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mercredi 18 janvier 2012

Présidentielle: Mélenchon chasse sur les terres du PS

Mélenchon appelle la gauche du PS à voter pour le PCF
Le camarade-candidat du Front de gauche à l’Elysée, Jean-Luc Mélenchon, a invité mercredi la gauche du PS à voter communiste .


Après avoir raillé le redéploiement des 60.000 postes promis à l’éducation par leur candidat François Hollande, le candidat de l'extrême gauche salue la fronde des radicaux du PS emmenés par Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann et dont le p'tit Benoît Hamon s'est fait clairement le porte-parole: "Je suis très content que l’aile gauche du PS se réveille. Ils ont le sentiment qu’une certaine limite de l’inacceptable est franchi", a déclaré M. Mélenchon en déplacement à Metz.
"Je les encourage à continuer. Il faut que le candidat socialiste fasse avancer les idées de gauche : on a besoin d’éducation et cela ne coûte jamais trop cher", a assuré l’eurodéputé qui arrivait de Strasbourg.

"Je les félicite", a ajouté l’ex-membre du PS au sujet des membres de l’aile gauche de son ancien parti. "Je leur ai dit : si vous voulez rester fidèle à votre idéal socialiste, surtout vous la gauche du parti, il faut voter pour moi, qui suis resté longtemps dans vos rangs. Si je suis parti, c’est qu’il y a bien une raison ".


François Hollande a d'ailleurs senti le souffle du boulet

La "gauche molle" a adressé mercredi une "sévère mise au point" à son équipe de campagne lors d’une réunion de son conseil politique, après la critique par l’aile gauche du PS sur sa reculade relative aux 60.000 postes dans l’éducation.


Benoît Hamon a officialisé les divisions internes
Le porte-parole officiel du parti, et non pas des frondeurs
Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann, s’était indigné du fait que les "créations de 60.000 postes" se soldent finalement par un "rédéploiement" de postes existants aux dépens de secteurs encore non déterminés mais placés sous la menace d'un succès de la gauche au printemps...

Crise: le sommet social annonce des mesures

430 millions d'euros: des redéploiements budgétaires assureront le financement





Pratique du dialogue social:
Chérèque (CFDT) et Thibault (CGT) de dos, outre Mailly (FO)




Chômage partiel, budget de Pôle emploi, réforme de la formation professionnelle

100 millions d'euros pour booster le chômage partiel
Pour développer le recours au chômage partiel, l'exécutif annonce d'abord des mesures de simplification, comme la réduction de vingt à dix jours des délais d'instruction par l'administration. Les crédits budgétaires seront augmentés de 100 millions. Une concertation avec les partenaires sociaux est annoncée pour améliorer le dispositif avant les élections.

"Former plutôt que licencier
40 millions d'euros sont dégagés pour permettre l'entrée de plus de salariés au sein des dispositifs « former plutôt que licencier » dans les secteurs en crise.

"Pôle emploi : 1.000 CDD de plus
Nicolas Sarkozy a annoncé l'embauche rapide par Pôle emploi de 1.000 salariés en CDD d'un an. Coût de la mesure : 39 millions d'euros. Elle s'ajoute aux 2.000 redéploiements de postes déjà prévus. C'est un geste en direction des syndicats. La CFDT réclamait 2.000 embauches.

"Un nouveau plan pour les chômeurs de très longue durée
Une enveloppe de 150 millions d'euros va être dédiée à l'accompagnement des chômeurs inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans. En catégorie A, B, ou C, leur nombre atteint désormais 586.000, en hausse de 18 % sur un an. « Ils devront tous se voir proposer une solution », a expliqué Nicolas Sarkozy, reprenant une promesse faite à plusieurs reprises déjà depuis 2007. Concrètement, le chef de l'Etat veut que leur soient proposés des formations, des processus de « resocialisation » le cas échéant, ou des contrats aidés.

"Le " zéro charges " réactivé pour les jeunes dans les TPE
Fortement réclamé par le patronat, le dispositif « zéro charges » sur les embauches des TPE (moins de 10 salariés), déjà activé de 2009 à mi-2010, va être relancé. Mais dans un contexte budgétaire contraint, il ne s'appliquera qu'aux embauches, en CDI ou CDD de plus d'un mois, de jeunes de moins de 26 ans. L'exonération, valable un an, sera complète au niveau du SMIC puis dégressive jusqu'à 1,6 SMIC. La mesure s'appliquera aux embauches réalisées entre le 18 janvier et le 18 juillet. Son coût est estimé à 100 millions d'euros.

"Formation : promesse d'une « réforme radicale "
Le chef de l'Etat a annoncé une " réforme radicale " de la formation professionnelle, en visant surtout à proposer des solutions à tous les chômeurs. Mais ce sera pour la prochaine législature. Gérard Larcher, ex-président UMP du Sénat, « est chargé d'une mission de préparation d'une réforme d'envergure ». Les « bases » de cette réforme devront être définies « sous deux mois », après consultation des partenaires sociaux, régions, universités. « Notre système de formation professionnelle reste très fragmenté entre tous les acteurs, ce qui nuit à son efficacité », regrette l'Elysée. Cette annonce a de quoi surprendre, une vaste réforme largement vantée par le gouvernement étant entrée en vigueur il y a à peine un an. Elle a mis en place un fonds de sécurisation des parcours professionnels et incité au regroupement des organismes collecteurs. Elle doit permettre de réorienter les fonds de la formation vers les PME.

"Recruter plus de jeunes en alternance
Le ministre du Travail engagera une « discussion » avec les partenaires sociaux pour « amplifier les efforts de recrutement de jeunes en alternance dans les entreprises de plus de 250 salariés ». Là encore, l'Elysée laisse entendre que la réforme de la taxe d'apprentissage (bonus-malus) n'a pas eu suffisamment de résultats jusque-là.


"Bras de fer sur le financement>

D'un montant total de 430 millions, les mesures seront financées par des redéploiements de crédits de l'Etat, afin de " ne pas accroître d'un centime le déficit public ", a précisé Nicolas Sarkozy.



Il a ajouté que la mobilisation de crédits du Fonds social européen (FSE) et de fonds gérés par les partenaires sociaux devrait permettre de porter la totalité de ces engagements à 800 ou 900 millions d'euros. L'idée est également d'encourager le cofinancement par les conseils régionaux.




François Chérèque (CFDT) a dénoncé " le flou " entourant la question du financement. Les partenaires sociaux ne sont guère enclins à faire de gros efforts alors que, dans le budget 2012, l'Etat a de nouveau prévu de ponctionner 300 millions dans le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, ce qui le mettra en situation de déficit.
(source Les Echos)

PS divisé: le candidat Hollande réagit à la fronde dans son camp

Le candidat PS fustige les détracteurs socialistes de ses reculades



Hamon s'adresse-t-il au candidat PS ?Hollande impose le silence à Hamon
et la Ch'tite Aubry à Cahuzac




François Hollande ne parvient pas à faire avaler des couleuvres à tous

Le candidat socialiste à la présidentielle appelle le PS à tout gober en silence
Il a adressé une "sévère mise au point" à son staff de campagne, au lendemain des critiques de l’aile gauche du PS contre son recul dans la création de 60.000 postes dans l’Education nationale.


Des socialistes réagissent à la supercherie du candidat

François Hollande n'assume pas ses reculades
et n’a pas apprécié le communiqué commun publié hier par les frondeurs Benoît Hamon, porte-parole du parti, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann. Ceux-ci s’indignaient que les créations de postes de Hollande ne sont en fait rien d'autre que des "redéploiements" et non des créations nettes de postes.


Silence dans les rangs

D’après un participant au conseil politique réuni aujourd’hui, "François Hollande aurait fait une sévère mise au point en disant qu'il fallait savoir si on voulait gagner". Par tous les moyens.

Selon un autre participant, le candidat a développé : "On a tout pour gagner. Si on ne gagne pas, on ne le devra qu'à nous-mêmes: vous n'êtes pas obligés de vous commenter les uns et les autres et de m'obliger à corriger les uns et les autres", aurait lancé le souverain.

Le fait que ce communiqué sur l’éducation ait été signé par le porte parole du PS dirigé par Martine Brochen-Aubry, son premier secrétaire, a provoqué un malaise lors de la réunion.

Et des défections dans l'entourage de campagne du candidat.
Les oreilles basses, le courageux Benoît Hamon, roquet de Martine et poupée de Riton-le-ventriloque (photo ci-contre), avait préféré rester à la niche. Riton Emmanuelli et Marie-Nono Lienemann brillaient également par leur absence.

Les ministrables se pressaient en revanche: le trotskiste Pierre Moscovici, Manu Valls, la Ch'tite Brochen-Aubry, Bébert Delanoë, Nono Montebourg, Lolo Fabius, Marie-sEGOl'haine Royal, J.-M. Ayrault (dit La Voix de son Maître), Frère François Rebsamen, Jojo Cahuzac, Désir H. et Jean-Mimi Baylet, au dernier rang.
Et d'Jack Lang, où était-il donc encore passé ?

Les professeurs syndiqués à la FSU n'ont même pas réagi à la duperie de Hollande
Aucune annonce de manifestation contre le projet socialiste qui les roule dans la farine !

lundi 28 avril 2008

Prime pour l’emploi et RSA : l’opposition suscite la méfiance

Martin Hirsch fait de la com et consulte toujours
Le chef de l'Etat a annoncé au cours de son entretien télévisé dejeudi la généralisation du Revenu de Solidarité Active (RSA) "l'année prochaine" en le finançant par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE), pour un coût de "1 ou 1,5 milliards d'euros".

L'opposition veut absolument y voir le redéploiement de la PPE comme une sorte de redistribution entre les plus pauvres.
Parmi les démagogues, au PS, Stéphane Le Foll estime a priori que "ce sont bien les salariés modestes et au SMIC qui paieront sur leur pouvoir d'achat", le Parti socialiste préconisant une augmentation de 50% de la PPE (prime pour l'emploi’, créée en 2001 par Lionel Jospin.
Pour les autres critiques systématiques, François Bayrou (
MoDem) a qualifié ce redéploiement d'"injuste" et "insoutenable", sans le prouver. Le " RSA est évidemment parfaitement fondé, mais la solidarité ne peut pas être mise à la charge des plus pauvres, sans qu'il soit fait appel en quoi que ce soit aux plus riches". Copie conforme du discours socialiste.
Même son de cloche du côté des syndicats. François Chérèque (CFDT), s'est dit inquiet de la mesure qui renvoie "une image détestable" aux populations les plus modestes qui "touchent parfois 100 euros par mois de prime pour l'emploi, ce qui leur fait un 13e mois". 100 euros tous les défavorisés?
De son côté, croyez-vous que la CGT ne déplore que la généralisation du RSA soit financée par l'"amputation de la Prime pour l'emploi aujourd'hui versée à plusieurs milliers de salariés modestes". "Je ne pense pas que ce soit l'égalité", a ainsi dénoncé Jean-Christophe Le Duigou, un de ses dirigeants.
Le redéploiement partiel de la Prime pour l'Emploi pour financer le RSA suscite donc les inquiétudes a priori d'une partie de la classe politique et des syndicats qui, bien dans leurs rôles, craignent que les salariés modestes soient ainsi pénalisés pour aider les plus pauvres : ils seraient instrumentalisés jusque sur les réformes destinées à leur venir en aide.

Le Haut Commissaire aux solidarités active , Martin Hirsch, bien qu’initiateur du projet, est soit déclaré suspect, soit condamné, sans présomption d’innocence. Il avait largement chiffré le coût du RSA entre 2 et 3 milliards d'euros. Mais dans son entourage, on précisait vendredi que "le recentrage de la PPE vient en plus des 1 à 1,5 milliard d'euros annoncés par Nicolas Sarkozy" sans qu'il y ait de chiffre clairement arrêté là-dessus, puisque le projet n’est pas abouti et que les entretiens se poursuivent..
Martin Hirsch peut bien expliquer sur France-Info que "1,5 milliard, cela permet de faire la réforme dans de bonnes conditions pour l'année prochaine", les opposants ne veulent rien savoir : sur la base du préjugé de l’insuffisance du financement et de la menace qui pèserait sur les plus défavorisés que le gouvernement cherche pourtant à soutenir , ils dénoncent avant d’étudier le sujet. Il ne suffit donc pas que Martin Hirsch donne des garantis sur RTL. "Avec le RSA, dans les conditions telles que celles annoncées par le président de la République (...) il y aura moins de travailleurs pauvres dans ce pays", a pourtant annoncé l’ancien dirigeant d’Emmaüs, exposé comme tout le monde à la ‘défiance citoyenne’.
Confiant, Martin Hirsch fait pourtant de la pédagogie. "Le compte va y être. Au fur et à mesure que cela monte en charge, il faudra le compléter, éventuellement en reprenant un peu des primes existantes là où elles ne servaient pas à grand chose", a-t-il expliqué.
Face à ses critiques, le Haut Commissaire estime que "cela fait des années que, rapport après rapport, on dit que la Prime pour l'emploi est diluée, qu'elle n'est pas efficace et ne va pas là où c'est nécessaire".
Il a également précisé qu'"un milliard de cette somme va vers les catégories les plus aisées de la population" alors que le coût total de cette prime pour le retour à l'emploi ou la poursuite d'une activité professionnelle est de 4 milliards en 2007 pour près de 9 millions de bénéficiaires, selon le ministère.
M. Hirsch a estimé sur RTL qu'"on n'est pas en train de déshabiller Pierre pour habiller Paul". "On est en train d'habiller Pierre et Paul. Pierre, c'est celui qui est au RMI et qui n'arrive pas à retravailler; Paul, c'est celui qui travaille aujourd'hui et qui reste travailleur pauvre".
C'est peut-être trop limpide...

jeudi 10 avril 2008

Lycées et collèges : des suppressions mais aussi des redéploiements de postes

Conscience politique ou stupidité des manifestants lycéens ?
Le 24 mars déjà, c’était la troisième fois depuis le jeudi 20 et la deuxième dans le lycée Delacroix, que 200 à 250 élèves venus de Bobigny (Louise-Michel, Alfred-Costes et André-Sabatier) se sont introduits pour pousser les élèves à bloquer l'établissement et manifester avec eux. Comme les fois précédentes, ça a dégénéré: extincteurs vidés, portes cassées, salles saccagées, vitres brisées, chaises éventrées... "On s'est rendu compte que si on répondait aux provocations, ils allaient faire n'importe quoi", raconte le proviseur du lycée, au micro de RTL.
Le but annoncé est de protester contre les suppressions de postes et le bac professionnel en trois ans. Mais pas uniquement:
"Quand on leur demande 'pourquoi vous faites ça?', ils disent que c'est marrant" raconte une lycéenne, sur RTL. Des policiers devraient être devant le lycée, car "ce n'est pas fini", explique une autre élève du lycée saccagé à Drancy. "Ils comptent recommencer un peu tous les jours."
La mobilisation, qui était au départ le fait des professeurs a donc été bien suivie des élèves. Jeudi dernier, ils étaient déjà plusieurs centaines d'élèves à manifester. Au moins les élèves qui défendent les postes de leurs professeurs, n'ont pas -eux- de retenues sur salaires...

Environ trois semaines plus tard, le mouvement lycéen contre les suppressions de postes dans l'Education Nationale a fait hier une nouvelle démonstration de force: 17 000 manifestants selon le soi-disant syndicat lycéen FIDL (en fait une association de mineurs), 7 000 selon la police, ce qui paraît plus honnête.
Mais cette contestation s'accompagne de nombreux incidents. Le témoignage de Jean-Michel Blanquer, recteur des académies de Créteil, sur RMC. "10 à 15 lycées sont bloqués sur l'académie de Créteil. C'est significatif, mais c'est clairement le fait d'une minorité. C'est un phénomène auquel on assiste depuis quelques semaines. Mais ce que je déplore, ce sont les bandes mobiles, de 10 à 15 personnes, qui pénètrent dans les établissements et qui cassent tout." Bandes mobiles organisées au combat derue, à la guérilla urbaine? "Ces événements sont déplorables. 7 lycées ont été touchés. A Bobigny, un proviseur a été giflé. Les personnels de Louise Michel, à Bobigny ont fait valoir leur droit de retrait, estimant que "la sécurité des biens et des personnes n'étaient plus assurés."La grève a été votée par les enseignants."
"Il y une protestation qui existe, mais qui n'est pas étendue à toute l'académie. La baisse du nombre de fonctionnaires que dénoncent les lycéens ne correspond pas à une diminution de l'encadrement, car les élèves sont moins nombreux. Il y a des créations de postes dans le primaire, car là que le nombre d'élèves augmente. Il faut savoir qu'un lycée français bénéficie de 20% de moyens en plus que ses homologues européens. Il faut donc mieux allouer nos ressources!"

Admettre que les moyens attribués ne le sont pas pour toujours, mais susceptibles d’une redistribution, en fonction de la démographie et donc des besoins réels, est-ce trop demander aux professeurs des lycées et collèges qui manipulent leurs élèves?
Nul doute que les enseignants possèdent l'objectivité, la souplesse intellectuelle, et l'esprit critique comme son pendant, le sens des responsabilités qu'ils demandent à leurs élèves... Qu'ils en fassent usage !