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jeudi 19 juillet 2018

Affaire Benalla : Macron refuse la transparence et le renouvellement de la vie publique

'Courage, fuyons...', devise d'un "premier de cordée" nommé Macron

Quand les barbares ont leurs couverts à l'Elysée

Emmanuel Macron a tenté d'esquiver le dialogue, jeudi, face à la bronca suscitée par l'affaire Benalla. Il s'est retranché derrière des valeurs républicaines supposées, à l'occasion de lancement en Dordogne du nouveau timbre de Marianne, Française "volontaire et libre".

Macron ne s'attendait pas à être rattrapé par une affaire qui met en doute sa moralité ...républicaine, précisément. La diffusion mercredi soir par Le Monde d'un article et d'une vidéo mettant en cause Alexandre Benalla, l'un de ses hommes de main, officiellement assurant la sécurité du président, pour avoir tabassé un manifestant le 1er mai.
Tahar Bouhafs, brutalisé par un homme du président, casqué, se faisant passer pour policier, mais filmé en flagrant délit par un militant LFI montrant Alexandre Benalla tabassant ce manifestant d'extrême gauche, le 1er-Mai, au coeur de Paris
A Périgueux, dès son arrivée, Emmanuel Macron a été assailli de questions de journalistes. Il les a ignorées tout en serrant innocemment les mains d'habitants et d'estivants visiblement peu au fait des derniers soubresauts de l'actualité.

Le barbare bien en cour est à droite,
lors du Salon de l'Agriculture, en mars 2017
En cours de visite toutefois, à un journaliste qui lui demandait si la République n'était pas "entachée" par cette affaire, il a répondu: "Non non, la République elle est inaltérable !". Une casserole de plus en Teflon ?

Une bouche veule et une tignasse  à extensions

Quelques minutes plus tôt, le président s'était déclaré "très fier de découvrir le nouveau visage de Marianne" qui va orner, à partir du 23 juillet, les timbres d'usage courant.
Ce visage désapprobateur du monde comme il va est apparu sur une immense fresque de 16 mètres sur 11 peinte sur la façade aveugle d'un HLM d'un quartier populaire de Périgueux, à quelques kilomètres de l'usine de La Poste où sont fabriqués les timbres.

Cette nouvelle Marianne est l'oeuvre d'YZ (prononcer 'Eyes', bien que les initiales ne se prononcent pas ainsi yeux en anglais), le nom d'artiste d'Yseult Digan, une quadragénaire franco-anglaise vivant à Abidjan et figure reconnue de la scène du street-art.

"Je voulais que cette Marianne soit forte, fière et volontaire, avec un regard franc qui porte vers l'avenir", a-t-elle expliqué aux quelque 150 personnes présentes devant la fresque. Elle l'a dessinée jeune, de profil, l'oeil décidé et le visage bordé de longs cheveux bouclés.
"Vous avez su marier la référence du bonnet phrygien et la liberté de la chevelure"et les extensions capillaires tant appréciées de Madame, a salué Emmanuel Macron. Cette "Marianne l'engagée" est "le nouveau visage de la République", "une bataille de chaque jour" qui "n'est jamais acquise", a-t-il brodé.

Une autre oeuvre, parmi ses "portraits poétiques", à titre indicatif :
Street art YZ Women from other Century 01

Elle est actuellement appréciée à Montreuil...

Macron s'est fait frotter les oreilles

Emmanuel Macron a été contraint de défendre sa politique face, cette fois face à une femme d'une quarantaine d'années qui a tenté de le sensibiliser à ses difficultés, se plaignant de  "plus avoir les moyens de vivre", à cause de la hausse du prix du gaz ou de la baisse des aides. Le dialogue dure une dizaine de minutes. "Si je pensais que les choses allaient bien, je ne penserais pas à les changer", lui raconte le président, mettant en cause ses prédécesseurs sans s'inclure et lui assurant que les APL (Aide personnalisée au logement) ne baisseront pas "cette année".

Face à cette femme désespérée, Emmanuel Macron est même revenu sur la commande à la Manufacture de Sèvres d'un nouveau service de table pour l'Elysée, qui a récemment provoqué une polémique. "Je peux vous dire, les yeux dans les yeux, ce n'est pas un centime de plus pour les contribuables", assure-t-il. "Ce n'est pas pour mon bon plaisir", se plaint-il et "je me suis toujours payé mes assiettes", assure le président.
Avant de conclure: "Je veux bien qu'on veuille en permanence salir, mais il faut aussi remettre les faits en vérité". Croit-il, en répondant à côté de la plaque.

Dans l'après-midi, le chef de l'Etat était attendu dans la petite ville de Sarliac-sur-l’Isle pour l'inauguration de la Maison de services au public, où il dira sa vérité sur sa stratégie pour "remettre la présence de l'Etat dans les territoires", selon l'Elysée. Et remettre de la République à l'Elysée !
Qui écoute encore ses "j'assume" et "ce n'est pas pour mon bon plaisir" ?


mardi 1 mai 2018

Les dépenses privées des Macron ne nous coûtent pas moins cher que celles de leurs prédécesseurs

Après un an de macronisme, le renouvellement des moeurs politiques n'a toujours pas commencé

Les pratiques de Macron concernant ses dépenses privées tranchent-elles avec celles de ses prédécesseurs ?
 

Image associée
Est-ce qu'elle paie elle-même ses extensions
et lui? ses lingettes ?
Quand Nicolas Sarkozy était Président, payait il ses dépenses personnelles, ainsi que celles de sa femme et de ses enfants ? Cette question est suscitée par l'article du journal Le Parisien vantant une attitude irréprochable d'Emmanuel et Brigitte Macron en matière de dépenses privées. Tant de flatteries accumulées finissent par interpeller et, avec cette flagornerie de trop dans les colonnes de ce journal de courtisans, la coupe est peut-être pleine. Vérification faite, cette assertion du Parisien est une nouvelle infox, ou 'fake news', pour les défenseurs de l'hégémonie de l'anglais dans le monde.
Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron faisaient-ils moins bien en la matière que les exemplaires Macron ? En fait, à en croire René Dosière, un analyste qui consacre sa vie à révéler les dépenses des uns à l'Elysée et à masquer celles des autres, les pratiques d'Emmanuel Macron ne constituent guère une révolution et sont "dans la continuité de ce qui s'est mis en place sous Nicolas Sarkozy et de ce qui se pratiquait sous François Hollande". Macron ne fait pas mieux, mais c'est la faute de Sarkozy... A la bonne heure ! 
Le Parisien s'esbaudie de ce que les Macron déboursent eux-mêmes les courses de ce prestigieux logement de fonction, du dentifrice jusqu’aux croquettes de Nemo ! "Economies obligent, ils n’ont pas changé un seul meuble à l’exception… du matelas", précise la gazette parisienne, un brin prosaïque. Rivalisant à cet égard avec la presse caniveau, elle ajoute que le président acquitte aussi une taxe d’habitation, "pas la moindre des cocasseries" pour celui qui veut la supprimer. Ne demandons pas au Parisien de préciser que cette suppression n'impose aucune contrepartie  aux 20% les plus aisés, donc au banquier et à sa retraitée de la fonction publique que la hausse de la CSG ne semble pas affecter: elle vit (bien) des bénéfices de la maison Trogneux, maîtres-chocolatiers qui, pour autant, ne comptent pas redistribuer leur fortune sous la forme de diplômes en chocolat aux “professionnels du désordre” estudiantin...
"Vous devriez installer un compteur d’eau et d’électricité. C’est, paraît-il, ce que faisait de Gaulle, ça ne peut que plaire au président", avait achevé Dosière. 

Lorsqu’il se déplace à titre privé, le tandem présidentiel paie aussi ses chambres d’hôtel.
Résultat de recherche d'images pour "lingettes de Macron Macron"Dosière n'a pas à justifier ce choix, mais Le Parisien feint d'ignorer ce que son confrère Europe 1 a révélé : Macron a dormi aux frais de la princesse à la préfecture de Haute-Vienne, à Limoges, après un "banquet républicain" avec des élus locaux, avant de se rendre à la commémoration du massacre nazi d'Oradour-sur-Glane. Il ne fallait pas mettre le doigt sur la contestation populaire : les belles images de proximité sont souvent écornées par des manifestations sociales bruyantes et violentes qui interdisent à Macron la fréquentation des Formule 1, par ailleurs réquisitionnés pour les migrants. 
Aucun président ne paie les dépenses de sécurité, liées à la fonction. 

Preuve de l'"intox"
ci-dessus :

En régime totalitaire (mais pas que...), le rôle du 'fact checker' au service du pouvoir est de nier les faits.

Lorsque les Macron ont célébré Noël en famille à Chambord, ce serait Brigitte Macron qui aurait insisté pour régler la facture, dans la crainte d'une polémique sur une dérive monarchique. Rien n'atteste le paiement, et encore moins son montant, mais il est bon de le faire croire, tout en fabriquant l'image de l'épouse de bon conseil.

Et lorsqu’ils utilisent les avions Falcon et les hélicoptères de l’Etat pour une escapade privée - sécurité oblige - assure Le Parisien, ils adressent un chèque au ministère de la Défense, pour une somme équivalente à un vol commercial. Mais est-ce à dire que les routes de France ne sont pas sécurisées. A son époque, Sarkozy n'a-t-il pas voyagé de Paris à Marseille par la route, sous escorte ? "C’est autour de 170€, comme un billet Air France", indique un expert anonyme, qui précise qu’une heure de Falcon coûte tout de même… 5 à 6.000€.  Ce que ni lui, ni Le Parisien ne précise, c'est que Macron peut bénéficier de ristournes: ce fut ainsi le cas des locations de ses salles de meeting lors de la campagne présidentielle du candidat, à la différence de ses concurrents...

Que faisaient les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ?
 

A peu près la même chose, admet le socialiste Dosière.
L'article du Parisien suggère pourtant que ces pratiques vertueuses sont inédites… ou quasi. Au directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, l'infatigable contrôleur des dépenses élyséennes, début juillet, l’ex-député René Dosière conseilla : "Si j’étais vous, j’annoncerais que le couple présidentiel prendra à sa charge tous ses frais personnels". Depuis longtemps, pourtant, ce n'est plus le contribuable qui paie, mais il ne le sait pas et il faut lui faire savoir. 

Fallait-il pour autant claironner que les Macron sortent le chéquier et la carte bleue pour la quasi-totalité de leurs dépenses privées, puisque François Hollande et, avant lui, Nicolas Sarkozy, le faisaient déjà? "Longtemps, en effet, c’est le contribuable qui a payé", écrit l'article, entretenant l'ambiguïté pour les besoins de la cause des Macron qu'il enjolive. 
Les usages sont peu ou prou les mêmes depuis une dizaine d'années en matière de prise en charge des dépenses privées par les locataires eux-mêmes de l'Elysée
Sarkozy et Hollande aussi payaient leur taxe d'habitation et Le Parisien précisant qu'Emmanuel Macron paye sa taxe d'habitation n'en fait-il pas un peu trop ? D'autant que ce n'est pas encore vraiment le cas, puisque Emmanuel Macron n'était pas occupant des lieux en janvier 2017. 
N'en déplaise aux zélateurs du Groupe Les Echos-Le Parisien (et aussi Aujourd'hui en France et Radio Classique), détenu par le groupe de luxe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault, ce n'est avant l'année prochaine qu'il payera sa taxe d'habitation pour son logement élyséen. Et ce ne sera pas une révolution: c'était déjà le cas sous Nicolas Sarkozy et François Hollande ! 
Voilà ce qu'écrit René Dosière dans l'ouvrage L'Argent de l'Etat (2016) : "Détail amusant, il y a dix ans pile poil, un article de l'hebdomadaire Le Point (propriété de François-Henri Pinault, lequel fit connaître son intention de voter pour François Hollande) évoquait d'ailleurs le fait que le couple présidentiel de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni honorait sa taxe d'habitation… en commettant la même approximation que l'article du Parisien paru à propos d'Emmanuel Macron, puisque, à l'époque, le nouveau président ne pouvait pas avoir payé la taxe d'habitation pour un appartement élyséen qu'il occupait depuis moins d'un an. 
"Depuis qu’il s’est remarié, il traîne beaucoup moins ici", assure-t-on à la présidence, selon Le Point. Le soir venu, quand la France ne le réclame plus, il retrouve en effet Carla, chez elle, dans son hôtel particulier du 16e arrondissement. Le week-end, ils sont à l’Elysée, à l’abri des paparazzis. A ce titre, le président s’est acquitté en janvier de la taxe d’habitation : 300 euros. Ils occupent l’appartement privé, tapissé de photos de Bettina Rheims montrant un Sarkozy au milieu de ses fils. "Pour les enfants, l’Elysée, c’est l’idéal", confie Carla. 

Si le président paye sa taxe d'habitation, qu'en est-il des dépenses privées ? 
Depuis une dizaine d'années, le président de la République n'est plus intégralement pris en charge par le contribuable, notamment depuis la mise en place d'une rémunération présidentielle. René Dosière : "La rupture en matière de dépenses privées remonte à la fixation au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy d'une rémunération présidentielle. 
Nicolas Sarkozy, dès son arrivée au pouvoir, met fin à cette opacité en décidant de faire basculer la fixation du salaire présidentiel dans le domaine de la loi. Un véritable "effet de transparence", accorde le socialiste René Dosière, bien que le texte de loi soit, à l'époque, très mal accueilli par la gauche. Il faut dire que cette légalisation s'est accompagnée d'une augmentation sensible du salaire présidentiel. Fixé à 7.984 euros net par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy l'a aligné sur celui du premier ministre, soit l'équivalent de 21.300 euros net mensuels. Autre différence, si la rémunération de Jacques Chirac était entièrement imposable, seule l'indemnité de fonction, soit 4.260 euros sur les 21.300 euros, le fut désormais.
Mettant en application l'une de ses promesses de campagne, l'ex-candidat socialiste obtint par décret une diminution de 30% de la rémunération du président de la République, qui passa de 21.300 euros à 14.910 euros. Depuis, 
indexée sur le traitement des fonctionnaires, cette rémunération atteindrait 14.999 euros. Depuis janvier 2017, la totalité de cette somme est désormais imposable.
Une enquête de la chaîne CNN a révélé que la rémunération de François Hollande le plaçait, en mars 2015, à la septième position du classement des chefs d'Etat les mieux payés des 12 pays les plus riches de l'OCDE. Il était devancé par Barack Obama (31.000 dollars par mois), mais également par Angela Merkel (18.000 euros par mois) ou par le Britannique David Cameron (l'équivalent de 16.800 euros mensuels).
Les anciens présidents coûtent dix millions d'euros par an à l'Etat.
Lors de ses années à l'Elysée, Macron gagnera entre 15 000 et 19.000 euros par mois.
"Le périmètre du budget de l'Elysée avait été modifiée, une clarification opérée entre les dépenses publiques et privées. Et le tout avait été placé sous le contrôle de la Cour des comptes." 
En 2009, pour la première fois, donc, la Cour des comptes se livra à l'exercice annuel du contrôle de l'exécution du budget de la présidence de la République. Le rapport, sous la forme d'une lettre d'une vingtaine de pages adressée au président, pointe justement le fait que des dépenses privées auraient été payées par le budget de l'Elysée. Mais le rapport note que la somme a été remboursée, et que des instructions ont été données pour que la facture relative aux dépenses privées du président et de sa famille soient désormais réglées par le Président.
En 2011, la rapport annuel se félicite que les dépenses privées soient directement payées par le Président et non plus pré-financées. Preuve donc que le Président doit en théorie payer ses dépenses privées. 

Reste à définir ce qu'on entend par dépenses privées. La question des croquettes du chien Nemo ou du dentifrice partagé par le couple présidentiel se pose-t-elle ? "Oui, estime René Dosière. Même si depuis dix ans, la frontière entre les dépenses privées et publiques a probablement dû se clarifier.
Même s'il existe forcément des zones grises, admet René Dosière : "Quand un président invite sa famille ou ses amis à dîner à l'Elysée, le repas est préparé par les cuisines de l'Elysée. En théorie, les repas devraient être remboursés sous forme de forfait. Mais c'est difficile à voir, puisque ne figurent pas de ligne "remboursement présidentiel" dans les comptes de l'Elysée." Sauf que certains membres peuvent y prendre pension, sans aucune légitimité
Il en va de même pour l'utilisation de l'eau ou de l'électricité, dont René Dosière avait suggéré à l'équipe Macron qu'elles soient payées par le Président. Sans qu'on sache si le conseil a été entendu. 

Quid des déplacements privés ? 
Angélique, l'article du Parisien certifie que Macron paye - certes très partiellement - ses déplacements privés. Comme ses salles de meeting en campagne présidentielle... 
Dès 2009, la Cour des comptes notait que le Président était amené dans le cadre de ses déplacements privés à employer des lignes commerciales régulières… mais devait malgré tout être accompagné d'un avion de la flotte officielle ! D'où une "absence d'économies", si on veut, mais une double dépense, en fait. La cour justifiait donc l'usage d'un avion officiel pour tout déplacement, y compris les voyages privés. Ces derniers devant donner lieu à un remboursement forfaitaire. Selon René Dosière, cette préconisation est devenu l'usage aussi bien pour le Président que le Premier ministre. 
En août 2011, alors député (Aisne), Dosière avait même interrogé François Fillon et Nicolas Sarkozy sur le nombre de voyages privés effectués, ainsi que le montant des remboursements versés. François Fillon avait répondu, indiquant avoir effectué sept déplacements privés avec la flotte gouvernementale, dont six en 2010, et remboursé 6.955,70 euros pour une durée de vol de 13 heures 05. Là encore, les remboursements forfaitaires modiques évoqués concernant Macron n'apparaissent donc pas comme une révolution. 
Toujours pas de renouvellement de la vie politique...

mercredi 7 mars 2018

Ministre de Macron, Le Drian aurait pistonné ses petits-enfants : "renouvellement de notre vie publique" ?

Le ministre des Affaires étrangères de Macron aurait obtenu un passe-droit pour ses petits-enfants...

Le socialiste exemplaire se consacre-t-il aux affaires de l'Etat ?

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Larrons en foire, en République des copains et des coquins
Le cabinet du ministre des Affaires étrangères est sur le pont...
Le Cabinet de cet ex-proche et confident de Hollande est intervenu pour permettre l'inscription de deux petits-enfants au lycée français de Barcelone, a révélé mardi 6 mars Mediapart.
Alors que Parcoursup n'était pas encore sorti des cartons et que "les gens" qui aspiraient à une place en université n'avaient pas été tirés au sort restaient sur le carreau, les jeunes boutonneux mais pistonnés de la République socialiste se faisaient parachuter par Papy, 70 ans, au soleil de Catalogne.


Le consul de France à Barcelone aurait contacté le proviseur du prestigieux établissement le 7 juin 2017 pour obtenir l'inscription des deux membres de la famille du ministre, rapporte le site trotskiste d'information. A cette date-là, la limite des dépôts des dossiers est dépassée depuis une semaine. "Peut-être aurez-vous ainsi une oreille plus attentive au plus haut niveau et la joie d'avoir la visite du ministre l'an prochain", lui aurait-il écrit dans un mail, précise Mediapart.

Le proviseur du lycée a nié tout passe-droit

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Macron, gérontophile ?
Contacté par les journalistes du site internet, le fonctionnaire français a assuré qu'il restait des places dans les deux classes concernées. Pourtant, l'établissement, qui accueille 3.000 élèves, refuse des centaines de candidatures chaque année. 
Du côté du cabinet de Jean-Yves Le Drian, on déclare simplement que "le chef d'établissement a été informé par le ministère de l'arrivée des enfants". Royal !

L'exemplaire Blanquer a-t-il fermé les yeux ?
Bien qu' implantés hors du territoire français, les établissements d'enseignement français à l'étranger (EEFE) sont homologués par le ministère français chargé de l'Éducation nationale.

Et si, à défaut de "moralisation de notre vie politique", Macron renouvelait les têtes ?

mercredi 14 février 2018

Après neuf mois, Macron déchante et reconnaît des échecs

Les godillots arrogants de La République en Marche l'ont-il servi ou desservi ?

Le président-souverain en a rabattu à propos de ses promesses et projets


Il a admis avoir "échoué" à tenir promesse.
Neuf mois après son élection, Emmanuel Macron a lâché quelques informations  sur les dossiers chauds -service national, Syrie, pouvoir d'achat, Europe, Hulot et Darmanin- lors d'une séance de questions-réponses transformée en toute première conférence de presse, mardi.Cette rencontre avec 120 journalistes de l'Association de la presse présidentielle a duré près de deux heures.

Admettant en souriant que la position du gouvernement sur le service national n'est "pas très claire", il a ainsi annoncé qu'il souhaite un service national avec "une partie obligatoire de 3 à 6 mois", "ouvert sur la chose militaire", mais pouvant être plus long, si on intégrait une partie civique.

Interrogé sur les craintes des Français pour leur pouvoir d'achat, une inquiétude visible dans les sondages, il a écarté catégoriquement toute "réponse rapide" par la "dépense publique". En clair, il n'a pas de réponse...
"Je ne suis pas prisonnier des sondages. Je ne suis pas obsédé par ce qu'à ce stade on me fasse confiance ou pas sur le pouvoir d'achat, car quand on vous pose la question, nous sommes tous pareils, ce n'est jamais assez", a-t-il commenté, tirant le fil pour mettre en cause l'esprit français. "Il faut convaincre nos concitoyens au moment où il faut savoir s'ils vous font confiance ou non", a-t-il précisé, en allusion aux échéances électorales.

Macron admet qu'il n'a pas de solutions

Il s'était engagé à l'automne à ce qu'il n'y ait "plus personne dans la rue pour la fin de l'année", rejetant la faute sur un afflux de migrants.
"On a échoué là-dessus car il y a eu une pression migratoire forte en fin de trimestre", a-t-il tranquillement constaté, demandant d'éviter toute polémique face au "devoir d'humanité", tentant ainsi de déplacer le problème, avec un zeste de compassion, du politique sur les media. 
En réponse au président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Louis Gallois, qui a accusé le gouvernement de minimiser le nombre de personnes dormant dans la rue, et tandis que Julien Denormandie assure, pour sa part, que le gouvernement ne cherche pas à sous-évaluer le nombre de SDF, le président Macron a répliqué qu'il a chargé le gouvernement de mieux compter le nombre de sans-abri. Une gestion comptable réglera-t-elle la question ? 
Dans le Journal du Dimanche, Louis Gallois avait jugé "insupportables" les propos de Julien Denormandie laissant penser que seulement une cinquantaine d'hommes isolés dorment dans la rue en Ile-de-France. Invitée ce dimanche de BFM Politique, la présidente d'Ile-de-France interpelle le ministre: "Une cinquantaine? Je vais l'emmener avec moi en maraude !" Valérie Pécresse rappelle avoir réuni la semaine dernière la plupart des responsables associatifs pour préparer le plan grand froid. "Sur la mise à l'abri, les villes font de gros efforts pendant le plan grand froid, et je parle de Paris et de sa banlieue. Mais après le grand froid, la vie reprend ses droits et on retrouve des gens à la rue, dans des bidonvilles. C'est ça, le vrai sujet." Elle appelle à "travailler pour organiser un habitat d'urgence décent", notamment sur les ancienne friches industrielles d'Ile-de-France.
Le secrétaire d'État s'est expliqué dimanche. "Je refuse ce que dit Louis Gallois, comme quoi le gouvernement chercherait à minimiser les chiffres. Je refuse totalement une telle accusation", a lâché, sans convaincre, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, dans l'émission Le grand jury sur RTL, soulignant que "s'il y a bien une chose que fait toujours ce gouvernement, c'est partir de la réalité". Deux dénis ne valent pas une preuve.
"Je parle du nombre de personnes qui appellent le Samu social de Paris en fin de journée et à qui on dit (...) 'nous ne sommes pas en capacité de vous offrir un hébergement' (...), le chiffre correspond précisément à cela", précise Denormandie, mais "ce chiffre, évidemment ne correspond pas au nombre de personnes qui dorment dans la rue", a-t-il concédé au Grand jury. "
Les associations donnent un chiffre" de 2.000 à 3.000 sans abri dormant dans la rue, "ils sont certainement plusieurs milliers; je n'ai aucune raison de les contredire", a-t-il rectifié.Interpellé sur les propos de Sylvain Maillard, député soumis LREM de Paris, qui avait cru pouvoir justifier les chiffres minimalistes du  gouvernement en affirmant, le 5 février, que "même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l'abri", Julien Denormandie a répondu: "ces propos, je ne suis absolument pas en phase avec cela". "Etre dans la rue, ce n'est pas une situation choisie, c'est une situation subie; la rue ça tue", a-t-il asséné, surjouant l'indignation, sans apporter de solution.
Il a par ailleurs eu à défendre ses ministres Gérald Darmanin et Nicolas Hulot, deux bavures dans le renouvellement annoncé de la vie publique. 
Dès l'annonce de la parution d'Ebdo, le gouvernement et l'exécutif ont fait bloc derrière le ministre, de la même manière qu'ils avaient fait bloc derrière Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des comptes publics. Très rapidement, et dans les deux cas, leur éventuelle démission a été exclue par l'Elysée, l'exécutif s'en tenant à la ligne du "pas de démission tant qu'il n'y a pas de mise en examen."

"Bien évidemment non, car
ce n'est pas une question que j'ai posée. Après, j'ai été informé par Nicolas Hulot", a-t-il expliqué à propos de sa connaissance d'une plainte contre Hulot. "Mais ce n'est pas inscrit au casier judiciaire". Demander "'est-ce que quelqu'un a déjà porté plainte contre vous ?', cela n'existe dans aucune démocratie au monde", a-t-il lancé.

Mais il s'en est pris cette fois à la "République du soupçon"
qui imposerait d'écarter des ministres pour des "plaintes classées sans suite". Ce qui n'est pas le cas pour chacun d'entre eux... "Cela devient une forme de République du soupçon où tout se vaut", a déploré le chef de l'Etat, invitant à "collectivement se méfier".
Le président de la République a affirmé, lors d'une déclaration devant la presse, hors micros et caméras, qu'il ignorait, au moment où le gouvernement a été formé, que des plaintes pour viol avaient été déposées contre les deux futurs ministres. "Il n'y a pas eu de jury de moralité, il y a eu des éléments de bon sens", a déclaré Emmanuel Macron.
Mais à ses yeux, le but des contre-pouvoirs comme la presse ne doit pas être de "détruire ceux qui exercent le pouvoir"

Son projet de révision constitutionnelle ne fait pas consensus
Il a annoncé un projet de loi "au début du printemps" qui ferait l'objet, "dans l'idéal", d'une première lecture à l'Assemblée, comme au Sénat, avant l'été.
Le président de la République veut limiter le cumul des mandats dans le temps. Il en propose trois maximum. Gérard Larcher répond que c’est "un gadget". Douze sénateurs sur 348 seulement sont concernés. Emmanuel Macron souhaite réduire d’un tiers le nombre de parlementaires. Même si "ce n’est pas la condition d’un meilleur fonctionnement démocratique", selon Gérard Larcher, qui estime qu' "il est indispensable de préserver le lien entre les parlementaires et nos territoires. C’est pourquoi nous proposons de préserver l’ancrage territorial des parlementaires en revoyant l’article 24 de la Constitution : l’élection d’au moins un sénateur et un député par département."
Le Sénat n'est pas favorable non plus à la généralisation de la procédure accélérée entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle réduit, selon lui, la durée du débat parlementaire. Sur le sujet de l’élection des députés à la proportionnelle, il souhaite une dose la plus minime possible. Son homologue de l’Assemblée nationale, François de Rugy, imagine quant à lui jusqu’à 30% de proportionnelle.
Interrogé sur le recours au référendum pour tout ou partie de cette réforme, notamment face à un blocage de la Chambre haute, Emmanuel Macron a esquivé, assurant qu'il n'a pas fait de "choix", donc qu'il n'a "pas d'annonce" à faire en ce sens.

"Nous frapperons" en Syrie
Côté international, il s'est montré déterminé à frapper le régime syrien si l'utilisation des armes chimiques [contre des civils] était "avérée". "Nous frapperons l'endroit d'où ces envois sont faits ou là où ils sont organisés. La ligne rouge sera respectée", a dit le président de la République. "Dès que la preuve sera établie, je ferai ce que j'ai dit. Nous frapperons", a-t-il lancé, martial, apaisant aussitôt son auditoire en indiquant que pour l'instant les services français n'en ont pas la preuve.

Le chef de l'Etat a également détaillé sa stratégie pour les futures élections européennes de 2019.
Il a expliqué sa volonté de recomposer le paysage politique de l'UE en créant une nouvelle force politique progressiste qui puisse mobiliser, y compris au sein des partis européens actuels. Car ces derniers seraient traversés, selon lui, par des "divergences de vues assez fondamentales", que ce soit au sein du Parti populaire européen ou du Parti socialiste européen.
"L'Europe gagnerait à une recomposition politique", qui est "possible et souhaitable si on veut donner un mandat clair à la commission", a-t-il expliqué.
Il faut "essayer une clarification idéologique, il y a la place pour un réformisme et un progressisme européens. Il peut y avoir une initiative" au moment des européennes pour, après les élections, "structurer son propre groupe" en "fédérant d'autres mouvements".

Jupiter a livré quelques confidences sur l'exercice du pouvoir

L'exercice du pouvoir, n'est "pas une épreuve" mais "une ascèse", avoue Emmanuel Macron.
Pour le quadra, c'est une fonction qui marque "la fin de l'innocence", confiant de surcroît un certain accablement: "il n'y a pas de temps pour le répit". "Je ne suis pas l'enfant naturel de temps calmes de la vie politique; je suis le fruit d'une forme de brutalité de l'Histoire, une effraction", a-t-il raconté, finissant sur ses états d'âme.

vendredi 1 décembre 2017

Thierry Solère, ex-questeur indésirable et "suceur du sang du peuple"

Macron ne recrute pas parmi Les Républicains les meilleurs

Thierry Solère cherche à minimiser son "histoire de questeur

Le juppéiste Thierry Solère a réussi à décrédibiliser la promesse de renouvellement des moeurs politiques prôné par Macron. A lui seul et en seulement quelques semaines, il a fini de déconsidérer la majorité.

Avant lui, Bruno Le Maire, 48 ans, avait sauté dans les bras du trentenaire, mais celui-ci n'a pas visé haut pour Bercy, puisque le candidat Les Républicains à la primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle de 2017 a culminé à ...2,4 % des voix. 
Résultat de recherche d'imagesOr, en octobre 2013, Le Maire avait déjà été épinglé par Mediapart qui révéla que son épouse Pauline, a été rémunérée aux frais de l’Assemblée en tant qu’assistante parlementaire, à temps plein entre 2007 et 2013, période entrecoupée d’une longue interruption pour congé de maternité, un emploi non pas à proprement parler fictif, mais de complaisance. Les sympathisants l'ont donc envoyé se faire voir chez Macron.
Ainsi s'est-il rallié au vainqueur quelques heures après la victoire du candidat En marche !, bien qu'il ait jugé durant la campagne présidentielle 2017 qu'Emmanuel Macron est "l'homme sans projet" et qu'il porte "une idéologie qui a planté la France " sous Hollande... "Mon intelligence est un obstacle," déclara Le Maire, mais le gouvernement de Philippe était visiblement en manque.

Passons sur le cas Edouard Philippe, qui ne doit pas à son envergure politique d'être à Matignon: c'est exactement le contraire. Insignifiant, le maire du Havre avait un atout, celui de poulain de Juppé, taupe macronienne du parti Les Républicains, comme lui.
 
Au zoo de la Macronie, il faudrait aussi citer les Républicains Lecornu, qui ne gagne pas à être connu, ou Darmanin. Avec Philippe ou Le Maire, ils sont tous des otages du président, lequel les fait surveiller par des secrétaires d'Etat à sa dévotion: Castaner, Schiappa, Cluzel et Mahjoubi à Matignon, Delphine Gény-Stephann dans les pas de Le Maire, et le socialiste Olivier Dussopt, dont est affublé Darmanin.

Le 31 octobre 2017, le bureau politique des Républicains a pris "acte du départ" du protégé de Juppé et les traîtres à LR, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, et Thierry Solère, député Les Constructifs, ont adhéré au parti du président, LREM.
Si la "politique nouvelle" de Macron ne conduit pas à la VIe République, elle rétrograde la Ve en IVe. De remaniement en remaniement, c'est d'ailleurs plus de membres au gouvernement. Le candidat promettait un exécutif resserré de 15, mais le gouvernement est passé de 22 à 30 membres en six mois et deux fois plus que promis...
La "politique nouvelle" de Macron et son "renouvellement de la vie publique", c'est du pipeau. 
Élu dans les Hauts-de-Seine sous l'étiquette de Les Républicains, le député Solère illustre de la pire des façons les politiques d'ouverture de Mitterrand avec Soisson ou de Sarkozy avec notamment le socialiste Bernard Kouchner) ou des proches de la gauche, Martin Hirsch, Fadela Amara ou Jouyet (ce dernier, nommé ambassadeur de France à Londres par son ex-collègue Macron).
Très rapidement, Solère a mis en place à l'Assemblée nationale un groupe de frondeurs, "Les Constructifs", inspirés par l'aigre Alain Juppé. 
Mais à l'image du son très instable fondateur, ce groupuscule a déjà changé de nom, et nul ne sait dire s'il est devenu "Agir", une vingtaine de maires (Alain Chrétien) et quelques parlementaires (députés Laure de la Raudière, Pierre-Yves Bournazel, Agnès Firmin-Le Bodo -successeure d'Édouard Philippe- ou Vincent Ledoux, la sénatrice juppéiste Fabienne Keller,  les sénateurs Antoine Herth et Lise Magnier  et la députée européenne Tokia Saïfi) et un ancien secrétaire d'Etat, Claude Malhuret, dans le sillage du député Franck Riester, président du groupe à l'Assemblée, ont fait le choix de quitter Les Républicains, à deux semaines du congrès qui doit porter Laurent Wauquiez à la présidence). Et Frédéric Lefebvre, un battu des législatives de 2017 et qui n'a plus aucun mandat, battu avec 20% par le candidat En marche !
Puis, le 28 juin, Thierry Solère s'est fait élire à la questure avec deux de ses collègues de LREM. LR fut scandalisé car, selon l'usage, un poste de questeur est réservé à l'opposition et Les Constructifs ne sont nulle part. 
L'hôtel de Lassay dans l'enceinte du palais Bourbon
Hôtel de Lassay, enceinte du Palais Bourbon
Et,  le 31 octobre 2017, quand, Solère est exclu des Républicains, il fait des pieds et des mains pour conserver la fonction convoitée d'administrateur de l'Assemblée. 
Les avantages matériels font en effet briller les yeux de Solère: en plus de leur indemnité de député, qui s'élève à 7209,74 euros brut, les questeurs perçoivent une enveloppe mensuelle de 5003,57 euros. Ils disposent également d'une voiture avec chauffeur, ainsi que d'un logement de fonction à l'hôtel de la Questure128, rue de l'Université 75007 Paris, composé de trois appartements de 400 mètres carrés.
La Questure est le lieu de résidence des trois questeurs
Hôtel de la Questure, quartier des Invalides
Le 26 novembreThierry Solère adhéra même à LREM, faisant la nique à ses amis Les Constructifs... 
Depuis, dans un même cri d'indignation, la droite, la gauche, la majorité et même le président du Palais Bourbon, François de Rugy, ont demandé la démission du troisième questeur. Démission acceptée le 28 novembre, après deux jours de refus catégorique. 


Ce vendredi 1er décembre, invité de LCI, Thierry Solère est revenu sur sa disgrâce. Une "erreur", admet-il, après avoir sorti toutes les excuses les plus indécentes comme jokers pourris. 
Florilège : "Convenez une chose avec moi, personne ne savait, parmi ceux qui nous écoutent, ce qu'est qu'un questeur de l'Assemblée nationale il y a encore quelques jours. Deuxièmement, à l'Assemblée nationale, on a une tradition depuis 40 ans, c'était le bipartisianisme: il y avait le Parti socialiste et l'UMP. Il y avait des traditions de fonctionnement, puis il y a un règlement. [...] Tous les ans, on revote pour tenir compte des évolutions politiques des uns et des autres. J'ai fait une erreur. J'ai sous-estimé la nécessité de l'immédiateté de la pluralité au sein du bureau de l'Assemblée nationale. Légalement, j'avais raison. Mais politiquement, j'avais tort. [Ce franc-maçon n'évoque aucune morale athée ou non...]
Et donc, je m'en suis rendu compte. [...] Je ne veux pas participer à caricaturer le débat politique sur des sujets hyper secondaires, c'est-à-dire une histoire à savoir si on est ou pas questeur au sein de l'Assemblée."
Pour résumer l'argumentaire: 
1/ la questure, on s'en fiche puisque personne n'en a jamais entendu parler ; 
2/ rester questeur, c'est peut-être pas moral, mais c'est légal et 
3/ ce n'est pas Thierry Solère qui va "caricaturer" le débat avec des sujets "hyper secondaires". 
Une tirade effectuée sous le regard pétrifié de Jean-Christophe Cambadélis, qui commente sobrement : "C'était inéluctable". L'ex-trotskiste en a vu tant d'autres au fil de son parcours tortueux.

Thierry Solère verra donc son poste de questeur aller à un député de l'opposition en janvier 2018, probablement Eric Ciotti.