation de la dette publique à 600 milliards d’euros.

Moins d'un mois après sa prise de fonction, Pierre Moscovici met les points sur les "i".


Dans un long entretien accordé au quotidien Libération, le défend la crédibilité du projet gouvernemental sur les finances publiques.


Fillon "devrait se taire" [mais Moscovici devrait se contrôler ! ]


Appelé à réagir sur les propos de l'ancien Premier ministre qualifiant la politique de Hollande de "désastreuse", Pierre Moscovici réplique.

"Trop c’est trop. Comment peut-on donner ce genre de leçons quand on porte le bilan économique calamiteux qui est le sien ?", interroge-t-il.

"La performance de François Fillon, c’est entre autres une aggravation de la dette publique de 600 milliards d’euros et la perte de 450.000 emplois industriels. Il devrait se taire plutôt que d’oser proposer à nouveau les solutions qui ont échoué", poursuit-il.

L'état des finances et les voies de désendettement de la France

Selon Pierre Moscovici, la France souffre d'un triple déficit : "un déficit d’activité avec une croissance bien trop faible, inférieure à la croissance potentielle. Un déficit de compétitivité, comme le reflète la dégradation de notre commerce extérieur. Un déficit de crédibilité budgétaire".

Pour enrayer l'endettement, le ministre de l'économie évoque "la future Banque publique d’investissement qui verra le jour dès le début de 2013, une réforme fiscale et une maîtrise de la dépense publique.

"Nous ferons les deux, conformément au projet présidentiel. Dans le même temps, nous agirons pour la justice sociale", poursuit M. Moscovici.

Sur l'avenir de l'Europe

Interrogé sur la possibilité d'un accord lors du prochain sommet européen, le ministre dit avoir "l’optimisme de la volonté". "Nous vivons un moment décisif en Europe, avec l’enjeu de sortir d’une logique de crise, où l’on traite l’urgence par l’urgence".

"Il vaut mieux laisser provisoirement de côté les grands débats institutionnels (...) et prouver que nous sommes capables d’obtenir des résultats tangibles", poursuit M. Moscovici.

"Au terme de fédéralisme, je préfère désormais celui d’intégration concrète et fonctionnelle", conclut-il."

Mais ce compte-rendu partisan et tendancieux passe en vérité la vulgarité du ministre trotskiste sous silence: auto-censure de l'information à destination du peuple....


Un ministre de l'Economie et des Finances au bord de la crise de nerfs


Pierre Moscovici accuse la droite de n'avoir "rien foutu" pour réduire les déficits en 2012, estimant ne pas avoir de leçons à recevoir d'elle.

"Madame Pécresse, Monsieur Fillon, feraient mieux quand même de se taire", a lancé M. Moscovici, invité de RFI/TV5 Monde/Le Monde, leur reprochant de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour ramener le déficit public à 4,5% du PIB en 2012, conformément aux engagements de la France


"Ils n'ont rien foutu pour réduire les déficits pendant cette année et c'est à nous que revient le poids de réformes structurelles justes. Qu'ils se taisent, nom de Dieu", s'est emporté le ministre, concédant peu après que l'opposition avait quand même le droit de s'exprimer. François Fillon a estimé dimanche dans le JDD que la "politique qui est conduite" par le président François Hollande et son gouvernement "est grave" et "nous emmène dans le mur à court terme".


VOIR et ENTENDRE Moscovici avouer qu'il est débordé et que le gouvernement est impuissant:



L'ex-ministre UMP du Budget Valérie Pécresse a, quant à elle, estimé dimanche que le président François Hollande a  "rendu l'équation budgétaire insoluble par ses cadeaux électoraux".


"Laissons-les à leur convalescence et à leur congrès", a par ailleurs fulminé P. Moscovici, se comportant  toujours en député d'opposition basique  dans une allusion au congrès de l'UMP, qui devrait voir en novembre les ténors de ce parti s'affronter pour sa présidence.



Le Conseil des ministres doit examiner mercredi un projet de loi de finances rectificatives pour 2012 intégrant les premières mesures fiscales du quinquennat Hollande.

Dans une évaluation à la louche visant à discréditer ses prédécesseur, tout en excusant par avance les dérives du PS au pouvoir, P. Moscovici a indiqué récemment que le gouvernement était à la recherche de 7 à 10 milliards d'euros pour ramener le déficit budgétaire à 4,5% du produit intérieur brut (PIB) d'ici à la fin de l'année.

Des accusations classiques au moment des alternances


La ficelle est un peu grosse mais le ministre au désespoir a déjà visiblement atteint le seuil  de son incompétence.

"Madame Pécresse, Monsieur Fillon, feraient mieux quand même de se taire", a lancé le démocrate Pierre Moscovici, en terres socialistes avec  RFI/TV5 Monde/Le Monde,  accusant l'opposition de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour ramener le déficit public à 4,5% du  PIB en 2012, conformément aux engagements de la France.

Mais des invectives d'une exceptionnelle violence

"
Ils n'ont rien foutu pour réduire les déficits pendant cette année et c'est à nous que revient le poids de réformes structurelles justes. Qu'ils se taisent, nom de Dieu", s'est emporté le ministre, concédant peu après que l'opposition avait quand même le droit de s'exprimer.

Et ce ministre-voyou de poursuivre avec la même agressivité:
"Laissons-les à leur convalescence et à leur congrès", a par ailleurs fulminé Pierre Moscovici, condescendant, voire méprisant, dans une allusion au congrès de l'UMP, qui devrait voir en novembre les ténors de ce parti s'affronter pour sa présidence.

Pour plus de vérité et donc moins d'intox,
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze sur BFMTV qui tente de balancer les arguments:



dimanche 1 juillet 2012

Popularité: l'enchanteur Hollande prend 7 points de mou en un mois

Ayrault en perd 2 au baromètre Viavoice de Libé 

Pas d'état de grâce pour Hollande et Ayrault
Dès le 21 juin et selon le premier baromètre Ipsos pour Le Point, 53% des Français approuvaient les premiers pas de François Hollande comme chef de l'Etat. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault était crédité de 50% d'opinions positives.

Le baromètre Viavoice pour Libération à paraître lundi confirme le désenchantement des Français  

Avec 55% d'opinions très (14) ou assez (41) positives, le chef de l'Etat reperd la totalité des sept points de l'après présidentielle à 62%. 
Ils sont plus nombreux de 6 points les Français qui ont un point de vue négatif sur lui  (37%) et 8% (-1) ne se prononcent pas. 

Crédité de 57% d'opinions positives il y a un mois, le Premier ministre, en perdant deux points, fait jeu égal avec le président. 
Cette érosion n'empêche pas que la promesse d'une "présidence normale" faite par F. Hollande ravisse encore 67% des personnes interrogées: 29% d'un avis contraire, soit un Français sur trois. 
53% seulement, à peine plus que son électorat, pensent encore qu'il respectera cet engagement, 42% ne le croient plus.

63% se satisfont des premières annonces de l'exécutif  (4% ne se prononcent pas), 33% se disent insatisfaits.

La réduction symbolique de la rémunération du président et des ministres produit la plus forte illusion (84%).

Les Français sont moins emballés par ce qui les concerne directement
Ainsi, le rétablissement de la retraite à 60 ans pour ceux qui ont travaillé tôt (82%) ! 
L'augmentation du SMIC fait 64% de satisfaits. Le merveilleux de l'affaire, c'est qu'ils ne sont pas autant à en bénéficier, mais seront encore plus nombreux à financer la hausse de 2%, laquelle mécontente à la fois le patronat et les syndicats. Le Front de gauche, par la voix de Jean-Luc Mélenchon, demandait une augmentation du SMIC de 4% minimum. "Quand on est de gauche et qu'on arrive au pouvoir, le smic on l'augmente", avait notamment lancé le candidat en campagne qui le fixait quant à lui à 1700 euros.... Les syndicats, la CGT et FO en tête, réclamaient même un "coup de pouce" encore plus important. Mais, à en croire Libération qui a passé commande à ViaVoice de cet étonnant sondage, les Français continueraient de rêver:  il est vrai que l'équipe de Jean-Marc Ayrault nie toute rigueur !

Plus embarrassant pour le bien-fondé du jugement des sondés et de la fiabilité des sondages, une forte majorité (74%) fait confiance à Hollande et Ayrault pour augmenter le nombre d'enseignants. Or, les 60.000 postes seront en vérité répartis dans plusieurs métiers: médecins scolaires, psychologues, personnels assurant la sécurité et accessoirement les professeurs, et encore, ceux du primaire, seulement. Les désillusions des mamans devraient arriver avec la rentrée de septembre ! 

Autres effets d'une intox efficace du fait de la complicité des media: les annonces de réduction des inégalités sociales (64%), de la conduite de la réforme fiscale non engagée: il aurait donc suffi à 60% qu'elle fût simplement annoncée... Pourquoi, par conséquent, les lancer ?

Le taux serait également positif pour
soutenir la croissance économique (58%), que l'on attend toujours, et améliorer la situation de la zone euro (55) ou augmenter le pouvoir d'achat (50). 

Ce qui en revanche est palpable  au quotidien n'est pas bien vécu

La crédibilité du gouvernement Ayrollande  passe toutefois sous la barre des 50% pour la réduction du chômage (48%) et la réduction du déficit (42%).


Au hit parade des ministres, c'est le titulaire de l'Intérieur Manuel Valls qui arrive nettement premier, avec à 66% de bonnes opinions, devant Michel Sapin (Travail) à 58% et Pierre Moscovici (Economie) à 57%. 

Et Christiane Taubira ?

Sondage Viavoice réalisé les 28 et 29 juin par téléphone auprès de 1.000 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les interviewes ont été réalisées pour partie avant l'annonce des résultats du sommet européen et pour partie après.

"De l'urgence d'être réactionnaire", essai de Ivan Rioufol

Le " néoréac " est en résonance avec la société civile qui a décidé de reprendre son destin en main



Cet essai s’inscrit dans le débat sur la présidentielle. Il est à classer dans les ouvrages politiquement incorrects. 
Derrière la provocation du titre, il veut ouvrir la réflexion sur la discordance entre le discours dominant et ce qui s’entend et se lit sur internet, devenu le grand forum de libre expression de la société civile. La thèse du livre est de soutenir que cette société civile, ce nouveau cinquième pouvoir, est devenue plus lucide et experte que le pouvoir politique ou le pouvoir médiatique qui sont dépassés par l’accumulation des désastres nés des idéologies portées par les Trente calamiteuses. Cette société civile a aussi l’avantage de s’être libérée du carcan intellectuel du conformisme, qui empêche les élites de penser les réalités. Le livre invite ces dernières à suivre la réactivité de la France silencieuse.


Les réactionnaires (littéralement : ceux qui prêtent leurs concours à une réaction politique) sont dans ses rangs. Mais ils sont moins nostalgiques du passé que désireux de défendre une modernité menacée par une confusion entre le progrès et la fuite en avant. Ce sont des réactionnaires de progrès. Ils peuvent être issus de la droite comme de la gauche. Ils estiment notamment que la culture européenne est menacée, à terme, par l’oubli de soi et le relativisme. Le livre soutient qu’ils ont aujourd’hui à jouer un rôle d’aiguillon et d’éveilleur, afin d’aider les dirigeants à s’extraire du politiquement correct et à combattre Marine Le Pen sur le terrain des réalités.

Dans ces élément les plus polémiques, l’auteur analyse notamment l’idéologie antiraciste, qu’il accuse d’avoir racialisé les rapports humains et d’avoir fait émerger une Nouvelle France sensée se substituer aux Français de souche. Il dénonce, exemples à l’appui, l’esprit moutonnier des médias. Il porte une critique sans concession contre l’islam politique en France, tout en soutenant l’aspiration démocratique du printemps arabe. Il dénonce la chape de plomb du conformisme sur l’analyse de l’immigration de peuplement, sujet qui crispe l’opinion. L’auteur appelle à l’urgence d’un sursaut des hommes politiques



Citation - Extrait chapitre "Les nouveaux corsaires de la République" page 99 

"Cela s'adresse à vous, dirigeants, représentants, conseilleurs, commentateurs, animateurs, prêcheurs, imposteurs, flagorneurs, dénonciateurs. A vous les démolisseurs, qui n'avaient pas mis trente ans pour mettre la France plus que millénaire dans cet état de dépression et de dévastation. C'est bien là votre seule performance. Parce qu'il fallait être dans l'air du temps, vous vous êtes acharnés à détruire et à faire disparaître plutôt qu'à consolider et à rebâtir ce qui méritait de l'être, en vous présentant comme généreux, tolérants, ouverts, branchés, modernes, futés et futuristes. En voulant faire le bonheur des autres malgré eux, vous avez blessé la civilisation, la démocratie, la liberté."  

Extrait chapitre "Les nouveaux corsaires de la République" page 101

"Le temps est venu de déconstruire les déconstructeurs, de sermonner les sermonneurs, de juger les juges, de mettre le nez des sociologues, des démographes et des journalistes militants sur ce qu'ils ne veulent pas voir, de passer outre les oukases des maîtres-censeurs, ces combattants d'arrière-garde qui n'ont cessé de jouer sur la confiance des gens en se faisant passer pour vertueux." 


"Vous lisez chaque semaine les chroniques d'Ivan Rioufol dans le Figaro, vous le suivez à RTL chez Christophe Hondelatte ?

Je signale son essai tonique, énergique et stimulant - déjà un grand succès - pendant cette dernière ligne droite de la présidentielle 2012, pour vous tenir compagnie et raffermir vos convictions s'il en était besoin !

Extrait - p. 56

"Stéphane Hessel, onctueux pape déjà béatifié par le boy-scoutisme contemporain, est là pour défendre un moralisme puéril [...]

"L'incroyable succès de son petit livre mièvre et médiocre ( "Indignez-vous "! ) cette morale à 3 €"...


Extrait - p. 102

"Face à la barbarie qui vient, dont l'appauvrissement du langage, la violence au coeur même de l'école primaire et la recrudescence des sentiments anti-juifs sont les premières alertes, les néo-réacs sont même devenus impatients d'en découdre [ ...] 

" Mais, avant d'aller plus loin, je dois vous dire merci, messieurs les bousilleurs : à cause de votre obsession de tout effacer de ce qui pouvait ressembler à la France ou à l'Europe familière, vous avez réveillé en moi l'envie de m'affirmer Français et Européen. J'ai le sentiment que ce que j'éprouve est partagé par un certain nombre de mes semblables"...

Extrait - Chapitre "Vers une insurrection civique", page 118

"Nombreux sont les Français qui en ont plus qu'assez de se faire malmener, ridiculiser, enfumer par des démocrates qui n'aiment pas le peuple, des humanistes qui n'aiment pas les gens, des journalistes qui n'aiment pas les faits, des antiracistes qui n'aiment pas les Blancs, des progressistes qui aiment tellement les pauvres qu'ils sont prêts à en faire venir toujours davantage." 

Quand Ivan Rioufol se sent "l'âme celte", quand il écrit aimer Xavier Grall, qu'il cite, et Nolwen Leroy, cela me touche.[...]

Ils se battaient pour l'argent - mais les Chouans, eux, pour l'honneur !

Ivan RIOUFOL - DE L'URGENCE D'ETRE REACTIONNAIRE -Editions PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE -189 p - 18 € - Collection "Perspectives critiques "- avec une bibliographie de l'auteur

France FOUGERE ( Tous droits réservés )"
On lui souhaite davantage d'interventions à la TV.

Un minimum des 1000 postes de primaire pour les campagnes

Lamy réclame "le maximum" des 1.000 postes dans les quartiers


Le président de la République en visite dans une école maternelle de Dieudonné, dans l'Oise, le 7 juin 2012, a eu droit à un mignon "Vous êtes beau" de la part d'un jeune élève... S'en suivit alors une séquence "bisou" avec toute la classe. Et le chef de l'Etat de dire alors : "Je suis le Président des bisous".

A Orléans, le candidat  François Hollande confirma sa volonté de créer 60.000 postes, sur cinq ans, dans l'Education nationale.
Ces 60.000 postes seront répartis dans plusieurs métiers : professeurs, médecins scolaires, psychologues, personnels assurant la sécurité. François Hollande annonce qu'"une part" de ces postes ira aussi aux premiers cycles de l'université. Mais si les enseignants sont pleins d'espoir en ce gouvernement à tous les degrés de l'Education nationale, leurs ministres de tutelle tentent déjà de se défiler. 

60.000 postes promis, mais les campagnes "qui en ont besoin" attendront

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, veut que "le maximum des 1.000 postes" créés en primaire à la rentrée "soit bien dans les quartiers qui en ont besoin", et a écrit au Vincent Peillon en ce sens, a-t-il déclaré dimanche sur LCP."Un de mes objectifs est (...) que le maximum des 1.000 postes à la rentrée soit bien  dans "les zones urbaines sensibles", et "ma première action a été d'écrire à Vincent Peillon, et de le voir d'ailleurs", pour cela, a affirmé le ministre.

Le ministre de l'Education, V. Peillon avait dévoilé le 20 juin la répartition des 1.000 postes d'enseignants, une mesure du "plan d'urgence" destiné à atténuer l'impact des milliers de suppressions décidées par le précédent gouvernement.

Les académies de Créteil et Versailles, en banlieue parisienne, se sont d'ailleurs taillées la part du lion, avec respectivement 80 et 100 postes."C'est le démarrage de l'action parce que je sais la complexité du ministère de l'Education nationale, je sais ses pesanteurs, je sais aussi qu'il n'a pas la même géographie prioritaire que nous", a poursuivi Lamy.
La politique de la ville attendait après Lamy
"J'ai beaucoup rencontré d'élus, beaucoup visité de quartiers, et (...) tout le monde était à peu près d'accord sur ce qu'il fallait faire. Et ça m'a permis de constater aussi que tout le monde était d'accord pour dire que ça ne s'était pas fait", a-t-il affirmé.
Selon ce proche de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, "la politique de la ville existe depuis 20 ans" et "a eu surtout un effet pervers: c'est qu'en mettant des crédits spécifiques" pour la rénovation urbaine, "en disant 'ces crédits-là vont partir dans les quartiers en difficulté', du coup ça a entraîné le fait que toutes les autres administrations ont dit : 'puisque ça, c'est la politique de la ville, eh bien moi je me retire', donc l'éducation, la santé, l'emploi, la sécurité...".
Ses collègues ministres devront mettre la main à la poche
"Un de mes objectifs pour les mois, les années à venir, (...) ça va être de montrer, d'aider, de pousser, de forcer peut-être, mes collègues à réintroduire des services publics comme dans tous les autres quartiers", a ajouté M. Lamy.
Ce  raisonnement lui permet de passer le mistigri aux camarades ministres de l'Education, Vincent Peillonde la Sécurité (et des Collectivités territoriales), Manuel Valls, de l'Emploi, Michel Sapin, et de la Santé, Marisol Tourainequi ne manquera pas de lui faire les gros yeux comme quatre.

Cécile Duflot ne sera pas visée
Jusqu'à plus ample informé, elle est pourtant ministre de l'Égalité des territoires et du Logement. Mais François Lamy, ministre délégué à la Ville, n'est que son second et peu enclin à la contrarier la bonne amie de la Ch'tite maire de Lille. 
Bien que la députée écolo parachutée sur le très multiculturel XXe de Paris soit en charge de " la politique d'implantation des administrations et des services publics dans la perspective d'un aménagement équilibré du territoire" et qu'elle soit supposée "mettre en œuvre la politique en faveur du développement rural", les campagnes ne sont pas prioritaires en matière d'enseignement: Hollande avait fait le déplacement jusqu'en Haute-Loire pour promettre de se pencher sur la ruralité et la défense des services publics. 
Et puis il annonça aussi qu'il augmenterait "le taux de scolarisation chez les enfants de moins de trois ans", mais, hors des quartiers, les enfants n'existeront qu'à partir de quatre ans.
 
  

Amazon: la démondialisation n'est plus d'actualité pour Montebourg

Le redresseur productif confirme l'implantation d'Amazon à Chalon-sur-Saône 

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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, exultait le lundi 25 juin, en fin de matinée, en confirmant l'inauguration prochaine d'un entrepôt du groupe américain Amazon, à Chalon-sur-Saône. 

Le premier cybermarchand au monde donnait ainsi la préférence à l'ex-fief du nouveau ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. 
Cet entrepôt de 40 000 mètres carrés, qui sera implanté dans la périphérie de cette sous-préfecture de Saône-et-Loire, à Sevrais, sera opérationnel, sans délai, dès l'automne prochain. 500 personnes devraient y travailler, et jusqu'à 1 000 dans les périodes de pointe (essentiellement les fêtes de fin de l'année), soit une avalanche d'emplois temporaires et partiels sur la région. "Je remercie Amazon d'avoir choisi ce territoire. Il y a quelques années, il a connu la désolation avec la fermeture de l'usine Kodak. Dans ce site étaient fabriquées les pellicules photo pour toute l'Europe. Il a fait la prospérité de la région pendant 30 ans. D'un coup, en 2007, 3 000 emplois ont disparu. Aujourd'hui, c'est une véritable renaissance. C'est la preuve que les territoires blessés peuvent renouer avec le succès", s'est félicité Arnaud Montebourg.

Les recrutements commencent tout début juillet 
Pôle emploi et les services de la mairie et du département sont déjà assaillis de demandes – plus de 1 000 — précisait lundi Christophe Sirugue, le député-maire PS de Chalon-sur-Saône. On notera au passage que les syndicats de Pôle Emploi ne se plaignent d'aucune insuffisance des effectifs et n'ont pas déposé de préavis de grève. Depuis 2009, de nombreuses grèves ont pourtant eu lieu au sein de cette nouvelle structure, à l'appel des Indignés, d'associations et de collectifs de chômeurs & précaires, de syndicats et de partis de gauche  (AC!, l'APEIS, la CGT-Chômeurs, le MNCP, le MCPL, L'Appel et la Pioche, Recours-Radiation, Génération Précaire, les Désobéissants, les Cafards, la C.R.I.S.E, Anonymous, ATTAC, la CNT, SUD-Emploi, la CGT-Pôle Emploi, le SNU, FO Intérim, le Front de gauche (FG), le NPA, EELV...) un peu partout en Franc: ces vigilants-là sont-ils au chômage depuis l'arrivé de F. Hollande au pouvoir ? 

Concernant le nombre de CDD, le groupe, avare de détails, n'a rien précisé, mais la sphère politique et syndicale ne s'émeut pas. La majorité de ces emplois seront pourtant des contrats à durée déterminée (CDD) de magasiniers et de préparateurs de commande, pour seulement 34 cadres et environ 350 CDI.

Un choix suspect 

Montebourg imperator
C'est le troisième entrepôt en France du premier cybermarchand au monde. Les deux premiers, à Saran et à Montélimar, totalisent en surface au sol l'équivalent de 15 stades de football, emploient 1 100 personnes en CDI et 4 000 pendant les périodes de pointe. Le choix d'investir à Chalon s'est fait, précise Frédéric Duval, le directeur des opérations pour Amazon France, "d'abord pour l'implantation, et aussi pour le bassin d'emploi". " Nous sommes à un nœud autoroutier, à un nœud ferroviaire et avons une main d'œuvre qui a l'habitude du travail posté", précise le ministre Montebourg. " Non, il n'y a pas eu de passe-droit pour qu'Amazon s'implante précisément là", a insisté Nono Montebourg, pour faire taire les mauvaises langues: le ministre socialiste a été pendant longtemps député du département de Saône-et-Loire... 

Pourtant, Beaune et Chalon-sur-Saône sont pareillement situés sur de grands axes de circulation: l'autoroute A6 et la voie de chemin de fer Paris - Lyon - Marseille. 
Mais Beaune (Côte d'Or) se trouve à 45 kilomètres au sud de Dijon, noeud ferroviaire et routier en direction de l'Est et à 150 km au nord de Lyon. En revanche, Chalon-sur-Saône (Saône et Loire) n'est qu'à 247 km de Montélimar, où Amazon est déjà implanté ! Le critère de géo-localisation ne paraît pas déterminant...
La préférence pourrait en outre être politique et opportuniste
Beaune est administrée par Alain Suguenot, député-maire UMP et président de la Communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud. Sa rivale et gérée par Christophe Sirugue, député-maire PS, président de la Communauté d'agglomération Le Grand Chalon, vice président de l'Assemblée Nationale et président de la commission insertion et cohésion sociale de l'Association des départements de France. 
La commune côte-d’orienne ne manquait pourtant pas d’atouts avec ses 49.300 mètres carrés dédiés à la logistique (contre 40 000 m2 à Chalon-sur-Saône), à l’entrée de son péage autoroutier sud, et d’un terrain tout proche destiné à la construction d’un futur bâtiment. Un proche d’Alain Suguenot confiait dernièrement au journal Les Echos " Nous avons une fiscalité plus basse, des locaux parfaitement adaptés, une connexion par fibre optique disponible au 30 juillet, un personnel saisonnier mieux mobilisable (notamment du fait des vendanges), un bassin d’emploi largement plus étendu et une desserte routière moins encombrée "

Le redressement productif, d’accord, mais à quel prix ? 

Nono en pâmoison
Google et Amazon, comme Total 

Côté fiscalité, Amazon est loin d’être exemplaire 
Ce que ne précise pas le ministre de la gauche sociale, c'est que ces géants anglo-saxons de l'Internet qui réalisent un chiffre d'affaires considérable en France, n'y sont pas imposés. Amazon, comme Apple ou Google, Amazon n'est pas imposé en conséquence de son activité sur le sol français, car les sièges fiscaux des uns comme des autres sont implantés dans des pays à fiscalité avantageuse (Irlande, Luxembourg). " Tout en créant des emplois, Amazon rapatrie en effet l’essentiel des revenus engrangés en France... au Luxembourg, où il a installé son siège européen ", rappelle un article de Rue 89

Amazon y bénéficie d’un impôt sur les sociétés allégé (21,8 % contre 33,3 % en théorie en France). Et fait d’ailleurs l’objet d’une enquête du fisc français, l’entreprise ne s’acquittant pas de la TVA sur plusieurs biens. Une éventuelle prime d’aménagement du territoire sera-t-elle accordée dans ces conditions ? Ce sera à la commission interministérielle ad hoc d’en décider, commission présidée par la ministre à l’Égalité des territoires, Cécile Duflot

Concernant les aides publiques dont a pu bénéficier le groupe américain, "ce sont les aides légales : la prime d'aménagement du territoire (PAT), les aides en matière de service de ramassage des salariés du Grand Chalon et des investissements dans des crèches pour les enfants des femmes qui travailleront chez Amazon, qui devrait employer 60 % de femmes, c'est important, l'essentiel des chômeurs en France sont des femmes", s'est encore justifié le ministre. 
Le site de vente en ligne Amazon pourrait percevoir en théorie entre 4,5 et 12,5 millions d’euros de subventions, en échange de la création de 500 emplois sur sa nouvelle plateforme de Chalon-sur-Saône. 

Problème : l’entreprise est pointée du doigt pour ses mauvaises conditions de travail et pour sa fiscalité très "évasive ". 

Total, entreprise française, scandalise parce quelle ne paie quasiment aucun impôt sur les sociétés: une entreprise n’est taxée que sur les bénéfices qu’elles réalisent dans l’Hexagone. Or, l’activité de Total en France est déficitaire depuis 2009. Mais Amazon compte être bénéficiaire en France. 

Côté social, les cadences sont infernales 
Le président socialiste du Conseil régional de Bourgogne, François Patriat, pavoise, parlant d’une " excellente nouvelle pour l’emploi dans notre région ". 
Problème, toutefois : aucune condition n’est a priori demandée en échange à partir du moment où le territoire qui bénéficie des créations d’emplois est éligible à ces aides publiques, car socialement en difficulté. Un emploi et un revenu sont toujours bons à prendre en ces temps d’austérité dans des villes moyennes sinistrées. 
Reste que la vie des salariés d’Amazon ne fait pas vraiment rêver. 
Dans la plus grande plateforme logistique française, à Saran, en périphérie d’Orléans, les employés du site de vente en ligne sont payés au SMIC, quand ils ne sont pas intérimaires, et malgré des cadences souvent épuisantes
Ils sont soumis à des fouilles corporelles, sont obligés de vider leur casier à heure fixe, sous le regard d’une vidéosurveillance. Certaines dispositions inscrites dans leur contrat de travail sont rédigées en anglais. Le travail de nuit s’y pratique sans aucune prévention en matière de sécurité des conditions de travail. Et l’exercice de la liberté syndicale y est difficile. " Amazon recherche dès à présent 34 managers et spécialistes, et des centaines de personnes passionnées pour rejoindre les équipes de ce nouveau centre ", a indiqué la société. Vu les conditions de travail, mieux vaut, effectivement, être " passionné ". 

Libre concurrence ou conflit d'intérêts 

Lors des appels d'offres légaux et "en pleine négociation", le groupe américain jouait l'hésitation entre deux localités bourguignonnes, Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et Beaune (Côte-d'Or),mais une rencontre avait lieu le vendredi 1er juin entre la direction d'Amazon et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, selon la radio Europe 1, ce qu'Amazon France et le ministère du président du Conseil général de Saône-et-Loire, se refusent à confirmer. 

L'annonce de la prochaine implantation et de la campagne de recrutement massif d'Amazon constitue une heureuse "surprise"; au moment où le nouveau gouvernement, qui a érigé la lutte contre le chômage en "priorité", fait face à la menace de nombreux plans sociaux, qui devraient affecter près de 45 000 emplois, selon la CGT

La prime d’aménagement du territoire représente quand même une aide de 15.000 à 25.000 euros par emploi créé
Soit entre 4,5 et 12,5 millions d’euros de subventions théoriques dans le cas d’Amazon à Chalon, ville où les entreprises sont éligibles aux aides publiques en vertu de la " Carte des aides à finalité régionale ". Par comparaison, les revenus mondiaux de la société Amazon s’élèvent à 42 milliards de dollars en 2011. 

Coup dur pour le commerce indépendant 

Les libraires indépendants ne veulent pas mourir en baissant la tête et refusent d'être une exception culturelle, mais les faits sont là : les ­libraires indépendants voient leur chiffre d'affaires baisser inexorablement : - 5,4 % entre 2003 et 2010. Aujourd'hui, personne ne souhaite remettre en cause la loi Lang, mais la situation des libraires a changé. 
Les grandes surfaces culturelles (Fnac, Virgin, Leclerc...) ont elles aussi profité de l'évolution des modes de consommation, sans oublier les grandes enseignes nationales ou régionales (Chapitre, Gibert, Decitre, Furet du Nord). 
Quant au livre numérique, s'il est encore marginal, il ne tardera pas à constituer une menace – chacun garde en mémoire la façon dont le téléchargement de musique et de vidéos en ligne a tué les disquaires. 
Les librairies en ligne, Amazon en particulier, se sont emparées de plus de 11 % du marché du livre français en 2010 et, selon une étude publiée dans Livres hebdo, s'imposent de plus en plus dans le circuit de l'occasion et les ouvrages de fonds. Face à tous ces mastodontes, le ­libraire indépendant se sent bien seul. 

Le gouvernement aggrave une situation reconnue préoccupante
En compressant les marges des libraires, en signant des accords avec Google, Apple ou Amazon pour la diffusion des œuvres numériques sur le Kindle français, en publiant toujours plus de livres papier, les éditeurs sont-ils également en train de creuser la tombe des ­libraires indépendants ? 
Jean-Marc Roberts, patron des éditions Stock, s'insurge : " Amazon vend aussi bien des voyages et des aspirateurs que des livres. Les libraires, eux, ne vendent que des livres, nous avons besoin d'eux pour faire connaître des auteurs nouveaux, eux seuls donnent des conseils de lecture. S'ils disparaissent, nous sommes foutus. "

Où en est le gouvernement socialiste sur le projet d'une fiscalité de l'Internet plus égalitaire, comme revendiqué par les acteurs français, notamment de l'édition ? "C'est un dialogue constant avec Amazon, nous y travaillons", élude Sa Grâce Montebourg. "La consommation en ligne est un phénomène mondial. Il ne faut pas l'opposer à la librairie indépendante; les deux doivent cohabiter." 
A armes inégales ? 
 Comme l'écrivait Vincent Monadé, directeur du MOTif (l'observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France), dans une tribune parue dans Libération sous le titre " Amazon m'a tuer ? " : "Défendre la librairie indépendante est plus qu'un choix de société, c'est un choix de civilisation. " Civilisation ? Vous avez-dit civilisation ? Mais n'est-ce pas un mot "fasciste" ? 

Le concurrent français devra s'adapter ou ...disparaître ! 
Pour soutenir cette " écologie urbaine ", les lecteurs aussi ont leur rôle à jouer : puisque le gouvernement socialiste de Hollande est libéral sans réticences, avoir le geste citoyen, pour que la librairie indépendante reste le garant de la vitalité éditoriale et de la libre création.