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jeudi 30 mars 2017

Réglement de comptes: le choix de Valls pour Macron contre Hamon fait imploser le PS

Le vaincu de la primaire de  "La Belle Alliance Populaire" opte pour une politique de la tabula rasa

Le choix de Valls de voter Macron à l'élection présidentielle consacre l'éclatement des 'deux gauches irréconciliables' du Parti socialiste

Résultat de recherche d'images pour "Hamon Valls"Valls porte la responsabilité d'une possible scission du parti fondé en 1971., annoncé mercredi, 

Anticipé dimanche par le candidat officiel du PS, Benoît Hamon, le contrat de sa "mise à mort" a donc été mis à exécution, conclusion logique de la séquence ouverte le 1er décembre par la renonciation de François Hollande en faveur de son ancien conseiller à l'Elysée, Emmanuel Macron, candidat hors système et rival du frondeur Hamon, protégé de l'aile gauche du parti.  

Benoît Hamon a dénoncé un "jeu morbide", prenant acte de ce "grand coup de plus" porté par Valls à la démocratie. Jugeant sa position "centrale", il a donc lancé un nouvel appel désespéré à Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'extrême gauche qui se cache derrière le slogan de 'La France insoumise', lequel le précède désormais par la magie de sondages visant à le propulser devant le candidat de la droite et du centre harcelé par les media proches du pouvoir et la justice obligée de donner suite aux soupçons distillés par les organes de presse aux mains d'hommes d'affaires dévoués à l'Elysée.

"Je fais cette adresse forte et fraternelle pour que nous ne laissions pas les forces de destruction, les forces de l'argent présider aux destinées de notre pays", a-t-il lancé lors d'une brève déclaration à son siège de campagne, à Paris.

Le Parti Communiste Français joue les bons offices

Le communiste Pierre Laurent a proposé une rencontre entre les radicaux Benoît Hamon (PS), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche: PCF et Parti de gauche), Yannick Jadot (EELV) et lui-même (PCF) pour "créer les conditions de la victoire autour d'un projet profondément ancré à gauche, d'une campagne et d'une candidature communes", écrit-il dans un communiqué.

En campagne à Douai (Nord), Benoît Hamon a accepté cette invitation à former "un contrat de gouvernement". Désormais tournés vers les législatives, Hamon parle même au Parti communiste d'"un contrat de législature", sur des "bases claires". Mais Hamon est-il en position de parler au nom du Parti socialiste et d'engager son avenir parlementaire, quand Valls entend bien prendre le pouvoir Rue de Solférino ?

Mais Jean-Luc Mélenchon a rejeté l'appel de Benoît Hamon.

"Je ne vais pas (...) m'engager dans je ne sais quel improbable arrangement qu'on me suggère de faire", a-t-il dit lors d'un meeting au Havre (Seine-Maritime). "Je ne négocierai rien, avec personne, à aucun moment à cette étape."

Au côté de Benoît Hamon, l'amère de Lille, Martine Aubry, a dit n'être ni "surprise" ni "triste" face au rapprochement Valls-Macron.
"Quand les valeurs et les idées passent au second plan, quand les intérêts personnels et l'envie du pouvoir pour le pouvoir sont en premier lieu, eh bien on se ressemble et on s'assemble", a affirmé, repliée sur sa mairie, l'ex-première secrétaire du PS qui avait rallié François Hollande après sa défaite à la primaire du PS en 2011.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a refusé devant la presse d'"ajouter de la division à la division" au sein d'un PS où il milite "depuis 46 ans".

Valls, déterminé à purger la primaire ...et le PS

Résultat de recherche d'images pour "Hamon Valls"
La décision de Manuel Valls a outré certains partisans de Benoît Hamon, qui ont crié au déshonneur, tandis que le camp de l'ancien premier ministre instrumentalisait invoquait l'extrême droite pour justifier son manquement à la parole donnée"Face au danger que représente le Front national, on ne peut pas hésiter", a raconté Manuel Valls sur BFM TV et RMC.

"Ce n'est pas un ralliement c'est le choix de la raison", a-t-il insisté, visiblement soucieux de son avenir personnel dans la bataille pour la direction du Parti socialiste, qui devrait faire l'objet d'un congrès avant la fin de l'année.

Le sénateur socialiste Alain Richard (71 ans) n'a pas hésité à juger la situation clarifiée : "La ligne politique du PS sera soit celle de Manuel Valls soit celle de Benoît Hamon", a indiqué ce proche de Valls, visiblement amoindri à 71 ans.
Pour ses partisans comme Harold Hauzy, responsable de sa communication à Matignon, Manuel Valls aurait d'ailleurs fait le choix de la "dignité", sans "chichis". "@EmmanuelMacron face au risque de l'extrême droite: dignité, clarté, responsabilité, valeurs #pasdechichis", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Dans le camp Hamon, une colère sourde prévaut, à l'instar du tweet de l'ancien ministre Arnaud Montebourg qualifiant Manuel Valls d'"homme sans honneur". 
"Minable", a renchéri, dans l'insulte, la députée Karine Berger.

S'adressant aux "frondeurs", l'arrogant Valls confirme son passage aux représailles
Il a en effet estimé n'avoir aucune leçon à recevoir de "ceux qui n'ont respecté aucune règle pendant cinq ans". "Mais c'est vrai, le Parti socialiste ne sera plus comme il a été jusqu'à maintenant après cette élection", a-t-il prévenu.

Dans ce climat orageux à 25 jours du premier tour, Jean-Christophe Cambadélis qui promettait des sanctions aux migrants attirés par Macron mais qui conserve Manuel Valls, le premier secrétaire du PS - qui reste plus que jamais une voix dans le désert - a tenté un appel au calme qui a peu de chances d'être entendu.
Dans une lettre dérisoire aux militants, il demande de se méfier des sondages "qui ont déjà démontré qu'ils pouvaient être démentis par la réalité", ce que ne cesse de répéter François Fillon à la presse engagée...
A ceux qui sont encore branchés sur Radio Kostas, il tente encore de faire croire que "ceux qui ont rejoint En Marche ! ne sont plus au Parti socialiste".

mercredi 29 mars 2017

Mélenchon maintient son offre d'extrême gauche, aux dépens du PS

Mélenchon refuse de "céder" à l'appel du PS à l'unité 

Le candidat de l'extrême gauche s'est montré insensible à l'appel à l'unité du candidat officiel du PS

Serrement de mains franc-maçon
et non doigt d'honneur
Il souhaite plutôt "rattraper Fillon", a-t-il expliqué en meeting au Havre, puisque la presse et les sondages ont joué ce jeu insensé de le promouvoir pour avoir raison du candidat de la droite républicaine, au risque de donner ainsi un coupde pouce à la candidate de l'extrême droite.

"Quand c'est non, c'est non, " a répété le candidat de "La France insoumise". 
Malgré les appels du pied de Benoît Hamon après la "trahison" de Manuel Valls qui préfère un banquier -comme Hollande disait les détester- à un apparatchik, Jean-Luc Mélenchon a refusé l'appel socialiste à l'unité dès le premier tour, expliquant mercredi soir au Havre qu'il veut désormais "rattraper Fillon".
"J'ai marché mon chemin, sans ne céder à rien; je ne vais pas commencer aujourd'hui ! A faire le contraire ou à m'engager dans je ne sais quel arrangement qu'on me suggère de faire", a déclaré le candidat du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) dissimulé derrière le slogan révolutionnaire 'La France insoumise' lors d'un meeting réunissant, selon son équipe, environ 5.000 personnes aux Docks du Havre, ville dont le maire est un proche d'Alain Juppé. 

"Ce ne sont pas nos affaires, en tous cas, ce n'est pas la mienne", a-t-il résumé, assurant - non sans arrogance -  ne pas être "en compétition avec Hamon". "Maintenant, l'étape pour nous tous, c'est de rattraper Fillon et, une fois qu'on l'aura fait, de rattraper le suivant !", a-t-il clamé. 
Reprenant sa critique de la "tambouille" politicienne, Mélenchon a assuré à la salle: "Je ne dépends que de vous, c'est à vous que j'ai fait la promesse, je ne négocierai rien, avec personne !" 
Néanmoins, a-t-il ajouté, "la fermeté du caractère et de la décision n'empêche pas de dire bienvenue à ceux qui veulent prendre place dans nos rangs, avec nous". Mais, a-t-il prévenu: "qu'ils ne demandent rien, comme nous, nous ne demandons rien". Du Macron !

"Le PS vient d'éclater" 

Image associée
Il a fait le constat qu'avec le soutien de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron avant même le premier tour, "le parti socialiste vient d'éclater sous nos yeux", le candidat de La France insoumise - porté depuis une dizaine de jours par de bons sondages, voulus par l'Etat-PS pour tenter de jeter Fillon au fossé.

Il a aussi épinglé l'ancien ministre de l'Economie de Valls et Hollande, Macron, qui se présente en candidat du renouveau, mais "traîne dans ses fourgons onze anciens ministres de Chirac". "C'est donc au moment où le parti socialiste est réduit à l'emballage, contenant des matériaux connus et assez explosifs quand on les rapproche, (qu')on agite un malheureux candidat que l'on dépouille chaque jour d'une partie de son équipage et, en même temps, on trafique une future majorité de machins, de bidules et de trucs", a commenté Mélenchon. "Notre tâche, c'est de regrouper et fédérer tout ce qui peut l'être", a-t-il estimé. 

En meeting à Lille, Hamon a déclaré "regretter profondément" que Mélenchon refuse de se rallier à lui.

dimanche 26 octobre 2014

Dissolution de l'Assemblée nationale: "il n'y a pas d'autre solution" pour François Bayrou

François Hollande est trop affaibli pour gouverner, selon François Bayrou 

Le président du MoDem prône donc 
la dissolution de l'Assemblée nationale
un remède de cheval qui a déjà été utilisé par Jacques Chirac en 1997.

En droit constitutionnel, la dissolution permet au président de la République de mettre fin prématurément au mandat des députés et de provoquer de nouvelles élections législatives.

Invité du Grand rendez-vous Europe 1, i-Télé, Le Monde le 26 octobre, l'éleveur béarnais de chevaux a justifié son avis :
"Les institutions offrent au président de la république une sortie qui est toujours la même, c'est le retour devant le peuple. Généralement par dissolution plutôt que par référendum, qui est une arme très précieuse mais qui me parait pas totalement adapté à la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui."
L'"épisode de guerre civile très très violent au sein du parti au pouvoir", souligne François Bayrou, après l'abstention de Benoît Hamon et Aurélie Filippetti sur le vote du budget 2015, l'absence de "soutien au sein de l'opinion publique" et les "nuages extrêmement noirs massés à l'horizon", qui sont autant de signaux forts selon lesquels il n'est "pas sûr" que François Hollande puisse tenir jusqu'en 2017. "En tout cas dans cette configuration actuelle", estime-t-il :
"Je ne suggère pas une dissolution,
je ne pense pas qu'il y ait d'autre solution."
Dissolution d'accord, mais à condition d'un "grand changement de politique institutionnelle", poursuit François Bayrou. En d'autres termes, la constitution d'un gouvernement d'"union nationale" qu'il appelle de ses voeux depuis plusieurs années - et qu'un sondage disait soutenu par les Français à hauteur de 78% en avril 2013.

Sur Europe 1, François Bayrou persiste :
"Nous sommes dans une situation de crise si lourde. La politique qu'il y a à conduire est, non pas si difficile comme tout le monde le dit, mais remettant en cause une partie de l'organisation du pays que selon moi, elle ne peut se dérouler, après une décision du peuple français, que dans un climat d’union nationale. Que les grands forces réformistes, ceux qui ont à l'esprit que bien sûr il faut que notre organisation, notre architecture change, ceux-là doivent travailler en France."
Parmi ceux-ci, sont notamment cités Manuel Valls, Premier ministre a qui le président du MoDem a rendu un hommage appuyé, et Alain Juppé, candidat à la primaire UMP sur lequel François Bayrou ne tarit pas d'éloges.

Car le maire de Pau entend démontrer que le clivage gauche/droite étant impraticable au pouvoir, seule une majorité élargie (avec, ça tombe bien, le centre en plein milieu) peut fonctionner :

"Je ne crois par qu'on puisse mener des réformes avec une majorité riquiqui. Et j'ai décrit dans au moins deux de mes livres le mécanisme qui fait que la majorité est nécessairement rétrécie quand vous avez à mener une politique courageuse. Pourquoi ? Parce que chacun des deux camps est coupé en deux, et vous vous trouvez, dès que vous êtes au pouvoir immédiatement, avec contre vous le camp adverse et la moitié de votre camp."

Bayrou a la solution !
"Ce que l'Allemagne a montré, et c'est pourquoi il faut un changement de pratique institutionnelle, c'est que quand il y a de très grands enjeux il faut que les forces politiques puissent travailler ensemble sans se renier."
En avril 2013, le gouvernement avait, par l'entremise de Michel Sapin, décliné la proposition de gouvernement d'union nationale... en se moquant carrément de l'ancien "troisième homme" de la présidentielle 2007.

En 2012, François Bayrou avait annoncé qu'il voterait François Hollande au second tour de la présidentielle. Or, le candidat Hollande et ses soutiens socialistes s'étaient empressés d'expliquer que cela ne préfigurait aucun accord PS-MoDem. Et pour cause, cette question pourrit le parti depuis 2007, avant même la tannée administrée à l'haridelle Royal, cheval de retour en 2014.
Le centriste en est à un "ticket" Juppé-Bayrou. Depuis que Bayrou a repris les vingt hectares de la propriété familiale dans le Béarn et s'est lancé dans l'élevage de futurs galopeurs, il piaffe d'impatience...

vendredi 29 août 2014

Les premiers sondages accablent le gouvernement Valls 2 et Hollande

Deux sondages montrent la défiance 75% des Français

Les Français mettent peu d'espoirs en cet exécutif



Une majorité d'insatisfaits de la composition du gouvernement Valls II
Les deux sondages rapportent qu'une majorité de Français interrogés ne sont pas convaincus par les changements dans le gouvernement dit "Valls 2".
Ils sont 37 % à se déclarer mécontents de la composition du gouvernement, et la même proportion à se dire satisfaits, selon l'étude IFOP pour Sud-Radio. 

51 % sont insatisfaits de la reconduction de Manuel Valls à Matignon, contre 49 % qui le seraient.
A la question "faites-vous confiance au nouveau gouvernement de Manuel Valls pour relancer l'économie française ?", 75 % des personnes interrogées par OpinionWay répondent par la négative.

31 % des sondés de l' IFOP disent le "regretter" et 9 % qui "ne le connaissent pas suffisamment". Seuls les sympathisants du Front de gauche sont majoritaires à le regretter (59 %).

La proportion de personnes considérant que Manuel Valls a bien fait de se séparer de son ministre de l'Economie et du redressement productif atteint également 60 % dans le sondage du Figaro. 39 % considèrent au contraire que le premier ministre et François Hollande "ont eu tort". 

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l'Education nationale divise

Hollande a fracturé l'opinion sur le passage de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l'éducation nationale (41 % satisfaits, 43 % mécontents), selon le sondage IFOP. Les opinions sont plus tranchées dans le sondage OpinionWay, qui recueille 54 % de mécontents contre 45 % de personnes satisfaites.

57 % de personnes sont satisfaites du départ de Benoît Hamon, selon le même sondage du Figaro, contre 42 % d'insatisfaits.

Une majorité souhaite la dissolution de l'Assemblée nationale


55 % des Français réclament la dissolution de l'Assemblée nationalecontre 20% qui ne la souhaitent pas, à l'aune de cette crise au sein du gouvernement et de la majorité, alors que 16% qui ne se prononcent pas.

Ils sont également 54 % à la souhaiter dans le sondage OpinionWay, avec une forte attente des électeurs de droite, respectivement 75 % à l'UMP et 83 % au FN.


dimanche 24 août 2014

Hamon se trouve "loyal" à François Hollande et Montebourg "normal"

Les deux rebelles défendent leurs positions, comme Hollande et Valls leur politique

Le ministre de l'Éducation nationale s'est certifié   "loyal" à François Hollande et Manuel Valls
 
Après ses propos dans Le Parisien, où, comme le ministre de l'Economie, il dit n'être "pas loin des frondeurs socialistes",  tandis qu'Arnaud Montebourg trouve "normal d'ouvrir le débat"Dans sa circonscription électorale du ministre de l'Économie en Sâone-et-Loire où Benoît Hamon était son invité vedette, la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse  s'est également transformée en défi au président Hollande.

"On peut avoir un avis, une conviction, l'exprimer et être loyal, s'est défendu Hamon. Je sais bien que dans un monde où on doit tout simplifier, dire quelque chose, c'est forcément 'tacler' et 'être déloyal'. Nous, on ne voit pas du tout les choses comme ça", a déclaré le margoulin devant la presse attroupée dans le village bourguignon. "On ne peut pas être ministre dans un gouvernement et combattre, comme je le lis, un président de la République et un Premier ministre", a-t-il martelé, en faisant référence à la Une du quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France, qui titre "La charge de Benoît Hamon".

"Il y a aujourd'hui un débat
Hamon et Montebourg trinquent
à l'avenir politque de Valls et Hollande
et à Angela Merkel
qui existe en raison de faits nouveaux : l'isolement d'Angela Merkel, la menace de la déflation, et ce débat, il justifie, comme beaucoup d'économistes le suggèrent, comme beaucoup de chefs de gouvernement le demandent, d'être mené. On le fait en parfaite loyauté", a-t-il assuré, niant toute contradiction avec la ligne fixée par François Hollande. 

Et les deux loyaux ministres râtissent large les contestataires
"Nous, ce qu'on veut, c'est la réussite de la gauche, avec des députés qu'ils soient frondeurs ou pas frondeurs, c'est notre seule obsession à Arnaud Montebourg et moi."

Blindés contre la déflation...
À la question de savoir s'il restait au gouvernement, alors que l'opposition presse les deux ministres de démissionner, Benoît Hamon a répondu : "Évidemment." "Moi je suis ministre de l'Éducation nationale, j'ai une immense tâche [qui me laisse le loisir de contester] et j'entends la mener, comme le ministre de l'Économie", a-t-il ajouté.

Hamon et Montebourg trinquent à l'avenir du président

De son côté, Arnaud Montebourg a estimé qu'il est "normal, pour le ministre de l'Économie, d'ailleurs (pour) tout homme d'État, d'ouvrir le débat" quand on est "dans une situation nouvelle très grave qui s'appelle la menace déflationniste". Selon lui "le débat a commencé sur la table du Conseil des ministres déjà il y a plusieurs mois". "C'est le débat dans la coalition allemande" tenu par le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel : lui "on ne lui a pas demandé de partir" de son gouvernement, a-t-il souligné.

À la question réitérée de journalistes à Montebourg par les journalistes de savoir s'il se sent bien au gouvernement, le ministre de l'Économie a refusé de répondre, bottant en touche. Évoquant les bouteilles étiquetées "cuvée du Redressement" mises en vente pour sa Fête de la rose, Arnaud Montebourg a lancé, en s'esclaffant "respectueusement" : "Je vais lui envoyer une bonne bouteille de la cuvée du redressement, au président, hein !"