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dimanche 24 août 2014

Hamon se trouve "loyal" à François Hollande et Montebourg "normal"

Les deux rebelles défendent leurs positions, comme Hollande et Valls leur politique

Le ministre de l'Éducation nationale s'est certifié   "loyal" à François Hollande et Manuel Valls
 
Après ses propos dans Le Parisien, où, comme le ministre de l'Economie, il dit n'être "pas loin des frondeurs socialistes",  tandis qu'Arnaud Montebourg trouve "normal d'ouvrir le débat"Dans sa circonscription électorale du ministre de l'Économie en Sâone-et-Loire où Benoît Hamon était son invité vedette, la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse  s'est également transformée en défi au président Hollande.

"On peut avoir un avis, une conviction, l'exprimer et être loyal, s'est défendu Hamon. Je sais bien que dans un monde où on doit tout simplifier, dire quelque chose, c'est forcément 'tacler' et 'être déloyal'. Nous, on ne voit pas du tout les choses comme ça", a déclaré le margoulin devant la presse attroupée dans le village bourguignon. "On ne peut pas être ministre dans un gouvernement et combattre, comme je le lis, un président de la République et un Premier ministre", a-t-il martelé, en faisant référence à la Une du quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France, qui titre "La charge de Benoît Hamon".

"Il y a aujourd'hui un débat
Hamon et Montebourg trinquent
à l'avenir politque de Valls et Hollande
et à Angela Merkel
qui existe en raison de faits nouveaux : l'isolement d'Angela Merkel, la menace de la déflation, et ce débat, il justifie, comme beaucoup d'économistes le suggèrent, comme beaucoup de chefs de gouvernement le demandent, d'être mené. On le fait en parfaite loyauté", a-t-il assuré, niant toute contradiction avec la ligne fixée par François Hollande. 

Et les deux loyaux ministres râtissent large les contestataires
"Nous, ce qu'on veut, c'est la réussite de la gauche, avec des députés qu'ils soient frondeurs ou pas frondeurs, c'est notre seule obsession à Arnaud Montebourg et moi."

Blindés contre la déflation...
À la question de savoir s'il restait au gouvernement, alors que l'opposition presse les deux ministres de démissionner, Benoît Hamon a répondu : "Évidemment." "Moi je suis ministre de l'Éducation nationale, j'ai une immense tâche [qui me laisse le loisir de contester] et j'entends la mener, comme le ministre de l'Économie", a-t-il ajouté.

Hamon et Montebourg trinquent à l'avenir du président

De son côté, Arnaud Montebourg a estimé qu'il est "normal, pour le ministre de l'Économie, d'ailleurs (pour) tout homme d'État, d'ouvrir le débat" quand on est "dans une situation nouvelle très grave qui s'appelle la menace déflationniste". Selon lui "le débat a commencé sur la table du Conseil des ministres déjà il y a plusieurs mois". "C'est le débat dans la coalition allemande" tenu par le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel : lui "on ne lui a pas demandé de partir" de son gouvernement, a-t-il souligné.

À la question réitérée de journalistes à Montebourg par les journalistes de savoir s'il se sent bien au gouvernement, le ministre de l'Économie a refusé de répondre, bottant en touche. Évoquant les bouteilles étiquetées "cuvée du Redressement" mises en vente pour sa Fête de la rose, Arnaud Montebourg a lancé, en s'esclaffant "respectueusement" : "Je vais lui envoyer une bonne bouteille de la cuvée du redressement, au président, hein !"

mardi 24 juillet 2012

Les ouvriers commencent à douter du président Hollande

Baisse de popularité chez les ouvriers et les classes moyennes



Mais où sont donc passés les citoyens vigilants ?

Le peuple en difficulté commence à manifester son impatience


Terra Nova, la boîte à idées du PS, avait théorisé le divorce entre la gauche et les ouvriers. Cette rupture, qu'avait payée chèrement Lionel Jospin le 21 avril 2002, est-elle en passe de rattraper François Hollande? Dans un sondage IFOP-JDD publié dimanche, le président recule de trois points, à 56% d'opinions favorables.
Le "capitaine de pédalo"  perd  neuf points chez les ouvriers et huit chez les cadres moyens. Mais chez les cadres supérieurs, moins vulnérables et qui n'avaient pas fondé tellement d'espoirs sur Hollande, le chef de l'État progresse de huit points.

Dans les couloirs du pouvoir socialiste, on minimise la portée de cette enquête.

"C'est un divorce conjoncturel, plaide un conseiller ministériel. Ce n'est pas un divorce structurel puisque Hollande n'a fait aucune erreur depuis le début de son quinquennat. Pour le moment, il n'y a pas de trace indélébile," assure le même, inconscient qu'en ne faisant visiblement rien que paraître et distribuer des bises aux petits enfants, Hollande irrite la population laborieuse.

Le ministre du Travail ne peut croire en la désaffection populaire

Michel Sapin  affiche ainsi la même déconnexion
" Compte tenu de la période difficile que traverse notre pays, les popularités du président et du premier ministre sont à des niveaux exceptionnels." Quant aux ouvriers déçus des premiers pas du président socialiste, le ministre estime qu'il "n'est pas raisonnable" de tirer des conclusions "sur un échantillon aussi restreint" !  

Sapin se persuade ainsi que le peuple ne peut retirer son soutien au PS.
Dans son aveuglement, il ajoute: "Je ne suis pas certain d'y voir un sens, réagit-il. Dans cette enquête, les ouvriers interrogés ne doivent pas être plus d'une centaine." Cent chômeurs, est-ce négligeable ?

Redresser peut-être puis redistribuer un jour ?

Sur fond de crise, de plans sociaux et de chômage,
l'équipe Hollande juge "normale"  une baisse de popularité. Normal 1er se situe dans la phase incertaine où sa cote fait le yo-yo, comme dans ce sondage IPSOS-Le Point publié lundi où il gagne deux points, à 55% d'opinions positives. Vendredi à Brive-la-Gaillarde, il continuait à se trouver des excuses dans une métaphore cycliste: "Je suis au tout début (…) Mon parcours va avoir sans doute des montagnes à gravir, des endroits qui vont être difficiles à négocier, des virages mais je préfère tenir les engagements et les garder tout au long de la route. Ensuite, on jugera à l'arrivée." Il ne brigue plus le maillot jaune.

Le président n'entend pas changer de braquet: d'abord le redressement, "dans la justice ", comme il se doit, ensuite la redistribution "juste", bien évidement. Les Français moyens et modestes devront donc s'armer de patience. Le gouvernement n'a répondu aux attentes, ni sur le front de l'emploi, ni sur celui du pouvoir d'achat. Il a en effet été particulièrement chiche sur le SMIC et a annulé la défiscalisation des heures supplémentaires. À l'Élysée, on ne nie pas les difficultés et on se paie de mots. " Le président veille à ce que la crise soit le moins dommageable pour eux. Il fait preuve d'une extrême vigilance ", garantit un conseiller anonyme du président, qualifiant l'inquiétude actuelle de "lame de fond tout à fait explicable".

Assez de baratin

Au PS, quelques-uns ont déjà tiré la sonnette d'alarme.
Dans Libération, le chef de file de l'aile gauche du PS, bien que ministre de l'Économie sociale, Benoît Hamon, lançait mi-juillet un avertissement, comme si il était extérieur au gouvernement: "On attend de nous qu'on tienne un langage de la preuve (…), qu'on mette un peu de beurre dans les épinards et qu'on ne se contente pas de dire qu'on en mettra un peu moins dans les épinards des plus riches.
Hamon se rallie-t-il ainsi à Sarkozy reprenant une formule du ministre de l'Education, Luc Chatel: "François Hollande veut moins de riches, moi je veux moins de pauvres" ?... 

Julien Dray, qui a déposé la semaine dernière une contribution générale en vue du congrès du PS, est sur la même ligne contestataire. 

"Les gens sont pressés d'avoir des résultats et ils n'ont pas le sentiment que cela va changer tout de suite", dit-il. 

Le député d'Indre-et-Loire, Laurent Baumel, a signé une contribution thématique au titre explicite: "Un quinquennat pour consolider la reconquête des catégories populaires". À ses yeux, "la réussite du quinquennat passe largement par la reconquête des plus modestes qui a été réalisée pendant la présidentielle mais qui n'est pas garantie sur la durée". 

Hollande fait de la casse
Les réformes de société très clivantes que prépare le gouvernement pourraient accroître l'amertume au-delà de l'électorat du PS 


- fin des peines planchers
- droit de vote des étrangers aux élections locales 
- et mariage homosexuel

Terra Nova observe que les ouvriers se sont fourvoyés avec Hollande
Les classes populaires ont fait "le chemin inverse" de "la gauche politique" et "le déclin de la classe ouvrière donne lieu à des réactions d'auto-défense: contre les immigrés, contre les assistés, contre la perte de valeurs morales et les désordres de la société contemporaine". 

François Hollande devra gérer cette fracture ajoutée à la crise.

mercredi 4 juillet 2012

Austérité: Lebranchu veut faire trinquer les fonctionnaires

Lebranchu annonce "un grand moment de rigueur" pour les fonctionnaires

Ils doivent prioritairement participer au redressement du pays

C'est ce que leur promet la ministre de la Fonction publique mercredi que : 
les fonctionnaires doivent affronter un "grand moment de rigueur", prévient-elle dans un entretien à RTL.
Les fonctionnaires, c'est nouveau, génèrent de la croissance
"Ce n'est pas une cure d'austérité mais c'est un grand moment de rigueur. Les fonctionnaires sont conscients de l'importance de leur fonction et ont envie que leur pays se redresse, donc ils savent que s'ils y participent, ils peuvent générer aussi leur part de croissance", a dit la ministre.
Les fonctionnaires, fers de lance de la croissance et du redressement !
"Ce sont les fonctionnaires qui permettent le redressement des territoires aussi", a-t-elle ajouté.

Gel des salaires des fonctionnaires 

P
our son électorat, le gouvernement Ayrault ne fera pas mieux qu la droite
L'augmentation du point a été gelée deux années de suite en 2011 et 2012. Or, s'agissant de leurs rémunérations, elle a déclaré : "A mon avis, je ne pourrai plus parler uniquement du point d'indice, le point d'indice est gelé, c'est un grand symbole; il faut que je parle de pouvoir d'achat des fonctionnaires et avec eux, c'est ça qu'on va mettre sur la table" lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. Or 

"Je pense que sur la durée, il faut engager deux chantiers forts: le point d'indice qui est une espèce de phare de la Fonction publique mais aussi l'ensemble des grilles, des carrières", a-t-elle précisé.
La rémunération des agents est basée sur un point d'indice, auquel s'ajoutent des mesures individuelles et catégorielles.

Les fonctionnaires se mordent déjà les doigts d'avoir fait confiance à François Hollande
et le diront bientôt dans la rue. Logiquement.

jeudi 28 juillet 2011

Dans sa musette, Aubry a un milliard d'euros et 10.000 emplois pour la culture

My Aubry is rich !

Martine Aubry promet un milliard d'euros et 10.000 emplois publics au monde de la culture en cas de victoire à l'élection présidentielle de 2012, dans une tribune publiée mercredi dans Le Monde.

Pointée par la droite sous l'angle de l'irresponsabilité budgétaire, l'ancienne numéro un Parti socialiste souligne qu'une hausse de 200 millions d'euros par an pendant cinq ans du budget de la culture n'est qu'une goutte d'eau par rapport aux "cadeaux fiscaux" de l'actuel gouvernement.

Les cadeaux aux intermittents, c'est productif, sans qu'on sache néanmoins dans quoi ils ré-investissent... Le bien-être, à n'en pas douter !
" J'ai proposé une évolution de 30 à 50%, 200 millions d'euros de plus par an pour l'Etat. C'est un redéploiement que l'on peut assumer, au regard des cadeaux fiscaux que nous supprimerons ", écrit la maire de Lille, favorite avec François Hollande de la primaire du PS... Les Français apprécieront que Tartine Aubry-Brochen retrouve prochainement son poste de premier secrétaire du PS, car ils souhaitent que leur argent durement gagné et redistribué soit bien placé.

" Cet effort [des Français créateurs, mais de richesse] commencera par le financement de 10.000 emplois d'avenir, 10.000 jeunes formés à la médiation culturelle ", poursuit la gestionnaire.

Les délires de Martine Aubry ne lui font pas que des amis au PS

Ainsi le candidat à la primaire socialiste Manuel Valls a-t-il jugé cette proposition intenable lorsqu'elle l'avait lancée une première fois il y a deux semaines.

François Hollande
s'est également pris la tête à deux mains.


La vie de bohême pour les Français; oui, mais sauf pour les artistes

Martine Aubry évoque d'autre part " la nécessité (vraiment, elle a dit ça ? ] de consolider et de rendre plus juste un régime, "l'intermittence (...) qui permet à des milliers d'artistes de faire face aux aléas de la création, et qui donne le temps et la liberté d'inventer ".

Comme François Hollande, Martine Aubry s'est finalement ralliée à la promesse de la France à l'Union Européenne de ramener le déficit public à 3% du produit intérieur brut en ...2013, - la limite fixée par le Pacte de stabilité européen - contre 7,1% fin 2010. Jérôme Cahuzac, le président (PS) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, avait pourtant délaré le 27 juin qu'arriver à 3 % en 2013 ne serait pas envisageable.

Le secrétaire national à l'économie du parti socialiste, Michel Sapin, estime aussi que ramener le déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2013 " est l'objectif souhaitable ".

Le ralliement -même tardif et discret- du PS à cet objectif lève donc un risque politique sur un possible relâchement de l'effort de redressement des comptes publics avec un éventuel retour de la gauche, même si les socialistes ne savent pas encore précisément comment ils comptent y parvenir, au train où filent les dépenses promises.
Mais alors pourquoi le PS continue-t-il d'accuser la majorité de mauvaise gestion des finances alors qu'il apporte son accord au gouvernement sur la trajectoire de réduction du déficit ? Peut-être est-ce le fait que l'U.E. fait pression et qu'ils sont déjà en campagne ?...

Après l'appel de Nicolas Sarkozy à l'union sacrée pour remettre en ordre les comptes publics, le gouvernement accuse l'opposition de prendre le parti des déficits, soulignant en effet son refus de soutenir l'inscription dans la Constitution d'une "règle d'or" budgétaire.

Et les dernières promesses de la candidate Aubry confirment le bien-fondé de ces critiques de la majorité.

mercredi 5 novembre 2008

Adoption de la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS)

La loi fait plus que la possible prolongation d’activité jusqu'à 70 ans
Le texte, approuvé par 315 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 217 (PS, PCF, PRG, Verts), mardi 4 novembre, prévoit de ramener à 8,6 milliards d'euros l'an prochain le déficit de la «Sécu», mais a été dominé par la l'âge de la retraite. Il ne se réduit pourtant pas à la polémique politicienne de l’opposition sur l’autorisation des salariés volontaires à travailler jusqu'à 70 ans.

Ce qui n’est pas valorisé
  • Le texte présenté par le gouvernement entend poursuivre «l'effort de redressement» de la Sécu, en faisant des économies, des transferts de ressources et en créant de nouvelles recettes, dont 1 milliard d'euros de taxes sur les complémentaires santé (mutuelles ou assurances privées).
  • Le gouvernement Fillon et la majorité présidentielle mettent également en place un «forfait social» de 2% à la charge des employeurs.

    Curieusement, ce dernier point est passé sous silence par la presse militante : l’opposition n'a pas trouvé d’angle d’attaque sur ce sujet, et pour cause: elle ne s’exprime donc pas, pour ne pas applaudir !