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lundi 25 février 2019

Acte 15 : deux policiers se bagarrent et un Gilet jaune tente de les séparer...

Quand des Gilets jaunes pourraient être appelés à faire la police dans les rangs du service d'ordre...

A Toulouse, deux policiers se bagarrent et c'est un Gilet jaune qui les sépare... sans grenade de désencerclement !

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A Toulouse, ville de culture gauchiste, des heurts ont éclaté en fin de journée, lors de la dispersion des cortèges, samedi 23 février, et des CRS ont été la cible de cocktails molotov, selon la préfecture


Mais c'est une altercation peu banale qui a retenu l'attention :
elle a opposé des forces de l’ordre et... des forces de l’ordre, à Toulouse, en marge de la manifestation des Gilets jaunes. Cette scène de l'acte 15 n'était pas prévue au programme de la mobilisation des Gilets jaunes à Toulouse, mais bientôt le service d'ordre des manifestants pourrait être appelé à séparer les policiers qui en viennent aux mains... 

Un agent de police a été filmé en train de mettre un coup de tête à son collègue au cours d'une dispute, et 
on peut  voir un manifestant portant un gilet jaune venant les séparer ! 

Ci-dessus à gauche, un gendarme de la DAR ( Détachement d'action rapide) donne un coup de boule à un manifestant (Strasbourg, 17 mars 2016). A droite, le même.

Dès janvier, à Paris, la préfecture de police a déployé des détachements d’action rapide (DAR), des équipes de 20 à 25 policiers, très mobiles, dont l’objectif est d’aller interpeller les casseurs. "Cela fonctionne, il faut multiplier ce modèle. Mais en province, il faut former les effectifs", préconise un policier parisien.

Mobilisation en hausse : la "guerre des chiffres" redouble.
Le nombre de manifestants avait grossi, à 46.600 dans toute la France, contre 41.000 samedi dernier, selon un décompte du ministère de l'Intérieur, contesté par le syndicat France police-Policiers en colère évoquant le chiffre de 200.000 Gilets jaunes.

Plusieurs milliers de personnes, 3.000 selon la police, ont manifesté samedi dans la ville rose à l'occasion du 15e samedi de mobilisation des Gilets jaunes et de leurs sympathisants, selon les chiffres de la préfecture.
VOIR et ENTENDRE les journalistes et chroniqueurs de BFM faire état de leurs doutes (plus ou moins clairement exprimés) sur les chiffres de Castaner: 

L'impensable bagarre entre policiers a-t-elle vraiment eu lieu ?

Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, 
on distingue un policier sortant des rangs pour frapper l'un de ses collèguesavant que les deux hommes ne s’empoignent et que d'autres  ne dissimulent la bagarre (de rue) et ne les séparent. 

Une source policière a confirmé à franceinfo que la scène s'est bien déroulée en fin de manifestation, rue des Trois Journées, dans le centre-ville de Toulouse (Haute-Garonne), samedi 23 février, lors du 15e week-end de mobilisation des "gilets jaunes". 


Le gardien de la paix aurait été "mécontent d'un ordre reçu",
affirme cette source policière. Une enquête interne a été ouverte. 
"C'était la fin du défilé, comme à l'habitude nous leur disions 'au revoir', 'Salut les gars, à samedi prochain', quand un de ces hommes (...) lui a donné un coup de tête", explique au Parisien Véronique Poulet, la témoin qui a filmé et partagé la scène sur Facebook.

L'auteur du coup de boule est un gardien de la paix de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Haute-Garonne, chargé du maintien de l'ordre durant le rassemblement, poursuit la source policière. Il s'en prend sur ces images à son supérieur, un major. Cause du différend ? "Un désaccord d'ordre professionnel", poursuit cette même source anonyme, en langue de bois : le premier aurait été "mécontent d'un ordre" reçu du second. "Si des sanctions doivent être prises, elles le seront."

Si l'Acte 15 n'a causé de blessures majeures dans les rangs ni des manifestants, ni des forces de police, il a mis au jour des tensions dans la 31e compagnie de sécurisation et d'intervention.

Mondial de l'Agriculture de Paris: tas fumeux de paroles d'un président hors-sol en stand-up

Que retenir ? Macron a battu le record de durée d'un président au Salon de l’agriculture

A-t-il "réinventé" l'agriculture européenne pour autant ?


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Après avoir posé un lapin aux maires de France réunis en Congrès à Paris les 20, 21 et 22 novembre 2018, cette visite incontournable d'un président aux agriculteurs était une figure imposée à l’approche des élections européennes.

On n'en retiendra rien, sinon que le quadra a fait durer le plaisir des chaînes d'info en continu en passant plus de 14 heures, retransmises en direct sur la durée, ce 23 février à Paris (XVe), délaissant Brigitte pour caresser des croupes et prononcer des paroles définitives dont le porte-manteau Vuitton n'a que faire.

Macron a encore beaucoup parlé

Ca a commencé par un discours, bien que ce ne soit pas l'usage : les paysans, les pieds dans la glèbe, préfèrent les actes aux paroles. A défaut de mesures, la presse a relevé des phrases-chocs. 

Ainsi Macron en a-t-il remis une couche sur le glyphosate :
"Quand je regarde le vignoble français, je pense que nous pouvons en faire le premier vignoble du monde sans glyphosate, dans 80 pour cent des cas cette transition va d’ailleurs s’effectuer sous 3 ans" (Emmanuel Macron)
Si ce produit de Monsanto a ses détracteurs, il a aussi ses défenseurs dans le monde agricole. Mais ce puissant herbicide total systémique, c'est-à-dire non sélectif - qui fait que 22 "pisseurs involontaires de glyphosate" portent plainte en Ariège et en Bretagne - , considéré comme "cancérigène probable", selon l’Organisation Mondiale de la Santé.  
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Salon de l'Agriculture 2017
Or, voici ce qu’a déclaré le président de la République : "J’ai rappelé ma volonté de sortir du glyphosate le plus rapidement possible, sous 3 ans, et il ne faut pas voir cet objectif comme une contrainte et il ne faut pas tomber à l’égard de cet objectif sous [sous ?] de faux débats. C’est au contraire une opportunité, l’opportunité pour de nombreuses filières d’évoluer profondément." C'est leur responsabilité : qu'elles se débrouillent; c'est leur problème...

Le président en campagne (re)dresse les murs et les haies à travers le paysage politique

Sourire en coin d’un proche : "C’est un très beau discours, d’une campagne qui n’existe pas." Elle n'existe pas, puisqu'elle n'est pas ouverte officiellement. Mais le président braconne des voix. 

Macron vient parler de l’Europe agricole. En ouverture du Salon de l’agricultureil prononce un plaidoyer pour une "PAC réinventée". Sans surprise, le propos est résolument europhile, lorsqu’il martèle que "le vrai risque" ne vient pas de "la concurrence" entre Etats membres., et protectionniste aussi, au moment d’évoquer les menaces "extérieures" au continent. Il se présente même comme un "patriote de notre agriculture". Du miel pour son auditoire ou une partie d'entre elle : la Confédération paysanne n'est pas béate...

Macron n'a rencontré que "les Français (qui) sont des veaux", selon l'expression l'ancien chef d'Etat, le général de Gaulle.

Macron transforme ce salon en meeting de "campagne" qui ne s'assume pas. 
Accueilli par la claque de militants LREM, le chef de l’Etat prend tout son temps dans ce laboratoire que rien? ni personne ne peut venir polluer : aucun Gilet jaune n'a été admis. Le Gilet jaune Eric Drouet s'est présenté à l'entrée du hall principal, mais il n'a pas été autorisé à souiller fouler le tapis rouge et à débattre avec le président.

Trois rangs de gardes du corps forme une bulle se déplaçant sur rail
La foule des quidam tenue à distance peut être aperçue. Mais les chaînes d'information ne propose que des images et coupent le son : la technique consiste à faire parler, en studio, des chroniqueurs et autres experts et analystes agréés, sur des images du Salon - parfois proposées en boucle, notamment pendant le déjeuner du président sur place - , quitte à les interrompre brutalement, lorsque l'imposent les images proposées par les services de com' de l'Elysée.
Le déroulé millimétré du parcours présidentiel entre les stands a été mitonné par ses conseillers.  Il prend son temps et n'hésite d'ailleurs pas, narquois, à s'en amuser. "Parlez-en à mes équipes, qui trouvent que je ne vais pas assez vite", glisse-t-il au journaliste accrédité qui lui demande s’il espère battre son record de l’an passé (douze heures), comme si c'était l'essentiel.

Macron serre des mains à la pelle, s’attarde pour répondre aux questions bio de "personnes" bienveillantes dont on donne à penser qu'elles seraient là par hasard. Forcément: les intervenants sont disposés à intervalles réguliers et signalés au président, à chaque station, par la présence d'une figure récurrente sur son "itinérance agricole" du jour : une grande femme souriante, aux cheveux longs et noirs.
Il embrasse les enfants qui ne demande rien, savoure les "tenez bon!" des "dé-veaux" parsemant son passage, mais aucun intervenant coriace n'émerge de la sélection des intervenants. Qu’une bonne dame dise sa colère contre le "toujours plus" d’impôts ou qu'un brave monsieur râle contre les 80 km/h qui lui "pourrissent la vie", et la réponse est invariablement la même : "Je n’ai pas changé le pays en vingt mois, mais je ne lâcherai rien"...  L'immuable "ne vous inquiétez pas" appelle les "gens qui ne sont rien" à souffrir en silence.

Séquence émotion d'usage : un retraité handicapé en larmes. L'homme est probablement sincère, mais l'instrumentalisation de sa détresse soulève le coeur et donne envie de vomir. 
La visite s'arrête là. Macron n'a pas de limites et "ça suffit".

dimanche 24 février 2019

Quand la ministre MoDem Jacqueline Gourault voulait que tous les Français payent l'impôt sur le revenu

La ministre de la cohésion des territoires a mis le feu au gouvernement 

Jacqueline Gourault voulait que tous les Français soient solidaires par l'impôt


Jacqueline Gourault est-elle un "casseur" de la cohésion nationale ?
En estimant que tous les Français devraient payer l'impôt sur le revenu, la ministre de la Cohésion des territoires a ajouté le chaos au chaos dans l'exécutif. 

Que chaque Français paye l’impôt sur le revenu, "même un euro", pourrait être l’une des pistes de sortie du grand débat national, estime la ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, dans un entretien au JDD paru ce dimanche.
"Chacun pourrait contribuer à la hauteur de ses moyens, y compris les plus modestes, même de manière très symbolique, pour recréer le lien entre citoyen et impôt, alors que l'impôt sur le revenu est aujourd'hui payé par moins d'un ménage français sur deux (43%). 

"Notre système fiscal est surconcentré sur les classes moyennes", explique Gourault, 68 ans, qui veut "redonner à chacun le sens de l’impôt, qui est un acte citoyen ." "Dans le même temps, il faut aussi que nous réfléchissions à la contribution que devraient apporter les très hauts revenus."
Cette ex-professeure d'histoire-géographie ne serait ainsi "pas choquée" d’instaurer une nouvelle tranche d’impôt sur les plus hauts revenus, même si elle ne croit "pas que les solutions aux problèmes de notre pays viendront d’une augmentation globale des impôts".

Le sujet de la fiscalité est l’un des quatre thèmes du grand débat lancé par l’exécutif pour anesthésier le mouvement des Gilets jaunes

A propos de l’idée de faire payer l’impôt à tous les Français dès le premier euro gagné, le premier ministre Edouard Philippe a pourtant fait valoir fin janvier que c’est déjà le cas pour la contribution sociale généralisée (CSG), impôt modulé, ou pour la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt indirect frappant à l'aveugle tous les Français,  en ce qui concerne les dépenses, sans toutefois en écarter l’idée.

La création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu pour les hauts revenus est notamment soutenue par le patron de la CFDT Laurent Berger mais aussi par certains députés La République en Marche (LREM).

Cinq tranches progressives existent actuellement pour l'impôt sur le revenu : 0 %, 14 %, 30 %, 41 % et 45 %, pour les revenus supérieurs à 153.783 euros. 

Quant à la taxe d'habitation, dont la suppression n'était initialement prévue que pour 80 % des Français, Jacqueline Gourault estime qu'il est "préférable de la supprimer totalement". "Faire croire que les 20 % qui restent sont des riches, comme si nous vivions dans une société binaire, serait une erreur", a commenté l'adjointe au ministre de l'Intérieur.

L
a piste "n’est pas à l’étude", réplique sèchement Matignon

L’entourage d’Edouard Philippe a  rejeté l'hypothèse émise par la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault qui avait porté un sérieux coup à la cohésion gouvernementale.
Dimanche 24 février, Matignon a bloqué la piste ouverte par Gourault. "C’est une idée qui revient souvent dans les débats et Jacqueline Gourault peut légitimement la restituer et la soutenir dans un moment où chacun est invité à faire des propositions. Mais la piste d’un impôt sur le revenu universel n’est pas à l’étude", a fait savoir Matignon, bien que, rappelons-le, Edouard Philippe, n'en ait pas toutefois écarté l’idée, fin janvier.

L’entourage du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, confirme : "les Français payent déjà l’impôt dès le premier euro avec la CSG (contribution sociale généralisée). Tous payent la TVA", rappelle-t-on à Bercy. 
N'en déplaise au secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, mais aussi à certains députés La République en marche (LRM), comme les premiers "frondeurs" Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire), Sacha Houlié (Vienne), Guillaume Chiche (Deux-Sèvres) ou encore Aurélien Taché (Val-d’Oise).

Un acteur vole la vedette à Macron en s'engageant pour les agriculteurs en détresse

L'acteur Guillaume Canet a annoncé son engagement pour les agriculteurs en détresse

L'acteur n'est resté ni 12, ni 15 heures, au Mondial de l'Agriculture, mais il a pris un engagement
L'acteur Guillaume Canet s'engage pour les agriculteurs en détresse
Il n'est pas chef de l'Etat, mais il n'attend pas que le secteur s'auto-régule naturellement. Présent au Salon de l'Agriculture avec son ami Edouard Bergeon, qui a réalisé le film "Au nom de la terre", Guillaume Canet est revenu sur la détresse du monde agricole au micro de Public Sénat.
 “Ca fait pas rêver”, a osé commenter une internaute...

"Au nom de la terre" retrace la vie du père d'Edouard Bergeon, le réalisateur. Un monde que l'acteur - qui est bon cavalier - connait bien. "J'ai grandi à la campagne parmi les chevaux avec un père qui a fait de l'élevage et avec des agriculteurs, mais j'ai découvert une triste réalité qui fait que, un jour sur deux, un agriculteur se suicide en France. Et c'est un chiffre assez insupportable...", raconte Guillaume Canet. Pour le coup, ça ne fait pas rêver...

Il est allé à la rencontre de plusieurs agriculteurs en France avec l'association Solidarité Paysans, 
mouvement de lutte contre l'exclusion en milieu rural, explique ensuite le comédien. Cette association nationale fédère des structures départementales et régionales.

Il dénonce aujourd'hui la "non-assistance à personne en danger" du pouvoir et attend des mesures concrètes pour le monde agricole. "Ça fait très très longtemps qu'on attend l'action des politiques", assure-t-il.

Montpellier : les Gilets jaunes ne sont pas les "factieux" de la propagande gouvernementale

Des Gilets jaunes ont empêche les casseurs de détruire un McDo

Des militants d’extrême gauche ont fait dégénérer la manifestation des Gilets jaunes, samedi à Montpellier

© France 3 OccitanieLe centre-ville de Montpellier a une fois encore été le théâtre de violents affrontements opposant des membres de la gauche anticapitaliste aux policiers et gendarmes mobiles. 

Après un défilé en fanfare et dans la bonne humeur d’environ 2.500 personnes jusqu’à la préfecture, la tension commença à monter en milieu d’après-midi. 

Les forces de l’ordre ont alors dispersé les manifestants à l’aide d’un canon à eau et de bombes lacrymogènes.

Des Gilets jaunes se sont interposés pour empêcher le saccage du restaurant McDonald’s de la place de la Comédie

Malgré une présence nombreuse de forces de police, ce sont des Gilets jaunes qui ont dû rétablir l'ordre.
  

Armés de marteaux, des militants anticapitalistes ont brisé la vitre du restaurant et s’apprêtaient à y faire intrusion quand des Gilets jaunes  et des 'médecins de rue (street medics, pour les prétentieux qui maîtrisent probablement l'anglais) sont intervenus pour protéger le restaurant et ses clients des manifestants.


L’arrêt de tramway du Corum détruit

Déploiement disproportionné de moyens policiers
Les heurts se sont poursuivis jusqu’au début de soirée. L’arrêt de tramway du Corum a notamment été détruit, des vitrines de commerces et de banques brisées, des poubelles incendiées un peu partout dans le centre. Le trafic du tramway a été longuement interrompu.

Quatre policiers ont été blessés, selon le syndicat de police Alliance, et sept personnes interpellées. Le nombre de blessés côté manifestants n’a pas été communiqué....

Contraste des comportements

D'une part, les forces de police aux ordres de Castaner:

D'autre part, les Gilets jaunes citoyens



Belgique : 27 anciens SS perçoivent toujours une "prime" de loyauté au régime nazi

La France fait-elle mieux ?

En Belgique, la loyauté est une valeur éternelle

En Belgique, la fidélité au Troisième Reich, ça paye encore. 
Ce mardi, le journal "De Morgen" a révélé que près de 75 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale 27 anciens SS belges touchent encore une pension complémentaire de Berlin pour "fidélité, loyauté et obéissance" au régime nazi.
Cette "prime" avait été promise en 1941 par Adolf Hitler soi-même, pour récompenser ses anciens collaborateurs.

38.000 personnes auraient touché cette pension.
Aussitôt relayée par le journal "La Libre Belgique", l'information a suscité l'indignation de plusieurs partis dont le PS et Défi, qui ont appelé le gouvernement à "s'attaquer d'urgence à ce problème par la voie diplomatique". D'autant plus que cette prime versée par les Länder allemands n'est pas taxée par l'Etat belge.

Le quotidien a également contacté le chercheur Alvin de Coninck, membre de "Remembrance", une association de survivants et de rescapés de la Shoah, qui explique que les bénéficiaires seraient les Belges ayant rejoint les rangs des Waffen-SS, mais qui balance aussi des Alsaciens ayant obtenu la nationalité allemande au moment de l'invasion nazie.

"On estime qu'un total de 38.000 personnes ont perçu cette pension complémentaire", affirme "la Libre Belgique". Le montant de la pension est susceptible de varier d'un minimum de 425 euros jusqu'à 1.275 euros par mois:
"Les années passées dans une prison belge à la suite d'une condamnation pour collaboration sont considérées comme du temps de travail. [...] Alors que les Belges qui ont dû travailler en Allemagne pendant la guerre sont considérés comme travailleurs forcés ont reçu une indemnité de 50 euros par mois après la guerre", explique Alvin de Coninck.

La France fait mieux...

En France, 54 personnes perçoivent encore une pension pour avoir collaboré avec le régime nazi.
Plus de 2.000 personnes, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force.

Au total, 2 033 personnes dans le monde ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force, a précisé le ministère allemand du Travail, vendredi 22 février.

En Europe, ils sont 1.532 à percevoir la pension, dont 573 personnes dans la seule Pologne, le pays le plus représenté. Suivent la Slovénie (184), l'Autriche (101), la République tchèque (94). 
Quelque 54 personnes la perçoivent en France, 34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie ou 48 en Hongrie et 18 en Belgique.

Les Etats-Unis comptent sur leur sol 250 bénéficiaires, devant le Canada (121), le Brésil (18) et l'Argentine (8). 
En tout, 409 personnes disposent de cette prestation sur le continent américain. L'Asie compte une trentaine de bénéficiaires, dont 12 en Thaïlande. Enfin, 44 personnes la touchent en Australie. En Afrique, le nombre de bénéficiaires s'élève à 13, dont 9 en Afrique du Sud et 4 en Namibie. 

Jusqu'à environ 1.300 euros mensuels
Le SMIC net est de 1.173,60 € au 1er janvier 2018

Jusqu'à environ 1.300 euros mensuels de pension sont versés en vertu d'une loi allemande de 1951, qui permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité. Elles bénéficient aussi à d'anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d'Adolf Hitler, mais également à des personnes enrôlées de force. Les ex-membres de la SS en sont exclus, tout comme toute personne condamnée pour crimes de guerre. 

Depuis 2008, la loi permet aux Länder allemands qui versent ces retraites de les suspendre. Mais cette possibilité a été peu utilisée, selon des données de 2017 du gouvernement fédéral allemand. Les députés belges ont voté cette semaine un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions versées par l'Allemagne. Et en France ?

Le cas Georges Marchais, 21 ans secrétaire général du PCF
(Parti communiste français)

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Georges Marchais a posé en victime du service du travail obligatoire (STO). En décembre 1942, le mécanicien ajusteur Georges Marchais est muté de l'usine aéronautique Voisin d'Issy-les-Moulineaux sous direction allemande pour travailler pour la société Messerschmitt à Augsbourg, Allemagne.

Il a déclare être rentré en France dans les premiers mois de 1943. Mais la date de son retour définitif en France est sujette à controverse : il n’est pas établi s'il est retourné en Allemagne ou s'il s'est caché avec sa femme et sa fille jusqu'à la Libération. Au début des années 1970 et surtout à la veille de l'élection présidentielle de 1981, dans le cadre de révélations de L'Express, ses adversaires politiques et d'anciens communistes l'accusent d'être parti travailler en Allemagne volontairement.
Selon l'historien Philippe Robrieux, ancien secrétaire général (1959-1961) de l'Union des étudiants communistes (UEC), cette attitude non résistante (comme celle de Maurice Thorez) fera plus tard de Marchais un militant soumis aux ordres des dirigeants soviétiques qui possèdent son dossier biographique suivant leur méthode habituelle de "tenue en main" des mouvements politiques, y compris le mouvement communiste international. 
Après guerre, ce chantage conduira  à la marginalisation des grands résistants au sein du PCF (Tillon, etc.) et favorisera l'ascension des camarades "tenus en main" par les soviétiques, dont Georges Marchais. 

L'historien Bruno Fuligni souligne que George Marchais ne participa pas à la résistance armée après son retour d'Allemagne, mais distribua des tracts dénonçant l'occupation.
Georges Marchais a-t-il encaissé sa vie durant une pension pour bons et loyaux services au régime nazi ?

samedi 23 février 2019

Intox BVA : LREM, en tête des intentions de vote aux européennes

LePoint (famille Pinault) relaie l'enquête RTL (groupe M6), La Tribune et Orange (Etat )

Fake-news institutionnelle : "LREM en tête des intentions de vote"

I
nvraisemblable
: un sondage BVA place
la liste LREM-MoDem à 25 % des voix devant le Rassemblement national (19 %). Les Républicains sont troisièmes, avec 10 %. 

L'Elysée retente le coup gagnant de la présidentielle : monter le RN pour tirer les marrons du feu, si tant est que les électeurs n'ont pas encore mis l'arnaque au jour, après vingt-et-un mois de coups durs.

A trois mois du scrutin, la propagande formate les esprits en construisant des tendances. 
Le parti présidentiel, fort de l'ancrage du MoDem, décrocherait le plus de suffrages, selon un sondage BVA diffusé samedi. 
Avec 25 %, la liste du parti d'Emmanuel Macron, LREM, devancerait celle du Rassemblement national (19 %). Au premier tour de la présidentielle, Macron avait obtenu 24% des suffrage exprimés; Marine le Pen, 21%. Malgré les mouvements sociaux (Loi Macron, statut des cheminots ou Gilets jaunes) et une impopularité qui ne se dément pas au fil des mois (Macron est tombé sous la narre des 30%), la liste du président viendrait en tête : infox ! 

BVA a déjà écrasé la concurrence.
Le duo de tête se détache de toutes les autres formations : Les Républicains obtiennent 10 % d'intentions de vote, devant les écologistes d'EELV (9 %), La France insoumise (7,5 %), Debout la France (6 %) et le Parti socialiste (5 %). Personne n'y croit, ne serait-ce qu'un instant, mais l'idée fera son chemin, si les media embraye le pas de BVA, comme c'est vraisemblable.
Et pourquoi la société Artémis, propriété de la famille Pinault, ne mettrait-il pas le groupe Groupe Sebdo-Le Point qu'il détient à 100 %, au service de Macron.

Si le scrutin avait lieu dimanche, Génération·s recueillerait 3 %, les listes UDI et PCF 2 % chacune, et une liste des Gilets jaunes 4 %, selon cette enquête : peu importerait donc la composition de cette dernière, qu'elle soit majoritairement de droite ou de gauche. On est dans la caricature du scrutin et BVA prend vraiment les électeurs pour des billes !

Suivent les causes perdues : Résistons ! de Jean Lassalle (1,5 %), devant les listes Les Patriotes (Florian Philippot) et les trotskistes, Lutte ouvrière et du NPA, à 1 %, et l'UPR (François Asselineau), 0,5 %. Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5 % des votes.

Six Français sur dix (62 %) se disent aujourd'hui "intéressés" par ces élections, contre 35 % qui ne le sont pas. La participation, toujours basse pour ce type de scrutin, est estimée entre 47 % et 52 %. Lors des européennes de 2014, elle s'était élevée à 42 %.
A la dernière présidentielle, le taux d'abstention s'éleva à 22,23% au premier tour et à 25,44% au second... BVA-LePoint-RTL-Orange-LaTribunesont résolument volontaristes...

Enfin, BVA se tire une balle dans le pied: c'est cher payer l'intox...
Si 53 % des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, 47 % n'ont pas exprimé d'intention de vote ou peuvent changer d'avis. Ce qui laisse à BVA une grande marge d'erreur, un boulevard.

Enquête réalisée en ligne du 20 au 21 février auprès de 929 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,3 points (ce qui permet à M. Le Pen et Macron de s'envisager à égalité !)
Les intentions de vote se basent sur des personnes certaines d'aller voter et ayant exprimé une intention, soit (seulement 474 personnes) : il faut toujours lire les petits caractères en bas de page... Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat (et n'engagent pas BVA, de son propre aveu...). Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. 
Une image figée qui indique une dynamique, c'est nouveau... 


vendredi 22 février 2019

Ras-le-bol des policiers mobilisés pour garder La Lanterne, résidence royale des Macron

Macron a beau les caresser dans le sens du poil, les policiers ne le supportent plus non plus

Les gardes statiques répétées à la résidence présidentielle de La Lanterne à Versailles insupportent les syndicats des forces de l'ordre. 

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"Avec Emmanuel Macron, c'est tous les week-ends", sans considération - en dehors des discours et des caméras - de la fatigue accumulée des policiers sans cesse sollicitée par le couple, crise sociale et samedis de Gilets jaunes ou non. Ils y ont droit, mais Emmanuel Macron et la douairière se rendent chaque week-end dans ce pavillon de chasse réservé au chef de l'Etat, encore un caprice présidentiel sans précédent sous la Ve République. 

Des patrouilles immobilisées chaque week-end, un manque d'effectif avec des conséquences pour la sécurité publique : les  syndicats policiers ne peuvent plus voir en peinture les Macron qui les obligent à des gardes statiques répétées de La Lanterne à Versailles (Yvelines), résidence royale particulièrement prisée du couple présidentiel.

Depuis son accession à l'Elysée, Emmanuel Macron a pris pour habitude de séjourner très fréquemment dans ce pavillon de chasse avec vue sur le château, en lisière du parc de Versailles. Le premier personnage de l'Etat a peu à peu squatté cette ancienne résidence des premiers ministres implantée dans un domaine de quatre hectares, avec piscine et terrain de tennis.

"A Versailles, on se retrouve à une patrouille, voir zéro sur le week-end" 

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Si ses prédécesseurs n'y séjournaient pas très souvent, "c'est monté en puissance avec Hollande", raconte Julien Le Cam, délégué syndical Alliance dans le département, "et là, maintenant, avec Emmanuel Macron, c'est tous les week-ends". Trois patrouilles, composées au total de six policiers, doivent garder l'extérieur du domaine dès que le président y séjourne. L'intérieur est surveillé par le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

"Ce ne sont pas les gardes en soi qu'on dénonce, explique Julien Le Cam, mais c'est l'impact que ça a sur police-secours. Alors qu'il y a déjà peu d'équipages le week-end, qui trinque, c'est la sécurité publique". "Ça plombe l'opérationnalité de l'ensemble du département", confirme son collègue Cyril Thiboust, délégué Unité-SGP police, en affirmant que "par moment à Versailles [commune], on se retrouve à une patrouille, voir zéro sur le week-end"

Versailles n'est pas le seul lieu mettant à contribution les policiers des Yvelines. 
Deuxième personnage de l'Etat, comme président du Sénat, Gérard Larcher se rend aussi régulièrement à Rambouillet : il y a son domicile privé, ce qui fait la différence... Et une patrouille est à chaque fois mobilisée pour en assurer la surveillance. "Même quand M. Larcher sort avec sa 4L pour aller à la chasse, une patrouille doit rester devant son domicile. Et quand vous mobilisez une patrouille, vous mobilisez tous les effectifs de Rambouillet", explicite Julien Le Cam. 

"Qu'on arrête de piocher dans police-secours", réclame un policier du commissariat de Versailles, qui souhaite rester anonyme. 
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"S'il y a appel au 17, ce sont les collègues d'Élancourt qui doivent se déplacer""On est là à regarder nos tablettes, nos téléphones portables, mais nous,ce qu'on veut, c'est bosser".
Sur le terrain, les effectifs supportent de moins en moins ces gardes statiques. Selon ce policier, en 2018, "40% du temps de travail des unités de Versailles a été consacré à des gardes statiques", en comptant les gardes du commissariat ou de détenus hospitalisés.
 
Les syndicats déplorent également l'absence de toilettes devant La Lanterne, dont l'installation a été refusée. "Il faut demander une relève" pour s'y rendre, s'indigne Cyril Thiboust.

Les policiers des Yvelines ont déjà connu une situation similaire avec la surveillance de la maison de Marine Le Pen, à La Celle-Saint-Cloud, parfois pendant "des étés entiers, alors qu'il n'y avait personne", se rappelle Julien Le Cam. "On a mis deux ans à la suppression de cette servitude", imposée au lendemain des attentats de janvier 2015, assure Cyril Thiboust.

Vers la création d'une unité dédiée aux gardes statiques ? 
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La préfecture a reçu les syndicats et leur a assuré avoir fait remonter l'information au ministère de l'Intérieur, ainsi qu'à la présidence de la République. D'après Cyril Thiboust, la direction départementale de la sécurité publique des Yvelines a suggéré la création d'une unité dédiée à ces gardes statiques. Elle nécessiterait le recrutement complémentaire d'"approximativement 36 personnes", avance-t-il. Une perspective à laquelle ne croit guère Julien Le Cam : "en un an, on a eu 6 recrues dans les Yvelines". Et combien de départs à la retraite ?