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samedi 28 janvier 2017

Myriam El Khomri ne "minimise" pas l'ampleur des récents plans sociaux

Les "plans sociaux" sont simplement convertis en "plans de sauvegarde de l'emploi"

La gauche sociale se flatte d'une baisse de 12% des plans sociaux

Les "plans de sauvegarde de l'emploi", c'est comme les plans sociaux d'antan, dans certains cas, mais pas dans d'autres... Et la rhétorique en plus. 

Le nombre de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) en France a baissé de 12% entre 2015 et 2016, a annoncé jeudi la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sans vouloir "minimiser l'ampleur" des récents plans sociaux. "Qu'il n'y ait aucun malentendu. Je ne veux absolument pas minimiser l'ampleur" des derniers plans de restructuration, comme celui du groupe Vivarte, "ni minimiser la souffrance de ces salariés", "mais je veux dire ici que le nombre de PSE a diminué de 12% entre 2015 et 2016", a-t-elle admis lors de ses voeux à la presse. Le sujet est sensible pour la ministre du Travail. Il s'agit d'un "chiffre significatif"selon la ministre.

En effet, chez Vivarte, la direction a annoncé, lundi, le lancement de deux PSE, à la Halle aux Chaussures et dans sa filiale Vivarte Services.  
Une partie de la gauche reproche à la loi travail de Valls, qui porte le nom de sa mère-porteuse, de faciliter les plans sociaux. Lors du premier débat public entre les sept candidats, Benoît Hamon, finaliste à la primaire socialiste, avait ainsi expliqué que le plan social de la Voix du Nord n'aurait pas été possible sans la loi El Khomri. Une affirmation rejetée par la ministre responsable. La direction du quotidien régional n'a pas hésité  en effet à invoquer la sauvegarde de la compétitivité pour justifier son plan. Or, ce motif était accepté par la jurisprudence de la Cour de cassation bien avant la loi El Khomri, laquelle n'a donc rien amélioré.
La ministre de Valls maintient que "la loi travail ne facilite pas les licenciements". 
Le texte "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques". "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé sans rien retirer au pouvoir des juges", a-t-elle insisté.

La réforme en matière de plans sociaux date de juin 2013 et de la loi sur la sécurisation de l'emploi. Le texte visait à simplifier les procédures des licenciements économiques de taille importante et s'applique aux entreprises de 50 salariés et plus qui souhaitent licencier pour motif économique au moins dix salariés sur une même période de 30 jours.


Deux modalités sont désormais prévues
soit l'employeur conclut un accord collectif majoritaire avec les représentants syndicaux, qui est soumis à validation par l'administration régionale, soit il prend une décision unilatérale, soumise dans ce cas à homologation de l'administration. Auparavant, le chef d'entreprise devait seulement notifier le PSE auprès de l'administration. Pour les entreprises, ce cadre présente le grand avantage de limiter les contentieux. Les se félicitent aussi d'avoir désormais affaire, en cas de recours, au juge administratif et non plus judiciaire
Enfin, la nouvelle procédure est également plus rapide.

En 2014, 728 PSE ont été mis en œuvre. 39 % de ces plans résultaient de la validation d'un accord entre l'entreprise et les organisations syndicales. Les services du ministère du Travail publieront dans les prochaines semaines les données pour 2015 et 2016.

El Khomri a déploré que "certains aient cherché récemment à imputer" à la loi travail "la responsabilité de certains plans sociaux"

Lien France Info
Tel est notamment le cas à la Voix du Nord, comme l'a souligné Benoît Hamon il y a deux semaines. 
"Non, la loi travail ne facilite pas les licenciements", a martelé la ministre. La réforme des licenciements économiques que contient cette loi "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques", selon elle. "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé, sans rien retirer au pouvoir des juges. Codifier la jurisprudence, quelle audace !", a poursuivi la ministre, qui polémique en estimant que la loi travail a "suscité beaucoup d'approximations et de fantasmes". "Beaucoup de mécontentements exprimés tenaient davantage au contexte qu'au texte", et la loi "a fait aussi office de catharsis en mettant à jours des clivages syndicaux anciens, des clivages politiques très profonds et un malaise général de l'opinion", a-t-elle conclu.

L'AFP, L'Express et Libération publient les mêmes éléments de langage de la ministre. 
Ainsi, pour abonder dans le sens du gouvernement et du candidat Valls, francetvinfo.fr cite nommément Libération qui fait un copié collé de l'AFP. Le service public qui cumule les services  journalistiques de deux chaines, une radio ou deux (si on n'omet pas France Inter) et une télévision,

Hamon accuse la loi Travail du plan social à "La Voix du Nord"
"Le plan social proposé avant l'application de la loi El Khomri avait été refusé. Il a été autorisé car désormais, la loi le permet", a affirmé Benoît Hamon. "Oui, il y a des dispositions dans la loi El Khomri qui facilitent le licenciement, et qui vont fragiliser les salariés au moment où ils cherchent à préserver leur emploi", a poursuivi le candidat.

La ministre du Travail a immédiatement protesté sur Twitter. "Non @benoithamon la #LoiTravail n'est pas responsable du plan social de La Voix du Nord", a-t-elle posté sur le réseau social, affirmant que "les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans". Convaincant ?

"Les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans", selon un amalgame de ministre, l'illustre El Khomri
La loi El Khomri autorise les licenciements économiques en cas de baisse des commandes ou de chiffre d'affaires, y compris si l'entreprise fait des bénéfices, ce qui est le cas du groupe Rossel La Voix. Ce dernier prévoit la suppression d'"au maximum" 178 emplois. "La direction du travail avait (...) retoqué l’été dernier le premier projet de plan de La Voix du Nord, souligne Le Monde. Malheureusement pour les salariés, la loi El Khomri est passée par là," écrit la chaîne de service public, au détour d'une phrase.

vendredi 30 novembre 2012

SOS Racisme-Dunkerque: son président condamné pour avoir défiguré son "ex"

La Voix du Nord trouve le jugement sévère...

Vertueux militant anti-violence, le Ch'tit collait des pains à sa compagne

A. Simati, au côté de F. Hollande,
arborant fièrement à sa boutonnière
 la petite main jaune 
Anthony Simati a été " sévèrement " condamné par le tribunal,  le 09/08/2012, en comparution immédiate,  en comparution immédiate, pour avoir tabassé son ex-concubine au point de la défigurer. 
Le président de SOS Racisme Flandre Côte d'opale  a été incarcéré à l'issue de l'audience pour purger une peine de huit mois ferme.

Commentaire de presse
 " Certes, elle ne souffrira pas de traumatisme crânien. "Mon client n’a pas tapé de toutes ses forces ", justifie Me Berriah, à laquelle son confrère Arnaud Godreuil oppose la photo des 56 agrafes qui ont recousu le cuir chevelu de la victime. "
En décembre 2010, Simati clamait encore: " Nous sommes majoritaires à vouloir d'une autre société, qui respecte l'égalité et la dignité de chacun. Il faut donc reprendre la main et passer à l'offensive", selon le responsable de l'antenne dunkerquoise de l'association, dans sa présentation d'un débat autour du thème : "La France, c'est nous !" Avec Dominique Sopo, président national de SOS Racisme, il annonçait qu'ils tenteraient de " mettre en exergue l'ambiance délétère de libération de la parole raciste en France, légitimée par un gouvernement et des personnalités qui tentent de décomplexer les idées reçues et stigmatisantes. "

Pour Le Nouvel Obs,
 le 8 août, Tian consacre 4 lignes et demi à ces violences.
Malek Boutih et Jean-Philippe, Harlem Désir ont-ils honoré leurs fonctions en s'exprimant sur le cas Simati ? Et avant de quitter les Inrockuptibles, Mlle Pulvar, en tant que féministe,  aura-t-elle à coeur de condamner Simati ?
Enfin, si un lecteur pouvait nous signaler une prise de position enfouie du journal Le Monde ou de Libération, elle serait la bienvenue....

Devoir de mémoire

Certains se souviennent de Stéphane Pocrain
Chroniqueur de Christine Bravo, On a tout essayé sur le service public,France 2, il était le bon Noir, alibi de la gauche, médiatisé par le PAF. Ancien collaborateur parlementaire de Noël Mamère de 1997 à 1998, il était aussi militant du CRAN ( Conseil représentatif des associations noires de France ) et aussi ancien porte-parole des Verts.  Ce qui ne l'a pas empêché de tabasser sa compagne: en janvier 2008, il est condamné "sévèrement" par le Tribunal correctionnel de Paris à deux mois de prison avec sursis pour violences sur son ex, Anne-Charlotte Keller, militante socialiste, ainsi qu'à 3 000 euros de dommages et intérêts.

En janvier 2012, il est reconnu coupable, d'abandon de famille, cette fois, en raison du non-paiement, durant plusieurs mois, de la pension alimentaire due à la mère d'un de ses enfants – dette qu'il a réglée entre-temps.


D'autres ont gardé en mémoire un dénommé Bertrand Cantat, altermondialiste donneur de leçons qui se trouvait être le beau-frère de Cécile Duflot jusqu'à ce qu'elle soit faite ministre par Hollande.. Idole de toute une génération de socialistes plus ou moins gauchistes et de pseudos rebelles exemplaires, ce chanteur avait fini en prison pour avoir tué sa compagne, Marie Trintignant, à coups de poing dans la suite d’un hôtel de luxe.

Si les violents étaient de droite, à gauche, ils exigeraient le boycottage, mais Cantat chante et vend toujours, puisqu'il est en règle avec la justice... 

mercredi 23 mai 2012

Montebourg, condamné pour injure aux ex-dirigeants de SeaFrance

PaSiDupes a peur de Montebourg et n'ose aucun commentaire

Les Aubrystes de la Voix du Nord
avaient fait du zèle...
Lorsque le ministre était député, il avait tenté d'intimider le blog en le menaçant de poursuites.



Les faits bruts, donc...




Alors qu'il était en campagne pour défendre sa candidature lors des primaires socialistes à l'élection présidentielle, Arnaud Montebourg avait effectué un déplacement à Calais, le 26 septembre, où il avait rencontré les responsables du syndicat Maritime Nord CFDT, dans leur local, pour évoquer le sort de la compagnie de ferry SeaFrance.


Lors de la réunion, il s'en était pris aux responsables de cette filiale de la SNCF aujourd'hui liquidée. "On parle souvent de patrons voyous, là, il s'agit d'une entreprise publique, c'est curieux", avait-il déclaré. "On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont des incapables et que s'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever".


Ces propos avaient été retranscrits le lendemain par le jounal La Voix du Nord. Se sentant offensés, le patron de SeaFrance, Pierre Fa, et les quatre autres membres du directoire avaient assigné l'élu socialiste pour injure.

Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné mercredi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg pour avoir publiquement injurié les anciens membres de la direction de SeaFrance.

Arnaud Montebourg devra verser un euro de dommages et intérêts à partager entre cinq: Pierre Fa, Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Dechappe, Jean-Luc Drugeon et Vincent Launay pour les avoir traités d'"escrocs" en septembre 2011.


Il devra également leur payer 3.000 euros au titre des frais de justice et faire publier sa condamnation dans la Voix du Nord.


La CFDT SeaFrance était pourtant connue comme une "organisation mafieuse "

Montebourg ne pouvait ignorer que "ses adhérents faisaient corps avec la CFDT dont ils sont redevables, en raison de la mainmise du syndicat sur la compagnie, s'agissant en particulier de la politique d'embauche, d'avancement et d'attribution de primes. Ainsi le rapport de la Cour des comptes évoque-t-il un " recrutement (qui) s'effectue largement par cooptation selon des critères peu transparents. Les recommandations familiales et surtout l'appui de la formation syndicale majoritaire entrent comme un facteur déterminant dans la sélection des candidats ". Rien de tellement exceptionnel !


Après que des salariés ont relaté dans les medias des exemples de pressions, parfois violentes, par les syndicalistes CFDT chez SeaFrance, la confédération avait indiqué son intention de faire le ménage dans ses rangs.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque a désavoué la CFDT locale et a publiquement lâché
sur RTL qu'il avait "un peu honte ce matin" de la CFDT Seafrance, accusant les militants de ne pas avoir "un comportement honorable".



Le jeudi 19 janvier 2012, le bureau confédéral de la CFDT a décidé  d'exclure sa branche maritime du Nord, où siègent les délégués de la compagnie maritime SeaFrance, accusés d'avoir fait échouer la reprise de leur société et soupçonnés de malversations.

mardi 12 avril 2011

Eva Joly en campagne sur la chasse gardée ouvrière de la maire de Lille

A Roubaix, Eva Joly défie Aubry et casse Hulot

Sous prétexte de soutenir les grévistes de Camaïeu, la retraitée de la magistrature a passé deux jours dans la fédération socialiste du Nord, avant la probable déclaration de candidature de Nicolas Hulot aux primaires écologistes.
Après un premier coup de semonce en décembre 2010, les salariés roubaisiens de Camaïeu s'étaient de nouveau mis en grève début janvier, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-CFDT. L'entrée de l'entrepôt roubaisien avait été bloqué puis libérée à la demande du tribunal, mais la grève s'était poursuivie. Les grévistes réclamaient des hausses de salaire et des embauches.

La candidate a laissé des traces de son passage dans la Voix du Nord. Voici l'entretien publié le 11 avril 2011:

Pourquoi venez-vous soutenir les salariés de Camaïeu ?
Ce qui leur arrive est typique de ce qu'on voit actuellement: un abaissement permanent du niveau des salaires. Les salariés ont de plus en plus de mal à s'en sortir. Les bénéfices ne sont pas partagés équitablement et la part des salariés devient de plus en plus réduite. L'économiste et sociologue [belge] Paul Jorion prévoit que l'agonie du capitalisme, ce n'est pas comme le pensait Marx par un rendement du capital mais par un excès de concentration du capital.

Vous rejoignez Nicolas Sarkozy, quand il dit que les dividendes doivent être liés aux salaires
Je ne citerai jamais Sarkozy comme économiste [toujours plus qu'elle n'est écologiste]. Il est au pouvoir et a donc la possibilité de réguler. C'est regrettable de voir qu'une entreprise comme Camaïeu, qui fait tant de bénéfices, a des salariés qui doivent avoir des compléments de salaires issus de la solidarité nationale (RSA, ndlr). C'est la preuve par l'absurde que la politique sociale de Sarkozy ne marche pas.

Est-ce un moyen pour vous de souligner que votre candidature n'est pas seulement une candidature écologiste?
L'écologie politique dans la mesure où nous visons le pouvoir, ne peut pas être qu'environnementale. Il faut absolument aborder les sujets de société. Rien n'est plus important que la justice dans la répartition des ressources. Ce n'est pas une nouveauté pour moi. Si Europe Ecologie est venue me trouver, c'est parce que j'étais porteuse de ces valeurs-là.

Comme vous, le PS propose de limiter les écarts de salaires
La mesure que nous préconisons est beaucoup plus radicale. Les socialistes proposent des limiter les salaires, et simplement les salaires, dans les entreprises où l'Etat a une participation. Nous proposons de limiter la rémunération, ce qui est plus vaste que les salaires. Et ce dans toutes les entreprises. A Camaïeu, le PDG a été épinglé comme le dirigeant ayant eu la rémunération la plus élevée. Il a eu 23 millions de plus-value sur les stock options. Dans notre système, il aurait payé 70% d'impôts sur cette somme.

Plus généralement, que pensez-vous du projet socialiste?
Il y a des ouvertures, mais il est assez timoré. Sur la sortie du nucléaire, par exemple, il n'y a pas assez de vision. "Sortie du tout nucléaire", ça ne veut rien dire, puisque personne n'est dans le tout nucléaire. Au plan mondial, le nucléaire ne représente que 2% de l'énergie. En France, il représente 80% de l'électricité. Il faut un projet très concret pour en sortir. Le projet des socialistes est une ouverture, mais nous allons beaucoup plus loin dans un sens plus responsable.

Où en est le projet d'Europe Ecologie-Les Verts?
Nous avons déjà des éléments de ce projet établis pour les européennes, avec notamment les rémunérations minimum et maximum. Il y a des groupes de travail sur certains sujets, dont les propositions devront être adoptées par le parlement, pendant l'été.

Ce sera un projet collectif ?
Oui. Evidemment, la voix individuelle est toujours entendue. Mais le contenu du programme est collectif.

Jean-Louis Borloo a appelé aussi au rassemblement des écologistes.
Les écologistes comme Borloo plomberaient l'avenir. Il a perdu toute crédibilité dans la façon dont il a géré le Grenelle de l'environnement. Il n'a pas lutté pour la taxe carbone, il n'a pas proposé de TVA modulable. Il a tout simplement laissé tomber. Il n'a pas osé affronter Sarkozy sur ce sujet. Et surtout, il n'a plus le droit de parler d'écologie après avoir signé les permis de recherche de gaz et pétrole de schiste.

Il a reconnu sa faute.
Et alors? Quelle confiance accorder à quelqu'un capable de faire ça?

La majorité recule sur le gaz de schiste
Uniquement pour une raison. S'ils ne reculaient pas là-dessus, avec la mobilisation française et européenne, le gouvernement se serait fait balayer.

C'est une belle victoire pour vous.
C'est une victoire pour la mobilisation. C'est une victoire contre l'envie de mettre la France en coupes réglées pour l'intérêt de quelques uns et sans égard pour l'intérêt collectif. L'idée qu'on a pu accorder à une entreprise qui faisait des pertes et dont l'animateur est le demi-frère d'un proche du président de la République des permis de forage, en toute opacité, c'est un scandale sans nom.

Comment faire pour éviter que les primaires ne causent pas trop de dégâts au sein du parti?
Il n'y aucune raison qu'elles provoquent des dégâts. C'est l'occasion de porter haut et fort nos valeurs. Comme Nicolas et moi suscitons l'intérêt des médias, les projecteurs vont être tournés sur nos visions. C'est un bien pour le mouvement. J'appelle tous ceux qui s'inquiètent du nucléaire, de la biodiversité, de la qualité de l'air, à nous rejoindre et à venir voter à ces primaires.

La seule question du calendrier a fait monter le ton au sein des écologistes.
Je ne pense pas que le ton soit monté. Les écologistes ont voté très dignement au sein de leur parlement, démocratiquement, au vu des arguments objectifs exposés, pour le calendrier qui leur paraissait politiquement le plus approprié.

Vous restez sur ce calendrier ?
Je vois mal le mouvement revenir sur un calendrier voté à une majorité aussi écrasante après un débat serein.

Pas de changement sur la cotisation de 20 euros pour voter?
La cotisation fait actuellement l'objet d'un débat et sera peut-être réduite.

Vous y êtes favorable?
Complètement. Ce n'est pas un enjeu pour moi. L'enjeu, c'est qu'il y a un engagement à nos côtés dans nos combats, par la signature de notre charte.

Qu'attendez-vous de la déclaration de Nicolas Hulot, probablement mercredi à Sevran (Seine-Saint-Denis)?
Je suis candidate depuis un an. Je suis en politique depuis trois ans. J'ai fait trois campagnes avec Europe Ecologie. Je suis une des fondatrices de ce mouvement. J'ai demandé, en annonçant ma candidature, qu'il y ait des primaires, en pensant notamment à Nicolas Hulot. Son arrivée me fait plaisir. C'est pour nous un atout.

Les sondages lui donnent une nette avance en termes de popularité. Comment combler ce déficit pour vous?
C'est un challenge. Contrairement à moi, Nicolas Hulot est une machine médiatique. Je ne sais pas si je comblerai ce déficit, mais je pense qu'il y a une différence entre la notoriété et le bulletin qu'on choisit dans l'isoloir. Dans votre famille, aux déjeuners du dimanche, il y a l'oncle très populaire que tout le monde aime bien. Mais si vous avez des problèmes personnels ou des conseils à obtenir pour l'avenir de vos enfants, il n'est pas sûr que vous vous tourniez vers lui. Ce sont deux choses différentes.

On vous disait pas assez écolo. Pensez-vous avoir comblé ce retard?
Je ne suis pas née écologiste, je le suis devenue, comme dit Nicolas Hulot. Ça se vérifie pour moi. C'est un chemin sur lequel je marche depuis mon enfance. J'accélère les connaissances, mais je sais depuis très longtemps que c'est la mère de tous les combats.

Quel a été le déclic?
Je suis née en Norvège. L'amour de la nature y est une chose naturelle. Il a toujours été très important. Je passe mes vacances à marcher dans la montagne ou à faire du kayak. Mes voyages depuis dix ans en Afrique aussi, dans le cadre du développement m'ont permis de constater la dégradation des écosystèmes et l'urgence de les restaurer. Le travail que je fais comme présidente de la commission du développement au Parlement européen me fait voir tous les jours combien la situation est grave. Nous intervenons pour aider les paysans maliens à faire face aux changements climatiques, c'est-à-dire le raccourcissement et l'intensification des temps de pluie, par exemple.

Quelle est la principale qualité de Nicolas Hulot?
Il est très sincère dans sa volonté de sensibilité l'opinion.

Son principal défaut?
De ne pas être complètement dans la vie réelle. Or, entrer au politique, c'est aller au-delà de l'alerte : il faut aussi proposer des solutions.

Bientôt la république des juges ?
Est-ce vraiment une aspiration des Français ?
Agressivité, langue de bois et volée de bois vert: cette juge est décidément fort agréable !

lundi 29 juin 2009

Hénin-Beaumont : La Voix du Nord met en garde contre le vote sanction du PS

Electorat prêt à virer sa cuti : la presse monte en première ligne

On notera le parti-pris du journal de la Ch’tite Aubry… PaSiDupes mettra en exergue la technique de manipulation…

Les Héninois expliquent leur vote-sanction

Hénin-Beaumont

En attendant le verdict de la semaine prochaine, les urnes ont parlé une première fois. Et elles grondent du son de la voix des Héninois qui ont exprimé leur ras-le-bol, leur volonté de changement, quitte à franchir le Rubicon.

On commence par l’opposition pour pouvoir ensuite mieux la contrer
Le journaliste souligne les aspects émotionnels et souligne le caractère irrationnel du vote de ses deux exemples fabriqués, comme à l’école de journalisme.
Désespérance de l’un, un homme
« Cette fois, je passe un cap, j'ai voté Front national ce matin. Ça ne me fait plus peur car de toute façon, ça ne peut pas être pire... » Stéphane n'est pas un électeur traditionnel du parti d'extrême droite. « Au niveau national, je pense que j'aurais réfléchi à deux fois, mais là...
»
Sentiment de culpabilité de l’autre, une femme
Il a la vingtaine, salarié, marié à Delphine qui, elle aussi, cette fois, a « franchi le pas ». A contrario de son époux, elle a plus de mal à assumer son choix, mais elle argue [ !] : « Ça ne peut pas continuer comme ça... Et on n'avait pas le choix. Toutes les autres listes ont été un peu en contact avec les anciens conseils municipaux. » Peu ou prou, à défaut des Verts et de l'UMP notamment, la jeune femme a, formellement parlant, raison.

Passage à la condamnation des électeurs égarés

Mais elle a un peu oublié Daniel Duquenne et sa liste qui, eux aussi, ont peu à se reprocher en termes de fidélité à Gérard Dalongeville, le maire incarcéré, et c'est là-dessus qu'ils ont capitalisé. M. Duquenne, qui arrive deuxième, a très tôt lâché son poste de directeur général des services de Gérard Dalongeville puis il a mené croisade contre lui. Les Héninois le savent et c'est ce qu'ils ont réclamé via leur bulletin : « virginité » et « proximité ».
Le journaliste a choisi son candidat et fait campagne !

Retrouver de la sérénité

On prend une autre génération, cette fois
En atteste la réaction de Suzette. Elle supporte, elle, le FN, alors qu'au niveau national, on ne la prendrait pas à voter extrême droite, assure-t-elle. « Steeve ne fait pas peur, pas lui, s'enthousiasme cette vieille dame. On le connaît depuis qu'il est petit, c'est quelqu'un d'ici, qui n'a jamais rien fait de mal. »
À Hénin, on ne se remet pas de ce que Gérard Dalongeville a pu faire. Et ne parlez pas d'innocence présumée. « Il doit bien y avoir des preuves », s'excitent nos interlocuteurs.

Transition : glissement à gauche
Même Michèle, cette fidèle de l'ancien maire, a sanctionné l'ancienne équipe, dont faisait partie Pierre Ferrari, même si ce dernier s'en est assez tôt départi.

L’électeur modèle arrive pour conclure
Constat
Gérard, chef d'entreprise quadragénaire, et fidèle ami de Daniel Duquenne, de l'Alliance républicaine, pour qui il a voté, analyse : « Les gens ont tellement payé cher d'avoir suivi leurs convictions que certains les ont mises sous le coude. »
Désir d’avenir…
« Les gens ont aussi envie de retrouver un peu de sérénité », ajoute Brigitte. À ce sujet, pas sûr que si Hénin-Beaumont devient la seule ville de France FN, les journalistes s'en désintéressent. Hier encore, ils étaient nombreux. Hénin est pointé du doigt.
Voter contre la gauche, c’est voter contre Hénin… Propagande médiatique ? Le cheminement de la démonstration n’a échappé à personne.

Faire barrage !
Ce qui fait de la peine à Auguste, 69 ans, qui a mal à sa ville. Ce fils de mineur s'est rendu aux urnes pour faire barrage au Front national : « Les anciens votAIENT socialiste et communiste, pour des gens de gauche honnêtes. Faudrait pas qu'ils reviennent, il y aurait du grabuge. »
lundi 29.06.2009 - La Voix du Nord - Laurent Decotte [journaliste indépendant …du FN. Mais l’est-il du PS ?
Aussi respectueux de son lectorat que de l’électorat…]