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samedi 28 mars 2020

Coronavirus et hydroxychloroquine : Le Monde se consacre à la défense du couple Buzyn-Lévy

Les Décodeurs accusent leurs accusateurs 

Les fact-checkers du journal de Xavier Niel et Matthieu Pigasse ciblent et jugent des "publications mensongères"

Buzyn-Lévy, un couple serein
Des messages accusent l’ancienne ministre de la santé et son mari, l’ex-directeur de l’Inserm, d’avoir saboté le travail de Didier Raoult et empêché le recours à l'hydroxychloroquinepossible médicament de lutte contre le Covid-19 et la pandémie. La journaliste Assma Maad mène l'opération de déminage du scandale d'Etat du siècle. Elle est aussi la signature de "Tiphaine Auzière et la CFDT, Sébastien Auzière et l’IFOP : les intox visent aussi les enfants de Brigitte Macron" ou de "Non, Brigitte Macron ne gagne pas 450 000 euros par an". Voici le plaidoyer des partisans, assorti de commentaires: 

"Si tous ces faits sont confirmés, nous allons vers un des plus grands scandales d’Etat que la France ait connus." Sur les réseaux sociaux, des partisans de Didier Raoult, défenseur de l’hydroxychloroquine comme remède à l’épidémie de Covid-19, sont convaincus que si les résultats de son essai clinique ont été froidement accueillis par la communauté scientifique, la "caste médiatique" n’y est pas pour rien [deuxième jugement péremptoire (après l'accusation de mensonge, en titre, avant même le début de l'ombre d'une preuve]. Selon eux [qu'on ne se méprenne pas!], les coupables sont tout trouvés [ironie à visée de décrédibilisation, dès le préambule] : l’ancienne ministre de la santé [Santé?], Agnès Buzyn, et son mari, l’ex-directeur de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy [on peut aussi fournir des éléments d'appréciation qui sont des faits : elle est l'ex-épouse d'un fils de Simone Veil, dont elle a plusieurs enfants; il était conseiller spécial pour la santé au cabinet de la ministre socialiste de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, dont le suppléant aux élections législatives de 2012 était Olivier Véran, successeur de Buzyn au ministère ].

Des messages partagés des centaines de milliers de fois accusent la candidate à la Mairie de Paris  [et ersatz de Benjamin Griveaux, candidat LREM de Macron, disqualifié par ses sex-tapes de harcèlement sexuel] et son époux d’avoir torpillé les travaux de Didier Raoult et de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection qu’il dirige à Marseille. Le tout [condescendant?] sur fond de soupçons de conflits d’intérêts. Parmi la multitude de publications, nous en avons sélectionné deux [sur quels critères? la démonstration ne risque-t-elle pas d'être biaisée à la base?], extrêmement [expression de rancoeur] virales sur Facebook.

[A l'inverse,
la macronie et sa presse se mobilisent pour diffamer le chercheur : video]
Cabale et chasse aux infox

Ce que disent les rumeurs
 
[qualification partisane de l'information non officielle]

Dans un premier texte [références?], il est notamment écrit [qui l'auteur?] qu’Yves Lévy aurait inauguré [le document s'exprime-t-il au conditionnel?] le laboratoire P4 de Wuhan "d’où le virus est sorti", que celui-ci était en conflit avec Didier Raoult et qu’il a refusé des labels à son établissement, l’IHU de Marseille.

Le deuxième texte [même remarque sur la fiabilité des assertions du Monde] vise à son tour Yves Lévy, mais également Agnès Buzyn qui, "au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses".

Ces publications ont un but : prouver que Didier Raoult a trouvé avec la chloroquine (il s’agit en réalité [qui dit le contraire?] de l’hydroxychloroquine, un de ses dérivés) le remède pour lutter contre le nouveau coronavirus, et que le couple Yves Lévy-Agnès Buzyn aurait agi pour le décrédibiliser. Encore faut-il le prouver [observation valable pour tous... Assma Maad passe à l'offensive à visage découvert]. Ici, les techniques sont bien connues [suggestion de complot, vs déni]: mêler de vraies informations avec des faits détournés, voire inventés. Les peurs et incertitudes engendrées par cette épidémie assurent à ces diatribes un succès certain [on a tout: méthode incriminée, motivations suspectes et mensonges: on attend toujours les preuves].

Yves Lévy était-il en conflit avec Didier Raoult, au point de "retirer leur label aux nouvelles unités de l’IHU de Marseille en 2018" ? Les Décodeurs est maintenant dans la peau d'Yves Lévy]

PLUTÔT VRAI
Yves Lévy est un médecin reconnu [D. Raoult est-il un professeur internationalement écouté?], spécialiste dans le domaine du VIH [rapport? On parle en fait de virus extrêmement différents et Mme Maad suggère une similitude avec les porteurs du sida: il suffisait d'évoquer sa compétence en virologie ]. En 2014, il a pris la tête de l’Inserm [en fait, il y est nommé par décret du président Hollande en Conseil des ministres]. Cette institution est placée sous la cotutelle des ministères de la santé et de la recherche [Mme Fiorasso]. Lorsque sa femme, Agnès Buzyn, a été nommée ministre de la santé en mai 2017, des soupçons de conflits d’intérêts ont émergé. Dès la prise de fonctions de cette dernière [sous la pression de la "rumeur" et des media], un décret avait été pris pour retirer au ministère de la santé la cotutelle de l’Inserm. Mais la situation a continué à créer l’embarras, poussant M. Lévy à retirer en 2018 sa candidature pour un second mandat. [l'anguille sous roche macronienne était délogée]

Entre Didier Raoult et Yves Lévy, il y a bien eu un différend. L’infectiologue marseillais a été l’un des premiers à dénoncer un possible conflit d’intérêts entre l’Inserm et le ministère de la santé. Il s’est aussi montré très critique envers l’institution, comme l’explique le journaliste Hervé Vaudoit, auteur de L’IHU Méditérranée Infection. Le défi de la recherche et de la médecine intégrées (éd. Michel Lafon, 2018) : "Avec des articles (…) pour déplorer que l’Inserm ait, depuis trente ans, fait sortir la recherche médicale des hôpitaux universitaires, il pouvait difficilement espérer le soutien indéfectible d’Yves Lévy."

Le conflit s’est cristallisé autour des statuts et labels [et de ce q'ils impliquent] de l’IHU de Marseille [financé par l'ANR, notamment dotée par l'Etat]. Ces instituts hospitalo-universitaires bénéficiaient, depuis leur création en 2010, d’un statut de fondation de coopération scientifique, qui leur accordait une large autonomie et liberté de recherche. Or Yves Lévy plaidait pour l’abandon de ce statut, selon le journaliste Hervé Vaudoit [Les Décodeurs le met en cause, sinon il écrirait "précise H. Vaudoit"]. Quand Mme Buzyn a annoncé [sans colère aucune, s'agissant d'elle] vouloir changer ce statut en septembre 2017 [peut-on préciser le motif, au cas où?], l’annonce a provoqué la colère de M. Raoult, qui s’en est ému [euphémisme moqueur] dans la presse. Matignon a été contraint d’intervenir.

Autre motif de courroux [indignation?], en 2018 [A. Buzyn est ministre depuis mai 2017], l’Inserm et le CNRS [sous tutelle de qui ?] ont retiré leur label aux unités de recherche de l’IHU de Marseille. Une conséquence de cette bataille engagée entre les deux hommes, selon le camp Raoult [à juste titre?]. L’Inserm explique au Monde que cette décision n’émanait pas d’Yves Lévy seul [toute la nuance est dans le mot "seul"!]:

"Les projets d’unités de recherche sont évalués par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, puis par les instances d’évaluation de l’Inserm : commissions scientifiques spécialisées et conseil scientifique. Ces dernières émettent un avis sur lequel la direction de l’Inserm se base pour accepter ou non la création ou le renouvellement de l’unité avec un label Inserm. La décision a été prise à la suite du processus décrit." ["selon" l'Inserm ou "selon" Le Monde?]

En outre, la même année, un autre organisme de recherche, le CNRS, a également retiré son label aux unités de l’IHU dirigé par M. Raoult. Or, le CNRS [à la différence de l'Inserm] n’a jamais été dirigé par M. Lévy [Et par qui alors ? Il est placé sous la double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et du ministère... des Solidarités et de la Santé]
Au final, la question sans réponse des Décodeurs était plutôt de savoir si le professeur Raoult et son IHU ont été menacés d'étouffement par le couple Lévy-Buzyn.  La démonstration du Monde plaide en faveur de "VRAI"

Yves Lévy a-t-il participé à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan "d’où le virus est sorti" ?

A NUANCER [!]
Un laboratoire P4 est un établissement de haut confinement consacré à l’étude des micro-organismes "pathogènes de classe 4", c’est-à-dire très dangereux. En Chine, ce centre de recherche, sis à Wuhan [aucun rapport avec la propagation du Covid-19?], a été conçu en coopération avec la France, au lendemain de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère de 2003.
Un accord entre les deux pays a été signé en 2004, afin de développer la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes. Le projet a été mené en collaboration avec le laboratoire P4 Inserm Jean-Mérieux à Lyon. L’inauguration s’est déroulée le 23 février 2017 en présence du premier ministre d’alors, Bernard Cazeneuve, et d’Yves Lévy, qui faisait partie de la délégation française.

Jusque-là [on aime cet aveu du bout des lèvres !], les publications Facebook disent vrai. Mais elles tombent dans le complotisme [sic] lorsqu’il est écrit que le nouveau coronavirus serait né dans ce centre de recherche chinois [Les Décodeurs apporte-il la preuve du contraire?], situé à Wuhan, la ville où est apparu le SARS-CoV-2. Les chercheurs du laboratoire P4 de Wuhan ont démenti cette fausse information [est-ce encore une preuve?]: "Ces rumeurs ont gravement nui à nos chercheurs, en première ligne, et sérieusement perturbé notre mission de recherche pour combattre l’épidémie." [citation qui n'apporte rien sur le fondement de la "rumeur"]

L’Inserm précise d’ailleurs [connivence d'Etat ?] que "les coronavirus sont des agents pathogènes de classe 3 et pas de classe 4 : il n’y a donc pas de nécessité de les étudier dans un laboratoire P4" [donc le coronavirus n'a pas muté ??]. Les travaux se poursuivent toujours pour déterminer avec certitude l’origine de ce nouveau virus [Les Décodeurs assure en revanche que le lien n'existe pas]. Mais comme l’indique [Le Monde indique ici de quel côté il se situe] l’Institut Pasteur, il est très probablement d’origine animale [une probabilité n'est qu'une hypothèse scientifique?]Ensemble "à nuancer", pour ne pas dire "faux".

Agnes Buzyn a-t-elle classé la chloroquine dans les substances vénéneuses le 13 janvier, "alors que l’épidémie se répandait en Chine"?

L’ancienne ministre de la santé est accusée [tournure passive complotiste qui dissimule les identités des accusateurs et prudence journalistique] d’avoir barré volontairement l’accès à l’hydroxychloroquine, "alors que cela fait cinquante ans qu’elle est en vente libre". Les auteurs de ce message [que ne le cite-t-on encore pas?] s’interrogent : "Comment ne pas voir aussi le conflit d’intérêts avec la décision d’Agnès Buzyn qui, au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses ?"

FAUX
Un arrêté a bien été pris le 13 janvier [par qui? Merci la tournure passive !] afin de modifier la liste des substances vénéneuses, des substances aux principes actifs dangereux pour la santé [pour quel motif avoué ??]. L’hydroxychloroquine est depuis en effet "classée sur la liste II". Vendue sous la marque Plaquenil, le médicament est délivré désormais obligatoirement sur ordonnance.

Mais Agnès Buzyn n’a pas agi en pleine épidémie de Covid-19 [la belle affaire! Elle a simplement été mue par l'hostilité du milieu médical parisien contre le Marseillais, ce qui  justifie les accusations à l'encontre du couple et de leur cercle de confrères]. Cette décision n’a pas été prise en début d’année, mais quelques mois avant [ce calendrier ne change rien à la réalité de la cabale anti-Raoult]. L’Agence nationale de sécurité sanitaire avait donné son feu vert à cette nouvelle classification le 12 novembre, quelques semaines avant l’apparition du nouveau coronavirus [L'ANSES est placée sous la tutelle des ministères de la Santé, de l'Agriculture, de l'Environnement, du Travail et de la Consommation].
[Au total, rien ne permet donc au Monde de juger fausse l'accusation d'un ciblage de la chloroquine par le couple Lévy-Buzyn: bien au  contraire, les intervenants sont en lien de dépendance avec le ministère de la Santé].

Agnès Buzyn a-t-elle déclaré que "ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" ?

FAUX
"Il y a quelques semaines, Agnès Buzyn a dit avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède", lit-on sur les réseaux sociaux [coup de grâce: ils ne répondent à aucune contrainte des autorités et des chapelles, à la différence des organes de presse subventionnés]. Cette phrase n’a jamais [sic] été prononcée telle quelle [italiques de l'auteur] par l’ancienne ministre. Il s’agit d’une interprétation de ses "regrets" [et du mot "tsunami" qu'elle a prononcé] rapportés dans un article du Monde publié le 17 mars. Celle qui avait quitté [été exfiltrée] son ministère pour être candidate [de substitution] à la Mairie de Paris, après le retrait [à dire vrai, une démission] de Benjamin Griveaux, avait confié, deux jours après le premier tour des municipales : "Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous."



Dans un billet publié par Marianne le 18 mars, un avocat a commenté ses déclarations en employant le terme d’hécatombe : "On peut déduire de ses propos le caractère criminel du comportement des décideurs publics dont c’était la responsabilité de prendre toutes les mesures permettant d’affronter la catastrophe et d’éviter une hécatombe." Ce texte a été très relayé sur Facebook, et repris dans d’autres messages. Contactée par Le Monde, l’équipe d’Agnès Buzyn a indiqué que cette dernière avait "repris son activité de médecin le temps de la crise", et que "la campagne est suspendue ainsi que toute activité de communication liée".
Puisque Mme Saad lit Marianne, ce passage du même article (18 mars 2020) n'a pu lui échapper et nous rappelons à ses lecteurs d'autres des propos de la ministre, ci-dessous]

Il n’existe toujours pas de "remède" [agréé] contre le nouveau coronavirus [la nuance, c'est que sa prescription n'est pas interdite]. Le traitement à base d’hydroxychloroquine, préconisé par Didier Raoult dans son essai clinique, divise encore. Actuellement, le Haut Conseil de santé publique recommande de ne l’utiliser que dans les cas sévères de Covid-19, à l’hôpital et avec l’avis des médecins.

Plus d’une centaine d’études sont en cours ou en passe d’être lancés dans le monde pour trouver un traitement contre le Covid-19. Un essai européen de grande envergure coordonné par l’Inserm, Discovery, a démarré le 22 mars. Les résultats préliminaires devraient être connus d’ici environ deux semaines.
["Hécatombe" ou "tsunami", rien qui autorise Le Monde à accuser qui que ce soit de mensonge.]

Non, "Le Monde" n’a pas qualifié de «'fake news' les recherches du professeur Raoult sur la chloroquine
Le 16 février, le professeur Didier Raoult diffusait une vidéo sur YouTube et sur le site de l’institut qui l’emploie (l’IHU Méditerranée Infection) dans laquelle il expliquait l’état de ses recherches et l’espoir qu’il mettait dans un traitement à base de chloroquine contre le coronavirus.

Cette vidéo était intitulée "Coronavirus : fin de partie". Nous avons qualifié ce titre de « trompeur » et l’avons signalé comme tel à Facebook, avec qui nous avons noué un partenariat de lutte contre les fausses informations. A aucun moment nous n’avons parlé de « fake news » comme le prétend M. Raoult aujourd’hui.

L’article que nous avons écrit relatait les recherches de M. Raoult (qui estimait alors "que le coronavirus était l’infection la plus facile à traiter") [précisons -puisque Le Monde s'en garde -  que le professeur évoquait le Covid-2, tout en enjoignant à nos lecteurs d’avoir « une lecture prudente de cette annonce ». Cette évaluation n’a pas abouti à une quelconque censure de la vidéo de M. Raoult, mais à une simple mise en garde à l’attention des utilisateurs de Facebook avant qu’ils décident de la visionner.

Le professeur Raoult s’est ému [il est très émotif ?] du fait que nous ayons signalé sa vidéo – et en l’occurrence son titre – par la voix du chargé de communication de l’IHU Méditerranée Infection. Ce dernier a cependant convenu que le titre d’origine pouvait poser problème, et l’a remplacé par un autre, plus mesuré. Cette rectification nous a amenés à retirer notre avertissement sur la vidéo.

Plus largement [sic] Didier Raoult a relativisé à plusieurs reprises aux mois de janvier et février 2020 la portée de l’épidémie en cours : "Ce virus n’est pas si méchant", déclarait-il notamment au JDD début février. [Il évoquait la pandémie causée par le coronavirus SARS-CoV-2 (SRAS) - 7 cas et un décès en France - en 2002-2003 et syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) à partir de 2012) - niveaux 3 ou 4 de dangerosité et moins de 100 décès pour moins de 1.000 cas - qui n'a donc pas eu la virulence du Covid-19].

[Vendredi 17 janvier, Macron s'est fait repérer au théâtre des Bouffes du Nord de son ami Jean-Marc Dumontet et le spectateur qui a relayé sa présence a été placé en garde à vue dans la nuit pour "outrage" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" : le président avait dû se faire exfiltrer avec son épouse]. 
[Si le président ne croyait pas au risque d'épidémie et faisait le matamore, le chercheur marseillais, quant à lui, avait confiance aux vertus de la hydroxychloroquine] 

Assma Maad [qui n'est pas responsable des couleurs, ni de la video, des tweets ou capture]...
Image
Le professeur est le co-fondateur de l'institut "qui l'emploie" !...


dimanche 27 juillet 2014

Fioraso s'en prend aux bons élèves les plus méritants

Révolte des bons élèves contre la suppression des bourses au mérite 

Geneviève Fioraso a choisi la torpeur estivale pour passer à l'acte


En juillet 2013, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a prévenu que la bourse au mérite sera supprimée à la rentrée 2014 dans le cadre d'une refonte du système d'aides aux étudiants. Mise en place en 2009 par Valérie Pécresse pour récompenser les bacheliers ayant décroché la mention "très bien", cette allocation de complément coûtait de plus en plus cher, au rythme des mentions bradées chaque année.  Elle était réservée aux étudiants bénéficiant déjà d'une bourse sur critères sociaux et s'élevait à 1 800 euros par an - étalés en neuf mensualités.

Si les étudiants qui bénéficiaient déjà de la bourse pourront continuer à la toucher pendant la durée prévue, "il n'y aura plus de nouveaux entrants", confirme le cabinet de Geneviève Fioraso, désormais secrétaire d'État (photo ci-dessus). 

Une vague d'indignation s'est développée parmi les lauréats 2014 

"Touche pas à ma bourse, je la mérite" (lien)
"La position est claire, on n'a pas pris les gens par surprise !" se défend le cabinet, accusé d'avoir agi en catimini par les bacheliers qui y prétendent. "La réforme était déjà actée l'année dernière et les mesures portant sur la rentrée scolaire 2014 ont été annoncées par Geneviève Fioraso et Benoît Hamon (ci-contre), le 30 juin." Mais tout le monde n'est pas aussi bien doté en récepteurs de son...

Jusqu'à l'officialisation, les jeunes lauréats ne pouvaient pas  réellement imaginer une telle régression budgétaire venant de la "gauche sociale" alors que le candidat Hollande clamait que la jeunesse serait sa "priorité des priorités"... "Bien au-delà de la simple gratitude de réussir avec brio le baccalauréat, la bourse au mérite représentait la possibilité pour la majorité de pouvoir continuer à s'investir pleinement dans les études supérieures sans avoir à se soucier de trouver un travail à mi-temps, un job d'été et autre revenu compensatoire indispensable face aux prix des appartements et au coût de la vie", peut-on lire sur une pétition adressée à Benoît Hamon intitulée "Touche pas à ma bourse, je la mérite". Et le réquisitoire d'enfoncer le clou : "Logement, déplacement, frais scolaires... Les projets des étudiants se retrouvent amputés d'une aide précieuse qui, avec sa suppression, laissera certainement un goût d'amertume aux bacheliers et étudiants dont les espoirs d'être récompensés de leurs efforts semblent s'envoler."

"Ce n'est pas assez pour subvenir à mes besoins"

Ce parchemin est-il devenu un torchon?
Antoine et Vincent, 17 ans, mention TB en S, sont "dégoûtés". Le premier vient d'obtenir son sésame avec 19,34 de moyenne générale. À la rentrée, il déménage dans une résidence privée à Lille où il fera une classe préparatoire aux écoles de commerce. Certes, il est boursier à taux zéro, mais manque de chance pour lui : il est trop "riche" pour bénéficier de l'échelon zéro bis, nouvellement créé dans l'usine à gaz de Fioraso: un choc de simplification qui terrasse cet élève modèle
Ce super échelon zéro permet à ses bénéficiaires de toucher 1.000 euros par an. "Je n'aurai aucune aide, s'indigne le jeune homme", avec le sentiment d'une sanction pour cause d'excellence. "200 euros supplémentaires par mois, ça aurait aidé pour payer le loyer ! Si la suppression est maintenue, il faudra envisager de jongler entre les études très prenantes et un boulot à côté, voire un crédit...", déplore-t-il. 

Son camarade de classe a obtenu 17,81/20. Fils d'un responsable d'éducation dans un collège privé et d'une mère artisan-coiffeur, Vincent touche près de 165 euros par mois grâce à sa bourse échelon 1. "C'est déjà bien, mais ce n'est pas assez pour subvenir à mes besoins", calcule-t-il. "Je suis en colère, je ne comprends pas... On nous dit que l'avenir de la France, c'est la jeunesse, on nous dit de faire des études, mais au final on n'aide pas ceux qui ont de l'ambition !" Ces jeunes gens bien sous tous rapports ont en commun le défaut de ne pas être du genre qui convient à N. Vallaud-Belkacem et Fioraso...

" #RendezNousNosBourses " (lien Twitter)

Le cabinet de la secrétaire d'État lâche un rideau de fumée masquant la sortie administrative des meilleurs 
La suppression de la bourse au mérite est à mettre en perspective avec la hausse du budget alloué aux aides sociales. "L'effort budgétaire en faveur des bourses étudiantes est de 458 millions d'euros sur la seule période 2013-2015 !" Depuis la réforme, 132.500 nouveaux boursiers bénéficient d'une bourse annuelle de 1.000 euros grâce à la mise en place d'un échelon dit "0 bis". L'ensemble des bourses a été revalorisé et un nouvel "échelon 7", permettant la revalorisation de 15 % (soit + 800 euros par an) des bourses des 30 000 étudiants issus de familles aux revenus les plus faibles, a été créé. "Cette réforme sociale ambitieuse s'inscrit dans un objectif politique de démocratisation de l'accès aux études supérieures. Elle confirme la priorité du gouvernement en faveur de la jeunesse", est-il écrit en conclusion. 
Dialogue de sourds, puisque l'individu ne parle pas des plaignants. 

"Indigné" et "trahi", Antoine a créé le hashtag #RendezNousNosBourses sur Twitter. Aidé par Vincent et quelques amis, le message s'est rapidement diffusé sur le réseau social. "On était contents de voir que de plus en plus de monde se mobilisait, alors j'ai pris l'initiative de le tweeter directement au compte du ministère de l'Éducation et de l'Élysée", confie Vincent, plein d'espoir. "Mais comme vous vous en doutez, aucune réponse ni réaction !" 
Un exemple de plus de l'écoute gouvernementale et de la réalité du dialogue à la socialiste.

"Je demande à être jugé sur deux choses : la justice et la jeunesse." (François Hollande) 

Fallait pas le croire la-dessus non plus !

Mais o
n peut toutefois participer à la PETITION

samedi 24 mai 2014

Geneviève Fioraso a besoin de ...cinq cuisiniers à son cabinet

La secrétaire d'Etat de Valls anticipe la croissance en creusant les déficits publics

Les fines bouches de la "gauche sociale" nous épateront toujours
Elle a beau avoir une tête à manger des gaufrettes, la secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche a recruté deux cuisiniers supplémentaires, ce qui fait cinq au service d'un cabinet de dix membres, révèle Le Canard enchaîné, le mercredi 21 mai.

Un cuisinier pour deux. 
Benoît Hamon, situé à l'aile gauche du PS, approuve-t-il les frais de bouche de Geneviève Fioraso ? Ils sont faits pour s'entendre: le chef de cuisine est un ministre de l'Education avec bac +3 et, bien qu'élève d'hypokhâgne, elle n'a obtenu que deux diplômes de maîtrise et cette lumière rose n'a jamais réussi à décrocher l'agrégation...

Finalement, il n'y aura plus "que" trois cuisiniers...

On embauche et on licencie dans la foulée au cabinet !
Ce qui est peu banal, puisqu'en 1987, elle cofonda Agiremploi, une association d’insertion des jeunes... 
Notez que la secrétaire d'Etat de Valls participa aussi à l’équipe de direction de Corys, une start-up du CEA où son compagnon, Stéphane Siebert, se trouve être directeur délégué de la recherche technologique... Un saveur de conflit d'intérêts...Et son parcours est d'ailleurs jalonné de coïncidences troublantes, tel le fait qu'elle fut assistante parlementaire de feu le maire PS de Grenoble, Hubert Dubedout, et que l'actuel adjoint au maire écologiste de ...Grenoble, chargé du développement durable, est justement son compagnon. Les cuisiniers de la secrétaire d'Etat auraient donc pu donner dans la cuisine
moléculaire, mais ça devait être dans le bio.

Fioraso ferait croire qu'elle a un appétit d'oiseau
L'une des conseillères de Fioraso assure "avoir agi à la demande des personnels". Elle raconte qu'elle a dû préparer un "tuilage" en prévision du départ prochain de deux cuisiniers. "On n'aura donc pas cinq cuisiniers, mais bien trois", rectifie-t-elle  auprès du  Dauphiné Libéré, sans convaincre le Canard enchaîné à qui il en faut plus pour être gavé. 
Mais le commentaire du secrétariat général du gouvernement est plus aigre. "Du point de vue des ressources humaines comme du budget, c'est du n'importe quoi", a taclé Serge Lasvignes, énarque.

dimanche 26 août 2012

La FAGE dénonce des études de plus en plus chères

L'UNEF suit, mais les Jeunes socialistes restent inertes




Le pouilleux, ou vieux garçon, (appelé parfois mistigri, le puant ou le valet noir) est un jeu qui nécessite 51 cartes, c'est-à-dire les 52 cartes traditionnelles,
 
moins la carte du valet de trèfle.

A l'approche de la rentrée, les deux organisations étudiantes s'inquiètent de la hausse des frais, sans que le Mouvement des Jeunes socialistes ne s'émeuvent: la concertation promise n'est pas passée par elles, mais encore fallait-il qu'elles secouent le touriste du Fort de Brégançon.

La FAGE a calculé que la rentrée sera 2,6% plus chère que l'an dernier 
D'après la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), un étudiant devra débourser le mois prochain 2.434€ en moyenne (2.731€ en région parisienne, 2.324€ en province). Cela pour couvrir les frais spécifiques au mois de septembre (droits d'inscription, Sécurité sociale et mutuelle, frais d'agence immobilière et assurance logement, matériel pédagogique), qui ont grimpé de 6% par rapport à 2011, ainsi que ses dépenses courantes (loyer, alimentation et vêtements, transports, loisirs, téléphone et internet) qui, elles, sont restées stables.

En dix ans, le coût de la rentrée a augmenté de 50%, 33 points de plus que l'inflation, déplore la FAGE.

La FAGE demande au gouvernement de revenir sur ces augmentations, alors l'UNEF réclame le gel des frais obligatoires.
Mais la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, leur objecte que les droits d'inscription n'ont été revalorisés que du montant de l'inflation (+2,1% en 2011).

VOIR et ENTENDRE la FAGE soulever le problème, la première, dès lundi  20, avant la rentrée du gouvernement Zayrault:


L'UNEF ne veut pas être de reste

Elle fait de la surenchère et évalue finalement que l'année universitaire coûterait 3,7% de plus.

De son côté, l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) impute cette hausse à "l'explosion" des loyers dans le parc privé (+10,8% à Paris et +2,3% en province) et à la "flambée" de l'alimentation (+3,2 et des vêtements (+4%). "Les étudiants s'appauvrissent deux fois plus vite que le reste de la population", s'inquiète l'UNEF. 
Le syndicat a calculé le coût de l'année universitaire 2012-2013 et incrimine l'insuffisance des aides reçues selon les profils. Le reste à charge varie de 191€ par mois pour un boursier en licence en province à 1.043€ pour un non-boursier en master à Paris. L'augmentation moyenne est de 3,7%, soit le double de l'inflation. Par rapport à 2011-2012, les droits d'inscription augmentent de 4€ en licence, de 5€ en master et de 8€ en doctorat. Le ticket du resto U coûte désormais 3,10€ (au lieu de 3,05€). La cotisation à la Sécurité sociale passe de 203€ à 207€ et la médecine préventive de 4,57€ à 5€.

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Zemmour (UNEF) interpeller François Hollande mardi 21 et lui réclamer ...plus de moyens:


Geneviève Fioraso passe le mistigri à sa collègue
L'encadrement des loyers, que Cécile Duflot va peut-être finir par mettre en place avant l'année2013-2014, "profitera à de très nombreux étudiants", assure-t-elle dans un communiqué diffusé lundi, sans préciser ses critères d'évaluation quantitative.

Mais le MJS couvre l'incurie du gouvernement Zayrault 


Ile de Wight, août 1970,
 
quand le logement
 
n'était pas un problème

L'association et le syndicat profitent de la publication de leurs statistiques pour tenter de prouver aux étudiants, dont ils vont solliciter les votes, qu'ils s'occupent de leurs intérêts, et pour se rappeler au bon souvenir de François Hollande qui, durant sa campagne, avait fait de la jeunesse sa priorité.
La FAGE et l'UNEF dénoncent  la hausse des frais fixes pesant sur les étudiants 
Dans son programme présidentiel, François Hollande avait promis de créer "une allocation d'études et de formation sous conditions de ressources dans le cadre d'un parcours d'autonomie". Un engagement que ne manquent pas de lui rappeler la FAGE et l'UNEF. "La concertation s'ouvrira prochainement, notamment au cours des Assises de l'Enseignement supérieur et de la Recherche" qui doivent se tenir fin novembre, indique Mme Fioraso. Après la concertation, viennent les négociations et après les négociations, les arbitrages et après les arbitrages, les décisions et enfin la mise en oeuvre avec ses délais propres...
Ils se débarrassent de la patate chaude

Les parents vont devoir mettre la main à la poche, mais profond !
Les deux organisations estudiantines estiment que cette allocation d'autonomie pourrait être financée en supprimant la demi-part fiscale dont bénéficient actuellement les parents d'étudiants. Compréhensive, l'UNEF précise que ces allégements d'impôts coûtent à l'Etat 1,2 milliard d'euros chaque année, pour réduire la dette publique.
Bien qu'un peu tardivement, à la veille de la rentrée universitaire, alors que les étudiants sont depuis longtemps en recherche de logement, le syndicat s'inquiète de ce que trois étudiants sur quatre déclarent travailler pour financer leur études, contre seulement un sur deux il y a six ans. Or "le salariat étudiant multiplie par deux les risques d'échec universitaire", relève l'UNEF. 
Dans un article publié en 2009, l'INSEE écrivait que "s'ils ne travaillaient pas, les étudiants salariés auraient une probabilité plus élevée de 43 points de réussir leur année".

jeudi 17 mai 2012

Gouvernement Ayrault zéro, en attente des législatives


18 ministres de plein exercice et une parité inéquitable


34 retraites de ministres inscrites au budget de la nation 




Quatre heures après le moment annoncé,  le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, pied-noir de 61 ans, ancien préfet et un an directeur de cabinet du président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a annoncé la composition du premier gouvernement Ayrault (62 ans) de François Hollande (58 ans).
Ni Hollande, ni Ayrault n'a jamais exercé une quelconque fonction ministérielle. 


La parité était moins numérique qu'effective et respectueuse des femmes, avec une ministre d'Etat, Michèle Alliot-Marie, et Christine Lagarde à la tête d'un grand ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, ou Valérie Pécresse àl’Enseignement supérieur et de la Recherche, Roselyne Bachelot-Narquin au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet, en charge de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.




Inflation de l'exécutif
Ils devaient être seulement 15 ministres, mais ils seront 18. Ayrault aura 34 collaborateurs (ministres et ministres délégués) contre 30 à Fillon au total  et une parité mathématiquement parfaite entre hommes et femmes, comme l'avait annoncé François Hollande, mais politiquement inéquitable: hormis Christiane Taubira, les femmes ne reçoivent aucun ministère régalien et se retrouvent dans le bas de tableau, pour faire nombre, en parité !

Le premier gouvernement Fillon comportait 15 ministres et 4 secrétaires d'Etat, pour finir à respectivement 15 et 15 en 2010.

Voici la composition du gouvernement
18 ministres
Laurent Fabius, 66 ans, ministre des Affaires étrangères, partisan de Martine Brochen-Aubry et de... lui-même, partisan du NON au référendum sur la Constitution européenne de mai 2005...

Vincent Peillon, 52 ans, ministre de l'Education nationale: la FSU devrait applaudir à l'arrivée de ce représentant de la gauche du PS

Christiane Taubira, 60 ans, indépendantiste de la Guyane et soutien de Montebourg à la primaire socialiste, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et seule femme à un ministère régalien, ancienne candidate météorique à la présidentielle 2007, elle est considérée comme responsable de l'échec de Jospin en 2002.
Candidate à la présidentielle de 2002 avec une campagne axée sur l' 'égalité des chances', elle obtint 2,02 % des voix au premier tour, mais assez pour contribuer à l'éparpillement des voix "de gauche" et donc, selon certains socialistes, à l'échec de Lionel Jospin arrivé derrière Jean-Marie Le Pen (FN). 
En 2004, elle est condamnée par le conseil des prud'hommes de Paris pour licenciement injustifié et rupture de CDD «abusive» concernant son ancienne assistante parlementaire et doit lui verser 5 300 euros

Pierre Moscovici, 55 ans, (ex-) trotskiste, ministre de l'Economie, des Finances et du commerce extérieur

Marisol Touraineune fille de... âgée de 53 ans, ministre des Affaires sociales et de la santé et ex-membre de À gauche, en Europe, un think tank qui s'est "sabordé" à l'automne 2011 à la suite de la révélation par la presse d'affaires de mœurs où apparaît, notamment, le nom de Dominique Strauss-Kahn

Cécile Duflot, 37 ans, une urbaniste, ministre de l'Egalité des territoires et du logement (Europe Ecologie-les Verts)

Manuel Valls, né en Espagne il y a 50 ans, ministre de l'Intérieur

Nicole Bricq, 65 ans, ministre de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie

Arnaud Montebourg, 50 ans, avocat, ministre du Redressement productif, partisan de la démondialisation

Michel Sapin, 60 ans, ministre du Travail, de l'emploi et du dialogue social, partisan de la rigueur

Jean-Yves Le Drian, 65 ans, ministre de la Défense

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la communication, qui n'aura pas à régler les probèmes d'emploi de sa région, à Florange, bien qu'elle ait eu des solutions...

Geneviève Fioraso, 58 ans, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche

Najat Vallaud-Belkacem, binationale franco-marocaine âgée de 35 ans, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement

Stéphane Le Foll, 52 ans,  apparatchik titulaire d'un BTS agricole,  ministre de l'Agriculture et de l'agroalimentaire

Marylise Lebranchu, 65 ans, ministre de la Réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, une intime de Martine Brochen-Aubry

Victorin Lurel, 61 ans, un apparatchik guadeloupéen, ministre des Outre-mers

Valérie Fourneyron, 53 ans, médecin généraliste, ministre des Sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative

La  retraite à 60 ans, c'est pour les ...travailleurs !
A noter en outre que les énarques sont au nombre de 3 ou 4 seulement et que la constituante enseignante est faiblement représentée: seulement à l'échelon universitaire.


Le changement, ce n'est pas encore pour maintenant


Combien d'anciens ministres sur ces 15-là ? 
Moscovici ministre chargé des Affaires européennes (1997 et 2002) de Lionel Jospin,


Sapin, ministre de l'Économie et des Finances de Mitterrand et de Bérégovoy, dévaluateur du franc


Le Drian, secrétaire d'État à la Mer de Mitterrand-Cresson,

et la doyenne polyvalente,  Lebranchu (Garde des Sceaux, ministre de la Justice de Jospin, mais aussi bien chargée des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat ),


Laurent Fabius est le symbole de changement hollandien: il fut ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de Jospin et premier ministre de Mitterrand: la jeunesse que Hollande a voulu séduire  en a-t-elle le souvenir ?

16 ministres délégués
Jérôme Cahuzac (60 ans), médecin plastique, député-maire de Villeneuve-sur-Lot, proposé au PS par Nicolas Sarkozy à la présidence de la Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie, des finances et du commerce extérieur, chargé du Budget

George Pau-Langevin, avocate de 64 ans, proche de Bertrand Delanoë, originaire de Guadeloupe, est passée dela présidence du MRAP à la délégation ministérielle auprès du ministre de l'Education nationale, chargée de la Réussite éducative, native de Pointe-à-Pitre devenue conseillère municipale du folklorique 20e arrondissement de Paris,  à l’origine du changement de nom de la rue Richepanse (général qui rétablit l’esclavage en Guadeloupe en 1802) en rue du Chevalier Saint-George ( figure de l'émancipation des esclaves des empires coloniaux européens), dans le 1er arrondissement de Paris, et signataire d'une lettre ouverte de parlementaires, demandant à Nicolas Sarkozy de s'opposer, au nom de la France, à la reconnaissance de l’État de Palestine le 23 septembre 2011 aux Nations-Unies. 
Elue en 2007 dans le 20e arrondissement, G.Pau-Langevin (GPL)  avait été investie candidate par le PS au nom de la parité et de la représentation des minorités contre le maire du 20e arrondissement, le député sortant Michel Charzat (PS dissident), éliminé au premier tour.

Alain Vidalies, avocat de 61 ans, député PS des Landes et  rapporteur de la mission sur l'esclavage moderne, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, il est membre du collectif Jamais sans mon département

Delphine Batho (1973), ex-dirigeante de  SOS Racisme, ministre déléguée auprès de la Garde des Sceaux ministre de la Justice,  Sa Cynique Majesté Royal lui avait donné son siège de députée des Deux-Sèvres en location quand elle était devenue présidente de région Poitou-Charentes.
Mme Batho va pouvoir aller jeter l'ancre dans les ors de la République et libérer enfin son logement du parc social de Paris en faveur d'une famille nombreuse défavorisée du "peuple de gauche": lien PaSiDupes

François Lamy (1959), ancien animateur socioculturel, puis instituteur  ministre délégué auprès de la ministre de l'Egalité des territoires et du logement, chargé de la Ville: un proche de Martine Brochen-Aubry dont il était depuis 2008 le conseiller politique au PS (singulièrement au Congrès de Reims qui fut fatal à l'amère Royal)

Bernard Cazeneuve (1963), député-maire de Cherbourg, ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, mais fabiusien et partisan du NON au référendum sur la Constitution européenne de mai 2005...

Michèle Delaunay, (65 ans) médecin, proche de Désirdavenir Royal  et députée de Gironde opposée à Alain Juppé, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de la dépendance

Sylvia Pinel (1977), députée Parti radical de gauche en Tarn-et-Garonne, ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée de l'Artisanat, du commerce et du tourisme

Benoît Hamon (1967),  scolarité chez les Pères maristes, avant de fonder le MJS (Mouvement des jeunes socialistes) ,porte-parole de Martine Brochen-Aubry,  ministre délégué auprès du ministre de l'Economie, des finances et du commerce extérieur, chargé de l'Economie sociale et solidaire; se situe à la gauche du PS, au côté d'Henri Emmanuelli et fut partisan du "non" au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen

Dominique Bertinotti (58 ans), universitaire et  maire du 4e arrondissement de Paris, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la santé, chargée de la Famille, elle fut directrice de campagne de Sa Cynique Majesté  Royal lors des Primaires citoyennes de 2011

Marie-Arlette Carlotti, (1952), conseillère régionale de la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA, présidée par M. Vauzelle) et porte-parole de Jean-Noël Guérinicandidat socialiste à la mairie de Marseille en 2007, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la santé, chargée des Personnes handicapées

Pascal Canfin (1974), journaliste au mensuel Alternatives économiques, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

Yamina Benguigui (1957), pulpeuse réalisatrice et écrivaine placée au côté de L. Fabius, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Français de l'étranger et de la francophonie, devra veiller à ne pas écraser le petit B. Cazeneuve de sa hauteur

Frédéric Cuvillier (1968), universitaire et maire de Boulogne-sur-Mer, dans le sulfureux Pas-de-Calais), ministre délégué auprès de la ministre de l'Ecologie et du développement durable, chargé des Transports et de l'économie maritime

Fleur Pellerin, (née en 1973 à Séoul, Corée, abandonnée à sa naissance, adoptée par une famille française, son père adoptif étant docteur en physique nucléaire), ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique

Kader Arif, député européen socialiste, né en Algérie (1959) d'un harki, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants.
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Laissé pour compte, Bertrand Delanoë a exprimé mercredi soir sa fierté de voir trois élues "parisiennes" entrer au gouvernement, George Pau-Langevin, Yamina Benguigui et Dominique Bertinotti.