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mardi 6 novembre 2012

Présidentielle US 2012: comprendre ce scrutin "serré", comme d'habitude

L'abécédaire de la présidentielle américaine


La presse française a fait campagne pour Obama, sans vergogne.

C'est une habitude pour la gauche de fausser les scrutins les plus républicains en mobilisant les journalistes qui ont répondu positivement à l'enseignement de la FSU de nos écoles et se sont soumis avec zèle et volupté à celui de la "pensée unique" dispensée par l'ESJ.  Il a suffi aux sous-diplômés de s'encarter et le SNJ a fait le reste pour eux, les plus aigris et les plus hargneux. 
Une fois ré-éduqués, ils sont sélectionnés pour 'décrypter', analyser à partir des directives  dépêches d'agences de presse et livrer du prêt-à-consommer, voire à expliquer aux électeurs transgressifs et conservateurs, ce qui il faut voter pour bien voter "politiquement correct"; osons l'audace, par respect de la démocratie. 

C'est ainsi qu'ils nous ont donné une indigestion d'Obama à tous les repas et en dehors, jusqu'à la surcharge partisane. On l'aura vu bécoter sa puissante épouse, jouer avec ses deux petites et promener son chien, faire de la pub, jogger sur tous les tarmacs, grimper tous les escaliers quatre à quatre, chemise ouverte, tout en grâce et légèreté, écraser une larme ici et serrer les victimes de sa politique sur son coeur, tout ça pour un score serré, au final.  Or, après nous avoir assuré qu'un président de cette stature était le seul et l'unique possible.

Barrack Hussein Obama
avec ses grands parents blancs
Son concurrent Mitt Romney avait tous les défauts, le premier président "noir" toutes les qualités. 
La couleur de peau est parfois brandie comme un étendard, tandis qu'elle est par ailleurs exploitée, par devoir, dans un noble souci de mémoire, mais le second mandat ne ferait jamais d'un métis un président noir à part entière, en dépit d'une mère blanche occultée... On est en revanche allé interroger un oncle du Kenya pour qu'il dise sa confiance dans la réélection de son neveu.

L'iconographie américaine



Il est positif d'être montré allant vers la gauche,   dans le sens de la "conquête de l'Ouest", alors qu'être tourné vers la droite est une marque de passéisme.

Comprendre ce qui se passe aux USA

Le Figaro, qui n'a d'yeux que pour le démocrate, fait  toutefois de la pédagogie en nous proposant une aide lexicale: voici son abécédaire (élargi) des termes américains abscons pour quiconque n'est pas américain et pour la plupart des journalistes qui commentent avec pour unique boussole leur préférences idéologiques.
Le Figaro.fr vous explique clairement tous ces anglicismes utilisés dans la campagne présidentielle américaine.

Ballot access


Crédits photo : © Rick Wilking / Reuters/REUTERS
Littéralement, «Accès au scrutin». Ce sont les conditions que doit réunir un candidat pour pouvoir se présenter à la présidentielle. Les Etats-Unis sont un des rares pays où les règles varient selon les Etats même en cas d'élection fédérale: âge, nationalité, adhésion à un parti, nombre de parrainages, possibilité de voir son nom ajouté à la main sur un bulletin. Pour pouvoir se présenter 1000 signatures suffisent dans le Dakota du Nord, mais il en faut 10.000 en Virginie. Sans impact pour le parti républicain et démocrate, ces dispositions limitent l'apparition de candidats indépendants. Ceux présents dans l'élection actuelle ne le sont parfois que dans une dizaine d'Etats.

Battleground / Swing / Purple States

Ce sont les Etats-clef dans lesquels l'élection se joue. Les écarts entre parti démocrate et parti républicain y sont serrés, l'électorat n'est pas cimenté. Ces «Etats champ de bataille» peuvent passer d'un camp à l'autre. Les candidats y concentrent leurs efforts financiers et leurs déplacements. Cette liste d'Etats-pivot évolue en fonction des changements économiques et démographiques comme le vieillissement de la population ou l'accroissement des minorités par exemple.
Depuis 1996, la Floride avec 29 grands électeurs est «l'Etat-balançoire» parfait ('swing'). Sur les quatre dernières présidentielles, l'Etat est allé deux fois aux démocrates et deux fois aux républicains. Cela peut s'expliquer par le renouvellement régulier de sa population. Sur ses 19 millions d'habitants, seul un tiers y est né et un habitant sur cinq n'est pas Américain.
D'après les sondages, les «Swing States» de 2012 comprennent la Floride, l'Ohio, la Pennsylvanie, le Colorado, l'Iowa, le Michigan, le Nevada, le New Hampshire, la Caroline du Nord, la Virginie et le Wisconsin.


Bellwether State

Un «Etat baromètre» vote d'élection en élection pour le vainqueur de la présidentielle. Démographiquement, sa population reflète toute la diversité du pays. Le «bellwether state» par excellence était le Missouri. Depuis 1904 et à l'exception de 1956, ses électeurs avaient voté pour le vainqueur final. Mais en 2008, John McCain a remporté l'Etat d'une courte tête. Avec seulement une erreur depuis 1912, le Nevada est devenu l'Etat-prophète le plus fiable des Etats-Unis.


Blue State/Red State

Un Etat bleu est acquis à la cause démocrate. C'est le cas de la Californie, de New York ou de l'Illinois. Dans un Etat rouge, l'électorat est en majorité républicain comme la Géorgie, le Texas ou la Louisiane.

"Early voting" 

Ce fameux "vote par anticipation" fait que plus d’un tiers des électeurs auront en fait déjà voté avant ce mardi des élections officielles, "election Day" n’étant finalement que le dernier jour pour voter et non le jour de l’élection. 
Les Américains ont ainsi pu commencer à voter dès le 21 septembre. C'est le souhait des "Pilgrim  Fathers", pères fondateurs de la nation, des Chrétiens protestants européens victimes de discriminations religieuses, que l’élection soit toujours fixée un mardi – le dimanche étant jour de prières.

Bien qu'éduqué dans la religion musulmane, Barrack Hussein Obama a lui-même voté dans son fief de Chicago il y a plus de dix jours pour vanter les mérites de ce vote "en avance" : "s’il fait froid, si vous avez du mal à voter le jour J, c’est quand même bien pratique", avait-il prédit une semaine avant l’ouragan Sandy, raconte Le Nouvel Observateur qui semble avoir élevé Barrack Hussein au rang de prophète: Mahomet n'a plus qu'à bien se tenir  !

Faithless Electors

Des grands électeurs dissidents. Les grands électeurs d'un État donnent normalement leur voix au candidat élu par les Américains de l'Etat. Mais il arrive parfois que certains d'entre eux décident de ne pas respecter ce choix. Selon une enquête d'Associated Press, cinq grands électeurs républicains qui avaient soutenu le libertaire Ron Paul ne sont pas certains de voter pour Mitt Romney.


FEC (Federal Electoral Commission)

Contrairement à ce que son nom peut laisser présager, la commission électorale fédérale, créée en 1975, ne veille qu'au respect de la loi concernant le financement des élections. La FEC publie les détails des dépenses de campagne des candidats et la liste de tous leurs donateurs. La supervision du vote relève, elle, des autorités de l'Etat où se déroule le scrutin.


GOP

«Grand old party» est le surnom donné au parti républicain depuis 1875. Au départ «GOP» signifiait «Gallant Old Party». Le site officiel du parti républicain explique que «Grand old party» a été inspiré par un autre diminutif célèbre de l'époque, celui donné au premier ministre britannique William Gladstone, «Grand Old man». Aux débuts de l'automobile, ce surnom a été détourné en «Get out and push», «sortez et poussez» ce qu'on devait souvent faire pour réussir à démarrer le véhicule.


Grands Électeurs

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama.

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama. Crédits photo : Al Goldis/AP
La présidentielle américaine est une élection au suffrage indirect. Le président est élu par 538 «grands électeurs», désignés par les citoyens américains, un peu comme nos sénateurs. Les «grands électeurs», excepté ceux du Maine et du Nebraska, votent pour le candidat ayant obtenu la majorité des voix dans leur Etat. L'élection formelle du chef de l'Etat par ce collège électoral a lieu en décembre. Pour accéder à la Maison-Blanche, un candidat doit réunir sur son nom au moins 270 «grands électeurs».
Le nombre de «grands électeurs» attribué à chaque Etat reflète sa population et correspond à son nombre d'élus au Congrès. Le plus peuplé, la Californie, dispose de 55 grands électeurs, les Etats les plus petits de 3. Sur les bulletins apparaît soit le nom du candidat soit celui des grands électeurs suivi de la mention «en faveur de». Le vainqueur peut, comme Bush en 2000 avoir reçu moins de voix que son rival sur le plan national mais quand même être élu s'il remporte les Etats apportant le plus de «grands électeurs».


Groupes 501 (c)(4)

L'identité de ceux qui financent les Super Pac est connue des autorités fédérales. Les contributeurs soucieux de rester discrets peuvent donc choisir de passer par des groupes 501(c)(4), tels que Prosperity for America. Ces associations à but non lucratif peuvent elles aussi récolter des sommes illimitées, et contrairement aux Super PAC, elles ne sont pas tenues de dévoiler l'identité de leurs donateurs. Ces groupes peuvent utiliser ces fonds à un but politique à condition que cela représente moins de 50% de leur activité totale.


Indépendants

Une fois que chaque camp a consolidé sa base, l'élection se joue sur la frange de l'électorat (environ 20 %) sans affiliation partisane. D'où le recentrage observé après les primaires.


Obamacare


Crédits photo : Charles Dharapak/AP
La réforme de l'assurance-maladie, mesure phare de la présidence Obama, est censée donner une assurance santé aux 32 millions d'Américains sur les quelque 50 millions qui en sont dépourvus. Le dispositif complète le système de sécurité sociale qui reposait jusqu'à alors sur le programme public d'assurance-maladie pour les personnes âgées («Medicare») et pour les pauvres («Medicaid»). L'Obamacare est l'une des cibles principales de Mitt Romney. Le candidat républicain a promis de revenir sur la «loi sur les soins abordables» (ACA), qui oblige les Américains non couverts à acheter une assurance personnelle, accompagnée, si besoin est, d'une subvention publique.

Mais les chiffres du chômage restent mauvais et la lente amélioration de l’économie américaine apparaît tellement opportune qu'elle n'a que peu d’effets sur la campagne. C'est ce que craignent les partisans du président sortant, après quatre années de mandat.


October surprise

Un événement imprévu qui survient habituellement en octobre, quelques semaines avant la présidentielle, et qui peut s'avérer décisif pour le résultat. Le terme a été créé en 1972. A 12 jours de l'élection, Henry Kissinger avait déclaré que la fin de la guerre du Vietnam était «à portée de main», une annonce qui aurait aidé le président sortant Richard Nixon à être élu pour un second mandat. Cette année, les media américains estiment que l'ouragan Sandy pourrait s'avérer être la «surprise d'octobre».


POTUS

Le Président Obama jouant avec Bo
Cet acronyme signifie President of the United States. Jusque dans les années 90, le terme était plutôt utilisé par les spécialistes de Washington avant de passer dans le langage commun, notamment grâce au succès mondial de la série américaine À La Maison-Blanche. Pour la petite histoire, l'acronyme a été inventé en 1879 par le journaliste et télégraphiste, Walter Philips chef du bureau d'Associated Press à Washington. La First Lady a elle aussi son acronyme, FLOTUS.


Super PAC


Crédits photo : Toby Talbot/AP
Les Super PAC («political action committees») sont des comités de soutien théoriquement indépendants des partis et des candidats qui lèvent des fonds pour financer des campagnes publicitaires. En 2010, la Cour suprême a retiré, au nom de la liberté d'expression, toute limite au montant de dons que ces Super PAC peuvent recevoir de la part d'entreprises, de syndicats ou encore de milliardaires. Cette décision a ouvert en grand les vannes du financement électoral. Ainsi, «Priorities USA Action», le super-Pac pro-Obama, a récolté 15,2 millions de dollars tandis que «Restore our future», pro-Romney, a levé 14,8 millions de dollars. Seule contrainte: les Super Pac doivent communiquer à la FEC l'identité de leurs donateurs.


Third party candidate

Un candidat à la Maison-Blanche qui n'appartient ni au parti démocrate ni au parti républicain. Aucun d'entre eux n'a jamais gagné une présidentielle mais leur présence peut peser sur le résultat final. En 1992, le milliardaire Ross Perot avait recueilli 18,9% des voix et a été considéré comme un des facteurs de la victoire du démocrate Bill Clinton sur le président sortant George Bush. Cette année, on compte une dizaine de «third party candidates», un des plus «populaires» le candidat libertarien Gary Johnson est crédité de 1 à 5% des voix.


Ticket

Paul Ryan et Mitt Romney
Dans une élection, plusieurs postes peuvent être à pourvoir. Aux Etats-Unis, le président et son vice-président (qui lui succède en cas de décès ou de démission) sont élus en même temps. Le candidat à la présidence choisit son vice-président dont la personnalité fait l'objet d'une enquête fouillée. L'idée est tant que possible de prendre un profil complémentaire. Avec Biden, Barack Obama a opté pour un vice-président expérimenté. Avec Ryan, Romney a privilégié la jeunesse et le conservatisme fiscal.


Too close to call

Les scores séparant les candidats sont parfois tellement rapprochés qu'il est impossible pour les media d'annoncer le vainqueur avant que le dépouillement ne soit terminé, voire recompté. Lors de la présidentielle de 2000, le démocrate Al Gore a d'abord été annoncé vainqueur en Floride puis les media ont qualifié le scrutin de «too close to call» avant de mettre l'Etat dans l'escarcelle du républicain George W. Bush.

Les juges sont d'ores et déjà sollicités de part et d'autres.




Et si le top model de prêt-à-porter se prennait une veste ?

lundi 5 novembre 2012

Amiante: l'ancienne patronne de PS pourrait-elle être mise en examen ?

Le laxisme de la justice s'appliquera-t-il à Martine Aubry ? 


La Première secrétaire du parti du Président de la République est convoquée 

Déjà Le Point met en relief que les faits qui lui sont reprochés remontent à plus de 25 ans, en qualité d'ex-haut fonctionnaire du ministère du Travail.

Martine Aubry, convoquée mardi par la justice, pourrait être mise en examen pour homicides involontaires dans une des enquêtes sur le drame de l'amiante.

Aussitôt, avant même d'exposer les faits, Le Point saute au ressenti de l'ancienne patronne du PS. La maire de Lille a déjà fait savoir qu'elle demanderait, le cas échéant, à la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel d'annuler sa mise en examen. Elle la jugerait par avance "incompréhensible", au motif qu'elle aurait oeuvré durant sa carrière à la protection des salariés et de la population, selon elle. Sans doute fait-elle allusion aux 35 heures qu'elle a imposées et qui ont en effet affaibli la compétitivité des entreprises et provoqué des destructions d'emploi et des fermetures d'usines.  

Le caractère cancérigène de l'amiante est connu depuis les années 1950 

Or, entre 1989 et 1991, la fille Delors trouva à s'employer au sein du groupe industriel Pechiney (production et transformation d'aluminium), électrométallurgie, emballage, chimie, et combustible nucléaire) et ne peut rien ignorer des problèmes de santé au travail.

Massivement utilisée dans le secteur de la construction, l'amiante est à l'origine de nombreux problèmes de Santé au travail. 
En juin 2010, le Conseil des prud'hommes d'Albi a d'ailleurs indemnisé 21 ex-salariés de l'usine d'Eternit à Albi.Joseph Cuvelier, le patron d'Eternit à Thianqui dirigea le groupe français Eternit de 1971 à 1994, a été mis en examen en 2009, à Paris, pour " homicides et blessures involontaires ". Il était accusé de n'avoir pas mis en place les mesures de sécurité nécessaires pour protéger les salariés de l'exposition aux fibres d'amiante dans cinq usines du groupe Eternit à Vitry-en-Charollais (Saône-et-Loire), Valenciennes-Thiant (où un monument aux victimes de l'amiante a été inauguré en 2003), Caronte-Martigues (Bouches-du-Rhône), Albi (Tarn) et Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine).

Le premier décret réglementant son usage en France date de 1977, et son interdiction, de 1997. 
Or, Martine Aubry, née Delors, fut directrice des relations du travail (DRT) du ministère du Travail entre 1984 et 1987.
En 2005, un rapport sénatorial avait tardivement accablé l'État pour sa "gestion défaillante" de l'amiante, jugée responsable par les autorités sanitaires de 10 à 20 % des cancers du poumon et qui pourrait provoquer 100 000 décès d'ici à 2025.

Convoquée par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy  le 6 novembre 2012

Martine Aubry, ex-militante de la CFDT, sera entendue en qualité d'ancienne haut fonctionnaire (DRT) du ministère du Travail. 
Dans le cadre de l'enquête sur l'université de Jussieu, la magistrate du pôle santé publique de Paris enquête notamment sur l'action des pouvoirs publics à partir des années 1970 jusqu'à l'interdiction de l'amiante. Elle a déjà entendu des dizaines de fonctionnaires, mais aussi des scientifiques et des industriels, et a prononcé plusieurs mises en examen. Elle s'intéresse en particulier à l'influence prêtée dans les années 1980 et 1990 au Comité permanent amiante (CPA), sur lequel l'association de victimes (Andeva) attire l'attention de la Justice. Ce lobby des industriels aurait efficacement défendu "l'usage contrôlé" de l'amiante pour retarder au maximum son interdiction.

"Bonne foi", malgré le décret de 1977 réglementant l'usage de l'amiante en France  ?

Interrogée par les policiers en janvier 2010, Martine Aubry avait plaidé la bonne foi, expliquant que jusqu'en 1994 - année où serait, selon elle, intervenue la nécessité d'interdire l'amiante - elle était convaincue que les décrets de 1977 et 1987 permettaient de protéger efficacement la santé des salariés. 

Martine Aubry met en cause deux ministères
"Aucune alerte n'est venue de la CNAM, du ministère de la Santé, d'autres acteurs ou des chercheurs pour nous dire que ce n'était pas le cas", avait-elle dit. 
Or, la CNAM est un établissement public national à caractère administratif qui agit sous la double tutelle du ministère s'occupant de la Sécurité sociale (ministère des Affaires sociales et de la Santé de Marisol Touraine) et du ministère de l'Economie et des finances (Pierre Moscovici).

Lundi soir, un des responsables de l'Andeva, partie civile dans l'enquête, a rétro-pédalé, abondant dans le sens de l'ancienne patronne du PS au pouvoir, estimant que le dossier d'instruction ne permettrait pas actuellement de prouver une responsabilité pénale individuelle de Martine Aubry. "Rien ne permet de dire, en l'état actuel du dossier, que Martine Aubry n'aurait pas répondu à des alertes qu'elle aurait reçues", a déclaré Michel Parigot, vice-président de l'Andeva.

Dans ce dossier technique et complexe, il a cependant pointé une "responsabilité" des pouvoirs publics et en particulier de la DRT, qui ne se serait pas à l'époque donné les moyens de recueillir "les informations objectives indispensables pour prendre les mesures adéquates". 
"La DRT a pris 15 ans de retard sur les mesures qui auraient dû être prises pour protéger adéquatement les travailleurs, a-t-il dénoncé, en évitant de pointer sa directrice ! Le fait que ces mesures n'aient pas été prises aura pour conséquence, à l'avenir, le décès de milliers de personnes."


Rapport Gallois: l'abaissement de Laurent Joffrin, journaliste militant

Sylvie Pierre-Brossollette dissipe le rideau de fumée dressé par l'indigne Joffrin 

Louis Gallois doit remettre son rapport sur les moyens de rétablir la compétitivité. 

Un rapport déjà contesté avant parution le 5 novembre, tout comme l'annonce par le premier ministre que le Conseil Constitutionnel va rejeter le projet de loi sur le logement social, avant qu'il n'ait statué...

L'ancien patron d'EADS va proposer un certain nombre de mesures pour relancer la compétitivité des entreprises françaises. 

Mais François Hollande a déjà prévenu, il n'est pas question pour lui de parler d'un "choc de compétitivité", il s'agira plutôt d'un "pacte", pour ne pas affoler les populations. Les mesures les plus attendues par les patrons pourraient bien être remises à plus tard.

Laurent Joffrin, parano de service du très socialiste Nouvel Observateur, il y a eu des fuites organisées, autant dire un complot, afin de pouvoir dire "vous voyez bien, ils n'appliquent pas ce qu'ils ont dit. 
Selon le chroniqueur des sanisettes Claude Perdriel, l'opération consiste à dire qu'ils ne font rien. Mais comme il y a un rapport et que certaines de ses mesures vont être appliquées, il faut pouvoir démontrer que l'on ne fait rien." Le procès d'intention de Mouchard-Joffrin aux gros sabots ne tient pas la route.
Une théorie bidon du complot qui ne convainc pas davantage Sylvie Pierre-Brossolette, du Point, que ses arguments à la graisse d'oie. "Il y a évidemment une partie de pression, mais le gouvernement s'est pris à son propre piège. Il a nommé Louis Gallois en sachant très bien ce qu'il pensait. Des mesures rudes qu'il a développées longuement devant les économistes à Aix."

VOIR et ENTENDRE le débat avec, en prime, les énormités avancées par Joffrin, décidément à la peine. Il casse du patron ("pour qui s'prennent-ils ces gens-là," s'indigne-t-il), mais en appelle avec désinvolture au "respect de la volonté populaire" :

VOIR, ENTENDRE, TELECHARGER et DIFFUSER ce modèle d'avilissement de la presse engagée, incarnée par le malodorant Joffrin:
Que faut-il attendre du rapport Gallois ?FranceInfo

Le plus rude, c'est que le gouvernement Ayrault va devoir faire du Sarkozy, en moins bien


Ce rapport emprunte largement au programme que Nicolas aurait mis en oeuvre si la presse soumise au PS n'avait pas fait élire l'ersatz de Dominique Strauss-Kahn.

Les duettistes Hollande-Ayrault vont devoir recycler le rapport avant de se l'approprier.

Montebourg pourrait vendre Petroplus à la Libye

Le ministre du Redressement productif  l'a annoncé lundi matin sur RTL...
)
 Mitterrand serra la main de Khadafi
en Crète, le 15/11/1984
Le "fonds souverain libyen" voudrait "examiner le dossier" 

Il pourrait peut-être faire une offre de reprise de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) a  annoncé Arnaud Montebourg  ce lundi. 

Lettre d'intérêt "non engageante"
Invité lundi matin de RTL, le ministre du Redressement productif a expliqué avoir reçu dimanche à son ministère une "lettre, à ce stade non engageante, mais demandant à examiner ce dossier, de la part du Fonds souverain libyen" qui est  le deuxième producteur de pétrole brut en Afrique après le Nigeria et devant l'Algérie. Et d'ajouter: "Vous savez que la France n'a pas été étrangère à la libération de la Libye".

Le ministre va demander un délai supplémentaire au tribunal de commerce de Rouen
Voilà que les socialistes se découvrent du goût pour les "fonds souverains", ou fonds d'État, c'est-à-dire les fonds de placements financiers (actions, obligations, etc.)...

Ce lundi est le dernier jour fixé par le tribunal de Rouen pour le dépôt de dossiers de reprises du site.
Bien que le fonds souverain lybien ne s'engage pas davantage dans sa lettre, "je vais donc demander au tribunal de commerce de surseoir à statuer, de prendre le temps qu'il faut, pour éventuellement permettre à nos amis libyens d'investir dans cette raffinerie de Petit Couronne, a clamé Montebourg, se prévalant du fait que la Lybie est un producteur de pétrole.

Pour mémoire, c'est Alain Juppéministre des Affaires étrangères français de Nicolas Sarkozy, s’était exprimé à l'ONU l17 mars 2011, pour convaincre le conseil de sécurité de voter une résolution franco-britannico-libanaise, permettant le recours à des moyens militaires et de mettre de hors d’état de nuire les troupes de Kadhafi. Le 23 octobre 2011 à Benghazi, le président du CNT (Conseil national de transition), Moustafa Abdel Jalil proclame la " libération " de la Libye, mettant officiellement fin à la guerre civile qui durait depuis huit mois. Mais  Le même jour, au cours de la même cérémonie, il proclame l'instauration de la charia. Il fait remettre le pouvoir à Mohammed Youssef el-Megaryefun islamiste dit 'modéré', mais qui dirigea néanmoins une tentative d'assassinat de Mouammar Kadhafi. Montebourg n'en est pas plus que ça  troublé...

Deux possibles repreneurs de la raffinerie se sont pourtant déjà déclarés intéressés. 
Les premiers seront les derniers.  
Le tribunal de commerce a rejeté le 16 octobre les deux seules offres de reprise en lice, déposées respectivement par Alafandi Petroleum Group (APG), basé à Hong-Kong, et NetOil, dont le siège est à Dubaï.
Notant la préférence affichée du ministre pour la Lybie "qui a décidé de reprendre des relations économiques et politiques avec la France" et qu'il dit liée par ses "libérateurs" français, NetOil et APG (Alafandi Petroleum Group) ont signalé qu'ils maintiennent leurs candidatures.

La CGT a appelé à une grève de 24h reconductible dans les raffineries et dépôts de carburants de France ce lundi.

Fin juillet, l'intersyndicale s'était pourtant dite plutôt satisfaite de ces deux premières offres.  " Le comité d’entreprise a examiné les offres de reprise et les a estimées pertinentes et recevables",
 avait déclaré Nicolas Vincent. "Au regard de cela les salariés de la raffinerie ne comprendraient pas que le tribunal n’en retienne pas une ». avait-il poursuivi.
Mais ces offres de reprise auront-elle la faveur de l'administrateur judiciaire ? La question du coût est épineuse. On estime que si la raffinerie devrait être destinée à une autre activité que pétrolière, la facture pour dépolluer le site s'élèverait entre 150 et 200 millions d'euros...
Redémarrage temporaire de Pétroplus
Le 14 juin 2012, la raffinerie, qui emploie 550 salariés, a repris du service pour honorer un contrat pour Shell, l'ancien propriétaire du site. L'usine était à l'arrêt depuis début janvier 2012 faute d'approvisionnement en brut, à la suite de la faillite de sa maison mère suisse.
Retour sur ces derniers mois:
Petit-Couronne est administrée par un socialiste et se situe en Seine-Maritime, dont le député, membre du Conseil général et du Conseil régional fut ... Laurent Fabius !

Fronde socialiste contre le gouvernement Ayrault

L'opposition au gouvernement Ayrault s'étend au Parti socialiste

Le maire de Dijon a la moutarde qui lui monte au nez

Les socialistes tirent sur les ambulances
Alors que la droite est accusée de pilonner l'ambulance Ayrault, le premier socialiste à lancer l'offensive ce vendredi fut François Rebsamen. Le président du groupe socialiste au Sénat  réclame davantage de pédagogie de la part du gouvernement: "Expliquez aux Français, sinon ils ne comprennent pas pourquoi, comme ça, d'un seul coup, ils sont obligés de subir tous ces impôts", a-t-il déclaré ce vendredi. 

A un cheveu près de soixante-huitard près ce que disait aussi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, autre proche de François Hollande, mercredi sur RTL: "On doit être beaucoup plus pédagogues." 

S'il n'a pas "de conseils à donner au président", le sénateur-maire de Dijon suggère par exemple à François Hollande de "s'adresser directement aux Français". Une recommandation qui tombe à point nommé: le chef de l'Etat tiendra une conférence de presse mi-novembre, soit six mois après son entrée en fonction.


Pour Collomb, maire de Lyon, Ayrault donne dans le " zigzag "

Le sénateur-maire s'est montré sans concessions envers l'action gouvernementale, qu'il juge trop brouillonne. 

Gérard Collomb tape sur les doigts de ses camarades socialistes, en particulier sur l'action économique du gouvernement. "Nous donnons trop l'impression d'être dans le zigzag, dans le tâtonnement et l'approximation", explique-t-il aux Echos, lundi 15 octobre 2012. 

"Il n'est pas trop tard pour se mettre dans la bonne trajectoire en affirmant clairement qu'il ne saurait y avoir de politique qui se fasse sans l'entreprise et les entrepreneurs. " 

L'élu lyonnais dénonce " les politiques d'oppositions " du gouvernement 
Il l'accuse de détricoter mécaniquement les réformes du quinquennat Sarkozy plutôt que d'engager " des politiques de propositions." 

Le socialiste ne dit pas autrement que l'UMP
Une méthode a minima qu'il met sur le compte d'un manque de réflexion et de cohérence de ses camarades.

Le sénateur PS Vallini demande à Hollande de "fixer le cap" 


Pour André Vallini, président PS du Conseil général de l'Isère,  fustiger l'héritage sarkozyste n'est pas la bonne stratégie : "il faut rappeler que l'héritage est là et qu'il a contribué à creuser les déficits. Mais cela ne peut plus suffire. Parce que les Français, maintenant, nous disent : et vous, vous faites quoi ?


Pour Vallini, il n'y aurait même pas de problème lié au Premier ministre : "je vous donne rendez-vous dans six mois", parie-t-il. "Les mêmes qui tirent sur Ayrault et spéculent sur son départ diront : quelle endurance, quelle résistance, quel homme d'Etat !" 


Le responsable socialiste met Hollande au pied du mur
Il a appelé le président François Hollande à "fixer à nouveau le cap" 
Dans un entretien au Figaro, l'élu de l'Isère dit partager le constat d'autres ténors socialistes qui pointent un défaut de communication de l'exécutif : "on me le dit beaucoup sur le terrain. François Hollande doit à nouveau s'adresser aux Français pour leur expliquer comment il veut redresser la France". 

Vallini propose d'endormir les Français
Lors de sa conférence de presse prévue mi-novembre, "j'attends qu'il fixe à nouveau le cap pour redresser le pays et explique le chemin qu'il veut emprunter pour y parvenir. Il doit rassurer les Français". 


A propos du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, le sénateur de l'Isère dit avoir "eu peur qu'on essaye de l'enterrer". 
"Mais François Hollande a dit que ce ne serait pas le cas. Il faut que ce rapport permette d'associer les entrepreneurs au redressement national" car "on ne pourra pas redresser le pays sans eux", poursuit-il. 
Or, après un premier report de date,  il sera remis lundi au gouvernement, mais Hollande a déjà prévenu qu'il ne serait que partiellement suivi: une déclaration du président qui rappelle irrésistiblement le couac de Ayrault qui annonçant le rejet du projet de loi sur le logement avant que le Conseil constitutionnel ne se soit réuni... 



Ce proche du chef de l'Etat considère qu'il "est stupide de dire que le coût du travail n'est pas un problème". "C'est un vrai problème ! Il va falloir trouver une solution ! Mais il faut aussi et surtout mettre le paquet sur l'innovation".

Interrogé sur le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales, André Vallini relève qu'à "ce jour, il n'y a pas de majorité pour". "Il ne faut pas en faire un psychodrame national. Si on ne trouve pas de majorité, on reportera la réforme, car en politique, il y a un principe, celui de réalité", estime-t-il. 

Emmanuel Maurel, un proche de Benoît Hamon (ministre délégué) et H. Emmanuelli ou M.-N. Lienemann, et promoteur de la motion de l'aile gauche du PS, "ne souhaite pas l'austérité (de gauche!) pour son pays" 

Et pour l'anecdote, Stéphane Hessel ne tient pas à siéger au bureau national du PS.

Motion de censure: Copé veut débattre des grandes orientations de la France

Le gouvernement Ayrault a-t-il atteint son seuil d'incompétence ?

Le secrétaire général sortant de l'UMP, Jean-François Copé, a déploré "un niveau d'amateurisme anormal pour le gouvernement de la cinquième puissance économique mondiale" et reproché au chef de l'État sa "méconnaissance" des questions économiques.

VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé demander à Hollande de "reprendre les choses en mains" (Point presse du 16 octobre 2012):


"Il faut qu'il y ait un débat entre la majorité et l'opposition"
"Il faut (...) une autre manière de conduire notre pays", a insisté Jean-François Copé, pointant le report de "réformes de structure courageuses", les dépenses publiques "qui vont augmenter" et la politique fiscale du gouvernement. "Il faut maintenant qu'il y ait un débat entre la majorité et l'opposition à l'Assemblée nationale, et (...) je vois que monsieur Ayrault ne le veut pas", a-t-il estimé.

Les débats ont lieu dans la presse pour faire pression sur l'opinion
Il faut redonner la parole aux élus du peuple 
Sur les questions de société également, Jean-François Copé a réclamé un débat sur le projet d'ouverture du mariage aux couples de même sexe: "Il n'y a eu aucune concertation, le gouvernement travaille en chambre, sans rencontrer personne". "C'est la première fois que sur un texte de société aussi important, le gouvernement refuse tout débat et toute concertation", a-t-il ajouté, renouvelant son appel à "reporter une nouvelle fois l'examen de ce texte en Conseil des ministres".


Copé a souhaité aujourd'hui que les députés UMP déposent rapidement une motion de censure à l'Assemblée nationale, pour contraindre le premier ministre Jean-Marc Ayrault à débattre devant les parlementaires des grandes orientations de son gouvernement.
"Les couacs se multiplient, la semaine dernière a été pathétique avec ces annonces en aller-retour sur le rapport compétitivité, les 35 heures qu'on remettrait en question, puis finalement qu'on ne remet pas en question", a expliqué le secrétaire général et candidat à sa succession à la présidence de l'UMP, lors de l'émission "Tous politiques" France Inter/Le Monde/AFP. 

"Il faut maintenant qu'il y ait un débat entre la majorité et l'opposition à l'Assemblée nationale", a poursuivi ce député de Seine-et-Marne.
"Comme je vois que M. Ayrault ne le veut pas, j'ai évoqué cette question avec Christian Jacob" et "suggéré que nous déposions une motion de censure (...) afin, non pas de renverser le gouvernement - nous sommes minoritaires à l'Assemblée -, mais d'obliger Jean-Marc Ayrault de débattre avec nous des grandes orientations de ce gouvernement", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé demander que la moitié des Français soit écoutée:

C'est à Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, de fixer la date de dépôt d'une telle motion de censure.
"Il vaudrait peut-être mieux que ce soit après le 18 novembre et notre élection interne, c'est dans deux semaines, ça vient vite. Mais en tous cas, qu'il y ait un débat de politique générale", a estimé Jean-François Copé, rival de François Fillon pour la présidence de l'UMP. 

A deux semaines de l'élection à la tête de l'UMP, il s'est par ailleurs déclaré "serein", soulignant qu'il rencontrait "un enthousiasme militant très encourageant".