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jeudi 15 décembre 2011

PACA: démantèlement d'un gang de gens du voyage

34 cambrioleurs ont été interpellés




Devons-nous nous laisser piller ?



Une gang de voyous pillait les supermarchés de la Région PACA


Ils s'attaquaient notamment aux coffres-forts de supermarchés
La gendarmerie vient de procéder à l'arrestation des cambrioleurs ayant écumé plusieurs départements du Midi de la France, en PACA essentiellement, depuis le mois de mars dernier.

Ils étaient à la tête d'une filière de voitures de luxes volées en France et peut-être en Europe.
Les investigations, qui ont révélé l'existence d'un trafic de voitures haut de gamme volées à l'échelle nationale voire européenne, permet désormais de cibler plusieurs dizaines d'objectifs (voleurs, receleurs faussaires) sur la moitié sud du pays.

A la faveur des perquisitions, les gendarmes ont saisi 23 véhicules très luxueux, notamment des bolides de marque Ferrari, Mercedes, Lamborghini, BMW, Audi ou encore Porsche.
Outre deux motos de puissante cylindrée, ils ont découvert 20.000 euros en espèces, des fausses plaques, du matériel informatique, de la cocaïne et de la résine de cannabis, ainsi que des armes à feu, dont un fusil d'assaut de marque kalachnikov et un pistolet Glock de calibre 9 millimètre approvisionné.


Motus sur l'identité des voleurs

Au total, 34 voyous chevronnés ont été interpellés après une enquête diligentée sur commission rogatoire par la Compagnie départementale de Salon de Provence. Pas moins de 120 gendarmes, épaulés par trois pelotons de gendarmes mobiles, ont été mobilisés sur l'opération, déclenchée le 13 décembre à 6 heures du matin.

Défense de stigmatiser les ROM
Les droits de vote et d'éligibilité leur sont acquis
Aussi nombreux en France qu'en Roumanie ou en Turquie, les Rom roumains sont européens depuis le 1er janvier 2007...
Éric Zemmour a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir déclaré sur Canal+ que " si les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres, c’est parce que la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes ". Ils sont souvent Rom, aussi bien.

Ainsi, à la mi-janvier 2011, les gendarmes de Rezé, très de Nantes, ont-ils fait tomber un réseau de cambrioleurs roms, installés en tant que " touristes " roms, mais qui travaillaient pour un groupe de receleurs chargé d’écouler en Europe de l’Est les marchandises volées en Bretagne.

Entre le 19 et le 23 juillet dernier déjà, les gendarmes de Haute-Savoie ont interpellé un gang de cambrioleurs d'origine rom. Neuf individus ont été placés sous les verrous et deux autres sont activement recherchés. L'affaire porte sur plusieurs dizaines de vols, en Savoie, Haute-Savoie et dans l'Ain, et se chiffre à plusieurs milliers d'euros de préjudice.

Une autre équipe de cambrioleurs vient d'être démantelée conjointement par les policiers de la sûreté départementale de Haute-Garonne et de Seine-et-Marne, au terme de plusieurs mois d'enquête. Spécialisée dans le casse de centres commerciaux, elle pillait les commerces par les toits. Les onze personnes interpellées repartaient chaque fois avec un stock de marchandises (outils, alcool, ordinateurs, etc.) qu'ils écoulaient auprès de commerçants ambulants.

La criminalité en France est-elle essentiellement le fait des ressortissants français ?

jeudi 21 mai 2009

Interdit d’interpeller les petits voleurs de bicyclettes ?

Deux enfants soupçonnés de vol interpellés à la sortie de l'école

Deux cousins de 6 et 10 ans, soupçonnés de vols de vélos, ont été interpellés mardi à la sortie de l’école Louis Aragon de Floirac (Gironde) à 16h30 et emmenés au commissariat, font savoir jeudi 21 la mère de l'aîné et la police, confirmant une information du journal Sud Ouest.

Les faits

Les deux enfants ont été interpellés "un peu à l'écart du groupe scolaire" après qu'une mère de famille, qui avait déposé plainte pour vol, a cru reconnaître ses vélos aux mains des deux garçonnets, a expliqué lors d'une conférence de presse le directeur départemental de la sécurité publique, Albert Doutre.
Les enfants ont ensuite été emmenés au commissariat situé "à proximité", où leurs mères, deux soeurs, qui n'étaient donc pas à la sortie de l'école, les ont rejoints un peu plus tard, afin d'établir leur identité et d'assister à leurs auditions.

  • Il en ressort que le garçon de 6 ans avait, selon ses dires, "emprunté" le vélo sur lequel il se trouvait, a poursuivi M. Doutre.
  • Quant au deuxième vélo, Aïcha Ouachin, mère d'Hicham, qui semble élever seule son garçon de 10 ans, soutient qu'il a été offert à son fils il y a un an et demi par un adjudant-chef de la brigade 106 à Mérignac et le directeur de la police a indiqué que l'enquête suivait son cours sur ce point.

    Un reportage de France Info
  • Ce matin, cette radio révèle incidemment que les faits remontent au mardi 19 et le directeur de l’école précise que deux jours plus tard ni les parents d’élèves, ni les familles des garçons ne se sont encore émus auprès de lui.
    -> C’est jeudi à la mi-journée, soit deux jours plus tard, que la maman d'Hicham s’exprime finalement. "Je suis choquée qu'ils viennent chercher des gamins à la sortie de l'école devant tous leurs camarades", a témoigné Mme Ouachin, qui aurait préféré que la police "aille voir le directeur (de l'école), qu'ils demandent les coordonnées du gamin et qu'ils viennent à la maison ou qu'ils nous convoquent". Aurait-elle été briefée ? Gageons qu’elle dispose déjà d’un avocat et du soutien d’associations…
    -> La maman du jeune cousin de 6 ans ne s’est en revanche pas encore exprimée.

  • Dans le même reportage, le directeur d’école observe que les autres enfants qui avaient été épargnés et n’étaient au courant de rien, devront recevoir des informations à la reprise des cours lundi, suite au « battage médiatique », selon ses propres termes.

    -> Encore ce matin sur France Info, le directeur de l’école reconnaît implicitement qu’aucun personnel de son établissement n’a rien remarqué de la scène d’interpellation. Soit aucun enseignant ne surveillait la sortie de l’école comme le règlement le stipule pourtant, soit la police a effectivement opéré à distance respectable et donc avec discrétion, malgré les dires de la maman.
    Or, six agents de police en deux équipes de trois ont été mobilisés pour emmener au commissariat la petite troupe des garçonnets et des adultes dont la plaignante, mais aussi les objets du délit présumé, des pièces à conviction.

    -> Savoir également si l’enfant de dix ans, mais surtout celui de 6, va seul à l’école à vélo…
    D’ailleurs, les jeunes cyclistes étaient-ils présents en cours ce mardi-là, et pas seulement à la sortie ?
  • L’indignation de la presse est très louable et édifiante, mais troublante.
    Son
    émouvante compassion pour les petits voleurs présumés néglige les petites victimes privées de vélos et n’est modulée d’aucune désapprobation des vols présumés.
  • Sud Ouest prend parti jeudi matin.
    - "Je suis arrivé avec ma femme à 16 h 10 pour chercher nos enfants, il y avait déjà deux voitures de police et six policiers", raconte Gérard. [La police n’assure-t-elle pas la sécurité des enfants à la sortie des écoles ? L’école accueille en effet 193 enfants dans huit classes de, non 30 par classe, mais 24 élèves…] … Autant dire que les sorties d'école sont plutôt denses".

    "C'est pourtant le moment que les fonctionnaires de la police nationale ont choisi pour arrêter deux élèves de 6 et 10 ans qui s'apprêtaient à quitter les lieux [mais pas l'école, nuance! ], chacun sur un vélo [chacun le sien ?]. « On n'a pas vraiment vu ce que la police faisait [excès de discrétion ou présence ordinaire ?] mais s'ils se mettent à traiter des enfants comme des grands délinquants, où va-t-on ! », s'emportait hier après-midi la mère d'une élève prenant à témoin un petit groupe de parents. [Une animatrice de la FCPE ?]

    - « C'est honteux », disait encore plus fort Aïsha Ouachin, la maman d'Hicham, le garçon de 10 ans. [Sa honte s’adresse à la police mais épargne son enfant] « Je veux que les conditions d'interpellation de mon fils se sachent parce qu'on ne peut pas laisser faire des choses comme ça, il y avait d'autres façons de procéder pour vérifier si le vélo était le sien ou pas. »
    Sud Ouest n’a recueilli aucun avis contraire…

    Nous assistons à un détournement de l’attention par la maman du jeune voleur présumé et une triste récupération politicienne, comme l’indique la réaction de l’UNSA Police ci-dessous.

    Dans la police, les avis divergent

  • Les syndicats de police

    - UNSA Police

    Audio : Réaction d'Aymed Korbosli (Unsa Police)
    Si on glisse sur le rituel couplet politique en introduction, qui est la "bonne femme" (sic) en état d'ivresse?...

    - Alliance Police Nationale
    Audio : 'Olivier Hourcau (Alliance Police Nationale)
  • Les autorités de police

    Les mis en cause "ont été entendus 01h30 et 02h00", en parfaite coordination avec la justice des mineurs, a ajouté Albert Doutre qui "assume de bout en bout" l'intervention menée avec "tact et discernement" par les fonctionnaires de police.
    Or, la maman d'Hicham déclarait ce matin à France Info que ce n'était pas terminé avant 20h00...

    Audio : Explications d'Albert Doutre DDSP Gironde
  • mardi 7 avril 2009

    Deux pacifistes anti-Otan mis en examen pour violences

    Contre la guerre, mais pour le vol et les dégradations par incendie en temps de paix

    Deux terroristes internationalistes opposés à l’Alliance Atlantique, un Russe et un Allemand, âgés de 18 et 22 ans et domiciliés en Allemagne, ont été mis examen lundi pour vol et dégradations par incendie.


    Les deux jeunes hommes, qui ont reconnu les faits, ont été écroués.
    "On a retrouvé sur eux des tampons de la douane", indique-t-on au parquet de Strasbourg. "Ils ont été interpellés dans la foulée des violences, le samedi après-midi, dans les minutes qui ont suivi les dégradations commises sur les locaux des douanes, grâce à un témoin, un douanier, qui les a suivis et a permis leur arrestation".

    Le vol et les dégradations par incendie pour lesquels les deux hommes ont été mis en examen ne concernent pas l'ancien poste de douanes installé à l'entrée du pont de l'Europe, qui a entièrement flambé, mais des locaux situés en contrebas, où travaillent en temps normal des agents de la brigade de surveillance et des agents chargés du dédouanement des transports de marchandises. Les douanes font état de dégâts assez sérieux, un local d'archives ayant notamment été incendié.

    jeudi 10 avril 2008

    Les lycéens s’accommodent de casseurs dans leurs rangs

    Xavier Darcos : « Ce pays n’est pas raisonnable »
    Les responsables politiques
    qui ne condamnent pas les actions des casseurs
    sont coupables.
    Quant aux organisateurs des manifestations, sont-ils raisonnables ?
    Mardi 8, le ministre de l’Education a dit « comprendre » les inquiétudes des lycéens quant à leur avenir, mais Xavier Darcos a qualifié d’« absolument hystériques » les violences qui ont eu lieu vendredi et lundi dernier dans des lycées de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), d’Ermont et d’Arnouville (Val-d’Oise). Des dizaines de casseurs ont pénétré de force dans ces établissements, vandalisant du matériel et s’en prenant violemment au personnel enseignant et administratif. « Ce pays n’est pas raisonnable », a ajouté Xavier Darcos.

    "Les casseurs étaient au moins 100 devant le lycée,
    on a eu peur"
    Au lycée Gustave Monod d’Enghien-les-Bains (Val-d'Oise), le proviseur-adjoint du lycée général Philippe Lods avoue : "On a préféré fermer pour apaiser les esprits qui semblent en avoir bien besoin". En fin de matinée, les élèves ont pris peur quand un groupe d’une centaine de jeunes s'est dirigé vers le lycée et que des dégradations et des affrontements avec la police s’en sont suivis. Le proviseur explique à son tour: "Jusqu'à 11h, le mouvement de grève se déroulait sans problème, dans une ambiance bon enfant. Certains cours étaient assurés" […] "Après, vers 11h-11h30, ça a dégénéré. Un groupe de casseurs cagoulés, qui pourrait venir d'Argenteuil, a débarqué. Je ne saurai pas dire combien ils étaient mais ils ont commencé à jeter des pavés, à brûler une voiture,... Une épaisse fumée noire flottait dans l'air. Il y avait aussi des bombes lacrymogènes. Ce qui a conduit à des affrontements avec la police. On ne connaissait pas ces jeunes, ils ne sont pas du lycée." A noter au passage que l’usage des gaz lacrymogène n’est pas une exclusivité policière…
    Il y a eu des incidents en marge des manifestaions de lycéens dans le Val-de-Marne mardi matin. Des casseurs se sont joints aux cortèges. Et seulement une vingtaine de personnes ont été interpellées, principalement à Créteil selon la police.
    En milieu de journée, un groupe de jeunes pilleurs, dont le nombre n'a pas été précisé, a pénétré dans le centre commercial de Créteil. La plupart des magasins étaient fermés. Une dizaine de jeunes ont été interpellés après des vols commis dans un hypermarché. Six autres éléments incontrôlés ont été interpellées en début de matinée aux abords du lycée Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre pour des jets de projectiles et des incendies de poubelles.
    Au total, plusieurs centaines de lycéens s'étaient rassemblés mardi matin devant leur établissement à Vincennes, Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Villeneuve-le-Roi, Cachan ou Champigny-sur-Marne.Celui-ci dénombrait mardi six lycées bloqués dans le Val-de-Marne (dont Jean-Macé à Vitry-sur-Seine et Maximilien-Sorre à Cachan).

    Les enseignants du SNES-FSU, qui encadrent les lycéens dans la rue, sont-ils plus raisonnables que leurs élèves? Plus raisonnables et plus responsables ? Plus respectables aussi, lorsqu’ils auront l’audace de demander un effort supplémentaire aux Français lorsqu’ils exigeront davantage de crédits ?