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vendredi 14 septembre 2018

Macron s'approprie la Croix de Lorraine sur le nouveau logo de l'Elysée

La Croix de Lorraine dans les armoiries de Macron, quêtes de fondations et de légitimité

La Croix de Lorraine honore le nouveau logo du président Macron.

'Blason' de Macron
Le symbole de la France libre et du général De Gaulle est instrumentalisé par l'Elysée depuis jeudi, a-t-on appris auprès de la présidence.
"C'est le nouveau logo de la présidence pour la durée du mandat", a indiqué l'Elysée. "Il est apparu pour la première fois ce matin", lors de la présentation du plan pauvreté par Emmanuel Macron.


Au musée de l'Homme à Paris, le président était placé derrière un pupitre affichant les nouvelles armoiries du président de la République réquisitionnant ce signe chargé d'Histoire.
Au-dessus des initiales RF, pour République française, figurait ainsi pour la première fois une petite croix de Lorraine, symbole de la Résistance et de la lutte contre l'Allemagne nazie.

Cette appropriation est-elle légitime ?

Il s'agit d'une "référence à Charles De Gaulle pour marquer les 60 ans de la Ve République", se justifie le Palais, mais aussi "les 50 ans de la mort du général et les 80 ans de l'appel du 18 juin" qu'on célèbrera en 2020.
Résultat de recherche d'images pour "armoiries de Macron Elysee"

Ces nouvelles armoiries apparaissent alors que se profilent à l'horizon les Journées du Patrimoine ce weekend pendant lesquelles l'Élysée lance sa vente de produits dérivés pour financer la rénovation de ses bâtiments.

L'arrivée de la Croix de Lorraine sur le logo de l'Élysée n'est pas au goût de tout le monde dans l'opposition où Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains, a dénoncé une "tentative de captation du gaullisme" par Emmanuel Macron.

La Croix de Lorraine sera-t-elle en vente sur les tréteaux du vide-grenier de l'Elysée, ce weekend, pour les Journées du Patrimoine ?

lundi 20 juillet 2015

Grèce: Valls refuse la critique et riposte à DSK

Valls répond sèchement aux critiques de DSK

Valls tacle tout le monde, fût-ce Dominique Strass-Kahn, ex-patron du FMI 

Manuel Valls retourne à DSK le reproche qui lui est fait d'être dans le commentaire. sur la gestion de la crise Grèce par l'Europe, . Il soutient également l'idée d'une avant-garde de la zone euro proposée par François Hollande.
Commentateur irascible et chien de garde teigneux de l'exécutif, Manuel Valls n'apprécie pourtant pas les commentaires sur la gestion du cas Grec: après Sarkozy, DSK en fait les frais.

DSK est coupable d'avoir dénoncé "le diktat" européen dans la gestion de la crise grecque samedi. Bave aux lèvres, Manuel Valls a violemment réagi à cette analyse. "Il faut être au coeur des problèmes," lui a répondu le Premier ministre, en visite d'agrément au festival d'Avignon, rapporte Europe 1.
"Nous sommes dans l'action, pas dans le commentaire," a oser lancer l'excité de Matignon qui encourage  à "avoir une vision volontariste et optimiste" plutôt que d'agir. Les demandeurs d'emploi attendent en effet que le chef du gouvernement passe de  volontariste passif  à l'action concrète et de l'optimiste sourcilleux au réalisme actif. 

Ce n'est pas la première fois que Manuel Valls monte sur ses grands chevaux

Sa susceptibilité maladive le porte à aboyer en riposte à chaque critique. Or, les faux-pas sont nombreux, dont celui actuellement suscité par les négociations autour de la dette grecque accumulée depuis l'après-guerre avec les Papandréou, sur trois générations. 
Effaçant Angela Merkel de la photo, bien qu'elle soit présentée comme le moteur de la zone euro et de la réforme de l'économie grecque, Hollande s'est approprié la paternité du compromis que le socialiste DSK condamne. 
Après avoir taclé Nicolas Sarkozy, c'est cette fois son ancien collège socialiste qui l'apprend à ses dépens: "Ce que souhaitent les Français et les Européens, c'est de l'action et des résultats, pas des commentaires en surplomb," lui a asséné Valls, inconscient de son rôle d'observateur.

"Plus de responsabilité au niveau européen"

Sur l'appropriation et la relance -comme neuve- par François Hollande du serpent de mer de la création d'"un gouvernement de la zone euro", Valls déclare que ce sont "la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays fondateurs" de l'UE, qui doivent constituer l'"avant-garde" européen souhaitée par le président. Le Bénélux a lui aussi disparu des fiches de Valls, cet étudiant en... histoire qui n'a jamais décroché le moindre diplôme universitaire. Et on comprend pourquoi...

Valls s'est lancé dans une longue phrase interminable, symptomatique de l'individu complexé qui veut  toujours avoir raison, et contesté qui cherche à se rallier l'opinion par les moyens de l(autoritarisme et de la flagornerie. "La voix de la France est indispensable pour [nous dirons "indispensable à"] l'Europe et la France est, avec ce président de la République, pleinement de retour [!] sur la scène européenne, donc en capacité de montrer sa force, sa force de persuasion pour plus de solidarité, plus de responsabilité au niveau européen", a encore souligné Manuel Valls, clairement dans le dire, l'apparence et le vide des mots creux accumulés pour donner de la substance au propos. 
"L'Allemagne sait parfaitement qu'il faut prendre des initiatives mais cela doit se faire dans un dialogue constructif, dans le respect de chacun, dans un dialogue franco-allemand qui n'est pas exclusif des dialogues avec les autres pays", a précisé le premier ministre malmené qui se fige dans l'éthique du faire plutôt que de bouger dans l'action.

"Nous voulons plus d'Europe"

Selon Manuel Valls, "chacun a compris qu'on ne peut plus faire du sur-place, qu'il faut avancer." Le matamore catalan n'a en revanche pas compris qu'il est grand temps de passer des paroles aux actes. 

Tout bronzé au soleil d'Avignon, l'estivant descendu de Matignon parle et parle encore sous l'effet du rosé de Provence. "Nous sommes en train de sortir progressivement, même si c'est difficile, de la crise française  grecque, mais il faut en tirer les leçons et aller beaucoup plus loin (...). Si nous ne voulons pas que les populismes s'imposent, il faut plus d'Europe. Mais si nous voulons plus d'Europe, il faut que les citoyens et les peuples soient davantage associés." Yapuka !

Encore des promesses de mesures à venir...
"Dans les semaines qui viennent, la France, notamment à travers le président de la République [plusieurs fois servilement cité], aura l'occasion de prendre des initiatives, faire des propositions concrètes qui nourrissent cette piste, ces éléments qui ont été donnés par le président de la République" a encore précisé Manuel Valls.  
Si les aptitudes de Valls ne sautent pas au premier regard de ses opposants étourdis de cris, agressés de doigts vengeurs et accablés de menaces, il est clair en revanche qu'il a toutes les qualités du cireur de pompes.

dimanche 19 juillet 2015

"Les primaires risquent d'être un piège" pour Juppé, annonce Bayrou

Le maire de Pau aurait misé sur le mauvais cheval, le maire de Bordeaux

François Bayrou se projette déjà dans la campagne présidentielle à venir

L'équipe des jaunes contre celle des bleus
Le président du MoDem déploie sa stratégie dans les media. Si, par extraordinaire, François Bayrou était élu président de la République en 2017, il serait le premier chef d’Etat élu à sa quatrième tentative, depuis les débuts de la Ve République, selon Valeurs actuelles jeudiMais, alors qu'il soutient Alain Juppé, il confie pourtant également son pessimisme quant à la victoire du maire bordelais à la primaire de droite, en 2016. Dans un entretien cette fois au Journal du Dimanche, il soutient toujours l'ancien Premier ministre Alain Juppé en vue de 2017, mais prévient que "les primaires risquent d'être un piège" et qu'il pourra alors se délier.
Bayrou jure toutefois qu'il a "de l'amitié et de l'estime" pour le maire Les Républicains de Bordeaux et considère aussi "qu'il est le mieux placé dans le grand courant modéré dont la France a besoin". "S'il est candidat, je travaillerai avec lui pour que la France aille mieux et un jour aille bien", affirme le maire de Pau.
Mais, initiées par le PS en France et reprises par la droite pour 2016, les primaires "risquent d'être un piège parce qu'elles remettent le choix du candidat non pas dans les mains du peuple directement, mais dans celles d'un public engagé, militant, partisan, forcément plus virulent que la France réelle, peu en phase avec un candidat modéré et nuancé". Selon lui, les primaires seraient donc "le contraire de nos institutions""Alain Juppé croit qu'il peut surmonter cet obstacle"

"Simplement, si le résultat n'était pas celui que j'espère, je ne serais pas lié par ce choix"


Juppé est prévenu de la solidité de son alliance avec le dirigeant centriste.
"Si, au premier tour (de l'élection présidentielle), il n'y avait sur la table de vote que les bulletins Hollande, Sarkozy, Le Pen, des millions de citoyens français ne trouveraient pas le bulletin qui correspond à leur idée de la France", prétend-il. "Cela est pour moi inenvisageable", lance-t-il, laissant ainsi entendre qu'il pourrait lui-même se présenter.
Pour mémoire, François Bayrou a obtenu 9,1% des voix à la présidentielle de 2012 (18,57 % en 2007), un score qui, contrairement à 2007, ne lui donna pas de poids au second tour. Les millions  de citoyens français qu'il évoque étaient à peine plus de 3 millions, contre moins de 7 millions en 2007: la tendance au redressement de sa courbe personnelle est aussi improbable que celle de l'emploi sous Hollande. 

Personne ne trouve grâce aux yeux de Bayrou

L'ancien ministre transparent de l'Education s'en prend donc  à Sarkozy
Surfant sur la méthode de la presse, dont celle, sympathisante, de Marianne qui soutenait sa candidature, Bayrou  fait le jeu de la gauche, accusant Sarkozy de "jouer perpétuellement l'agressivité et la menace, chercher la division du pays, allumer le feu avec les sujets les plus brûlants". L'ancien chef de l'Etat peut-il changer? "Les hommes peuvent changer, et les poules avoir des dents", ironise le Béarnais, sans agressivité ni esprit de division...

François Hollande n'est pourtant pas mieux servi que les autres, Juppé -sous la menace de sa défection- ou Sarkozy. Est-il "audacieux", comme il s'est lui-même défini le 14 juillet? "J'avoue qu'une telle définition, depuis trois ans, ne m'était jamais venue à l'esprit", raille pareillement l'amer de Pau qui, malgré les apparences contre lui ne cherche pas "la division du pays"...

Merkel a la cote auprès de Bayrou, autant que S. Royal en 2007, mais Angela n'a pas davantage cure de ce soutien. "Angela Merkel, c'est quelqu'un. On voit qu'elle existe, on voit ses convictions, on voit même ses doutes parfois". "Mais quand l'Allemagne apparaît dure et insensible aux difficultés des autres, elle ne fait pas avancer l'ensemble européen : elle risque de s'isoler", considère-t-il au sujet de sa position sur la Grèce. 

Bayrou qui, à 64 ans, n'a toujours pas soigné son indécision chronique, révèle son ambiguïté
Le dirigeant centriste défend la communication de François Hollande mercredi sur un projet d'attentat soi-disant déjoué: "Je ne reprends pas cette critique" de l'opposition sur le comportement médiatique d'appropriation de l'antiterrorisme par le président Hollande "pour les sondages", car "j'ose espérer qu'il avait des raisons plus profondes pour mettre en garde ou pour montrer que l'alerte donnée par les proches est décisive", positive l' "audacieux" Béarnais, se plaçant toutefois, sans aucune certitude, au niveau d'un fol espoir.

L'avenir dira si Hollande, à des fins de propagande personnelle, a fait avorter une enquête antiterroriste en cours, l'instrumentalisant à fond jusqu'à la libération des trois jeunes suspects placés en garde à vue, et si Bayrou reste le dindon au pot des dimanches d'élections.

mercredi 15 juillet 2015

Le Maire règle leurs comptes à la Grèce et à Hollande

Hollande tire la couverture de l'Europe à lui et Tsipras lui tire ses euros

L'ancien ministre Bruno Le Maire votera pour le " fragile" accord Grèce-UE


Mercredi, à l'Assemblée, "je le voterai parce qu'il permet de maintenir la zone euro et je pense qu'une sortie de la Grèce de la zone euro présente des risques économiques et des risques politiques absolument considérables", a affirmé Bruno Le Maire sur RTL. Il explique qu'il ne veut pas "prendre le risque d'une instabilité politique en Europe." 

VOIR et ENTENDRE le député  Les Républicains, ex-UMP de l'Eure: 

Un accord "est nécessaire", mais "je ne trouve pas que ce soit un accord suffisamment précis sur certains points,
notamment certaines obligations vis-à-vis de la Grèce. Je pense qu'il reste fragile", a décrypté le député de l'Eure, possible candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de 2017.

Pour l'ancien ministre de l'Agriculture de Nicolas Sarkozy, "ces discussions infinies", "depuis cinq ans", sur la Grèce "qui ne pèse que 2 % du PIB européen " prouvent qu'"on ne peut pas continuer comme cela". "Si nous ne sommes pas capables de passer rapidement à cette autre Europe qu'attendent les citoyens, qui répond aux aspirations des citoyens, nous serons à nouveau dans un risque d'instabilité permanente qui n'est pas satisfaisant", a-t-il développé.

Appropriation par Hollande du compromis de la zone euro avec la Grèce

Cette autre Europe ? "Une Europe qui retrouve de la puissance, qui soit capable de prendre des décisions, de protéger nos entreprises, nos emplois, nos frontières, contre la menace islamiste et la menace terroriste", a défini Bruno Le Maire.

"Tsipras a été obligé d'avaler une couleuvre dont il est entièrement responsable. Lorsque les extrêmes se retrouvent au pied du mur, ils reculent", a-t-il estimé.

Quant au coucou français de l'eurogroupe, "cette manière de tirer la couverture à soi, ce n'est pas très digne et pas très respectueux de ses partenaires européens", a souligné Bruno Le Maire.
"Oui, il faudrait de l'audace, mais j'ai tout vu hier, sauf un président de la République audacieux. J'ai vu un président content, satisfait de lui-même, heureux d'être là où il se trouve, mais incapable de prendre les décisions nécessaires pour le pays et, dans le fond, indifférent", a dit Bruno Le Maire de l'entretien du 14-Juillet du chef de l'État, depuis Ô surprise, l'Elysée...