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mercredi 2 mai 2018

1er Mai 2018 : des exactions syndicales déjà en 2009, Boulevard de l'Hôpital à Paris

"La mobilisation contre le CPE atteint une ampleur inégalée", titrait Le Monde

L'arrivée sur le Boulevard de l'Hôpital est le déclencheur traditionnel des débordements de l'extrême gauche

Les nervis de la CGT ne sont-ils pas vecteurs de violences ?
"Il est impensable que le premier ministre reste arc-bouté sur sa position", estima alors le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, place d'Italie en direction de la place de la République, avec les mêmes syndicats, pour la plupart : Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Bruno Julliard (UNEF), Jacques Voisin (CFTC), Gérard Aschieri (FSU), Alain Olive (UNSA), Annick Coupé (Solidaires) - avaient pris la tête de cortège, derrière une banderole réclamant le "retrait du contrat première embauche", rapportaient Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.03.2006 à 21h34 • Mis à jour le 28.03.2006 à 21h36

Dès le départ du cortège,
une centaine de casseurs avaient tenté de pénétrer dans un supermarché du boulevard de l'Hôpital et brisé les vitres d'un café adjacent. D'autres heurts étaient à déplorer, vers 16 heures, à l'arrivée du cortège, place de la République. 
Des manifestations qui rappelaient celles de mai 2002 et novembre 1995.

Les syndicats récidivent : la police n'a rien appris


Les casseurs ne sont pas que des"jeunes" révolutionnaires
Manifestation du 5 juillet 2016 à Paris contre la Loi Travail : situé à Paris sur le chemin des manifestants, l'hôpital de la Pitié Salpêtrière avait été protégé par des CRS. Des "casseurs" s'étaient attaqués à l'hôpital Necker-Enfants malades lors de la manifestation précédente du 14 juin. La façade avait été taguée et des vitres brisées.

14h16 - Quelques groupes refusent de se soumettre à la fouille obligatoire pour pénétrer dans la zone de la manifestation. La manifestation devait démarrer à 14h, il se peut que le coup d'envoi ait pris un peu de retard du fait du haut niveau de sécurité imposé [en 2016]. 
Si elle l'avait voulu, la préfecture de police de 2018 aurait pu renouveler son blocage de juillet 2016 :
Une manifestation sauvage a été bloquée par la police. Après une assemblée générale à la Bourse du travail à Paris, des opposants ont décidé de manifester entre la place Denfert-Rochereau et la place d'Italie pour protester contre la "mise en cage du droit de manifester", rapporte Libération (en juillet 2016).
5 juillet 1016, à 14h34 - Certains manifestants qui refusaient les fouilles ont finalement réussi à rejoindre le cortège sans être contrôlés, rapporta une journaliste du Monde présente sur place.

En 2016, les "casseurs" s'étaient déjà infiltrés entre les forces de police et la tête du cortège : rien de nouveau sous le soleil macronien :



Des violences avaient déjà été déclenchées par des  anti-capitalistes Boulevard de l'Hôpital 


Des fous furieux s'en étaient pris à l'hôpital Necker, donc aux enfants malades qui y sont soignés.
Comme toujours depuis le début des manifestations contre la loi Travail, des débordements ont émaillé le cortège parisien du mardi 14 juin. Abribus, horodateur et vitrines de magasins n'ont pas résisté au passage de quelques "milices de fascistes", aurait-on dit, si la droite extrême avait été impliquée, venus dans le seul but de tout briser sur leur passage entre la place d'Italie et les Invalides.

VOIR et ENTENDRE
l
e reportage sur les violences de manifestants anti-loi Travail du 14 juin (73 interpellations en France):

C'est cette attaque, très symbolique de l'esprit révolutionnaire, qui a scandalisé de très nombreux internautes. L'hôpital Necker a en effet été la cible de jets de projectiles, comme le montre la photo tweetée par ce journaliste du Monde. "Ne travaillez jamais", peut-on lire sur l'inscription anarchiste laissée sur la façade...
Cette gauche barbare française qui attaque un hôpital a sûrement des leçons d'humanisme à donner à propos du conflit israélo-palestinien, mais la France profonde réprouve totalement qu'ils s'en prennent à des enfants. 
D'autres, mieux informés, ont rappelé que c'est dans cet établissement que le fils du couple de policiers tués à Magnanville était hospitalisé.
hopital necker
Ces violences ont également été dénoncées par plusieurs responsables politiques. La ministre de la Santé a évoqué une "attaque insupportable" tandis que Philippe Vigier, patron des députés UDI, demande des "sanctions exemplaires". A-t-il déposé une proposition de loi dans ce sens ?
La direction des hôpitaux parisiens a annoncé que "15 baies vitrées ont été cassées". "Une plainte est déposée", a ajouté l'APHP. Peut-elle préciser quelles suites lui ont été données ? 
Quel "soutien aux professionnels de santé mobilisés auprès des patients", Marisol Touraine (PS) a-t-elle concrètement apporté ?
Quant au ministère de l'Intérieur, il n'a rien appris...

mardi 1 mai 2018

1er Mai: la gauche anti-républicaine se révèle dans toute sa violence

L'ultra gauche l'a belle quand les syndicats s'opposent aux forces de l'ordre

Des milices anarchistes, antifa et autonomes, font dérailler la manifestation parisienne

L'AFP écrit : "Des 'black blocs' manifestent en marge du défilé parisien du 1er Mai 2018", alors qu'ils prennent la tête du cortège. La gauche exemplaire accuse de violence ses propres éléments extrémistes. "Les casseurs décrédibilisent tout": la présence d'un grand nombre de "black blocs", qui ont provoqué les forces de l'ordre et tout saccage sur leur passage, a fait "dérailler la manifestation parisienne du 1er Mai, qui n'a pas pu se dérouler comme prévu". Un jugement partisan de l'AFP. 

Partie vers 15h00, la manifestation a très rapidement dégénéré, bloquée par quelque "1.200 black blocs" recensés par la préfecture de police - donc largement plus nombreux et non assumés par les organisateurs - sur les 14.500 manifestants, "une configuration inédite," selon une source proche du dossier qui ne souhaite pas être identifiée. Et pour cause, car l'appréciation est fausse. 

Leurs activistes sont incontrôlables, mais les organisateurs maintiennent le défilé

Côté syndicats, la police a recensé 20.000 manifestants et la CGT 55.000. Face aux affrontements et dégradations, les forces de l'ordre ont tardivement riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et avec deux lanceurs d'eau. De nombreuses dégradations ont été commises par les militants habillés de noir, casqués et encagoulés, puisque des associations et la LDH, marquée à gauche, s'opposent à l'interdiction des cagoules et des masques, au nom de la liberté de manifester. 

"On en a marre de ce système capitaliste qui détruit tout, de la répression policière brutale contre ceux qui s'y opposent, grondent pourtant les anarchistes, antifa et autonomes. On veut un changement radical, qu'on écoute la société; on veut de l'écologie, de l'altermondialisme", a dit l'un d'entre eux, se décrivant comme un "étudiant de 19 ans", interrogé - sous couvert d'anonymat - par l'AFP qui rapporte ses propos sans vérifier ses déclarations. 

Près de 200 "black blocs" - revendiquent-ils cette appartenance ou est-ce pur supputation? - ont été interpellés, selon la préfecture de police, qui a également mentionné six autres interpellations, pour port d'arme prohibé ou jets de projectiles. Ont-ils une carte d'adhérent à ces milices de gauche révolutionnaire hyper-violentes ? 

Bien qu'absent de l'Elysée, le président de la République Emmanuel Macron a condamné les faits. 
Ses services ont fait le travail sur Twitter, dénonçant "avec une absolue fermeté les violences" qui ont "dévoyé les cortèges du 1er mai". Sans renouveler la langue de bois politique, son entourage prête à Macron, depuis l'Australie, ces mots convenus : "Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes". Ainsi, sa police a réussi à interpeller plus de 200 individus, sur les 1.200 voyous... Des gardes à vue auraient même été prononcées.

Dans un communiqué, le premier ministre, Edouard Philippe, a également condamné  ces violences et "l'irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements". 

Venu manifester en famille, Mathieu Gourmelon, 54 ans, a regretté que les "blacks blocs" - en fait, des anarcho-autonomes ordinaires, jusqu'à plus ample informé - aient éclipsé les autres participants, qui défilaient en troupeau : "Les casseurs [possiblement encartés, en vérité] décrédibilisent tout," estime ce militant. 

Face à l'impossibilité pour la manifestation syndicale de se dérouler comme prévu par les organisateurs, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, a dû "inviter" les organisateurs - CGT et FSU (communistes), Solidaires (trotskistes),  et des fédérations franciliennes de FO (sensibilités diverses, parfois extrêmes) - à modifier l'itinéraire, ce qu'ils ont fait. "Mais il a fallu batailler, a raconté le trotskiste Eric Beynel, porte-parole de Solidaires (organisation non représentative), qui s'exonère de toute responsabilité, par entêtement révolutionnaire : "la préfecture de police nous a demandé à plusieurs reprises d'arrêter la manifestation, ce qu'on s'est refusé à faire. On n'avait pas de raison de ne pas aller jusqu'au bout". Les violences et dégradations prouvent le contraire.

Le secrétaire général de la CGT  a évidemment critiqué les autorités pour leur gestion de son désordre et Philippe Martinez a réclamé des explications au préfet de police et au ministre de l'Intérieur... C'est à eux "de prendre les mesures pour que de telles choses ne se passent pas", a-t-il estimé, couvrant l'incompétence de son propre service d'ordre pourtant réputé muscle et efficace en fonction des ordres donnés. 

Le syndicat UNSA-police a déploré qu'aucune "interpellation en amont" n'ait eu lieu. "Quand les exactions ont commencé, il y avait au moins un millier de personnes (des extrémistes pro-migrants clandestins, comme à Calais ou à la frontière franco-italienne, et à Notre-Dame-des-Landes ou à Tolbiac) entre eux et les forces de l'ordre," estime-t-il dans un communiqué
L'AFP assure en revanche que les milices d'"antifa" et d'"autonomes" étaient "en marge" du cortège... 

Les principaux leaders politiques de l'opposition s'en sont également pris au gouvernement après ces violences. 
"On ne pouvait pas intervenir", a expliqué le préfet de police. "Nous voulions éviter à la fois parmi les manifestants, mais aussi parmi les forces de l'ordre, qu'il y ait des blessés voire des morts", a ajouté le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, impuissant. 
Au moins quatre personnes, dont un policier, ont été légèrement blessées, selon le préfet de police. -
Dans la plupart des grandes villes, à l'inverse de Paris, les manifestations, auxquelles participaient aussi les organisations étudiante et lycéenne UNEF et UNL, et parfois La France Insoumise (LFI), le NPA (SUD), le PCF ou Lutte ouvrière (LO), se sont déroulées sans débordements. 

La convergence syndicale n'a pas eu lieu

Ph. Martinez a regretté que FO et la CFDT aient boudé l'appel de sa confédération, "alors qu'il y a beaucoup de luttes unitaires dans tout le pays". Bernadette Groison (FSU, suiveurs du PCF), lui a fait écho, déplorant cette "tradition française" de division syndicale. 

Au total, les manifestations ont rassemblé 210.000 personnes en France, selon la CGT qui n'a pas hésité à qualifier la mobilisation de "réussite", 143.500 selon le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police de Paris. Les cheminots participaient en nombre aux cortèges. 

Présent à Marseille, où la manifestation a rassemblé 4.200 personnes, selon la police, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui travaille à sa candidature à la mairie, a établi un distinguo optimiste, assurant  que "la jonction des forces est, malgré les apparences, en train de se faire" entre mouvement social et forces politiques, constatant toutefois que "rien n'est réglé pour ce qui est de la division syndicale"
De fait, la journée internationale du Travail est l'occasion pour chaque organisation syndicale de faire étalage de sa force, comme ce fut le cas en 2002 quand elles firent bloc pour "faire barrage" à Jean-Marie Le Pen.

Plus radical que son prédécesseur, Jean-Claude Mailly, Pascal Pavageau, le nouvel patron de Force ouvrière, a annoncé sa volonté de contacter ses homologues pour discuter d'une éventuelle "unité d'action". Sa centrale est cependant restée fidèle à son habitude de défiler séparément le 1er Mai. 

1er mai : pied de nez de Macron aux syndicats depuis ...l'Australie

Pendant que les syndicats manifestent, Macron voyage aux antipodes

Depuis l’Australie, Macron fait de la provocation

Il nargue les syndicats en déclarant qu' il "n'esquive pas." 
"Je continue à travailler, n'hésite-il pas à assurer, tout en continuant de faire visiter le monde à Brigitte à chaque weekend prolongé. Ce n’est pas la première fois en effet que le président sera loin de Paris pendant que les Français prennent du repos ou défilent sous ses fenêtres.

Le président a même trouvé le moyen de s’agacer des critiques sur son déplacement. "Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République", argumente-t-il.  Mais Macron préfère se mettre à l'abri dans un pays où les luttes sociales sont feutrées comme une banque et, si les manifestants du 1er mai veulent qu’Emmanuel Macron les entende, ils vont devoir crier très fort. 

Pendant que les syndicats battent le pavé, partout en France, le chef de l’Etat est dans l'hémisphère sud… à Sydney. 
Le président et  son épouse entament une tournée de plusieurs jours dans le Pacifique. Son avion a atterri ce mardi en Australie, où il restera jusqu’au 3 mai, avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie jusqu’au 5 mai. 

Pour son 1er anniversaire à l’Elysée, le président a donc laissé les syndicats s'agiter:
la France perturbée par ses réformes laisse le président indifférent. La semaine sociale est pourtant très chargée : la manifestation du 1er mai intervient entre deux séquences de grève des cheminots contre la réforme de la SNCF et avec deux nouvelles journées de grèves chez Air France (3-4 mai). 
Et le 5 mai, le député de la France Insoumise François Ruffin a appelé à une manifestation nationale "pour dire stop à Macron et à sa politique"

A des milliers de kilomètres de Paris, le président a tenté d'apaiser les esprits

Dès son arrivée en Australie, il a fait venir les journalistes de son escorte pour expliquer, sur les conseils de son entourage, que "les voyages sont programmés longtemps avant, je m’occupe de ce qui se passe à Paris comme ailleurs […] Je ne suis pas de tempérament à esquiver quoi que ce soit," estime-t-il. "Vous vouliez que je reste chez moi à regarder la télévision, a-t-il caricaturé, avec agacement. J’ai autre chose à faire," s'est-il encore flatté. Et d'assurer qu’il "continue à travailler, les réformes continuent à être menées." 

Imbu de sa personne, le président fait de nouveau la leçon à ses détracteurs.
"Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République," a-t-il expliqué à la populace, s'exprimant à la troisième personne, comme Alain Delon. 
Jupiter est courroucé par les critiques sur son déplacement loin de Paris. "Mon travail n’est pas de regarder la télé et de faire des commentaires" tacle-t-il, dédaigneux.

En Australie, Emmanuel Macron entend "réhausser le partenariat stratégique" entre les deux pays

La défense, le climat et la gastronomie sont au programme de ce déplacement  du fanfaron, avec des accords commerciaux et institutionnels. Le président doit également commémorer l’engagement australien pendant la Première Guerre mondiale en France. Il faudrait toutefois qu'il soit plus efficace en Australie qu'aux USA d'où il est rentré bredouille, qu'il s'agisse de l'environnement ou du nucléaire en Iran. 
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Assez de rodomontades et de voeux pieux : le 25 avril à Washington, le président Macron a affiché ses divergences avec Donal Trump en défendant l'accord sur le nucléaire iranien et la lutte contre le réchauffement climatique. "Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l'Iran", a lancé Macron lors de la conférence de presse qui a suivi ses entretiens avec son homologue Donald Trump, mardi 24 avril. Et puis après ? 
Sans compter que, sur la question de la hausse de la fiscalité des GAFAles ministres des Finances européens réunis à Sofia ont infligé à Bruno Le Maire une claque magistrale.

A partir de jeudi,
il sera en Nouvelle-Calédonie en pleine commémoration du 30e anniversaire du drame d’Ouvéa et à six mois du référendum d’autodétermination. 
Il fera un saut à Saint-Martin, pendant un défilé contre la réforme du Code du Travail. 

Les hasards du calendrier font qu'Emmanuel Macron met à chaque fois de la distance entre lui et les manifestants. 
Le 22 mars dernier, pour la première manifestation des fonctionnaires et des cheminots, il était à Bruxelles au Conseil européen.
Le 12 septembre 2017, pendant que les opposants à la réforme du Code du travail défilaient en métropole, le président était allé se montrer auprès des sinistrés de l’ouragan Irma à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Les autorités locales - et plus encore la population - pourront lui présenter le piètre bilan de son action.

Les dépenses privées des Macron ne nous coûtent pas moins cher que celles de leurs prédécesseurs

Après un an de macronisme, le renouvellement des moeurs politiques n'a toujours pas commencé

Les pratiques de Macron concernant ses dépenses privées tranchent-elles avec celles de ses prédécesseurs ?
 

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Est-ce qu'elle paie elle-même ses extensions
et lui? ses lingettes ?
Quand Nicolas Sarkozy était Président, payait il ses dépenses personnelles, ainsi que celles de sa femme et de ses enfants ? Cette question est suscitée par l'article du journal Le Parisien vantant une attitude irréprochable d'Emmanuel et Brigitte Macron en matière de dépenses privées. Tant de flatteries accumulées finissent par interpeller et, avec cette flagornerie de trop dans les colonnes de ce journal de courtisans, la coupe est peut-être pleine. Vérification faite, cette assertion du Parisien est une nouvelle infox, ou 'fake news', pour les défenseurs de l'hégémonie de l'anglais dans le monde.
Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron faisaient-ils moins bien en la matière que les exemplaires Macron ? En fait, à en croire René Dosière, un analyste qui consacre sa vie à révéler les dépenses des uns à l'Elysée et à masquer celles des autres, les pratiques d'Emmanuel Macron ne constituent guère une révolution et sont "dans la continuité de ce qui s'est mis en place sous Nicolas Sarkozy et de ce qui se pratiquait sous François Hollande". Macron ne fait pas mieux, mais c'est la faute de Sarkozy... A la bonne heure ! 
Le Parisien s'esbaudie de ce que les Macron déboursent eux-mêmes les courses de ce prestigieux logement de fonction, du dentifrice jusqu’aux croquettes de Nemo ! "Economies obligent, ils n’ont pas changé un seul meuble à l’exception… du matelas", précise la gazette parisienne, un brin prosaïque. Rivalisant à cet égard avec la presse caniveau, elle ajoute que le président acquitte aussi une taxe d’habitation, "pas la moindre des cocasseries" pour celui qui veut la supprimer. Ne demandons pas au Parisien de préciser que cette suppression n'impose aucune contrepartie  aux 20% les plus aisés, donc au banquier et à sa retraitée de la fonction publique que la hausse de la CSG ne semble pas affecter: elle vit (bien) des bénéfices de la maison Trogneux, maîtres-chocolatiers qui, pour autant, ne comptent pas redistribuer leur fortune sous la forme de diplômes en chocolat aux “professionnels du désordre” estudiantin...
"Vous devriez installer un compteur d’eau et d’électricité. C’est, paraît-il, ce que faisait de Gaulle, ça ne peut que plaire au président", avait achevé Dosière. 

Lorsqu’il se déplace à titre privé, le tandem présidentiel paie aussi ses chambres d’hôtel.
Résultat de recherche d'images pour "lingettes de Macron Macron"Dosière n'a pas à justifier ce choix, mais Le Parisien feint d'ignorer ce que son confrère Europe 1 a révélé : Macron a dormi aux frais de la princesse à la préfecture de Haute-Vienne, à Limoges, après un "banquet républicain" avec des élus locaux, avant de se rendre à la commémoration du massacre nazi d'Oradour-sur-Glane. Il ne fallait pas mettre le doigt sur la contestation populaire : les belles images de proximité sont souvent écornées par des manifestations sociales bruyantes et violentes qui interdisent à Macron la fréquentation des Formule 1, par ailleurs réquisitionnés pour les migrants. 
Aucun président ne paie les dépenses de sécurité, liées à la fonction. 

Preuve de l'"intox"
ci-dessus :

En régime totalitaire (mais pas que...), le rôle du 'fact checker' au service du pouvoir est de nier les faits.

Lorsque les Macron ont célébré Noël en famille à Chambord, ce serait Brigitte Macron qui aurait insisté pour régler la facture, dans la crainte d'une polémique sur une dérive monarchique. Rien n'atteste le paiement, et encore moins son montant, mais il est bon de le faire croire, tout en fabriquant l'image de l'épouse de bon conseil.

Et lorsqu’ils utilisent les avions Falcon et les hélicoptères de l’Etat pour une escapade privée - sécurité oblige - assure Le Parisien, ils adressent un chèque au ministère de la Défense, pour une somme équivalente à un vol commercial. Mais est-ce à dire que les routes de France ne sont pas sécurisées. A son époque, Sarkozy n'a-t-il pas voyagé de Paris à Marseille par la route, sous escorte ? "C’est autour de 170€, comme un billet Air France", indique un expert anonyme, qui précise qu’une heure de Falcon coûte tout de même… 5 à 6.000€.  Ce que ni lui, ni Le Parisien ne précise, c'est que Macron peut bénéficier de ristournes: ce fut ainsi le cas des locations de ses salles de meeting lors de la campagne présidentielle du candidat, à la différence de ses concurrents...

Que faisaient les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ?
 

A peu près la même chose, admet le socialiste Dosière.
L'article du Parisien suggère pourtant que ces pratiques vertueuses sont inédites… ou quasi. Au directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, l'infatigable contrôleur des dépenses élyséennes, début juillet, l’ex-député René Dosière conseilla : "Si j’étais vous, j’annoncerais que le couple présidentiel prendra à sa charge tous ses frais personnels". Depuis longtemps, pourtant, ce n'est plus le contribuable qui paie, mais il ne le sait pas et il faut lui faire savoir. 

Fallait-il pour autant claironner que les Macron sortent le chéquier et la carte bleue pour la quasi-totalité de leurs dépenses privées, puisque François Hollande et, avant lui, Nicolas Sarkozy, le faisaient déjà? "Longtemps, en effet, c’est le contribuable qui a payé", écrit l'article, entretenant l'ambiguïté pour les besoins de la cause des Macron qu'il enjolive. 
Les usages sont peu ou prou les mêmes depuis une dizaine d'années en matière de prise en charge des dépenses privées par les locataires eux-mêmes de l'Elysée
Sarkozy et Hollande aussi payaient leur taxe d'habitation et Le Parisien précisant qu'Emmanuel Macron paye sa taxe d'habitation n'en fait-il pas un peu trop ? D'autant que ce n'est pas encore vraiment le cas, puisque Emmanuel Macron n'était pas occupant des lieux en janvier 2017. 
N'en déplaise aux zélateurs du Groupe Les Echos-Le Parisien (et aussi Aujourd'hui en France et Radio Classique), détenu par le groupe de luxe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault, ce n'est avant l'année prochaine qu'il payera sa taxe d'habitation pour son logement élyséen. Et ce ne sera pas une révolution: c'était déjà le cas sous Nicolas Sarkozy et François Hollande ! 
Voilà ce qu'écrit René Dosière dans l'ouvrage L'Argent de l'Etat (2016) : "Détail amusant, il y a dix ans pile poil, un article de l'hebdomadaire Le Point (propriété de François-Henri Pinault, lequel fit connaître son intention de voter pour François Hollande) évoquait d'ailleurs le fait que le couple présidentiel de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni honorait sa taxe d'habitation… en commettant la même approximation que l'article du Parisien paru à propos d'Emmanuel Macron, puisque, à l'époque, le nouveau président ne pouvait pas avoir payé la taxe d'habitation pour un appartement élyséen qu'il occupait depuis moins d'un an. 
"Depuis qu’il s’est remarié, il traîne beaucoup moins ici", assure-t-on à la présidence, selon Le Point. Le soir venu, quand la France ne le réclame plus, il retrouve en effet Carla, chez elle, dans son hôtel particulier du 16e arrondissement. Le week-end, ils sont à l’Elysée, à l’abri des paparazzis. A ce titre, le président s’est acquitté en janvier de la taxe d’habitation : 300 euros. Ils occupent l’appartement privé, tapissé de photos de Bettina Rheims montrant un Sarkozy au milieu de ses fils. "Pour les enfants, l’Elysée, c’est l’idéal", confie Carla. 

Si le président paye sa taxe d'habitation, qu'en est-il des dépenses privées ? 
Depuis une dizaine d'années, le président de la République n'est plus intégralement pris en charge par le contribuable, notamment depuis la mise en place d'une rémunération présidentielle. René Dosière : "La rupture en matière de dépenses privées remonte à la fixation au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy d'une rémunération présidentielle. 
Nicolas Sarkozy, dès son arrivée au pouvoir, met fin à cette opacité en décidant de faire basculer la fixation du salaire présidentiel dans le domaine de la loi. Un véritable "effet de transparence", accorde le socialiste René Dosière, bien que le texte de loi soit, à l'époque, très mal accueilli par la gauche. Il faut dire que cette légalisation s'est accompagnée d'une augmentation sensible du salaire présidentiel. Fixé à 7.984 euros net par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy l'a aligné sur celui du premier ministre, soit l'équivalent de 21.300 euros net mensuels. Autre différence, si la rémunération de Jacques Chirac était entièrement imposable, seule l'indemnité de fonction, soit 4.260 euros sur les 21.300 euros, le fut désormais.
Mettant en application l'une de ses promesses de campagne, l'ex-candidat socialiste obtint par décret une diminution de 30% de la rémunération du président de la République, qui passa de 21.300 euros à 14.910 euros. Depuis, 
indexée sur le traitement des fonctionnaires, cette rémunération atteindrait 14.999 euros. Depuis janvier 2017, la totalité de cette somme est désormais imposable.
Une enquête de la chaîne CNN a révélé que la rémunération de François Hollande le plaçait, en mars 2015, à la septième position du classement des chefs d'Etat les mieux payés des 12 pays les plus riches de l'OCDE. Il était devancé par Barack Obama (31.000 dollars par mois), mais également par Angela Merkel (18.000 euros par mois) ou par le Britannique David Cameron (l'équivalent de 16.800 euros mensuels).
Les anciens présidents coûtent dix millions d'euros par an à l'Etat.
Lors de ses années à l'Elysée, Macron gagnera entre 15 000 et 19.000 euros par mois.
"Le périmètre du budget de l'Elysée avait été modifiée, une clarification opérée entre les dépenses publiques et privées. Et le tout avait été placé sous le contrôle de la Cour des comptes." 
En 2009, pour la première fois, donc, la Cour des comptes se livra à l'exercice annuel du contrôle de l'exécution du budget de la présidence de la République. Le rapport, sous la forme d'une lettre d'une vingtaine de pages adressée au président, pointe justement le fait que des dépenses privées auraient été payées par le budget de l'Elysée. Mais le rapport note que la somme a été remboursée, et que des instructions ont été données pour que la facture relative aux dépenses privées du président et de sa famille soient désormais réglées par le Président.
En 2011, la rapport annuel se félicite que les dépenses privées soient directement payées par le Président et non plus pré-financées. Preuve donc que le Président doit en théorie payer ses dépenses privées. 

Reste à définir ce qu'on entend par dépenses privées. La question des croquettes du chien Nemo ou du dentifrice partagé par le couple présidentiel se pose-t-elle ? "Oui, estime René Dosière. Même si depuis dix ans, la frontière entre les dépenses privées et publiques a probablement dû se clarifier.
Même s'il existe forcément des zones grises, admet René Dosière : "Quand un président invite sa famille ou ses amis à dîner à l'Elysée, le repas est préparé par les cuisines de l'Elysée. En théorie, les repas devraient être remboursés sous forme de forfait. Mais c'est difficile à voir, puisque ne figurent pas de ligne "remboursement présidentiel" dans les comptes de l'Elysée." Sauf que certains membres peuvent y prendre pension, sans aucune légitimité
Il en va de même pour l'utilisation de l'eau ou de l'électricité, dont René Dosière avait suggéré à l'équipe Macron qu'elles soient payées par le Président. Sans qu'on sache si le conseil a été entendu. 

Quid des déplacements privés ? 
Angélique, l'article du Parisien certifie que Macron paye - certes très partiellement - ses déplacements privés. Comme ses salles de meeting en campagne présidentielle... 
Dès 2009, la Cour des comptes notait que le Président était amené dans le cadre de ses déplacements privés à employer des lignes commerciales régulières… mais devait malgré tout être accompagné d'un avion de la flotte officielle ! D'où une "absence d'économies", si on veut, mais une double dépense, en fait. La cour justifiait donc l'usage d'un avion officiel pour tout déplacement, y compris les voyages privés. Ces derniers devant donner lieu à un remboursement forfaitaire. Selon René Dosière, cette préconisation est devenu l'usage aussi bien pour le Président que le Premier ministre. 
En août 2011, alors député (Aisne), Dosière avait même interrogé François Fillon et Nicolas Sarkozy sur le nombre de voyages privés effectués, ainsi que le montant des remboursements versés. François Fillon avait répondu, indiquant avoir effectué sept déplacements privés avec la flotte gouvernementale, dont six en 2010, et remboursé 6.955,70 euros pour une durée de vol de 13 heures 05. Là encore, les remboursements forfaitaires modiques évoqués concernant Macron n'apparaissent donc pas comme une révolution. 
Toujours pas de renouvellement de la vie politique...

1er mai :pas de "jour férié" pour Macron qui en profite pour faire du tourisme aux antipodes

Macron met à profit la "fête du Travail" pour offrir un voyage de plus à sa retraitée

Cette fois, ils sont aux antipodes : 22° C, à Sydney
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Le président Macron avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull et son épouse Lucy : Brigitte n'a pas supporté le voyage ?

A Sydney, un journaliste a demandé à Emmanuel Macron s'il prétexte une visite en Australie pour esquiver le 1er mai ou pour éviter le burn-out. 
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"Je ne suis pas de tempérament à esquiver quoi que ce soit," se flatte l'imbu imbuvable. Je continue à travailler; les réformes continueront à être menées" [Traduction : "sans moi: les autres travaillent pour moi et nul n'est indispensable"]. 

"Il n’y a pas de jour férié quand on est président de la République
, assure l'ex-banquier, ignorant peut-être que "jour férié", en anglais, se dit "bank holiday"... [...]. 

C’est une fausse polémique complète, polémique-t-il.

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Classe business
Résultat de recherche d'images pour "Paris Sydney  classe eco"Se sentant découvert et soupçonné d'être un "fainéant" lui-même, il réplique d'autant plus sèchement à la presse qu'il n'est pas en voyage officiel et que la présence de sa conjointe n'est pas indispensable : "Mon travail n'est pas de regarder la télévision et de faire des commentaires d'actualité", a réagi,  piqué au vif et offusqué à la fois, le président des "très riches".
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Est-ce de ses propres deniers que le couple Maron aura payé  ses places d'avion en luxueuse cabine de première classe (ci-dessus à gauche, 7.207€) ? Le Parisien sera là pour nous certifier qu'il voyage 'low cost' (en 'économique, dès 630 € par personne, l'aller)...