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lundi 21 janvier 2019

La CNIL inflige une amende record de 50 millions d'euros à Google

Dans le même temps, le schizophrène Macron fait des mamours à 150 patrons étrangers à Versailles 

Le gendarme français des données personnelles reproche au géant américain son manque de transparence sur l'exploitation des données personnelles de ses utilisateurs.

Résultat de recherche d'images pour "CNIL"
Ce gendarme arrive après la bataille
Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL devient ainsi la première instance de régulation européenne à sanctionner une grande plateforme internet mondiale en utilisant les dispositions du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) entré en vigueur le 25 mai.
Le nouveau texte permet d'infliger des sanctions allant jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial pour manquement aux obligations de protection des données personnelles des citoyens européens.

Pour son enquête, la CNIL a accompli le parcours que doit faire un nouvel utilisateur de smartphone Android (le système d'exploitation pour smartphone de Google), pour établir un compte Google et se servir de son appareil.
"Nous ne nions pas que Google informe" l'utilisateur qui ouvre un compte de l'exploitation qui sera faite de ses données, a expliqué Mathias Moulin, le directeur de la protection des droits et des sanctions à la CNIL. "Mais l'information n'est pas aisément accessible, elle est disséminée dans différents documents" que l'internaute ne prendra jamais le temps de consulter, a-t-il reproché.
"Il faut parfois jusqu'à cinq clics pour accéder à une information", a-t-il ajouté, estimant qu'au final, Google ne proposait pas une information "claire et compréhensible".

"Les manquements constatés privent les utilisateurs de garanties fondamentales concernant des traitements pouvant révéler des pans entiers de leur vie privée, car reposant sur un volume considérable de données, une grande variété de services et des possibilités de combinaison de données quasi-illimitées", a résumé la CNIL dans son communiqué de presse.

La sanction fait suite à deux plaintes séparées déposées à la CNIL contre Google par deux associations de défense des internautes, la Quadrature du Net, militant pour le logiciel libre et contre le fichage (France), et None Of Your Business (NOYB), fondée par le militant autrichien de la protection des données, Max Schrems, et qui a déjà porté plainte contre Facebook, WhatsApp et Instagram, aussi bien que Google LLC.
Si Google veut faire appel de cette sanction, il devra saisir le Conseil d'Etat.

Fin 2018, des amendes significatives s'abattirent sur d'autres têtes de turc: l'Américain Uber et le Français Bouygues Télécom pour des failles de sécurité. C'était sous la présidence d'Isabelle Falque-Pierrotin, née Boulin.

Opération séduction de Macron auprès de grands patrons américains

Satya Nadella, le directeur général de Microsoft, en compagnie d'Emmanuel Macron en mai dernier à Paris.
Satya Nadella, le directeur général de Microsoft,
en compagnie d'Emmanuel Macron en mai dernier à Paris
La deuxième édition du sommet "Choose France" sur l'attractivité de l'Hexagone se déroulera lundi au château de Versailles. Voici la liste des invités les plus prestigieux d'Emmanuel Macron.
En janvier 2018, Emmanuel Macron avait inauguré un nouvel axe de sa stratégie économique en recevant au château de Versailles près de 140 patrons de grandes entreprises étrangères. Ce sommet, nommé "Choose France", avait atteint son objectif : l'annonce de trois milliards d'euros d'investissements pour les cinq ans à venir. Après le succès de cette première édition, le château de Versailles accueille une nouvelle fois, ce lundi 21 janvier 2019, 150 patrons étrangers. La plupart font étape à Paris avant de rejoindre, à partir de mardi, le forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Six  prestigieux chouchous sont invités.
Comme l'an dernier, Emmanuel Macron, VRP de l'entreprise France le temps d'une journée, rencontrera en tête à tête les dirigeants de six groupes mondiaux, les plus importants parmi ceux qui ont été invités.
Dans la journée, le président de la République recevra donc à l'Elysée Satya Nadella, directeur général de Microsoft. À partir de 17 heures, il s'entretiendra à Versailles avec Aliko Dangote, à la tête du conglomérat nigérian Dangote et première fortune africaine ; Lakshmi Mittal, fondateur du groupe Mittal ; Larry Culp, PDG de General Electric ; Evan Spiegel, cofondateur de l'application Snapchat ; et David Taylor, directeur général de la multinationale Procter & Gamble.
Google n'est pas représenté...

mercredi 24 octobre 2018

France : les plans des prisons étaient disponibles sur un site du ...ministère de la Justice

Belloubet demande à Google de flouter les vues aériennes des prisons

L
a garde des Sceaux, Nicole Belloubet, assure avoir 
pris des mesures

Ni les Chinois, ni Poutine ne sont en cause ! Alors, Trump ? 
Non! Il a seulement fallu que l'hebdomadaire anarchiste Le Canard enchaîné fasse le travail de la Chancellerie et livre ses conclusions. Dès que lui sont parvenues les révélations, à la lecture de l'édition du Canard, le mercredi 24 octobre, elle a aussitôt pris des mesures, a-t-elle assuré...

Jugeant "pas normal que des établissements sécurisés comme nos prisons se retrouvent sur Internet", l'improbable ministre de la Justice a réclamé début octobre à Google de flouter les vues aériennes des prisons françaises visibles sur Google Maps et Google Earth. Une demande à laquelle le géant du Net a bien voulu répondre favorablement, a précisé la semaine dernière la garde des Sceaux.

Les vues aériennes du moteur de recherche n'étaient pas les seuls éléments qui ont pu aider les prisonniers à s'évader

Des plans de prisons françaises, comme celles de Moulins-Yzeure (Allier) ou de Villefranche-sur-Saône (Rhône) étaient encore visibles sur le site de l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) - sous tutelle du ministère de la Justice, il y a 10 jours assure en outre l'hebdomadaire satirique. Quiconque dénoncerait l'incurie des derniers ministres de la Justice - abusivement jugés laxistes - tels Taubira, Urvoas ou Bayrou, serait aussitôt qualifié d'anti-républicain... 

"Il y avait des plans effectivement, qui sont des plans masse, où n'apparaissent pas les mesures de sécurité. Cela dit, ça n'est pas possible, et c'est donc la raison pour laquelle dès que je m'en suis aperçue, nous avons retiré tout cela," a minimisé la ministre de la Justice à l'antenne de France Info.

Plans de prisons accessibles sur le web ? "J’ai pris les mesures nécessaires", assure la ministre de Macron :

"Je pense que nous aurions pu être plus adroit de ce point de vue", a-t-elle concédé, tout en se flattant qu'aucune mesure de sécurité n'apparaît sur ces plans
La garde des Sceaux a par ailleurs affirmé qu'elle ne pensait pas que ces plans ont pu servir lors de tentatives d'évasions... Redoine Faïd n'a pas pu bénéficier d'un défaut de professionnalisme des hauts fonctionnaires du ministère. Par trois fois...


samedi 1 septembre 2018

Arte accuse YouTube (Google) de censure, et Trump aussi

Quand Trump accuse Facebook et Twitter, c'est du complotisme...

Ce n'est pas Dailymotion qui censurerait Arte  

YouTube a-t-il censuré Arte ? 
La chaîne franco-allemande l'assure pour s'être vue refuser la publication d’un 'trailer' (une bande annonce, en français) pour un documentaire diffusé dans sa case documentaire Thema et traitant de la modération sur les réseaux sociaux - ignorer ou supprimer le contenu disponible sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et YouTube - et contenant des images violentes ou des propos haineux. Mais aussi de la propagande terroriste, décapitation, pornographie, nudité ou pédopornographie. Chaque contenu - pas seulement téléchargé par des internautes, mais aussi la presse - est modéré par une personne qui a le choix entre l'ignorer ou le supprimer. 

Quelle est la limite entre la nécessité de modération et la liberté d'expression ? Pourquoi censurer une 'fake news' éhontée, mais pas une peinture de nu, si elle représente Donald Trump ? Beaucoup de questions auxquelles 'Les Nettoyeurs du Web' s'attache à répondre, notamment en compagnie de cadres de Google et de YouTube, qui reviennent sur certaines affaires clefs. Arte est-elle justifiée à se plaindre ?

Dans un article, la chaîne explique qu’une BA de son documentaire 'Les nettoyeurs du web' – The cleaners a été supprimé de la plateforme vidéo de Google, qui prétend que celle-ci n’a pas pu être publiée à cause de "contenus choquants". Or, le documentaire traite de la vie des modérateurs philippins sur les réseaux sociaux, qui passent leur journée à consulter des contenus extrêmement violents.

YouTube a-t-il censuré Arte ?

La bande-annonce a été soumise à deux autres réseaux sociaux, Facebook et Twitter, pour lesquels Arte n’a connu aucun problème, ce qui accrédite la thèse que c’est bien YouTube qui contrôle les contenus de sa plateforme et décide souverainement de ce qui peut être vu et entendu - ou non - dans le monde "libre". Mais le journal Le Monde estime que l'affaire n’est pas aussi simple que ce que qu’on pourrait croire.

Un pays à parti unique est classé en 'dictature' : que dire alors de Google ?
Tout d’abord, la vidéo ne se pliait pas aux contraintes d’utilisation imposées par YouTube. Photos de propagande de l’Etat Islamique, images fugitives de torture et d’exécution… YouTube a des règles strictes (et elles sont critiquées. La presse n'hésite d'ailleurs pas de les juger critiquables si elles empêchent les reporters de diffuser leurs travaux), et la BA que voulait diffuser Arte était clairement transgressive. Ce qui soulève le problème de l'hégémonie de Google et YouTube. 

Ensuite, ce qu’a précisé Arte dans un second temps et qui ne figurait pas dans son article initial, est le fait qu’il s’agisse d’une vidéo sponsorisée. La chaîne européenne proposait de rémunérer le service pour qu’il suggère la vidéo à des utilisateurs susceptibles d’y être intéressés selon ses données. YouTube, quant à lui, vit-elle pas - très bien - des annonces publicitaires associés aux contenus extérieurs "téléversés' ?

Ce n’est pas la modération de YouTube qui a refusé la publication de la vidéo mais la régie publicitaire. Et ça change quoi ? 

D'ailleurs, la plateforme française Dailymotion fait-elle mieux ?




'Google actualités' et Twitter hurlent au complotisme 

Facebook, Twitter et Google actualités ont-ils oui, ou non, censuré Trump ? Le président américain accuse le réseau social et le moteur de recherche de militer contre les sites républicains. Mais la presse qui utilise largement ces plateformes pour la diffusion de ses contenus raille le président, le soupçonnant de céder au 'complotisme'.

Dans une série de tweets publiée mardi 28 août, Donald Trump a dénoncé le service d’actualités de Google, Google News : "Quatre-vingt-seize pour cent des recherches 'actualités Trump' sur Google renvoient vers des media de gauche, c’est très dangereux (…). Il n’y a que des "fake news"; ils ont truqué les résultats pour n’afficher que les mauvais résultats", affirme le président des Etats-Unis. Ce que tout utilisateur un peu attentif n'a pas manqué de constater en France pareillement et au détriment de la droite, même gouvernementale.

Plus tard dans la journée, le président a réitéré ses propos, fustigeant Google, Twitter et Facebook pour leur manque d’impartialité. "Google, Twitter et Facebook naviguent vraiment en eaux très troubles et ils doivent faire attention ", a déclaré D. Trump depuis le Bureau ovale. "C’est injuste pour une grande partie de la population", a-t-il ajouté.

Google a fermement démenti ces accusations de partialité politique, assurant sans preuves que son moteur de recherche "ne classe jamais les résultats de recherche pour manipuler une opinion politique". "La recherche n’est pas utilisée pour défendre un programme politique et nous ne dévions pas nos résultats vers une quelconque idéologie politique", a estimé Google, dans un communiqué de mauvaise foi.

mardi 18 décembre 2012

Le nouveau site de l'Elysée fait une place à la concubine

Trierweiler creuse son trou à l'Elysée

L'urgence de Hollande, un site Internet de l'Elysée rénové



La Marie-Antoinette de Hollande 
possède son "Hameau" numérique

Cadeau de Noël présidentiel

Une nouvelle version a été inaugurée, 
dans la nuit de lundi à mardi, sept mois après l'élection. La navigation et l'architecture ont été repensées, dans le but d'en faire "un média d'information en continu" sur la présidence de la République, explique Claudine Ripert-Landler, conseillère communication du président.  


Le culte de la personnalité s'organise

Réalisé avec un budget de 50.000 euros, le site est axé sur une frise chronologique qui affiche l'agenda de la présidence, la page d'accueil montrant  une succession des dernières actualités de François Hollande. Au programme : déjeuners et déplacements ! 
En parallèle, le site proposera de nouveaux contenus multimédia, notamment des live-tweets et des diffusions en streaming des discours du président François Hollande.

Propagande dont les Français sont la cible

La Voix du président
Ici, un extrait du roman-photos de S. Ruet, 
légendés par… Valérie Trierweiler : 
François Hollande Président 
Ce nouveau site plein de bisous et de propagande doit permettre au président un rapprochement des Français au moyen d'une communication plus directe avec eux. Le nouveau site "marque un moment important dans la volonté de François Hollande de faire œuvre de pédagogie", souligne Claudine Ripert-Landler dans Le Figaro. Personne n'est encore obligé de s'y connecter et c'est une chance, fût-elle "transitoire".

Celle aussi de la concubine
L'intruse a aussi droit à sa page. 
Elle y présente ...sa biographie au peuple et y narre ses actions humanitaires, aux frais de la princesse ! 
Plus besoin de tweeter ! 
Cette page avait disparu en juin pour "se concentrer sur les informations essentielles", selon l'exécutif, admettant ainsi le côté totalement subalterne  de cette infiltration aussi bien intempestive qu'illégitime.

La cellule web de l'Elysée ne prétend que cette nouvelle version était indispensable, mais insiste sur le fait discutable que ce site "de technologie française" représenterait un faible coût, ce qui est effectivement totalement crédible en période de crise et de restrictions budgétaires. "Nous avons dû composer avec un budget serré", clame à Europe 1 Romain Pigenel, co-responsable de la cellule web. Les développements externes auraient représentés 50.000 euros, notamment pour le design et l'accessibilité, qui n'auraient assurément pas pu trouver un meilleur placement "humanitaire".

Effet d'annonce
Mais pour l'instant, le côté drolatique de ce scandale, c'est que ces "ferrets" payés par le peuple à la souveraine de l'Elysée, cet indispensable "outil pédagogique" n'était toujours pas référencé  mardi matin lorsqu'on saisissait  "élysée" dans Google. 

Le moteur de recherche commettrait-il un crime de lèse-majesté ?

Qui s'en plaindra ?

mardi 16 octobre 2012

Ségolène Royal se les fait remonter par un Google Bombing

Les ravages de la traduction automatique


La présidente de la Région Poitou-Charentes, "sexuellement harcelée" ?

Ca pourrait lui rapporter gros !
Une recherche de traduction sur Google a malencontreusement associé l'amère Royal au "boobs massage" (massage des seins, en français) : voilà ce que c'est d'encombrer les moteurs de recherche...

L'équipe de Hollande s'érotise

Avant l'incontournable Ségolène, c'est le Premier ministre qui a fait le buzz, dans les pays arabes. Ayrault se prononce en effet "Aïro" ("pénis") et embarrasse les media du Proche-Orient, jusque dans nos quartiers. A partir de là, il paraît "normal", en effet, de l'associer à une tête de noe*d.
Lien PaSiDupes : "Les trucs langagiers de la bande à Hollande"

Rien ne dit que l'un et l'autre les ont fermes... 

Rencontre Ségo-Ayrault
(de gauche à droite et inversement)
Il est même permis d'en douter, depuis que la Ch'tite Aubry a révélé que François Hollande, c'est la "France molle" !
Le "New York Times" confirme qu'il incarne "le centre mou."
Avec ou sans massage ?

lundi 15 octobre 2012

BD : Google rend hommage au dessinateur Winsor McCay, ce matin

Un nouveau Doodle sur la page d’accueil du moteur de recherche Google
Google célèbre Winsor McCay avec un magnifique Doodle


Le Français moyen,
un certain matin de mai 2012:
le désenchantement...


C'est aujourd'hui le 107ème anniversaire de ‘Little Nemo in Slumberland’
, rappelant Alice au Pays des Merveilles (1865) du Britannique Lewis Carroll (1832-1898).

Le lit du réveil 
Winsor McCay est le créateur de Little Nemo

Son héros est 
un petit garçon timide, sage et rêveur, ressemblant à tous les garçons de son âge,environ 6 ans.Chaque nuit, lorsque Nemo s'endormira, il entrera dans le monde fantastique des rêves. On suit alors les aventures mouvementées du jeune dormeur dans un monde aux décors insolites avec pour but de réussir à rentrer dans Slumberland (le pays des songes) pour y rencontrer la princesse.


C'est un auteur de bande dessinée et un réalisateur de films d’animation. Son lieu de naissance est incertain, mais il serait né le 26 septembre 1869 et mort le 26 juillet 1934 à Brooklyn, New York City. 


Mc Cay est considéré comme l’un des plus importants dessinateurs de bandes dessinées. Son œuvre a influencé de nombreux dessinateurs comme Moebius ou Hayao Miyazaki mais aussi les premiers films d’animation de Walt Disney, Max Fleischer ou Osamu Tezuka.

VOIR et ENTENDRE


mercredi 2 mars 2011

Chatel veut instaurer l'apprentissage de l'anglais "dès 3 ans"

Luc Chatel condamnera-t-il nos petits à la double peine éducative ?

Voici venir l'ère de l'éducation deshumanisée pour tous

Le Français ne serait pas à la hauteur des enjeux actuels et notre langue française doit donc être sacrifiée, avec elle notre culture, et rejoindre au grenier le coffre des souvenirs de notre enfance.
En effet, la tare du français, que nous ont transmis nos parents, est qu'il ne permettrait pas, comme l'anglais, de faciliter l'apprentissage, jeune, d'une autre langue. Mais tant pis donc si, a contrario, l'apprentissage jeune de l'anglais se révélait un handicap à l'apprentissage du français.
Le débat pourrait même être autrement plus vaste et épineux encore, car il ne faudrait pas, figurez-vous, que l'apprentissage précoce de l'anglais à 3 ans (et du français accessoirement), soit mal vécu maintenant par les musulmans auquel l'apprentissage de l'arabe (lequel ?) est repoussé au collège à 11 ans: un manque insupportable de respect, une intolérable humiliation.

Le règne de l'utile et du rentable est arrivé. Avec lui, le tout oral.
Ce ministre de l'Education est-il bien à sa place, car si, en tant que ministre, il est peut-être dans son rôle, en ne semblant pas accessible au doute et donc un peu trop sûr de ses certitudes, il est en revanche déplacé à l'Education, en chantant les louanges des nouvelles technologies et des locuteurs natifs, via internet, au détriment de la pédagogie.
De la langue de la reine et de la dissertation qui ne créent ni emploi, ni richesse, il ne veut plus entendre parler. Finies donc l'étude des grands textes fondateurs et formateurs, de leurs auteurs ou de leur contexte géopolitique, et aussi la connaissance des hommes et de leur civilisation. L'avenir est économique et financier, certes, mais uniquement, c'est maintenant officiel.

Les professeurs français de la langue américaine, une espèce en voie de disparition
Désormais, selon Chatel, il ne suffirait pas de parler la langue de Shakespeare. Le Petit Google illustré de tous les jours serait devenu incontournable et s'il s'impose à lui, il s'impose à nous: il entend même le faire entrer dans nos écoles maternelles par la ...fenêtre (Windows, pour les béotiens qui n'ont pas lu l'opus que lui consacrent Les Nuls) ! Nous allons ainsi passer d'un extrême à l'autre, du 100% écrit à l'oral tous bits dehors, en passant par le 'fifty-fifty' (ne sommes-nous pas déjà tombés dans le franglais ?).

Le ministre de l'Education part du constat qu' « aujourd'hui, en France, ne pas maîtriser l'anglais est un handicap ».
« Je veux donc réinventer l'apprentissage de l'anglais dans notre pays », a indiqué Luc Chatel, invité d'Europe1 dimanche 20 février dernier. Le ministre de l'Education souhaite que cet apprentissage soit développé, "dès 3 ans", chez les enfants.
Luc Chatel veut inclure à cet apprentissage précoce "l'usage des nouvelles technologies et d'Internet dans les écoles pour faire appel à des professeurs à distance".

VOIR et ENTENDRE notre Gutenberg à nous:


Chatel veut "réinventer l'apprentissage de l'anglais"
envoyé par Europe1fr.

Les handicapés sont en effet légion

Ainsi, lors du tremblement de terre de Christ Church en Nouvelle Zélande, un bon gros cerveau développé -et bien lourd- de journaliste moyen était-il "en capacité" de prononcer 'church' à l'anglaise, mais bloquait sur la diphtongue [ai] du franglais 'Christ', pour produire au final un « krist-tcheurtche' incohérent, le sabir typique d'un Français bac+5. Il est de bon ton en Hexagonie de se déclarer réfractaire aux langues étrangères et, au temps du métissage et de la diversité triomphants, le franglais n'est roi que parce que le Français passé à la moulinette du collège unique n'a plus d'autre ambition que de réussir vite, tout en en faisant le moins possible et en arnaquant si possible le voisin. Ainsi, nos lycéens ne s'intéressent-ils plus tant au sport pour la compétition que pour le profit et se détournent des pistes pour tenter de devenir 'agent de sportif' (par "unités capitalisables"...)

Est-ce un besoin des enfants ?

Que penser de la torture infligée à une jeune psychologie de 3 ans et à un petit cerveau en devenir, bientôt confronté au déchiffrage de l'écrit de la langue que lui susurre pourtant sa maman depuis 5 ans, auquel des textes officiels imposeraient de surcroît l'apprentissage d'un parler, puis la lecture d'un langage inconnus dont il n'a aucune utilité primitive, quotidienne et immédiate, ni pour vivre, ni pour jouer, mais dont il devrait néanmoins entrevoir l'intérêt pour son bien à venir, si éventuel et lointain soit-il. L'enfant qui sera parvenu à répéter quelques sons et aura assimilé quelques mots à la fin de la séance hebdomadaire (ou des quelques minutes journalières) artificiellement consacrées à la langue utilitaire de l'avenir, saura-t-il un jour proche mieux construire une phrase et nuancer son propos, dans cette langue pratiquée par d'autres qu'il ne verra pas avant longtemps, si jamais.
L'enfant robot de Chatel cherchera à répéter des gestes pour en retirer les satisfactions qu'ils déclenchent, mais aurait besoin d'une politique sur le long terme pour assurer un rythme d'apprentissage réaliste, pour développer de réelles acquisitions transposables et utiles et pour garantir le bain linguistique qu'aucune familial ne peut assumer. L'Education nationale n'a pas non plus les moyens de remplir ces quelques conditions évidentes qui rendraient l'idée d'un apprentissage précoce réaliste. Un voyage scolaire -éclair et à la charge des familles, favorisées ou non- ne motiverait ni ne règlerait la question. Sans compter que quatre jours (voyage compris) outre-Manche auraient un effet assurément dépaysant sur nos têtes rondes formatées sept ans durant à l'anglais américain du Texas via Google...
Les petits génies des technologies nouvelles qui auront repéré où se trouve la touche qui allume la lucarne auront-ils pour autant assimilé le sens de 'ON' ? Aura-t-il seulement vu le mot? Tout au plus le 'geek' en herbe aura-t-il acquis les automatismes que les dresseurs obtiennent de leurs caniches savants. L'enfant dont on aura réussi à capter l'attention et l'esprit par la magie du ludique et du convivial aurait certainement appris à utiliser un ordinateur (d'ailleurs doté d'un traducteur !) sans ce déploiement de moyens, mais sera-t-il motivé par un échange oral avec un(e) inconnu(e) et par ordinateur interposé et saura-t-il dialoguer dans leur langue avec des êtres humains faits de chaire et de sang ? Et face à une intelligence, non pas artificielle, mais sensible. C'est le pari de Luc Chatel.

« Etre ou ne pas être » encore, une question plus que jamais d'actualité.

vendredi 27 mars 2009

La gestion comptable de la grève par les syndicats

La liberté de la presse mise à mal par la gauche

Les chiffres sont-ils un gage sérieux ?
Dans notre société de peu de foi, seule la science convertit les incrédules.
Les mécréants ont besoin de concret et les chiffres jouent ce rôle tout aussi incertain que les espèces sonnantes et trébuchantes, jusqu’à la crise économique internationale qui favorise plutôt le retour à l’or, valeur refuge éternelle.
Lorsqu’on est en déficit de croyants,
les mathématiques confèrent une valeur scientifique aux démonstrations hasardeuses.
C’est au credo des chiffres et des pourcentages que l’on recourt aussi lorsque l’objectif de crédibilité n’est pas facilement accessible. Les syndicats ont toujours brandi de saints chiffres de participation à leurs manifestations que les mécréants de la police n’ont eu de cesse de contester. Face à ces athées du chiffrage syndical, s’estdressé le sondage. Présenté comme une avancée de la connaissance, le sondage est une escroquerie scientifique, une manipulation de la crédulité humaine.
A chaque jour son sondage.
En effet, chaque jour que Dieu fait, les media nous mènent comme au tombeau de Saint Janvier, où les foules se pressent, mais seulement deux fois l’an, pour assister au miracle de la liquéfaction du sang du saint patron de Naples. Le sondage est le nouvel opium des masses laborieuses. L’utilisation des chiffres peut donner du poids à une démonstration farfelue. Leur magie confère l’illusion de la vérité scientifique aux élucubrations les plus insensées. Les écarts infiniment grands des nombres de manifestants, selon les syndicats ou la police, en sont la démonstration. On fait dire ce qu’on veut aux chiffres. Ce qu’en attendent les commanditaires.

On le sait (lien PaSiDupes), LePost, dont la mission consiste à manipuler les jeunes sur l’Internet, fait fort dans le genre orthographe relâchée, phrases courtes et sujets insipides.
Ses journalistes experts en copier-coller allégés et satisfaits, s’est lancé dans la désinformation pseudo scientifique avec la bénédiction de l’infâme américain Google. A l’occasion du 19 mars 2009, ils ont publié la « Google Map des manifs ». Un outil informatique paré des vêtements liturgiques de l’église scientifique. De la science ‘molle’ passée au Viagra.

Une fois surmonté l’obstacle de l’axiome des trois millions de manifestants, une question religieuse taraudait encore ces journalistes échappés du Monde: « Qui s'est le plus mobilisé? »
au pèlerinage du Lourdes syndical. Les croyants traditionalistes, les malades de la peur ou les sectaires de la politique ? Le pape de la CGT avait annoncé une forte mobilisation. "Il est très clair qu'il y a plus de manifestants qu'il y en avait le 29 janvier", avait prédit Bernard Thibault, avant le départ du cortège. Selon lui, le miracle s’est d’ailleurs produit : il a eu la vision de 3 millions de fidèles, un chiffre rond et médiatique. Les laïcs de la police, trois fois moins !
De Lourdes, LePost a rapporté de l’eau miraculeuse. Alors, combien de manifestants y a-t-il eu dans les rues ?


Google fournit la logistique d’une carte (lien Google, que LePost n’indique pas…) et crée l’illusion de la rigueur.
Elle n’est en effet renseignée par nul autre que LePost qui ne s’en vante pas, par honnêteté déontologique. Vous et moi pouvons pareillement fabriquer une carte semblable et y entrer les informations que nous voulons. C’est le moyen d’ajouter des erreurs volontaires les unes aux autres pour arriver à l’objectif fixé par la CGT, le syndicat le plus optimiste et le plus exigeant. A Poitiers, où Sa Cynique Majesté Royal avait annoncé sa participation, les manifestants étaient pourtant à peine plus nombreux : si le syndicat dit vrai, ce n’est pas gentil pour elle et le retour alternatif de l’union de la gauche n’est pas pour demain.

Alors que les syndicats comptent traditionnellement 3 manifestants où il n’y en a qu’un seul, on peut constater que la CGT a vu 10 fois plus de manifestants que la police. Mais il faut bien dire que c’est à Marseille, bien connue pour son pastis et ses exagérations…
LePost, c’est l’opprobre sur toute la profession.
Mais qui a dénoncé un tel procédé ? Aucun confrère respectueux des lecteurs.

Voyons donc l’article de LePost

« Le porte-parole du PS
était pourtant venu à Compiègne (Oise) pour soutenir les manifestants avec d'autres élus socialistes!
Lors de la manifestation à Compiègne (Oise) [1ère répétition], qui réunissait ce jeudi midi près de 10.000 manifestants (selon la police et les syndicats), le porte-parole du PS Benoît Hamon
a été pris à partie par une manifestante. Il était pourtant venu soutenir les manifestants avec d'autres élus socialistes! [2ème répétition ! ] […]
La presque totalité des employés de l'usine Continental de Clairoix (1.120 employés), qui devrait bientôt fermer, menait un cortège de 10.000 manifestants [3ème répétition] ce jeudi midi à Compiègne (Oise) [4ème répétition], selon la police et les syndicats [5ème nouvelle répétition]. Deux fois plus que lors de la
grève
du 29 janvier, selon les syndicats."
Tout est là ; c’est-à-dire rien. Car de répétition en répétition, cet article est d’une indigence insigne : on n’y apprend rien de plus que dans le titre ! Une escroquerie.

Incompétence ou bourrage de crâne ?

Les deux, par respect du lecteur… La « république du respect » n’est qu’un slogan pour Sa Cynique Majesté Royal ; ce n’est qu’un chiffon de papier pour LePost : un Kleenex à jeter.

Contre la rétention d'information

VOIR et ENTENDRE
(wat.tv, puisque LePost est défaillant…)

La presse censure la presse

Qui censure qui ?

  • i>télé a-t-il fait retirer la video du site LePost ?
    LePost a-t-il cédé sans lutter aux pressions du PS en retirant cette video peu flatteuse ?

  • François Chérèque dénonçait justement le « rapace » Besancenot qui avec le NPA fait le tour des entreprises en difficultés pour soulever les salariés contre les patrons victimes de la crise. La CFDT condamne l’exploitation du malheur par les partis politiques. Fort bien !
  • Mais alors ne devrait-il pas tourner sa colère -probablement « saine »- contre le Don Juan Hamon et l’aile gauche du PS qui fait de la surenchère de mauvais aloi avec le Che-Besancenot ?

    LePost adopte donc un profil bas militant et courageux, tout à l’honneur de la presse de gauche, donneuse de leçons et garante exclusive de l’insolence rédactionnelle actuellement en vogne et de la liberté d’expression.