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dimanche 29 mai 2016

La bataille du rail des syndicats est lancée contre la loi El Khomri

"Ca va mieux"?  Hollande est-il déconnecté ou menteur ?





Nouvelle semaine de galère dans les transports


La CGT et SUD appellent à des grèves reconductibles à la SNCF et à la RATP. Avec des raffineries qui tournent toujours au ralenti et des dockers en lutte, le carburant risque de manquer.

L'Euro 2016 de foot n'est pas à l'abri de perturbations.
"La situation s’améliore" sur le front de l’approvisionnement des pompes à essence, assure pourtant le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, samedi, en l'absence de la ministre des Transports, Ségolène Royal, en retrait. "Il y aura de l’essence" lundi dans les stations, lui faisait écho, également samedi, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

"Mais l’exécutif risque encore de passer une semaine compliquée, selon Libération qui adopte le point de vue du gouvernement plutôt que celui des usagers, ses lecteurs, pris en otages. Le quotidien socialiste dénonce d'ailleurs une "guérilla" sociale anti-loi El Khomri. Les usagers des transports adhéreront difficilement au "ça va mieux" du président.

SNCF, RATP, ports, trafic aérien


Les opposants à la loi travail mobilisent en effet tous azimuts suite à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, enseignants FSU et étudiants UNEF) "à poursuivre et amplifier les mobilisations" d’ici à l’Euro de football et à la prochaine journée d’action nationale, le 14 juin.

Perturbations à la SNCF
Mobiliséspour défendre leur statut dans le cadre de négociations internes  tardives sur le temps de travail, les cheminots sont appelés à la grève dès mardi soir par leurs quatre syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD-rail et même CFDT). Un préavis reconductible sur lequel s’est greffée la contestation de la loi El Khomri par la CGT et SUD. Le dernier mouvement des 25 et 26 mai avait été mieux suivi que le précédent et, "vu le bras de fer en cours avec le gouvernement" (Libération) ou l'entêtement de Hollande et Valls qui réitèrent leur détermination à "ne pas lâcher", des perturbations plus importantes sont à prévoir sur le Transilien, les Intercités, le RER et dans une moindre mesure les TGV.

Grève "illimitée" à la RATP

Manifestation de jeudi 26 mai contre la loi travail,
entre Bastille et Nation, à Paris.
La CGT a lancé un appel à la grève "illimitée" à compter de jeudi sur toutes les lignes de la RATP. Le syndicat majoritaire demande à la fois la réouverture des négociations salariales annuelles et le retrait de la loi travail. Lors de la dernière grève du 30 mars, la CGT et l’UNSA, second syndicat de la régie des transports, avaient réussi à immobiliser un train sur deux en moyenne, sur les lignes A et B du RER. Dans le métro, les trois quarts des trains avaient continué à circuler normalement.

Or, la CGT promet cette fois une mobilisation plus forte sur la durée. L’idée est de tenir jusqu’à ce que les révolutionnaires de SUD arrivent en renfort : le troisième syndicat de la RATP a en effet appelé, lui, à la grève à compter du 10 juin, pour redonner du souffle au mouvement. Une date hautement stratégique avec le match France-Roumanie qui donnera le coup d’envoi de l’Euro au Stade de France. 
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, voulait croire hier qu’"il n’y aura pas de grèves de trains et de métro" pendant la compétition, se disant persuadé que la CGT ne veut pas "prendre en otage la France" et ses invités. Mais les opposants à la loi El Khomri estiment que la défense du code du travail passe avant un match de foot.

Appel à "amplifier" la contestation dans les ports

Toute puissante chez les dockers, la CGT appelle à "poursuivre et amplifier l’action" avec un nouvel arrêt de travail jeudi. Les ports du Havre et de Saint-Nazaire, ainsi que le terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, devraient être à nouveau paralysés. Et les navires chargés d’hydrocarbures à raffiner auront bien du mal à livrer leur cargaison, commente Libération, plutôt que de souligner que les clients étrangers, reconquis depuis la dernière grève, risquent de se rediriger vers Rotterdam.

Raffineries débloquées mais en activité ralentie

Six des huit raffineries françaises sont toujours à l’arrêt ou tournent au ralenti. La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) constitue un point particulièrement chaud. La CGT a lancé un appel à la grève illimitée après les menaces du PDG de Total, Patrick Pouyanné, de "réviser sérieusement" ses investissements et tandis que les compagnies aériennes françaises sont incitées à s'approvisionner à l'étranger. Ce bras de fer pourrait à nouveau perturber l’approvisionnement en carburant des automobilistes cette semaine, malgré le déblocage provisoire de la plupart des dépôts. La seule solution pour le gouvernement sera de puiser à nouveau dans ses stocks stratégiques d’essence, comme il l’a déjà fait, bien que Le Foll l'ait nié (cf. lien PaSiDupes). Il  reste au gouvernement une centaine de jours de consommation disponibles depuis les trois premier consommés en deux jours.
Les dockers du Havre sont venus prêter main forte aux grévistes de la raffinerie Total. Gonfreville l'Orcher (Seine-Maritime), 27 mai.Les dockers du Havre sont venus prêter main forte aux grévistes de la raffinerie Total à Gonfreville l’Orcher (Seine-Maritime), 27 mai.
Retards et annulations dans les aéroports

Les contrôleurs aériens, malgré leurs statuts très avantageux, seront aussi à nouveau en grève de vendredi à dimanche, à l’appel des syndicats de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), cette fois uniquement pour des revendications internes. Retards et annulations sont à prévoir dans la plupart des aéroports de Paris et de province du fait des aiguilleurs du ciel.

jeudi 26 mai 2016

Valls "ferait bien de balayer devant sa porte", estime Olivier Besancenot (NPA)

Le trotskiste dénonce un "gouvernement arrogant"

Le 
porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste accuse Manuel Valls de vouloir donner des "leçons de légitimité".
 

Olivier Besancenot réagissait à l'attaque frontale par Manuel Valls des grévistes organisant les blocages des raffineries et des dépôts de carburant.

En dénonçant un gouvernement "arrogant", à l'émission News et Compagnie sur BFMTV ce mercredi 26 mai 2016, le révolutionnaire trotskiste a soulevé "la question démocratique et de la légitimité" pointée du doigt ces derniers jours par certains hommes politiques, et singulièrement le premier ministre socialiste. "Tout n'est pas comptable dans la vie, il y a un aspect humain qui compte", a-t-il lancé.

Petit souci en matière de  "leçons de légitimité": le Che Besansenot ne peut se prévaloir d'aucun mandat électif politique.

"Quand Manuel Valls passe le plus clair de son temps à insulter, dénigrer, dire que ce n'est pas la CGT qui fait la loi, qui la fait ? Lui ?", s'est-il interrogé. Valls fait quant à lui, la loi, mais par le 49.3.

Et de le tacler: "
Il est minoritaire dans son parti, à l'Assemblée nationale, dans le pays, dans l'opinion, et il donne des leçons de légitimité ? Il ferait bien de balayer devant sa porte."

"Manuel Valls doit partir"

Mais Besancenot ne s'arrête pas là et 
le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste estime qu'il faut une refonte totale du système politique français.
"Il y a une dimension de crise telle qu'il faut tout revoir. Tant que la politique sera un métier, tout sera biaisé", a-t-il dénoncé.
L'ancien candidat à la présidentielle de 2007 a même quelques propositions. Il suggère notamment de "déprofessionnaliser la politique" et d'"interdire le cumul des mandats"
De plus, il souhaite le plafonnement de la rémunération des élus "à hauteur du salaire moyen de la population". "Peut-être que, comme ça, on arrêtera un peu la crise politique actuelle", a-t-il conclu.
BFMTV n'a pas interrogé Besancenot sur ces "casseurs" qui sont en fait des activistes révolutionnaires de sa tendance.

mardi 24 mai 2016

Pas de pénurie, selon le pouvoir; toutes les raffineries pourtant en grève, selon la CGT

Blocages de dépôts de carburant sans pénurie ?

Manuel Valls a de nouveau haussé le ton, hier soir

Rupture d'approvisionnement,
mais pas de pénurie ?
Depuis Jérusalem où il se trouve en déplacement, le Premier ministre a encore pris la parole dans la foulée d'une intervention musclée des forces de l’ordre à 4h00 du matin à Fos-sur-Mer. "Je veux une nouvelle fois rassurer les Français, leur dire que l'État fait preuve d'une grande fermeté pour qu'il n'y ait pas de pénurie de carburants", a-t-il affirmé, bien que la pénurie s'étende vers le sud depuis le grand ouest et le nord. 

Lundi matin, six des huit raffineries françaises étaient "à l'arrêt ou en cours d'arrêt" et elles sont maintenant toutes bloquées, ainsi que plusieurs dépôts de carburants, principalement dans le Nord-Ouest de la France, soit par une grève de leurs salariés soit par des actions extérieures de chauffeurs routiers ou de militants CGT étrangers aux raffineries venus en renfort.

Ces blocages ont lieu en protestation contre l'absence de débat et le passage en force du projet de loi contesté de réforme du Code du Travail. 

Mêmes débloquées, toutes les raffineries de France sont désormais en grève

Les militants CGT des Bouches-du-Rhône ont résisté aux forces de l'ordre dans un climat très tendu et le syndicat confirme ce matin le durcissement du mouvement, assurant que l'intervention du gouvernement est responsable de l'extension des blocages et de l'expansion de la pénurie.

07h - Les forces de l'ordre sont intervenues à 04h15 pour débloquer la raffinerie Esso ainsi qu'au dépôt de carburants de Fos-Sur-Mer (Bouches-du-Rhône),bloqués depuis la nuit dernière par plusieurs centaines de militants CGT. "Les gardes mobiles sont arrivés vers 04h30 et ont fait usage de canon à eau et de gaz lacrymogène pour faire partir les militants", a déclaré Olivier Mateu, secrétaire de la CGT des Bouches-du-Rhône. "Les militants se sont repliés sur l'Union Locale de Fos-sur-Mer", a-t-il ajouté. Le blocage du port pétrolier et du dépôt de Fos-sur-Mer avait entraîné une pénurie de carburant dans plusieurs centaines de stations du Sud-Est.

08h - La CGT annonce que les huit raffineries de France sont en grève sans donner plus de précisions pour le moment.

08h15 – Selon la CGT, la grève est désormais votée dans les huit raffineries que compte la France. "Une grève a été votée ce matin à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) en réaction à la charge des forces de l'ordre à Fos-sur-Mer", (…) "A Fos, la grève a aussi été votée. Plus aucun produit ne sort. Il y a maintenant huit raffineries sur huit en grève", a déclaré aux agences de presse Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral du secteur pétrole de la CGT.

08h30 – Depuis Jérusalem, le chef du gouvernement promet que “d'autres sites seront libérés”, ajoutant : "il n'y aura pas de retrait" du projet de loi travail" et "la CGT est dans une impasse".

08h35 : La préfecture de la zone de défense et de sécurité de l'Ouest a appelé hier soir les automobilistes à cesser les "approvisionnements de précaution" en carburant. Car, comme le montre ce reportage, la réalité de la pénurie est telle que les automobilistes sont poussés à courir les stations-service pour faire le plein et la consommation serait plus élevée qu'à l'ordinaire.

Carburants : la peur de la pénurie

Si le ministre des Finances se veut ferme et rassurant. Aux abords des dépots de carburants et des raffineries les blocages se poursuivent. Ce soir au moins six des huit raffineries de pétrole implantées dans l'Hexagone sont touchées par la grève.. Alors à quoi faut-il s'attendre dans les prochaines heures ? Les stocks seront ils suffisant pour éviter la pénurie ?
08h45 - "Il ne faut pas inverser la hiérarchie des responsabilités. Qui est à l'origine des hostilités ? Ni les automobilistes privés de carburant et pointés du doigt, ni les salariés des compagnies pétrolières. C'est le gouvernement avec la manière et le fond du projet de loi réformant le code du travail, 130 pages qui débarquent un beau matin sans aucune concertation avec les organisations syndicales", a déclaré ce matin Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et retraité (depuis juin 2014, à 55 ans) au poste d'administrateur du Bureau international du Travail (BIT), et qui reprend du service, sur Europe 1.

L'exécutif socialiste nie la pénurie de carburants



Toutes les raffineries de France sont déclarées en grève par la CGT ce matin, peu après 8h. La grève a été votée dans les huit raffineries du pays, alors que six étaient déjà bloquées hier par les opposants à la loi travail. La pénurie d'essence est désormais inévitable dans toute la France, alors que les stations service étaient déjà sous tension depuis une semaine et que les salariés du terminal pétrolier du Havre avaient eux aussi décidé de se mettre en grève hier soir.

La pénurie d'essence, niée par le gouvernement mais constatée par de nombreux automobilistes de l'Ouest et du Nord du pays depuis plusieurs jours, est donc en passe d'aggravation ce mardi 24 mai 2016.

Les difficultés d'approvisionnement en carburant persistaient lundi dans les stations-service avec de nouveaux blocages d'opposants au projet de loi travail. Selon les opérateurs, la situation devrait s'améliorer en fin de journée. Sur le terrain, comme ici aux pompes à essence du centre commercial Carrefour à Pontault-Combault, nous avons rencontré des automobilistes qui ont dû se rendre dans 4 stations avant d'en trouver une ouverte.

VOIR et ENTENDRE le vécu des automobilistes pris en otage que Valls dénonce, depuis le Proche Orient :

Face à la pénurie de carburants qui s'étend
peu à peu sur l'ensemble du territoire, les prix des produits pétroliers ont-ils tendance, oui ou non, à augmenter? Pour le moment, les professionnels répondent qu'il n'y pas de majoration senssible, mais "sur le terrain, la situation est plus nuancée, répond un bon connaisseur du secteur. Cela dépend en réalité de la marge de manœuvre dont disposent les gérants de stations-service. Certains disposent d'une latitude pour faire rapidement bouger les prix, d'autres pas. Cela dépend du réseau de distribution en question, selon qu'il soit affilié à un pétrolier, une enseigne de la grande distribution ou à un indépendant."
Et une huitième journée nationale de grèves et de manifestations est en outre programmée jeudi 26, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL.

lundi 23 mai 2016

Le Havre vote la grève et bloque 40% des importations de pétrole

Loi Travail: la grève s'étend au terminal pétrolier du Havre

Six des raffineries étaient déjà bloquées


Le Havre vient aggraver les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures. La grève fait tâche d’huile sur les sites pétroliers. 
Le personnel de la Compagnie industrielle et maritime (CIM), terminal pétrolier du port du Havre, qui assure 40 % des importations françaises, a voté lundi soir pour la grève, a-t-on appris auprès de membres du personnel.

Dans cette entreprise d’environ 260 salariés, dont la CGT est le syndicat unique, la grève a été votée à une majorité stalinienne de 95 % des voix pour demander le retrait de la loi Travail, selon les mêmes sources. "La direction et les délégués syndicaux sont en réunion pour discuter des conditions de l’arrêt de travail", a-t-on indiqué. 

Grève dans le raffinage

Avant le site du Havre,
six raffineries sur les huit que compte le pays étaient touchées lundi soir, contre quatre dimanche, le mouvement s’étendant du Grand Ouest au Sud-Est, tandis que plusieurs dépôts de carburant restaient bloqués, notamment à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et à Valenciennes (Nord). 

La CIM est l’unique point de passage du pétrole brut au Havre qui représente 40 % des importations françaises. Avec deux terminaux, un au Havre même et un autre au cap d’Antifer, un peu plus au nord, la CIM reçoit le pétrole des tankers arrivant par la mer. Elle stocke du brut et alimente par oléoducs les deux grosses raffineries de Total à Gonfreville-L’Orcher et d’ExxonMobil à Notre-Dame-de-Gravenchon, un peu plus en amont de la Seine. 

La raffinerie Total, la première de France, est à l’arrêt depuis la semaine dernière. Celle d’Exxon, la deuxième du pays, pourrait être arrêtée également si le personnel vote mardi pour la grève.

Quelles sont les raffineries à l’arrêt ?

Sur les cinq raffineries exploitées par Total, française, troisGonfreville-l’Orcher, en Seine-Maritime, Donges, dans la Loire-Atlantique, et Feyzin, dans le Rhône — subissent toujours la "mise à l’arrêt de certaines unités", en raison d’un mouvement de grève de certains salariés. A Grandpuits (Seine-et-Marne) et à La Mède (Bouches-du-Rhône), "des blocages d’expéditions de produits pétroliers" ont conduit à passer la production des sites "en débit réduit", a expliqué le groupe ce lundi matin.

Selon Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la branche pétrole de la CGT, la raffinerie Petroineos (ex-BP et Ineos) à Lavera, près de Martigues (Bouches-du-Rhône), est également frappée. 

Les deux raffineries Esso de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) continuent, elles, à fonctionner normalement, selon une porte-parole, même si à Fos, "les expéditions en camion sont perturbées par des manifestations en dehors du site".

D’autres activités pétrolières touchées

Le personnel de la Compagnie industrielle et maritime (CIM), terminal pétrolier du port du Havre, a voté lundi soir massivement en faveur de la grève de mardi 19 heures jusqu’à vendredi. La CIM est l’unique point de passage du pétrole brut au Havre et alimente par oléoducs les deux grosses raffineries de Total à Gonfreville-L’Orcher et d’ExxonMobil à Notre-Dame-de-Gravenchon, fournissant aussi en carburants les aéroports de Paris.

Plusieurs des 189 dépôts de carburant, dont une cinquantaine ont une capacité de plus de 10.000 m3, qui étaient bloqués par des salariés du secteur depuis plusieurs jours, ont été débloqués par les forces de l’ordre, a confirmé Eric Sellini, coordinateur CGT du groupe Total, sans toutefois pouvoir fournir un nombre précis de dépôts restés bloqués en France.

Le gouvernement envisage des recours à la force pour libérer l'approvisionnement

Certaines actions de blocage de raffineries et de dépôts de carburant ne sont pas "légitimes" et le gouvernement utilisera "tous les instruments" à sa disposition pour les faire cesser, a déclaré lundi le ministre des Finances, Michel Sapin, sur i-télé, fustigeant notamment l’attitude de la CGT

Interrogé sur un éventuel usage de la force, Michel Sapin a répondu : "On verra, tous les outils de la démocratie sont là, et le premier des outils de la démocratie, c’est le dialogue."

Dimanche, le premier ministre, Manuel Valls, et le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, avaient prévenu que l’Etat utilisera au besoin la force publique pour "libérer" les dépôts de carburant bloqués par des actions extérieures. Des CRS sont déjà intervenus dimanche matin pour déloger les manifestants de deux dépôts de carburant de Dunkerque (Nord).

Alors que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déploré, lundi matin sur RTL, que le gouvernement choisisse "de bomber le torse, [de] gonfler les muscles", au lieu d’être à "l’écoute de ceux qui ne sont pas contents", tandis que Michel Sapin a dénoncé "une CGT, pour des raisons souvent internes, qui s’est extraordinairement durcie et qui n’est que dans la protestation et qui n’est plus du tout dans le dialogue".