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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 23 mai 2009

Le PS lance des contre manifestants sur le Che-Besancenot

Lutte d’influence : une altercation de propagande devant les caméras

Ca déchire à gauche :
affrontement entre partis et syndicats

Mardi 19 mai après-midi devant l'Assemblée Nationale, le fauteur de troubles politiques du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) était venu apporter son soutien à une centaine de salariés de l'entreprise Célanèse, une usine chimique américaine située à Pardies (Pyrénées-Atlantiques), qui doit fermer. Les salariés manifestaient avec des élus locaux et des salariés du sous-traitant Yara. Le porte-parole du parti d'extrême-gauche a été vivement interpellé par « un employé de Célanèse ». Un échange musclé.

L’intox socialiste sur i>télé


  • VOIR et ENTENDRE sur i>télé (Canal+) vers 19h00
    C’est bien court et bien tendancieux à souhait : un salarié sincère ne peut contenir sa colère, tant la présence de l’extrémiste est choquante…
    Douloureux !







    www.Tu.tv
    Le compte-rendu de Canal+ (i>télé) est très incomplet, mais parfaitement militant...
    L'altercation est réduite à 0.41 mn.

  • Et une heure plus tard, à France 2 sur le service public est-il moins partisan que le secteur privé ? Ce sera moins bref, mais plus pathétique, puisque que la journaliste sort le violon et fait de l'audimat avec "la détresse d'un ouvrier"...
  • L"affrontement est édulcoré, parce que tronqué, et la petite leçon filmée de syndicalisme est tellement trompeuse.
    Au point que, le 20/05/09, Le Figaro titre : «Besancenot interpellé par un salarié en colère »…

    En quoi est-ce une manipulation ?

    En fait, nous n’avons pas affaire à un salarié Celanese comme il semblait au départ. Il s’avère en effet au fil du reportage que l’altercation n’est pas provoquée par un camarade syndiqué anonyme comme les adore la presse dans ses reportages sournois. Ce salarié irrité est avant tout un militant socialiste venu 'bloquer' le Che-Besancenot, « rapace » dénoncé par François Chérèque, patron de la CFDT.
    En bref, la gauche s’affronte sur fond d’élections Européennes : le pseudo-militant syndical était là pour engager un "débat-participatif" surprise et accusateur, devant des caméras-témoins, dont le clip serait duplicable à l'infini sur les sites clonés de Sa Cynique Majesté Royal.
    Une provocation du genre: "Touche-moi pas; tu'm' salis !"...


    Besancenot, en tant que porte-parole politique, est en effet déclaré 'persona non grata' sur le terrain syndical. Ainsi, « le salarié » est-il venu marquer son territoire d’un jet d’urine socialiste sur les bottes de Besancenot…
    Le militant socialiste au Che-Besancenot "Tu viens faire le kéké devant les caméras, tu fais le jeu de Sarkozy!"… Ca sonne comme du J.-M. Le Guen, metteur en scène et dialoguiste de Désirdavenir Royal en campagne.

    L’altercation est hautement politique
    La manipulation est mise en scène par le PS, avec la participation du militant socialiste aux deux bérets et avec la complicité de journalistes militants de France 2.

    Au JT de 20 heures sur France 2, le présentateur rectifie le tir : on souligne que « la scène se joue devant les caméras », mais on parle au départ de « manifestation des ouvriers » ; puis on souligne « une révélation sur le militant socialiste » et enfin signale « une nouvelle offensive du militant ». La parole est libre !

    VOIR et ENTENDRE (France2) Une « colère saine » de plus au PS…







    Mais on s'embrouille et puis on se serre la main: "Je suis proche de toi..."

    Nous remarquons néanmoins que, d'une video à l'autre, les poignées de mains sont coupées au montage, ou non...
    Et d'ajouter: "Maintenant je te le dis, je suis un militant socialiste" !


    Rappelons maintenant un épisode précédent du feuilleton médiatique en cours.
    Le PS marche au projecteur
    Pour preuve que l'interdiction de récupération des conflits sociaux n'est pas interdite à tous les politiques, deux députés "rapaces" du PS des Pyrénées-Atlan
    tiques
    , David Habib et
    Martine Lignières-
    Cassou
    (ici à gauche, avec le président socialiste de région, au centre)
    , ont pris part lundi 13 avril 2009 à la grève de la faim "tournante" des salariés de l'usine Celanese. Avant d’enfiler les maillots de bain, les deux élus ont entamé un régime amaigrissant et, pour cela, passé la nuit de dimanche à lundi dans le local syndical de l'usine, où quelque 350 emplois sont menacés dans leur emploi. "Nous les avons rejoints en fin d'après-midi (dimanche, 12) mais avons commencé notre jeûne de 24 heures lundi matin", a expliqué David Habib
    , député-maire de Mourenx, commune où est implantée l'unité de Pardies. Les deux courageux se portent bien…

    Le NPA se pose en victime du PS

  • Voici un montage du NPA, aussi objectif dans l'excès que peuvent l'être ceux de France 2 (service public) et i>télé (Canal+, entreprise privée) dans l'omission. Mais tous prétendent nous informer, nous expliquer et nous respecter...




  • Et voilà un commentaire video engagé mais éloquent: il éclaire le public, mais un peu tard, sur la manipulation de l’opinion par le PS et la récupération de l’incident par le NPA.
    Souvent dénoncé par les politiques pour son énergie à récupérer les mouvements sociaux, Olivier Besancenot s'est fait accuser par ce " salarié" de venir "faire le guignol devant les caméras".
    ECOUTER




    L'ironie de la réalité dépasse la fiction socialiste...

    La video donne à entendre un “salarié”.
    Mais en fait, l'ouvrier ne travaille pas à Celanese et s'avoue finalement “militant du PS”. Le moralisateur "syndical" reproche au facteur intermittent de ne pas s’être rendu à Pardies appuyer le mouvement, mais de “venir ici faire le malin”, “devant les caméras” (à la façon de la Che-Sego à Heulliez !) , “alors que les mecs sont dans la merde”. Bouquet final de la tirade: “Tu fais le jeu de Sarkozy”, lance-t-il encore au porte parole du parti révolutionnaire (NPA), qui répond mollement, et un peu à côté, l’oreille basse et le regard fuyant.

    Mais, prenant fait et cause pour le meneur d’extrême gauche, le commentaire en voix-off de la video ci-dessous est significatif. Selon elle, le Che-Besansenot « est venu leur prêter une oreille attentive » mais « le leader anti-capitaliste s’est fait interpeller par un salarié sans ménagement ».
    VOIR et ENTENDRE
    Le montage ne vaut pas seulement pour le commentaire introductif; on appéciera l'amitié virile des deux hommes qui au final se serrent la main: "Tous ensemble" !







    Titre du site Internet du
    NPA: « Les socialistes pètent un cable »

    Les “rapaces”, un fléau plus menaçant qu’on ne pense…
  • Non seulement le groupe de "salariés", selon le JT, n'est qu'un seul individu en mission, mais ce salarié en colère est donc un imposteur socialiste : selon un communiqué de la CGT, il n’est pas salarié dans l' entreprise: le “salarié” ne travaille en fait ni à Celanese ni chez Yara, autre usine chimique pyrénéenne également menacée de fermeture !
    Communiqué de presse des salariés CGT de Celanese : A « l’invitation de la CGT Celanese M. Olivier BESANCENOT est venu nous rendre visite pour parler avec nous de nos problèmes. Nous tenons à préciser que le mauvais accueil qui lui à été fait en début de sa visite n’était pas le fait des salariés de Celanese, mais d’un participant à la manifestation totalement indépendant de l’usine Celanese et membre du partie socialiste de la section d’Artix (Pyrénées Atlantique) » Sensiblement en désaccord avec le patron de la CGT, le communiqué ajoute : « Les salariés de Celanese ont quand même pu discuter de tous ces problèmes pendant près d’une heure avec M. Olivier BESANCENOT, et nous le remercions très fortement de sa contribution à la lutte des ouvriers de Celanese.» Sont-ils aussi obséquieux avec le chef d'entreprise?...

    Est-ce à dire en outre que c’est une habitude pour la gauche politique d’envoyer des militants de base à tout faire comme manifestants itinérants , pour grossir le nombre des salariés dans tous les conflits sociaux de toutes les entreprises sur toute la zone de la section ou de la cellule ?
  • Le blog de la rédaction du Monde dénonce le bidonnage de ces images. (Blog européennes sur le site du monde).
  • Les syndicalistes des entreprises concernées ont publié des communiqués pour dénoncer le même bidonnage.
  • Le service public est sévèrement politisé et les syndicats pèsent lourdement sur la liberté d’opinion.

    REVOIR et RE-ENTENDRE






    Dès qu’il détecte une odeur nauséabonde, Marianne y colle son nez !

    Extrait de l’article du ‘bayrouiste’
    Marianne :
    « 19h29, le 19 mai.
    Le site du Post publie le reportage d' Itélé en expliquant que « des ouvriers de Celanese » chahutent le leader [‘lider’, en espagnol ?] maximo du NPA. Forcément, un leader ouvrier contesté pas des prolétaires en train de se faire virer, c'est le comble du paradoxe social. On s'attendrait donc à voir une foule bousculant « l'Olivier de la 4ème Internationale ». Point du tout. C'est plutôt une foule de caméras qui saute aux yeux.

    En réalité, il ne s'agit pas « des ouvriers de Celanese », mais bien « d'un » ouvrier. De suite, c'est moins tranchant. Il ne s'agit pas non plus d'un ouvrier lambda, mais d'un militant socialiste.
    Tiens, nous on pensait que ça n'existait plus les socialistes ouvriers. Bref, il suffisait de dire, Besancenot se fait tacler par un ouvrier socialiste de Celanese. C'eut été vrai, mais moins tape-à-l'oeil !


    Bref, oublier de dire qu'il reste des socialistes, taper sur le « diablotin » Besancenot, faire du Post en somme... [!] Alors même que l'auteur précise qu'un reportage de France 2 diffusé une demi heure plus tard dans le journal de 20h finit par une poignée de main... Une poignée de main entre un ouvrier socialiste et un ex-trotkiste [ex ?] assumé, franchement, là, on y croyait vraiment
    plus."

    L’intervention de Marianne a-t-elle purifié l’air ?


    Merci de bien vouloir excuser les maladresses contenues dans ce billet dont l'élaboration a été rendue particulièrement chaotique pour des raisons techniques et par la disparition inopportune de certaines sources vidéos, suite à de probables pressions politiques et syndicales, voire à la censure l'auto-censure...
  • Education : LePost fait du pousse au crime, avec humour…

    L’opposition va adorer, mais les acteurs politiques responsables ?

    Mais qu’a-t-il bien pu passer par la tête de ce gamin de 13 ans qui, en Haute Garonne, a sanctionné son enseignante de plusieurs coups de couteau dans la poitrine, demande un journaliste candide.

    PaSiDupes a lu et dénonce l'article odieux qui suit par le site LePost qui, en publiant, souhaite probablement créer un buzz. Inconscient et irresponsable, il mise sur la capacité de ses jeunes lecteurs à prendre ses élucubrations au second degré. N’est-ce pas faire beaucoup d’honneur à ses habitués ?

    Voici l’article de résistance citoyenne que protège la liberté de la presse…

    Comment bien tuer ton prof
    en passant les portiques de sécurité?

    J'm'appelle Sullivan. J'ai suivi Prof chez elle, facile à repérer sa bagnole pourrie de fonctionnaire. J'viens de la tabasser, y'a même un oeil qui pend là, et j'prends son PC pour faire passer un message (merci le correcteur automatique). Bon alors c'est la fin de l'année, t'es à cran quoi, et en plus ce genre de pétasse de prof te file une colle pour rien, t'as la rage, c'est normal quoi. Et là t'apprends que Darcos il veut mettre des portails de sécurité devant les bahuts. Mais putain quoi, on va faire comment sans ferraille? J'vous propose quelques solutions d'urgence.

    -> Massacre ton prof en l'étranglant avec les lanières de ton sac à dos. Tu pourras dire qu'elle s'est vautrée dans le sac en passant dans l'allée, c'est pas ta faute.

    ->Tue ton prof à grands coups de livres dans la tronche. Ah ouais j'oubliais. Les livres, tu les prends pas. Oublie cette proposition.

    ->
    Explose ton prof à coups de canettes de bière à la sortie. N'oublie pas de signer ton oeuvre avec quelques brûlures de cigarette (pour occuper les psychologues après).

    ->Déchire ton prof avec les fourchettes de la cantine. Ils en mettront jamais en plastique de toute façon, trop cher. En plus, tu seras excusé dans les médias parce que tu diras que tu avais trop faim et que les profs passaient prioritaires devant toi (la haine).

    ->Latte ton prof à grand coups de tableau pliant, en lui mettant bien la tête dans l'angle. Attention aux éclaboussures de sang, tu risques de te tacher ton beau jeans à 120 euros.

    ->Lamine ton prof en révisant tes dernières prises de catch en cours. En plus, c'est convivial, tes copains peuvent participer. Si t'es arrêté, donne l'excuse que papa-maman te délaissent, alors tu te tournes vers les sports violents.

    J'ai d'autres propositions d'utilisation ingénieuse d'objets non-métalliques, que je donne en comms.
    Grand merci...

    C'est probablement frais, jeune et sympa ! Et chargé d'humour...
    Sans commentaires.

    Education Nationale : la fouille ou le poignard

    Une CPE vient précisément d’être rouée de coups

    La gauche prend le risque du poignard…

    L’évocation par Xavier Darcos d'une fouille des élèves pour lutter contre la violence à l'école relance le débat dans le monde politique.


    Faire face à la situation ou laisser courir ?

    Mener une réflexion

    Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, en visite au collège de Fenouillet, en Haute-Garonne, où une enseignante à été grièvement poignardée, vendredi 15 mai (Lire PaSiDupes), a envisagé l’installation de portiques de détection de métaux devant certains établissements.
    Le journal Le Monde cite les paroles du ministre, le 15: “Nous sommes en face d’un fait divers grave, face auquel il faut chercher des solutions, mais nous ne sommes pas en face d’un problème structurel”, a déclaré M. Darcos après s’être entretenu avec les enseignants et les parents d’élèves du collège François-Mitterrand.

    “Est-ce que nous sommes capables d’empêcher que des armes par destination puissent entrer dans les établissements ?”, a demandé M. Darcos. Il a annoncé l’organisation mercredi d’une réunion des services du ministère “avec les responsables des établissements que sont les départements et les régions”. Il s’agit, a-t-il dit, “d’examiner toutes les solutions possibles : on peut imaginer dans certains établissements des portiques, des systèmes de fouille. Nous verrons. Les collectivités territoriales estimeront peut-être que dans certains établissements, c’est une réponse possible”.

    Reconnaître le problème, c’est déjà progresser

    Il a par ailleurs annoncé que le recteur et l’inspecteur d’académie de Haute-Garonne reviendraient lundi au collège de Fenouillet pour faire “un diagnostic”. Si “cet établissement n’a pas de difficultés particulières, il y a un public scolaire qui se dégrade un peu”, a-t-il dit. “Cet établissement de 600 élèves est très bien doté [...] Vous ne réglerez pas avec un demi-poste de surveillant de plus le fait qu’un enfant de 13 ans arrive avec un couteau pour frapper un professeur alors qu’on n’a aucun signalement de violence”, a-t-il souligné.

    Vendredi, le ministre de l’éducation a pris connaissance d’une liste de 184 établissements scolaires considérés comme particulièrement vulnérables aux intrusions. Des mesures devraient être mises en place rapidement pour renforcer la sécurité de ces collèges et lycées.

    Le président Sarkozy avait annoncé la “sanctuarisation” des établissements scolaires et le recensement des plus exposés aux intrusions, le 18 mars à Gagny
    en Seine-Saint-Denis, huit jours après une expédition punitive menée dans un lycée de la ville par une vingtaine de personnes capuchonnées et armées de barres de fer, bâtons et couteaux, .

    Polémique ou réflexion et action ?

  • Dès le jeudi suivant, devant le congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) à La Rochelle le ministre de l'Education a envisagé l’étude de "toutes les solutions possibles", comme l'installation de portiques de détection de métaux à l'entrée des collèges et lycées.
  • Xavier Darcos a aussi lancé l’idée de la création dans les établissements d’"une force mobile d'agents" qui seraient formés pour constater des délits, confisquer des armes ou procéder à des fouilles si besoin.
    "Ce que nous voulons, c'est dissuader les candidats à la violence", a-t-il expliqué à la presse. "Il faut pour cela donner aux personnels des établissements des moyens juridiques et matériels d'agir."

  • La gauche condamne sans discussion

  • Nathalie Arthaud
    , porte-parole de Lutte ouvrière, dénigre aussitôt, bien qu’elle ne souhaite ni mandat électif ni responsabilité: "toutes ces mesures sont très démagogiques". "Que veut-il faire croire ? Qu'il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu'il n'y ait plus de violence, de comportements agressifs dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées ? Non, ça personne ne le croira", a-t-elle dit sur France 2. La trotskiste ferait-elle donc de la surenchère sécuritaire ?
  • Le socialiste Jean-Christophe Cambadélis a comparé, sur RMC Info et BFM TV, le projet de Xavier Darcos à un "GIGN scolaire".
    "Le problème n'est pas tant d'avoir une brigade spéciale ou de demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d'avoir un encadrement de surveillants" suffisant, a déclaré le député parisien. Un bataillon de surveillants à temps partiel, sans uniforme, ni formation ? Combien d’heures croit-il qu’ils doivent à l’E.N. pour assurer la continuité du service ? 28 heures à temps complet, mais le plus souvent 14 heures à temps partiel.
  • Bruno Julliard, secrétaire national chargé de l'Education au PS, a considéré qu'il s'agit d'"un aveu d'échec de la droite". "Quand un gouvernement en vient à proposer de substituer des policiers aux enseignants, c'est qu'il a échoué sur toute la ligne", a-t-il commenté.
  • Daniel Cohn-Bendit a estimé sur i-télé que "fouiller les enfants à l'entrée de l'école, c'est de la folie". Et se faire tripoter la braguette, c’est quoi ?
  • Egalement en campagne, Nicolas Dupont-Aignan a qualifié l'idée de Xavier Darcos de "grotesque". Pour lui, c'est très simple: "Il suffirait de mettre des surveillants qui manquent (...). On a supprimé des postes et maintenant on va mettre des portiques? Tout ça est ridicule", a affirmé le dirigeant du mouvement "Debout la République" sur Canal+.

  • Après les protestations des syndicats d'enseignants et de lycéens, le syndicat FSU des personnels de direction (SnU.pden-FSU) a affirmé vendredi dans un communiqué que les mesures envisagées par le ministre ne régleraient "en rien les problèmes de violences scolaires".
    "Nous refuserons de devenir des agents supplétifs des forces de sécurité", déclare, en guise de discussion, le syndicat, qui prétend que les statistiques des violences graves dans les établissements scolaires ne seraient pas en augmentation.
  • Le PS appelle à revenir sur les 13.500 suppressions de postes prévues en 2009 dans l'Education Nationale et à recruter des "surveillants éducatifs formés, sous la responsabilité des conseillers principaux d'éducation." Il faut savoir que les CPE n’ont rien de commun avec les « surveillants généraux . Ce sont des bureaucrates retranchés dans leurs bureaux où, sans autre formation qu’à l’IUFM, ils font de la psychologie sur les jeunes.

    L’actualité montre que le PS est à côté de la plaque.

    Le 22 mai, le journal Le Parisien titre : « Yvelines : la conseillère rouée de coups au collège »

    « Un adolescent de 16 ans été mis en examen jeudi à Versailles après avoir mercredi matin à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), roué de coup sa conseillère principale d'éducation. Mercredi matin vers 9 h 30 l'employée du collège René-Cassin, âgé de 32 ans, surprend trois élèves dans les couloirs de l'établissement.
    La jeune femme ordonne aux ados de la suivre pour aller dans le bureau du directeur. Arrivée à destination, la jeune femme menace le minot de le faire renvoyer du collège. Il s'énerve devient incontrôlable et s'en prend physiquement à la conseillère. Il la frappe à coups de poings et de pieds. Elle n'a que trois jours d'incapacité temporaire totale (itt) mais elle a été touchée à l'œil et il y a des risques de lésions. L'agresseur a été remis en liberté à l'issue de sa présentation devant le juge pour enfants qui a ordonné un suivi éducatif. »

    Cette CPE n’aurait-elle pas manqué de respect à ces ‘gamins’ ? S’est-elle montrée assez psychologue ? A-t-elle reçu une formation suffisante ? En bref, est-elle apte à former des brigades de jeunes surveillants ?

    Les statistiques dissimulent la réalité

    Avec la complicité des élus locaux et des syndicats dominants, les chefs d’établissements maquillent la vérité, font pression sur les victimes et truquent les statistiques. Les chiffres des incivilités et des agressions sont minorés pour préserver la réputation et des communes et des établissements et attirer les inscriptions. Seule une faible partie des actes répréhensibles est connue et prise en compte.

    Selon le ministère de l'Education, une vingtaine de faits avec arme sont recensés chaque mois dans des établissements scolaires en France.

    Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a défendu les "propositions innovantes" du ministre de l'Education au nom du "droit à la sécurité" des enseignants et des familles.

    L’opposition n’est pas unanime… <
    br>La gauche sera sensible au rafraîchissement de mémoire que propose PaSiDupes sur un avis de Sa Cynique Majesté Royal. Elle n’a pas fait de déclaration depuis longtemps et c’est exact, mais elle va pourtant devoir demander pardon pour ses propos de 1998.
  • Lire le prochain article de PaSiDupes !
  • Ne surtout pas manquer un des articles lamentables de LePost, mais édifiant (lien), que PaSiDupes offre à votre appréciation dans un prochain article, pour le cas où le lien se briserait tout seul...
    Ces fachos de parents qui auraient le courage d’exercer un contrôle parental sur les fréquentations Internet de leurs ados enfants ont-ils prévu ça ?
  • vendredi 22 mai 2009

    Violence scolaire : Darcos lance l’idée de la fouille des cartables

    Pas assez de blessés dans les collèges et les lycées

    Assez n’est pas assez pour les syndicats d’enseignants

    Des postes, encore des postes !

    Seules les incivilités en augmentation seraient dignes d’intérêt, selon les syndicats dominants de l’Education Nationale et leurs réseaux. Ils redoutent davantage les insultes et les crachats que les coups de couteaux, mais dans aucun des cas ils n’ont les solutions. Ils préconisent bien des effectifs renforcés, mais les personnels qu’ils réclament ne seraient pas formés et les CPE donnent dans la psychologie de salon depuis leurs bureaux. Les surveillants à l’ancienne ne sont pas formés et souvent employés à des tâches administratives, tandis que les CPE ne jugent pas compatible avec la dignité de leur fonction d’arpenter les couloirs et de faire l’entrée et la sortie des établissements.

    Un nouveau drame laisse la communauté de marbre

    Le vendredi 15 mai dernier, une nouvelle enseignante était encore poignardée en plein cours et devant les élèves du collège François Mitterrand de Fenouillet (Haute-Garonne). Un drame d’une autre ampleur que l’interpellation de deux petits voleurs précoces à la sortie de l’école.

    Le premier coup de poignard aurait dû suffire.

    Mais
    pour la gauche des intellos rêveurs, des idéologues idéalistes et des libertaires destructeurs, le compte n’y est pas. (lien 20minutes)

    Or, depuis le début de l’année, les cas se multiplient :


  • Dans la banlieue de Toulouse, "l’enseignante ayant refusé de retirer la punition, l’élève a sorti de son sac un couteau et lui a dit « Bien. Je vais te tuer ! » avant de la frapper au thorax.
    Atteinte d’une hémorragie interne frappant une artère au thorax, l’enseignante a été opérée en «extrême urgence». L’hôpital évoque des «suites opératoires sévères» mais ses jours ne sont pas en danger. L’adolescent auteur du coup de couteau prémédité a été interpellé. Une “cellule de soutien psychologique” a pris en charge les 610 élèves et le personnel enseignant."
    Le choc des cultures’, ironise F. Desouche
  • Le 2 mars 2009, un professeur de 59 ans à la Cité scolaire internationale (1300 élèves du secondaire, collège et lycée) du VIIe arrondissement de Lyon a été poignardé à plusieurs reprises par un élève de seconde, en plein cours. (lien TF1-LCI)
  • Lundi 12 janvier 2009 au lycée Pierre et Marie Curie de Château-Gontier, en Mayenne, un lycéen de 18 ans a porté à trois reprises des coups de poignard dans l’abdomen de son professeur d'électrotechnique (lien LeParisien et lien Ouest France) .

    Les syndicats sont content d'eux et polémiquent

  • La justice est-elle clémente ou angélique ?

    Le 23 janvier 2009, Kévani Wansale, un lycéen qui avait poignardé en plein cours son enseignante à Etampes dans l’Essonne a été reconnu coupable d'avoir frappé de plusieurs coups de couteau le 16 décembre 2005 sa professeure d'arts plastiques au lycée professionnel Louis-Blériot. L'enseignante, Karen Montet-Toutain, avait été grièvement blessée à l'abdomen et au bras. Les jurés de la cour d'assises d'Evry avaient jugé que Kévani Wansale avait prémédité son geste. Condamné à 13 ans de réclusion criminelle en première instance, la Cour d'Assises d'appel de Paris a réduit sa peine à 10 ans.
    C’était dix jours après l’agression à l’arme blanche du 12 janvier à Château-Gontier…

    La gauche enseignante accepte et instrumentalise

    Elle mène non pas une réflexion sur la prévention de la violence scolaire, mais un procès politique contre le gouvernement.
    Lien
    AgoraVox

    La famille accable l’hôpital

    A Château Gontier, pour le père de l’élève majeur qui poignarda son professeur « l'hôpital psychiatrique dans lequel son fils a séjourné en novembre 2008 porte la responsabilité de cet acte. "Je reproche à l'hôpital [le Centre hospitalier du Haut-Anjou à Château-Gontier, NDLR] de ne pas m'avoir écouté : mon fils n'était pas prêt à sortir. De toute façon, on ne nous a jamais écoutés, sa mère et moi. Tout ce qu'on pouvait dire, c'était du vent", s'est insurgé mardi Thierry Desmots. Et d'ajouter que le médecin qui suivait son fils lui avait dit : "De toute façon, qu'il fasse une connerie dans deux jours ou trois mois, il la fera." (Lien Le Point)
    L’Education Nationale a donc été bien avisée de réinsérer ce malade dangereux.

    La solution n’est pas syndicale

    Les professeurs refusent de voir leurs vies exposées, mais les syndicats n’écoutent pas leur souffrance. L’idéologie dominante est sourde aux petits tracas quotidiens des petits profs. Créer des postes règlerait les problèmes, car une maladie psychiatrique ne serait pas innée et la violence serait acquise: c’est simple ; tout, en un mot, est social !

    Extrait du communiqué du SNES (FSU) du Lot

    « Selon nos premières informations, l’établissement scolaire serait un collège « sans histoires » de la banlieue de Toulouse où les incivilités sont toutefois nombreuses, comme dans la plupart des collèges, et l’élève ne serait pas spécialement connu pour des problèmes de comportement. Cette agression montre donc une fois de plus que l’école n’échappe pas aux tensions souvent violentes qui marquent la société actuelle, et qu’aucun établissement n’est à l’abri d’un acte de violence. […]

    Loin de se satisfaire de quelques effets d’annonces interministérielles en matière de sanctuarisation des établissements scolaires, le SNES demande avec insistance au ministre de l’éducation nationale de privilégier l’éducatif sur le « tout sécuritaire », de privilégier les moyens humains permettant le dialogue et l’accompagnement plutôt que de développer les « portiques » et dispositifs de vidéo-surveillance. Cela nécessite de revenir sur les suppressions massives de postes dans le second degré qui dégradent les conditions d’enseignement et dégarnissent les vies scolaires. Le SNES exige le recrutement, en nombre suffisant, de personnels statutaires et formés pour apporter, dans le cadre d’équipes pluri-professionnelles complètes, des réponses éducatives sérieuses qui prennent en compte tous les facteurs qui engendrent ou aggravent les phénomènes de violence dans l’école. »

    Extrait du communiqué de FO du Lot

    Le SNFOLC, syndicat Force Ouvrière (FO) regroupe des enseignants, des
    Conseillers principaux d'éducation et des éducateurs des lycées et collèges.
    « Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures contre la violence à la suite des déclarations du président de la république du 19 mars. S’agit-il de prendre les mesures de sauvegarde indispensables à la sérénité des établissements scolaires ou de poudre aux yeux sécuritaire ? Une circulaire a été adressée aux recteurs et préfets de police le 24 mars par les ministres de l’intérieur et de l’éducation. Il s’agit « de procéder à la systématisation du dispositif de policiers référents dans les établissements sur la base de ce qui a été mis en place en 2006 dans les collèges des Hauts-de-Seine ». Qui peut croire que la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires rétablira le calme ? 50 000 postes de surveillants ont disparu des établissements depuis septembre 2003 : cela n’aurait aucun lien avec la dégradation du climat ? […]
    Le SNFOLC propose aux personnels de se réunir dans les établissements, avec les organisations syndicales afin d’établir les revendications pour pouvoir enseigner normalement, notamment les postes statutaires nécessaires à rétablir ou créer et à prendre les initiatives nécessaires pour les faire aboutir."

    Blocage syndical et les poignards continuent de frapper professeurs et élèves...

    A propos des effectifs et des suppressions de postes

    "L'agression s'est produite alors que le professeur d'électrotechnique, âgé de 30 ans, travaillait avec un petit groupe de soutien de quatre élèves qui faisaient du câblage. Il s'est alors levé pour se diriger vers son ordinateur dans une pièce attenante. Il y a été rejoint par son agresseur qui l'a frappé de trois coups de couteau à l'épaule, au thorax et au flanc, avant de prendre la fuite."

    Le Point a rencontré des professeurs "choqués" et "en colère"

    Qui dira que la vie enseignants est souvent mise en danger ?
    « Le proviseur de l'établissement d'Antoine, Michel Péneau, a d'ailleurs déclaré mardi que plusieurs enseignants étaient "choqués" ou "en colère" en découvrant qu'Antoine, qui faisait simplement l'objet d'un "suivi personnalisé" pour ses difficultés scolaires, avait séjourné en hôpital psychiatrique. "Ils se plaignent de ne pas avoir été mis au courant de l'état de l'élève dont ils avaient la charge", a-t-il indiqué en affirmant "comprendre leur colère". Mais il a souligné n'avoir été lui-même informé que d'une "tentative de suicide" par la famille d'Antoine. "Nous n'avions pas tous les éléments, et en plus, certains relevaient du secret médical."

    La création de tous les postes de CPE, d’assistantes sociales, de psychologues scolaires » et d’infirmières scolaires réclamés et présentés comme la panacée ferait-elle avancer le schmilblick, si les équipes pédagogiques ( ?) se voient opposer le secret médical et la loi du silence?

    A la négligence des uns s’opposent les propositions des autres
  • Certains cherchent à dédramatiser ?
    le collège option opinel (Bakchich)

    L'humour noir est bien adapté à la source, mais est-il de bon aloi?<
    br>C'est du second degré? A très bien !
  • D’autres réitèrent leurs propositions rejetées par les syndicats de gauche.
    Le syndicat FO rappelle opportunément que « Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures contre la violence à la suite des déclarations du président de la république du 19 mars. S’agit-il de prendre les mesures de sauvegarde indispensables à la sérénité des établissements scolaires ou de poudre aux yeux sécuritaire ? Une circulaire a été adressée aux recteurs et préfets de police le 24 mars par les ministres de l’intérieur et de l’éducation. Il s’agit « de procéder à la systématisation du dispositif de policiers référents dans les établissements sur la base de ce qui a été mis en place en 2006 dans les collèges des Hauts-de-Seine ». Qui peut croire que la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires rétablira le calme ? » Pas les mécréants de FO...

    En attendant que les syndicats dominants adaptent leur idéologie au monde tel qu’il est, lire le prochain article que PaSiDupes consacre à la proposition Darcos.
  • Les pilotes de lignes SNPL, bloqueurs comme les autres

    Déjà aux taquets pour juillet-août !

    Du zèle dans la précocité du préavis

    Le syndicat national de pilotes de ligne (SNPL) est fébrile : deux mois à l'avance, la semaine dernière, à la mi-mai, il a déposé un préavis de grève, pour tous les week-ends entre le 10 juillet et le 3 août, afin de conserver une représentation syndicale propre, selon "La Tribune" de vendredi.

    Ce préavis donne envie de négocier !

    Encore un syndicat qui revendique des négociations, mais les place sous la menace.
    Pourquoi en effet cibler les week-ends de juillet et août les plus actifs, plutôt que ceux de juin, si ce n’est pour faire mal ? Nuire aux usagers français et étrangers est certainement ‘citoyen’, mais ‘nuire’ à l’économie en général et pas seulement à l’industrie du tourisme, c’est responsable, singulièrement en période de crise...

    Sans doute ce syndicat n’a-t-il rien à faire de la compétitivité de son entreprise et de la sauvegarde des emplois.
    A titre indicatif et pour mémoire, ex-Président du syndicat SNPL fut Jean-Charles Corbet PDG d’Air Lib (Lire PaSiDupes). À la tête du puissant Syndicat national des pilotes de ligne, il est à l'origine de nombreuses grèves chez Air France. En 2001, il a dirigé un temps la compagnie Air Lib, entreprise antérieurement née de la fusion d'AOM avec Air Liberté. Mais, accusé d’enrichissement personnel, ses détournements de fonds et ses agissements douteux ont mené à sa condamnation judiciaire (2007) à un an et demi de prison ferme et 3 millions d'euros de dommages et intérêts. Il a été reconnu coupable de n'avoir consacré qu'une partie des 150 millions d'euros versés par Swissair au redressement d'Air Lib. Le SNPL ne peut donc ignorer la faillite d’Air Lib et le licenciement de 3 200 licenciements.
    Le SNPL est membre de l’ALPA (Air Line Pilots Association International) une organisation de négociation élue représentant. L'ALPA a été formée en 1931, elle est membre de AFL-CIO (membre de membre de la Confédération syndicale internationale) et de la Fédération internationale des ouvriers du transport. Il est affilié à l’ I.F.A.L.P.A (International Federation of Air Line Pilots' Associations), apolitique et ...sans but lucratif.

    La représentativité syndicale en cause

    Le SNPL, majoritaire dans les compagnies aériennes françaises, en particulier Air France, conteste la réforme de la représentativité syndicale d'août 2008, qui prévoit que seul un syndicat ayant obtenu plus de 10% des voix parmi l'ensemble de ses salariés peut négocier un accord, et 30% pour les signer. "Des niveaux hors de portée des syndicats de pilotes non rattachés à des organisations confédérales", selon "La Tribune".
    Le SNPL n’est donc pas partisan du renforcement des syndicats généralistes. Il est en revanche favorable aux corporatismes et à la dispersion du pouvoir syndical.

    Si "la loi prévoit une spécificité pour les cadres", le gouvernement ne l'a pas encore transposée dans la loi. Les pilotes ont donc décidé de brandir la menace de la grève pour obtenir un vote du Parlement leur garantissant un collège spécifique.

    Une prise d’otage par un syndicat corporatiste et conservateur.
    La caste des pilotes de ligne ne représente qu'une faible partie de l'ensemble des personnels des compagnies comme Air France et craint donc de perdre de son influence et les moyens de défendre ses privilèges.

    Des procédés plus douteux encore

    Le gouvernement et la direction d'Air France soutiennent pourtant la demande, depuis plus d'un an, d'un collège spécifique pour les pilotes mais ces derniers s'impatientent de voir l'engagement du gouvernement entrer dans les faits.
    En mars, le Sénat a en effet voté contre l'amendement en faveur des pilotes, amendement qui avait été glissé subrepticement dans la loi …ferroviaire. Les pilotes craignent que le même scénario se reproduise à l'Assemblée Nationale.

    Ce qui nous intéresse, c'est de savoir quel lobby a obtenu l'introduction scélérate de cet amendement.

    jeudi 21 mai 2009

    Interdit d’interpeller les petits voleurs de bicyclettes ?

    Deux enfants soupçonnés de vol interpellés à la sortie de l'école

    Deux cousins de 6 et 10 ans, soupçonnés de vols de vélos, ont été interpellés mardi à la sortie de l’école Louis Aragon de Floirac (Gironde) à 16h30 et emmenés au commissariat, font savoir jeudi 21 la mère de l'aîné et la police, confirmant une information du journal Sud Ouest.

    Les faits

    Les deux enfants ont été interpellés "un peu à l'écart du groupe scolaire" après qu'une mère de famille, qui avait déposé plainte pour vol, a cru reconnaître ses vélos aux mains des deux garçonnets, a expliqué lors d'une conférence de presse le directeur départemental de la sécurité publique, Albert Doutre.
    Les enfants ont ensuite été emmenés au commissariat situé "à proximité", où leurs mères, deux soeurs, qui n'étaient donc pas à la sortie de l'école, les ont rejoints un peu plus tard, afin d'établir leur identité et d'assister à leurs auditions.

  • Il en ressort que le garçon de 6 ans avait, selon ses dires, "emprunté" le vélo sur lequel il se trouvait, a poursuivi M. Doutre.
  • Quant au deuxième vélo, Aïcha Ouachin, mère d'Hicham, qui semble élever seule son garçon de 10 ans, soutient qu'il a été offert à son fils il y a un an et demi par un adjudant-chef de la brigade 106 à Mérignac et le directeur de la police a indiqué que l'enquête suivait son cours sur ce point.

    Un reportage de France Info
  • Ce matin, cette radio révèle incidemment que les faits remontent au mardi 19 et le directeur de l’école précise que deux jours plus tard ni les parents d’élèves, ni les familles des garçons ne se sont encore émus auprès de lui.
    -> C’est jeudi à la mi-journée, soit deux jours plus tard, que la maman d'Hicham s’exprime finalement. "Je suis choquée qu'ils viennent chercher des gamins à la sortie de l'école devant tous leurs camarades", a témoigné Mme Ouachin, qui aurait préféré que la police "aille voir le directeur (de l'école), qu'ils demandent les coordonnées du gamin et qu'ils viennent à la maison ou qu'ils nous convoquent". Aurait-elle été briefée ? Gageons qu’elle dispose déjà d’un avocat et du soutien d’associations…
    -> La maman du jeune cousin de 6 ans ne s’est en revanche pas encore exprimée.

  • Dans le même reportage, le directeur d’école observe que les autres enfants qui avaient été épargnés et n’étaient au courant de rien, devront recevoir des informations à la reprise des cours lundi, suite au « battage médiatique », selon ses propres termes.

    -> Encore ce matin sur France Info, le directeur de l’école reconnaît implicitement qu’aucun personnel de son établissement n’a rien remarqué de la scène d’interpellation. Soit aucun enseignant ne surveillait la sortie de l’école comme le règlement le stipule pourtant, soit la police a effectivement opéré à distance respectable et donc avec discrétion, malgré les dires de la maman.
    Or, six agents de police en deux équipes de trois ont été mobilisés pour emmener au commissariat la petite troupe des garçonnets et des adultes dont la plaignante, mais aussi les objets du délit présumé, des pièces à conviction.

    -> Savoir également si l’enfant de dix ans, mais surtout celui de 6, va seul à l’école à vélo…
    D’ailleurs, les jeunes cyclistes étaient-ils présents en cours ce mardi-là, et pas seulement à la sortie ?
  • L’indignation de la presse est très louable et édifiante, mais troublante.
    Son
    émouvante compassion pour les petits voleurs présumés néglige les petites victimes privées de vélos et n’est modulée d’aucune désapprobation des vols présumés.
  • Sud Ouest prend parti jeudi matin.
    - "Je suis arrivé avec ma femme à 16 h 10 pour chercher nos enfants, il y avait déjà deux voitures de police et six policiers", raconte Gérard. [La police n’assure-t-elle pas la sécurité des enfants à la sortie des écoles ? L’école accueille en effet 193 enfants dans huit classes de, non 30 par classe, mais 24 élèves…] … Autant dire que les sorties d'école sont plutôt denses".

    "C'est pourtant le moment que les fonctionnaires de la police nationale ont choisi pour arrêter deux élèves de 6 et 10 ans qui s'apprêtaient à quitter les lieux [mais pas l'école, nuance! ], chacun sur un vélo [chacun le sien ?]. « On n'a pas vraiment vu ce que la police faisait [excès de discrétion ou présence ordinaire ?] mais s'ils se mettent à traiter des enfants comme des grands délinquants, où va-t-on ! », s'emportait hier après-midi la mère d'une élève prenant à témoin un petit groupe de parents. [Une animatrice de la FCPE ?]

    - « C'est honteux », disait encore plus fort Aïsha Ouachin, la maman d'Hicham, le garçon de 10 ans. [Sa honte s’adresse à la police mais épargne son enfant] « Je veux que les conditions d'interpellation de mon fils se sachent parce qu'on ne peut pas laisser faire des choses comme ça, il y avait d'autres façons de procéder pour vérifier si le vélo était le sien ou pas. »
    Sud Ouest n’a recueilli aucun avis contraire…

    Nous assistons à un détournement de l’attention par la maman du jeune voleur présumé et une triste récupération politicienne, comme l’indique la réaction de l’UNSA Police ci-dessous.

    Dans la police, les avis divergent

  • Les syndicats de police

    - UNSA Police

    Audio : Réaction d'Aymed Korbosli (Unsa Police)
    Si on glisse sur le rituel couplet politique en introduction, qui est la "bonne femme" (sic) en état d'ivresse?...

    - Alliance Police Nationale
    Audio : 'Olivier Hourcau (Alliance Police Nationale)
  • Les autorités de police

    Les mis en cause "ont été entendus 01h30 et 02h00", en parfaite coordination avec la justice des mineurs, a ajouté Albert Doutre qui "assume de bout en bout" l'intervention menée avec "tact et discernement" par les fonctionnaires de police.
    Or, la maman d'Hicham déclarait ce matin à France Info que ce n'était pas terminé avant 20h00...

    Audio : Explications d'Albert Doutre DDSP Gironde
  • mercredi 20 mai 2009

    Le CSA rejette la plainte du PS : le clip gouvernemental continue

    L’opposition aura essayé d’encourager l’abstention aux Européennes
    Le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) a fait connaître mercredi 20 son rejet de la demande de suspension présentée par le PS, qui dénonçait ce qu'il appelait un "clip de l'UMP". Le gouvernement peut donc continuer à jouer son rôle et encourager à voter aux Européennes du 7 juin.

    Le PS avait exigé lundi la suspension de ce clip dû au Service d'information du gouvernement (SIG). Les socialistes prétendaient y voir "ni plus ni moins" qu'"un clip de l'UMP".


    Clip du gouvernement
    : pédagogique (en images d’actualité) et historique (ou apparaissent Robert Schuman et Simone Veil, François Mitterrand et Jacques Delors, Valéry Giscard d’Estaing, Georges Pompidou et Nicolas Sarkozy)
    VOIR et ENTENDRE


    Etait-il possible d'ajouter Laurent Fabius ou J-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet? Et aussi le Che-Besancenot, peut-être ?

    Fallait-il rayer la présidence française de l’Europe d’un coup de trait rose ?

    En dénonçant une "grande similitude entre les images de ce clip" qui se termine par "G20, présidence française, voter le 7 juin", et "l'utilisation de l'image du président de la République dans la campagne UMP", comme les précédents présidents,
    le peu subtil porte-parole socialiste, le ‘play-boy’ Benoît Hamon, avait implicitement reconnu le bilan positif de la présidence de l’Europe par la France. "C'est un mélange des genres scandaleux", avait-il accusé. Le gouvernement n’a pourtant cherché qu’à mobiliser les électeurs, car s’il n’avait pas été désintéressé, il aurait pu aussi bien évoquer le rôle de la France dans l’apaisement des relations Russie-Géorgie. Le PS aurait aimé censurer ceux qui ont
    fait l'Europe, au lieu de la combattre? Les méthodes staliniennes ont la vie dure à gauche. Devoir de mémoire...

    Mais le PS se croit en Assemblée Générale d’université.

    "Nous exigeons (sic) et demandons aujourd'hui au CSA que soit suspendue la diffusion du clip gouvernemental dans lequel il n'y a pas une seule image du Parlement européen, quand il invite à voter pour des députés européens", a-t-il ajouté.

    La tête de liste PS en Ile-de-France ne réapparaît que tous les 5 ans.

    L’illustre Harlem Désir, avait dénoncé un "spot UMP à la gloire du président de la République".
    Mais il s’est beaucoup ménagé. Comment inciter les électeurs à voter en utilisant l’assiduité de Désir au Parlement européen, puisqu’il se classe médiocrement au 38e rang sur 77 , ou celle de Benoît Hamon, au 43e… (lien
    L’Express
    ) ?
    Il faut que le PS se fasse une raison.
    En décembre 2008, à la fin de la présidence française de l’Union européenne (UE), la presse européenne saluait le dynamisme de Nicolas Sarkozy sur la crise économique. ?

    Les attendus du CSA

    D’ailleurs, "le Conseil a considéré que le message diffusé n'est pas une incitation à voter en faveur de certains candidats et qu'il ne constitue pas une émission publicitaire à caractère politique au sens de l'article 14 de la loi du 30 septembre 1986", a-t-il indiqué dans un communiqué.

  • Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, avait fustigé le PS pour ce "mauvais procès".
    C'est "le président de tous les Français, il a mené une action remarquable à la tête de l'Europe, saluée par l'ensemble des gouvernements, de gauche comme de droite, des 27, au titre de la France", avait souligné M. Paillé.
    "Il est logique, avait-il ajouté, que dans un clip qui veut inciter les Français à aller voter, on retrace cette histoire française que les Français, j'espère, n'ont pas oubliée".
  • Le responsable de la communication gouvernementale, Thierry Saussez, avait défendu lundi sa "campagne d'information et de mobilisation civique", soulignant qu'elle était "co-signée par la Commission européenne et le Parlement européen".

  • Clip européen multilingue
    VOIR et ENTENDRE


  • Clip européen décapant
    VOIR et ENTENDRE

  • Pas vraiment de nature à ramener la sérénité au PS !

    mardi 19 mai 2009

    Université : la Sorbonne libérée

    Six universités toujours occupées


    La raison l’emporte ?

    Les universités parisiennes en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l'emblématique Paris-IV Sorbonne, ont voté le déblocage mardi, pour permettre la tenue des examens, mais six autres dans le pays restent bloquées.

  • A la Sorbonne (Paris-IV), enseignants, étudiants et personnels ont voté la reprise des cours à partir de lundi 25 mai et la tenue des examens dans la semaine du 22 au 26 juin, comme l'avaient décidé auparavant la direction de l'université et ses trois conseils.
    "Les sujets et questions posées (lors des examens) devront porter sur les contenus des cours et travaux dirigés effectués dans des conditions normales d'enseignement", ont décidé ces conseils, avec l’approbation de la ministre.

    La direction, dont le président Georges Molinié est lui-même un opposant aux réformes gouvernementales, n'a entériné la session d'examens que parce que les solutions alternatives d’examens au rabais envisagées se sont "heurtées au refus de l'administration ministérielle", selon les conseils. Dans une motion approuvée à la quasi-unanimité, ceux-ci ont "condamné avec la plus grande fermeté les attaques indignes" dont M. Molinié "fait l'objet depuis plusieurs jours" et qui "portent atteinte à l'institution universitaire elle-même".
  • L'AG de Paris-I Tolbiac avait déjà voté le déblocage dans des termes similaires, tandis que celle de Paris-III avait entériné le déblocage, mais jusqu'au 3 juin seulement, et les examens dès la semaine prochaine. Dans ce cas, affirmer que les partiels ne seront pas offerts relève de l’hypocrisie pure et simple.

    De plus, la minorité de blocage exige toujours le retrait des "réformes incriminées" et menace la majorité de la reprise de l’occupation des locaux dès le 4 juin. Ainsi, les personnels et étudiants de Paris-III bradeurs font peu cas de la valeur des diplômes 2009 et de la réputation de l’université française.
    Or, le ministère de l’Enseignement Supérieur avait demandé aux recteurs de "rappeler la loi et le Code de l'éducation, à savoir qu'il n'y a pas de diplômes sans examen ni rattrapage", mais aussi d'aider les universités à organiser des cours et des examens, notamment en trouvant des locaux.

  • Des universités soucieuses de leur avenir
    -> Les universités de Lille-III et Saint-Etienne ont été débloquées en début de semaine.
    -> A Aix-Marseille-I, Amiens, Caen, Nancy-II et Reims, seuls certains départements des universités sont encore perturbés. Les facultés concernées sont en général celles de lettres et sciences humaines.
    Dans trois d’entre elles (Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II), les modalités des examens sont en cours de discussion.

    Baroud de déshonneur des nostalgiques de la révolution

    -> A l'inverse, chez le vrai-faux socialiste Georges Frèches, à Montpellier-III, une alerte à la bombe, qui s'est révélée sans fondement, avait entraîné lundi après-midi l'évacuation du campus.

    -> Une seule université reste totalement réfractaire

  • Quelques universités font les dures

    Six universités restent en partie bloquées, indifférentes au rappel mardi du président Nicolas Sarkozy qu'en bloquant les universités "on prive les étudiants d'avenir".
    Si ces décisions apaisent à Paris l’angoisse demeure chez les étudiants quant à la tenue de leurs examens, la chienlit qui en est à sa seizième semaine ne paraît pas pour autant stoppée et l’incertitude demeure sur la tenue des examens ici ou là dans le pays.
  • Un pochon de résistance médiatique à Toulon

    Lundi
    18, une équipe de onze a entamé une grève de la faim, comme Jojo Bové, le 3 janvier 2007, en compagnie aussi d'une dizaine de militants ! Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif. "Nous allons recevoir des toiles de tente, comme les Don Quichotte, et nous allons rester sur place 24 heures sur 24 en espérant être entendus par le gouvernement", ajouté Alexandre Picazo."Cette grève de la faim, nous la mènerons jusqu'à son terme".
    « Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, que seul le premier semestre compte pour le passage en année supérieure, c'est à dire la neutralisation du deuxième trimestre, et la démission du président de l'université », a déclaré le porte-parole conservateur des étudiants grévistes. « A conditions exceptionnelles, il faut des mesures exceptionnelles. » Et le soutien de Décathlon, comme aux Enfants de Don Quichotte.
    A noter enfin que les professeurs sont restés sur le bancs de touche ! Ils n’ont pas de petit ventre rond et aucune surcharge pondérale : seuls les étudiants ont le souci de leur apparence physique sur les plages…
    Parents, ne craignez rien pour la santé et l’équilibre mental de ces durs à cuire. « On est suivi par la médecine préventive de l'université. Des organismes familiers de ce type d'action nous ont également donné des conseils. » Qui en doutait ? La ‘spontanéité’ n’exclut ni l’organisation ni la solidarité.
  • Toulouse-Le Mirail, une université de gros bras

    La faculté Toulouse-II-Le Mirail reste bloquée, alors qu’elle a entamé lundi 18 mai sa seizième semaine consécutive de blocus, au grand désarroi d'une partie de ses enseignants qui évoquent une "fatalité" dangereuse pour l'université locale.
    -> Cette faculté avait été débloquée dans la nuit de vendredi 15 au samedi 16 par des professeurs qui avaient réussi, sous la protection de la police, à rouvrir les grilles soudées par des étudiants en grève contre la réforme des universités. Dès dimanche soir, pourtant, quelques dizaines d'étudiants ont repris possession des lieux, qui accueillent habituellement près de …21.000 étudiants.
    "Pas question de cesser notre blocus tant que la réforme ne sera pas abrogée. Les intimidations de la direction sont et resteront sans effet", a dit Ludivine Labbé, porte-parole locale de l'Unef-ID. "La question des examens ne doit pas conditionner notre combat contre cette réforme", a t-elle ajouté.

    -> Patrick Cabanel, professeur d'histoire contemporaine, se montre désemparé devant la situation. "Nous sommes de nouveau entrés dans une spirale de l'échec. Il y a une sorte de fatalité du blocus qui pèse sur le Mirail", a-t-il expliqué. "Mais d'habitude, au bout d'un mois de blocus en général, les étudiants non grévistes reviennent sur le site pour exiger et obtenir le déblocage. Cette fois, ils ne reviendront pas, je crois. Plus rien n'est raisonnable", poursuit l'enseignant.

    "Un peu moins d'un millier d'étudiants sont en train de signer l'arrêt de mort du Mirail. Il y avait 28.000 élèves il y a quelques années. Il y en a 21.000 aujourd'hui. Demain, ce sera pire", dit encore Patrick Cabanel. Selon lui, " le blocus du Mirail est devenu une sorte d'institution. Comme un rituel organisé par des étudiants qui ne sont pas, selon moi, manipulés par des partis politiques", ajoute-t-il soulignant qu’ils sont incontrôlables, car débordant les syndicats.
    L’UNEF-ID et Ludivine Labbé, ça représente quoi ? En février 2009, la Sorbonne était déjà couverte de graffitis à la bombe de peinture et de slogans vindicatifs : «Sorbonne en Grèce» ou «UNEF = MEDEF», barraient certains murs de l'amphi. , mais
    Il estime aussi que "les dirigeants de la faculté eux-mêmes n'y peuvent rien". Personne n’est donc responsable ? "Quels que soient les présidents, mêmes de gauche, quels que soient les gouvernements, mêmes de gauche, la fac est bloquée chaque année. Cette année, c'est pire. Le Mirail mourra de cette fatalité", dit-il.
    La présidence du Mirail fait le pari que le principe de réalité l’emportera. En attendant, elle propose que les différentes épreuves de la première session d’examens portent «sur un programme révisé et selon des modalités qui seront arrêtées par chaque équipe pédagogique et communiquées aux étudiants».

    Les lycéens savent maintenant quelles universités ils doivent à tout prix éviter lors de leurs inscriptions.
  • Julien Dray dénonçait un «lynchage»; la brigade financière l'épingle...

    Il avait choisi le temps des Européennes pour faire l’innocent

    Chacun savait le socialiste Dray collectionneur de montres de luxe.

    Depuis l'enquête préliminaire en cours sur son train de vie, le député de l'Essonne collectionne aussi les soupçons. Le député PS de l'Essonne assure que la presse lui a attribué à tort un train de vie extravagant. "Ma vie luxueuse de palace en palace, de boutique de luxe en boutique de luxe (...) tout cela est évidemment faux, archifaux". Les pauvres sont méchants !

    Il ne manque pas d'air !
    Il se défend en effet de mener un train de vie luxueux au-dessus des moyens d'un élu socialiste qui fait profession d'une meilleure répartition des richesses, mais il se laisse photographier avec une cravatte Hermès... (
    Lien Nouvel Observateur) C'est une insulte pour les pauvres qui l'ont élu. Peut-être est-il aussi indigné par le bouclier fiscal...
    Profitant des Européennes pour se poser en victime, il fanfaronnait au début du mois. Il concluait en effet sur un avertissement: "Ceux qui ont fait ce mauvais coup doivent savoir que j'ai aujourd'hui retrouvé dans ma tête l'énergie et la radicalité de mes 20 ans. Donc je vais me battre".

    La presse bienveillante se faisait l’écho de sa bonne foi

    L’honnête député socialiste est sorti de son silence, le 10 mai, cinq mois après le début de l'affaire sur des mouvements financiers suspects.
    « Julien Dray dénonce un «lynchage». Le député socilaiste, visé par une enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects sur ses comptes, assure ne pas savoir quand il sera entendu par la justice, malgré ses demandes répétées, et s’épanche dans le «Parisien dimanche» (
    lien), compatissait 20minutes (lien)Il était « visé » « malgré ses demandes répétées ».

    Le dernier rebondissement en date de l’enquête ?


  • En mars 2008, l'élu socialiste aurait acheté une montre de collection dans une bijouterie de Milan avec des fonds provenant de son …comité de soutien !

    Fin mai 2009, la brigade financière a retrouvé la trace de cette dépense - qui pourrait s'avérer compromettante - auprès du vendeur italien, chez lequel Julien Dray avait ses habitudes. Ce dernier a en effet payé son achat, d'un montant de 7.000 euros, avec un chèque tiré sur le compte de l'Association pour la 10e circonscription de l'Essonne, structure chargée de l'entretien de sa permanence électorale, à Sainte-Geneviève-des-Bois.

    Son cas s'aggrave...
    Mis en cause à la fin de l'année dernière dans un rapport de Tracfin (le service antiblanchiment du ministère des Finances) pour une série de mouvements de fonds considérés comme suspects, Julien Dray n'a pas contesté l'achat de cette montre, ni son mode de financement.

    L’impudeur du présumé innocent aux poignets pleins de montres
  • "J'achète ce que je veux avec mon argent"
    C'est ce qu'il a osé déclarer, expliquant que l'association n'avait reçu "aucun fonds public" et qu'elle était essentiellement financée par lui, hormis quelques dons qu'il qualifie de "très marginaux".
    L'un de ses avocats, Me Lef Forster, a précisé que la dépense effectuée à Milan avait été "aussitôt remboursée" à l'association par Julien Dray. "Je suis particulièrement impatient de savoir ce que la police pourrait bien me reprocher sur cet achat", a conclu le député.

    Et je fais des petits cadeaux à qui je veux ?

    La montre, un modèle de collection ...Rolex pour homme (ça ne vous rappelle rien?...), a été offerte à sa suppléante, Fatima Ogbi ; discrètement interrogée le 15 mai en qualité de témoin, celle-ci l'a confirmé aux policiers, invoquant une sorte de pari conclu avec son mentor avant les dernières
    élections municipales
    à Grigny, où elle était candidate. Trois personnes liée à l'association ont été placées en garde à vue mardi dernier, aucune n'a été poursuivie.
    Et tant pis si Dray défavorise un peu plus les travailleurs défavorisés: combien de salariés n’ont pas été recrutés ?
    Mais bon, si la diversité en profite…

    Le PS n’aime pas les riches mais beaucoup les richesses
  • L'ancien porte-parole de campagne de Désirdavenir Royal et du PS est déjà apparu comme le bénéficiaire de chèques établis auprès d'un commerçant d'Antibes par des clients, et que celui-ci lui aurait remis afin de contribuer au financement de ses activités politiques. L'enquête de la brigade financière porte aussi sur une série de prêts consentis à Julien Dray par certains de ses proches, parmi lesquels le négociant Gérard Gerbi, patron des magasins Gérard Darel, et l'homme d'affaires Pierre Bergé.

    Le socialiste Dray aime les riches et les richesses


    Si l’ex-couple Ségollande fait profession de ne pas aimer les riches
    , l’ami Dray qu’ils recueillaient l’été dans leur propriété située sur les hauteurs de Cannes, a des admirateurs rupins qui n’ont jamais vu le 9.3, ni de près ni de loin.

  • Chacun sait que Sa Cynique Majesté Royal est entretenue par Pierre Bergé, le multi-milliardaire de luxe.
    L'enquête de la brigade financière révèle aussi une série de prêts consentis à Julien Dray par certains de ses proches, parmi lesquels le négociant Gérard Gerbi, patron des magasins Gérard Darel, et l'homme d'affaires socialiste …Pierre Bergé.

    Pour info :
    La marque Darel

    La marque Gérard Darel de Gérard Gerbi a été créée en 1973 par le styliste Gérard Darel et son épouse Danièle dans le quartier grouillant du Sentier à Paris. Dans les années 80, la marque s'impose comme une valeur sûre dans le secteur du prêt-à-porter féminin. « Son style manie avec précision une certaine idée du luxe, simple, moderne, raffiné et intemporel » comme le rappelle l'entreprise.
    Aujourd'hui, la marque réalise bon an mal an 150 millions de chiffre d'affaires par an avec une part importante dédiée à l'export (50%) au travers de ses implantations internationales.
    Danièle Gerbi, l’épouse de Gérard, eut un coup de génie en 1996. Elle acheta aux enchères chez Sotheby’s, à New York le fameux collier de perles de verre noir appartenant à Jackie Kennedy. Cet achat hautement médiatique permit à la femme du styliste de faire connaître la marque dans le monde entier. Ca fait gerbi gerber, non ?
    La gauche caviar s'habille chez Gérard Darel
    Charlotte Gainsbourg fut un temps habillée par GD, en sa qualité d'ambassadrice de la marque.
    En savoir un peu plus ?
    Lien LeFigaro

  • Et Fatima Ogbi, c'est qui ça ?



  • Elle est née en mai 1975.
    La dixième circonscription de l'Essonne est représentée dans la XIIIe législature par Julien Dray, député PS et sa suppléante est Fatima Ogbi, 2e adjointe à la mairie de Grigny.
    Fin janvier 2009, le conseil municipal de Grigny confia l’accompagnement de ses demandeurs d’emploi à sa grande soeur l’agglomération. Or, Fatima Ogbi, la deuxième adjointe, chef de file des élus PS dans cette commune, était jusqu’alors chargée de… l’emploi, dans cette commune tenue par un maire PC. Elle est tout de même vice-présidente de la communauté d’agglomération.
    Les relations avec le PC sont difficiles depuis les élections municipales de 2001, quand la socialiste de l'époque s'était maintenue contre Claude Vazquez au second tour). "Aux dernières municipales, Fatima Ogbi, la jeune candidate socialiste arrivée en deuxième position derrière Claude Vazquez (42,6 %), avait dû retirer sa candidature devant le premier. Claude Vazquez (PC) fut donc élu puisque candidat unique.