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lundi 6 mars 2017

Mairie de Paris éclatée : Hidalgo va vers Hamon, mais des proches, vers Macron



Pour le PS, Cambadélis va devoir exclure des élus à tour de bras
Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Anne Hidalgo et Christiane Taubira à la Convention nationale d’investiture de Benoit Hamon, candidat à la présidentielle 2017, à la Mutualité, à Paris, dimanche 5 février.

A Paris, la maire ne parvient pas à endiguer l'hémorragie

Le très clivant Benoît Hamon puise ses soutiens dans trois cercles : les frondeurs, quelques élus d'Ile-de-France, notamment à la Mairie de Paris, et les militants du MJS. Il a ainsi reçu  le soutien de la Ch'tite maire de Lille, Martine Aubry, et de ses proches. Hamon avait quitté avec fracas le gouvernement Valls à l'été 2014. Au lendemain de la primaire, il recevra aussi le soutien de Montebourg, autre lâcheur du gouvernement.


Derrière le vainqueur du premier tour de la primaire à gauche, on retrouva par exemple Pascal Cherki et Alexis Bachelay. Le premier est député du 11e arrondissement de Paris et farouche opposant à la loi Travail concoctée par Macron à l'Elysée et a accusé Manuel Valls de vouloir diviser le PS.
Le second est député des Hauts-de-Seine depuis 2012 et a hérité du poste de porte-parole du candidat de l'aile gauche du PS. Du coup, Alexis Bachelay est considéré comme une de ses étoiles montantes. Il avait présenté une motion ("La fabrique socialiste") lors du congrès de Poitiers en 2015. Il était l'un des 56 signataires de la première motion de censure de la gauche contre le gouvernement Valls à l'été 2016.

Benoît Hamon est également soutenu par plusieurs élus d'Ile-de-France comme Mathieu Hanotin (député de Seine-Saint-Denis), Sylvine Thomassin (maire de Bondy) et Olivier Klein (maire de Clichy), ainsi que par  Pierre Cohen, l'ex-édile désastreux de Toulouse, le temps d'un seul mandat. 

Côté syndical, on retrouve Edouard Martin derrière Benoît Hamon. Dans un entretien à Libération, l'ancien ouvrier de l'usine ArcelorMittal en Lorraine, autrefois proche d'Arnaud Montebourg, et aujourd'hui eurodéputé (scrutin de liste...) a déclaré apprécier le projet social du candidat de 49 ans.

Autre soutien de Hamon, l'un de ses protégés, Benjamin Lucas, 26 ans et président du mouvement des Jeunes Socialistes. Le MJS penche historiquement en faveur de la contestation et de la gauche radicale du PS. Benoît Hamon a lui-même dirigé le mouvement entre 1993 et 1995. Aussi l'apparatchik a-t-il toujours pris soin d'entretenir ses réseaux auprès des jeunes militants du parti.

Des ministres ? Des sous-fifres : Laurence Rossignol, Najat Vallaud-Belkacem, Mathias Fekl, Emmanuelle Cosse (ex-EELV).
Axelle Lemaire a préféré abandonner ses responsabilités gouvernementales (secrétaire d'État chargée du Numérique et de ...l'innovation) pour faire la campagne de Macron...


Trois adjoints socialistes de la maire de Paris, Anne Hidalgo, ont d'ores et déjà rejoint le mouvement d'Emmanuel Macron, En Marche!.  

Anne Hidalgo, farouche opposante au candidat d'En marche! est désavouée et lâchée par des soutiens passés dans le camp d'Emmanuel Macron. "Au rythme où vont les ralliements dans la capitale, on aura bientôt un groupe au Conseil de Paris", se félicite un proche du candidat à la présidentielle. 

Mao Peninou, un proche du secrétaire national du PS (élu dans le XIXe comme lui), Julien Bargeton, élu dans le XXe, et Jean-Louis Missika, élu du 12e arrondissement et ancien co-directeur de la campagne d'Anne Hidalgo, trois adjoints d'Anne Hidalgo, ont déjà rejoint En marche!


Sylvain Maillard (UDI)et Didier Guillot (PS) leur ont emboîté le pas. Jérôme Dubus (LR) poursuit sa dérive: après avoir soutenu Alain Juppé, puis avoir rallié Jean-François Copé en septembre et de s'être engagé derrière François Fillon, ce conseiller de Paris a rejoint Macron. Le 26 février, Christophe Caresche, un proche des idées de Manuel Valls et qui soutiendra sa suppléante, Myriam El Khomri, aux élections législatives de 2017, a annoncé son soutien au trentenaire, coqueluche des cougars.
Bertrand Delanoë, l'ancien maire (PS) de Paris pourrait annoncer son soutien à l'ancien ministre de l'Economie.

D'autres élus parisiens se désolidarisent de la maire. Le conseiller du XVIIIe de Paris, Didier Guillot, ex-PS, chargé de la vie étudiante, a rejoint 'En Marche !'. Anne-Christine Lang, la députée du XIIIe, est membre du comité politique du mouvement de Macron depuis fin 2016. Elle s'attend à de nouveaux ralliements après le deuxième tour de la primaire. "Des élus Verts et socialistes du XIIIe m'ont dit qu'ils souhaitent rejoindre Macron après la primaire", glisse cette suppléante de Jean-Marie Le Guen.


La maire de Paris va-t-elle sanctionner les élus parisiens qui ont décidé de se mettre... en Marche ?
Annick Lepetit pousse aux sanctions, mais Emmanuel Grégoire, le secrétaire de la fédération socialiste, est bien décidé à ne pas mettre de l'huile sur le feu.

Hidalgo : "Je ne crois pas à l'homme providentiel" 

Dans un entretien accordé au journal officieux du PS, Le Monde, en début d'année, la maire de Paris avait notamment tapé sur l'ancien conseillé de Hollande à l'Elysée : "Je ne crois pas à l’homme providentiel, qui explique qu’il va vous sauver, qu’il a tout compris, qu’il va tout décider. Cela me fait même peur.

La frondeuse avait également cru l'accabler en le qualifiant d'"’incarnation de la reproduction sociale des élites". Et cette proche de l'amère de Lille de conclure : "Il porte une vision très autocentrée, jacobine, colbertiste. Je n’ai perçu dans son travail quotidien ni une modernité qui m’aurait éblouie, ni un rapport à la démocratie qui me donnerait confiance."

La socialiste s'en était déjà prise à la presse
"Mais j’imagine qu’il doit servir les intérêts de beaucoup de gens pour faire autant la 'une' des journaux," avait lâché la fielleuse et pour avoir été à ce point porté comme la figure imposée d’une modernité. Le réveil risque d’être difficile pour ceux qui y croient!"


Elle vise la presse "indépendante"... Personnalité de la gauche, soutien de François Hollande (qui "n'aime pas les riches") en et depuis 2012, le milliardaire Pierre Bergé a annoncé sur Twitter apporter son soutien "sans restriction" à Emmanuel Macron. Or, ce soutien du banquier Macron est copropriétaire du journal Le Monde qui se dit libre des puissances d'argent...


mardi 31 mars 2015

Départements rayés de la carte socialiste au 29 mars 2015

Les vociférations et anathèmes du premier ministre n'ont eu aucun impact sur l'électorat 

Valls a réussi à vider 3 départements, plus sûrement que le Mali 

les Yvelines, le Var et la Haute-Savoie - de tous ses élus de gauche au conseil départemental...

En juin dernier, Manuel Valls clamait sa peur de voir "la gauche disparaître" en France. Il est lucide quand il veut, car ses prédictions alarmistes ont en fait été satisfaites au-delà de ses craintes. C'est pourquoi il a annulé tous ses engagements européens en Allemagne: le conseil des ministres franco-allemand à Berlin et la rencontre avec Mario Draghi, président de la BCE, à Francfort. Tout ça pour recréer du lien avec les parlementaires socialistes et tenter de se rallier les crève-la-faim écologistes (EELV) en mal de maroquin -bio ou non-, les J.V. Placé, de F. de Rugy (au ton mielleux devant les micros qui se tendaient vers lui ce matin), B. Pompili (toute aussi doucereuse) et même E. Cosse (ex-Act Up), qui raille depuis peu la moquette derrière les premiers quémandeurs.   

25 départements perdus : le PS s'est fait atomiser façon SFIO. La gauche française a déjà connu une situation de quasi implosion et de rupture entre son leader politique et l'appareil et si François Hollande souhaite endosser les habits de François Mitterrand, il s'est taillé un costard sur mesures avec la défaite sa défaite historique des élections départementales de mars 2015. Avec la montée de l'extrême droite, sa performance répète l'éclatement de la gauche de Guy Mollet dans les années 1950. 
C'est au point que le président tunisien l'a salué du nom de Mitterrand la semaine dernière, lors de son show médiatique de Tunis, la marche de réprobation des casseurs islamistes du Bardo, le musée de la capitale.

Dans les Yvelines, les 44 sièges reviennent tous à l'UMP, à l'UDI et aux divers droite.


Il n'y aura pas d'opposition au conseil départemental. Les scores de l'UMP atteignent même des sommets dans plusieurs cantons. A Verneuil-sur-Seine, la droite l'emporte avec 76,68% des suffrages face au FN. 74,71% à Aubergenville, toujours face à l'extrême droite. Au Chesnay, la gauche est laminée par l'UMP qui gagne le canton avec 76,34% des voix. 
A Rambouillet, Christine Boutin (67,25%) gagne son duel face au FN, bien que la gauche les dits si proches.
Le Parti socialiste et ses alliés ont perdu les onze sièges qu'ils occupaient avant le scrutin de dimanche.

Même scénario en Haute-Savoie où le département sera bleu horizon: la droite sera seule face à elle-même pendant toute la mandature. 
L'UMP et ses alliés font un grand chelem en remportant les 34 sièges du conseil départemental. Dans plusieurs cantons, l'UMP dépasse ou frôle les 70% des suffrages. Le PS n'était d'ailleurs présent au second tour que dans trois cantons. Dans la précédente assemblée, la gauche occupait trois sièges.
Lien EDA

Dans le Var, la situation est légèrement différente. Si là encore la gauche n'a obtenu aucun siège, la droite trouvera une opposition face à elle puisque le Front national a remporté trois cantons: La Seyne-sur-Mer, Garéoult et Fréjus. A Brignoles, Laurent Lopez, qui était le seul conseiller départemental du FN lors de la précédente mandature, a été battu par l'union de la droite (52,88%).
La gauche a dû lâcher les 10 qu'elle détenait lors du précédent scrutin.
Lien EDA

vendredi 9 janvier 2015

Julien Dray (SOS Racisme): "Le Front National n'a pas sa place dans la manifestation" de solidarité avec Charlie hebdo

"Unité nationale"? Le socialiste ostracise 25% des Français électeurs du FN aux Européennes

Dray, combien de compagnies? 14% des suffrages exprimés

"Une vaste escroquerie politicienne" (Marine Le Pen)
"Une marche républicaine et silencieuse" aura lieu dimanche, à l'appel de l'ensemble des partis de gauche et de droite -sauf le FN-de syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa, FSU) et d'associations de défense des droits de homme (LDH, Licra, Mrap, SOS Racisme). 
Cet appel, lancé jeudi soir, on ne sait d'où, est conforme à la position adoptée par les partis (PS, PCF, EELV, PG, PRC, PRG, MoDem, UDI, UMP) réunis plus tôt dans la journée à l'Assemblée nationale, où les élus du FN n'étaient pas conviés. Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan participera aussi au rassemblement. 

Julien Dray fait l'unité par l'exclusion
"L’unité, c'est autour d'un certain nombre de valeurs", a opposé le conseiller régional d'Ile-de-France, face à Arlette Chabot, Catherine Nay et Olivier Duhamel dans "Le Club de la Presse" d'Europe 1 pour parler de l'attentat contre les auteurs de caricatures de Mahomet à Charlie Hebdo et de la manifestation en hommage aux victimes du journal assassinées par les frères Kouach.

Insinuation sectaire de J. Dray: "c'est sur les replis communautaristes que se développe le fléau du terrorisme et du djihadisme."


Qui sont les organisateurs anonymes de la marche ?

Julien Dray déplore que ce ne soit pas les associations qui aient initié la démonstration d'"unité nationale".
Dray, co-fondateur du SOS Racisme, a choisi ce moment de rassemblement national pour recommander de stigmatiser les "stigmatiseurs". Il faut, selon lui, combattre tous les communautarismes et intégrer tous les musulmans, intégristes et modérés, mais exclure certains Français considérés comme "les loups au milieu des brebis", se défend J. Dray. 
Pour (tenter de) suivre le raisonnement de ce socialiste proche du président Hollande et qui dit avoir lutté 30 ans de sa vie contre le racisme, l'antisémitisme et plus généralement contre toutes les formes de discrimination, faut-il exclure le FN de la marche de dimanche, ainsi que du paysage politique français, en l'interdisant purement et simplement ?
A cette "marche républicaine", cette flèche socialiste de l' "arc républicaininclut en revanche les révolutionnaires trotskistes du NPA ou les anarcho-syndicalistes de la CNT et les totalitaires communistes... 

Le socialiste Julien Dray propose une fois de plus l'unité de la haine.
Quant à la participation de François Hollande, elle était jeudi soir envisagée, mais "pas décidée", indiquait-on dans l'entourage du président de la République, une autre source précisant que le sujet est "en débat", mais non tranché.

L'opération politique de l'exécutif "divise les Français"

Peut-on rire de tout,
si c'est avec finesse ?...


Après François Fillon, le secrétaire général de l'UMP Laurent Wauquiez a affirmé que l'UMP est "unanime" pour s'opposer à l'exclusion du FN de la "marche républicaine".

De même, le président du MoDem, François Bayrou, a jugé que c'est "une mauvaise décision d'exclure qui que ce soit" de ce rassemblement  de solidarité avec les victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo, dont est tenu à l'écart le Front national. "L'unité nationale, pour exister, doit se donner comme règle qu'on n'exclut personne", a déclaré le maire de Pau.

Or, paradoxalement, pour un proche de Martine Aubry, François Lamy, qui organise le rassemblement pour le PS, les choses sont formelles: "Il n'y a pas de place pour une formation politique qui depuis des années, divise les Français, stigmatise les concitoyens en fonction de leur origine ou de leur religion, ou ne se situe pas dans une démarche de rassemblement des Français."

Peu avant, un des porte-parole du PS, Olivier Faure, avait jugé qu'il ne fallait "exclure personne", avant de rétro-pédaler en précisant qu'il parlait des "citoyens appelés à manifester et en aucun cas du Front national qui ne peut compter sur nous pour lui donner un brevet républicain en l'invitant".

Valls essaie de ménager la chèvre et le chou
L'ex-trotskiste éternel et actuel Premier secrétaire coopté du PS, Jean-Christophe Cambadélis a tenté de désamorcer la polémique en déclarant jeudi soir sur BFMTV que "vient qui veut et qui se sent concerné", même si la marche est organisée par "les partis républicains". Et si Marine Le Pen se présentait dimanche? "Elle fait ce qu'elle veut. Ce n'est pas le centre de la situation française", a lancé le dirigeant socialiste. "Pas de polémique, pas de nouveaux débats", s'est-il agacé, "cette manifestation appartient à la France"... 

Le commentaire Manuel Valls, interrogé par RTL, a été ambigu: il ne peut "pas y avoir d'exclusion à l'unité nationale", a-t-il dit, soulignant que "l'unité nationale, c'est aussi [se rassembler] autour des valeurs. De valeurs profondément républicaines, de tolérance, de refus d'amalgames."

Le choc de l'unité de la République"
Interrogé en fin de journée, l'entourage du Premier ministre a entretenu l'hypocrisie, appelant à "ne pas céder aux penchants de la polémique politicienne. Chaque citoyen peut se rendre librement à la manifestation de dimanche afin de défendre des valeurs telles que la liberté, l'égalité, la tolérance, la lutte contre le racisme et l'antisémitisme".
Estampillé "républicain" par le PS et Julien Dray,  le totalitaire Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche (PG), a indiqué qu'il ne reconnaît "pas d'autorité" au Premier ministre pour organiser cet événement, son parti, par la voix d'Eric Coquerel refusant par ailleurs la présence du FN au défilé.

Dernière Une de Charb:
provocation révolutionnaire?
La manifestation partira à 15h de la place de la République vers la place de la Nation, en passant par le boulevard Voltaire -un symbole puisqu'il croise le boulevard Richard Lenoir, à proximité des locaux de Charlie Hebdo (11e).

Outre les chefs de partis, dont vraisemblablement Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon (UMP) seront aussi dans le défilé parisien. 
Côté PS, on cite Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault.
Initialement prévue samedi, la manifestation, aura finalement lieu dimanche, afin de permettre la plus grande participation possible, et d'offrir à la police un délai un peu plus long pour se préparer.

lundi 3 mars 2014

Elections municipales: le PCF veut en faire une sanction "contre les politiques d'austérité"

La menace de Pierre Laurent vise au "retrait des listes présentées par le PS contre" les maires communistes 

Le secrétaire national du PCF a incité lundi à lancer un message "contre les politiques d'austérité"  lors des élections municipales

La France apaisée ne
passe pas par la gauche
"Nous avons une seule et unique feuille de route : combattre les politiques d'austérité en France et en Europe et unir pour des alternatives de gauche", a prévenu Pierre Laurent lors d'une conférence de presse.
Pour les municipales "l'enjeu est maintenant clair en ce qui nous concerne : il s'agit de savoir si le pays et nos communes vont se doter du réseau le plus dense possible d'élus engagés contre les politiques d'austérité", a-t-il ajouté.
"A tout juste trois semaines du premier tour des élections municipales, bous appelons donc  les électeurs de gauche à se mobiliser massivement pour envoyer dans les urnes ce message : non à l'austérité, oui à des communes pilier de la République, bouclier social", a déclaré Pierre Laurent.

"Je renouvelle mon appel au retrait des listes présentées par le parti socialiste contre nos maires"

Les communistes comptent des candidats sur "plus de 7.500 listes dans des communes de plus de 1.000 habitants"
, selon le PCF. "Nous sommes en situation d'étendre notre nombre d'élus" qui est aujourd'hui de 10.000, a assuré le numéro un communiste, mais craignant pour ses bastions actuels de Saint-Denis et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Gardanne (Bouche-de-Rhône), Roissy-en-Brie(Seine-et-Marne) ou encore Vaulx-en-Velin (Rhône).
"J'appelle aussi le parti socialiste à respecter ses engagements en ne soutenant pas les listes dites dissidentes", a-t-il ajouté.

Le chantage communiste contre un PS affaibli par l'exercice du pouvoir
"La mobilisation municipale devra trouver des prolongements dans une bataille pour mettre en échec le pacte de responsabilité du gouvernement", a précisé Pierre Laurent qui estime "qu'il existe désormais des oppositions massives dans le monde syndical (...), chez Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et à la gauche du PS".

jeudi 30 janvier 2014

La FCPE annonce une plainte après des menaces suscitées par la théorie du genre à l'école

Le ministre Peillon mobilise une fédération de parents d'élèves proche du PS

La théorie du genre fracture le monde scolaire

Des menaces par mail auraient visé des parents dénonçant le mouvement de boycottage des écoles 
Suite à la révolte menée dans les écoles par "Journée de retrait de l'école", un collectif de musulmans radicaux qui s'élève contre un enseignement de la "théorie du genre" dans l'Education nationale, l'organisation départementale de Seine-et-Marne de la FCPE, fédération de parents d'élèves proche du pouvoir, a annoncé jeudi qu'elle porte plainte.
VOIR et ENTENDRE si la théorie du genre est déjà pratiquée, ou non, à l'école:
En Seine-et-Marne, la FCPE a envoyé jeudi matin une plainte pour "menaces" au procureur de Melun, a déclaré son secrétaire général, Mehdi Azzam, confirmant une information du quotidien Le Parisien.
La Fédération départementale explique avoir reçu un courrier électronique anonyme - autant que cela soit possible ! - de personnes disant soutenir "la journée de retrait de l'école et menaçant explicitement tous les parents élus", au risque que ces mails soient des provocations venues de soutiens à la théorie.

"C'est clairement une tentative d'entrave au service public de l'éducation", relève M. Azzam, qui prend donc clairement position au côté du ministre Peillon. Sa fédération a déploré dans un communiqué "une atteinte grave à la liberté de pensée, à la liberté d'expression et plus généralement au débat démocratique indispensable à une société républicaine". Autant de déplorations que ses contradicteurs sont en droit de lui retourner...

L'auteur des menaces se réclame de "réseaux insoupçonnés en termes d'influence"

Dans son mail, l' "anonyme" soutient la cinéaste Farida Belghoul, une militante opposée au repli communautaire et donc à la Marche pour l'égalité et contre le racisme d'octobre-décembre 1983, surnommée par les media Marche des beurset à l'origine du mouvement de boycottage de l'école contre l'enseignement de la "théorie du genre", une idéologie d'ores et déjà portée par Najat Vallaud-Belkacem et distillée dans notre société, par le biais des media

En mars 1984, lors d'un colloque du MRAP sur son propre slogan : "Vivre ensemble avec toutes nos différences", l'égérie de JRE, Farida Belghoul intervint comme animatrice du Collectif parisien et y dénonça "le droit à la différence comme une forme voilée de l'exclusion": "Je ne revendique pas un quelconque droit à la différence. Différente, je suis. Comme tout un chacun… Une vraie différence s'énonce dans la réciprocité, mais je ne puis énoncer une quelconque différence puisque réciprocité, il n'y a pas". Et de conclure : "s'il faut absolument un slogan, je propose alors 'Vivre ensemble avec nos ressemblances, quelles que soient nos différences'.

L'auteur "anonyme" des mails menace de "cibler automatiquement" les parents qui pourraient évoquer la question en conseil d'école
affirmant que des noms de parents d'élèves FCPE ont été relevés dans toute l'Ile-de-France.

Mercredi, face aux menaces d'enseignement de la "théorie du genre" conduisant certains parents à boycotter l'école une journée par mois, Vincent Peillon a intimé l'ordre aux chefs d'établissements de convoquer les parents pour les apaiser et leur signifier que l'école est obligatoire.

samedi 8 décembre 2012

Egypte: les anti-Morsi s'opposent au président islamiste

Les démocrates exigent le report du référendum scélérat
Autour du palais présidentiel gardé par l'armée

Environ 10 000 opposants au président Morsi
ont crié leur colère 
devant le palais présidentiel

Le pouvoir pourrait reporter le référendum sur un projet de Constitution qui divise profondément le pays, mais des milliers de manifestants maintenaient  la pression sur les Frères musulmans, vendredi soir au Caire.

Des opposants ont franchi sans incidents des barbelés déroulés près de la présidence, envahissant le périmètre de sécurité établi la veille par l'armée mais sans pouvoir entrer dans le complexe sur place.

En début de soirée, plus de 10.000 personnes s'étaient rassemblées aux abords du palais. Des chars étaient stationnés à proximité mais les soldats n'ont fait aucun geste en direction des protestataires, dont certains sont montés sur les blindés pour fraterniser avec les militaires.
Certains ont tagué des graffitis sur les murs extérieurs du palais, situé dans le quartier d'Héliopolis, dans la banlieue du Caire, proclamant "Dégage" à l'encontre du président islamiste.
Aucune violence n'avait toutefois lieu entre manifestants qui se sont répandus autour du site protégé par un mur d'enceinte et les forces de sécurité, malgré les fortes tensions de ces derniers jours dans ce quartier.

Des manifestants ont brocardé M. Morsi un "mouton" inféodé aux Frères musulmans. D'autres ont scandé "A bas le pouvoir du guide", en référence à Mohammed Badie, guide suprême de la confrérie dont le président est issu.
Dans le même temps, 2.000 islamistes étaient rassemblés dans une mosquée à quelques kilomètres de là, scandant "Nous sommes tous avec le président" et "Morsi, nous t'aimons" !
"Nous n'irons au palais présidentiel que s'ils (les anti-Morsi) cherchent à y entrer par la force", a certifié un manifestant membre des Frères musulmans, Ayman al Sawwah.

"Carton rouge"

Des manifestations hostiles au président ont aussi eu lieu sur la place Tahrir (photo) dans le centre du Caire, à Hourghada, sur la mer Rouge, et à Qena, dans le sud, selon des témoins. Alexandrie, la grande ville du nord du pays, était pour sa part le théâtre de rassemblements islamistes.

L'opposition avait intitulé cette journée "Vendredi du carton rouge" pour dénoncer le décret du 22 novembre par lequel le président Morsi a étendu ses pouvoirs et mis ses décisions à l'abri de tout recours en justice, ainsi que le projet de Constitution, accusé d'ouvrir la voie à une extension de la loi islamique et d'offrir peu de garanties pour les libertés.

Le président Mohamed Morsi met des conditions

Il "pourrait accepter de reporter le référendum" prévu le 15 décembre, a déclaré le vice-président Mahmoud Mekki, à condition que l'opposition ne se serve pas de ce report pour saisir la justice.

Le vice-président Mekki a toutefois expliqué que M. Morsi serait prêt à envisager un report du référendum si l'opposition garantit qu'elle ne mettra pas en cause le chef de l'Etat au motif que le scrutin doit se tenir, selon la loi, deux semaines après la présentation du texte au président.

Signe supplémentaire d'un possible report global du référendum, le vote des Egyptiens de l'étranger, qui devait débuter samedi, a été reporté à mercredi.

Mohammed El-Baradei, l'une des figures de proue de l'opposition, a toutefois réaffirmé vendredi qu'un dialogue avec M. Morsi reste conditionné au report du référendum constitutionnel mais aussi à l'abandon du décret du 22 novembre.
"Il peut faire cela immédiatement, cette nuit", a déclaré M. El-Baradei, prix Nobel de la Paix et ancien chef de l'agence atomique de l'ONU, qui dirige le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition libérale et de gauche.

La persistance des tensions politiques fait craindre de nouvelles violences
Le président fracture le pays.
Des heurts entre pro et anti-Morsi ont fait sept morts et des centaines de blessés dans la nuit de mercredi à jeudi près de la présidence.

Dans un discours au ton offensif jeudi soir, M. Morsi avait maintenu son décret et le référendum, tout en appelant l'opposition à un dialogue samedi. "Nous respectons la liberté d'expression pacifique, mais nous ne laisserons jamais personne participer à des meurtres et à des actes de sabotage", avait prétendu l'aspirant dictateur.