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dimanche 3 mars 2019

Assurance chômage: Martinez épingle le "populisme" de Macron

La CGT s'emploie-t-elle à resserrer les liens avec le M5S et la Ligue du Nord en Italie

Les critiques de Macron visant des partenaires sociaux ont braqué 
Philippe Martinez

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Le secrétaire général de la CGT, s'est insurgé dimanche contre les critiques présidentielles adressées aux syndicats après l'échec des négociations sur l'assurance chômage, le 20 février.
Macron n'a pas hésité à reprocher aux syndicats et au patronat de se défausser de leurs responsabilités sur l'Etat.
"C'est très populiste. C'est proprement scandaleux", s'est indigné le secrétaire général de la CGT lors de l'émission BFM Politique, qualifiant de "très populistes" les accusations de Macron.
"Chaque jour dans le pays, on dit "corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire". Et quand on donne la main, on dit "mon bon monsieur, c'est dur, reprenez-la" ", avait raconté Macron, dans le langage archaïque qui est le sien, faisant parler les uns et les autres, sans se mettre en cause.

"Qui est responsable de cette situation ? Lui", a répliqué Martinez, moustache ébouriffée, désignant le président irresponsable, observant que la négociation était "impossible" avec une lettre de cadrage du gouvernement qui imposait aux partenaires sociaux de trouver 4 milliards d'euros d'économies. C'est la technique habituelle du banquier : c'est au client de se tirer lui-même d'affaire avant de revenir. 

P. Martinez a également pointé Macron pour sa stratégie d'amalgame de tous les partenaires sociaux "dans le même sac"

La CGT dénonce le refus par le MEDEF du bonus-malus, promesse de campagne d'Emmanuel Macron pour réduire le recours aux contrats courts, .
"Pourquoi il ne dit pas publiquement 'le Medef ne veut pas de bonus-malus' ? Pourquoi il englobe ? A moins qu'il ne veuille pas se fâcher avec ses amis du Medef et préfère se fâcher avec tout le monde", a soupçonné Philippe Martinez.

Martinez a ainsi critiqué la décision du Président de défiscaliser les heures supplémentaires, pour répondre à la grogne des "gilets jaunes".
"Plus on avance dans le quinquennat de M. Macron et plus je me dis que c'est lui le 'vieux monde' ", a-t-il encore souligné.
"C'est une idée de Sarkozy. Alors, qui symbolise le vieux monde ?", a interrogé Martinez, s'amusant du fait qu'Emmanuel Macron aille "chercher les idées d'un président de la République d'il y a 10 ans", dans le contexte du début des années 2000.

Port de Calais: incursion d'une centaine de migrants venus ...d'Angleterre clandestinement

Au moins 46 interpellations : qui est à la manoeuvre : collectif, association, parti politique ?

Une centaine de migrants illégaux s'est introduite par la force samedi soir dans l'enceinte du port de Calais (Pas-de-Calais)

Le sauvetage de migrants sur cheminée d’un ferry DFDS à Calais. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZUne cinquantaine de clandestins a réussi à grimper à bord d'un ferry en provenance d'Angleterre, selon la préfecture, ajoutant qu'au moins 44 (46 ?) ont été interpellées et placés en garde à vue, tandis que plusieurs autres restent cachés quelque part à bord du bateau.
Voulaient-ils embarquer ou débarquer ? Il n'est pas encore clairement établi que les passagers clandestins noirs voulaient emprunter le bateau lors de son retour à son port d'attache britannique, Douvres. Il n'est donc pas impensable, en l'état, d'envisager l'amorce d'un mouvement de reflux de ces Africains récalcitrants vers le continent, dans la crainte du Brexit.
A 10h30 dimanche, les sapeurs-pompiers du GRIMP (Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux) étaient toujours sur place pour tenter de faire descendre "une petite dizaine de migrants", regroupés "sur une passerelle exposée en plein vent à plusieurs dizaines de mètres de hauteur" à l'extérieur de la cheminée du ferry, a indiqué Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de permanence pour le Nord et le Pas-de-Calais. Tombés à l'eau lors de leur tentative, deux migrants ont été repêchés par les pompiers.

Les clandestins, qui espéraient rejoindre le Royaume-Uni, avaient pénétré dans l'enceinte du port samedi entre 21h15 et 21h30. Une cinquantaine d'entre eux avaient réussi à monter à bord du "Calais Seaways", un ferry de la compagnie DFDS, importante compagnie maritime danoise, "en provenance de Douvres et qui venait d'accoster", au moyen d'une échelle d'entretien et en raison de la marée haute, selon J.-P. Vennin. En avril 2018 la compagnie maritime danoise a annoncé l'acquisition de U.N. Ro-Ro, une entreprise de transport maritime turc.
Jean-Marc Puisseseau, président de la société d’exploitation des ports de Calais – Boulogne : « On comprend leur détresse mais c’est peine perdue que de vouloir monter dans un bateau sans être découvert. Ils sont passés par un endroit où il y a forcément eu des repérages. Ils ont été guidés par des passeurs. Ce qui est affligeant, c’est qu’il continue à y avoir des migrants à Calais que l’on nourrit, que l’on soigne, à qui on donne des douches. C’est dommage, on avait constaté une baisse des migrants."

Intervenant à bord, les forces de l'ordre avaient organisé "la sortie des véhicules, voitures et poids lourds" et "ratissé le ferry", interpellant dans un premier temps 46 personnes, placées en garde à vue au commissariat de Calais.

"La petite dizaine de migrants toujours réfugiée en haut de la cheminée refuse pour le moment de descendre. 
Une première tentative des sapeurs-pompiers a permis de les approcher, sans parvenir à les convaincre, et une deuxième tentative est en cours", a dit dimanche matin Jean-Philippe Vennin, insistant sur les "conditions météo pluvieuses et venteuses" rendant l'opération "compliquée". Les cheminées dégagent de la chaleur et les (cinq ?) individus sont équipés chaudement, notamment des incontournables capuches... Il fait actuellement 15° à Calais à la mi-journée.

Le trafic des bateaux, temporairement perturbé samedi soir, est revenu à la normale dimanche, selon la préfecture. "Le ferry en question a été déplacé au cours de la nuit" pour ne pas gêner la circulation des autres bateaux.
Sujet nouveau de la gestion à risque des passagers clandestins sur les lignes commerciales.Le sujet des passagers clandestins embarqués sur les navires [incluant la marine marchande] et les conséquences de leur présence au sein du monde maritime et portuaire est un phénomène  peu médiatisé, car peu visible mais entraînant pourtant des situations humainement difficiles, devant concilier des considérations économiques et  les droits humains.
Suite à une enquête dans une vingtaine de sites portuaires autour de l'Europe, le réseau Migreurop a récemment publié un rapport faisant état du traitement réservé aux passagers clandestins à bord des bateaux, ainsi que dans les ports maritimes au départ comme à l'arrivée. Cette recherche met en exergue la diversité d'acteurs publics et privés intervenants tout au long de la trajectoire des passagers clandestins et témoigne de la
complexité du transfert de compétences, notamment en terme de prévention, d'enfermement et de rapatriement, d'acteurs publics traditionnellement concernés par ces questions (Etats, services sociaux, etc) à des acteurs privés, au rang desquels les sociétés d'assurance qui exercent un rôle notoire. En marge de ce rapport et en puisant dans les enquêtes effectuées notamment dans les ports de Barcelone en Espagne et de Tanger Med au Maroc, le passager clandestin pose un problème de gestion du risque, pour lui-même et pour  les transporteurs, les assureurs et les complexes portuaires confronté à des situations nouvelles, diverses, croissantes et démesurées qui ne relèvent pas de leur compétence traditionnelle.
Révélateur d’intérêts économiques et politiques,
le risque "passager clandestin" entraîne l'apparition d'une économie, pécuniaire et administrative, mais aussi d'une politique "humanitaire", qui crée des problèmes de réactivité compatible avec la protection des populations endogènes, ou en cours d'un établissement déjà perturbé par des considérations idéologiques divergentes. Voire une instrumentalisation.

Code de la route : Castaner s'exhibe au volant de sa voiture pour un entretien avec la presse

Le ministre de l'Intérieur est-il exemplaire ?

Chantal Perrichon, présidente de la 'Ligue contre la violence routière', est prise de nausée



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Chantal Perrichon, ci-contre, a été contrôlée à 216 km/h au volant de son Audi A8 à moteur V8, ce qui ne l'a pas empêchée de redescendre sur le plancher des vaches pour soutenir Edouard Philippe dans sa campagne pour imposer 80km/h aux autres. Selon elle, il est prouvé depuis longtemps que la vitesse est la cause principale des accidents de la route: l'alcool et les stupéfiants n'y seraient pour pas grand chose...

A l'heure du matraquage des automobilistes par les radars et les prix des carburants ou de la limitation de vitesse à 80 Km/h, Christophe Castaner fait le cacou [l'intéressant, en provençal] et l'étrange opération de communication de Castaner - qui répond à BFMTV au volant d'une voiture -  interpelle les téléspectateurs depuis ce matin. On peut en effet voir et entendre le Ministre de l'Intérieur répondant à une cour de journalistes de la chaîne. Or, on sait bien que le Ministre de l'Intérieur, pour des raisons de sécurité, est toujours très entouré, très surveillé et rarement au volant d'une voiture pour se déplacer.
BFM a donc eu besoin d'un expert en ministres au volant !

Et, 
pour décrypter cette image, il ont fait appel à Alexis Lacroix, directeur de l'Express. A-t-il été rétribué, entre amis, pour produire cette analyse ?

"Le Ministre de l'Intérieur est en pleine opération de communication et, en étant aux commandes de la voiture, il veut montrer que c'est lui qui tient les commandes et que la situation est maîtrisée. Au propre, comme au figuré, c'est lui qui tient les commandes !"

Tient-il aussi magistralement les commandes de sa vie ?
A 53 ans depuis janvier, sa discrète épouse, Hélène, est cadre bancaire, qui le sortira de sa vie de jeune voyou marseillais.
Christophe et Hélène Castaner, c'est avant tout un amour lycéen à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). C'est d'ailleurs elle qui l'exfiltrera de ses mauvaises fréquentations marseillaises où il gagne de l'argent facile au poker. C'est probablement de cette époque qu'il garde un humour graveleux qui le destinait aux commissariats. 

Ainsi a-t-il aussitôt réagi au lapsus du présentateur de Quotidien (TF1) qui avait dérapé sur le prénom de Brune Poirson, secrétaire d'Etat : de Brune à "burne", il n'y a pas 20 cm... 


Une réaction machiste dans les deux cas, mais que Marlène Schiappa préféra encore ignorer (en 2017). 
A cette époque, Hélène peine à l'aider à se ressaisir, mais Castaner obtient finalement son baccalauréat en candidat libre - au rattrapage - à l'âge de 20 ans, en 1986. A la faculté de droit d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), il trouve plus amusant de militer politiquement et celui qu'on surnomme "Casta" finit par se lancer en politique... Nul besoin de diplôme ! 
Quand en 2001, Christophe Castaner est élu maire de Forcalquier, dans les Alpes-de-Haute-Provence (fonction qu'il occupe jusqu'en juillet 2017), 
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son épouse Hélène n'en peut finalement plus de lui et "entame sa carrière de cadre bancaire à Aix-en-Provence", à plus d'une heure de route. De son côté, il s'insinue dans plusieurs cabinets ministériels et, sans jamais travailler dans la société civile, devient vice-président du conseil régional de Provence-Alpes Côte d'Azur en 2004, puis député des Alpes-de-Haute-Provence en 2012.
Le couple a deux filles : l'aînée Jade, âgée de 18 ans, aujourd'hui en classe préparatoire à Paris, et Léane, 14 ans, collégienne à Forcalquier.
Sa cadette est la seule qui l'attire encore à Forcalquier où l'ancien maire socialiste passe plus que jamais pour un "bouffon". "J'ai la chance que mes filles aient une maman qui est hyper­dis­po­nible, confie-t-il (la banque n'est pas accaparante) et qui me sécu­rise dans ma vie, parce que je ne pourr­ais pas faire le métier que je fais si on n'était pas heureux et si on n'était pas sûrs que ses enfants le vivent bien. C'est grâce à leur mère et je l'en remer­cie", déclarait-il, en mai 2018 sur la chaîne LCI et en langue de bois, comme on remercie, mécaniquement, des collaborateurs. Il tentait alors encore de sauver les apparences.

"Vous savez pourquoi je voulais être ministre de l’Intérieur? C’était pour appuyer une fois sur le bouton du gyrophare !"

Une confidence, non pas de Gégé Collomb, mais de Cacastaner 

Cette turlupinade est signée du ministre de l'Intérieur, en marge de sa visite à l’établissement central logistique de la police nationale de Limoges, vendredi dernier. Mais Casta ne s'est pas contenté de titiller le petit bouton de la sirène : en l'absence de son binôme, le co-ministre avait également à coeur de prouver quelque chose en prenant le volant d’une voiture de gendarmerie: il y a un pilote à part entière à Beauvau ! 

Pour sa com', le ministre facétieux facétieux s’est en effet rendu ensuite à la caserne Jouan, au volant d’un 4x4 flambant neuf estampillé Gendarmerie, accompagné de trois journalistes de ...BFM TV, le tout sous les yeux battus du reste de la presse accréditée. 
Chez le "kéké", tout est dans l’art  médiatique du roulage de mécanique !

Liberté d'expression - Thomas Misrachi vire un Gilet jaune du plateau de BFMTV : le "grand débat", ce n'est pas sur cette chaîne !

L'arrogant journaliste a cherché à mettre son invité en difficulté

L
'arrogant présentateur a fait une crise d'autoritarisme, en direct sur l'antenne de BFMTV

Miscrachi a opposé 
son mépris au discours d'un Gilet jaune invité.
Misrachi, l'un des journalistes fossoyeurs de la profession

A 18h30, face à un modeste Gilet jaune, le journaliste a fait étalage de son parti-pris : "Si vous n'êtes pas content, la porte du plateau est là !" On le savait, bien qu'il s'en défende depuis quatre mois, ce présentateur macronien prétentieux occupe ce temps d'antenne davantage du fait de sa soumission au pouvoir que de sa compétence : sa crise en direct en dit long sur son sentiment d'infériorité masqué par une volonté inassouvie de pouvoir. Une névrose dont l'expansion brutale dans le paysage politique s'explique par l'arrivée au Palais Bourbon de députés ambitieux que leur parcours dans la société civile a laissés insatisfaits.  

Ce samedi soir, comme à son habitude, le présentateur ne présentait pas: il débattait. Il ne posait donc pas des questions : il tentait de faire avancer ses arguments par le biais de questions insidieuses, tendancieuses et fallacieuses. Il n'écoutait pas les réponses : il les interrompait. 
Alors, un peu après 18h30, le Gilet jaune en plateau, en direct, a exprimé son agacement à force d'être en permanence coupé par Misrachi, menton prognathe en avant : "Il n'y a que moi que vous coupez sans arrêt comme ça sur votre plateau. Alors laissez-moi finir mes explications."

Une remarque que le controversé Thomas Misrachi ne supporta pas :
"Ecoutez, c'est faux," répliqua le protégé d'Alain Weill (PDG de BFMTV) et Patrick Drahi (propriétaire de Libération, L'Express, BFM TV et RMC), péremptoire, agressif et aussi puissant, par patrons interposés. Mais, incapable de modestie et d'auto-critique, le petit bonhomme trahit son débordement par les événements en ajoutant : "Vous êtes 5 sur ce plateau et chacun doit pouvoir parler et il faut qu'on avance." Misrachi se serait-il surestimé ?

VOIR et ENTENDRE
l'agression du Gilet jaune (liste RIC aux Européennes) par un journaliste cassant Misrachi qui a rassemblée plus d'intervenants qu'il ne peut gérer et l'empêche de développer un raisonnement :

Chez Misrachi, il faut parler dans ses silences... c'est-à-dire répondre par oui ou par non. En effet, Misrachi est mal à l'aise lorsque la maîtrise du "débat" lui échappe.

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"Maintenant, si vous n'êtes pas content, la porte est là !" Se permettrait-il un tel mépris face à un politicien ou un annonceur ?
Sans plus attendre, dignement, le Gilet jaune - Jérémy Clément - décide alors de ne pas se laisser dicter ses comportements et déstabiliser : il quitte aussitôt le plateau de son hôte inhospitalier et intolérant que le peuple indispose...

BFMTV a en revanche offert entre 3 et 15 heures d'antenne au président en pré-campagne électorale, chaque semaine, en une ou en trois fois (une vingtaine d'heures la semaine dernière, sous n'importe quel prétexte), mais sacrifie à contre coeur à son obligation de céder du temps de parole aux opposants, contestataires et manifestants : les valeurs de la démocratie passent évidemment mal chez les totalitaires.

Matraquage d'un député LFI par la police à Bordeaux, en marge de l'Acte XVI des Gilets jaunes

Des faits que l'AFP qualifie de "graves accusations" : diffamation ?

Un député LFI affirme avoir été matraqué par la police, samedi à Bordeaux, en fin de manifestation

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Le député de La France Insoumise (LFI) Loïc Prud'homme, 49 ans, a affirmé avoir été "matraqué" par la police, lors de l'Acte XVI des Gilets jaunes, le samedi 2 mars. 

Sur les images d'une vidéo, ci-dessous, Loïc Prud'homme montre son oreille gauche sur laquelle on distingue une tache de sang. "Je viens de me faire matraquer par les forces de l'ordre alors que je rentrais tranquillement récupérer mon vélo. Voilà le travail de la police, quand on se replie gentiment, qu'on est député de la République", dit, dans la vidéo, le vice-président du groupe d'amitié France-Cuba à l'Assemblée nationale. 

Le leader du parti d'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, a réagi très rapidement sur Twitter : "Il faut arrêter cette dérive. Ce n'est plus la France ça".

Dans un autre message sur Twitter,
l'élu de la circonscription de Bègles et Bordeaux indique son intention de faire "un signalement" à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le préfet Didier Lallement a rapidement répliqué sur le compte Twitter de la préfecture
, en estimant que les forces de l'ordre "ont correctement fait leur travail" lors d'une "manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations"
"Je les soutiens totalement", écrit le représentant de Castaner en Gironde, acceptant implicitement que le sang puisse être versé. 

Des propos jugés "scandaleux" par l'élu, un technicien à l'INRA,
Institut national de recherche agronomique.

LFI demande la démission de Castaner 

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Dans la foulée, La France Insoumise a affirmé dans un communiqué que Loïc Prud'homme avait été matraqué "en toute impunité" par "des policiers", alors qu'il "partait pacifiquement de la manifestation". "Ils l'ont fait consciemment après avoir reconnu la fonction de Loïc", a-t-il dénoncé. 

"Frapper un député symbolise la dérive autoritaire actuelle". "Nous demandons immédiatement la démission de M. Castaner, ainsi que des excuses et l'ouverture d'une enquête de l'IGPN"

"J'ai sorti ma carte de député pour signaler qui j'étais et j'ai pris une volée de matraque, ainsi que mon ami", a ajouté le député LFI, successeur de Noël Mamère en Gironde, au micro de Cnews. 
Le représentant de la nation dénonce "une doctrine de maintien de l'ordre absolument intenable" et "une dérive autoritaire"

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En revanche, avec vingt autres de ses semblables, ce député radical milite pour le vote d'un impôt supplémentaire avec l'instauration d'une taxe sur le sel : le retour de la gabelle !

La capitale girondine reste un bastion des Gilets jaunes du samedi, du fait de la fermeture annoncée de l'usine Ford de Blanquefort et de l'emprise communiste, puis écologiste sur Bègles, avec 4.000 personnes mobilisées - autant qu'à Paris, si on en croit les chiffres de Castaner - pour cet acte 16 contre 3.500 samedi dernier, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Un pic à 6.000 personnes avait été enregistré mi-janvier, selon la préfecture.

samedi 2 mars 2019

A Marseillle, contrairement à l'affirmation de Macron, la police aurait fait un mort

Zineb Redouane, quantité négligeable pour le président péroreur

Macron ne calcule pas la mort de cette Algérienne à Marseille

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Le président Macron s'est fait l'auteur d'une fake-news depuis l'Egypte, se flattant au Caire que "si onze personnes ont perdu la vie lors des manifestations des Gilets jaunes en France, aucune n’a été victime des forces de l’ordre".

Et il a poursuivi sa péroraison sur les mêmes bases fausses au cours d’une conférence de presse avec son homologue Abdel Fattah al-Sissi : "Je note qu’ils ont bien souvent perdu la vie en raison de la bêtise humaine, mais qu’aucun d’entre eux n’a été la victime des forces de l’ordre." Le zèle des policiers aux ordres de Castaner a coûté la vie à Zineb Redouane, qui n'est une Algérienne de 80 ans, et non pas une factieuse. Elle est une victime collatérale de la force de frappe policière, au cours de manifestations à Marseille, début décembre.

L'octogénaire fermait les volets de son appartement au quatrième étage, lorsqu'un projectile l'a atteinte en pleine face.
Le décès de cette octogénaire à l'hôpital en décembre 2018 est une mort pour rien dans les statistiques de Macron. Touchée la veille à son domicile par un tir de grenade lacrymogène en marge de manifestations, elle est un détail de la répression, mais fait automatiquement, réglementairement, l'objet d'une information judiciaire à Marseille, "ouverte pour recherche des causes de la mort" et est "toujours en cours", a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux. Le Parquet avait saisi l'IGPN, la police des polices, dans le cadre d'une enquête préliminaire.

La victime n'aurait pas supporté le "choc opératoire"
Après le décès de cette Algérienne à l'hôpital, Mme Zineb Redouane, hospitalisée après avoir été blessée "par des éléments d'une grenade lacrymogène", était morte "d'un choc opératoire", avait expliqué le Parquet après son autopsie. "Le choc facial (n'est) pas la cause du décès"avait-il insisté, mais assurément d' "un arrêt cardiaque sur la table d'opération".

Des proches de la victime, dont sa fille qui avait fait le voyage depuis Alger, ont déposé des fleurs ce samedi 2 mars devant l'immeuble où elle vivait, au coin de la Canebière. "On n'oublie pas et on cherche toujours la vérité jusqu'à ce que justice soit faite", a déclaré Milfet Redouane, 42 ans, sa fille.

"Un agent de police m'a visée"

Des plots de grenade avaient été retrouvés chez elle, 
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bien que son appartement soit situé au quatrième étage. Malgré la distance, un projectile avait néanmoins atteint la vieille dame  en pleine face, ce qui donne une idée de la puissance du tir.

"Elle m'a dit qu'elle avait reçu la grenade alors qu'elle fermait sa fenêtre à cause des lacrymogènes"
, a témoigné lors du rassemblement de samedi sa voisine d'en-dessous, Nadia Takouche, qui lui avait alors apporté assistance. La victime lui aurait dit "'un agent de police m'a visée'", affirme ce témoin.
"Je l'ai entendue frapper le sol avec ses pieds et crier 'au secours'", a-t-elle poursuivi, ajoutant s'être alors précipitée chez sa voisine et l'avoir trouvée "en sang, défigurée, dans un appartement rempli de poussière".

L'immeuble de Mme Redouane donne sur une rue étroite, au coin de la Cannebière. Des incidents violents y avaient éclaté après une journée où s'étaient mêlées plusieurs manifestations, "gilets jaunes", CGT, et militants contre l'habitat insalubre dans la cité phocéenne.

Mais Macron incarne l'exemplarité.
Image associée
L'un des deux est assis au bord de son fauteuil,
sur la pointe des fesses, pour se grandir...

Transcendé par son sentiment de supériorité, il a laissé libre cours à son esprit d’ouverture démocratique face au président égyptien et le donneur de leçons ajouta, selon les propos rapportés par l’AFP : "En France, il est permis de s’exprimer librement (…). En France, on peut dire tout. [Mais la liste est longue des exceptions: femmes, homosexuels, obèses? Juifs, Noirs ou Arabes et macroniens]. Parfois, on dit beaucoup contre le pays lui-même, je le regrette, c’est la force de la démocratie. Il y a, dans notre pays, une liberté qui est constitutionnellement garantie, qui est la liberté de manifester. Et nous entendons bien la protéger."

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Misrachi sur un scène de guerre
dans un paysage breton!
Résultat de recherche d'images pour "thomas Misrachi"Il faut encore citer une autre exception : le plateau de Thomas Misrachi sur BFMTV, où il faut subir les interruptions malveillantes du présentateur, un  homoncule arrogant qui dicte sa loi à ses invités (tout est là, à droite), avec d'autant plus d'arrogance qu'il le méprise, en sa qualité d''élite (noté 1,69/5 par topjournaliste.com : allez donc lui rectifier sa sur-cotation... ) ! 

C'est l'expérience vécue par un Gilet jaune qu'il avait invité pour le faire taire... Le "gueux", un citoyen de classe jugée inférieure, a été invité à prendre la porte, s'il n'était pas content du mauvais traitement qui lui était réservé. Ce que le paria a choisi de faire, jusqu'à la fin du Grand débat national et en attendant l'heure des comptes.